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« Du champagne dans les nuages »

Lionel Lemaire
Consumed by the shadows
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Maison/Métier : première année en politique magique, rugit son appartenance à la maison des lions.
Célébrité : robbie wadge, le magnifique
Pseudo : Prim Âge : 21 Parchemins : 1265 Gallions : 431 Date d'inscription : 03/01/2017

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du champagne dans les nuages

You taught me the courage of stars before you left.
How light carries on endlessly, even after death.
With shortness of breath, you explained the infinite.
How rare and beautiful it is to even exist.

Leur appartement commençait à se meubler, comme si doucement, les pièces du casse-tête de leur vie s’assemblaient, prenaient du sens, faisaient en sorte que tous les moments avaient mené à celui-ci, à ce bonheur, dans les dédales des rues londoniennes. Lionel, il avait encore de la difficulté à croire qu’il avait accepté l’offre de son camarade ; ce n’était pas son genre, lui qui était fragile, délicat, comme le pétale d’une fleur, qui avait peur de se briser avant même de s’élancer dans le ciel, comme si sa raison était une enclume l’empêchant d’atteindre ses rêves, comme s’il craignait à tout jamais le bourdonnement de l’abeille.

De la fenêtre, il regardait la pluie tomber, un mauvais cliché, comme ceux des photos qu’il prenait, dans les jardins de l’école, quand elle ne le laissait pas prendre la pose, parce qu’il était plus beau quand il était naturel ; il ne peut que sourire, en se rappelant les mémoires. Du haut de sa tour dans les nuages, il voit des autobus rouges, des voitures rouler dans le mauvais sens, des sorciers tentant de se fondre dans leur monde dans un soupçon d’extravagance. Du haut de cet appartement, du haut de sa tour dans les nuages, il a une vue imprenable sur l’ensemble de son royaume.

Il allait se coucher sur le canapé, encore recouvert de la literie, les couvertures blanches que le jeune homme n’avait pas encore placées sur son lit parce qu’il devait attendre son ami pour la séparation des chambres, pour savoir qui aurait la fenêtre, pour savoir qui aurait le placard, pour savoir qui s’envolerait, pour savoir qui accéderait à un autre monde par-delà les manteaux. Le lion, il se laisse tomber sur le dos, dans ce coton molletonneux, duveteux, comme de la barbe à papa ; il pense alors à la signification du mot « sweet », il comprenait qu’il était consacré pour des moments tels que ceux-ci, sucrés, doux, comme ces confiseries qu’il apprendrait à aimer, sous les recommandations d’une jolie blonde qui lui emplirait la bouche de caramels pour le faire taire, lui et ses insultes dont il ne se soupçonnerait pas, car le lion est encore une rose, un peu craintif, un peu mélancolique.

L’orchidée, elle se place à ses côtés, comme pour lui dire qu’il ne serait jamais seul dans ce jardin, dans ces terres qu’il ne connaissait pas, qu’il apprendrait à connaître ; Adélaïde est resplendissante, ses cheveux clairs, son rouge sur les lèvres qui lui donnent envie de les embrasser encore et encore. Lionel ne place pas son bras autour d’elle, il ne bouge pas. « Je pensais que tu adorais le train. » la narguait la jeune fille, en le regardant se retourner sur le canapé, comme une grosse chenille qui avait oublié qu’elle pouvait devenir papillon. « Pas avec lui. » répondit le brun, en parlant de son nouveau colocataire. « Incapable de rester en place, j’ai cru que mon serpent allait le bouffer. » Lionel tentait de se plaindre mais le sourire se sentait de façon perceptible. Jude avait beau ne pas pouvoir rester assis sur une banquette, il demeurait attachant, à la façon dont il tirait de la joie de chaque instant, à la manière dont il lui disait de toujours être une femme forte et indépendante. Jude, il était là, il était toujours là ; sans Jude, Adélaïde et lui ne se seraient jamais rencontrés. Dans cette tour dans les nuages, l’ange, il vient du Luxembourg.

« Mais je suis content que tu aies pu venir ; j’ai cru que tes parents ne te laisseraient jamais sortir après Poudlard. » Il se redressait sur ses coudes et regardait Adélaïde comme s’il la redécouvrait à chaque fois ; à de nombreuses occasions, il se trouvait trop chanceux qu’elle soit sienne, qu’il soit sien. Il esquisse un sourire, il s’autorise la bravade, l’audace, l’arrogance dont il usera un jour, dans les confins d’un château britannique. « Surtout une semaine avant la rentrée pour passer du temps avec deux Sang-de-Bourbe. » La blonde roulait les yeux avant de se pencher vers lui, toujours plus forte, toujours plus entreprenante. Ils se frôlaient ; il sentait son parfum, sa chaleur. « Je peux me montrer convaincante. » lui assura-t-elle.

« C’est vrai. » lui concéda-t-il. Il l’embrassa avant de lui mordre la lèvre inférieure, sans cacher un petit sourire espiègle. « Tu diras au Chapeau de nous envoyer dans la même maison. » Adélaïde se redressa, dans un mélange d’enthousiasme et de stupéfaction. Elle feigne la surprise : « Parce que maintenant, tu as envie d’aller à Poudlard. » Il se sait pris, il hausse les épaules, il s’assoit aussi sur le canapé, ses coudes sur les genoux, lui jetant un regard en coin. « Tu t’es battue pour cette école. » Il se relève, s’approche de son sac, en retire une bouteille. « Elle doit bien en valoir un peu la peine. » Avant que la demoiselle ne puisse répliquer, Lionel place ses mains sur le pourtour de la bouteille, il se prépare à l’ouvrir. « À la rentrée. » fait-il, en ouvrant le champagne, non sans un éclat de rire. Au même moment, Jude ouvre la porte, manque de se faire atteindre par le projectile.

Il continue de rire, le lion, il entend son ami lui demander ce qu’il fait. Petit à petit, comme les nuages gris disparaissent après la pluie, Lionel sort de son ivresse ; il revient à la réalité. Dans ses mains, une bouteille de bière en train de couler sur le plancher. Sa copine avait disparu, il n’y avait plus que lui, sa solitude, il n’y avait plus de champagne dans les nuages, que le choc brutal de l’atterrissage. Il ne dit rien, il regarde le liquide ambré sur le sol, il s’imagine le sang de son amour sur les pierres après la bataille.


I’d give anything to hear
You say it one more time,
That the universe was made
Just to be seen by my eyes.


Un reniflement.

Un chagrin.

Un chagrin dans les nuages.

Mais il n’a pas encore compris, le lion, que quand l’on vole suffisamment haut dans les nuages, un jour, on rencontrera la colombe.

 
(c) AMIANTE

_________________
not a hero




BELLADONA EST LA MEILLEURE ET LA PLUS BELLE.

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