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forgotten faces (ft. Aldous)

Zephÿr Rosenberg
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koch & rosenberg

Zephÿr était exténué.

Il était fatigué, oui. Fatigué de ses journées, fatigué des récents événements, que ce soit à Poudlard ou dans sa vie personnelle. Il était dehors, dans le parc, entrain de vaguer à ses occupations de garde-chasse. Après tout, il s’était engagé, il devait faire les choses convenablement. Il râlait, en marmonnant. Sa récente altercation avec son frangin retrouvé l’avait secoué. Il n’avait jamais pensé que leurs retrouvailles se passeraient ainsi. Le métamorphomage n’avait pas vraiment aidé, mais il ne se sentait pas coupable : sa colère était plus que légitime, à ses yeux. Son frère était un peu comme l’herpès de sa vie. Une maladie, une infection. Son passé détruit, son malheur. Sa haine pour lui n’était qu’intensifiée au fil du temps et des années.

Zephÿr ramassait du bois, à la main, tel un moldu. Il ne portait pas de gants. Sa baguette était dans sa poche et elle y resterait. Il avait pris l’habitude de travailler avec ses mains, vestiges de sa vie dans le monde moldu, dans leur travail. Ses cheveux restaient rouges, comme quasiment tout le temps. Ils restaient donc de cette couleur, habitués à suivre les ressentis colériques du garde-chasse. Il s’était habitué à cette teinte, qu’il trouvait adéquate pour le moment. Puis le rouge, c’était classe. Un peu trop voyant le matin aux aurores, mais c’était une couleur qu’il appréciait. A l’époque, quand il était agent-double, ses cheveux avaient passé leur temps entre le rouge et le noir. Un contraste dingue. La nuit tombait, peu à peu. Un magnifique coucher de soleil pouvait être vu au loin, mais le métamorphomage n’appréciait pas les cadeaux de la nature. Quand il travaillait, il ne faisait plus attention à rien.

Ces deniers temps, il se cassait le cul au travail, comme disaient les moldus. Les nouvelles règles récemment mises en place ne lui plaisaient guère. Il avait besoin de liberté, maintenant, pas qu’on lui impose de nouveau des choses. Il pensait en avoir déjà assez chié dans le passé pour avoir à se coltiner des rondes ou des règles stupides. Il avait à peine assisté à la marche blanche, arrivé en retard. Il s’était discrètement ramené, et avait suivi le tout, éloigné de tous. Il n’avait pas apprécié. Zephÿr aimait bien qu’on lui annonce les choses, mais pas comme ça, devant le fait accompli. Il avait un peu mal réagi, et deux trois pots de fleurs y étaient passés lorsqu’il était rentré dans sa petite maison. C’était l’un de ses plus gros problèmes : la colère. Il ne la gérait pas. Il ne la contrôlait pas. Il avait eu du mal à se dire qu’il avait eu l’envie de tuer son propre frère, et qu’il aurait pu vraiment le faire si quelqu’un n’était pas intervenu. Durant la nuit qui avait précédé leur altercation, il n’avait que peu dormir, ressassant sans cesse tout ce qu’il s’était passé dans les couloirs. Surtout, il pensait à tout ce qu’il avait pu dire. Il ne s’en voulait pas, mais savait qu’il y avait été beaucoup trop loin.

Parfois, cela avait du bon de travailler par soi-même, malgré la fatigue. Les bouts bois avaient un peu soufferts, le métamorphomage n’ayant pas été de main morte pour les ranger. Tant pis, cela avait permis qu’il canalise un peu plus la colère de ces derniers jours. Tout en ramassant l’un des derniers bouts de bois au sol, Zephÿr soupira tout en passant sa main dans ses cheveux rougeâtres, poisseux de transpiration. Le soleil, d’un orange superbe, brillait et reflétait dans ses cheveux. Il maudissait cette chaleur de plomb, qui s’abattait droit sur lui. Il faisait pourtant froid, mais les premières lueurs du printemps se faisaient voir. Il soupira de nouveau et avec l’envie la plus mince au monde, continua son travail, sans broncher.
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Aldous B. Koch & Zephÿr Rosenberg

ϟ 18 Mars 2000 - Le Parc  


J'suis furax. C'foutu d'job d'mes deux est entrain d'me rendre dingue. J'suis dans mon putain d'bureau à défoncer des foutus trombones qui tiennent une pile de dossiers de malades. J'ai pas l'temps d'bosser sur les Mangemorts avec les nouvelles mesures d'surveillance du vieux schnock, j'me r'trouve à enquêter sur toutes les embrouilles d'merde des élèves au lieu d'trouver les mages noirs qu'ont tout l'temps d'aller s'planquer pendant qu'on m'a mis à l'oeuvre. Tu parles d'une vie d'merde. J'pourrais ramer six mois avant d'revenir à mon niveau d'avant, si c'est pas plus. Tout c'temps perdu alors qu'un macaque sorti d'l'école d'Auror saurait faire l'même taf. Ca m'rend dingue et j'ai la rage. C'pour ça qu'j'envoie tout valser. Les putains d'trombones dézingués et tout l'reste. Ils m'font tous chier avec leurs histoires d'gamins. J'me casse d'mon bureau où j'perds à moitié la notion du temps pour m'aérer un peu. T'façon, j'd'vrais r'prendre les rondes d'ici l'banquet, une fois qu'les profs auront couché les gosses et qu'il faudra s'assurer qu'personne sort d'son dortoir. J'ai pas faim. J'ai juste envie d'une bonne clope et d'me poser dans l'herbe pour souffler un coup.

Il ne sait pas gérer sa colère. Il ne l'a jamais su mais depuis son enlèvement, sa fureur n'a plus rien à voir avec ce qu'il connaissait auparavant. Non, c'était une force dévastatrice, tapie au creux de lui et qui le submergeait par vague. Comme une bourrasque de vent se mue en tornade et dégomme les fermes, les maisons et mêmes les céréales mûres d'un champs flavescent. C'est une impulsion qui le dévore et lui fait à l'intérieur et qui l'oblige à se défouler et à extraire cette colère par n'importe quel moyen. Pourtant avant, Aldous était quelqu'un de plutôt stable. Casse-cou et absolument téméraire, mais il gardait une certaine mesure. Mesure qu'il avait perdu pendant les deux mois où il avait été torturé jour et nuit par un groupe de Mangemorts. C'est aussi pour cela qu'il s'est fait mettre à l'écart de son poste d'Auror de terrain et de sa mission de retrouver les derniers mages noirs. Parce que son besoin de vengeance empiétait sur tout le reste et le rendait proprement incontrôlable pour ses supérieurs. Mais c'est pour ça surtout qu'il ne supportait pas Poudlard et son inactivité forcée. Parce que tuer les Mangemorts étaient devenus plus qu'un travail, c'était devenu un besoin. Une nécessité impétueuse.

J'me suis barré dans l'parc. J'savais même pas qu'y avait autant d'soleil vu l'temps qu'j'ai passé cloîtré dans mon putain d'bureau. Fait pas chaud, mais au moins, fait beau. Ca m'fait pas d'mal d'respirer un peu. Même si j'ai un poids dans la poitrine, une sorte d'enclume sur l'torse qui m'empêche d'me sentir libre. J'ai appris à vivre avec, comme avec les tiraillements qu'j'sens sur la peau d'mon visage quand j'passe ma main d'ssus. Parait qu'on finit par s'habituer à tout ... mon cul. Ma gueule en biais et c'te putain d'haine qui m'donne envie d'cogner dans les murs, j'm'y f'rais jamais. J'ai l'impression d'avoir une espèce d'bête sauvage dans la cage thoracique qu'est prête à tout déchiqueté dès qu'elle l'pourra. Même si j'voulais l'empêcher, j'peux pas. J'sens qu'elle est plus forte qu'la volonté qu'j'avais avant. Qu'j'ai plus maint'nant. J'me tripote la barbe, une sale manie qui m'apaise un peu mais qu'j'fais sans trop m'en rendre compte la plupart du temps. J'sors enfin par la porte d'entrée et j'me glisse dehors. J'dirais pas qu'ça fait du bien, mais au moins, j'me sens mieux qu'enfermé.

Il a tellement potassé les dossiers des élèves ces dernières semaines qu'il n'a pas pu vraiment souffler un moment. Chaque moment d'activité était uniquement pour la surveillance constante du château et le repos ne lui servait qu'à approfondir ses recherches. Il n'avait même pas encore étudier le cas des professeurs et du personnel, tellement il y avait de données à analyser et d'informations à retenir avec les élèves des trois écoles réunies. Et comme il n'était pas du genre sociable dans son humeur actuelle, il ne sortait généralement pas de ses appartements pour se mêler à ses collègues. A peine à ceux du Ministère et plus par obligation que par envie. Alors les profs et tout le tintouin, il les connaissait à peine. De vue et de loin. Il longe un moment le lac, décrit une courbe jusqu'à la lisière de la forêt interdite avant de remonter vers l'ancienne cabane de Hagrid. Il ne s'était jamais vraiment demandé ce qu'elle était devenue maintenant que le demi-géant avait quitté le château, et si son remplaçant l'occupait toujours. C'est donc avec cette forme de curiosité qu'il se dirige vers la bâtisse où des bruits de hache qui fendent le bois le sorte de son silence morose. Instinctivement il prend sa baguette.

J'contourne la cabane et j'vois une silhouette entrain d'empiler des bouts de bois. Il est courbé en deux et m'a pas entendu, concentré sur sa besogne. Pourtant j'le r'garde un moment. Sa gestuelle, sa façon d'bouger. Ca m'est étrangement familier. Comme si c'te silhouette sans visage m'évoquait quelque chose. J'm'approche encore et j'le vois qui s'redresse finalement pour s'mettre les ch'veux en arrière. Il est de dos, il me voit pas, mais moi j'vois ses cheveux. Ses putains d'cheveux rouges. Si l'attitude générale m'a pas fait tilt, là par contre, j'ai plus aucun doute. Brusquement, j'fais les trois pas qui m'sépare d'lui et j'le pousse brutalement pour l'faire tomber. Vu qu'il s'y attendait pas, il a pas l'temps d'esquiver et à peine qu'il s'effondre par terre, j'suis déjà au dessus de lui, baguette en main. Mon premier réflexe s'rait d'lui décocher un Doloris en pleine gueule, mais j'ai la bête dans ma poitrine qui s'réveille. J'abandonne ma baguette par terre et alors qu'j'ai une main qui lui attrape l'col, j'arme mon autre poing. Les jointures craquent quand j'lui explose la mâchoire violemment. Du sang coule d'son nez, mais j'fulmine tellement d'rage qu'j'tremble d'tout mes membres. Toujours sur lui à l'tenir, l'bras levé près à lui en remettre une, j'le r'garde un moment dans ces sales petits yeux d'enculé d'Mangemort.

"C'est toi fils de pute. J'sais qu'c'est toi. J'te r'connaîtrais entre mille. Donne moi une seule bonne raison d'pas t'ouvrir les boyaux tout d'suite et d'exploser l'crâne avec ta putain de hache. Une seule parc'qu'je te jure qu'j'vais t'fendre la gueule en deux ..."
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Zephÿr Rosenberg
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Travailler, c'était un peu son moyen de décompresser.

La violence, dans son enfance, il la subissait. Si on lui aurait dit, que plus tard, ce serait lui qui la ferait subir, il le nierait, complètement. Pourtant, c'était désormais le cas, et cette colère enfouie, violente, dictait ses faits et gestes. Alors, bosser ainsi, frappant de toutes ses forces les bouts de bois, cela lui permettait de canaliser sa colère autre part que dans les autres. Les élèves, souvent, prenaient pas mal dans la gueule. Bon, ce n'était pas très professionnel, mais ça arrivait uniquement quand il ne se contrôlait pas. Le 3/4 du temps, du coup. Parfois, il se détestait pour ça, mais les remords s'en allaient aussi vite qu'ils étaient venus.

Zephÿr préparait le bois pour le prochain hiver, histoire que tout soit en ordre. Il était prévoyant, et il se disait qu'ainsi, il n'allait pas avoir ce boulot à faire plus tard dans l'année. Le métamorphomage avait cinq cents choses à faire, beaucoup plus importantes, mais trop préoccupé par ses pensées, il avait décidé de se diriger vers cette besogne là pour extérioriser un peu. Il n'aimait pas son métier. Pas du tout, même. C'était seulement ce qui lui permettait d'avoir un oeil sur son fils. Il avait peur que ce dernier, touché par un sortilège d'Oubliettes il y a un petit moment maintenant, se souvienne peu à peu de son passé tragique. Il en frissonnait rien qu'à s'imaginer le jour où tout éclaterait. Perdu dans ses pensées floues, le garde-chasse ne remarquait pas que quelqu'un arrivait vers lui, en trombe.

La violence du choc est telle qu'il n'a pas le temps de s'étonner. Poussé violemment sur le sol, le métamorphomage regardait celui qui avait osé l'attaquer de dos. Baguette à la main, il fixe l'Allemand avec un regard noir. « Mais... » était le mot qu'il eut le temps de prononcer avant de recevoir un coup si intense qu'il ne sentait plus sa mâchoire, sûrement brisée. Zephÿr sentait le goût du sang dans sa bouche. Les gouttes du ruisseau rouge qui coulaient de son nez douloureux se frayaient un chemin jusqu'à son cou. L'homme avait attrapé son col et le fixait, sa main prête à le refrapper de nouveau. Le garde-chasse était complètement groggy, mais d'un regard faible, il vit le visage de son agresseur et très vite, il sut qui l'attaquait. C'était cet Auror. Le métamorphomage avait été témoin de sa torture, lorsqu'il était agent double. Il ne se souvenait plus de son prénom, de son nom, mais se souvenait de la dureté de ce qui lui avait été infligé. En tant que simple témoin, le garde-chasse n'avait pas pu agir, sous peine de foutre sa couverture en l'air. Pourtant, tapis dans l'ombre, il ne pensait pas que l'Auror l'aurait vu, dans ces moments là. L'Auror regardait dans les yeux rougis de Zephÿr, dont le visage avait gonflé. « C'est toi fils de pute. J'sais qu'c'est toi. J'te r'connaîtrais entre mille. Donne moi une seule raison d'pas t'ouvrir les boyaux tout d'suite et d'exploser l'crâne avec ta putain de hache. Une seule parc'qu'je te jure que j'vais t'fendre la gueule en deux... » Le métamorphomage tente de reprendre ses esprits, sa vue commençant à flancher. Il ne percevait que les traits de l'Auror, la lumière du soleil s'effaçant peu à peu à l'horizon.

Zephÿr était dans une très mauvaise posture, et sentait que la colère de celui qui tenait visiblement sa vie entre ses mains, pouvait éclater, encore et encore. Il tenait un minimum à son visage, à son corps. Il sentait sa fierté en prendre un sale coup, et espérait que Ludwig ne passerait pas par là pour le voir ainsi. Au sol, coincé avec force, le métamorphomage ouvrit sa bouche pour parler, ne sachant pas si il allait pouvoir parler. La seule chose qui en sortait, c'était du sang, mélangé à de la bave. C'était salement dégueulasse. Il avait la gerbe, aussi. Toute sa force était partie dans les bouts de bois. En même temps, le gars voulait qu'il s'explique mais il l'avait frappé comme pas possible juste avant. C'était illogique. « J'ai été agent double pour l'Ordre. » mâchait-il, sentant désormais sa mâchoire, qui apportait une douleur vive. Du sang coulait de sa bouche, et ses cheveux virèrent au ronge foncé, presque noir. Il n'était pas bien du tout, nauséeux. Il tentait de se dégager de l'emprise de l'Auror, mais rien n'y faisait. Il n'y arriverait pas. « Lâche-moi bordel ! » La douleur n'y faisait rien, Zephÿr voulait s'échapper, il se débattait, mais la force de l'agresseur était beaucoup plus grande. Il était dans une impasse, et sa mâchoire craqua après ces derniers mots. Il gémissait de douleur et il s'empêchait de lâcher deux-trois larmes face à la douleur qui parcourait tout son corps. La dernière fois qu'il avait été autant blessé, c'est pendant la Grande Bataille. Sa vue était de plus en plus brouillée, il ferma ses yeux douloureux, ne s'imaginant pas une seconde qu'il pouvait sombrer dans l'inconscience. Il les rouvrit quelques secondes après, l'air complètement drogué par les coups. Ce n'était pas vraiment comme ça que le garde-chasse avait imaginé sa fin de journée.
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Aldous B. Koch & Zephÿr Rosenberg

ϟ 18 Mars 2000 - Le Parc  


J'm'sens imploser à l'intérieur. J'vois sa gueule d'immonde connard lâche qui tremble. Son putain d'pif éclaté qui pisse l'sang et la morve, ses crottes de nez s'mélangeant aux caillots qu'il avalait et r'crachait comme il pouvait. Y pouvait pas parler, c'fils d'pute, avec sa mâchoire déboîtée et sa pommette fracturée. Tant pis pour sa gueule. Fallait assumer sa putain d'lâcheté. Lui, il avait jamais rien. Non. Il restait là à r'garder. A s'rincer son putain d'regard d'bâtard quand ils m'défonçaient l'cul ou qu'il m'fouettait jusqu'au sang. Ou simplement quand il m'pétait les doigts un par un juste pour l'plaisir d'entendre brayer. Lui, avec sa touffe d'tifs rouges, il bougeait pas son gros cul. Au fond, derrière la lumière aveuglante, planqué par son putain d'masque d'lâche. La roue tourne, fils de pute, la roue tourne. Même dans c'trou, j'retrouv'rais tous les putains d'enculés qui m'ont fait ça. Et j'leur ferais payer. Ils sauront c'que c'est, ils vivront la même putain d'souffrance avant d'crever d'mes mains. J'le tuerais, c'bâtard, j'le tuerais avant qu'il m'sorte une explication à la con.

Sa poigne autour de son col se raffermit encore. L'Auror est pris d'une fureur telle qu'il sent son corps entier frémir des douleurs fantômes que la vision du Mangemort réveille en lui. L'humiliation, la souffrance, le supplice sans fin qui semblait ne jamais pouvoir s'arrêter. Le désespoir absolu, l'obscurité glaciale, le corps nu dans les ténèbres à se noyer dans la fange de son sang, sa pisse et sa merde. Un frisson de rage parcourt chaque nerf de son corps, bande chaque muscle qui se décharge de la violence dont il irradie. Le second coup part alors que les borborygmes incompréhensibles du Mangemort forment une réponse des plus déplaisantes. Agent double pour l'Ordre. Ce fils de pute n'avait donc aucune limite pour sauver sa peau. La lâcheté de ses raclures de mages noirs était sans borne. La cruauté a bien deux visages, celle qu'on inflige et celle qu'on supporte. Le poing d'Aldous l'atteint au foie, repoussant dans un craquement sinistre une ou deux côtes pour lui couper le souffle. Il est sur lui, de toute sa stature, ses jambes largement ouvertes surplombant le corps recroquevillé à ses pieds au visage couvert de sang. Son nez coulait toujours, sa mâchoire aux dents intacts voulant désespérément articuler.

"Me mens pas, fils de chien."

Rien à foutre d'ses suppliques. Rien à branler qu'il s'débatte et geigne pour qu'j'le lâche. Ses putains d'cheveux virent au noir, j'le sens lutter. Pas assez. Pas assez pour la rage qui irradie d'mon corps par tous les pores d'ma peau. Pas assez pour qu'je cogne pas encore. Plus fort. Pour lui faire exploser la rate. Ou lui péter un bras. Juste pour l'entendre gémir comme un porc qu'on écartèle. Juste pour l'entendre hurler d'douleur comme j'ai pu hurler quand il foutait rien d'autre qu'me r'garder agoniser sous ses yeux. Il en mène pas large maintenant, il chiale comme un gosse en bouffant son propre sang. J'le lâche finalement et j'le laisse par terre un moment. Il a l'air d'à moitié s'évanouir. Quelle couille molle !

"Alors ... ça t'gène pas d't'astiquer l'manche sur un pauvre type enfermé qu'on défonce et à qui on démonte la gueule toute la journée, toute la nuit. Mais t'supportes pas une bonne droite ? T'es vraiment la pire des sous merdes. T'mérites pas d'vivre, fils de pute, juste d'crever comme la merde qu't'es !"

J'fais mine d'm'éloigner, juste pour prendre l'élan nécessaire pour lui balancer un coup d'pied dans l'bide. Un deuxième. Un troisième. Il est à moitié dans les vapes, groggy, il divague à moitié. Tant mieux. J'fouille dans une de mes poches et j'sors un flacon. En trois s'condes, j'suis à genoux à côté d'sa tête en biais. Il a la langue qui pend, incapable d'déglutir à cause d'sa mâchoire fracturée. J'l'attrape par les joues, j'sens sa mandibule craquer sous mes doigts. Rageusement, j'arrache l'bouchon d'la fiole avec les dents et j'le maintiens comme dans un étau pour y faire couler dans l'gosier. Il va la bouffer, j'le laiss'rais pas r'cracher. Il va la bouffer, et il va tout dire. Fils de pute ...

Il s'assure que le Mangemort a dégluti, attend le glapissement significatif pour le lâcher. Ses mains calleuses sont maculées du mélange de sang, de bave et de morve. Il se torche dans l'herbe à côté d'eux, près d'un potager de brocolis pour se débarrasser de la souillure du fils de chien qu'il regarde plein d'une haine faisant étinceler de folie ses pupilles aciers. Finalement, il s'éloigne de quelques pas et attend, s'asseyant sur la souche qui servait de billot au garde chasse. La hache est à ses pieds et il garde sa botte fermement posée sur le manche. Il fourrage à nouveau dans sa poche pour extraire une clope qu'il allume d'un geste du poignet. Il passe une paume dans ses cheveux pour remettre les mèches humides en arrière, essuie la sueur qui perle de son front et aspire frénétiquement la fumée toxique qui exorcise un moment la douleur lancinante de ses poids éraflés et l'insupportable attente avec que la potion fasse son effet. Après de longues minutes à contempler le bout incandescent de sa cigarette se consumer à chaque latte qu'il tire avidement, il repose son regard accusateur et vengeur sur le Mangemort. Sa voix est étrangement calme quand il recommence à parler. Parce qu'il sait que cette fois, avec l'usage du veritaserum, il ne pourrait plus mentir.

"J'répète ma question : est-c'que c'est toi l'immonde fils d'pute qu'était là, sans rien faire, à seulement r'garder ?"
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Zephÿr Rosenberg
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Zephÿr avait perdu la notion du temps.

Le soleil se couchait peu à peu, pour laisser place à la sombre nuit. Le métamorphomage était au sol, baignant dans ses propres crasses. Du sang, des trucs dégueulasses tout droit sortis de son nez complètement foutu, et la transpiration due au travail qu'il avait effectué, avant que tout s'enchaîne. Il se sentait vulnérable, il était vulnérable. Au sol, comme un vulgaire pantin, immobile, souffrant. Les mots prononcés plus tôt résonnent dans sa tête douloureuse, comme un écho. Tout n'était qu'écho. La voix de l'Auror résonnait elle aussi et dans son esprit, les horribles souvenirs remontaient à la surface. La tortue à laquelle il avait assisté, contre son gré. Impuissant. Il pouvait comprendre sa colère, mais pas maintenant, pas alors qu'il se faisait presque tabasser à mort. Le garde-chasse sentait que l'Auror l'empoignait, un peu plus fort encore. Il ne peut plus bouger, coincé, incapable d'articuler quoi que ce soit avec sa mâchoire complètement foutue et son incapacité à réfléchir sereinement. Lorsque l'homme au dessus de lui, l'empêchant de réagir, lui balança un énième coup, Zephÿr lâcha un cri strident, crachant du sang sur le sol, sentant s'abandonner peu à peu. Il ignora si c'était sa mâchoire qui saignait ou si c'était tout son corps. Visiblement, l'Auror avait décidé que le visage, ce n'était juste pas assez. Il n'y avait plus personne dans le parc à cette heure-là, merci pour le métamorphomage. « Me mens pas, fils de chien. » Il aimerait tellement pouvoir trouver la force de se défendre, tout de suite, maintenant. Se débattre était inutile, il l'avait compris. Quand, finalement, l'homme le lâche au sol, Zephÿr gémit de plus belle. Ce n'était pas lui contrôlait la situation, cette fois. Il était à la merci de la vengeance d'un homme détruit. La vue de Zephÿr vacillait, encore et toujours, l'inconscience risquant de pointer le bout de son nez si cela continuait ainsi. Peut-être le méritait-il. « Alors... Ça t'gêne pas d't'astiquer l'manche sur un pauvre type enfermé qu'on défonce et à qui on démonte la gueule toute la journée, toute la nuit. Mais t'supportes pas une bonne droite ? T'es vraiment la pire des sous merdes. T'mérites pas d'vivre, fils de pute, juste d'crever comme la merde qu't'es ! » Zephÿr tire un trait sur les diverses insultes qu'il avait pu recevoir en si peu de temps. Ce n'était pas la première fois et ça ne serait sans doute pas la dernière. De toute façon, il était beaucoup trop groggy pour répliquer.

Les derniers rayons du soleil s'évaporaient, tandis que les lampes du parc s'allumaient, pour éclairer un peu plus la scène entre les deux hommes. Le ciel était mauve, la nuit arrivait. Zephÿr tentait de reprendre possession de son corps, et en regardant l'homme s'éloigner, il se disait que tout était terminé, enfin. Que son calvaire avait pris fin. Il fermait les yeux, encore et toujours, pour chasser cette migraine qui propageait tout son être. Alors, quand l'Auror se retourna et le frappa de son pied droit dans le ventre, le métamorphomage n'eut le temps que de grincer des dents. La sueur perlait sur son front, et ses cheveux étaient entièrement noirs. Les coups s'enchaînèrent et le garde-chasse ne pensait plus. Il recracha du sang, mélangé à de la bile, ses cheveux en pagaille. Dans les vapes, il savait que si cela continuait, il ne tiendrait pas longtemps. La violence, il connaissait et avait vécu pas mal de choses pour savoir que lorsqu'elle prenait votre âme, il fallait la contrôler. Ce qu'il ne faisait pas. Ce que l'Auror ne faisait pas. Celui-ci s'agenouilla et Zephÿr sentit ses larges mains sur ses joues. Il empoignait celles-ci avec une telle force que le garde-chasse gémissait - du moins, c'était tout comme, avec sa mâchoire complètement déboîtée. Il sentit le bout d'un flacon au bord de ses lèvres, tandis que le contenu liquide coulait dans sa bouche, lui brûlait sa gorge sèche. Le métamorphomage tentait de lutter, intérieurement, en vain.

Encore plus groggy qu'au départ, le Veritaserum coulait dans son corps, prenant le temps qu'il fallait pour agir. Laissé sur le sol, comme une vulgaire bête, Zephÿr regardait le ciel, du moins, ce qu'il pouvait en apercevoir, sans remarquer que l'Auror s'était éloigné, sentant simplement un regard sur lui. Le sang sur son visage commençait à sécher. Il avait envie de crever, en fait. Là, tout de suite. Pour que ça se termine, pour que le passé cesse de revenir en trombe, comme ces derniers temps. Le garde-chasse entendait le froissement de l'herbe au sol, des pas. « J'répète ma question : est-c'que c'est toi l'immonde fils d'pute qu'était là, sans rien faire, à seulement r'garder ? » La mâchoire de celui étendu au sol craqua. Il gémissait de douleur, tentant de porter ses mains rougies par le sang devant sa bouche. L'effet du Veritaserum - et le fait que l'Auror lui en avait donné une très grande quantité - était tel que malgré ses blessures, malgré sa douleur, il devait parler, ouvrir la bouche. Sa voix, habituellement limpide et compréhensible, devint monocorde. « Oui. J'étais chargé d'observer les pratiques utilisées pour récupérer des informations, souvent mis à l'essai. » Les mots avaient été mâchés, dits à une telle vitesse que le sang avait coulé de nouveau. Ses gencives étaient aussi rouges que la couleur de cheveux qui le caractérisait tant. Observer une telle torture avait été l'une des choses les plus compliquées qu'il aie eu à faire de sa vie. « J'ai contacté l'Ordre dès que j'ai pu, mais c'était trop tard. » Zephÿr se tourna, dos à l'Auror, tout en grinçant des dents pour ne pas gémir de douleur lorsque ses côtes touchèrent le sol maculé de sang, de vomi, de bave. La douleur était vive, incontrôlable, indomptable. Il ferma les yeux et sombra dans l'inconscience, sa force l'abandonnant définitivement pour quelques instants.


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Aldous B. Koch & Zephÿr Rosenberg

ϟ 18 Mars 2000 - Le Parc  


Sa réponse d'merde me satisfait pas. Pas du tout. Parc'qu'elle est vraie et qu'en même temps, j'peux pas y croire. Peu importe la mission, peu importe les ordres. Comment tu peux supporter ça ? Comment tu peux t'lever tous les matins et t'regarder dans ton putain d'miroir en sachant c'qui s'passe pour un pauvre type. De ton camps. Sans rien faire. Juste r'garder et te taire. Fermer ta putain d'gueule pour maint'nir ta couverture. J'fulmine tellement qu'ma clope s'éteins plus vite et qu'j'dois en rallumer une. Il est dans les vapes maintenant, c'fils de pute. Compte sur moi pour pas l'laisser pioncer. J'sors ma baguette et j'la pointe sur sa gueule en morceau. Pour une fois, j'articule l'sort entre mes dents serrées sur l'bâton d'nicotine. Endoloris. La douleur va l'réveiller, vue la fureur dans mes tripes quand j'lance l'Impardonnable. J'bouge pas d'ma souche. J'sais qu'si j'me lève et qu'je r'commence à cogner, agent double pour l'Ordre ou pas, j'vais l'tuer. J'regarde son pauvre corps en miettes s'tordre et s'contorsionner dans tous les sens avant qu'il s'remette à braire.

"J'ai pas fini d'parler, fils de pute. J'ai t'nu deux mois. Deux putains d'mois dans c'cachot puant et froid. Tu crois qu'j'vais t'laisser t'évanouir au bout d'deux minutes ? Tu rêves là. Apprend à lutter, immonde bâtard, apprendre c'que c'est qu'devoir te battre pour ta vie de merde !"

Il a la voix plus cruelle et plus torve que jamais. Il ne le regarde même plus comme un homme. Son aveux est encore plus innommable et insoutenable de traîtrise que s'il avait véritablement agi par conviction. Pour Aldous, il faisait preuve d'une lâcheté sans pareil, d'une couardise qui ne tenait aucune comparaison, d'une ignominie plus vile encore que celle de ses ravisseurs. C'était une excuse de traître, une raison pour justifier une perversion plus grande et plus insoutenable qu'il est possible de l'imaginer. L'Auror respire si fort que sa cage thoracique s'en déforme et que ses poumons lui compriment les côtes douloureusement. La justification du garde-chasse avant qu'il ne s'évanouisse lui faisait perdre les pédales, et les remparts restant de son esprit qui refusait de céder à la folie venaient d'imploser. Sa rage n'avait plus de limites, plus rien pour la contenir, plus rien pour l'empêcher de devenir un brasier dévastateur qui annihilerait toute forme de vie alentours. Alors il attend. Il attend que les borborygmes sans queue ni tête du balafré reviennent derrière les hurlements et les vomissures de sang et de bile. Il attend davantage encore pour que le sortilège lui cause la même souffrance qu'une centaine, un millier de pointes d'acier qui s'enfonceraient en même temps au creux de ses os.

"Qui t'a donné l'ordre ? De qui venait la mission ? A qui tu faisais tes putains d'rapports ? HEIN ? Réponds fils de chienne ! Qui t'a ordonné d'rester là, bien sagement, pendant deux putains d'mois sans rien faire ? Qui est responsable d'ça ? PARLE, ORDURE !"
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Zephÿr Rosenberg
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L'inconscience.

Ce sentiment désagréable d’un simple endormissement, alors que nous étions conscients il y a à peine quelques secondes. Plus aucune perception de la réalité, une impression de rêve. Étendu sur le sol, Zephÿr ne sentait plus son corps. Il ne sentait plus rien du tout, à vrai dire, en dehors d’une brise légère sur son visage. Il n’avait plus l’impression d’être encore sur le sol, près de la cabane qu’il avait réaménagée, couvert de blessures. Il aimerait pouvoir rester ainsi pour toujours. Inconscient, en dehors de tout ce qu'il se passait autour. Comme si plus rien ne comptait, comme si tous les événements survenus ces dernières années n'était jamais arrivés. Plus de gosse à charge, plus d'agent-double, juste le Zephÿr d'antan. Comme s'il s'en allait, pour un voyage sans retour.

Puis, tout explosa. Ses yeux noisettes s'ouvrirent, écarquillés, prêts à sortir de leurs orbites. Il hurla. Il hurla comme jamais, la douleur passant au travers de sa mâchoire pétée, qui craquait de nouveau, inlassablement. Son corps convulsait au rythme de ses cris, tandis que le sang coulait de nouveau de sa bouche entrouverte. Les larmes perlaient de ses yeux rougis, incontrôlable, tant la douleur était immense. Le métamorphomage sentait son corps l'abandonner, encore, à la merci de l'Auror qui semblait vouloir lui faire payer son silence. La détresse de ses cris auraient sans doute pu alerter quelqu'un s'il le parc n'était pas absolument vide, vu l'heure. Le soleil n'était plus que simples rayons dans l'horizon. Zephÿr n'en pouvait plus. Il voulait que cela cesse, qu'il sombre loin, dans la mort. A trente-cinq ans, jamais il n'avait pensé recevoir un sortilège impardonnable, jamais. Le garde-chasse avait l'impression qu'on lui arrachait ses tripes, sa chair, comme un vulgaire animal. Cela semblait durer des heures. Interminable. « J'ai pas fini d'parler, fils de pute. J'ai t'nu deux mois. Deux putains d'mois dans c'cachot puant et froid. Tu crois qu'j'vais t'laisser t'évanouir au bout d'deux minutes ? Tu rêves là. Apprend à lutter, immonde bâtard, apprendre c'que c'est qu'devoir pour ta vie de merde ! » Zephÿr entendait à peine ce que l'Auror disait, la douleur prenant possession de corps et de son esprit, de ses sens. Au milieu des cris, il cracha de nouveau de la bile, mélangée au sang, presque sur lui tant son corps convulsait. Sa respiration était lourde, sa vision était floue. Il voulait mourir, là, tout de suite. Il n'avait plus la force de continuer. Depuis qu'il était arrivé ici, il avait l'impression de voir toute sa vie chamboulée. Le retour de son frère. Son amour obsessionnel pour Zirwya. Ce nouveau métier. La garde plus intensive du gosse qu'il avait charge. Puis là, la pire des violences se défoulait sur lui. Il ne tiendrait plus très longtemps comme ça. Impuissant face à la rage de cet homme, il allait finir par se laisser faire, se taire. Quand, après des minutes de souffrance extrême, la douleur s'arrêta brusquement, le métamorphomage était sur le dos, ses ongles enfoncés dans la terre au sol. Les yeux grands ouverts, il respirait avec difficulté. Jamais il n'avait pensé qu'une telle souffrance était possible. Jamais il n'aurait pensé subir un jour ce sort, qu'il avait vu être lancé sur trop de gens à son goût. Voir la douleur, c'était une chose, la vivre, une autre.

« Qui t'a donné l'ordre ? De qui venait la mission ? A qui tu faisais tes putains d'rapports ? Hein ? Réponds fils de chienne ! Qui t'a ordonné d'rester là, bien sagement, pendant deux putains d'mois sans rien faire ? Qui est responsable d'ça ? Parle, ordure ! » Zephÿr donnerait n'importe quoi pour se taire et se laisser crever. Il s'obligea pourtant à se tourner sur le dos, le regard vide, respirant fort. Gémissant. Le Veritaserum coulait encore dans son organisme. Il était obligé, obligé de répondre, forcé par la potion. Il fixait le ciel, à peine conscient de son état, la voix toujours monocorde. « La mission venait indirectement de Albus Dumbledore. Mon premier rapport a été fait à Mondingus Fletcher, ainsi que les suivants. Il a été prouvé plus tard qu'il n'a pas transmis tous mes rapports. » Le garde-chasse avait du mal à parler, et avait dû faire une pause. Il s'empêchait de se laisser repartir dans les vapes, ayant la crainte que l'Auror utilise de nouveau un des sorts interdits. « J'ai exécuté un Serment Inviolable lorsque je suis devenu agent-double, avec Sebastian Wilson, un membre de l'Ordre chargé de trouver de nouvelles recrues. Les clauses étaient de ne jamais dévoiler ma couverture, qu'importe la situation, qu'importe si la vie de quelqu'un était en jeu. » Il ignorait pourquoi, mais les larmes coulèrent sur ses joues tandis qu'il avait des images affreuses en tête. Il fixait l'Auror, qui pourtant, venait presque de le battre à mort, qui venait de lui faire vivre les minutes les plus horribles de sa vie en lui lançant le Doloris. « Je suis désolé. » Il avait lâché les mots avec peine, bafouillant. Il ne pouvait rien faire d'autre. Rien faire d'autre à par s'excuser.


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