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les poufsouffle juste . Les serdaigle ont aussi le droit à un nouveau
sujet par tout comme les serpentard. Les gryffondor, eux,
continuent leur jeu de piste.
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Andrew // dreamers are believers

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Andrew Prescott
avec Matt Smith. (Croco)
Beau et peut-être encore jeune homme qui travaille comme garde-chasse depuis maintenant près de un an. Il est né à Cardiff en ce beau jour qu'était le 25 novembre 1974 en tant que sang mêlé ; à présent il vit à Poudlard. Lors de son passage à Poudlard, son niveau scolaire était bon. Lorsque les dinosaures vivaient encore, il s'est procurée une baguette faite en bois de sobier, mesurant vingt-sept centimètres et contenant une écaille de basilic. Avec cette baguette, il lui est possible de créer un patronus - le sien prend la forme d'un chamois. La vision qu'il/elle a eu face au miroir du risèd : son père en vie et sa mère avec le sourire. Mais la vie n'est jamais entièrement rose, la preuve avec les épouvantards. Une pièce sans porte ni fenêtres, dans son cas.
We have more questions...


ϟ  Quel est votre opinion sur l'épidémie ? Ca m'inquiète, bien sur. Ce ne sont encore que des cas isolés mais c'est ainsi que commence une épidémie, non ? Nous n'en connaissons que les premiers symptômes mais nous n'avons aucune idée de leur gravité. Et c'est sans doute ça le plus effrayant : l'inconnu. Qui sait ce que cela nous réserve pour la suite... Enfin, dans un sens, je pense que nous n'avons encore pas écopé du pire. Perdre ses pouvoirs, c'est bien sur terrible pour un sorcier, mais ca ne nous empêche pas de vivre. Et puis je rigolerais bien si un ou deux sang-purs perdaient les leurs...

ϟ Que pensez-vous du nouveau directeur de Poudlard ?  Disons qu'il est... impressionnant. Dans le mauvais sens du terme. Dumbledore possédait cette aura qui inspirait à la fois le respect et le calme, mais ce nouveau directeur me hérisse les poils. Il y a quelque chose derrière son impassibilité qui me met mal à l'aise.  

ϟ Le partenariat magique entre les écoles est-il une bonne chose ?  Je trouve ça formidable ! Les jeunes générations sont faites pour se rencontrer et collaborer ensembles, quoi de mieux qu'un échange scolaire entre différentes cultures ? Cela prouve également la fin de la guerre et le début d'une nouvelle ère, plus propice à l'échange et à la confiance.

ϟ Quel était votre camp lors de la Grande Bataille ? J'étais pour les forces du bien, évidemment, mais je n'étais pas sur le terrain. Mon père, par contre, y affronté les plus abjectes pourritures que le monde ait produit. Je me souviendrai toujours de cette nuit... De ce que nous avons gagné, mais aussi de ce que nous avons perdu. Une nuit qui sera pour toujours gravée dans nos coeurs.
The best day of my life...


Andrew avait les bras chargés d'un énorme carton qui débordait de babioles en tout genre. Des bouts de plantes, des ressorts en plastique et des pelles à sable sortaient de tous côtés et formaient un méli-mélo incompréhensible pour qui que ce soit si ce n'est le garde-chasse lui-même. Il en avait besoin pour... un projet personnel. C'est ça. Un truc très important dont il ne pouvait parler à personne, et certainement pas à ses collègues du château. Il avait d'ailleurs tenté, maladroitement, de recouvrir le contenu d'un carton d'une vieille couverture rapiécée dont les pans avaient été grignotés par les mites. En fait, ca ne rendait son attirail que plus suspect mais le jeune homme n'avait pas l'air de s'en rendre compte. Il arborait sa mine la plus innocente possible en traversant les couloirs ; encore un peu et il serait dehors, gambadant jusqu'à sa cabane. Mais rien n'était jamais simple pour ce pauvre Andrew... Alors qu'il dépassait le coude d'un couloir, un éclair rouge et or fila devant son nez dans un sifflement. Dans la surprise, l'homme faillit en lâcher son carton qu'il retint dans un réflexe. "Qu'est-ce que ?..." Ses yeux s'agrandirent de surprise lorsqu'il compris l'ampleur du désastre : devant son regard abasourdi, Andrew découvrit la nouvelle aire de jeu des étudiants. Un groupe retranché de chaque côté des couloirs, les élèves de Poudlard et de Durmstrang s'affrontaient à grands coups de billes de peinture. Les cris, les rires et les menaces fusaient de chaque camp, les murs et les sols étaient dans un état déplorable et le garde-chasse était visiblement la seule trace d'autorité dans les lieux. Il devait absolument ramener le calme avant que cela ne dégénère. Il devait... Oh, un stock de billes !
"Qu'est-ce qui se passe ici ?" gronda la voix caverneuse de l'un des professeurs. Andrew releva subitement la tête, le visage et les cheveux couverts de tâches de toutes les couleurs. Du bout de la baguette, il s'apprêtait à lancer une autre bombe sur l'un des élèves - Poudlard ou Durmstrang, il n'en était pas certain ; à vrai dire il s'en fichait un peu puisqu'il s'en donnait à coeur joie, quelle que soit sa cible. Malheureusement pour eux, la petite fête semblait toucher à sa fin. D'un coup de baguette, Andrew murmura un sort qui fit trembler le sol sous les pieds des fautifs afin de ramener un semblant de calme parmi eux. "...Vous avez perdu la tête ?! Une bataille de peinture, en plein milieu de Poudlard ? Vous n'êtes donc pas capable de cohabiter ne serait-ce que quelques semaines sans vous jeter l'un sur l'autre ?!" hurla-t-il soudain d'une voix magiquement augmentée à l'adresse des élèves, imitant parfaitement le ton d'un adulte en colère. "Vous allez me nettoyer tout ça avant l'aube ! Et sans baguette ! Vous y réfléchirez peut-être à deux fois, à l'avenir..." Il tourna sur ses talons pour faire face à son collègue, les sourcils relevés en signe de surprise. "Oh, professeur ! Ils sont intenables, n'est-ce pas ? Heureusement que nous sommes arrivés à temps pour les arrêter," ajouta-t-il d'un ton tout à fait crédible. Du moins aussi crédible qu'il pouvait l'être avec des traces de peinture incrustées dans ses vêtements et un sourire jusqu'aux oreilles. Bon, d'accord, il n'était pas le meilleur exemple en terme d'autorité... Mais, eh, il fallait bien s'amuser un peu en ces temps de paix, pas vrai ?
ϟ Ton pseudo : Mitsuki ϟ Ton âge : 23y ϟ Ton avis sur mumblemumps : IL EST BEAU je sens venir l'intrigue de ouf ! ϟ Le mot de la fin : /smiley choqué/
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Oh, oh, it's magic, you know...


Le brouillard matinal cachait toujours les premiers rayons du soleil lorsque la porte d’entrée se mit à grincer, laissant apparaître la petite silhouette timide d’un jeune garçon vivant encore ses toutes premières années. La froideur de l’air s’engouffra sous sa chemise de nuit et lui tira quelques frissons. Il était encore tôt, beaucoup trop tôt pour qu’un enfant de son âge ne sorte seul parmi la brume. Pourtant, c’est d’un pas assuré qu’il traverse le petit jardin attenant à la maison et qu’il passe l’orée du bois, à quelques mètres de là, sans la moindre hésitation. Comme s’il connaissait le chemin par cœur.

A l’ombre des arbres, Andrew se repère aux marques qu’il a tracées sur le sol et sur les troncs où la mousse prolifère. Quelques traces de feutre lui suffisent pour retrouver sa route. Il marche pendant de longues minutes, serrant sa fine chemise contre son torse pour se réchauffer. Il a encore oublié de prendre son manteau, trop pressé de prendre la fuite avant que ses parents ne s’aperçoivent de son absence. Il n’aime pas leur mentir, il sait que ce n’est pas bien. Mais c’est son secret. Personne ne doit être au courant.

Encore quelques mètres et il y est. Cette fois, il reconnait le vieux tronc en forme de bouteille et le terrier creusé sous ses racines. Des petits, tous petits cris semblent monter de la cachette et déjà, un grand sourire orne le visage du petit garçon. Andrew s’accroupit et dessert les racines qui masquent l’entrée.

« Eh, c’est moi, vous pouvez sortir ! » Murmure le petit garçon tout bas.

Une petite truffe noire surgit alors du terrier, puis deux, puis trois, remuant frénétiquement le bout du nez à la recherche d’une odeur connue. Andrew tendit ses doigts en avant.

« C’est bon, il n’y a personne d’autre. »

Tout au bout de la truffe, une paire de petits yeux noirs se met à briller, puis deux, puis trois. Trois petits renards qui se hissent en dehors de leur terrier pour accueillir le garçon de jappements enjoués. Andrew se met à rire, assailli de coups de langues et de pattes.  Ces trois petits là, ils sont frères et sœurs. Enfin, c’est ce qu’il se dit, en tout cas. Il ne sait pas vraiment qui est le frère et qui est la sœur, mais bon, ce n’est pas très grave. L’un d’entre eux entreprend d’escalader sa jambe pour venir se nicher dans le creux de son cou, et Andrew lève une main pour lui gratouiller derrière l’oreille, celle dont le bout est taché de noir. C’est son préféré, le premier qu’il ait trouvé. Il était tombé sur lui un jour d’été, après avoir échappé à la vigilance de ses parents. Une petite boule de poils violette recroquevillée dans un coin, trempée et dans un état de saleté déplorable. Oui, oui, violette. A sa décharge, Andrew n’avait encore jamais vu de renard de sa vue, alors qu’il violet, bleu, rouge ou doré, ça ne lui faisait ni chaud ni froid. Mais il n’avait pas pu l’abandonner ainsi. De ses petits bras, le garçon avait soulevé le renard, froid et tremblant, pour le porter contre son cœur. Il s’y était accroché de ses petites pattes, éternuant sur son t-shirt taché de boue. Et puis ses deux frères et sœurs étaient sortis de l’ombre à leur tour, tout aussi abimés par la vie, et Andrew avait fait son choix.

« Vous avez faim, j’imagine ? Je vous ai ramenés quelque chose. Eeeet j’ai une surprise ! »

Le petit garçon se mit à fouiller dans son sac à dos pour en ressortir un morceau de viande qu’il avait chippé dans le frigo, ainsi qu’une petite coupelle qu’il se mit à remplir de lait. C’était lui qui avait déniché ce petit recoin sous les racines pour leur fournir un abri et qui venait, au moins deux fois par semaine, leur ramener de quoi manger et boire. Il les voyait jour après jour reprendre du poil de la bête et un peu plus de peau sur les os. Il s’était même pris à rêver qu’un jour, peut-être, il pourrait les ramener à la maison. Mais la vie ne se passait jamais comme on le voudrait.

« Chhh ! »

Andrew se figea soudain, l’oreille aux aguets. Un craquement, puis un autre. Ils n’étaient plus seuls. Le garçon se tapit dans l’ombre, ses protégés s’aplatissant à ses pieds. Son instinct lui souffla que cette présence était dangereuse. Il se recula dans l’ombre du tronc, le souffle contrôlé par la peur. Dans bras, le petit à l’oreille tachetée, et sur le tapis de feuilles mortes, son frère ou sa sœur tremblant de panique. Mais le troisième, lui, n’avait pas compris le danger. Son nez furetait, curieux, pour déceler cette odeur inconnue. Qui était-il ? Etait-ce un nouvel ami ? Le renardeau fit un pas, puis un autre.

« Kely !... »

Il chuchotait tout bas, de peur de se faire attendre, mais l’animal n’écoutait pas. Andrew tendit le bras pour le rattraper, mais trop tard – la curiosité l’avait déjà fait fuir au cœur de la forêt.

« Kely, reviens ! »

Andrew sauta d’un bond sur ses pieds pour partir à sa poursuivre. Son cœur battait en sourdine dans sa poitrine. Il avait une très, très mauvaise intuition. La petite tâche violette zigzaguait à travers les arbres, plus vite qu’il n’aurait dû en être capable. Reviens, s’il te plait. Ne fais pas ça.

Un coup de feu.

« NON ! »

Ses jambes le portèrent comme un automate jusqu’à la plaine, tâchée d’un sang bleu aux reflets d’or. Un homme s’y tenait, l’arme encore fumante à la main, une grimace de dégoût plaquée sur son visage de tueur. Il semblait calme, appliqué en soulevant la dépouille de l’animal comme on déplacerait une ordure.

« Un de moins, sale chien de démon. On ne laissera pas ton engeance maudite souiller nos terres. »
« Ne le touche PAS ! »
« Qu’est-ce qu… »

Andrew cria de rage alors qu’il se ruait en avant. Mais il ne fut pas assez rapide. Un éclair fugace le dépassa, une petite tâche violine qui se jetait sur le chasseur pour venger sa sœur. Une petite boule de poil contre un monstre de 90 kilos. Il ne faisait pas le poids. L’homme hurla de colère lorsque ses petits crocs se plantèrent dans ses bras. D’un geste, il envoya valser l’animal, la petite silhouette heurtant le sol avec violence et un craquement qui lui souleva le coeur. Jamais Andrew n’avait éprouvé une telle haine. Il sentait le sang monter dans ses veines, bouillonner dans son cœur, éblouissant ses yeux trempés de larmes d’un rouge intense et incontrôlable. Sa colère enfla, terrible, cruelle. Et devant ses yeux, l’homme ploya. Il s’effondra au sol, plaqué contre la terre battue, comme si une force invisible l’empêchait de se relever. Andrew le vit souffler, gronder, cracher, mais il ne relâcha pas sa prise. Il voulait qu’il souffre. Que son crâne éclate sous la pression, que son cœur cède et se brise. Mais lui non plus n’était pas assez fort…

« Petit… bâtard… »

Lentement, l’homme parvint à redresser un bras, puis une jambe, luttant contre le pouvoir qu’Andrew apposait contre lui. Il vit sa main se diriger vers son arme, à quelques pas de là. La ramener contre son torse. Le viser. Il pouvait lire ses mots dans son regard. Démon. Démon. Démon. Il allait le tuer, lui aussi. Les larmes dévalaient ses joues et le garçon sentait ses dernières forces le quitter. Il était trop jeune pour pouvoir lutter. Le chasseur le mit en joue, et Andrew se mit à trembler de terreur.

Mais le coup de feu ne vint jamais. Une masse sombre, gigantesque, se jeta sur l’homme à l’instant où il allait tirer, muant son cri de rage en un gargouillement de douleur étouffé. Andrew tomba à la renverse, les yeux écarquillés sur l’animal à la fourrure noire et violine qui venait de sauver sa peau. Il aurait reconnu la petite tache noire sur son oreille entre mille. Fasciné, il fixa les nappes de brume bleutée qui sortaient de son corps s’enrouler autour de celui du chasseur. Ses gargouillements se mêlaient à des cris de terreur, son torse s’agitant de spasmes. Ses yeux se révulsèrent.

La créature se tourna alors vers lui, ses yeux de feu plongeant dans les siens. Pendant quelques secondes, aucun d’entre eux ne bougèrent. Andrew retint son souffle. Il n'avait plus rien du renardeau innocent qu'il avait recueilli quelques mois plus tôt. Sa puissance et son aura lui arrachèrent un frisson, de peur ou d'admiration, il ne savait plus. Dans leurs yeux, les mots passaient. Merci...

Puis la créature abaissa respectueusement le cou devant lui avant de prendre la fuite, disparaissant entre les arbres en quelques enjambées.

Un silence de mort s’abattit alors sur la clairière, bientôt troublé par une dizaine de « pop » retentissant tout autour de lui.

« Mon garçon ! Est-ce que tu vas bien ? »

Andrew ne répondit pas. Il tremblait, le regard rivé sur l’orée du bois.

« L’homme est encore en vie. Il respire. »
« Nous sommes du Ministère de la Magie, » lui expliqua un homme en costume trois-pièces d’un ton qu’il voulait rassurant. « Ne t’inquiète pas, on s’occupe de tout maintenant. »

Les sorciers s’occupèrent de nettoyer les lieux, emportant les corps des renardeaux et effaçant tous souvenirs de cette scène de la mémoire du chasseur. Ils ramenèrent le fils à ses parents qui le prirent dans ses bras, les remerciant à chaudes larmes.

Andrew ne retourna jamais dans la forêt.

Le dernier renard (Ebony):
 




Son arrivée à Poudlard fut marquée par l’émerveillement, la curiosité et l’admiration. Il avait longuement entendu parler du château bien sur, mais les mots ne valaient pas la beauté d’un spectacle pareil. Sous le manteau d’étoiles, après le coucher du soleil,  Andrew plongeait sa main dans l’eau noire du lac. Leurs barques voguaient doucement en direction de la rive adverse, portant en son sein une nouvelle fournée de petits sorciers prêts à investir leurs dortoirs et leurs maisons. Certains rêvaient de porter les couleurs d’une maison particulière, d’autres souhaitaient juste passer le moins de temps possible sur le devant de la scène, peu importe la table qu’ils devraient rejoindre par la suite. Andrew, lui, ne s’inquiétait pas trop de savoir où il serait réparti. Son père étant un ancien Serpentard et sa mère ayant appartenu à Poufsouffle, il ne portait pas de préjugés sur les prétendus rivalités de certaines maisons. Il était surtout curieux de connaître le jugement que le choixpeau lui réserverait.

Du coin de l’œil, Andrew aperçu une jeune fille, blonde comme les prés, penchée par-dessus le rebord de la barque et qui observait le fond de l’eau avec fascination.

« Tu crois qu’il y a des sirènes là-dedans ? »

Le jeune garçon lui offrit un sourire plein de promesses.

« J’en suis sûr. Il parait qu’elles sortent seulement au clair de lune. On pourra les attendre ensembles, si tu veux ? »

La petite blonde acquiesça et cela déclencha une douce chaleur en lui. Les filles étaient-elles toutes aussi jolies à Poudlard ? Il lui semblait que tout ici, absolument tout, était magique. Du bois flottant sur l’eau comme s’il flottait dans l’air, aux remous étranges de l’eau sur leur passage, en passant par les frissons qui agitaient parfois ses doigts, comme si quelque chose venait le frôler… Le marquer de sa présence… Andrew releva sa main dans la lumière de la lune, la tournant pour que les rayons se reflètent sur les petites billes rondes qui s’étaient abrités dans les rainures de sa peau. Des petites bulles noires, tremblantes et sifflantes, qui se mouvaient au rythme du vent. Le petit garçon fit jouer ses doigts un moment dans la lueur, captivé par les frissons et les spasmes qui agitaient ces petits êtres de l’eau. Puis, avec délicatesse, il replongea sa main dans le lac et les laissa rejoindre le courant. A côté de lui, la jeune sorcière le fixait, les yeux écarquillés. D’un sourire, il lui mima le silence, et elle hocha la tête.

« Les plus belles créatures ne sont pas toujours celles qu’on attend… »

La jeune fille se mit à rougir, sans qu’il n’en comprenne la raison.

« Tu es bizarre… »

Andrew haussa les épaules. Bizarre, c’était être différent. Et il aimait ça. Différer des autres, prendre des chemins différents, explorer des mondes que tous évitaient… Sa curiosité n’avait aucune limite, si ce n’était celles du monde.

x-------------x

Le choixpeau s’abattit soudain sur son nez et assombri son champ de vision, si bien que la seule chose qu’il lui fut encore capable de voir, c’était les morceaux de cuir décrépis qui se décollaient de l’intérieur du chapeau. Il se mit alors à remuer, lui donnant l’impression désagréable qu’on était entrain de lui mâchonner le cerveau.

« Mmh… Je vois un garçon avec de nombreuses qualités… Un courage héroïque et un sang chaud qui pourrait aisément te mener chez Gryffondor ! Mais il y a autre chose… Une grande soif de connaissances, l’envie d’apprendre et une vive intelligence qui te portera loin… Tu devrais te plaire à… »
« SERDAIGLE ! »


Andrew retira le choixpeau et rejoignit sa table sous un torrent d’applaudissements, non sans avoir raté une marche et faillit s’étaler de tout son long en descendant de l’estrade un peu trop vite. Intelligent peut-être, mais ça ne l’empêchait pas d’être un vrai gaffeur.

Bien malgré lui, le jeune homme se fit rapidement remarquer à Poudlard, au fur et à mesure qu’il grandissait et que les jeunes femmes commençaient à s’intéresser à l’amour. Certaines gloussaient sur son passage, d’autres se mettaient à rosir en se cachant derrière leurs livres, d’autres encore faisaient des paris pour savoir qui de l’une ou de l’autre mettrait la première le grappin dessus. Andrew, lui, ne se souciait guère de ces amourettes d’adolescents. Non pas qu’il se sente au-dessus du lot, bien au contraire, mais il était tellement maladroit qu’il ne savait absolument pas comment s’y prendre avec elles. Il se rappelle encore avec honte d’une fois où, pour la Saint-Valentin, une jeune Poufsouffle lui avait offert une boite de chocolat qu’il avait accepté avec plaisir… et en avait proposé à toute sa table. Il s’était pris une sacré gifle ce jour-là, et depuis, il faisait tout pour ne pas passer trop de temps avec la gente féminine. Les femmes étaient vraiment trop compliquées pour lui. Toutes, ou presque… Il y en avait bien une qui, il devait l’avouer, avait attiré son attention.

Andrew sortait tout juste d’un cours de botanique lorsqu’il l’avait remarqué. Une jeune fille aux longs cheveux chatains, sa jupe roulée sous sa chemise pour qu’elle paraisse plus courte et son chemisier ouvert avec provocation, comme une atteinte constante au règlement. Mais elle se trouvait surtout de l’autre côté de la vitre, dans une serre normalement interdite aux élèves, qu’il n’avait jamais eu l’occasion de visiter. Et elle avait laissé la porte entrouverte.

« Qu’est-ce que tu fais ? »

La jeune fille fit volte-face, ses yeux furibonds le mitraillant sur sa place. Sa cravate verte et argent vola un instant devant son visage. Serpentard. Aouch.

« Ça ne te regarde pas. Qui t’a permis d’entrer ? »
« La porte était ouverte. »
« Tu mens. Je la ferme toujours. »
« Eh bien cette fois, tu as oublié. »
« Vas-t-en. »

Elle lui tourna le dos, hostile. Il n’avait aucune intention de partir, l’occasion était trop belle. Le nez levé et les mains baladeuses, il se mit à trottiner dans les allées, soulevant un pot, ouvrant des bocaux aux milles trésors, fourrant son nez partout où il le pouvait.

« Eh, fais gaffe ! »

Dans sa fouille effrénée, le jeune homme avait heurté une étagère remplie de petits pots de verre et l’un d’entre eux aurait fini sa course sur le sol si la Serpentarde ne l’avait pas rattrapée in extremis.

« Oh… » Lâcha-t-il simplement, avant de poser ses yeux sur le pot. « Qu’est-ce que c’est ? »
« Rien du tout. »
« C’est toi qui l’a récolté ? »
« Non. Dégage. »
« Si c’est bien ce que je pense, et je pense que c’est ce que je pense, tu ne devrais même pas être en sa possession. Tu sais que je pourrais te dénoncer ? »

La jeune femme haussa un sourcil, amusée.

« Tu ne le feras pas. »

Andrew se mit à peser d’un pied sur l’autre.

« Non, c’est vrai. Mais tu vas avoir du mal à concocter une potion de Luminescence toute seule. »

Ce n’est pas ça du tout, il le sait. Il la teste. Elle l’intrigue.

« T’es complètement à côté de la plaque… »
« Ah bon ? Qu’est-ce que c’est alors ? Une potion de Jouvence ? D’Affluence ? De Jovialité ? Tu en aurais bien besoin, » nota-t-il d’un air enjoué, le plus naturellement du monde.

La jeune fille, elle, ne sembla pas le prendre aussi bien, à en croire la rougeur qui s'empare soudain de ses joues.

« C’est pas une potion, abruti ! C’est un elixir de croissance ! »

Là, elle commençait à l’intéresser. Les yeux pétillants, Andrew se pencha sur la Serpentard jusqu’à ce que leur nez se touchent quasiment, une expression de curiosité et de ravissement plaquée sur le visage. La jeune femme recula avec précaution.

« Je connais pas. Ca sert à quoi ? »

Elle serra les dents.

« A rien. »

Le regard d’Andrew dévia alors sur les bras nus de la jeune femme, striés de larges marques rouges et suintantes.

« Ils sont farouches, les Cerfs Ardents, pas vrai ? »
« Hein ? »

La Serpentard cligna plusieurs fois des yeux, surprise. Puis le rapprochement se fit dans son esprit et elle tenta de ramener ses courtes manches sur son bras pour cacher son malaise.

« Je pourrais t’aider à récolter leurs poils. J’ai le contact facile avec les animaux. »

Elle le fixe, le jauge.

« Tu veux quoi en échange ? »

Andrew garda le silence un instant, ses yeux pétillant déjà de curiosité. Il voulait savoir à quoi servait cet élixir, comment elle le préparait et ce qu’elle comptait en faire.

« Apprends-moi. »

Et c’est ainsi qu’Andrew, éternel solitaire, amoureux du savoir et fuyant les filles, se retrouva à guider  une Serpentard dans les fins fonds de la forêt interdite. Il lui apprenait ses secrets sur les créatures magiques qui y habitaient, et elle lui enseignait sa connexion avec la nature, ses élixirs pour nourrir plantes et fleurs magiques et les bénéfices qu’elle en tirait pour son équilibre intérieur. Ses connaissances s’étendirent et il se prit d’admiration pour cette nature sauvage qui s’étendait à perte de vue, au sein de Poudlard, mais aussi tout autour du monde, là où des milliards de créatures et de plantes inconnues attendaient encore d’être découverts.

Un soir, Astraée l’avait rejoint en bordure de la forêt pour une cueillette des plus hasardeuses : ils devaient récolter une sorte de mousse spongieuse qui poussait entre les sabots d’un Sanglier des Cendres, une bête monstrueuse qui chargeait tout ce qui se trouvait sur son chemin. Même avec ses prédispositions pour les créatures magiques, Andrew avait eu du mal à le contrôler, et c’est avec quelques égratignures, une belle frayeur et de nombreux éclats de rire qu’ils finirent par se poser sur un rocher éloigné de la lisière. La lune était presque pleine, et, en silence, ils contemplaient les plaines sombres qui s’étendaient devant eux.

« Tu sais, il y a beaucoup de filles qui te trouvent très mignon à Poudlard. »

Andrew se tourna vers la Serpentard, pas tout à fait sur de ce qu’il venait d’entendre. Mais le regard qu’Astraée posait sur lui, emplit d’attente et de questionnement, suffit pour lui faire monter le rouge aux joues.

« Ah oui ? » Répondit-il, l’air de rien, en détournant le regard.
« Je ne comprends pas ce qu’elles te trouvent. »
« Si ça peut te rassurer, moi non plus… »

Un silence.

« Je ne devrais pas avoir envie de t’embrasser alors. »

Le jeune homme déglutit. Il avait l’impression que son cœur allait éclater.

« Non, pas du tout… »

Leurs regards se croisèrent.
Et Astraée l’embrassa.

Leur idylle dura de longs mois au cours desquels Andrew découvrit que, finalement, toutes les femmes n’étaient pas si compliquées que ça. Ils continuèrent leurs échappées dans la forêt interdite, apprenant de l’un et de l’autre à respecter et protéger la vie. Mais trop vite, Poudlard devint un terrain de jeu bien trop connu et Andrew ne rêva alors que d’une chose, prendre la route et continuer son exploration perpétuelle.

Ils se séparèrent peu avant la fin de leur septième année, d’un commun accord et sans colère aucune. Ils restaient amis depuis et s’échangent régulièrement de longues lettres, décrivant leurs découvertes les plus folles. Il avait peut-être perdu une amante, mais il avait aussi gagné une meilleure amie.




La nouvelle tomba comme un coup de tonnerre. Voldemort était mort. La confusion et la joie se répandit dans le monde sorcier. On sortait tous dans la rue, au nez des moldus, éperdus de bonheur, criant notre liberté au nez du ciel. On lâchait des lampions à la tombée de la nuit et on écumait les bars, chantant et dansant avec de parfaits inconnus. Enfin, le règne de terreur du mage noir s’éteignait.

Son père fut accueilli tel un héros, au même titre que tous les aurors ayant participés au combat ce soir-là. Sa famille le retrouva avec joie, le cœur enfin soulagé de l’inquiétude dévorante de ces derniers jours. Sa mère pleura. Andrew se plaignit d’une poussière dans l’œil.

« Allons, ne soyez pas tristes. C’est un jour de fête aujourd’hui ! »
« Je… J’ai cru… Que tu ne reviendrais pas… Ils ne nous avaient rien dit ! On attendait des nouvelles et… et… »

La voix de sa mère se brisa sous la tristesse alors qu’elle se pressait dans les bras de son mari, réprimant ses sanglots.

« Melyna, ma chérie, je suis là maintenant. Shh. Regarde-moi. Tout va bien maintenant… »

Il caressait doucement son dos, pour la rassurer. Melyna tremblota quelque peu en relevant ses yeux humides sur le visage de son homme.

« Promets-moi que tu ne repartiras plus… J’ai eu si peur pour toi… »
« J’ai eu peur, moi aussi… Peur de te perdre… Peur d’échouer et de vous laisser vivre dans la terreur. » Sa voix se fit plus douce, comme une prière. « Jamais je ne permettrais ça. »

Leur souffle se mêla et Andrew s’éclipsa discrètement. Enfin, ils pouvaient respirer.  Les derniers mois, et surtout les derniers jours, avaient été particulièrement durs. Sans nouvelle de son père, le jeune homme avait cru au pire, et sa mère s’était montré inconsolable. Il avait tenté de prendre soin d’elle, du mieux qu’il le pouvait, mais ce n’était pas de lui dont elle avait besoin. Ils avaient tous craint pour leur liberté, pour leur vie, mais les pertes les plus terribles sont toujours celles de nos êtres chers.

Les vacances d’été furent ponctuées de fêtes et de célébrations dans tout le pays. C’est durant l’une d’entre elle, un soir chaud du mois de Juillet, qu’Andrew avait rejoint une bande d’amis sur les berges de la Tamise. L’air était sec et moite, et ils s’étaient déchaussés pour tremper les pieds dans l’eau fraîche du fleuve.

« Aaaah. J’ai l’impression de mourir de bonheur. »
« Fais gaffe que les tritons ne viennent pas te grignoter les orteils quand même ! Ils adorent les petits boudins. »
« Tu insinues que mes pieds ressemblent  des saucisses ?! »

Un rire communicatif traversa le groupe, tous étudiants en école de journalisme magique. Ils venaient de remporter leur diplôme après de longues années de labeur et de travail, marqués par les nuits blanches et de nombreuses ampoules aux doigts. Mais ils ne regrettaient rien. Dès la rentrée, ils seraient dispatchés dans les quelques centres Londoniens selon leur spécialité et seront envoyés sur le terrain pour tester leurs capacités d’adaptation. Andrew avait bien sûr choisi de se concentrer sur l’étude de la nature, des plans sauvages et de l’influence de la magie sur la biologie terrestre. Il avait si hâte de partir ! Son sac était déjà prêt, mais il le vérifiait tous les soirs, des fois que. Sa vie allait enfin prendre un nouveau tournant.

« Eh, regardez ! Là, sur l’eau… »
« Qu’est-ce que c’est ? »

Une agitation soudaine parcouru le rang et Andrew plissa les yeux pour tenter d’apercevoir quelque chose. Au-dessus des flots, un brouillard étrange commençait à se former, fait de nappes de brumes aux lueurs violines.

« Putain, y’a un truc là-dessous ! »

Certains se reculèrent, effrayés, par les remous qui apparaissaient soudain à la surface de l’eau. Mais Andrew, lui, n’avait pas peur. Lorsque la bête émergea, couverte d’un manteau d’écumes et ses yeux de braise zébrant l’obscurité, le jeune homme cria son nom.

« Ebony !! »

Il se jeta sur lui, entourant son cou de ses bras et enfouit son visage dans sa fourrure.

« Je pensais qu’ils t’avaient abattus… »

Le renard frotta sa joue contre la sienne, les yeux clos. Sa chaleur se communiqua à la sienne et les souvenirs lui revinrent en masse, lui tirant des larmes de tristesse.

« Je suis tellement désolé... Je n'ai pas pu les sauver... » murmura-t-il, la gorge nouée.

Il se recula pour lui faire face, affronter du regard les pertes qu’ils avaient tous deux vécus. Mais dans son regard, Andrew ne lut ni colère, ni accusation.

« Putain, mec… Qu’est-ce que tu fous ? »

Deux de ses amis, à quelques pas de là, se tenant prêt à s’enfuir, chuchotaient tout bas comme s’ils s’adressaient à un fou.

« C’est un Hurleur bordel ! Un putain de Hurleur ! Et toi tu lui fais un câlin, comme si… Comme si… T’es un malade je te jure… »

Andrew lui adressa un sourire complice. Oui, il savait. Au cours de ses études, il s’était documenté sur cet étrange animal qu’il avait rencontré, ayant petit. Les Hurleurs étaient fascinants ; apparentées au Sinistros, ils hurlaient pour prévenir d’un danger proche, mais contrairement à ces derniers, ils réservaient leurs prédictions pour ceux en qui ils plaçaient leur confiance. Les événements qu’ils annonçaient n’étaient cependant pas figés, et ceux pour qui ils hurlaient avaient encore la possibilité de changer le cours des choses. Mais il restait un annonciateur de présages et un terrible tueur qui n’attirait pas vraiment la courtoisie des sorciers.

« Vous n’avez rien à craindre, c’est une vieille connaissance. Pas vrai, Ebony ? »

Mais le regard de l’animal avait changé. Leurs retrouvailles fraternelles avaient laissé place à quelque chose de plus terrible, un éclat de désolément qu’il ne lui avait jamais vu. Un frisson glacé remonta le long de son échine tandis que ses yeux rouges le sondaient. Une peur sournoise lui enserra soudain le cœur… Et avec une expression de terreur, il vit la créature s’asseoir devant lui, lever le museau vers le ciel et se mettre à hurler à la mort.

Andrew transplana immédiatement.

x----------x

Une chaleur et une lueur intense l’accueillit à son arrivée, le forçant à se protéger les yeux d’un bras. Devant lui, le jeune homme fixa avec horreur sa maison entrain de brûler.

« MAMAN ! PAPA ! »

Où étaient-ils ? Est-ce qu’ils étaient encore vivants ? Oh, faites qu’ils le soient, par Merlin… Il se rua en avant, mué par la peur sauvage qui lui tordait les entrailles.

« Andrew ! N’entre pas ! » Hurla Erik depuis l’intérieur, toujours en vie.

Mais il n’avait que faire de ce que lui disait son père.

Il plongea dans les flammes qui encadraient la porte. Elles dévoraient tout, du sol au plafond, réduisant son enfance et ses souvenirs en cendres. Andrew tourna à droite, dans ce qui était autrefois leur cuisine, et évita de justesse un éclair qui frôla sa joue. Ils étaient deux, debout dans le salon, leur capuchon noir couvrant leur visage. Deux mangemorts venus assouvir leur vengeance sur les aurors qui avaient causés leur perte, refusant d’admettre qu’ils avaient perdus et que le monde, déjà, se reconstruisait. Alors ils détruisaient tout. Tout ce qu’ils possédaient… Tout ce qu’ils chérissaient…

Un autre sort fusa et cette fois-ci, Andrew ne fut pas assez rapide. Il fut projeté à travers la pièce, s’écrasant contre la cheminée. Le choc lui coupa le souffle. Il tenta de reprendre sa respiration, d’inspirer l’air qui lui manquait. Son cœur palpitait dans sa poitrine et lui fit voir des étoiles. Du coin de l’œil, il repéra sa mère, couverte de cendre et de sang, et son père, devant elle, qui faisait rempart contre les assauts répétés des mangemorts. Il ne tiendrait plus longtemps, il le voyait à la façon dont il se tenait, appuyé sur sa jambe encore saine, sa baguette levée et prêt à l’attaque mais le bras tremblant, épuisé. Andrew essuya le filet de sang qui coulait sur son menton et se releva, baguette en main et la rage au coeur. Il ne les laisserait pas détruire sa famille. Son père s’était battu pour les protéger, c’était à son tour désormais.

« Andrew, attention, sur ta droite ! »

Le jeune homme plongea pour éviter un sort qui lui était destiné. Depuis combien de temps se battaient-ils ainsi ? Deux minutes, deux heures ? Il lui semblait que le temps s’était arrêté, bloqué dans cette bulle de violence et de haine qui englobaient les quatre combattants. Les sorts fusaient, frappaient, ricochaient dans une cacophonie et une explosion de couleurs stridentes. Andrew était à bout de souffle, épuisé. Il n’était plus certain de pouvoir tenir. Il guettait une ouverture, une faille dans la défense de leurs assaillants, mais ceux-ci ne leur laissaient aucun répit. Trop bien entrainés. Est-ce qu’ils allaient mourir ici, tous les trois, à l’aube de la paix ? Quelle ironie, pensa le jeune homme avec amertume.

Ce fut en se faisant éjecter au pied du mur qu’Andrew aperçu la silhouette encapuchonnée au-dessus de lui, son regard torve et fou planté dans le sien. La peur au ventre, Andrew tenta de se relever malgré le sang noirci qui maculait sa jambe, mais il s’effondra de nouveau.

« Achève-le, Anclov ! »

Le ton était froid, sec, sans émotion. La voix d’un tueur. Andrew leva les yeux sur celui qui serait certainement le dernier à le fixer en face. Il le défia du regard. L’homme leva sa baguette. Sa main tourna dans l’air, ses lèvres se mirent à bouger, et à l’instant où il allait lancer son sort, un hurlement inhumain surgit du fond de l’obscurité. Le mangemort écarquilla les yeux de terreur - une tornade de brume bleu et noire se jeta sur lui et lui arracha la gorge d’un coup de crocs. Ebony. Encore une fois, il avait sauvé sa peau. Mais il était arrivé trop tard.

L’autre mangemort en avait profité pour se retourner contre son père.

« AVADA KEDAVRA ! »

Un éclair vert. Puis le silence. Andrew cru qu’il allait se briser en deux, emporté par la douleur qui déchirait son cœur. Il vit son père tomber au sol, immobile, sa baguette allant rouler sur le plancher recouvert de cendres. Sa mère hurla de détresse. Lui resta de glace. Comme si toute sa peine glissait sur son corps, incapable de ressentir quoi que ce soit. Il ne pouvait pas. Non, c’était impossible.
Lentement, il leva sa baguette. Comme s’il se voyait dans un rêve, comme s’il ne s’agissait pas de lui. Il aurait préféré se réveiller. Retrouver son père, sa famille. Un éclair frappa le mangemort et le souleva de terre, des lianes entourant son torse et son cou. Et il serra. Encore et encore.




« Je suis désolé, monsieur Prescott, mais vos symptômes sont incurables. Je pense qu’il serait plus raisonnable, étant donné votre situation, de renoncer à vos vœux de carrière. Vous aurez certainement besoin d’un suivi médical avancé. »

Andrew serra les dents, écœuré. On lui avait diagnostiqué des troubles du rythme cardiaque, engendrant malaises, palpitations et évanouissements pouvant mener à un arrêt cardiaque pur et simple. Ses rêves d’exploration et d’aventure dans les pays les plus éloignés de toute civilisation s’envolaient. Le médicomage avait été bien clair : en cas de crise – et elles pouvaient survenir à tous moments – il aurait besoin d’un personnel compétent ou, à défaut, d’un sorcier suffisamment connaisseur en sorts de soins. Il était donc tenu de rester dans les zones surpeuplés, proche d’un hôpital ou de toute autre sorcier. Tout ce travail pour rien. Foutu en l’air à cause d’un sort perdu d’une de ces pourritures de mangemorts. Son avenir, mais aussi sa famille.

Ils avaient enterrés son père il y a de ça quelques semaines. Sa mère s’était montrée inconsolable… Comment ne pas l’être lorsqu’on venait de perdre l’homme de sa vie ? Si la tristesse avait également prit possession de son cœur, Andrew, lui, aspirait surtout à la revanche. Une envie féroce que le meurtre qu’il avait fait cette nuit-là n’avait pas suffi pour effacer toute sa rage. La seule chose qui le retenait de ne pas se joindre aux aurors, c’était sa mère. Elle l’avait supplié de toutes ses forces. « Je t’en prie, Andrew… J’ai déjà perdu ton père, je ne veux pas aussi te perdre toi… Ne me laisse pas… Ne me laisse pas… » Il l’avait bercé toute la nuit, le cœur brisé, ses résolutions tombant en lambeaux.

Ce fut quelques temps plus tard qu’il tomba sur l’annonce pour le poste de Garde-chasse, à Poudlard. Le Ministère avait du renouveler l’équipe de l’école et Andrew avait saisi sa chance. Après tout, c’était là-bas qu’il avait vécu ses plus belles années, découvert l’amour et approfondit sa connexion avec la nature et les créatures magiques. Le poste semblait taillé pour lui.
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Bienvenue bel et jeune apollon
Je suis heureuse de voir Matt sur le forum -quel canon !
En tout cas, je vois que tu as déjà écrit ta fiche, il me tarde de la lire
N'hésites pas si tu as besoin, tu connais le chemin What a Face

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Bienvenue officiellement sur le forum :D!
ANDREW PRESCOTT MAIS JE CONNAIS MDR :P!
On s'est déjà vu sur un autre forum je crois que je jouais aussi Jon en plus
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Bienvenue parmi nous !
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Merci tout le monde

Cassie > t'inquiète pas je n'hésiterai pas (a)

Jonathan > Han mais ouiiiii c'était sur AI ! han c'est trop cool je me rappelle de toi maintenant uuhuh ! :D
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Cassandre O. Blackwood
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JE SUIS JUSTE AMOUREUSE D'ANDREW.
C'est décidé, il nous faudra un lien du feu de dieu
Déjà, l'histoire avec les renards, c'est juste trop tragique et émouvant à la fois
Et puis, j'aime trop sa personnalité, et le rp test est juste parfaitement réussi
Cette fiche est un délice

Bienvenue à ...
Poudlard
Maintenant que tu es validé, tu vas pouvoir tout d’abord réserver ton avatar dans le bottin que tu trouveras ici.

N’oublies pas qu’ici tu peux t’amuser rapidement alors n’hésites pas à nous rejoindre soit dans le Flood soit sur la ChatBox tout le monde est le bienvenue. Tu peux maintenant commencer à créer de nouveaux liens avec les autres élèves, tu trouveras tout ça dans le journal du sorcier. Ce n'est pas tout, il va falloir que tu viennes recenser ton personnage dans le dortoir, les clubs, l'équipe de quidditch, tu trouveras tout ce qu'il faut dans les parchemins indisensables Ensuite si tu as la moindre question n’hésites pas à envoyer un hibou à l’un des membres du Staff. Allez nous t’attendons vite à Poudlard et nous tenons à te remercier d’être venu sur MUM.

Si tu veux agrandir ton cercle d'ami et que tu as une idée en particulier, n'hésites pas à créer ton propre scénario que tu peux faire ici et enfin pour surtout gagner le coeur de nouveaux sorciers nous t'invitons à voter pour MUM dans la session que tu trouveras dans la taverne.

Enfin, n'oublie pas le plus important, amuses-toi bien sur MUM !

Cordialement,
Le Choixpeau Magique
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