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Qui veut un manteau de renard mourra de la rage.

Katarina Azarova
Consumed by the shadows
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Maison/Métier : Septième année à Gryffondor.
Célébrité : Ebba Zingmark.
Pseudo : Champifeuille, Champi. Âge : 26 Parchemins : 1273 Gallions : 792 Date d'inscription : 25/02/2017

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Minuit. L’heure du crime.

A cette heure-ci, les élèves dormaient tous dans leurs salles communes, sous la surveillance des préfets et des professeurs, qui s’assuraient que le couvre-feu soit respecté. D’ordinaire, ce n’était pas dans l’habitude de Katarina de braver le règlement. Bien au contraire : élève de Durmstrang, elle savait ce qu’elle risquait en se faisant attraper, et dans son ancienne école, les punitions étaient plus mémorables qu’à Poudlard. Se promener dans la forêt interdite ou récurer des trophées sans baguette étaient des plaisanteries à côté du fait d’être le sujet-test du prochain cours d’étude de la magie noire. Mais cette fois-ci, c’était une nécessité, car enfin, l’orage avait grondé dans le ciel, et la pluie s’était mise à tomber. Elle avait raté le dernier orage, et avait dû reporter ses préparatifs, à son plus grand agacement. Cela faisait quelques temps qu’en pointant sa baguette sur son cœur matin et soir, elle entendait le deuxième battement de cœur synonyme de réussite. Elle n’avait plus besoin de sa baguette pour l’entendre, parfois, et de temps en temps, elle le ressentait même pendant la journée, lui donnant l’impression qu’elle avait deux cœurs, que quelqu’un, dans sa tête, jouait un rythme de tambour obsédant, et trop douloureux à certains moments. Il fallait juste que l’orage vienne. Alors quand elle l’avait entendu claquer dans la nuit, elle avait bondi hors de son lit, et avait quitté la tour des Gryffondor pour rejoindre aussi discrètement que possible la forêt interdite, lieu de ses transformations hasardeuses.

Au début, elle avait suivi la procédure de base. Garder une feuille de mandragore dans sa bouche un mois entier, puis, la pleine lune venue, la mettre dans une petite fiole de cristal en y ajoutant un de ses cheveux, la chrysalide d’un sphinx tête-de-mort, ainsi qu’une cuillère en argent de rosée recueillie en un lieu qui n’a été ni exposé au soleil ni foulé par l’homme pendant sept jours entiers. Puis, enterrer la fiole de cristal dans un lieu calme et éloigné des rayons du soleil. Et tout en attendant l’orage, répéter matin et soir une formule en plaçant l’extrémité de sa baguette sur son cœur. Elle avait essayé plusieurs fois, se précipitant sur sa fiole à chaque orage pour la boire cul sec et attendre avec empressement la transformation. Qui n’était jamais venue. Parce que la rosée n’avait pas été prélevée sur un lieu répondant aux exigences, ou parce que la chrysalide ajoutée n’était pas la bonne… Comment savoir ? Finalement lassée de mâchonner des feuilles de mandragore, la jeune russe avait fini par perdre patience, et avait envoyé sa fiole de cristal exploser contre le mur. La procédure de base ne marchait pas ? Eh bien, aucun souci. Elle allait pratiquer elle-même, dans ce cas. Elle avait alors dédaigné la procédure habituelle, la mandragore, la rosée et les sphinx tête-de-mort pour s’immerger dans des livres de métamorphoses piqués dans la bibliothèque familiale, ou dans la grande bibliothèque magique russe. Devenir animagus en suivant les procédés de la métamorphose serait bien plus long et bien plus rigoureux, mais d’un côté, n’était-ce pas ce qu’elle cherchait ? Comprendre comment les animagus réussissaient à se transformer, à sortir l’animal en eux pour devenir lui ? Ce serait bien plus gratifiant que de compter sur la chance. Elle n’avait gardé que l’essentiel. Écouter son cœur matin et soir, et attendre l’orage pour tenter ses transformations. Après tout, s’il y avait marqué qu’il valait mieux attendre l’orage, c’est qu’il y avait une bonne raison, non ?

Ses transformations avaient échoué, les unes après les autres. Heureusement, à Durmstrang, elle avait son frère, toujours là pour l’épauler et annuler en urgence ses transformations quand elles étaient trop douloureuses. Ca ne l’avait pas empêché de continuer. Et quand Teodor, au courant de ses projets, tentait de l’arrêter, elle lui répondait du tac au tac qu’elle arrêterait quand il cesserait de se noyer dans la magie noire. Autant dire que ça mettait immédiatement fin au débat, en général. Elle avait continué, sa motivation rendue plus grande après qu’on ait osé lui dire qu’elle n’y parviendrait jamais. Etre animagus n’était pas donné à n’importe qui. C’était un travail de longue haleine, contraignant et difficile, et ce n’était pas une femme qui allait y arriver. Typique mentalité Durmstrang. Mais piquée au vif, elle avait relevé le défi. Elle n’y arriverai pas ? Qu’il attende un peu, cet imbécile. Elle allait lui montrer, tiens, il allait voir si elle n’y arrivait pas, cet abruti. Elle s’était entêtée, et au fur et à mesure, elle avait obtenu des résultats. Un deuxième battement de cœur, timide et discret, mais bien présent. Une pensée animale se perdant dans le flot de ses journées. Et encouragée par son succès, elle continuait d’apprendre, passant ses nuits dans des livres de métamorphoses, engrangeant du savoir, apprenant par la lecture, essayant pendant les orages.

Cette nuit, elle y arriverait. La pluie qui tombait à verse n’émoussait en rien sa concentration. Elle avait choisi un lieu très tranquille, dans un coin de la forêt interdite. Une petite clairière, avec un point d’eau, suffisamment proche du château pour si elle devait s’enfuir en courant. Baguette en main, elle était prête. Elle connaissait la formule pour l’avoir répétée des centaines de fois, et si elle appréhendait le reste, elle restait curieuse de savoir si cette fois, ça fonctionnerait. Elle savait qu’elle souffrirait. On ne passe pas impunément d’un stade à l’autre sans en payer le prix, après tout. Déterminée, elle posa sa baguette sur son cœur, et sourit en entendant sans le moindre effort le battement de cœur animal qui résonnait en elle comme un léger tambour. Avait-elle vraiment besoin de la formule ? Elle n’avait jamais réussi sans. Cependant, cette fois-ci, elle décida de s’en passer. Avec la formule, elle souffrait le martyre. Mais que se passerait-il si elle ne l’utilisait pas ? Après tout, la formule magique allait avec toute la procédure qu’elle avait décidé, des années plus tôt, de ne plus suivre. Il était sans doute normal qu’elle échoue, dans ce cas, puisqu’il lui manquait la potion. Fermant les yeux, elle se concentra, visualisant sa forme animale en elle, qu’elle voyait comme une petite boule de lumière qui flottait entre les deux cœurs qu’elle entendait battre. Silencieuse, immobile, elle resta de longues minutes, peut-être de longues heures, sous la pluie battante, juste pour s’harmoniser avec cette petite boule de lumière qui dégageait de plus en plus de chaleur, grossissant petit à petit pour l’englober tout à fait. Ses doigts se raffermirent autour de sa baguette magique, et la formule jaillit de ses lèvres en un glapissement rauque, presque animal, sans qu’elle ne songe un seul instant à l’arrêter.

« Amato Animo Animato Animagus. »

Une violente douleur la traversa. Sa baguette lui échappa des doigts, et roula dans l’herbe trempée alors qu’elle s’écroulait au sol, prise de convulsions. Son rythme cardiaque s’emballa d’un seul coup, comme si son cœur se déchirait en deux pour suivre la mesure des deux battements qu’elle entendait depuis qu’elle avait commencé son apprentissage. Bien que terrifiée, la Gryffondor se contraignit au calme. Paniquer ne lui apporterait rien. La dernière fois qu’elle avait paniqué, elle avait failli mourir, et seuls les réflexes de Teodor lui avaient sauvé la vie. Alors qu’elle se forçait à respirer calmement, sans tenir compte de sa panique et des larmes qui lui montaient aux yeux, elle sentit quelque chose appuyer contre son esprit, et prendre forme en étincelles de lumière. Ca ressemblait à un chien, un peu comme pendant le cours de défense contre les forces du mal. Un chien, avec une longue queue touffue… Elle allait mettre un nom sur l’animal, mais brusquement, la douleur cessa, et dans un réflexe, elle ramena ses pattes vers elle pour respirer avec plus de facilités, tandis que sa queue battait le sol avec force pour tenter de calmer sa panique. Ses oreilles pointues, dressées, aux aguets, percevaient les moindres bruits de la forêt. Il n’y avait pas de danger.

Ses grands yeux chocolats s’ouvrirent d’un coup quand elle comprit qu’elle avait réussi. Elle s’était transformée, mais elle était encore trop faible pour bouger. A la place, elle se concentra, fixant un brin d’herbe battu par la pluie, se rappelant de ses lectures. Le plus grand danger, lors de la première transformation, c’était l’instinct animal qui prenait le dessus, et qui pouvait mener à des choses stupides. Il existait nombres d’animagus qui ne s’étaient jamais retransformés, vaincus par l’instinct de l’animal en eux. Cet instinct affolé qui lui hurlait de se relever pour courir se cacher dans les bois… Fixant avec intensité le brin d’herbe, elle se concentra, et mentalement, récita toutes les runes qu’elle connaissait, leurs descriptions, et leurs différents effets quand elles étaient liées les unes aux autres. Noyé sous ces informations froidement rationnelles, l’instinct animal finit par se taire, lui permettant de reprendre doucement le contrôle de ce nouveau corps, et de se redresser, faiblement, sur ses quatre pattes, pour s’approcher du point d’eau. Curiosité dévorante. Quel animal était-elle devenue ?

La réponse lui vint naturellement. Forme longiligne, tête racée, gueule allongée, pelage d’un roux flamboyant… Elle était une renarde. Elle connaissait maintenant son animal totem. Il était possible, elle le savait, de choisir à l’avance l’animal pendant les études, mais elle avait décidé de se concentrer sur son animal totem, celui dont le patronus prenait l’apparence quand elle le lançait. Jusqu’ici, elle n’était jamais arrivée à lancer un patronus, mais maintenant, elle avait sa réponse. Elle était une renarde. Fièrement, elle se campa sur ses quatre pattes. Si elle avait pu sourire, nul doute qu’elle l’aurait fait. Mais il était dangereux qu’elle reste trop longtemps sous forme animale durant sa première transformation. L’humaine devait reprendre le dessus, et vite, avant que la renarde ne décide brusquement d’aller faire un tour et qu’elle ne revienne jamais. Fouinant dans les herbes, elle retrouva sa baguette, et posa une patte sur son extrémité, fermant les yeux pour se concentrer. Elle se voyait. Femme, blonde, jolie. Trempée. Qui devait revenir. Elle sentit un petit pincement entre deux battements de ses deux cœurs, et elle se retransforma, tombant à genoux au sol, serrant sa baguette dans sa main par le mauvais côté. Faiblement, dans le lointain, elle sentait une deuxième pulsation, qui, elle le savait, ne la quitterait plus jamais. C’était la renarde en elle qui avait pris vie, et qui ne mourrait que quand elle mourrait. Mais elle avait réussi. Elle était une animagus. Une renarde. Une de ceux qui pouvaient se transformer en animal à force d’années de travail acharné.

Et au temps pour les imbéciles qui lui avaient dit qu’elle n’y arriverait jamais !

Décidant de ne pas traîner dans les bois, elle se releva avec difficulté pour retourner vers le château. Elle ne savait pas du tout quelle heure il était. Avec un peu de chances, elle pourrait retourner à tour de Gryffondor sans se faire attraper, se sécher au coin du feu et retourner dormir avant le début des cours. Elle n’en espérait pas tant. Juste ne pas se faire attraper lui suffirait, en fait. Avec un léger sourire, elle quitta les bois, retournant en clopinant vers le château. De toute manière, même si elle se faisait punir, ce ne serait jamais aussi extrême qu’à Durmstrang...

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like a catchy song
We're far apart in every way, but you're the best part of my day, and sure as I breathe the air , I know we are the perfect pair, on a prickly path that goes on for miles, but it's worth it just to see you smile, and I cannot be pulled apart, from the hold you have on my heart, and even if the world tells us it's wrong, you're in my head like a catchy song.
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