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(maddox&ielena) J'entends des voix

Maddox Berkeley
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Élève de Serdaigle
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Maddox & Ielena
J'entends des voix
Après avoir obtenu l’autorisation de courir dans le parc en début de soirée, Maddox se sentit revivre. Ces derniers temps, avec les nouvelles règles mises en place, il avait souvent été privé d’exercices en plein air et il se sentait frustré. Il avait besoin de respirer l’air extérieur pour se détendre. Il avait déjà passé trop de temps enfermé et quand on avait fermé les portes du château et qu’on lui avait collé un professeur ou un auror aux basques, il eut l’impression de perdre ses libertés. Bien sûr, ça n’était en rien comparable à ce qu’il avait vécu à Azkaban, mais c’était un début. Poudlard, c’était avant tout la liberté. Mais ça, c’était avant . Le temps n’était pas mauvais, il faisait frais, mais pas une trace de pluie. Le jogging fut agréable. Il aimait se retrouver seul, courir et arrêter de penser. Et c’est ce qu’il fit. Ne plus penser à rien était un luxe qu’il ne pouvait pas souvent se permettre. Il avait toujours tendance à trop réfléchir. Le Serdaigle fit plusieurs fois le grand tour du parc sans regarder l’heure. Le soleil avait complètement disparu quand il décida qu’il était temps de s’arrêter. Hors de souffle et transpirant, le brun marcha lentement jusqu’aux vestiaires du terrain de Quidditch. Sur le chemin, il leva les yeux vers le ciel en essayant d’apercevoir les étoiles. Courir à la nitescence du clair de lune était ce qu’il avait toujours préféré, mais il y avait un couvre-feu à respecter. Il jeta un coup d’œil à l’heure, il lui restait environ une heure avant le repas et le fameux couvre-feu qui suivait. Après un jogging, Maddox venait toujours prendre une douche tranquillement pour se détendre. En dehors des entrainements de Quidditch, les vestiaires étaient souvent vides. C’était encore le cas aujourd’hui. Le garçon entra sans faire trop de bruit dans la pièce. Toujours plus ou moins éclairée par la magie, il retrouva l’endroit comme il l’avait quitté la dernière fois. L’élève de Serdaigle alla vers un casier et l’ouvrit. Il en sortit un sac. Un de ses seuls amis proches faisait partie de l’équipe de Quidditch de Serdaigle et lui avait laissé une petite place dans son casier. Quand il ouvrit son sac, il eut la surprise de trouver une serviette différente de la sienne. La sienne était habituellement aux couleurs de sa maison, mais celle-ci avait une multitude de petites licornes brodées. Son ami ne manquait pas d’humour. Maddox eut un sourire aux lèvres. De toute façon, personne ne verrait sa serviette, il était seul. Alors peu lui importait qu’elle soit bleue ou rose bonbon. Du moins, il pensait être seul.

Maddox retira ses vêtements un à un et les plaça dans un panier à côté de la cabine de douche. Au-dessus, il mit sa serviette pour pouvoir l’attraper dès qu’il avait terminé. En jetant un coup d’œil vers la cabine, il se souvint des mots que sa mère avait eus avant sa première rentrée : N’oublies pas d’utiliser les claquettes de douche que je t’ai acheté. Bien sûr, comme tout le monde, il ne les avait jamais utilisées. Il n’avait pas envie qu’on se moque de lui. S’il les avait emportées dans sa valise la première année, il les avait cachées dans son placard par la suite et ne les avait plus jamais emmenées à Poudlard. Une fois complètement nu, Maddox entra dans la cabine de douche. Il commença à faire couler l’eau au moment même où il crut entendre quelque chose. Il coupa tout de suite l’arrivée d’eau. Il aurait juré avoir entendu des pleurs. Pourtant, il était persuadé d’être seul. Est-ce que j’entends des voix maintenant ? Mais à ce moment-là, il entendit quelqu’un renifler. Et plus bizarrement encore, il lui semblait être en présence d’une fille. Maddox plissa les yeux et posa ses mains contre la paroi de la douche. Puisqu’ils étaient dans le vestiaire des garçons, était-ce possible que le son résonne par les tuyaux des douches du vestiaire des filles jusqu’à là ? Il était assez doué en mathématiques pour savoir qu’une telle hypothèse était peu probable. S’il avait entendu une autre sorte de bruit, il aurait pu avoir peur et sortir immédiatement de la douche, mais des pleurs, c’était assez innocent. Tenté d’ignorer ce qu’il venait d’entendre et de poursuivre sa douche, il se hasarda au final à interpeller cette personne. Si on ne lui répondait pas, il saurait alors qu’en effet, il entendait des voix et qu’il allait bientôt devoir penser à consulter l’infirmière. Après s’être éclairci la gorge, il s’exclama doucement : « Est-ce qu’il y a quelqu’un ? » Lâche de nature, il avait fait des efforts pour se manifester. Le bruit de l’eau avait déjà dû informer cet élève qu’il, ou elle, n’était plus seul et faire le plus gros du travail. S’il n’obtenait pas de réponse, il reprendrait sa douche là où il s’était arrêté. « Je deviens fou ma parole… Et en plus, je parle tout seul. » Lâcha-t-il tout seul avant de poser sa main sur le robinet pour activer à nouveau l’eau.
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Ielena S. Dimitrova
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MaddoxBerkeley & Ielena Dimitrova

Un pas, puis un recul. Des portes de l'infirmerie détale désormais la silhouette longiligne d'un corps sur lequel triomphe la culpabilité dans tout ce que ses gloires ont de plus cruel. Comment cela avait-il pu seulement arriver ? Comment cela avait-il pu LUI arriver ? La vision de l'homme occupant son cœur étendu dans un lit, paupière closes, la glace d'effroi, la poussant à revivre malgré elle chacune des minutes de cette nuit de terreur et de celle, avant cela, les ayant conduits dans les tréfonds de la Forêt Interdite. Du sang, un baiser horrifique. Des larmes et enfin une lueur d'espoir dans les bras d'un Teodor Azarov lui faisant jurer de suivre sa voie si elle souhaitait véritablement s'en sortir. Et Merlin savait comme elle le voulait. Le règne des Dimitrov, pesant sur sa vie jusqu'à la pousser au bord d'un invisible précipice, elle n'avait plus su user de raison. Suivre Teodor, était ce qu'elle savait faire de mieux, croyant en lui plus qu'elle ne croyait en Dieu. Voilà où tout cela les avaient conduits. Voilà comment, en dépit de tout l'amour étouffant qu'elle se pouvait éprouver à son égard, Ielena Dimitrova s'était subitement rendue coupable d'un presque homicide, tout involontaire ait-il pu être. Alors, tout tourne autour d'elle et lui pèse. L'air est étouffant, irrespirable, plein de cette humidité britannique qu'elle exècre par chacun des pores de sa peau. Que lui importe le couvre-feu et les nouvelles lois, en ce début de soirée, témoin des jours se rallongeant, le ciel est encore clair et ce château tout entier semble lui pointer du doigt la faute dont elle s'accule pleinement. Marcher. Courir. Rien de ses activités favorites ne lui redonnent contenance à présent. Elle insiste, se fond dans le vert du parc de Poudlard pour mieux y trouver un endroit où crier à plein poumons cette détresse innommable la prenant en tenaille. Tout promettait d'être si doux en ces lieux. On le leur avait juré, elle l'avait tant entendu. Loin des murs sombres et étroits de Durmstrang, les natifs des contrées Nordiques trouveraient la paix, un renouveau, ainsi qu'une sécurité qu'aucun autre établissement ne saurait mieux prodiguer que celui-ci. Erreur. Le mal était là, partout. Dans cette épidémie qui continuait et décimait tout ce que leur condition sorcière produisait de magie, dans les incompréhensions culturelles entre ces trois mondes qui se devaient désormais de cohabiter et jusque dans sa propre vie. Non, rien n'avait changé. Loin de Durmstrang, le joug des Dimitrov lui semblait plus terrible encore que nombre de regards qui, se pouvant la protéger autrefois, n'étaient plus et Andreï notamment, avait fait montre d'une ténacité redoutable pour imposer tout son être à celle qui ne savait plus vraiment désormais si elle avait vraiment été un jour sa sœur. En ce monde, ne restait donc que les deux enfants Azarov pour lui tenir lieux de repère. L'un étendu dans un lit, l'autre le veillant jour et nuit, elle était seule à présent. Seule avec ce fardeau destructeur sur la conscience que d'avoir pu blesser celui qui s'était, une vie entière, donné tant de mal à la relever. Quant à Katarina... Affronter sa meilleure ami ne faisait pas partie pour l'heure des actions lui semblant envisageables. Elle s’effondrerait. Elle la perdrait, sans doute pour toujours. Comment se résoudre dès lors à affronter une existence dans laquelle le peu que l'on possède vous a été retiré ? Comment l'accepter, quand cette déchéance n'est que le fruit de vos propres actions ?

Désormais perdue à l'entrée du terrain de Quidditch, Ielena s'effondre. Ielena étouffe. Il y a là dans sa gorge quelque chose qui voudrait hurler, quelque chose de pesant, abrutissant tout son être et qu'elle voudrait expulser sans pouvoir malgré tout y parvenir. Le vent qui se lève, s'en vient la mordre plus qu'il ne la console de sa tourmente et ce froid qu'elle aimait tant à retrouver, désormais, lui semble un ennemi redoutable s'en venant la faire frissonner, glaçant son corps dans son propre immobilisme. Au-dessus d'elle, ses grands yeux plantés dans l'immensité, les lueurs du jours s'estompent, donnent au ciel sa couleur la plus douce mais même cet ami de toujours, alors, lui semble d'une tristesse infinie. Quelques gouttes, fines et froides, viennent se mêler à ce tableau pitoyable qu'elle rend. La chose dans sa gorge a grossi, forme quelque chose qui bientôt s'en vient lui couper la respiration. Elle inspire, en vain. Tout cet air qu'elle avale ne lui rend rien et agite son cœur de palpitations lui striant les tympans. Il faut que cela cesse, qu'elle se lave du péché. Qu'elle s'agite à se défaire de cet état d'abattement qui ne fera rien avancer. Bats-toi, mais elle n'est même pas capable de se lever de ce sol mousseux la tâchant de moiteur. Le vent se calme et la pluie cesse. Ils ne sont venus là, semble-t-il, que pour mieux frigorifier son corps, le salir physiquement de tout le fiel qu'elle recueille en son être. Tremblent ses membres lui faisant esquisser de premiers mouvements de retraite, elle ne veux pas retourner au château. Ni dans cette Grande Salle toujours surplombée de trop de monde, ni dans la chaleur doucereuse de ces cuisines où l'ombre d'Andreï et l'odeur commune de leurs sangs semblaient régner encore. Pas moyen de retourner dans la Salle Commune non plus, elle s'y trouverait forcément confrontée à sa meilleure amie à cette heure du soir précédent le repas. Une bourrasque s'en vient qui lève ses jupes et gifle ses joues. La Dimitrova, sans vraiment l'avoir réalisé s'est redressée sur ses jambes, longeant désormais les hautes barricades formant les gradins du terrain d'un pas lent et désordonné jusqu'à se trouver arrêtée dans sa lancée par l'infrastructure des vestiaires. Un temps d'arrêt, puis une idée nouvelle que lui inspire son corps grelottant : ses mains tournent les poignées. L'une résiste. L'autre cède. Dès lors ses yeux se posent sur un décor inconnu, celui d'un couloir étroit divisé en deux par la présence d'un long banc de bois dévisageant des casiers ci et là. Dans un renfoncement de la pièce, des coffres sont empilés qu'elle reconnaît comme ceux contenant les précieuses balles, propres au sport favoris des sorciers. Un détour, elle passe sans rien remarquer de la petite pièce où un grand tableau témoigne encore de quelques tactiques maladroites que les derniers occupants des lieux ont omis d'effacer, jusqu'à tomber sur l'objet de ses convoitises. Alignées en rangs d'oignons, cinq cabines trônent en reines dans un éclat que ravive le carrelage des murs et du sol. Quelques porte-manteaux, quelques casiers, encore un banc. Un véritable luxe que cet endroit dédié au réconfort des sportifs de l'école, dont Teodor Azarov fait parti. Un revers, puis un recul. Il faut que cesse la tourmente ! Qu'elle cesse de ne penser qu'à lui, qu'à sa blessure. Teodor est blessé, mais Teodor ira mieux. Teodor lui a donné des consignes, elle les avaient respectées religieusement, à la lettre, s'en damner était désormais inutile. Elle n'en croit rien pour autant, sentant son ventre se crisper plus encore dans cette vaine tentative de mauvaise foi appuyée. Dès lors, ses mains se mettent en quête d'éléments dont elle ne dispose pas elle-même. Un savon, une serviette. Le tout se trouve avec une facilité déconcertante au hasard des casiers sans verrous, l'indiscrétion de son geste lui important peu, ses vêtements rejoignent l'antre métallique dont elle a dérobé le contenu.

L'eau coule. Autour d'elle, l'air bientôt se mue en buée et les notes fleuries de la mousse ondulant sur ses courbes s'en viennent la bercer. Le rituel d'une toilette qu'elle exécute quotidiennement sans même y avoir jamais prit de plaisir s'en devient alors une délivrance. L'eau chasse le froid. L'eau chasse le mal. Sur ses bras, à l'orée entre de sa cuisse, quelques bleus recueillis de la main de son bourreau lui semblent s'estomper. Plus l'air se gorge de vapeur, plus elle semble respirer de nouveau, là où l'exercice se devrait de se compliquer. Du plus opalin des blancs, sa peau frémissante se rosie et pourtant, Ielena tremble. Elle n'a plus froid. Elle ne pense plus. Elle n'en tremble que davantage, sentant le monstre en sa gorge prêt à bondir et alors que ses doigts frôlent cette tâche de naissance en forme de croissant de lune qu'elle porte à la nuque, l'évidence se forme et la bête rugit. Sous le flot de la douche, ses premières larmes tombent sans qu'elle ne les ai même senti venir. Les suivantes se transforment dès lors en gémissements, puis en un véritable cri de douleur qu'elle éjecte avec force, expulsant pour la première fois depuis l'incident les affres de son malheur à la figure d'un lieu désert, à la vue d'une eau brûlante qui seule sans vient l'enlacer pour la réconforter face au séisme. Le contrôle a disparu, la douleur seule maîtresse de son acte, Ielena se purge. Ielena de nouveau respire, rugissante de vie dans cet abandon de soi qu'elle opère. Son corps lavé physiquement, ses larmes alors rincent le reste de souillure dont elle se sent trop fardée. Ainsi agit-elle durant de longues minutes, jusqu'à pouvoir enfin se calmer. Jusqu'à respirer pleinement. Vide, Petite Dimitrov est terrassée de fatigue et ne coupe l'eau que pour mieux se laisser glisser le long de la paroi opaque et embuée de sa douche. Plongeant son visage dans ses bras, ses genoux amenés à son front, son état la rend sourde aux bruissements extérieurs, la rend indifférente à la gêne que se trouve sa longue chevelure noire et ruisselante s'éparpillant autour d'elle. Si la démesure de sa détresse s'est largement estompée, quelques sursauts n'en viennent pas moins agiter la fin du chagrin, mais rien ne la percute plus pour l'heure que ce bruit d'eau, si proche, trahissant la tranquillité de son havre. Redressant le visage, elle tend l'oreille pour ne plus rien percevoir et croit avoir rêvé un instant. Sans doute avait-elle confondu ce bruit avec celui des évacuations d'eau ; Une voix s'élève, la détrompe. « Est-ce qu'il y a quelqu'un ? »


La voix est masculine, suave. Elle ne la connaît pas et se tend un instant dans l'incompréhension de la situation, se demandant par dessus tout si elle avait prit garde en entrant, malgré sa confusion, à la division des genre autorisés pour ces lieux. La mémoire se met au travail sans grand résultat. Elle n'avait rien vérifié, ne se contentant que d'entrer là où elle le pouvait. Alors, toute la silencieuse, c'est avec une once de surprise qu'elle perçoit cette voix chaude de nouveau, commentant pour elle-même qu'elle entendait des voix tandis que la robinetterie se remettait en branle. Que faire ? Sortir en douce, se rhabiller le plus vite possible et partir sans demander son reste ? En temps normal, rien ne lui aurait sans doute sembler plus logique. Que viendrait-on à penser d'elle, si elle se trouvait comme elle le pressentait dans un vestiaire destiné aux hommes ? La réponse se tire d'entre ses lèvres avant même qu'elle n'ai eu le temps de réaliser la prononcer à voix haute, d'un ton timide, encore coupé par les larmes versées.


« L'autre vestiaire était fermé. Je pensais pas que quelqu'un viendrait. »


Gifle mentale. Pourquoi se mettait-elle à parler à ce type, sans doute aussi nu qu'elle ne l'était elle-même, à travers sa propre cabine ? Était-elle devenue folle ? Était-elle vraiment si désespérée de pouvoir parler à quelqu'un qu'elle s'en venait à trahir tout ce que la bienséance de ses usages lui avaient inculqués ? Dans l'instant, sa pudeur n'a plus lieu d'être. Elle s'en moque. Sa vie qui n'avait déjà que bien peu de sens a tout perdu de sa matière en l'espace de quelques maigres jours, alors s'attarder à parler à un parfait inconnu dans la position la plus gênante qu'elle ai jamais eu à expérimenter n'était sans doute, à présent, qu'un bien moindre mal.





©Aloysia




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Maddox Berkeley
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Maddox & Ielena
J'entends des voix
Après avoir cru entendre des pleurs féminins, Maddox avait coupé l’eau de la douche où il venait à peine d’entrer. Ces pleurs lui semblaient proches, plus proches qu’ils ne devraient l’être pour une fille. Pensant être seul jusque-là, il préféra vérifier en demandant à tout hasard s’il y avait quelqu’un d’autre dans les vestiaires. Sans réponse à sa question, le né moldu s’inquiéta à présent d’entendre des voix. Comme si sa tête ne lui jouait déjà pas assez de tours, il pouvait maintenant écrire sur la liste de ses nombreuses tares qu’il entendait des voix comme Jeanne d’Arc. Maddox reprit alors le déroulement normal de sa douche en faisant couler l’eau chaude. Toutefois, à peine quelques secondes plus tard, il ferma à nouveau le robinet. Cette fois, il ne rêvait pas. Il y avait bien une fille dans la cabine voisine et elle s’adressait à lui. « L'autre vestiaire était fermé. Je pensais pas que quelqu'un viendrait. » Avoua timidement l’inconnue. La jeune femme semblait toujours être en train de pleurer, ses mots étaient emplis d’une émotion qu’elle ne pouvait dissimuler. Comme d’habitude, Maddox se posa beaucoup de questions. Pourquoi était-elle là ? Qu’avait-elle ? Pourquoi pleurait-elle dans une cabine de douche ? Mais le brun n’était pas censé se trouver dans ce vestiaire non plus. Il ne la jugeait pas. Le Serdaigle hésita alors sur ce qu’il était censé faire par la suite. Devait-il quitter la douche en premier ? Il préféra d’abord la rassurer sur sa présence dans le mauvais vestiaire : « Tu sais, je ne suis pas censé être là non plus… je ne suis pas dans l’équipe de Quidditch. Si ça peut te rassurer… je crois que personne d’autre ne devrait arriver. » Maddox posa sa main contre le mur. De l’autre côté, il y avait cette fille qu’il ne connaissait pas, il aurait dû être méfiant, nerveux, comme il l’était habituellement avec ceux dont il ignorait l’identité, mais ce n’était pas le cas. C’était peut-être la fragilité qu’il entendait dans sa voix, ou bien simplement ce mur entre eux, qui ne signifiait pourtant rien. Ils étaient si proches et si vulnérables que quelques secondes suffisaient à l’un pour rejoindre l’autre s’il n’avait aucune pudeur. A cette pensée, Maddox hésita à attraper sa serviette et à l’enrouler autour de sa taille. Mais il ne le fit par parce qu’il sentait qu’elle n’était pas là pour l’embêter. Il sentait qu’elle n’avait pas envie qu’il la voie pleurer. Il sentait qu’elle aurait voulu être seule. En tout cas, lui, s’il se mettait dans cet état, c’est ce qu’il aurait souhaité.

« Si ça ne t’embête pas, je vais terminer de prendre ma douche… et je te laisserai tranquille. Tu peux rester là… je ne dirai rien à personne. » La rassura le Serdaigle. Maddox posa à nouveau sa main sur le robinet, mais ne fit pas couler l’eau immédiatement. Il se mit à réfléchir un peu plus, avant d’ajouter quelques mots : « Ou je peux partir maintenant… si tu préfères. » Il ne tenait pas à rendre la jeune fille mal à l’aise. Il ne voulait pas non plus la faire partir, elle était là avant lui et semblait avoir vraiment besoin d’un endroit où se cacher et où se laisser aller à ses émotions. Lui mieux que personne pouvait comprendre qu’on avait parfois besoin d’être seul. Il pourrait très bien patienter pour sa douche et la prendre dans sa salle commune. Sans attendre de réponse, finalement, il continua à parler. Parce qu’il avait peur de n’avoir face à lui qu’un silence gênant. « Ça ne me regarde sans doute pas… mais si tu as envie d’en parler… tu peux te confier à moi. » Se confierait-il à un inconnu si on le lui proposait ? Il n’en était pas certain. Si elle refusait, il ne se vexerait pas. Il comprendrait. Il n’insisterait pas non plus. Si elle lui demandait de partir, il se rhabillerait sur le champ et quitterait les lieux en silence. Si elle se mettait à parler, alors il l’écouterait et ferait de son mieux pour tenter de l’aider à arrêter de pleurer. « Ça te ferait peut-être du bien d’en parler à quelqu’un. » Termina-t-il avant d’attendre une réponse, qui lui permettrait de déterminer ce qui se passerait dans les prochaines minutes de cette soirée déjà bien particulière. Maddox se demanda alors qui cette fille pouvait être. Il ne reconnaissait pas sa voix, elle ne devait pas être de la même année que lui. Mais au final, était-ce réellement important de le savoir ? Peu importe qui elle était, le né moldu ressentait le besoin de l’aider, comme s’ils avaient été mis dans la même pièce dans ce but, comme si l’aider elle lui permettrait de s’aider lui-même à aller mieux.
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Ielena S. Dimitrova
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MaddoxBerkeley & Ielena Dimitrova

A la peur de percevoir de l’autre côté du mur un reproche, une moquerie, s’en vient bientôt le soulagement à l’entente des mots de cet inconnu bienveillant. Lui non plus n’avait rien à faire là après tout, ni lui, ni elle ne faisant parti de l’équipe de Quidditch, mais ils étaient là pourtant, l’une au désespoir, l’autre trahissant d’une inexplicable douceur dans les mots qu’il lui offrait. Douceur appliquée avec tant de précaution que la Gryffondor manqua un battement en l’entendant lui expliquer qu’il allait simplement poursuivre sa douche, peut-être même partir de suite si elle le souhaitait et c’est ce qu’elle aurait voulu, sans nul doute, en bien d’autres circonstances. Pourtant, sur l’instant, la simple idée qu’il puisse partir décuple la peur, décuple le chagrin. Ne pars pas, cri son esprit en silence à l’adresse de celui que sa présence devait mettre bien mal à l’aise. Elle était ridicule. Tout simplement ridicule à ainsi mendier sa présence, comme s’il n’existait en ce monde aucune autre solution que celle-ci pour apaiser la tempête en son for. Reste. Ne me laisse pas. Se recroquevillant un peu plus sur elle-même, la Dimitrova se retint de gémir à nouveau, coupable de soumettre cet inconnu à la bonté, mais de cela, elle avait besoin. Maintenant. Forte en toute autre occasion, se complaisant à toujours renfermer ses douleurs, c’était à présent sa propre survie que le chagrin menaçait de rompre, alors, Ielena s’en vint choisir l’égoïsme là où l’autre donnait si généreusement, au point de s’interrompre pour lui assurer qu’en sa présence, elle pourrait parler. Il ne la connaissait pas après tout. Dans cette école grouillante d’étudiants et de professeurs, seul son accent slave et ses « r » trop roulés étaient en mesure de trahir sa provenance de Durmstrang, mais là encore, elle pouvait être n’importe laquelle de ces filles, son identité resterait sauve. Comment expliquer pourtant cette pointe de culpabilité, à l’idée de déverser son propre poids sur les épaules de cet homme au-travers du mur ? Pire, par-delà sa propre identité, elle-même ne connaissait rien de la sienne. Sur qui tomberait-elle encore ? Ce bienfaiteur du soir ne deviendrait-il pas son bourreau le lendemain ? « Si tu as envie d’en parler… Tu peux te confier à moi. »

Combien cela allait-il lui coûter ? En ce monde, la seule véritable leçon qu’elle avait su prendre était que la gentillesse des autres n’était jamais gratuite. Au mieux était-elle intéressée, comme l’était la prétendue amitié qu’avaient pu lui porter nombre d’étudiants au temps de Durmstrang. Se confier. A lui. A lui qui n’était rien ni personne pour elle, à lui qui ne savait rien de sa personne, pas même son nom. A lui dont elle ne savait rien non plus par ailleurs et cet anonymat, soudain, avait tout d’apaisant. « Ça te ferait peut-être du bien d’en parler à quelqu’un… »

« Peut-être, oui. »

Se confier, oui, mais par où commencer ? Comment expliquer brièvement et sans trop de détails à un parfait inconnu les terribles sévices infligés par son frère, comment ces derniers l’avaient poussée à vouloir apprendre la magie noire pour s’en venger et comme elle avait blessé, par mégarde, l’homme qu’elle aimait par ce biais. Seule la colère de Katarina semblait encore une histoire assez banale pour être racontée sans pudeur, mais cela ne ferait pas avancer les choses. Elle savait, parce qu’elle s’était elle-même répété ces mots cent fois, qu’il lui répondrait que le mieux à faire était de s’excuser, de faire preuve d’honnêteté envers son amie et que tout irait mieux ensuite. Elle lui pardonnerait forcément, parce qu’il s’agissait là d’une évidence que seul les ignorants d’une situation plus complexe pouvaient formuler. Elle n’avait pas besoin de cela. Ni de phrases toutes faites, ni de complaisance désabusée, mais quant à savoir ce qu’elle souhaitait véritablement entendre, la question s’en restait en suspens. Alors, chaque terme pensé s’efface en son esprit. Andreï, Teodor, Katarina, tous disparaissent et parle son cœur au nom de tout ce que ces mots qu’elle n’avait jamais su dire jusque lors.


« Quand je suis arrivée à Poudlard, je pensais vraiment qu’une nouvelle vie nous serait offerte. La plupart des gens de mon école sont partis parce qu’ils avaient peur de ce drôle de mal qui touchait à leurs pouvoirs mais moi… Moi je suis partie parce que c’est ce que j’ai toujours rêvé de faire. Parce que chez moi, tout est trop dur, qu’on est toujours tout seul, mais, au bout du compte, là-bas où ici, c’est pareil. Rien n’a changé et parfois je me demande même si les choses ne sont pas encore pires qu’elles ne l’étaient avant. »


Un instant au silence, rien que le temps d’un recul sur ce qu’elle venait de dire et déjà, le rouge lui monte aux joues, tirant de ses lèvres un son de pleurs approchant de nouveau et qu’elle se force de transformer en rire.

« Pardon, tu dois me prendre pour une gamine capricieuse ayant simplement le mal du pays. »


Retour au calme tandis que d’un revers de main, la Gryffondor chasse les pleurs coulant sans contrôle sur ses joues. Cette situation n’avait rien d’embarrassant quand tout aurait dû l’être.

« Je suis contente d’être ici, mais… maintenant je ne sais plus vraiment si je devrais simplement partir encore, mais plus loin, ou… Ou je ne sais pas en fait. Je ne sais pas trop quoi faire ni pour devenir quoi. Tout ce que je sais c’est ce que je ne veux pas, mais ça n’amène pas à grand-chose. »

Silence. Un temps.

« T’as pas l’air beaucoup plus vieux que moi à entendre ta voix. Tu sais déjà ce que tu veux faire plus tard. » Voici qu’elle s’en devenait indiscrète. Se coupant elle-même, elle ajouta vivement. « Tu n’es pas obligé de répondre hein ! C’était juste… Comme ça. »

Elle se prenait au jeu de l'illusion la Dimitrova.
Sans doute s’en serait-elle abstenue en sachant qui était l’homme se cachant derrière le mur les séparant.





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Maddox Berkeley
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Maddox & Ielena
J'entends des voix
« Peut-être, oui. » Répondit la voix féminine à Maddox lorsqu’il lui dit qu’elle aimerait peut-être se confier pour aller mieux. Il ne voulait surtout pas qu’elle se sente forcée de lui parler. Après tout, il pouvait repartir aussi vite qu’il était arrivé si elle lui en faisait la demande. Il patienta un instant en observant les parois de la douche. C’était frustrant de ne pas voir la personne à qui l’on parlait, mais en aucun cas il ne voulait la voir dans cet état. Il ne voulait pas non plus qu’elle le voit. « Quand je suis arrivée à Poudlard, je pensais vraiment qu’une nouvelle vie nous serait offerte. » Maddox ne fut pas étonné d’apprendre qu’elle ne venait pas de son école. Il avait détecté cet accent si particulier des élèves venant de Durmstrang, le même accent que Dimka, son camarade de dortoir. « La plupart des gens de mon école sont partis parce qu’ils avaient peur de ce drôle de mal qui touchait à leurs pouvoirs mais moi… Moi je suis partie parce que c’est ce que j’ai toujours rêvé de faire. Parce que chez moi, tout est trop dur, qu’on est toujours tout seul, mais, au bout du compte, là-bas ou ici, c’est pareil. Rien n’a changé et parfois je me demande même si les choses ne sont pas encore pires qu’elles ne l’étaient avant. » Durmstrang était si difficile à vivre ? Il n’en avait aucune idée. Dimka n’en parlait pas et il n’avait probablement pas le même ressenti qu’elle. Cette fille avait toujours voulu quitter Durmstrang. Elle n’avait pas trouvé ce qu’elle cherchait à Poudlard. Mais n’était-elle pas un peu trop dure avec cette école ? Est-ce qu’elle se sentait toujours aussi seule ? Il avait mal au cœur pour elle. Pourtant, lui-même était quelqu’un de très solitaire. Il avait quand même réussi à se faire de nombreux amis à qui il tenait beaucoup. « Pardon, tu dois me prendre pour une gamine capricieuse ayant simplement le mal du pays. » Le Serdaigle secoua la tête. Il ne s’était pas dit qu’elle était une gamine capricieuse, loin de là. Il ne jugeait pas si rapidement. Au contraire, il était triste pour elle, compatissant à sa douleur. « Pas du tout. » Répondit-il avant qu’elle ne poursuive. Il ne voulait pas qu’il y ait de malaise ou de malentendu. Il entendait toujours la jeune fille pleurer. Elle avait l’air tellement triste. Il espérait réussir à apaiser un peu sa peine. Il ignorait comme s’y prendre. « Je suis contente d’être ici, mais… maintenant je ne sais plus vraiment si je devrais simplement partir encore, mais plus loin, ou… Ou je ne sais pas en fait. Je ne sais pas trop quoi faire ni pour devenir quoi. Tout ce que je sais, c’est ce que je ne veux pas, mais ça n’amène pas à grand-chose. » Maddox avait eu du mal à trouver ce qu’il voulait faire plus tard, puis il y avait eu la guerre, il n’avait pas pu faire sa septième année, on lui avait donné ses ASPIC. Ce n’était pas réellement un cadeau pour lui, mais il avait finalement trouvé une filière qui lui plaisait et il essayait tant bien que mal de rattraper le retard qu’il avait sur les autres.

« T’as pas l’air beaucoup plus vieux que moi à entendre ta voix. Tu sais déjà ce que tu veux faire plus tard ? » Demanda la jeune femme à son voisin de cabine de douche. Maddox sourit en se demandant quel âge elle pouvait avoir, en quelle année elle pouvait être. Il savait juste qu’elle n’était pas en GISIS, il aurait déjà entendu sa voix en cours, quoique si elle n’était pas en médecine magique ou ne partageait aucune option avec lui, il l’aurait peut-être ratée. Mais comme elle déduisait qu’il était plus vieux qu’elle, elle n’était pas dans la dernière année possible à Poudlard comme lui. « Tu n’es pas obligé de répondre hein ! C’était juste… Comme ça. » Elle s’était vite rétractée. Il rigola doucement en se disant qu’elle n’avait peut-être pas beaucoup confiance en elle comme lui. Il se demandait s’il pouvait répondre à sa question sans trop donner de pistes sur celui qu’il était. Devait-il garder l’anonymat absolu ? Il ne savait pas trop à quel jeu ils étaient en train de jouer, si cela en était un. Maddox lui répondit alors : « Tu sais, c’est déjà beaucoup de savoir ce que l’on ne veut pas. Peut-être que tu devrais attendre encore un peu… tu finiras par rencontrer les bonnes personnes et tu trouveras peut-être ce que tu veux faire plus tard... » Il voulait tenter de la rassurer, il voulait tenter de la réconforter, mais il ne savait pas s’il s’y prenait bien. Elle n’avait pas l’air d’être une mauvaise personne, la chance ne devait pas encore lui avoir souri, ce n’était pas trop tard. Ensuite, il essaya de lui apporter une réponse à son interrogation : « Je ne sais pas encore exactement quel métier faire plus tard… mais j’ai trouvé une filière qui me plait, la médicomagie… Je n’ai pas choisi cette branche pour devenir médicomage à la base… plutôt pour en apprendre plus sur la médecine magique, pour me soigner… » Avait-il brisé l’anonymat ? Il venait de révéler qu’il était en médicomagie. Il n’y avait que le GISIS pour donner des cours de médecine magique, alors elle devait forcément savoir qu’il était maintenant en dernière année. Il y avait quand même beaucoup d’étudiants et elle ne les connaissait pas forcément, surtout qu’elle ne venait pas de Poudlard. « Je ne suis pas malade… enfin, je ne crois pas. Mais j’ai quelques traumatismes qu’il faudrait guérir. » Se justifia-t-il juste après, en réalisant qu’il n’avait pas dit pourquoi il voulait se soigner. Ses traumatismes ne s’étaient pas atténués avec le temps, il lui fallait un peu plus d’aide. Il aurait pu chercher de l’aide pendant l’année où Poudlard était fermé, mais il venait du monde moldu et il avait un peu coupé les ponts avec la magie, après ce qu’il avait subi. Et maintenant à Poudlard, il ne se voyait pas aller voir les infirmiers pour leur raconter ce qui lui arrivait. Il se demandait ce que la jeune fille dans la douche voisine devait bien penser de lui avec ce qu’il lui racontait. « Je ne suis pas un gars louche, t’inquiètes pas… enfin, je ne crois pas. » Il n'était pas très convaincant, mais elle n’avait pas à s’inquiéter, il ne lui ferait aucun mal, il n’était pas si instable. « Les gens ont subi des traumatismes ici… je suis sûr que tu finiras par te faire des amis, les gens finiront par guérir et par s’ouvrir… tout finira par aller mieux… » Essayait-il de la convaincre elle ou de se convaincre lui-même qu’ils finiraient tous par aller mieux ? Maddox finit par se taire, il n’était pas certain de l’aider en parlant, il espérait qu’il ne lui faisait pas encore plus de peine, avec ses mots. Il ne savait pas très bien ce qu’il racontait.
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MaddoxBerkeley & Ielena Dimitrova

Qu’il était drôle ce monde, où même face aux pires situations affrontées, une voix seule, même parfaitement inconnue, suffisait à faire se relever les Hommes. Peut-être était-ce pour cela au fond que l’espèce avait su subsister si longtemps malgré son goût de l’autodestruction. Peut-être… Peut-être était-ce pour cela qu’en entendant ce garçon parler derrière le verre d’une paroi de douche, ses larmes soudain s’étaient tues. Enfin. Ainsi, en elle résonnait un message d’espoir. Une douce lumière ravivée à grands coups de « ça ira mieux ». Demain serai un autre jour et en partant du sol où elle se trouvait, la seule direction qu’elle pouvait désormais emprunter était celle de la remontée. Et elle remontrait, l’ange russe qui bientôt troquerait la fragilité de son innocence contre une armure ; Mais cela, elle n’en savait rien encore.

« Je ne suis pas un gars louche, t’inquiète pas. Enfin… Je ne crois pas. », avait-il cru bon préciser afin de la rassurer, tirant malgré lui à la rouge et un or un rire discret, un brin moqueur, qui à lui seul chassa définitivement le chagrin et la détresse.

« Je n’en doute pas une seconde, rassures-toi. »


Non, ce qui l’inquiétait vraiment, c’était l’évocation que cet inconnu avait fait de ses traumatismes. Avait-il fait partie de ces nombreux étudiants qui, bien trop jeunes, étaient devenus malgré eux les soldats d’un champ de bataille s’étant déroulé à l’endroit même où ils se trouvaient à présent ? Avait-il perdu des proches ? Avait-il été blessé, torturé ? Parce qu’il avait écouté, parce qu’il avait su trouver les bonnes paroles pour raviver la flamme d’une lionne aux confins de l’impuissance, le désir s’en vient de le faire parler à son tour, d’éclairer ces zones d’ombres qu’il soulève partiellement, mais elle n’est pas suffisamment indiscrète, la Dimitrova, pour oser poser ce genre de questions à quelqu’un qui n’en a pas évoqué plus de lui-même. A quoi bon retourner le couteau dans la plaie ? S’il avait souhaité se confier à son tour, ce serait sans doute déjà chose faite. Elle ferait donc avec ce peu. Pour l’heure, le départ du chagrin a ravivé les frissons à sa peau, lui rappelant qu’elle se trouve ici, dans le plus simple apparat, depuis déjà trop longtemps. Entrouvrant délicatement la porte de sa cabine, son bras s’en échappa le temps de ramener à elle le drap de bain laissé non loin et qui en moins de temps qu’il n’en fallait pour le dire se retrouva autour d’elle.

« Je te remercie, pour ce que tu as fait. Pour tout. Je ne l’oublierai pas, je t’en fais le serment. »


De promesse en raison, la voici déjà qui s’extirpe de la cabine, sa longue chevelure encore humide retombant lourdement dans son dos, imbibant progressivement le tissu du pull qu’elle a passé sur sa peau. Chaque geste est exécuté en vitesse, comme une fuite complice entre eux deux. Comme un serment que cet échange ne serait pas le dernier.

« Je vais y aller… »


Un regard en direction de sa cabine. Un instant de trouble au cours duquel la curiosité de découvrir l’identité de son mystérieux consolateur se fait tel qu’elle pourrait bien balayer toute idée de pudeur pour simplement découvrir son visage. Un pas en avant ; Deux pas en arrière. Non, elle ne briserait pas le charme de cet instant. Tournant désormais le dos à cette bulle étrange qu’ils avaient construit le temps d’un instant, elle en vint à mordre sa lèvre, hésitant. Une seconde, puis une autre. Le revoir, à l’heure même de l’au revoir, s’en devient une obligation à son cœur raffermit.

« Si jamais il te prenait l’envie de me retrouver, mon nom est Ielena. Ielena Dimitrova, de la maison Gryffondor. »


Elle part.
Il reste.

Le reverrait-elle un jour ? Seul l’avenir le lui dirait ; Mais peu importait de quoi ce dernier serait fait, la voix de l’inconnue des vestiaires resterait toujours gravée en elle. Tout ira pour le mieux.



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