Lumos


Les gobelins de Mumblemumps
Le staff à votre service
Version 6
La version six est enfin arrivée ! Nouveau design, nouveau codage,
nouvel évènement, c'est l'anniversaire du forum et la rentrée, venez fêter avec nous !
Découvre tout ici
Joyeux anniversaire !
Mumblemumps vient de souffler sa première bougie. Venez la célébrer avec nous !
Plusieurs animations ont été mises en place pour festoyer comme il se doit !
Jette un oeil aux animations !
Besoin d'Aurors !
Nous manquons d'Aurors à Poudlard et à Pré-au-Lard,
nous en attendons avec impatience !
Pour en savoir plus
AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  Connexion  

Partagez | 

maddox&gabriel ⊹ open the door (flashback)

Maddox Berkeley
Consumed by the shadows
avatar
Élève de Serdaigle
Maison/Métier : 2e année de GISIS Médecine magique
Célébrité : Matthew Daddario
Pseudo : Estelle ⊹ .sparkle Âge : 26 Parchemins : 1117 Gallions : 1340 Date d'inscription : 28/02/2017

Feuille de personnage
Liens:
Inventaire:
Épidémie:
0/0  (0/0)
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mumblemumps.com/t1334-if-i-don-t-see-it-it-doesn-t-ex http://www.mumblemumps.com/t1340-maddox-liens-rp http://www.mumblemumps.com/t1433-maddox-je-vous-presente-chouette
En ligne

Maddox & Gabriel
flashback
open the door, it may
lead you someplace you never expected

- Juillet 1999 -

Vers vingt-et-une heures, Maddox sortit de sa chambre. Après une dispute avec son père, il n’avait pas mangé et commençait à avoir très faim. Il avait longtemps hésité à sortir s’acheter quelque chose. Il lui aurait alors suffit de transplaner et de revenir quand il le souhaitait. Mais en ce moment, Maddox n’avait pas beaucoup de moyens. Son père avait découvert que sa mère lui avait prêté de l’argent et s’était énervé en promettant qu’il ne lui donnerait plus une seule livre s’il ne se mettait pas à trouver un travail comme les êtres humains normaux. Discuter avec un père tel que celui-là était une perte de temps. Comme il ne restait que quelques semaines avant de pouvoir retourner à Poudlard, Maddox se débrouillerait. Au pire, il demanderait aux parents de Flynn s’il pouvait passer quelques jours chez eux avant la rentrée. Ou alors, à son nouveau voisin, Gabriel de Musset. Ces dernières semaines, il avait fait la connaissance du français un peu par hasard. Ce dernier, en entendant son père crier, avait pu deviner que Maddox était un sorcier comme lui. Heureusement que les moldus de l’immeuble eux ne prêtaient plus attention aux cris du père Berkeley. Maddox était à deux doigts de lancer à sort à son père quand il sortit de chez lui pour fuir plutôt qu’agir. Aillant toujours sa baguette à la main, il croisa alors le voisin qui l’invita à se calmer chez lui plutôt que d’aller faire n’importe quoi par colère. Quand la tension était trop forte à la maison, il se rendait alors parfois chez Gabriel. Et justement, ce soir-là, il allait avoir besoin de son nouvel ami.

En allant chercher quelque chose à manger dans le frigo, son père lui tomba dessus. Ils n’avaient pas fini la discussion qu’ils avaient entamée car Maddox était bien vite parti se réfugier dans sa chambre, comme un lâche d’après son père. Ce dernier ferma la porte du réfrigérateur avant que son fils ne puisse attraper quoique ce soit. Quand son père était trop proche de lui, l’enfant en Maddox avait peur. Le brun n’était plus un jeune homme en muscles d’un mètre quatre-vingt-dix face à son géniteur, il n’était qu’un fils qui redoutait les prochaines actions d’un père violent et mal aimant. « Tu t’crois à l’hôtel ici ? Tu crois que j’en ai pas ma claque de travailler pour nourrir un fils ingrat comme toi ? Ça fait des mois qu’on t’héberge, qu’on t’nourrit. Des mois qu’tu fous rien. » Le père de Maddox attrapa sa nuque, ce dernier savait que s’il ouvrait la bouche, il ne ferait qu’empirer la situation. Il attendait juste que son père lui dise ce qu’il avait à dire et peut-être alors qu’il le laisserait manger et retourner dans sa chambre sans rien faire. Son père s’attendait à quoi ? Qu’il se trouve un petit boulot moldu ? Certes, il avait été là plus longtemps qu’un été parce que Poudlard avait été fermé. Mais Maddox avait été emprisonné à Azkaban et ce genre d’expérience laissait des traces. La plupart du temps, il était déprimé, anxieux, sur les nerfs et fatigué parce qu’il dormait mal. « Ça fout rien mais ça s’permet d’sortir voir des copines, d’passer son temps dehors ou dans sa chambre. Tu crois que l’argent ça tombe du ciel ? C’est peut-être comme ça dans ton monde de dégénérés, mais ici on doit encore trimer pour vivre. » Inéluctablement, Maddox s’était mis à trembler. Il sentait la pointe de son père se serrer de plus en plus. Et d’un coup, il se retrouva la tête contre le frigo. Une douleur vive à l’arcade sourcilière fut suivit par un fin filet de sang. « Si tu t’mets pas à travailler, compte par sur nous pour t’entretenir. Compris ? » Maddox avait en effet bien compris que son père ne tarderait pas à le mettre à la porte et qu’il allait devoir trouver une solution pour vivre seul l’été suivant et après ses études en médicomagie. « Compris ? » Répéta-t-il encore plus fort, en écrasant la tête de Maddox contre le frigo comme si les mots allaient être plus ancrés dans son crane ainsi. « Compris… » Finit par répondre le sorcier, laissant couler quelques larmes de colère qui vinrent diluer la liste des courses accrochée au réfrigérateur, avant que son père ne se décide enfin à le lâcher.

Sans attendre, Maddox s’échappa à nouveau, préférant sortir tout de suite du champ de vision de son paternel. Il sortit de chez lui en attrapant au passage ses clés. Une fois dehors, il recommença à respirer comme il pouvait. Son père, c’était sa terreur. Sentant son sang continuer de couler lentement le long de sa paupière, Maddox s’essuya d’un revers de main, grimaçant à cause de la sensation de brûlure qu’il ressentit en touchant la plaie. Son regard s’arrêta alors sur la porte de Gabriel. Il était assez tard et il hésita à aller le déranger, mais il ne pouvait pas rentrer chez lui tout de suite. Maddox s’approcha doucement de la porte et y frappa quelques coups, attendant nerveusement la réponse de son futur camarade d’études. « Merde… » S’exclama-t-il tout seul quand il réalisa qu’il venait de mettre du sang sur la porte de Gabriel. Il essaya de faire disparaître la tache comme un moldu, sans succès, quand il se rappela qu’il était sorcier. Heureusement, il avait sa baguette sur lui. Il ne s’en séparait plus depuis son retour de prison. Il se sentait plus en sécurité avec. Malheureusement, quoiqu’il arrivait, il n’avait toujours pas eu le courage de s’en servir pour se défendre contre son père. Il pointa sa baguette sur la porte quand il entendit quelqu’un approcher dans l’escalier. Il rangea très vite sa baguette et cacha la tâche avec sa main propre tout en essayant de ne pas trop montrer son visage, ne voulant pas être l’objet des futurs ragots du quartier.
Mumblemumps ϟ Tous droits réservés.

_________________
if not now...
then when?
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Consumed by the shadows
avatar

Maddox & Gabriel
flashback
open the door, it may
lead you someplace you never expected

- Juillet 1999 -

Le bruit de la pluie contre les battants de sa fenêtre sale. L’orage grondant dehors, au loin, zébrant le ciel de doux éclats de lumière. La tempête battait dehors. Fortement, semblable au tumulte des hommes dans la vie. Au tumulte de son âme, fut un temps. À la bêtise humaine. À sa bêtise, à lui. Pourtant, la fenêtre de son appartement était ouverte. Légèrement. Juste assez pour entendre les bruits extérieurs et s’en nourrir. Juste assez pour créer une légère flaque d’eau, déjà recouverte par un torchon troué, dans l’espoir de ne pas trop abîmer le parquet grisonnant de son appartement. Gabriel et ses drôles d’habitudes. Gabriel et sa drôle de vie. Il avait toujours été comme ça. Étrange. Différent. Mais cela ne l’avait jamais dérangé. Tout du moins, pas jusque ce jour.

Cigarette au bec, pull en laine sur son dos et jean troué, il arpentait son salons pieds nus, les cheveux encore mouillé du bain qu’il s’était accordé. Il fallait qu’il créer ce soir. L’ambiance était propice à son art. Là, dans la quasi pénombre, il pouvait s’abandonner, laisser son esprit virevolter loin, très loin et poser les couleurs sur sa toile. Il en avait envie. Il le fallait. Mais avant cela, l’appel de l’extérieur se fit retentir. Marcher. Respirer. Se perdre. Ni une ni deux, il enfilait un anorak kaki, bien trop abîmé aux yeux de sa chère mère, et des bottines marrons, que ses mains tremblantes peinaient à lacer. Il ne dormait toujours plus ces derniers temps, et le café coulait à la place du sang dans ses veines. Le café. Les clopes. Ses meilleurs amis. 

La pluie tombaient à grosse gouttes et le vent fouettait son visage pâle, marqué par le manque de sommeil, de confort, de tout. Bien qu’il ne manque pas d’argent, Gabriel s’était toujours plu à vivre dans la misère, quitte à la chercher, à s’auto-priver. Il n’aimait pas le luxe, la grandeur, la propreté. Seule la petitesse de son appartement permettait de combler sa solitude grandissante.
Un bâtonnet de nicotine entre les lèvres, le français arpentait les rues presque désertes de la capitale anglaise, de ce quartier souvent définit comme « sombre et malfamé » où il avait posé ses valise. Une source d’inspiration. Une source d’idées et d’images pour lui. Là, en marchant sous cette tempête, il prenait une multitude de photos psychiques, prêt à nourrir ses tableaux, à créer ambiances et lieux fantasmagoriques. Des mélanges de couleurs. L’eau. La boue. Les voitures brulées. Tout était bon à prendre. Tout.
Au fond, Londres lui faisait du bien. Il oubliait. Il pensait ses blessures ici. Doucement, certes, mais surement. Petit à petit, les douleurs de son coeur et de son corps disparaissaient. Théo quittait son esprit, ses rêves, ses désirs. Il retrouvait ses esprits, sa peinture revenait dans sa vie. Il sortait. Il créait. Il vivait de nouveau, grâce à cette ville, à ce pays. Gabriel avait toujours eu besoin de ça. De renouveau. De voyage.

Finalement, ses pieds le menèrent jusque son immeuble, où le paillasson inexistant l’empêchant d’essuyer ses chaussures imbibés d’eau, créant de fines traces partout où il posait les pieds. Arrivé au troisième étage, il se rendit compte qu’il était, effectivement trempé, et que ses vêtements relevaient plutôt de la serpillère que d’autre chose. Cette pensée lui arracha un sourire alors qu’il arrivait sur le palier du quatrième, où il logeait.
Maddox. De dos. Là, devant sa porte, maculée de sang. Il ne prit même pas le temps de comprendre. Il salua simplement son voisin d’un sourire et d’un « Bonsoir. » de sa voix grave et sérieuse, avant de s’approcher de lui, observant sa porte. « Je t’invite à rentrer, je suppose ? » demanda-t-il, ironiquement, avant de glisser sa clef dans sa serrure, avant de passer le porche, retirant ses chaussures. Il laissa ainsi le jeune homme fermer derrière eux, avant de se glisser jusque salon, l’eau dégoulinant toujours sur le sol. « T’inquiètes pour la porte, je nettoierais dans le futur. Ça fait un petit côté grunge, on va dire. » Tout en disant cela, le français retirait un à un ses vêtements trempés, se dirigeant d’un pas sûr jusque sa chambre. La pudeur n’existait pas chez lui. 
Quelque secondes plus tard, il revenait, vêtu d’un autre jean, et d’un autre pull. « Je t’offre quelque chose à boire Maddox ? » Il ne posait plus de question. Il savait très bien pourquoi, et surtout à cause de qui le jeune homme était chez lui. Plus besoin de poser d’inutiles questions. Gabriel lui offrait juste un abri. Un endroit de calme et de repos. Pour quelques heures. Pour la nuit. Qu’importe.
Mumblemumps ϟ Tous droits réservés.
Revenir en haut Aller en bas
Maddox Berkeley
Consumed by the shadows
avatar
Élève de Serdaigle
Maison/Métier : 2e année de GISIS Médecine magique
Célébrité : Matthew Daddario
Pseudo : Estelle ⊹ .sparkle Âge : 26 Parchemins : 1117 Gallions : 1340 Date d'inscription : 28/02/2017

Feuille de personnage
Liens:
Inventaire:
Épidémie:
0/0  (0/0)
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mumblemumps.com/t1334-if-i-don-t-see-it-it-doesn-t-ex http://www.mumblemumps.com/t1340-maddox-liens-rp http://www.mumblemumps.com/t1433-maddox-je-vous-presente-chouette
En ligne

Maddox & Gabriel
flashback
open the door, it may
lead you someplace you never expected

- Juillet 1999 -

Dans l’état où il se trouvait, Maddox aurait aimé disparaître. Il ne voulait pas qu’on le voit, qu’on sache ou qu’on devine ce qu’il vivait chez lui. Alors quand il entendit quelqu’un arriver dans l’escalier, les battements de son cœur s’étaient accélérés. Il espérait que cette personne ne s’arrête pas à leur étage, il espérait que Gabriel lui ouvre la porte, mais de toute évidence, il ne semblait pas être chez lui. Quand les bruits ne pas ralentirent, il comprit que cette personne venait d’arriver à destination, et il entendit un : « Bonsoir. » A ce moment-là, son cœur s’allégea et il tourna la tête pour l’apercevoir. Gabriel était là, devant lui, avec un sourire rassurant. Maddox n’était toujours pas tranquille tant qu’il se trouvait à découvert dans ce couloir. Le français sortit ses clés. « Je t’invite à rentrer, je suppose ? » Dit-il avant de passer devant Maddox pour ouvrir la porte. Le Serdaigle releva l’ironie. Il savait déjà que Gabriel ne le laisserait pas dehors. C’est quand il entra derrière lui qu’il remarqua que son voisin était trempé. Il referma la porte de l’appartement en entrant et, juste au cas où son père l’avait vu et décidait de s’en prendre à nouveau à lui, il ferma le verrou par réflexe. Maddox regarda anxieusement par le judas. Le couloir était calme. « T’inquiètes pour la porte, je nettoierais dans le futur. Ça fait un petit côté grunge, on va dire. » Quand Maddox se tourna vers Gabriel à ces mots, il le vit se déshabiller et ne détourna pas le regard. Il retira à son tour les chaussures qu’il avait enfilé en vitesse et s’avança dans le salon quand Gabriel disparut dans sa chambre. « Je t’offre quelque chose à boire Maddox ? » Demanda-t-il en revenant, vêtu de nouveaux vêtements secs. La gentillesse de son voisin l’étonnera toujours. Ils ne se connaissaient pas et pourtant, il n’avait pas hésité à l’aider la première fois. Puis une seconde fois. Et Maddox avait cessé de compter. Parfois, il venait juste pour échapper aux cris, à la mauvaise humeur et d’autres jours, c’était un peu plus abîmé qu’il frappait à la porte. « S’il te plait. » Répondit le garçon en guise de réponse, faisant enfin entendre sa voix. Il n’avait probablement pas besoin de préciser qu’il avait besoin d’un remontant. Ce n’était pas la première fois que Gabriel lui offrait à boire.

Instinctivement, les pas de Maddox le menèrent jusqu’à la salle de bain du français. Il connaissait déjà le chemin. Il connaissait même l’endroit où il rangeait les pansements et autres nécessités. Il fit d’abord couler l’eau, pour effacer les traces de sang, les traces de larmes, les traces d’humiliation. Face à son reflet, qu’il n’osait regarder, il baissa les yeux, baissa la tête. Il aurait souhaité pouvoir se noyer dans ce petit lavabo. Il avait mal au cœur, Maddox. Quand enfin il se ressaisit et finit de se passer de l’eau sur le visage, ferma le robinet, puis s’essuya, désinfecta la plaie et mit un pansement. Des gestes qu’il connaissait par cœur et qu’il faisait machinalement. Il leva la tête, vit son reflet et détourna le regard. Il se détestait. Il se détestait de se laisser faire ainsi. Sortant de la salle de bain, il retourna auprès de Gabriel d’un pas lent. « Merci. » De m’avoir encore accueilli chez toi, de me permettre d’utiliser ta salle de bain, de m’offrir à boire, ton attention. Un simple mot qui exprimait déjà tant de choses. Maddox alla s’installer à côté du français sur son canapé, pas très confortable, mais suffisant. Jamais le né moldu n’avait jugé l’appartement de Gabriel. Il était simple, il lui ressemblait. Celui de Maddox ressemblait à ses parents. Il enviait son voisin d’avoir un endroit à lui. « Encore quelques semaines… » Prononça Maddox doucement, plus pour lui-même que pour son sauveur. Le mois de juillet était déjà bien entamé et la rentrée se faisait en septembre. D’ailleurs, l’idée que Gabriel allait aussi à Poudlard rassurait le né moldu. Dans les prochains mois, il allait probablement avoir besoin de tout le soutien qu’il pourrait trouver pour retourner dans le monde des sorciers qui l’avait lui aussi tant fait souffrir. Mais à Poudlard, ce serait toujours mieux que chez lui. « Désolé de m’imposer. » Maddox prit le verre que Gabriel lui avait servi et commença à boire. Ce soir, le fils humilié voulait tout oublier. Au moins pour un instant.
Mumblemumps ϟ Tous droits réservés.

_________________
if not now...
then when?
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Consumed by the shadows
avatar

Maddox & Gabriel
flashback
open the door, it may
lead you someplace you never expected

- Juillet 1999 -

L’humidité emplissait l’appartement. Une sorte de fraicheur désagréable et dérangeante, bien trop présente dans ce taudis qui lui servait d’appartement. La peinture des murs s’écaillait. Lentement. Petit bout par petit bout. Formant de petit amoncèlement de plâtre blanchâtre sur ce fameux parquet délabré et abîmé qui recouvrait le sol. Un endroit presque sale, mais chaleureux. Un chaleur particulier. Un forme de cocon, de grotte salvatrice. Pour Maddox, tout du moins. Mais pour Gabriel. Il aimait être là, assis sur son canapé miteux, une tasse de café entre les doigts, à réfléchir. À tout. À la vie. À la mort. À lui. Mais ce soir, il n’était pas seul. Ce soir, il jouait les preux chevaliers, venant en aide à son voisin martyrisé. Gabriel n’aimait pas la violence physique. Il préférait utiliser les mots pour désarmer, menacer. Les mots. Arme fatale. Arme qu’il maniait à la perfection, et dont il se servait le moins possible. Les disputes. La colère. Il avait donné. Trop. Maintenant, il cherchait la paix, le calme, et la plénitude.

«  S’il te plait.  ». Trois petits mots suffisant pour retrouver l’attention du français, bien vite parti dans les méandres de sa réflexion. D’un pas lent, il se rendit à la cuisine, et sorti deux verres d’une des étagères. De l’alcool. Maddox voulait de l’alcool, et, avec Gabriel, il allait être servit. L’alcool pour oublier. L’alcool pour penser les blessures. Une bouteille de vodka. Poliakov. Et du jus. Rien de plus. C’est simple, mais il n’avait pas grand chose, hormis de l’alcool. Pas de quoi faire des cocktails originaux et festifs. Et de toutes manières, cette soirée n’était pas festive. Et Gabriel non plus.
Il mixe, mélange, et lui apporte. « Tiens, j’ai que ça, j’ai pas eu le temps de prévoir ta venue. » dit-il, lui offrant un clin d’oeil. Mais Maddox n’y réponds pas et part, dans la salle de bain. Le brun le suit du regard mais ne cherche pas à le retenir. Ne pas empiéter sur la vie privée des autres. L’attendre. Être là. C’est tout. « De rien, c’est rien. Ton verre est sur la table. » lui lance-t-il, l’attendant sur le canapé, à moitié allongé. Aucune tenue, au final.

«  Encore quelques semaines...
- Oui, mais je t’avoue ne pas être pressé. ». Un petit rire s’échappe de sa gorge. Angoisse. Fatigue. Règles. Tout ce qui attendait Gabriel à Poudlard. D’abord, la légère peur de la nouveauté. Beauxbâtons semblait être à l’opposé de l’école anglaise, et Gabriel, quelque part, stressait comme un enfant. Bêtement. La fatigue aussi. Les études. Les devoirs. Le travail. Tout ce qu’il n’aimait pas. Tout ce qu’il redoutait. Tout ce dont il voulait se couper pour déployer ses ailes. Le goût de la liberté qu’il allait lui même s’annihiler. Lentement, l’artiste porta son verre à ses lèvres et le vida d’une traite. Noyer ses inquiétudes. Noyer sa propre bétise. D’un geste de baguette, il avança les bouteilles sur la table, remplissant de nouveau son gobelet du délicieux mélange. « Tu ne t’impose pas. Ça me fait de la compagnie. J’aime bien. ». J’aime surtout ta compagnie, à la différence de celle des autres. « Tu peux rester, j’m’en fiche. »
Longtemps il le regarde. Il observe ce visage fatigué, balafré. Cette arcade tuméfiée. Il a presque envie de peindre se visage, de coucher cette souffrance sur le papier. Gabriel aime peindre la souffrance. Il aime peindre le vécu, et crache sur le beau trop simple. Le beau fabriqué, accepté par la société. Il aime les visage particuliers, qui renvoient quelque chose. Toutefois, il ne s’apitoie pas, il observe, simplement de ses yeux de peintres et non de ses yeux d’homme. « Tu veux en parler, où tu veux te saouler et oublier ? Les deux me vont tu sais.  »
Mumblemumps ϟ Tous droits réservés.
Revenir en haut Aller en bas
Maddox Berkeley
Consumed by the shadows
avatar
Élève de Serdaigle
Maison/Métier : 2e année de GISIS Médecine magique
Célébrité : Matthew Daddario
Pseudo : Estelle ⊹ .sparkle Âge : 26 Parchemins : 1117 Gallions : 1340 Date d'inscription : 28/02/2017

Feuille de personnage
Liens:
Inventaire:
Épidémie:
0/0  (0/0)
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mumblemumps.com/t1334-if-i-don-t-see-it-it-doesn-t-ex http://www.mumblemumps.com/t1340-maddox-liens-rp http://www.mumblemumps.com/t1433-maddox-je-vous-presente-chouette
En ligne

Maddox & Gabriel
flashback
open the door, it may
lead you someplace you never expected

- Juillet 1999 -

« Tiens, j’ai que ça, j’ai pas eu le temps de prévoir ta venue. » Dit Gabriel à Maddox en lui servant un verre de jus, probablement mixé avec un alcool. Maddox parierait sur de la vodka. Il ne dit rien, alla faire un tour à la salle de bain. Le Serdaigle le remercia en revenant, il avait désinfecté sa plaie et avait maintenant un pansement sur la tempe. « De rien, c’est rien. Ton verre est sur la table. » Maddox vint s’asseoir sur le canapé, où Gabriel avait pris ses aises en s’allongeant à moitié. Le né moldu prit le verre et commença à boire. Un verre ne serait probablement pas suffisant pour se remettre de cette soirée de merde, ou plus généralement, de cette vie de merde. Mais il fallait qu’il soit raisonnable. Il ne voulait pas rentrer ivre chez lui où il allait se faire tuer si c’était le cas. Bientôt la rentrée. Maddox fut surpris d’entendre Gabriel lui répondre : « Oui, mais je t’avoue ne pas être pressé. » Gabriel n’avait probablement pas à s’en faire, Maddox était certain qu’il se plairait à Poudlard. Et puis Maddox pourrait l’aider à s’y retrouver s’il le souhaitait. Gabriel n’avait vraiment pas l’air à l’aise. Le né moldu voulait le rassurer, mais il n’osait pas trop s’avancer. Lui aussi allait reprendre ses études et ce serait sans doute difficile pour lui après deux ans sans Poudlard. Il se demandait si Poudlard aurait changé quand il y retournerait et s’il arriverait à reprendre ses marques. Maddox s’excusa de s’imposer auprès du Français. Il frappait peut-être un peu trop à sa porte ces dernières semaines. Il avait du mal à supporter de rester chez lui. « Tu ne t’imposes pas. Ça me fait de la compagnie. J’aime bien. » Gabriel aimait bien sa compagnie. Le né moldu réprima un sourire, le premier depuis longtemps. Son voisin ne devait pas être très difficile pour apprécier la compagnie de Maddox, qui n’était pas non plus le plus distrayant. « Tu peux rester, j’m’en fiche. » Avait-il dit ensuite. L’Anglais acquiesça avant de prendre les bouteilles à son tour pour se resservir un verre. Il mit les doses un peu au hasard parce qu’il ne s’y connaissait pas vraiment. Deux verres, et après, c’est terminé. Quand il en but une gorgée, il comprit qu’il avait peut-être un peu trop forcé sur la vodka. Il fit une légère grimace quand le liquide traversa sa gorge. « Tu veux en parler ou tu veux te saouler et oublier ? Les deux me vont tu sais. » Maddox but quelques gorgées de son verre forcé en vodka en guise de réponse. Finalement, il ne s’arrêterait peut-être pas à deux verres. « Je crois que c’est bien parti pour la deuxième option. Mais je vais peut-être te laisser gérer mes verres… » Dit-il en terminant son deuxième verre. Il avait déjà chaud. Mais bon, quitte à rester là, autant en discuter avec Gabriel. De toute façon, ils auraient peut-être oublié ce qu’ils s’étaient dit plus tard.

« Cette année… c’était difficile. » Enfin, plutôt depuis mai de l’année passée, donc depuis plus d’un an. Depuis qu’il était sorti d’Azkaban et qu’il vivait à nouveau chez ses parents. On aurait pu croire que rentrer chez sa famille après avoir passé neuf mois en prison serait une délivrance. C’était faux. Pour lui en tout cas. « Un orage sans fin ? » Ajouta Maddox en comparant ce qu’il avait vécu à l’orage qui avait lieu à cet instant. Au début, sa mère était contente de le retrouver. Son père pas vraiment. Mais Aldous, l’auror qui l’avait ramené chez lui, avait bien fait comprendre que si le père de Maddox s’en prenait à lui, il aurait du souci à se faire. Cette menace, ainsi que celle de la magie de son fils, qu’il avait à présent le droit d’utiliser, avait suffi pour que son père le laisse plus ou moins tranquille. Les premiers mois. Ensuite, de temps en temps, les vieilles habitudes revenaient. Et Maddox avait peur. Il ne disait rien. Il n’avait rien dit à Aldous non plus et n’avait pas utilisé la magie pour se défendre. Heureusement, il avait trouvé un peu de lumière chez son voisin. Bref, Maddox avait déjà raconté quelques histoires à Gabriel. Ce qui l’intéressait, c’était ce qui s’était passé ce soir pour qu’il frappe à sa porte dans cet état. Ce qui fit penser à Maddox qu’il n’avait pas avalé grand-chose aujourd’hui et que l’alcool allait vite lui monter à la tête. « En gros… il a appris que je suis sorti avec Hope et il a pas aimé… » Bien entendu, il parlait de son père. Madd était presque sûr d’avoir déjà parlé d’Hope à Gabriel, une amie de Poudlard avec qui il avait échangé des lettres cette année et passé une journée au parc d’attraction au mois de mai. Clairement la meilleure journée qu’il ait passé en deux ans. Son père avait dû remarquer qu’il lui manquait un peu d’argent et sa mère avait dû le dénoncer. « J’ai même pas le droit d’être heureux une putain de journée sans que ça ait des conséquences… » Maddox baissa les yeux vers son verre vide. Il était en colère, mais sa colère lui faisait tellement de peine qu’il en était déprimé. C’est pour toutes ces raisons qu’il n’avait qu’une hâte : retourner à Poudlard et ne plus jamais remettre les pieds chez lui. Maddox se tourna vers Gabriel : « Je crois que tu ne m’auras plus pour voisin. C’est fini. J’remettrai pas les pieds ici. Après Poudlard. Je sais pas où j’irai… mais j’irai. » Conclut le garçon en attendant que Gabriel veuille bien lui resservir un verre qui cette fois serait un peu plus équilibré entre la vodka et le jus.
Mumblemumps ϟ Tous droits réservés.

_________________
if not now...
then when?
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
Consumed by the shadows

Revenir en haut Aller en bas
 
maddox&gabriel ⊹ open the door (flashback)
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» That's not how you open a door ! } ft ALEXIS
» Magic Words (that can open any door) ☸ Han Byul
» open the door, girl (roxanna)
» DE GABRIEL BIEN AIME A MARC BAZIN LES PRIMAIRES SANG UN CONSEIL ELECTORAL !e
» LES Voies DE LA RECONSTRUCTION PAR JEAN GABRIEL FORTUNÉ.

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Mumblemumps :: Gobstones :: obliviate :: Les RPs terminés-
Sauter vers: