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A lion still has claws (Lilitos)

Lionel Lemaire
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Maison/Métier : première année en politique magique, rugit son appartenance à la maison des lions.
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Atos & Lionel
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Lionel est dans son dortoir. Il est toujours habillé, il se prépare pour aller en guerre. Si ses blessures se sont refermées, la douleur a laissé place à autre chose, à quelque chose de plus fort. Éclat de colère, la rage le brûle de l’intérieur, le consume ; personne ne percevra la fumée, mais personne ne pourra rester indifférent à l’incendie.

Il devrait être à la Grande salle en train de manger, mais il avait allégué des douleurs au cœur ; il avait donc obtenu la permission de rester dans sa salle commune. Tout le monde était au courant de son histoire d’empoisonnement, ça lui avait valu des moqueries et des sympathies. Même si certains étudiants ne cachaient pas leur admiration, il avait appris à devenir totalement indifférent. Le lion, il avait compris que le monde magique se fichait bien de lui ; maintenant, il se ficherait lui aussi du monde magique et de son entourage. Apparemment, ses sacrifices ne voulaient rien dire ; l’Angleterre était une terre de masochistes, prenant plaisir à enfoncer les couteaux dans leurs propres blessures.

Peu enchanté, le lion lance son sac à côté de son lit. Soulevant le matelas, il ressort un tas de lettres. Certaines sont jaunies, datent de plusieurs années, d’autres sont plus récentes ; il conserve tous les écrits, il est ainsi le jeune homme, il vit au travers de ses souvenirs, de ses rencontres. Parmi les lettres, il recherche un morceau de parchemin, qui serait sa plus grande arme dans les jours à venir. Le retrouvant, il le place sur sa table de nuit, non sans un sourire sournois. Bretka monte sur le meuble, le regarde avec appréhension. « Tu devrais laisser tomber ce plan. » Faisant mine de n’avoir rien entendu, le jeune homme continue de chercher au travers de sa paperasse. Il avait eu ses doutes ; maintenant, il ne reculerait plus. Ce qu’il faisait, ce n’était pas seulement pour lui ; c’était aussi pour tous les disparus que l’on n’avait pas honorés convenablement durant la marche.

Cette vengeance serait adressée au monde sorcier, dans son entièreté.

Pour s’opposer aux représailles, la couleuvre manque de mots. Désespérée, elle tente de capter son attention, de toucher son cœur, son cœur si faible, son cœur si sensible. Désespérée, elle finit par lâcher : « Ce n’est pas toi, Lionel. »

Elle a fini par l’atteindre ; ce dernier arrête ses mouvements. Il reste muet pendant quelques secondes avant de rire, un rire ironique et railleur, loin de ceux qu’on lui connaissait habituellement à lui, le gamin un peu timide, un peu râleur, mais si inoffensif. Pendant un moment, une fraction de seconde, on aurait pu voir les anciennes générations de mages noirs dont il est issu se fondre sur son visage, dans ces gestes, lui, petit héritier d’une lignée dont il ne soupçonnait même pas la puissance.

« Lionel. Lionel Loup Lemaire. C’est une belle invention. » Il y a quelque chose de froid dans les inflexions et dans le dégoût qui teinte chacun de ses mots. Son prénom ne veut rien dire. Il en a conscience maintenant plus que jamais. Observant les lettres écrites à sa mère, il peine à cacher le tremblement de ses mains. « Lionel Lemaire, il n’existe pas. Ce n’est qu’une invention née de l’esprit de deux pauvres dames qui ont offert un lion en peluche à un orphelin. Lemaire est une revendication d’un couple qui a toujours voulu avoir un enfant. Il faut voir les choses en face. Je ne viens pas de Clermont et je ne sais même pas si je viens de Paris. »  Lionel ne savait rien sur lui. Il avait passé son existence à vivre dans le regard des autres et à accepter chacun de leurs choix, à subir chacune de leurs décisions. Maintenant, il ne pouvait plus faire ça. Il avait perdu Samuel, il avait perdu Charlotte, doucement, il perdait Adélaïde.

« Avant de prétendre me connaître, attends au moins de savoir qui je suis. » Son sang bouillonnait au travers de ses veines, il avait de la difficulté à voir clair. Jamais il n’avait ressenti une telle colère et étrangement, jamais il ne s’était senti aussi bien. Comme sur un nuage, il comprenait, il comprenait que tout prendrait un sens quand son agresseur tomberait au combat. Il comprendrait bientôt qu’il aurait dû le tuer plus tôt. Le lion avait échappé à la mort ; maintenant, ce serait à elle de fuir loin de lui.

« Prince de Serpentard. » crache Lionel. Il relit la lettre qu’il avait reçu à l’infirmerie, la lettre sur laquelle se trouvaient des excuses et des larmes de crocodile. « A. A comme Atos. » Bretka se voulait rassurante ; elle tentait encore de le ramener à la raison. Lionel reste pourtant de marbre. N’était pas venu le jour où Leiden s’excuserait de ses gestes. Quelqu’un d’autre avait pris l’initiative à sa place. Quelqu’un qui voulait du bien à la petite mort.

« A comme Adélaïde. » se contente-t-il de répliquer. « Je l’emmerde, Adélaïde. » Sans ajouter un mot de plus, le jeune homme fouille dans le tiroir de Flint pour en retirer un petit sachet de drogue. Au moins, si on le prenait à l’extérieur, il pourrait simplement dire qu’il avait voulu se défoncer. Il était encore jeune, mais pourtant, il avait des plans funèbres en tête. Prenant son parchemin, il le tape du bout de sa baguette.

« Je jure solennellement que mes intentions sont mauvaises. » Il murmure les paroles avant de regarder la carte se matérialiser sous ses yeux. Il quitte la salle commune, mais il voit que sa couleuvre ne le suit plus. « Tu fous quoi. » Pour la première fois de sa vie, elle ne le soutenait pas. Lionel était outré, mais surtout furieux.  « Tu viens, sinon je te jure que je t’enferme dans la valise. » Le serpent ne lui répond pas. Furibond, Lionel crache, hargneux : « Je n’ai pas besoin de toi. » Se tournant vers son lit, il persifle. Sa voix est plus grave, plus rauque ; un des serpents venimeux de sa dernière escapade vient le rejoindre. Bretka lui jette un regard alarmé ; elle n’avait pas su que son jeune maître en avait ramené un dans le château. On le sous-estimait toujours, Lionel, mais dans son dédain des règles, il avait une audace rare ; il aurait presque pu faire un parfait Serpentard.

Descendant les escaliers, le Gryffondor tourne la tête, s’assure de ne pas être suivi ; à l’aide de la carte des Maraudeurs, il prend un passage secret qui lui permet d’échapper à la surveillance constante. Bientôt, il gagne le chemin du lac noir. Ses pas se font affirmés alors qu’il regarde devant lui. Il nourrit sa haine, il nourrit son ressentiment. Il n’abandonnerait pas. Même en ayant la tête coupée, un serpent pouvait injecter son venin dans l’heure suivant la décapitation. Lionel était une plaie, une raclure dont on ne pouvait se débarrasser. Peu avaient eu l’occasion de subir son courroux. Mais bientôt, ils comprendraient les gens ; où Lionel était roi, Thanatos se ferait proie.

La vipère serait heureuse, le repas serait des plus délectables.

Parvenu au bord du lac noir, Lionel sort une cigarette, l’allume du bout de sa baguette. Doucement, il recrache la fumée en fermant les yeux. Ça faisait des semaines qu’il n’avait pas fumé. Depuis qu’il avait retrouvé Adélaïde, il avait tenté de ne plus se laisser aller aux plaisirs artificiels, de laisser tomber les alcools, les drogues, mais maintenant, il ne s’en souciait plus. Il avait compris qu’il appartenait à la nature, par son alimentation, par son don, par sa langue ; désormais, il ne serait que chaos, instigateur de chaos.

« Il viendra bientôt. » susurra le jeune homme à sa compagne. La vipère paraissait intriguée ; elle n’avait probablement pas rencontré de gens comme lui depuis un bon moment. Normal ; les Fourchelang ne couraient pas les rues, et Lou ne ferait pas de mal à une mouche. Lionel observe l’œil vertical, sans la moindre crainte. Avec une espièglerie macabre, il continue : « Sinon, je n’aurais pas allumé un cierge. » Il avait préparé l’enterrement, et il ne resterait qu’à attendre une dernière personne pour le début des obsèques. Tirant une autre bouffée qui viendrait lui intoxiquer les poumons, le lion attend son invité d’honneur. Il avait tout perdu et le pire qu’il risquerait était le renvoi. Dommage pour ses professeurs, Lionel se fichait bien de son éducation magique. S’il devait tomber, alors il ferait tomber quelqu’un avec lui.  

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A lion still has claws

“And who are you, the proud lord said, that I must bow so low ? Only a cat of a different coat, that's all the truth I know. In a coat of gold or a coat of red, a lion still has claws. And mine are long and sharp, my Lord, as long and sharp as yours.” − Lilitos


L’esprit vainqueur. Il avait eu le sourire aux lèvres pendant des jours, Atos, voire peut-être bien plus qu’un mois maintenant. Il ne comptait plus vraiment : chaque jour semblait être le même parfait jour se répétant éternellement, le laissant avec ce même enthousiasme. Le serpentard ne se gênait pas pour montrer au monde entier qu’il était heureux de vivre. Par principe, il évitait néanmoins d'en faire de trop, savait que les gens pourraient devenir suspicieux, qu’on lui demanderait d’où venait cette soudaine bonne humeur qu’il arborait au quotidien. C’était naturel. Et le voilà qui se pavanait encore tout en passant les immenses portes d’entrée de Poudlard. La journée était illuminée, parfaite. Rien n’aurait théoriquement pu lui nuire. Rien. Sauf peut-être une rencontre avec la mauvaise personne.

S’il y avait bien quelqu'un devant qui il aimait passer avec son air narquois, c’était Lionel. Le gryffondor semblait, à son contrario, vivre des jours assez pénibles. C’était une impression, des regards que le lion lui lançait. Il ne devait rien savoir, à priori, mais Adélaïde s’était peut-être montrée plus distante, ces derniers temps, plus dans la lune, qui sait ? Il ne les avait plus croisés ensemble depuis un bon moment. Il aimait à croire qu’elle évitait le français et que tous ses regards n’étaient plus tournés que vers l’allemand.

Toutefois, l’idée du lieu où il se rendait suffit à fermer son visage béat. Ca n’allait pas être une partie de plaisir, d’aller le voir, lui. Il savait pertinemment que Lionel Lemaire n’avait rien de bien plaisant à lui dire. Il avait vérifié plusieurs fois qu’il avait bien sa baguette avec lui. Il pensait, peut-être à tort, qu’il en aurait besoin à un moment ou un autre, au cours de la conversation. Au delà d’Adélaïde et de la jalousie qui pouvait s’opérer entre Atos et Lionel - car il était loin d’ignorer qu’un quelconque rapprochement avait eu lieu entre la jeune fille et le serpentard, seul un aveugle n’aurait remarqué aucun regard - il restait la marche. Atos ignorait complètement les effets que pouvaient provoquer la fiole, offerte gracieusement par Kamen Yordanov. Il s’était douté bien sûr que le liquide ne se contenterait pas de couler sur la robe du gryffondor, qu’il y aurait des conséquences. Il avait été rassuré lorsque l’odeur pestilentielle s’était élevée : une simple odeur de troll, ce n’était pas si grave comme conséquence. Atos avait retrouvé tout son sérieux et avait fait évaporer sa colère lorsqu’il avait appris que Lionel était à l’infirmerie, brûlé. La farce n’était pas censée aller aussi loin. Il faisait confiance à Kamen, ne pensait pas qu’il serait capable d’une telle chose. Mais tout était de la faute d'Atos. C’était lui qui avait proposé de s’attaquer au rouge et or, lui qui s’était écarté des rangs, lui qui avait versé la potion. Il avait pensé qu’une note aurait suffi à tempérer le lion, mais force était de constater que sa jolie écriture n’avait eu pour effet que de le provoquer davantage. Il avait trouvé lui aussi à son tour une note anonyme dans son assiette au petit déjeuner le matin même. Il ne savait pas si Lionel avait trouvé l’identité de son correspondant, mais une chose était sûre : Atos ne pouvait douter de la provenance de ce parchemin. Et pas une seule seconde il n’hésita à se rendre au rendez-vous indiqué. Ils avaient des choses à régler.

Il enleva tout signe apparent d’allégresse et se dirigea vers le lac noir. Ses pas semblaient plus lourds et plus lents à mesure qu’il avançait. Dire qu’il appréhendait n’était qu’un euphémisme. En réalité, il redoutait qu’Adélaïde ne soit là-bas, elle aussi. Qu’il la brandisse comme un trophée, comme un vulgaire objet qu’il voulait comme propriété personnelle. Il craignait que Lionel ait fait des recherches, qu’il ait raconté des balivernes à son sujet à la belle blonde. Ses muscles se contractaient. Il voyait distinctement Lionel maintenant. Son image se découpait sur le fond bleu et vert du paysage, ainsi qu’une autre chose bien plus petite, onduleuse, informe. D’aussi loin, Atos ne put dire ce que c’était. Il accéléra alors un peu, ne voulant faire durer le moment pour l’éternité. Qu’on en finisse.

« Lemaire. » Son ton se voulait sec, cassant même, froid au possible. Il avait tenté de mettre le plus d’autorité possible simplement dans le nom du garçon, avait aussi un peu crié pour qu’il l’entende, il était encore un peu loin. Hors de question que la conversation soit à un moment donné à son avantage. Certes, Atos regrettait, un peu. Mais ça n’enlevait rien à la rancœur qu’il éprouvait pour le jeune homme. Lui, qui l’avait gardée enchainée si longtemps. Lui, qui ne voyait pas qu’elle en aimait un autre. Il était aveugle, ne la comprenait pas. « Apparemment on a des choses à régler toi et moi. » A peine eut-elle fini sa phrase qu’il était maintenant tout près de lui, et il distingua enfin la chose. Ce n’était pas une chose, pas un sortilège, encore moins un objet. C’était un serpent, une vipère plus exactement. Au cours de ses virées nocturnes, il avait déjà eu l’occasion d’en croiser mais avait toujours réussi à s’en débarrasser à temps. Atos n’ignorait pas que Lionel se trimballait sans arrêt avec une couleuvre, à qui il parlait aussi, faisant de lui un Fourchelang, maitre des serpents. Il était néanmoins bien étonné de voir qu’il avait abandonné sa précieuse amie au profit d’un autre reptile. « Bien remis ? Il paraît qu’un certain poison t’a laissé des marques ? Certains disaient même que ça te donnait une vraie gueule de con, ces brûlures. » Les mots dépassaient les pensées. Il n’aurait su réellement dire ce qu’il y avait chez Lionel qu’il détestait exactement. C’était une haine sans pareille, une haine inexplicable, incontrôlable. Une haine intense à laquelle il aimait s’adonner à cœur joie. Pour elle. Il se battrait contre Lionel pour elle. Le français parfait, l’être modèle. Défenseur de ces gens disparus, admiré des femmes, étonnant joueur de quidditch. Derrière lui, Atos n’était qu’une ombre informe se baladant ça et là au gré de magie noire et de mauvais choix. Mais c’était lui qu’elle avait choisi. Lui. Et personne d’autre. Il y avait donc bien quelque chose en Atos qui ne devait pas être pourri jusqu’à la moelle, une quelconque force avec laquelle il pouvait se battre.


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Le corps perdant.

Le corps perdant qui porte les marques de la défaite, qui a subi les blessures et est condamné à les porter sur son épiderme comme la plus honteuse des scarifications. Les épaules sont marquées au rouge, les couleurs de la honte, les cicatrices se forment dans le luxe, les paillettes, les ors qui feraient plus tard sa fierté et qui feraient de lui un héros comparativement à un autre homme qui aimait les morts pour oublier que personne ne l’aimait dans le royaume des vivants.

Malheureusement, le lion doit reconnaître avoir perdu. Il a tout perdu depuis son entrée dans le monde sorcier, plus récemment, il avait simplement perdu son sourire. Cette école, il la détestait ; chaque matin le lui rappelait, chaque nuit lui donnait envie de cracher sur la face du monde. Il n’était pas fait pour être ici ; sa baguette magique le lui rappelait à chaque fois qu’elle lui brûlait la paume de la main. Lionel se faisait tout petit en ignorant les moqueries sur son passage. Thanatos, lui, avait retrouvé la bonne humeur, la joie de vivre, ça lui allait tellement mal, mais en même temps, ça lui faisait tellement mal de le voir aussi heureux. Putain, il avait l’air de quelqu’un qui venait de baiser pour la première fois. Cette idée aurait dû faire rire le jeune homme, qui se serait normalement dit qu’il demeurerait toujours supérieur au Leiden sur un certain point, mais il n’avait pas envie de sourire, pas cette fois-ci.

Lionel se promenait les épaules basses, encore endolories, avec cette impression de toujours sentir aussi mauvais que le premier jour. Ce n’était pas faute de passer ses matins sous la douche ; on aurait dit qu’il ne pouvait pas se débarrasser de l’odeur pestilentielle, même en se frottant à s’en ouvrir la peau. Un jour, il s’occuperait de l’autre emmerdeur. Il avait encore des courbatures du dernier entraînement ; Charlebois n’avait manifestement pas apprécié que le jeune homme ne reste deux semaines sans rien faire. On lui avait bien servi l’importance du rôle de gardien, il avait passé le dernier entraînement à se faire lancer des Souafles dessus, trop de Souafles, au point que lui-même ne sache plus où donner de la peine pour les arrêter. Il avait alors dû tout encaisser, à la manière du poison, sans pouvoir faire quoi que ce soit.

Le corps perdant.

Thanatos ne cessait de lui répondre avec son sourire farceur. Lionel avait écouté les conseils de son meilleur ami ; il se contentait de lui répondre avec un sourire cordial, se demandant vraiment comment il pouvait être pertinent de répondre aux attaques par la gentillesse. Il avait fini par laisser un mot dans l’assiette de Leiden. Il avait demandé à Sakura de le faire pour lui ; le geste avait été savamment calculé, envoyer un hibou qui aurait risqué d’être intercepté, cela aurait été trop risqué.

Lionel lui avait donné rendez-vous au lac. Dans le cliché littéraire qu’il était, cela lui avait semblé d’une belle symbolique. C’était auprès du lac de sa maison en Auvergne qu’il avait développé ses pouvoirs, qu’il avait commencé à parler aux reptiles, qu’il avait rencontré sa belle et précieuse couleuvre. Si jamais les choses devenaient trop difficiles, il pourrait compter sur un bon nombre de créatures magiques, ou s’assurer de noyer Thanatos, dans le pire des cas. Avec de la chance, l’eau avalerait son corps et le recracherait loin du château.

Des pas se font entendre derrière lui. La partie allait commencer. Le lion a un sourire en coin ; son sang bouillonne comme il l’a rarement fait, comme si les années de pureté en lui commençaient à se réveiller. La cigarette entre le pouce et l’index, la paume et le filtre vers lui, la position est savamment calculée, à la manière des Allemands, de façon à ce qu’il soit la copie de son ennemi. Expirant la fumée, il lève la tête vers le ciel, formant des petits nuages dans le ciel. Son vieil ami ne tarde pas à le rejoindre. Lionel tourne la tête vers celui-ci, hausse les sourcils d’un air amusé. Manifestement, Leiden n’avait pas l’air heureux d’être ici. Ses muscles sont tendus, il y a un petit relent de crainte, mais Lemaire ne s’était jamais senti aussi vivant.

Il ne bronche même pas à la mention de son nom de famille. Un ton sec et cassant est simplement une manière pour asseoir son autorité. Généralement, cela impliquait de la faiblesse et un manque de confiance en soi. Il se contente de sourire, de répondre avec malice : « À ce qu’il paraît, les filles aiment bien les gueules de con. » Il avait retrouvé son succès auprès de la gente féminine qui paraissait enchantée de sa rupture. Personne ne comprenait ce qu’il recherchait. Lui non plus. En ce moment, son esprit crie à la loi du talion, il pourrait voir flou tellement il voulait sa vengeance. Sur le ton d’une plaisanterie, il hausse les épaules : « Tant mieux pour nous. Ça nous laisse une chance. » Il se retourne vers le lac et continue à fumer, comme si de rien n’était.

« Tu dois te demander pourquoi je t’ai laissé cette note ou pourquoi mon serpent n’est pas avec moi. » Lionel ne porte même plus attention à la vipère qui repose paresseusement autour de son cou. Il a une pensée pour sa couleuvre. Cette dernière ne lui pardonnerait probablement jamais. Les gens devaient pourtant commencer à comprendre, il fallait se faire justice soi-même.  « Je lui ai demandé de veiller sur Adélaïde. » confie-t-il à Atos. Il réfléchit un moment à la façon dont il exposerait les choses, dans la perspective. Baissant les yeux, il poursuit : « Adélaïde ne va pas bien. Depuis la Marche, elle culpabilise beaucoup, elle s’en veut d’avoir cédé à la panique et de ne pas avoir pu sauver tout le monde. » Il mordille la cigarette et décide de jouer la carte de la mélancolie.  

« On dirait que maintenant, elle veut prouver au monde qu’elle peut tout encaisser, que même si on lui brûle les ailes, elle sera capable de voler. Elle dit des choses qu’elle ne pense pas, elle recherche le danger, elle se met dans des situations délicates, elle fait des choses qu’elle ne ferait jamais en temps normal. Fais attention de ne pas embarquer dans son jeu. Ce serait aussi mauvais pour elle que pour toi. » Il se retourne vers Atos, les yeux brillants. « Même une mouche se brûle au contact de la lumière. » Personne ne pourrait dire la signification de la dernière phrase. Sans développer davantage, le jeune homme sort son paquet de cigarettes de sa poche. « T’en veux une ? »  L’offre était bien évidemment intoxiquée, intoxicante, mais ce serait la vérité qui serait la plus incommodante.

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Ca sentait l’embrouille à des kilomètres à la ronde. Il ne pouvait pas croire que Lionel avait décidé de discuter tranquillement avec le serpentard, comme ça, soudainement. Il y avait forcément quelque chose de louche dans ses intensions, quelque chose qui, il en était sûr, n’avait rien d’étranger à la belle blonde qu’ils avaient tant de mal à partager. Atos commence à avoir les entrailles en feu. Lionel semble trop calme. Il a peur que quelque chose se prépare. Par instinct, il se retourne pour voir si sa bande n’est pas sur le point d’arriver. Personne. Juste eux deux. Et ce lac. Il ne pouvait tout de même pas avoir prévu de le jeter aux sirènes. Il était bien plus civilisé que ça, Atos voulait y croire en tout cas, Adélaïde ne pouvait être sorti qu’avec quelqu’un de bien, il tentait de se rassurer comme il le pouvait. Dans tous les cas, Atos gardait sa baguette à une distance suffisante pour réagir très rapidement. Il maitrisait bien ses sortilèges, et si leur discussion les menait au duel, Lionel ne s’en sortirait pas aussi facilement.

Finalement, il y avait tant de choses qu’il avait voulu lui dire depuis qu’il avait rencontré Adélaïde. Tant de choses qu’il aurait voulu lui balancer en plein dans le mille, lui dire que la jeune fille ne l’aimait pas, qu’elle l’avait choisi lui, Atos, le sociopathe, le serpentard étrange, parfois un peu asociale. Il voulait lui raconter comment il l’avait embrassée cette fois-là, et comment il avait aimé le faire. Cette impression de braver les interdits, de prendre la fille d’un autre, mais d’en être fol amoureux. Ce sentiment de désir incommensurable. Il avait vécu ce moment comme on vit pour la première fois, comme on aime pour la première fois. Et si seulement il pouvait balancer à Lionel toutes les émotions qu’il avait ressenties, qu’elle avait ressenties elle aussi, alors peut-être qu’il lâcherait l’affaire, qu’il lui dirait de repartir, qu’il avait compris. Mais Atos ne dit rien, parce qu’il était trop curieux d’entendre ce qu’il avait à lui dire. Et puis qui sait, peut-être qu’il voulait parler de tout autre chose. Ou même, il était sûrement un peu fou d’y penser, Lionel voulait-il faire la paix. En soit, ça semblait impensable, mais il n’y avait plus rien qui surprenait le garçon, ces derniers temps.

Il avait l’impression que dans tous les cas, quoi qu’il ait à lui dire, Lionel jouait la carte du mystère. Il faisait languir Atos avec toutes ces questions. Il voulait faire croire qu’il maitrisait la situation, que c’était lui qui avait toutes les cartes en main. Sans un mot, Atos vient chercher la cigarette qu’il lui tend, sans méfiance. Il en a besoin de cette petite bouffée. Il a besoin de faire le vide. Il osait lui parler d’elle comme s’il la connaissait par cœur et qu’Atos n’était qu’un étranger dans sa vie. Il n’avait pas tout à fait tort, à vrai dire. Mais Adélaïde ne lui apparaissait pas comme une fille influençable, elle semblait prendre ses décisions, même les plus mauvaises, de son seul gré. Il suffisait de voir ce qu’il s’était passé à Pré-au-lard. Atos ne réagissait plus, ne parlait plus, elle aurait pu avoir un millier de réactions différentes, elle aurait pu le dénoncer. Mais elle était une jeune fille réfléchie, et éprise. Elle savait ce qu’elle faisait, elle connaissait ses possibilités, les conséquences de ses actes, et pourtant elle avait délibérément décidé de suivre son instinct. « Tu ne t’es jamais dit que peut-être, tu la connaissais mal ? » Il était le français typique dans toute sa splendeur. Celui qui se sent supérieur. Celui qui pense avoir le savoir absolu. S’il y avait bien une chose qu’on ne pouvait connaître avec précision c’était l’autre. Et lui se croyait au dessus, tel un narrateur connaissant les autres personnages sur le bout des doigts, alors qu'il n'avait même pas écrit l'histoire, qu'il n'était qu'un personnage, lui aussi. Qui était-il pour savoir ce qui était mieux pour elle, ce qui était dangereux de ce qui ne l’était pas, ce qu’elle pouvait ou ne devait pas faire ? Adélaïde était une grande fille qui n’avait pas besoin d’un paternel de plus.

« Il ne t’est jamais venu à l’esprit que peut-être elle peut tout encaisser, que peut-être elle peut voler même avec les ailes brûlées ? Elle n’est pas la petite chose fragile que tu penses avoir en ta possession et que tu te dois de protéger. Elle sait ce qu’elle fait. » Et comme Atos tirait une nouvelle latte, les mots semblaient lui venir tout naturellement, comme s’il n’avait plus de filtre, comme s’il ne maitrisait plus rien. « Ce que tu ne sais probablement pas, Lemaire, c’est que ta belle hirondelle sait parfaitement voler avec un autre que toi. Et elle ne s’en prive pas. » A peine l’avait-il dit qu’il regrettait amèrement ces mots. Il ne voulait pas causer d’ennui à Adélaïde, il ne savait pas vraiment de quoi était capable le français. Lui en voudrait-il ? Allait-il s’énerver contre elle ? Lui faire vivre un affreux moment ? Pour autant qu’il sache, leur petit couple était toujours formé pour l'heure, Adélaïde n’avait pas encore eu le courage de quitter Lionel. Etait-ce par peur ? L’idée qu’il puisse la menacer lui mettait le feu aux joues. Il n’avait qu’une envie : frapper.


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A lion still has claws (Lilitos)
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