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Sour Grapes ♔ Johannes & Ophélia

Ophélia Deslunes
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Sour Grapes
Johannes L. Rosenberg &  Ophélia Deslunes



14 Avril 2000
Belle soirée de printemps
Three Broomsticks, Pré-au-lard, Écosse
Ophélia avait le coeur léger. Avec tous les événements actuels, principalement avec les règle de l'école, les tâche de personnel de l'école en devenaient encombrantes. Beaucoup de travail pour la dame, qui devait jongler entre l'enseignement, la surveillance, les corrections et surtout la tournée avec son groupe. Ce soir-là, elle n'allait rien faire de tout cela. Ne croyez pas toutefois, qu'elle n'était pas au travail. Depuis la mort du Seigneur des ténèbres, les contrats de la Belladonna se faisaient rare, voir inexistants. Le monde sorcier ne pensait qu'à guérir ses blessures plutôt que de prendre la vie à plus de leurs confrères. Quel dommage. Ce soir là, les choses étaient différentes. Ce soir là, pour la première fois depuis des mois, Belladonna avait reçu une demande. Reçu d'un magnifique hibou au pelage noir de jaie, qui portait à ses griffes un parchemin parfumé à la rose, manuscrite à l'encre rose, il s'agissait là d'une cliente régulière, et bien sûr, prospère. C'est avec un sourire satisfait que la Française avait accueilli l'oiseau, auquel elle offrit une gâterie avant de le renvoyer chez lui. Le lettre contenait déjà l'argent complet du contrat. Un nom, une photo ainsi que quelques informations supplémentaires avaient étées inscrites dans le parchemin. Apparement, il habitait Pré-au-lard et était un grand admirateur de la musicienne Ophélia Deslunes. La meilleure façon de s'occuper de son gage était donc d'inviter la musicienne à se produire sur scène au village. Il lui était servi sur un plateau d'argent, alors que la somme offerte sous-entendait normalement un contrat difficile. Seulement, Belladonna, sans connaitre le nom ni le visage de celle qui lui faisait la demande, partageait une grande complicité avec sa cliente, qui lui rendait bien. La somme n'annonçait pas de danger, seulement de la confiance.

Il fut bien facile pour la musicienne d'organiser la soirée. Son nom était si populaire que d'arranger un spectacle se faisait d'un claquement de doigt. Vendredi 14 avril, elle s'offrirait en spectacle solo aux Trois balais. Le mot circula bien rapidement dans tout le village, au grand bonheur du gérant de l'auberge. Le soir même l'endroit était plein à craquer. Ophélia, de sa loge - qui n'était en fait qu'une chambre lui ayant été réservée pour la soirée - entendait les voix s'élever dans un bonheur collectif. Lorsqu'elle monta enfin sur scène, le silence envahi la salle pour la première heure. Suite à l'entracte, les sorciers, pour la plupart enhivré, étaient moins attentifs, mais tout aussi respectueux et admiratifs. Les cordes de son violoncelle tremblaient en même rythme que ses douces cordes vocales, qui donnaient une ambiance à la fois apaisante et lugubre à la soirée. Tandis que ses doigts faisaient vibrer une mélodie, les yeux de la dame s'était promenée jusqu'à voir le visage qu'elle cherchait. Il était là, au bar, bien attentif à sa musique. Elle lui sourit d'un air séducteur. Son attention, elle la conserverait jusqu'à la fin de la soirée, jusqu'à ce que son travail soit terminé. La Française reconnaissait plusieurs autres visages dans la salle, mais ceci ne l'inquiétait point. Engelmann n'était pas présent, son travail allait donc être en aucun cas compromis.

Minuit était  passé depuis un moment déjà. Il ne restait plus énormément de temps à la belle pour faire son travail lorsqu'elle quitta la scène. Errant d'une table à l'autre, recevant de nombreux compliments qu'elle acceptait avec classe, elle finit tout de même par se faufiler vers le bar. Seulement, la seule place qui était libre n'était pas aux côtés de sa victime, mais plutôt du concièrge de l'école, Rosenberg. Ce dernier était en fait en pleine conversation avec la future victime de la tueuse. Elle devait trouver un moyen de s'infiltrer dans leur conversation. Du bout des doigts, elle effleura l'épaule du concièrge, tandis qu'elle s'installa à ses côtés. D'un signe de main, elle commanda un verre de vin.

« Rosenberg, n'est-ce pas ? Je ne savais pas que vous aimiez ma musique. Ou bien est-ce autre chose qui vous amène ici ce soir ? »
La chanteuse en profita pour saluer sa victime d'un regard et d'un mouvement de tête sympathique. Elle ne voulait pas le perdre de vue.

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Johannes L. Rosenberg
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Sour Grapes

La nuit est tombée depuis un moment sur Pré-au-Lard et le pub des Trois Balais est blindé de monde, comme à son habitude. Plus qu'à son habitude, même, à vrai dire. Elle est fantastique ! A cette heure-ci, Johannes fait normalement sa ronde quotidienne, chat sur les talons, baguette dans une main et lanterne dans l'autre, à surveiller qu'aucun élève n'a décidé de se faire une balade nocturne. Voilà bien un mois que les règles se sont renforcées et qu'on lui a demandé de redoubler d'attention et il a l'impression que, pourtant, les jeunes de cette école n'en ont cure. Il ne sait pas si ça a toujours été comme ça ou si c'est dû à l'échange d'étudiants, si c'est une question de coutumes, de routine, de quoi que ce soit, mais toujours est-il qu'il en croise bien trop à son goût. Alors aujourd'hui, il n'a pas eu le courage. Il a laissé à qui la voulait la tâche de surveillance, décidant de prendre son vendredi soir pour lui. Un long moment, il s'était demandé quoi faire de sa nuit libre. Et maintenant, il est là, accoudé au bar à noyer sa fatigue et ses pensées dans l'alcool alors que le bruit autour de lui n'est coupé que lorsque la musique remplit le pub.

Vous ne trouvez pas qu'elle est fantastique ? L'homme à côté de lui n'a pas cessé de parler depuis que la chanteuse est descendue de scène, parfois pour lui demander son avis, parfois pour s'extasier, parfois pour lui raconter une anecdote à laquelle il ne comprend rien. Johan hoche vaguement de la tête, jetant un œil vers la scène désormais vide, les personnes présentes ce soir se regroupant pour discuter, pour boire, pour manger, les places assez chères alors qu'il y a même du monde dehors. S'il y a bien une chose qu'il doit avouer, c'est qu'il ignorait que sa « collègue » était capable de telles prouesses. Bien sûr, il sait que la femme qui leur a offert le spectacle est professeur de Musique, mais tout de même. Élégante, professionnelle, il avait eu l'occasion de la voir sous un autre jour, loin des murs de Poudlard, et il doit bien reconnaître que la raison pour laquelle elle a pu pousser autant de monde à se rassembler est évidente. J'aimerais tellement pouvoir échanger avec elle ! Elle a un tel talent ! Sans être contagieuse, l’excitation de l'homme à côté de lui lui arrache un sourire, qu'il dissimule rapidement derrière son verre. Vous pouvez toujours attendre, le pub n'est pas bien grand et il est probable qu'elle décide de venir prendre de quoi se rafraîchir un peu, après tout ça. Ses yeux s'illuminent et Johan a l'impression de voir un enfant à qui on vient d'annoncer un voyage dans un parc d'attraction. Ils en viennent rapidement à échanger, les mots permettant au concierge de se changer les idées.

C'est un simple geste qui le coupe en pleine phrase, un simple effleurement qui le pousse à tourner la tête pour croiser le regard de la musicienne, son compagnon de fortune tombant lui aussi dans le silence. Rosenberg, n'est-ce pas ? Je ne savais pas que vous aimiez ma musique. Ou bien est-ce autre chose qui vous amène ici ce soir ? Miss Deslunes ! Bonsoir ! Eh bien, pour tout vous dire... Et il enchaîne sur un vague geste de la main, un geste qui ne veut absolument rien dire mais qui est pourtant censé finir sa phrase. Il ne se voit pas expliquer à sa collègue qu'il est venu pour boire, juste ça. Alors il ne dit rien. J'avoue que je ne connaissais pas votre musique avant ce soir, à mon grand regret, d'ailleurs ! Vous êtes extrêmement douée, vos élèves doivent vraiment apprécier d'avoir l'occasion de travailler avec vous ! Il lui faut quelques instants pour réaliser que l'homme à ses côtés reste là, à attendre, l'impatience et l'incompréhension mélangées à l'espoir. Mais excusez-moi, j'oublie mes manières. Miss Deslunes, je vous présente... Le silence qui suit est long, particulièrement long, l'homme mettant un certain temps à comprendre que Johannes lui tend une perche. Oh ! Reece Evans, Miss ! C'est un plaisir de vous rencontrer !

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Ophélia Deslunes
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Johannes L. Rosenberg &  Ophélia Deslunes


Il fallu peu de temps à la dame pour comprendre que Rosenberg n'avait aucune idée qu'elle donnait un spectacle avant qu'elle ne monte sur scène. Elle n'en fût point offusquée, sachant que la musique n'était pas la tasse de thé de tout le monde, ce qu'elle considérait comme une énorme perte pour eux, pas pour elle. Elle avait pitié de ceux qui ne savaient apprécier les beautés de ce monde, se laissant porter par les douces mélodies que ces instruments savaient si bien créer. C'était ça, la réelle magie, c'était ça, qui gardait le monde ensemble. Moldus comme sorciers se laissaient consoler par les symphonies de la vie. Ceux qui ne savaient pas l'apprécier perdaient de beaux moments. Ce qui l'étonnait, c'était que son collègue n'avait jamais même pensé se demander à quoi sa musique pouvait bien ressembler. Ses luxueux accoutrements, qu'elle arborait tous les jours, laissaient aisément paraître son succès et sa richesse. À croire qu'il n'était pas curieux de nature.
« Merci beaucoup, en espérant vous avoir donné le goût de la musique, et l'envie de venir me voir plus souvent. »
La musicienne offrit un sourire séducteur à Rosenberg, comme elle le faisait si naturellement avec tous les hommes. Elle ne le connaissait que très peu et n'avait toujours pas eu la chance de le tester, de voir quel genre d'homme il était et comment il réagissait aux jeux de séductions qu'elle menait avec tout le monde. Souvent, sa grâce naturelle était suffisante pour ensorceller ceux qui croisaient son chemin, mais d'autres nécessitaient plus d'attention, une ruse déguisée en délicatesse anodine. Toutefois, les priorités refîrent surface lorsque ce dernier lui présenta la personne à ses côtés ; sa victime. La Française échappa un léger rire, non pas inconfortable mais bien aimable, face au silence dû au manque d'attention de ce dernier. Elle savait que l'intérêt y était, elle savait qu'il était une cible facile. Il semblait un peu... maladroit. Cela restait tout de même quelque chose à garder en tête. Il pouvait très bien être le genre à renverser son verre fraîchement empoisonné, ou bien échanger accidentellement le sien avec son autre interlocuteur. Elle devait le garder à l'oeil, sans toutefois lui donner trop d'attention. Si la tueuse passait trop de temps auprès de l'homme qui allait mourir, les suspicions pouvaient devenir fortes. La dame lui tendit la main.
« Enchantée, monsieur Evans. J'espère que le spectacle était à la hauteur de vos attentes. Je ne voudrais pas décevoir mes admirateurs. »
Un clin d'oeil aguicheur ponctua la fin de la phrase, tandis qu'elle portait sa main vers le vin qui venait de lui être offert. Elle remercia le barman, qui ne lui demanda même pas de payer immédiatement. Il savait qu'elle allait payer en fin de soirée, mais pour l'instant, ce verre était offert de la maison, en gage d'appréciation de sa présence.
« Alors, comment vous connaissez-vous ? Vous vous connaissez depuis longtemps ? Rosenberg, j'avais cru comprendre que vous étiez allemand, ou bien je me trompes ? »
Faire la conversation pour faire la conversation, c'était plutôt facile lorsque l'on connaissait un visage, mais pas la personne qui se trouvait derrière. Elle comptait sur Evans pour soit s'inclure lui-même dans la conversation, sois s'exclure. Dans un cas ou dans l'autre, la sorcière avait avantage à bien gérer la situation, chose à laquelle elle était bien prête. Il lui était arrivée plusieurs fois d'enlever la vie à des victimes avec lesquelles elle n'avait échangé aucun mot. Dans ces cas, l'alibi était parfait. Lorsque la victime avait conversé avec la dame, cette dernière devait bien surveiller ses gestes et paroles. Innocente, sans briser son image forte et charmeuse, voilà ce qu'elle devait accomplir.  Le fait qu'elle soit du genre sociable lui faisait grandement avantage. Ophélia Deslunes était célèbre pour sa musique et ses charmes, mais également pour son habitude à s'entourer de tous, à voler l'attention à se faire amie avec les hommes. D'un mouvement de main, elle interrompit le barman pour qu'il vienne vers eux. Elle se pencha vers Rosenberg et Evans.
« Messieurs, que puis-je vous offrir à boire ?  »
Son regard indiquait tendrement qu'elle n'accepterait pas le refus de leur part, qu'elle comptait leur offrir au moins un verre avec lequelle poursuivre la conversation.  


Spoiler:
 

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Johannes L. Rosenberg
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Alors, comment vous connaissez-vous ? Vous vous connaissez depuis longtemps ? Rosenberg, j'avais cru comprendre que vous étiez allemand, ou bien je me trompes ? Beaucoup de questions d'un seul coup, et pas toutes liées les unes au autres. Il est encore en train de boire quand elle finit, et il avale sa gorgée aussi rapidement qu'il peut, sa voix se brisant un peu alors qu'il reprend sans vraiment se laisser le temps de souffler. Non, pas vraiment, nous nous sommes rencontrés juste avant votre spectacle ! Johan se racle rapidement la gorge pour rendre sa voix un peu plus claire, un peu moins rugueuse. Oui, je suis bien Allemand, effectivement ! Pourquoi ? Il ne voit pas vraiment le rapport avec la situation actuelle ni avec leur début de conversation mais répond docilement. Elle doit bien avoir une raison pour demander, que ce soit pas pure curiosité, parce qu'elle fait le lien entre deux choses ou parce qu'elle veut simplement échanger, sans but réel.

Messieurs, que puis-je vous offrir à boire ? Il ouvre la bouche pour poliment lui dire qu'il n'a besoin de rien, tournant l'alcool dans le fond de son verre pour montrer qu'il n'est pas vide, mais son camarade de la soirée accepte plus rapidement qu'il ne peut réagir en beuglant presque sa commande et le concierge finit son alcool pour faire place au suivant, remerciant le barman pour le verre qu'il dépose devant lui. Automatiquement, il vient jouer avec la condensation, ses mains distraites pendant qu'il écoute. Je me disais bien que vous aviez un accent ! Johan acquiesce discrètement mais a envie de dire qu'il bluff, ne serait-ce que parce que les restes de son accent allemand sont tellement maigres qu'un homme imbibé comme ce cher Mr Evans serait bien incapable de mettre le doigt dessus. Il serait prêt à parier qu'il ne fait ça que pour rouler des mécaniques devant sa collègue, pour l'impressionner avec un talent qui est loin d'être incroyable. Et vous, Miss Deslunes, êtes française, n'est-ce pas ? L'Allemand s'attend presque à le voir sautiller d'excitation et ressent un besoin urgent de lui appuyer sur les épaules pour le forcer à rester en place. Qu'est-ce qui vous a fait venir à Poudlard, du coup ? Vous avez dû passer par Beauxbâtons, non ? Pourquoi cette école plutôt qu'une autre ? Il peut parler, lui qui a été scolarisé à domicile et est assez loin de son pays d'origine sans raison apparente. Il sait qu'il ne devrait pas parler de travail, pas ce soir, pas alors que c'est son soir de détente, mais il parle avant de réfléchir pour empêcher l'homme avec lui de parler tant qu'il le peut. Ce qui ne fonctionne que moyennement. Vous êtes fantastique, Miss Deslunes ! J'imagine que les gens ont dû se battre pour vous embaucher, non ? Je n'imagine pas les choses autrement ! Travailler à vos côtés doit être un privilège; vous êtes chanceux, Rosenberg ! Entendre le type l'appeler par son nom de famille alors qu'il ne le connaissait pas une minute plus trop lui arrache une grimace, qu'il cache dans son verre.

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Ophélia Deslunes
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Evan s'était empressé de passer sa commande, sans même une once d'hésitation, comme s'il attendait ce genre de question depuis le départ. Pas tout le monde n'avait la classe ni l'aimabilité d'être reconnaissant. C'était peut-être ce genre de comportements qui avaient poussé le client de Belladonna à vouloir sa mort. La belle aussa un sourcil, sans trop d'affront pour ne pas faire fuir sa victime. Pour sa part, Rosenberg jouait parfaitement le rôle de l'être humble, ou déjà trop alcoolisé à son goût. Ophélia préférait se dire que la première option était la bonne. Il ne semblait pas être en mauvais état et suivait bien la conversation. La Française lui offrit un sourire lorsque les verres leurs fut servis. Prit délicatement son verre par la tige, le soulevant en direction des deux hommes, en plus d'un hochement de tête, comme signe politesse avant d'en prendre une première gorgée. Rosenberg ne semblait pas comprendre le lien entre les diverses questions de la musicienne, qui ne manqua pas de s'expliquer.

« Et bien, si vous aviez connu Evans, qui me semble être un anglais natif, alors que vous êtes allemand, vous auriez sûrement eu d'intéressantes histoires sur votre rencontre à me raconter. À croire que cette soirée en est l'histoire ! »
Ces questions, bien-sûr, avaient menées à une rétorque du même gens, s'intéressant aux origines de la dame. Il n'était un secret pour personne qu'elle était Française, son nom d'artiste ne le cachait point, sauf qu'elle arborait un accent anglais bien maitrisé, qui ne laissait que quelques indices sur sa langue maternelle. Elle était après tout, veuve d'un anglais, et elle vivait ici depuis des années déjà. Son amour de la musique et du chant avait bien certainement aidé à lui faire adapter un accent approprié, vu l'importance des sons et tonalités à ses oreilles. Il le arrivait par contre bien souvent d'insérer instinctivement des mots français dans ses dires, ceux-ci étant connu comme très charmants pour les anglophones.
« J'ai quitté la France il y a plusieurs années déjà. C'est en Angleterre que la musique m'a amené, principalement avec mon groupe. Il faut dire que mon mariage m'a poussé à rester, et finalement, je suis tombée amoureuse. J'adore l'allure poétique de la Grande-Bretagne. C'est très inspirant. »
Ophélia n'avait pas l'habitude de parler de son mari défunt, mais il ne s'agissait pas non plus d'un sujet délicat pour elle. Sa mort avait fait les premières pages des journaux alors rien de tout cela n'avait été un secret. Elle préférait simplement continuer sa vie, mais cela ne voulait pas dire qu'elle l'effaçait de sa mémoire. Aussi court fut le temps qu'ils avaient eu ensemble, il faisait parti de son histoire.
« La suite fait donc tout son sens, quand le poste de musique a vu le jour à Poudlard, je ne pus que prendre l'opportunité de partager ma passion. »
Un sourire léger, sincère, s'était formé sur le visage de la belle. La musique était la seule chose qui la portait hors de ce monde, qui la faisait sentir libre et légère, loin de toute la protubérance et le luxe qu'elle affiche sans-cesse. Et pourtant, c'était cette musique - en partie - qui lui avait donné ces allures de richesse. Elle n'en avait aucun regret. Autant elle adorait l'attention qu'elle recevait sans cesse, Evans se faisait de plus en plus insistant, ce qui commençait à irriter la Française. Elle lui offrit un regard poli, pour ne pas l'insulter, mais continua sa conversation afin de cesser la profusion de compliments.
« Je dois avouer que nous n'avons pas beacoup la chance de travailler ensemble, lui et moi. Je suis certaine que monsieur Rosenberg apporte beaucoup plus que moi à cette école.»

Un léger clin d'oeil, loin d'être sarcastique, ponctua ses paroles. De loin, elle semblait être très centrée sur elle-même, sauf que pour être aimée de tous, il fallait savoir être ouverte et avenante envers les autres, donner autant que l'on reçoit.

« Et vous, qu'est-ce qui vous a fait quitter l'Allemagne, si ce n'est pas trop demander. »

Ophélia savait que ce n'était pas tout le monde qui avait une histoire heureuse, et plusieurs osaient même croire que sa propre histoire était triste, vu la mort tragique de son mari. Elle savait donc que parfois, tous n'étaient pas à l'aise de raconter leur histoire. Ainsi, elle était prête à changer le sujet, ou à se tourner vers Evans, si ce dernier préférait garder les choses pour lui. Après tout, la dame se laissait légèrement porter par la conversation, ce qui pouvait éloigner les chances de faire son travail tel que prévu. Il fallait avouer qu'elle commençai à avoir du mal avec sa victime, qui était plutôt envahissant. 

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J'ai quitté la France il y a plusieurs années déjà. C'est en Angleterre que la musique m'a amené, principalement avec mon groupe. Un peu comme lui la première fois qu'il a posé le pied dans le pays, en soi. Bien que ce ne soit pas la musique qui l'ait mené là, c'est aussi en groupe qu'il est arrivé quand il avait la vingtaine. Il faut dire que mon mariage m'a poussé à rester, et finalement, je suis tombée amoureuse. J'adore l'allure poétique de la Grande-Bretagne. C'est très inspirant. Qu'il peut comprendre, bon sang. Rester sur place pour quelqu'un, ça aussi il l'a fait. Pas suffisamment longtemps, pas au point d'être marié, au contraire de la professeur de Musique, parce qu'il a été mené ailleurs, parce que les choses se sont passées autrement, mais la seule fois où il est resté plus de quelques mois au même endroit, c'est bien pour une seule et même personne. Une personne qu'il croise parfois dans les couloirs, une personne dont il a évité le regard depuis le début de l'année, une personne à qui il n'a pas adressé la parole depuis bien longtemps, malgré leur histoire, malgré le fait qu'il y a à peine un mois, ils étaient assis à la même table. Elle était à côté de Miss Deslunes, il s'en souvient parfaitement. Une personne dont la simple pensée lui serre le coeur, le poussant à tenter de noyer la sensation avec une nouvelle gorgée. La suite fait donc tout son sens, quand le poste de musique a vu le jour à Poudlard, je ne pus que prendre l'opportunité de partager ma passion. Effectivement... Le mot est presque murmuré, l'Allemand soucieux de ne pas interrompre sa collègue. C'est plus un automatisme, un peu qu'il ne peut pas retenir alors qu'il pense à voix haute.

Je dois avouer que nous n'avons pas beaucoup la chance de travailler ensemble, lui et moi. Je suis certaine que monsieur Rosenberg apporte beaucoup plus que moi à cette école. Les mots lui arrachent un sourire gêné, le clin d’œil le pousse à baisser docilement la tête, quelques mèches tombant devant son visage. Il est un peu touché par la remarque, passant une main dans ses boucles désordonnées pour tenter de les dégager, les glissant maladroitement derrière son oreille. Ce n'est pas grand chose... En vérité, pour lui, c'est énorme. Il oublie des choses régulièrement, de moins en moins avec les semaines qui passent, mais tout de même. Il se perd, il hésite, il rechigne même parfois. Il n'a pas toujours le comportement qui est attendu de lui, et il en a conscience. Il tente de faire attention à ne pas dépasser les bornes, mais c'est loin d'être toujours évident. Le fait qu'elle le complimente de la sorte, ça lui fait du bien, ça lui donne l'impression que ses efforts ne sont pas vains, qu'il ne fait pas tout ça pour rien, même s'il en a parfois l'impression. Et vous, qu'est-ce qui vous a fait quitter l'Allemagne, si ce n'est pas trop demander. Johan pose à peine son regard sur son compagnon du soir, qui semble vouloir intervenir mais ne trouve aucune justification pour se le permettre, puis fixe le fond de son verre alors qu'il réfléchit à comment tourner la chose. J'étais... A la recherche de moi-même, en quelques sortes. Il pince brièvement les lèvres, fronçant les sourcils. J'étais jeune et un peu perdu, et j'ai rapidement trouvé une occasion de voyager un peu, de découvrir, avec l'espoir de me découvrir en même temps. Ce n'était peut-être pas l'idée la plus judicieuse, mais ça m'a beaucoup appris, et vraiment fait grandir... Et puis à force de voyages, j'ai fini par atterrir ici ! Elle n'a pas besoin de connaître tous les détails. Elle n'a pas besoin de savoir qu'il avait déjà posé ses valises en Angleterre par le passé. A croire que le Royaume Uni est une destination de choix ! Son sourire est un peu hésitant, mais il espère que ça suffira pour qu'elle ne cherche pas à en savoir plus sur les raisons qui l'ont poussé à s'arrêter ici, parce qu'il ne sait pas ce qu'il pourrait bien répondre. Et puis, à ce qu'on dit, les voyages forment la jeunesse, non ? Ça fera peut-être du bien aux étudiants qui ont rejoint Poudlard à la rentrée...

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Johannes L. Rosenberg &  Ophélia Deslunes


J'étais... A la recherche de moi-même, en quelques sortes. La femme sourit amicalement. Tout au long de sa vie, elle n'avait jamais eu ce genre de questionnement. Elle avait toujours eu la chance de faire ce qu'elle voulait, elle a toujours obtenu ce qu'elle cherchait. Jamais elle n'avait eu de moment vide, où elle ne savait pas où aller. Elle était bien consciente de la chance qu'elle avait d'avoir eu la vie si facile. Comme tout le monde, elle avait vu la souffrance, mais elle n'en avait connu que trop peu, en comparaison à la majorité des sorciers. Même lors de la Guerre, son statut de sang considéré comme de la vermine, ne lui avait apporté pratiquement aucun soucis. Elle côtoyait la mort, elle la provoquait même, mais elle ne se sentait pas sombre, elle ne se sentait ni perdue, ni dangereuse. Elle côtoyait la mort comme une amie, elle n'y ressentait aucun désarroi. Elle ne faisait qu'un travail qu'elle considérait noble. La mort qu'elle offrait n'était pas sanglante, ni horrible. Elle était efficace, contrairement aux batailles ayant eu lieu lors de la Guerre. Ces morts étaient horribles, inhumaines, et surtout, idiotes. Autant de violence basée simplement sur des différences invisibles.  Et puis, à ce qu'on dit, les voyages forment la jeunesse, non ? Ça fera peut-être du bien aux étudiants qui ont rejoint Poudlard à la rentrée... Pour ça, il avait bien raison. Toute cette haine des dernières années envers les étrangers demandait ce genre de changement. La dame avait été sceptique au départ, elle l'était encore un peu, mais pour l'instant, les choses se déroulaient relativement bien. Les jeunes semblaient s'adapter à l'échange de culture. Le corps professoral de Poudlard avait vécu un énorme changement également, et l'échange de culture s'y faisait aussi. Restait à voir où les choses se renderaient.
« Je crois qu'un vent de fraîcheur peut leur faire du bien, mais il faut les garder à l'oeil. Avec les événements récents, ils sont sensibles et pourraient facilement se tourner les uns contre les autres... »
Le sujet semblait devenir délicat, et Evans se faisait silencieux, contrairement à son comportement de plus tôt. De peur qu'il se sente trop rejeté, la Française lui offrit un regard, comme pour lui demander son avis sur le sujet. Après tout, ce n'était un secret pour personne que Poudlard accueillait des élèves étrangers. Ce dernier se contenta de s'excuser avant de se lever de son siège. Ophélia, comprit alors qu'elle avait mis trop de temps. La Belladonna n'avait toujours pas fait son travail, préférant faire la conversation avec son collègue. Quelle erreur ! Gracieusement, la dame se leva à son tour pour l'empêcher de trop s'éloigner. Elle glissa sa main sur son épaule.
« Oh mon cher, j'espère que vous ne vous sentiez pas trop à part, telle n'était point mon intention. »
La musicienne avait déposé son verre sur le comptoir, et le serveur avait décidé de le remplacer par un nouveau. Evans y jeta un oeil avant qu'Ophélia ne reprenne la parole. Cette dernière s'était approchée pour lui susurrer ses mots à l'oreille.
« J'aimerais bien que vous reveniez. Je vous attendrai ici. »
Bien sûr, elle jouait le jeu de la séduction. Et lui semblait vouloir mordre. Il sourit.
Bien-sûr miss Deslunes, je serai de retour.
Ce dernier se dirigea vers les toilettes, alors qu'Ophélia revint auprès de Rosenberg. Difficile de savoir comment l'homme allait réagir face à cette scène qui semblait sortie de nul part. La dame avait cette habitude à la séduction, mais elle n'avait porté qu'un peu d'attention à l'Anglais depuis le début de la soirée. Peut-être était-ce une de ses tactiques ? Elle osait croire que c'est ce que son collègue comprendrait.
Pardonnez-moi. Je n'aime pas voir mes fans se sentir à l'écart. Je dois toutefois avouer que j'apprécie votre compagnie, cette petite conversation me sort de mes habituelles soirées que je passes à signer des autographes !
Elle échappa un léger rire avant de reprendre son verre. Pour un instant, elle resta silencieuse. Evans n'était plus dans le décor et elle se demandait s'il allait réellement revenir. Si tel n'était pas le cas, elle allait devoir s'excuser également, ce qui pouvait compromettre son alibi.  

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Johannes L. Rosenberg
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Je crois qu'un vent de fraîcheur peut leur faire du bien, mais il faut les garder à l'oeil. Avec les événements récents, ils sont sensibles et pourraient facilement se tourner les uns contre les autres... C'est une façon de voir les choses, oui. Johan a plutôt tendance à voir le positif dans tout ça, les échanges culturels, les amitiés qui peuvent se créer entre les étudiants des différentes écoles. C'est sûrement le fait que lui-même a particulièrement aimé tout ça en voyageant, cette manière de tout mettre en commun, de comparer, de partager. Mais il oublie que tout n'est pas toujours rose et qu'ils pourraient effectivement se monter les uns contre les autres. Il oublie que certains étudiants anglais ne sont pas ravis de voir des étrangers dans leurs couloirs. Il oublie que certains « étrangers » sont venus pour suivre mais sont loin d'apprécier être là. Il oublie qu'un rien peut mettre le feu aux poudres. Et quand ça lui revient en mémoire, il espère, avec un frisson qui lui parcourrait presque le dos, qu'ils n'en arriveront jamais là, parce qu'à ce moment-là, il se devra d'être aux premières loges, pour pouvoir intervenir. Et Merlin sait qu'il n'a pas particulièrement envie de se retrouver au milieu de tout ça.

Son compagnon de la soirée s'excuse et se lève, arrachant au concierge un haussement de sourcil surpris. S'il est tombé bien silencieux au fil de la conversation, il s'attendait pourtant à le voir reprendre de plus belle, dès que le sujet le permettrait. Pourtant, non. Oh mon cher, j'espère que vous ne vous sentiez pas trop à part, telle n'était point mon intention. Sans dire un mot, l'Allemand observe l'échange, les gens autour d'eux, le serveur, son attention rapidement attirée par tout un tas de choses. Quand il repose son regard sur sa collègue et Evans, elle lui murmure à l'oreille et Johannes fronce un peu les sourcils, tentant d'analyser ce qu'il voit. Il ne se croit pas particulièrement à côté de la plaque, et ne pense pas avoir manqué de signes indiquant que Miss Deslunes puisse être intéressée par l'Anglais. Pourtant, l'ambiance semble un peu différente, et il en vient à se dire qu'il s'est peut-être trompé, en vient à se demander si louper ce genre de détails lui arrive souvent. Evans s'éloigne vers les toilettes et un bruit de compréhension grimpe la gorge de Johan qui acquiesce pour lui-même, comprenant davantage les raisons de son « départ ». Peut-être qu'il ferait bien d'y aller aussi, maintenant qu'il y pense. Plus tard, peut-être.

Pardonnez-moi. Je n'aime pas voir mes fans se sentir à l'écart. C'était donc une façon de s'assurer que tout le monde ressorte content de cette rencontre, d'accord. Encore une fois, il dodeline de la tête de haut en bas, laissant son corps parler davantage que ses mots. Je dois toutefois avouer que j'apprécie votre compagnie, cette petite conversation me sort de mes habituelles soirées que je passes à signer des autographes ! Il sourit quand elle rit, un vrai sourire, un qui touche son regard. La vôtre m'est tout aussi agréable, Miss Deslunes. Mais si je vous empêche de faire votre devoir, ne vous arrêtez donc pas pour moi ! Si elle n'aime pas que ses fans se sentent mis de côté, signer des autographes doit bien faire partie des rituels à exécuter, non ? Pas qu'il la pousse à partir, il est content de pouvoir discuter avec elle, pour une fois. Ils n'ont jamais trop eu l'occasion, et ils n'ont jamais vraiment forcé le destin pour s'adresser la parole, alors peut-être en sont-ils un peu responsables, mais enfin. Mieux vaut tard que jamais.

Il ne pose jamais vraiment son verre, mais ne passe pas non plus son temps avec le nez dans l'alcool. Il profitait juste pendant un moment de la fraîcheur contre sa paume, et apprécie désormais simplement de l'avoir entre les mains. Parfois, son regard se perd dedans, surtout quand le silence s'étire en l'absence d'Evans. Il prend une gorgée, la laisse rincer sa gorge. Vous n'avez jamais songé à faire autre chose de votre vie ? Travailler dans la musique, c'était une évidence, pour vous ? C'est souvent le cas, avec les artistes, il le sait bien. Mais il ne peut s'empêcher de se poser la question, de se demander si elle a peiné avant de trouver sa voie, sa voix.

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Ophélia Deslunes
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« La vôtre m'est tout aussi agréable, Miss Deslunes. Mais si je vous empêche de faire votre devoir, ne vous arrêtez donc pas pour moi !» La dame était bien ravie de voir à quel point son collègue était courtois - ou bien inconfortable dans cette situation sans oser le dire ? - en cherchant à ne pas "faillir" à son devoir. Ironique car, en cette soirée, elle avait décidé de l'utiliser pour faire ce dont elle était venir faire. Pourtant, elle avait baissé ses gardes sans même le savoir, cherchant à dissimuler ses intentions. Elle ne mentait pas à Rosenberg, utiliser les autres était une chose, mais l'hypocrisie en était une autre. Elle ne lui aurait pas fait croire qu'elle appréciait sa compagnie si ce n'était pas le cas. Et puis, ce dernier avait ces airs innocents, ce qui ne ferait qu'aider à son alibi si elle quittait avec lui pour retourner au château.

« La plupart des gens ici ont déjà eu leur chance, ce n'est pas ma première représentation dans cet établissement. Et puis, on a tous droit à une petite pause. »
Ceci était relativement faux. Ophélia adorait avoir toute l'attention, voir l'intérêt des uns et la jalousies des autre à son égard. Elle prenait tout le temps qu'il fallait pour se faire apprécier, et elle était certaine que quelques personnes dans la salle souhaitaient bien avoir la place de Rosenberg. Malgré tout, ceci était une autre forme d'attention qu'elle aimait. Les faire languir lui plaisait, car ils allaient rester accrochés. Ce n'était probablement pas le cas pour son collègue, elle pouvait bien voir que pour lui, tout ceci était amical. Il avait une femme dans sa vie et elle n'allait pas tenter de briser cette relation. Elle l'avait mis dans cette catégorie d'homme qu'elle n'allait pas tenter de séduire, ce qui était plutôt rare. «Vous n'avez jamais songé à faire autre chose de votre vie ? Travailler dans la musique, c'était une évidence, pour vous ?» Il était vrai que la dame n'avait jamais eu à se poser cette question. La musique était venue à elle aussi rapidement que le succès, et assez jeune pour qu'elle ne se questionne jamais sur son avenir. Sans pour autant regretter, le vent de fraîcheur que lui avait offert le gage ne lui avait pas déplu, mais jamais elle n'aurait pu imaginer faire autre chose que la musique. C'était impensable.

« Je dois avouer que je ne me suis jamais posé la question. Mais je sais ce que j'aurais fait si la musique n'était pas venu à moi. Lorsque j'étais enfant, j'ai découvert le monde magique via la boutique de mon grand-père cracmol. Il était fleuriste et herboriste. Il y avait une partie cachée que seuls les sorciers pouvaient voir. Le jour où j'ai vu cette porte, celle qui menait dans cette partie cachée, il m'a fait découvrir toutes les plantes magiques qu'il avait accumulé au fil des années, après avoir visité le monde. Je pourrais vous en nommer des centaines dont vous ne vous doutez même pas de l'existance ! »
Ophélia se laissait emporter par les souvenirs du temps passé avec son grand-père, et cela faisait briller ses yeux de bonheur. Elle chérissait ses souvenir avec passion, et pensait d'ailleurs qu'elle devait lui rendre visite éventuellement. Il était vieux pour un homme sans magie, mais son sang, normalement sang-pur, lui offrait une certaine longévité. Il restait après tout un grand connaisseur des plantes magiques et il ne se gênait pas pour les utiliser. La musicienne sourit.
« J'aurais probablement marché dans ses traces. Si un jour je ne fais plus de musique, ce sera le cas. »

Après tout, la tueuse utilisait déjà grandement ses connaissances des plantes magiques, ce que peu de gens savaient. Tous admiraient la beauté de son violoncelle qui avait la forme d'une de ses plantes magiques favorites, mais peu savaient qu'elle connaissait si bien les plantes. Sur cette pensée, elle commanda deux verres de plus. Rosenberg n'avait pas encore terminé le sien, alors le second était pour Evans. Elle prit les deux verres d'un mouvement grâcieux, pour déposer le premier à la place de l'absent, et s'offrit une gorgée du sien. Par se mouvement, la Belladonna avait pu déposer le poison dans le verre de sa victime, qui revenait justement. Quelque personnes étaient passées près du bar avant qu'Evans ne se fasse revoir, par contre. C'était encore mieux pour son alibi. Ce dernier avait fait son arrivée derrière elle, et le remarqua seulement lorsqu'il glissa sa main sur son dos. Elle se tourna, le salua d'un signe élégant, puis l'invita à porter un toast.  
« Asseyez-vous, Monsieur Rosenberg allait justement me raconter ce qui lui a permis de voyager avant d'atterir ici. »

Elle offrit un sourire sympathique à ce dernier. Elle n'avait pas eu le temps de lui poser la question, et ceci était sa manière de le faire sans rejeter Evans. Ophélia savait qu'elle ne devait plus trop faire durer la conversation, mais elle ne pouvait pas la couper trop rapidement, sans quoi elle élèverait les soupçons. Evans invita les deux autres à porter un toast avant que le concièrge ne prenne la parole, ce qu'Ophélia fit sans se questionner.

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Johannes L. Rosenberg
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Johan écoute Ophélia lui raconter cette part de son passé, ce moment qui l'a marquée et qui est à l'origine d'un second plan, d'une seconde possibilité. Il voit cette lueur dans ses yeux alors qu'elle se laisse porter par ses souvenirs. Il m'a fait découvrir toutes les plantes magiques qu'il avait accumulé au fil des années, après avoir visité le monde. Je pourrais vous en nommer des centaines dont vous ne vous doutez même pas de l'existence ! Il acquiesce avec un sourire : il n'a aucun doute là-dessus, ne serait-ce que parce que la botanique n'est pas son domaine de prédilection, même s'il n'a jamais été mauvais. Les plantes, il en connait certaines, celles qui sont évidentes, celles qu'on découvre forcément en étudiant de multiples domaines, mais s'il en sait suffisamment pour ne pas s'empoisonner par accident, même à l'étranger, ayant appris parfois par la force des choses lors de ses voyages, il est loin de pouvoir toutes les reconnaître. Il la laisse continuer, la laisse reprendre avec cette pointe de tendresse qu'elle a dans la voix, trace évidente de son affection pour son grand-père. Elle sait parfaitement ce qu'elle aurait fait si cet univers qui est aujourd'hui le sien s'était avéré être inatteignable. Elle sait ce qu'elle fera si elle décide de changer de branche pour une raison ou une autre, et il trouve ça presque fascinant. Elle a déjà trouvé sa voie, mais elle ne s'est pas arrêtée à cette vocation, ayant parfaitement de quoi retomber sur ses pieds dans le cas où les choses changent. Il ne peut pas s'empêcher d'avoir une pointe d'admiration pour les gens comme elle, comme James, comme Alexis, qui savent de manière si évidente ce qu'ils veulent faire de leur vie. Il dodeline doucement de la tête, pour lui signifier qu'il comprend.

Ophélia commande de nouveau à boire, s'assurant ainsi que leur camarade de la soirée ait de quoi s'arroser le gosier une fois revenu. Evans, comme pressentant un tel acte, les rejoint quasiment directement après, posant sa main dans le dos de sa collègue dans un geste que Johannes met sur le compte d'une confiance revigorée par le comportement presque séducteur de la Française avant son départ pour la salle d'eau de l'auberge. Toute l'attitude de l'Anglais semble plus confiante, peut-être moins fébrile, et le pousse à hausser un sourcil, sans pour autant lui arracher un mot. Asseyez-vous, Monsieur Rosenberg allait justement me raconter ce qui lui a permis de voyager avant d'atterrir ici. L'Allemand est un peu pris de court mais avant qu'il puisse réellement réagir, la surprise peinte sur son visage, Evans les incite à porter un toast et le concierge suit le mouvement, levant vaguement son verre pour accompagner le geste des deux personnes avec lui ce soir. Il découvre en même temps que l'Anglais qu'il est censé davantage parler de lui, des détails et, s'il sait parfaitement qu'il peut refuser, changer de sujet, il sait aussi que ce serait maladroit et surement grossier, étant donnée la manière dont était tournée la requête. Eh bien, j'avais à peine plus de dix-huit ans quand j'ai quitté le cocon familial. Le terme lui arracherait presque une grimace mais son expression reste neutre alors que son pouce caresse le verre dans sa main, signe de sa réflexion. J'ai assez rapidement rejoint un groupe de Magizoologistes qui se trouvait à l'époque en Allemagne de l'Ouest. J'ai été formé un peu sur le tas, apprenant face aux bêtes. Nous avons assez peu bougé au début, l'un des nôtres écrivant à l'époque un livre sur les Erklings. Puis les pays traversés se sont faits plus nombreux, nous emmenant dans différents continents, sur différentes îles. C'est comme ça que j'ai pu passer près de dix-huit ans à voir le monde et les créatures qui s'y trouvent, découvrir de nouvelles cultures, de nouveaux paysages. Johan reste un instant pensif, puis relève la tête qu'il ne réalisait pas avoir baissé pendant son court récit, son regard se portant tour à tour sur Evans et sur Miss Deslunes. Je suis navré, je suis loin d'être passionnant, je n'ai jamais été très doué pour narrer des histoires. Vous devriez demander plus de détails à Mr. Martell, si ça vous intéresse, il a toujours été plus doué que moi pour capter l'attention des personnes qui l'écoutent et pour les captiver, même à l'époque où nous travaillions ensemble. Cette dernière remarque s'adresse davantage à sa collègue qu'à l'homme avec eux, celui-ni n'ayant certainement que peu d'occasions d'approcher le professeur de Zoomagie.

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Ophélia Deslunes
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Rosenberg hésita un moment avant de répondre au questionnement de la Française, ce qui lui fit comprendre qu'elle s'aventurait peut-être en terrain délicat. S'il avait voulu changer de sujet, elle aurait compris et aurait improvisé quelque chose d'autre le temps que le poison fasse effet sur l'Anglais qui les accompagnait. Si Ophélia savait gérer les situations sociales, peut-être n'était-ce pas le cas pour l'Allemand. Ce dernier décida toutefois de raconter son histoire, que la chanteuse écouta avec attention, sans même se tourner vers Evans. Du coin de l'oeil, toutefois, la dame pu voir son teint pâlir. Le poison qu'elle avait mis n'agissait pas d'un seul coup, préférant démontrer quelques symptômes d'ivresse et d'abus d'alcool avant d'être fatal. Bien qu'il s'agissait là que d'une excuse, qu'une sorte d'alibi, Ophélia était réellement intéressée par les histoires du concierge. Si elle était experte des plantes magiques, elle avait toujours trouvé les créatures magiques fascinantes, bien qu'elle ne s'y soit jamais plongé. Les choix qui s'étaient présentés à elle ne les avaient pas mené dans ce domaine. Tout comme les sports magiques, les créatures restaient une sorte de mystère qu'elle ne connaissait qu'en surface. Contrairement aux sports, par contre, cet obscur sujet attisait son intérêt.

« Je suis navré, je suis loin d'être passionnant, je n'ai jamais été très doué pour narrer des histoires. Vous devriez demander plus de détails à Mr. Martell, si ça vous intéresse, il a toujours été plus doué que moi pour capter l'attention des personnes qui l'écoutent et pour les captiver, même à l'époque où nous travaillions ensemble.» La dame releva poliment la main, comme pour le faire taire. Non pas qu'elle ne voulait plus l'entendre, non pas qu'elle voulait l'insulter, bien au contraire. Lorsque les gens se rabaissaient comme ça, elle aimait bien intervenir.
« Cessez donc de vous rabaisser mon cher, votre histoire est bien intéressante. Je ne vous en aurais pas demandé plus si je ne voulais pas l'entendre ! Les créatures magiques sont fascinantes, je dois avouer que j'aimerais bien m'y connaitre un peu plus...»
De nouveau, elle porta son verre à ses lèvres pour en boire la dernière gorgée. Evans, lui, se faisait encore silencieux. Ses yeux étaient vitreux, comme un homme bien trop ivre. Le poison faisait peu à peu effet. Il aurait probablement le temps de se désister, s'il était un homme respectable, pour aller mourir en silence aux toilettes ou dans une chambre. Peut-être même se rendrait-il chez lui, s'il habitait le village. À moins que quelque chose ne le pousse à rester malgré cette ivresse embarassante. Bien-sûr, tout n'était pas si simple, tout n'allait pas à la perfection. Un goût amer empli la bouche de la dame lorsque l'air pénétra entre ses lèvres.
« Pourquoi donc...»
Ophélia s'apprétait à demander à l'Allemand pourquoi il n'avait pas postulé au poste de SACM, mais une douleur aigüe et brûlante la frappa directement au coeur, la faisant chanceler bien qu'elle était assise. Elle porta la main à sa poitrine et regarda Rosenberg dans les yeux. S'il s'agissait d'un mélange de divers ingrédients, Ophélia nota les effets d'un venin de dragon. Il lui fut difficile, sous les douleur d'identifier de quel dragon il provieennait. Un Magyar à pointes ? Un Suédois à museau court ? Une chose était certaine, c'était que ce poison n'était pas à la portée de tous, sauf pour ceux qui côtoient les créatures magiques. Derrière lui, Evans avait disparu. La femme senti la douleur se répendre dans ses os - oui ses os - et comprit que le poison venait d'un Suédois à museau court, tandis que ses jambes lâchaient. Elle senti son corps basculer, s'agrippant au bras de son collègue - et bourreau ? - pour amortir sa chute. Et si, après tout, il n'était pas si innocent ? Une chose était certaine, c'était qu'elle venait de tomber dans un piège.


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Cessez donc de vous rabaisser mon cher, votre histoire est bien intéressante. Je ne vous en aurais pas demandé plus si je ne voulais pas l'entendre ! Les créatures magiques sont fascinantes, je dois avouer que j'aimerais bien m'y connaitre un peu plus... Johan la remercie sans un mot, avec un simple sourire, portant son verre à ses lèvres en même temps que sa collège, le silence s'installant brièvement alors qu'Evans se fait de plus en plus mal, poussant l'Allemand à froncer les sourcils avec une pointe d'inquiétude. Il n'avait pas l'impression que l'homme ait bu tant que ça, et ce dernier semble pourtant prêt à s'effondrer par terre, l'alcool tellement noué au sang que son foie risque de s'en souvenir. Pourquoi donc... Avant même qu'elle puisse finir sa phrase, Ophélia vacille, sa main se portant à sa poitrine en réponse à ce qui semble être une douleur brusque. Sans quitter son regard des yeux, il se penche vers elle, le bras tendu, prêt à la rattraper si elle tombe, ce qui ne tarde pas à arriver. La Française prend appui sur lui, et au moment même où sa main le touche, son coeur s'emballe dans sa poitrine, la panique le gagnant bien rapidement. Il ne réalise pas que l'Anglais n'est plus avec eux, qu'il a sûrement disparu dans la foule. Il ne réalise pas non plus que les gens commencent à jeter un regard dans leur direction, cherchant à comprendre ce qui se passe. Miss Deslunes ?! Johannes tente de contrôler sa voix comme il le peut, mais elle tremble tout de même alors qu'il tente de redresser la professeure de Musique qui semble plus que mal en point.

Il n'arrive pas à comprendre ce qui vient de se passer, comment les choses ont pu tourner de cette manière. Un instant, tout semble bien aller, chacun semblant être dans un état au moins suffisamment décent pour continuer à discuter sans le moindre souci, puis tout devient dingue. L'alcool semble subitement frapper Evans qui semblait en forme jusque là, puis la Française s'effondre, la douleur déformant ses traits, sans aucun signe avant-coureur. Il n'est pas médecin, et a certainement encore moins de connaissances dans ce domaine-là que dans celui des plantes. Alors il se retrouve à appeler quelqu'un de compétant, n'importe qui, à travers l'auberge, espérant que quelqu'un réponde à son appel et vienne l'aider, lui qui peine à savoir comment réagir face à sa collègue dont l'état semble se dégrader à mesure que les minutes passent. Je peux savoir ce que vous avez fait ?! Johan met un moment à réagir, à comprendre qu'on s'adresse à lui. Il ne le réalise que lorsque la personne le bouscule un peu, poussant sur son épaule pour obtenir une réaction. Son regard affolé se pose sur l'homme dont l'expression ne laisse aucun doute sur l'état de colère, et il balbutie un « quoi ? » qu'il a à peine le temps de finir. Malgré les mots qu'il entend, qui lui sont destinés, son regard se porte de nouveau sur sa collègue dont deux hommes semblent s'occuper, les traits sombres. Sa gorge se serre et il reporte comme il peut son attention sur celui qui le confronte. Vous allez répondre, oui ?! Vous allez pas me faire croire qu'elle s'est mise dans cet état-là toute seule ? Ses sourcils se froncent de nouveau tandis qu'il est toujours incapable de dire un mot. Il ne comprend pas ce qu'on lui dit. Ce qu'on cherche à lui dire. Que quelqu'un aille chercher un Auror, on a quelques questions à poser à ce monsieur ! La réalité de ce qui est en train de se passer le frappe subitement et en cherchant à prendre appui sur le bar le temps de tout saisir, il fait tomber son verre qui roule sur le bois, allant s'échouer et se briser sur le sol. Tout ce qui se déroule n'a aucun sens, et il est pourtant entraîné dans tout ça, impuissant, perdu. Il est comme bloqué dans une tempête, incapable d'en sortir, incapable de lutter. Et alors que les choses tournent de plus en plus mal pour lui malgré ses protestations, son esprit n'arrive à se fixer que sur une seule chose : il espère qu'elle ira bien.

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Ophélia Deslunes
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Sour Grapes
Johannes L. Rosenberg &  Ophélia Deslunes


Jouait-il le jeu, ou paniquait-il réellement. Derrière le voile embrûmé qui enivre ses sens, Ophélia semble reconnaitre de la peur, dans les yeux de son collègue. Il était difficile de croire qu'un homme comme lui soit un maitre empoisonneur, mais les apparances étaient parfois trompeuses. Tout se passa rapidement, très rapidement, mais la dame n'était pas une novice. Sous la douleur, elle chercha à comprendre, mais surtout, à trouver une solution. Le poison qui lui avait été infligé n'était point fait pour les faibles, il était d'un puissance remarquable, presque accidentel. Un traitement, un antipoison, était nécessaire bien plus rapidement que le temps que prendraient les spécialistes à arriver. Ce genre de chose n'était la spécialité que de rares personnes qui, pour la majorité, agissaient dans l'illégalité. Personne n'allait pouvoir aider la Française autre qu'elle-même. Elle devait prendre cette chance, cette chance de croire que Rosenberg était innocent. Les voix accusatrices n'aidaient pas la situation, celui qui s'en prennait à l'Allemand n'avait certainement pas le sens des priorité. Les deux hommes qui m'avaient pris en charge n'avaient semblait-il pas réellement de contrôle sur la situation. Ou au contraire, ils s'assuraient de laisser la musicienne périr. Leur poigne était ferme sur ses bras, comme pour l'empêcher de s'en défaire. Elle fronça les sourcils pour éclaircir un peu sa vision. Ces visages lui étaient relativement familiers. Non pas qu'elle les connaissait, mais elle savait très bien qu'elle les avait déjà vu. Pour cette impression qu'elle avait, ils faisaient eux aussi parti d'une forme de crime organisé. Evans n'y avait quitté, mais son intérêt n'était plus à lui.

Dans un signe de confiance, et comme pour demander son aide, Ophélia aggripa le bras de Rosenberg et tenta de se tirer vers lui, malgré les autres qui la tenaient. Sourtout, qu'ils ne l'emmènent pas loin d'elle, qu'il ne l'arrêtent pas. Elle ne chercha pas à parler, puisque chaque mouvement lui étaient douloureux et sa gorge était bien trop sèche pour échapper quelconque bruit cohérent. Du bout des doigts, elle attrapa un fiole dans la poche intérieur de son vêtement. Sur la gauche, elle conservait toujours quelques ingrédients qui pouvaient sauver une vie. Par précaution, au cas où ce jour arriverait, ou pour aider une personne innocente. Faiblement, elle fit glisser une fiole au contenu rosé hors de son vêtement, tandis que les regards s'étaient tournés vers un Auror qui venait de faire son entrée. Allait-il réellement l'aider ? Elle fixa son collègue avec autant d'assurance possible, pour qu'il comprenne de l'aider à prendre cette potion. Si elle n'allait pas servir d'anti-poison (car un anti-poison nécessite bien entendu de connaitre le contenu du poison, ce qu'elle n'aurait pas pu prévoir), mais arrêterait la propagation, lui empêchant donc d'en mourir et de laisser le temps aux médicomages de la soigner.

De l'autre côté, Ophélia comprit rapidement qu'il s'agissait d'un réel Auror, compétent, qui préféra s'élancer vers l'empoisonnée plutôt que de questionner l'Allemand tel qu'on avait demandé. Il repoussa les deux hommes qui la retenaient. « Mais que faites-vous !? Laissez-la dont respirer. » Il jeta un coup d'oeil rapide à Rosenberg. « Vous, vous restez ici. » Le message était clair, mais il ne s'étira pas sur le sujet. Il fallait aider Ophélia avant qu'il ne soit trop tard. Il n'était pas médicomage, mais avait certainement une certaine formation pour ce genre de situation, après tout, les poisons magiques étaient une forme de magie noire.


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Sour Grapes ♔ Johannes & Ophélia
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