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It's cold gin time again | Johan&Zeph

Johannes L. Rosenberg
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It's cold gin time again

ft. zephÿr rosenberg


Toute notion du temps a disparu depuis bien longtemps, morceau par morceau, accompagnant chaque personne qui rentre et qui sort de l'auberge, chaque verre qu'il repose sur le comptoir. Dans une manière de faire qui ne lui ressemble pas, Johan a lui commencé à boire depuis le début d'après-midi, restant à la bière pour éviter les regards en coin mais posant choppe après choppe. Pour lui qui ne boit que rarement, la vitesse de sa consommation a quelque chose d'alarmant. En fin d'après-midi, il finit par se lever, s'étirer et sortir pour aller prendre l'air, se perdant quelques heures à Pré-au-Lard. Il croise quelques élèves, les salue vaguement de la tête alors qu'il sait qu'ouvrir la bouche trahirait son état. L'air frais lui fait du bien et lui permet, peu à peu, de retrouver un peu de consistance, un peu de sobriété. Mais aussi toutes ces pensées qu'il a tenté de noyer, toutes ces images auxquelles il a tenté d'échapper. Arrêté à côté de la boutique de l'apothicaire, il ferme les yeux. Les flammes. La suie. Cette douleur vive qui lui revient régulièrement, comme si sa plaie était toujours là. L'odeur de brûlé qui lui reste dans le nez. Ces mots échangés avec brutalité, amertume, venin. Il aurait honte d'annoncer la quantité d'alcool ingurgitée depuis pour tenter d'oublier tout ça.

Il finit par craquer alors que la nuit est déjà bien entamée. De retour aux Trois Balais, il observe la foule déjà présente, tente de distinguer des conversations dans le brouhaha ambiant sans vraiment y parvenir. Il se faufile comme il peut jusqu'au comptoir, saluant pour la deuxième fois de la journée la personne située derrière, qui l'accueille avec un sourire qui en dit long. Pas besoin de demander, il est à peine assis que ce qu'il a bu tout l'après-midi se trouve déjà devant lui. Il joue deux minutes avec la condensation sur le verre, dessinant des formes ressemblant vaguement à des créatures qu'il a connues. Il se perd dans ses pensées, il se perd dans ses souvenirs, et son cœur souffre de s'être posé depuis des mois. Il voudrait repartir. Retourner voyager. Retourner voir le monde, passer ses journées à observer les Dent-de-vipère du Pérou. Il a le torse comme compressé. Tout ça, tout ce qu'il s'est passé ces derniers mois, ça ne fait que lui donner encore plus envie de quitter le château, les élèves, les histoires. Elle. Mais il ne peut pas. Johannes relève la tête, observe les gens autour de lui. Ces gens qui travaillent dans le coin, tous les jours, au même endroit. Ces gens qu'il a plusieurs fois croisés au fil du temps, parce qu'ils sont toujours dans cette ville. Il se demande comment ils font, comment ils ne deviennent pas dingue. Peut-être le sont-ils déjà. Peut-être que c'est pour ça qu'ils sont là, alcool à la main, à beugler comme des sauvages, à rire à gorge déployée.

Il ignore un long moment ces mots presque hurlés qu'il entend à quelques mètres de lui. Il est passé à quelque chose d'un peu plus agressif à boire quand il finit par chercher des yeux les responsables de ce vacarme. Ses yeux scannent la foule et il lui faut deux passages pour réaliser. Réaliser que l'un de ceux qui parlent tellement fort qu'ils arrivent à se faire remarquer malgré le bruit ambiant, c'est son frère. Automatiquement, il fronce les sourcils, ses traits se durcissant, ses doigts serrant le verre dans sa main avec plus de force qu'auparavant. De nouveau, il a des images de leur dernière rencontre qui lui viennent en tête et ses côtes le relancent, ses dents grinçant douloureusement. Bon sang, il a fallu qu'il soit là aussi. Johan tourne la tête, fixant le mur devant lui, essayant d'ignorer le bruit que Zephÿr fait. Pas ce soir. Il ne peut pas se battre ce soir.





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Zephyr Rosenberg
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It's cold gin time again
rosenberg brothers
Zephÿr avait passé son après-midi à Pré-Au-Lard.

Il avait pris sa journée entière pour prendre l'air. Sortir. Passer le temps. Oublier. Ces derniers temps, il sentait que ça n'allait pas, que ça n'irait sans doute pas mieux au fil des jours. Que finalement, les souvenirs reviendront le hanter, malgré le temps qui passe, malgré les changements. Cela faisait un peu plus d'une semaine qu'on lui avait foutu littéralement son passé d'agent-double dans la figure, après toutes ces années. Ces années où il avait risqué sa vie pour faciliter le travail de l'Ordre du Phénix, ces années où il avait pu voir des choses plus horribles les unes que les autres. Ce passé là était révolu, jusqu'à ce qu'on le reconnaisse et qu'on lui fasse payer son silence et le peu de courage qu'il avait eu d'accepter ce poste. A se voir aujourd'hui, il regrettait. Il regrettait tellement de ne pas avoir agi, et de ne pas avoir su dire les choses quand il en avait eu le pouvoir. Le Serment Inviolable fait, il était trop tard pour reculer. De ce fait, il n'avait pu rien faire quand il avait vu des gens souffrir. Quand il avait vu des gens mourir. C'était une expérience traumatisante, qui l'avait changé en tant qu'homme. Alors, il se sentait vide là, tout de suite. L'agression lui avait retourné l'estomac, dans le vrai sens du terme. Le Doloris lui avait donné ce sentiment de vide, ce sentiment d'impuissance. Zephÿr était déprimé. C'était le mot.

La semaine qui avait suivi, le garde-chasse avait vu son état se dégrader. Le dîner entre les membres du personnel de l'école n'avait pas arrangé grand chose. Il était à peine sorti du parc après ça. Il avait effectué ses tâches de tous les jours avec une lenteur impressionnante, due à la douleur de son corps et à celle de son esprit. Il n'avait plus envie de rien. Alors, quand l'occasion s'était présentée, il avait décidé de se rendre à Pré-Au-Lard, pour passer une journée où il finirait par tout oublier, sans doute avec l'aide de l'alcool. Lors de sa vie chez les moldus, il avait pu connaître ces dérives, et il avait très vite compris qu'il ne tenait pas l'alcool. Le seul truc positif, c'était que sa violence se barrait presque lorsqu'il était complètement bourré. Presque. Il devenait complètement dingue, dans le sens où on l'entendait. Beaucoup trop. Souvent, Zephÿr finissait par être viré violemment, pour nuisances sonores. Pourtant, il n'était pas méchant pour un sou. Il passait du stade euphorique au stade déprime à une vitesse dingue.

Arrivé, il se dirigea immédiatement à la Tête du Sanglier. Il y passa une bonne après-midi, mélangeant les alcools, mélangeant ses souvenirs pour ne former qu'une brume éphémère dans son esprit. Le métamorphomage était resté quasiment seul dans l'auberge, partageant ses verres avec un gars inconnu - mais aussi bourré que lui. Ils avaient bien gueulé, se balançant leurs vies pittoresques dans la gueule, sur l'air complètement désespéré du barman qui semblait en avoir marre. Finalement, ils se firent virer tous les deux, pas trop violemment, tandis qu'ils continuaient de gueuler et de rire à vive voix dans les rues de Pré-Au-Lard. Les cheveux de Zephÿr étaient aussi noirs que la nuit qui tombait. Cela trahissait son état intérieur, celui qu'il ne montrait pas et qu'il tentait de dissimuler le plus possible. Ils entrèrent rapidement dans les Trois Balais, où les gens semblaient pas mal s'amuser aussi. Le garde-chasse commanda très vite deux ou trois verres, dépensant l'argent qu'il avait gagné ces dernières années. Il ne faisait même plus attention à ce qu'il dépensait, beaucoup trop occupé à enchaîner les alcools, de plus en plus forts. Si Zirwya le voyait ainsi, elle serait sûrement dégoûtée de lui. Il puait l'alcool et le tabac, qu'il avait consommé en grande quantité cette dernière semaine. Tandis que l'ami inconnu qu'il s'était fait à la Tête de Sanglier lui filait encore plus de verres, Zephÿr lui gueulait contre son poste à Poudlard, contre les élèves, contre sa vie. Il était intenable, bruyant, fatiguant. Insupportable.

Puis soudain, il se dirigea vers le comptoir, se faufilant violemment, et sans doute un peu trop vite, entre les gens qui discutaient au milieu de la pièce. Le teint livide, les joues creusées, les yeux rougis encore par quelques hématomes, cicatrice sur l'arcade sourcilière. Il s'adressa au serveur devant lui, d'une voix rauque, déformée par une gorge brûlée par différents alcools. « Même chose. » Il balança deux trois pièces - il n'avait aucune idée si c'était trop ou pas assez, au vu de la couleur des pièces, c'était sûrement trop - sur le comptoir, sourire jusqu'aux dents. Le métamorphomage avait demandé « la même chose»  mais il avait enchaîné les différents alcools. Il avait sacrément l'air idiot mais évidemment, il ne s'en rendait pas compte. Il regarda autour de lui, pendant que le serveur lui préparait il ne savait quel alcool. Puis, il vit Ludwig. Enfin, il lui semblait que c'était lui, il ne savait plus. L'alcool avait imprégné ses vêtements, ses cheveux, son haleine. C'était pas beau à voir. Glissant ses bras sur le comptoir d'une façon complètement enfantine, il regarda son frère et le seul souvenir qu'il arrivait à assimiler dans son esprit, c'était son départ. Avec un air complètement ahuri, il manqua presque de le pousser. « Attends, t'es pas parti ? J'ai loupé un épisode ? Attends, j'suis entrain de rêver, non ? Putain ! » Il s'approcha un peu plus encore, riant à gorge déployée. Il avait l'air d'un véritable gamin. « Atteeeeeends, je sais, tu t'es barré parce que je t'ai fais chier c'est ça ? NON ! Parce que tu trouvais que le manoir était puant et mal famé ? POUAH, j'suis bien d'accord ! » Bizarrement, il avait envie de lui sauter au cou, mais quelque chose l'en empêchait. Il ne savait pas quoi, mais Zephÿr avait juste l'impression de le revoir après des années. Et il en était heureux. Ses gestes étaient involontairement brusques, et il manqua de faire tomber son verre lorsque le serveur posa sa commande sur le comptoir. Il avala tout d'une traite, sans se soucier une seconde de l'état d'alcoolisme dans lequel il était.


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ft. zephÿr rosenberg


Malgré les mots qui se trainent avec l'alcool, Johan reconnaitrait la voix de son frère sans aucun problème. Il ne peut s'empêcher de jeter un oeil dans sa direction, de fixer sa chevelure ébène, son teint rougi par ses consommations, les poches sous ses yeux. S'il a l'air en un peu meilleur état que lorsqu'ils se sont vus au dîner professoral, il semble tout de même loin d'une forme optimale, même si son comportement pourrait tromper du monde. Il jette avec absence une poignée de pièces sur le comptoir et le concierge a presque envie de tendre la main pour lui redonner ce qui est de trop, mais il laisse le serveur gérer. Ce soir, Zephÿr n'est pas son problème. Alors il retourne la tête. Avec un peu de chance, vu son état, il ne réalisera pas qu'il est là.

Quand le garde-chasse manque de lui rentrer dedans, il réalise qu'il a été un peu trop optimiste. Attends, t'es pas parti ? J'ai loupé un épisode ? Attends, j'suis entrain de rêver, non ? Putain ! S'il pensait avoir déjà trop bu, il est clairement battu. Son frère sent l'alcool à des kilomètres à la ronde, son haleine refoulant un joyeux mélange de spiritueux. Son rire semble incontrôlable, incontrôlé, et quelque chose dans les tripes de Johan se serre alors qu'il observe Zephÿr. Atteeeeeends, je sais, tu t'es barré parce que je t'ai fais chier c'est ça ? NON ! Parce que tu trouvais que le manoir était puant et mal famé ? POUAH, j'suis bien d'accord ! Il ne comprend rien. Absolument rien. Est-ce que son frère a perdu la tête ? Peut-être bien, ça expliquerait certainement ce qu'il dit. Parce que là, l'alcool ne peut pas être le responsable. Pas le seul, en tout cas. Une poignée de jours plus tôt, ils manquaient de s'entretuer, ils ont échangé des paroles blessantes, des attaques, des cris. Ils étaient à deux doigts de mettre fin à tout ça de manière définitive. Et là, le cadet est en train de rire juste à côté de lui, tenant des propos qu'il ne comprend absolument pas, comme si rien ne s'était passé. Comme si rien n'avait tourné au désastre.

Qu'est-ce que tu racontes ? Sa voix est à peine audible avec le bruit autour d'eux, bien faible par rapport à celle de Zephÿr. Que je suis parti d'où, enf-- Le manoir. Pourquoi est-ce qu'il lui parle du manoir ? Johan essaye de raccrocher les wagons comme il le peut, malgré son propre état d'ébriété un peu avancé. Il ne peut pas parler de la forêt, puisqu'il a été le premier à quitter les lieux, laissant l'aîné derrière lui. Il s'en rappelle parfaitement, il lui a fallu bien trop de temps pour parvenir à rentrer au château sans attirer trop d'attention, et il avait disparu pour le reste de la journée dans ses appartements. Il n'a jamais laissé entendre qu'il quitterait Poudlard, malgré certaines envies de le faire, parfois, alors il ne peut pas non plus s'agir de ça. Surtout que Poudlard n'a rien à voir avec un manoir, et encore moins « puant » et « mal famé ». La seule chose qui lui vient, là, tout de suite, c'est leur domicile familial d'il y a dix-huit ans. Mais il ne peut pas parler de ça, si ? Il sait pourquoi il est parti, il n'irait pas lui en demander la raison maintenant, n'est-ce pas ? Le concierge serre ses doigts autour de son verre qui se réchauffe sous sa peau. De quoi est-ce que tu me parles, Zephÿr ?





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Zephyr Rosenberg
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Zephÿr n'a plus vraiment conscience des choses.

Il passe son temps à rire, rire d'un rire franc, impossible à arrêter. C'est presque angoissant de le voir ainsi, personne n'était habitué à le voir se comporter comme cela. Il ne s'en rend pas compte, évidemment. L'alcool a altéré son esprit, ses souvenirs, ses pensées. Le Zephÿr violent semble n'être que passé, seulement ses gestes sont brusques. Involontairement. Le garde chasse entend à peine ce que lui dit son frère, le bruit assourdissant couvrant ses paroles. Il ne comprend plus rien, et n'est pas à apte à cela dans tous les cas. C'est sans doute la pire cuite qu'il s'est pris depuis un bon bout de temps. Dans cet état là, c'est quasiment sûr qu'il allait avoir un mal fou à rentrer dans l'école. Il finirait sûrement par dormir le sol, devant la cabane réaménagée. il se sent heureux, là, tout de suite. Il a oublié ces récents souvenirs qu'il ne voulait plus. L'adoption de son frère, en premier lieu. Il ne l'avouerai jamais, mais il avait complètement pété les plombs après leur dernière rencontre. Il était rentré, avec peine, s'était lavé, avant pansé ses brûlures comme il le pouvait. Puis, il s'était assis, rembobinant tout ce qu'il venait de se passer. Toute sa vie était un mensonge. La seule chose à laquelle il avait pensé à ce moment là, c'était qu'il avait perdu son temps. Ce temps précieux, ces quelques mois où il avait pris le temps de chercher son frère parti. Même si il aurait continué ses recherches, pendant des années, il ne l'aurait sans doute pas retrouvé. Qui voudrait être retrouvé après avoir appris une telle nouvelle ? Lors de la fugue de Ludwig, Zephÿr s'était senti coupable. Il s'était senti coupable d'avoir ce don qui avait été source de leurs conflits. Son frère avait été celui qu'il avait considéré comme la seule personne qui pouvait comprendre. Pas comprendre son don, pas le comprendre lui, mais comprendre leurs vies intenables. Alors, quand il est parti, Zephÿr s'est senti seul. Terriblement seul. Seul face à des parents qui s'étaient durcis face à ce départ inattendu de l'aîné. La solitude l'avait envahi, complètement, lassé de subir pour lui seul cette dureté qu'ils avaient subi à deux. « De quoi est-ce que tu me parles, Zephÿr ? » Ce dernier le regarde, l'air ahuri, moins... joyeux, moins euphorique. Puis, alors qu'il allait lui répondre, le gars avec qui il avait passé toute l'après-midi et une bonne partie de la soirée l'interpelle quelques mètres plus loin. « Hé Rosenberg, c'est à toi ça, mon gars ? » La voix est forte. On l'entendrait de dehors. Il lui lance alors un trousseau de vieilles clefs rouillées - elles ouvrent quelques salles dans Poudlard. Zephÿr les rattrape de justesse, petit rire discret sortant de sa bouche. Il les fourre dans sa poche. Le garde-chasse semble se calmer, alors qu'il lance un regard reconnaissant vers l'homme qui retournait vers le fond de l'auberge. Il se tourne vers son frère. « Quoi ? De quoi je parle ? Bah, t'es parti non ? Genre, j'sais plus y'a combien d'années ? »

Tout se mélange dans sa tête, tandis qu'il fronce les sourcils, pensif - enfin, si on pouvait appeler ça penser dans un état comme le sien. Il se laisse glisser contre le comptoir, prenant soir d'attraper en vitesse un verre qui n'était sans doute pas le sien. Il mord le verre, soudain préoccupé. Il sent un vide. Un oubli, un truc important. Il sait qu'il a oublié quelque chose. Il ne sait juste plus quoi. Zephÿr regarde son frère, qui paraît mesurer au moins vingt centimètres de plus que lui, de là où il est. « J'crois qu'j'ai pleuré, quand t'es parti. Père et mère ont bien gueulé contre moi puis il m'ont enfermé dans ma chambre jusqu'au soir sans rien à bouffer ni à boire. Pouah, j'crois qu'j'étais trop triste pour bouffer de toute façon. » Si le Zephÿr sobre s'entendrait, il se foutrait sans doute des claques dans la figure pour avoir balancé ses faiblesses passées devant Ludwig. Il avale de nouveau son verre d'une traite. Il a ce pressentiment qui lui manque une pièce du puzzle. Ce puzzle, qu'il avait pourtant complété - du moins, il le pensait - il y a quelques temps, pas si longtemps que ça. Tout est flou, rien a de sens. « Tu m'as manqué quand même, espèce de con. C'était nul, sans toi. Puis les parents ont disjoncté quand même, pour ça qu'j'me suis barré aussi. Désolé, j't'ai un peu copié. » Il fait la moue, comme un enfant. Comme un enfant triste qui balance ce qu'il pense, ce qu'il ressent. L'homme de trente-cinq semble s'être volatilisé, pour faire place à un pré-adolescent complètement paumé. Le garde-chasse s'amuse avec son verre, avant de se relever, s'agrippant au comptoir pour s'aider un peu. Il finirait sans doute par retomber au sol sans ça. Les bras croisés, air enfantin sur le visage, il regarde de nouveau le serveur, lui demandant de nouveau « la même chose ». Il ne savait pas trop ce que c'est - il avait déjà oublié - mais ce n'était pas trop mauvais. Le liquide coulait dans sa gorge avec facilité, laissant un fort arrière-goût d'absinthe dans la bouche. « Mettez-en un pour lui, là. » dit-il en désignant Ludwig. De nouveau, il balance des pièces au hasard. L'argent n'a plus d'importance. Boire, juste boire, et oublier. Autant ramener son frangin à faire pareil.


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ft. zephÿr rosenberg


Quand un ami, une connaissance, Merlain-seul-sait-quoi, envoie à Zephÿr un trousseau de clés qu'il peine à rattraper avant de le fourrer négligemment dans sa poche, il ne faut qu'une poignée de secondes au concierge pour les reconnaître. Il a leurs sœurs jumelles dans les mains tous les matins. S'il a bien conscience que son frère est rond comme une queue de pelle, Johannes peine tout de même à réaliser que, bon sang, il a laissé traîner des clés de Poudlard n'importe où et que si le type avait été un tant soit peu mal intentionné, il aurait pu en faire ce qu'il voulait. Il hésite un court instant à réprimander son cadet mais quand il voit celui-ci se tourner lentement vers lui, il se retient : l'instant n'est pas à cela, et il n'est de toute façon même pas certain qu'il s'en souvienne le lendemain. Quoi ? De quoi je parle ? Bah, t'es parti non ? Genre, j'sais plus y'a combien d'années ? Il a vu juste, c'est bien de son départ du manoir Rosenberg dont il parle. Son départ qu'ils ont abordé il y a peu, à propos duquel ils se sont battus. Il lui en parle comme si cette conversation n'avait jamais eu lieu, comme si tous les éclats de colère ne s'étaient jamais produits. L'aîné se retrouve incapable de dire un mot, trop abasourdi par la situation, tandis que son frère semble préoccupé. Si le sujet semble évident pour le garde-chasse, lui ne suit déjà plus rien.

J'crois qu'j'ai pleuré, quand t'es parti. Père et Mère ont bien gueulé contre moi puis il m'ont enfermé dans ma chambre jusqu'au soir sans rien à bouffer ni à boire. Pouah, j'crois qu'j'étais trop triste pour bouffer de toute façon. Il est presque prêt à parier qu'il ne s'agit pas de Zephÿr, qu'il a quelqu'un d'autre en face de lui. Le contraste entre ce soir et la dernière fois dans la forêt est tel que c'est soit ça, soit un lavage de cerveau, soit... Il ignore ce que ça pourrait être d'autre. Tout ce qu'il sait c'est qu'il est pris de court, incapable de dire quoi que ce soit alors que son cadet se replonge dans son verre avant de reprendre. Tu m'as manqué quand même, espèce de con. C'était nul, sans toi. Puis les parents ont disjoncté quand même, pour ça qu'j'me suis barré aussi. Désolé, j't'ai un peu copié. C'était « nul » sans lui ? Comme si ça ne l'était pas quand il était encore là... Il lui a manqué ? Il sait qu'il l'a cherché, en tout cas. Il l'a avoué. Mais qu'il lui ai manqué, ça semble improbable. Complètement dingue. Il est censé lui en vouloir. Il est censé lui reprocher son comportement, ces années qu'il lui a fait endurer, pas lui dire qu'il lui a manqué. S'il ne comprend pas vraiment, Johan est pourtant bien placé pour savoir qu'il est possible d'en vouloir à une personne et que celle-ci manque tout de même particulièrement. Mais il ne parvient pas à mettre les choses en perspective.

Mettez-en un pour lui, là. Il fait un vague signe de main pour refuser, trop tard. Zephÿr est déjà en train de payer le verre qui est déjà en train d'être rempli et Johannes se contente de remercier le serveur, attrapant le verre froid avec un geste hésitant. Peut-être qu'il ferait mieux d'arrêter son frère, de l'empêcher de boire davantage. Mais si, dans son état actuel, il n'a pas forcément les bons réflexes, leur échange est tellement en train de le perturber qu'il n'arrive pas à réfléchir correctement. Je t'ai manqué ? Vraiment ? Qu'il pleure pour son départ, c'est juste... Inimaginable. Surtout des larmes de tristesse. Ils n'ont jamais été proches. N'ont jamais rien partagé d'autre que le traitement plus que limite que leur faisaient subir leurs parents. La seule chose entre eux, c'était cette haine que l'aîné nourrissait quotidiennement. Alors que le plus jeune d'entre eux ait été triste le jour où son frère s'est enfuit, ça n'a aucun sens. Ou peut-être cette tristesse était-elle liée à la nouvelle véhémence des Rosenberg, qui se sont apparemment vengés de son abandon sur lui... Ca doit être ça. Ca ne peut être que ça.

Tu n'as pas à t'excuser d'être parti à ton tour, je peux comprendre... Qu'est-ce que... Qu'est-ce que tu as fait, quand tu es parti ? Où es-tu allé ? Il a l'impression qu'il doit profiter de ce moment pour poser toutes les questions qui lui viennent, parce que ça risque d'être la seule fois où il obtiendra une réponse qui ne sera pas hurlée, qui ne sera pas une attaque. La situation lui semble surréelle, complètement dingue.





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Zephyr Rosenberg
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Il buvait comme un trou du cul et allait donc finir par se laisser crever ici.

Il ignore combien de verres il a pu ingurgiter depuis le début de l'après-midi. Il ignore l'heure. Il ignore la gueule qu'il se tapait actuellement. Il ignore même si il lui reste assez d'argent pour encore combler ses envies de boire. Il ne sait plus s'arrêter. Plus du tout, même. Il se senti bien, il se sent libre. Zephÿr n'est plus le même dans cet état là. Il ne ressemble plus à ce garde-chasse violent qui ne connait pas la douceur, que ce soit dans ses mots ou dans ses gestes. Une vraie crème. L'alcool dans ses veines le transforme complètement. Ou le fait redevenir comme il était avant. Avant qu'il patauge dans la merde de la vie et ses désillusions. Il n'était pas méchant pour un sou, à l'époque. Peu sûr de lui, un minimum respectueux, il était cet adolescent complètement perdu et sensible. Puis, il y avait eu le départ de Ludwig, et ses conséquences désastreuses sur son comportement. Il avait beaucoup changé. Il était devenu impulsif, violent, arrogant. Quelques temps avant qu'il quitte le manoir et quand il connaissait quelques minutes de répit, il se défoulait sur n'importe quoi. Il cassait de la porcelaine en cachette, pour passer ses nerfs. C'était toujours les domestiques qui finissaient pas se faire engueuler à sa place, mais il s'en fichait royalement. Puis, Zephÿr est parti. Il est parti parce qu'il n'en pouvait plus. Il ne pouvait plus rester dans cet endroit où il avait connu tant de souffrances. Il s'est barré à Londres, sans aucun but précis, sans aucun contact, sans argent. Sans rien, sans personne. Seul et perdu.

Il enchaîne les verres à une telle vitesse que c'est déconcertant. Affalé sur le comptoir, il ne pense à rien. Son esprit est vide, vide de toute logique. Tout semble brouillé. La seule chose qu'il est capable de faire, c'est de déprimer un moment, faire resurgir les seuls souvenirs qui osaient revenir dans ses pensées. Il manque des passages, il manque des détails mais les seuls qu'il a gardé sont les seuls qui ne lui donnent pas envie de hurler habituellement. « Je t'ai manqué ? Vraiment ? » Zephÿr lui lance un regard choqué, presque blessé, ne sachant pas comment prendre - ou comprendre, on peut se le demander - ce que Ludwig venait de lui balancer. Bien sûr qu'il avait ressenti un manque quand il est parti. Bien sûr qu'il a ressenti de la douleur, d'où ce sentiment d'abandon qui était resté en lui toutes ces années. Il fait la moue, encore. Il ne comprend pas, il est perdu. Il termine son verre, et le pose violemment sur le comptoir. Le garde-chasse s'étire, faisant craquer ses muscles douloureux. Il a chaud, très chaud, le surplus d'alcool commence à se faire sentir. Il retire sa veste en cuir et la pose sur le rebord du comptoir, tout en s'affalant de nouveau dessus. « Tu n'as pas à t'excuser d'être parti à ton tour, je peux comprendre... Qu'est-ce que... Qu'est-ce que tu as fait, quand tu es parti ? Où es-tu allé ? » Zephÿr hausse les épaules. Trop de questions d'un coup. Bon, il y en avait que deux, et elles étaient similaires mais tout se mélangeait dans sa tête. Plus très à l'aise debout, il fait signe à son frère de venir s'asseoir devant une table qui venait tout juste d'être libérée. Raisonnable - et surtout parce qu'il commence à se sentir un peu patraque -, il n'emmène pas de verre avec lui, même si il sait qu'il va craquer et s'en reprendre un autre dans très peu de temps. Il s'allume une cigarette en s'asseyant. Il tousse quand il tire une première latte. Cette mauvaise habitude, tirée de son long passage dans la vie de moldu, lui est restée, mais il n'a jamais autant fumé que ces derniers jours. La déprime, sans doute. « Ça m'rend triste que tu doutes, Lud. Vraiment. » Il le fixe. Il ne sait pas trop quoi penser de lui. Il aimerait lui en vouloir, là, mais tout est altéré. « J'me suis barré à Londres. J'sais pas, j'avais nul part autre où aller et ça me semblait une bonne idée. J'suis pas resté côté sorcier, pas envie que les parents me retrouvent. J'ai bien galéré à trouver du boulot chez ces moldus. Sans magie, sans baguette. Mes cheveux m'emmerdaient bien aussi. Comment tu veux que j'explique le changement de couleur ? T'aurais dû voir leurs têtes. » Il repart dans un fou rire incontrôlable. Vraiment, il se sent complètement con de rire autant pour ça, mais il ne sait plus, ce souvenir le fait rire alors qu'il était déprimé deux secondes plus tôt. Quand, les larmes aux yeux, il s'arrête, Zephÿr se calme doucement. « Je suis resté là un long moment, c'était long. Puis t'imagines bien que j'étais pas prédisposé à vivre dans un monde comme ça. » Il tire de nouveau une latte, laissant la fumée se disperser autour de lui. Le métamorphomage, les cheveux toujours sombres - on pourrait limite croire qu'il n'est plus métamorphomage à ce stade, ils ne semblent plus réagir à ses émotions -, interpelle un serveur et lui demande une bière. Il craque encore, et il sait que c'est une mauvaise idée. Une très mauvaise idée. Zephÿr ne pense même pas à demander à son frère ce qu'il a fait, lui, lorsqu'il est parti. Le Zephÿr sobre mourrait d'envie, secrètement, de le savoir. Peut-être parce qu'il veut oublier. Ou juste parce qu'il est complètement bourré.


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Johannes L. Rosenberg
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It's cold gin time again

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Ça m'rend triste que tu doutes, Lud. Vraiment. Le surnom sonne complètement étranger à ses oreilles. Il n'est plus Ludwig depuis bien des années, et même à l'époque, son prénom n'était que rarement abrégé. Là, ça lui écorche un peu l'oreille, mais il ne reprend pas son frère qui le fixe, les yeux un peu dans le vague à cause de l'alcool. J'me suis barré à Londres. J'sais pas, j'avais nul part autre où aller et ça me semblait une bonne idée. J'suis pas resté côté sorcier, pas envie que les parents me retrouvent. La logique se tient, même si Johan ne peut s'empêcher de se demander s'ils ont réellement cherché. Lui est resté dans le milieu sorcier et n'a jamais eu vent d'une quelconque recherche de leur part, mais peut-être n'en valait-il pas le coup. Après tout, c'était Zephÿr, l'enfant spécial, non ? Ou peut-être étaient-ils trop occupés à empoisonner la vie de leur fils. Peut-être que pour lui, les choses étaient différentes, qu'ils supportaient encore moins son départ. Qui sait ? Zephÿr, apparemment. J'ai bien galéré à trouver du boulot chez ces moldus. Sans magie, sans baguette. Mes cheveux m'emmerdaient bien aussi. Comment tu veux que j'explique le changement de couleur ? T'aurais dû voir leurs têtes. Ça, il l'imagine bien. Ce qui l'amusait particulièrement quand ils étaient jeunes, ce qui faisait hurler son frère par moment, a dû en choquer plus d'un. Le souvenir fait apparemment particulièrement rire le cadet qui met un moment avant de se calmer, le visage rouge et les larmes aux yeux, arrachant un sourire hésitant au concierge qui ne se rappelle pas l'avoir un jour vu comme ça. Ou peut-être il y a longtemps. Bien longtemps. Cette situation est totalement étrange, complètement improbable, et il n'a aucune idée de ce qu'il est censé faire.

Je suis resté là un long moment, c'était long. Puis t'imagines bien que j'étais pas prédisposé à vivre dans un monde comme ça. L'aîné chasse la fumée de la cigarette d'un aller-retour de la main, l'odeur désagréable s'insinuant dans ses narines alors que Zephÿr commande à nouveau à boire. Lui n'en est pas à la moitié de son verre, qu'il contemple un instant avant de le porter de nouveau à ses lèvres. J'imagine, oui. Aucun des deux hommes n'est vraiment fait pour vivre dans le monde moldu, comme eux. Si Johan ne peut pas dire qu'il connaît, puisqu'il ne s'est jamais réellement mêlé aux non-sorciers, jamais longtemps, il a entendu bon nombre d'histoires, l'a écoutée elle des jours et des nuits. Il connait son monde au travers de ses récits, de ses souvenirs, de tout ce qu'elle a pu lui montrer. Et si ça fait partie d'elle et qu'il n'a aucun problème avec, il a toujours su qu'il ne comprendrait jamais réellement. Alors vivre comme ça, comme eux, pendant des années... Non, il n'imagine pas totalement, à vrai dire, mais il veut bien croire sans peine que ça n'a pas été évident.

Il n'a pas envie de reparler de cette marque, il n'a pas envie de parler de ces années qui y sont liées. Il ne veut pas savoir. Pourtant, il n'arrive pas à trouver des questions qui n'y sont pas liées, alors il reste silencieux un long moment le temps de chercher, sa réflexion ralentie par l'alcool qu'il a déjà ingurgité. Il pourrait lui en poser plein, des questions. Après tout, ils ne se connaissent quasiment pas. Ils ne savent pas grand-chose l'un de l'autre, après dix-huit ans. Ils savent qu'ils ont tout les deux quitté le domicile familial. Que sa vie à lui ne ressemble absolument pas à celle de son frère. Ça, c'est une certitude. Mais, mis à part ça ? Qu'est-ce qui t'a... Poussé à venir ici ? Dans ce coin ? A Poudlard ? Aucun des deux frères n'a de raison apparente d'être là. Ils n'y ont pas fait leurs études, ne sont pas franchement du coin. Il se demande un instant si c'est lié à une personne. S'il s'est reconstruit. Son premier réflexe est de se dire que non. Pas quand il a vu son comportement, pas quand il a vu ses réactions, pas quand il a vu l'homme brisé qu'il semble être. Mais il n'ose pas poser la question directement.





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Zephyr Rosenberg
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Zephÿr n'est plus que l'ombre de lui-même. Une version de lui presque améliorée. S'il se voyait dans cet état, il aurait sans doute envie de hurler.

Son comportement avec Ludwig est plus qu'inhabituel. Son comportement tout court. L'alcool dans son sang change tout. Il change ses pensées, certains de ses souvenirs, et là, au vu du nombre de verres qu'il a pris, il peine à réfléchir convenablement. Il peine à se souvenir de détails, d'événements, mais il le vit bien, pour l'instant, du moins. Quand il redeviendra lui-même, et si il se souvenait de cette journée, il tombera sûrement de haut. Là, il est loin de se rendre compte de l'était dans lequel il. Cigarette à la bouche, Zephÿr fixe la bière tout récemment posée devant lui, comme s'il était obnubilé par le contenu du verre. Il attrape ce dernier, avale une gorgée, mais lentement cette fois-ci. Il a beau être saoul comme un Polonais, il sent très bien que ça va de moins en moins. Au bout d'un moment, son estomac refusera d'ingurgiter quoi que ce soit d'autre et il semble que ce moment approche, au fil des verres. « J'imagine, oui. » Le garde-chasse pose son verre violemment sur la table, tellement près du bord qu'il risque de finir au sol à tout moment, à chaque geste brusque. Sa vie chez les moldus, avec un grand recul, lui avait fait du bien. Il s'était détaché de la magie, notamment de la magie noire, et s'était confronté aux labeurs de la vie, celles qu'il n'avait jamais imaginé connaître. Il avait beau avoir passé ces longs moments seul, perdu, au moins, il avait acquis une certaine expérience de vie. Cela l'avait durci, un peu plus encore, indéfiniment. Le silence semble avoir pris place, en dehors du brouhaha constant de l'endroit. Le teint rougi par l'alcool et la chaleur de l'auberge, les yeux dans le vide, il semble vaciller un moment, puis s'enfonce un peu plus dans sa chaise. Il tourne son regard vers son frère, tire une dernière latte puis écrase la cigarette sur le sol, raclant sa fortement sa gorge. « Qu'est-ce qui t'a... Poussé à venir ici ? Dans ce coin ? A Poudlard ? » Zephÿr soupire, la tête relevée en arrière, nez retroussé. Il continue de le regarder, ne sachant pas quoi répondre, pourquoi il est venu à Poudlard. Pour surveiller le gosse, pour avoir un oeil sur lui, toujours, tout le temps. Il ouvre la bouche, pour la refermer aussitôt, main sur le front. Il ne le sent pas. Il meurt d'envie de balancer toutes ces raisons comme ça, mais il ne le sent pas. Il réprime un rire nerveux et, sourire forcé aux lèvres, Zephÿr s'adresse à son frère en s'affalant sur la table, prenant toute la place. Il manque de faire tomber son verre, ainsi que celui de Ludwig. « Londres, je sais plus. Poudlard... Des responsabilités. Ouais. C'est ça... » Il divague. Sa voix est plus calme, comme affaiblie.

Son euphorie passée semble s'être évaporée pour de bon, durcissant ce visage bouffi par son ivresse. Il ne se sent pas très bien. Bouffées de chaleur, sensation de pression. Zephÿr regarde son frère, d'un air interrogateur. Il ne s'est jamais demandé ce qu'il avait fait après être parti de la maison familiale. Il ne sait même plus si le sujet avait été évoqué. Il ramène ses bras vers lui et engouffre sa tête entre, comme un gosse. « J'en ai marre d'être tout seul en vrai, c'est chiant. J'sais qu'j'suis compliqué mais merde. » Il sanglote presque, alors qu'il a la tête entre ses bras, contre la table. Ses cheveux noirs emmêles comme jamais, il tente de contrer les nausées qui montaient petit à petit. « T'as fait quoi toi, quand tu t'es barré ? » Il se redresse soudainement, lançant le verre près de lui sur le sol. Il se brise dans un fracas, laissant une traînée jaunâtre au sol. « Bordel. » Le métamorphomage se lève, avant que quiconque ne vienne voir ses conneries. Il en oublierai presque la baguette dans sa poche, alors qu'il tente de se pencher pour ramasser ses conneries. Il est loin de se sentir bien, loin. Il voit trouble, et manque de tomber. Il abandonne complètement la tâche qu'il s'est donnée, et se dirige finalement en dehors de l'auberge. Zephÿr force le passage pour qu'on le laisse passer. Il n'attend même pas la réponse de son frère. Il veut juste sortir dehors. Prendre l'air.

Vite.


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Il rit, un peu. Il s'affale, le bruit du tissu frottant contre le bois dans le geste lui parvenant malgré les discussions autour d'eux, malgré le son des verres qui cognent contre le bar, contre les tables, contre d'autres verres. Johan regarde son frère sans un mot, sans la moindre expression, observant sans vraiment penser quoi que ce soit. Comme s'il n'était pas réellement là, comme si tout ça n'arrivait pas réellement. Il ne fait aucun mouvement pour ramener son verre loin du bord, alors qu'il devrait surement. Alors qu'il le ferait en temps normal. Londres, je sais plus. Poudlard... Des responsabilités. Ouais. C'est ça... Zephÿr a l'air incertain mais le concierge ne presse pas, se contentant de garder ses questions en tête. Des responsabilités. Il n'a pas la moindre idée du type de responsabilités qui ont bien pu le pousser à accepter le travail de garde-chasse dans une école qu'il n'a jamais foulée du pied. Il ne sait même pas ce qu'il fait comme garde-chasse, à vrai dire. Mais là encore, qu'est-ce que lui même peut bien faire comme concierge ? Les deux Rosenberg sont là, dans ce château, comme deux étrangers qui sont loin d'être à leur place, et pourtant tout semble normal. Il attend presque le jour où on leur demandera. Où on leur demandera ce qu'ils font bien là. Quelle raison légitime ils peuvent bien avoir. Il doute en avoir une réelle. Mais si le directeur ne le lui a pas demandé quand il l'a embauché, il est surement tranquille, non ?

J'en ai marre d'être tout seul en vrai, c'est chiant. J'sais qu'j'suis compliqué mais merde. L'aîné a un peu de mal à comprendre, un peu de mal à saisir les mots et leur sens, alors que la voix de son cadet est étouffée par ses manches. Marre d'être tout seul. Le souvenir de ce qu'il a ressenti dans la forêt alors que le garde-chasse le laissait seul, derrière, lui revient brutalement en mémoire et ses tripes se serrent. Il s'est senti seul, complètement seul. Et il n'a aucun mal à comprendre la peine que ça représente pour son frère. Parce que malgré tout ce qu'il s'est passé, ils ont grandi ensemble. Ils n'ont jamais été seuls, pas tant qu'ils étaient dans la même maison. Et si lui ne l'a pas non plus réellement été par la suite, même si la compagnie n'était pas toujours celle qu'il désirait, même s'il n'a finalement jamais trouvé l'une des raisons qui l'ont poussé à fuir, il a bien conscience de sa chance. Zephÿr, de son côté... Johannes retient sa main qui est déjà levée, prête à se tendre vers le dos du plus jeune. Il ne sait pas s'il peut le toucher. S'il en a le droit. Il ne sait même pas si ça servirait à quelque chose, ou si ça mettrait simplement son frère en colère. T'as fait quoi toi, quand tu t'es barré ? La question le surprend alors qu'il aurait dû s'y attendre, puisqu'il a été le premier à la poser. Il ouvre la bouche sans vraiment savoir ce qu'il va répondre, mais il n'a de toute façon pas le temps d'apporter quoi que ce soit à la conversation : Zephÿr se redresse d'un coup, brutalement, le bruit de verre qui se brise résonnant dans son crâne alors qu'il le regarde s'éloigner brusquement de la table pour tenter de réparer son erreur, ses gestes incertains. Il reste sans esquisser un mouvement, les sourcils se fronçant doucement, tout doucement, alors que chaque geste de son cadet semble abrupt. Il lui faut quelques secondes pour réaliser que ce dernier est déjà en dehors de l'auberge, les quelques personnes bousculées râlant sur le passage qu'il s'est frayé, le laissant suivre sans peine ses pas. L'air extérieur lui fouette le visage, froid, tellement froid en comparaison de la température à l’intérieur. Les conversations de l'auberge lui parviennent faiblement alors qu'il s'approche lentement, très lentement de son frère. Zephÿr ? Sa voix est hésitante, comme chaque mouvement qu'il fait. Je t'en prie, si tu vomis, fais-le dans le parterre à ta droite... Les images du professeur d'Alchimie qui vide le contenu de son estomac sur ses genoux lui reviennent sans difficulté et il ne réalise pas vraiment qu'il pourrait sembler insensible alors que l'homme avec lui a l'air mal en point. C'est l'alcool ? Il préfère s'assurer que ce ne soit rien de contagieux avant de trop s'approcher, même s'il a été plus proche de lui que ça pendant l'intégralité de leur discussion. Ca... Va aller. Cette phrase, il l'a dite, répétée, encore et encore, ces dernières années. A des créatures, à des élèves. A elle. Mais jamais, ô grand jamais, à son frère. Alors les mots lui sonnent étrangers, complètement, et il n'est pas certain d'en comprendre réellement le sens. Est-ce que ça va aller ? Est-ce que c'est déjà allé, avec eux ?





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Zephÿr se sent particulièrement nauséeux. Étant donné la quantité d'alcool qu'il a ingurgité tantôt, cela n'a rien d'étonnant.

L'air froid du vent de Mars balaye ses cheveux, alors qu'il se sent déjà presque défaillir. Il ne peut pas se voir, mais son visage est aussi blanc que le reste de neige presque fondue qui jonche le sol. Cela jure complètement avec l'ébène de ses cheveux. Il a l'air d'un cadavre, au beau milieu de la nuit. il est trop dark Clairement, il a beaucoup trop bu. Au début, on se sent revivre. On oublie l'indésirable, toutes ces choses auxquelles on ne veut plus penser, toutes ces choses qu'on ne veut plus dans nos esprits. Puis, au final, le corps réagit violemment. On se sent mal, on regrette, et la seule chose à laquelle on pense, c'est de se laisser tomber par terre en abandonnant ce corps qui semble lourd. Le garde-chasse sait très bien qu'il a fait une erreur, mais c'est déjà trop tard. Les verres ingurgités remontent peu à peu. « Zephÿr ? » Il entend à peine la voix de son frère aîné, beaucoup trop occupé à retenir cette envie de vomir, cette violente nausée qui semble l'envahir. De dos, se tenant à l'un des murs de l'auberge, il est penché, se préparant à toute éventualité. C'est limite devenu une habitude, à force. Il a enchaîné les situations gênantes, ce mois-ci, et y avait parfois laissé son petit-déjeuné/déjeuné/dîné. L'air frais lui fait du bien, même si il est loin de se sentir au mieux de sa forme. L'alcool semble avoir embaumé son corps, son esprit, le laissant redevenir l'être fragile qu'il était autrefois - qu'il est toujours ? « Je t'en prie, si tu vomis, fais-le dans le parterre à ta droite... » Le métamorphomage se retient de lui balancer qu'il vomira où bon lui semblera. Enfin... où il pourra surtout. Ce n'est pas vraiment lui qui décide. Puis, il a pas vraiment envie de régurgiter tout ce qu'il a avalé depuis le début de l'après-midi. Cela risque d'être long, salissant et désagréable.. surtout pour Zephÿr. Ce dernier se redresse, lentement. Il lève la tête, son visage vers le ciel, afin de sentir le frais sur son visage. « C'est l'alcool ? » Sûrement. Oui. Gagné. L'alcool. L'alcool qui a aidé à lui faire oublier le mois de Mars. Le mois de Mars, et sa destruction progressive. Les coups, les altercations diverses, la tristesse, les souvenirs, la solitude. Le temps. C'est juste une question complètement idiote. Bien sûr que c'est l'alcool qui va le faire vomir pendant dix bonnes minutes, très prochainement. Mais il y a quelque chose derrière tout ça. Il est rare que Zephÿr se retrouve ivre. C'est loin d'être un amusement. « Ca... Va Aller. » Peut-être. Peut-être pas. Il ne tarde pas à vomir devant lui, se penchant de nouveau. Bordel, qu'il déteste ça. Cette sensation de ne plus avoir le contrôle de son corps, de ses agissements. Il est à la merci de tout ce qu'il a bu.

Deux minutes plus tard, la respiration haletante, l'ouragan semble être passé. Il l'espère du moins. Il se redresse, une bonne fois pour toutes, la main dans ses cheveux poisseux. Le garde-chasse se sent toujours nauséeux, mais le plus gros est passé. Il se retourne vers Ludwig, sans bouger de l'endroit où il est, mais en s'écartant le plus possible de tout ce qui était sorti de sa bouche. « J'devrais peut-être arrêter les mélanges. » Ou arrêter de boire tout court. Sa voix est rauque, son teint un peu plus rosé qu'auparavant. Il soupire fortement, avant de s'avancer, lentement. Il se sent complètement lessivé.« T'vois, j't'ai pas dégueulé dessus. » Il réprime un rire. Dans tous les cas, Zephÿr n'avait pas eu l'intention de régurgiter sur lui. Peut-être qu'il aurait dû, pour voir sa réaction, pour garder cette idée de provocation continuelle. Il est un peu trop dans les vapes pour y penser. Le métamorphomage se laisse glisser au sol, frottant ses yeux rougis par les verres enchaînés. Il regarde son frère, les yeux entrouverts, un poil aveuglé par les quelques lampadaires qui se trouvaient là. « J't'avais posé une question, c'était quoi ? Mais la réponse m'intéresse toujours. Je crois. » Il a une vague idée de ce qu'était la question, mais il peine à mettre des mots dessus. Il se relève péniblement, et grimace en sentant sa mâchoire craquer soudainement. C'est devenu habituel depuis son altercation violente avec l'Auror. C'est douloureux, mais il s'obstine à ne pas aller à l'infirmerie, ou voir quelqu'un. Contrairement aux bleus qui ne sont plus qu'une simple trace brunâtre, ce mal est invisible, il en profite donc. Zephÿr se demande alors si c'est une bonne idée de retourner aux Trois Balais, pour continuer sa lancée, si ce n'était pas mieux de rentrer. Enfin, de tenter de rentrer. « Je devrais peut-être y aller. » Il ignore complètement ce que compte faire Ludwig, mais il se dit qu'il est bien libre de faire ce qu'il veut. Le garde-chasse finira bien par retrouver son chemin. Il le retrouve toujours. Il attrape le trousseau de clefs dans sa poche, et s'avance vers... vers Poudlard. Sûrement. Il n'est plus trop certain de où il veut se rendre.


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Zephÿr finit par vomir, et pas dans le parterre à sa droite. Il vide le contenu de son estomac sur le sol devant lui, le liquide bien plus présent que le solide, le tout mélangé à la bile s'écrasant sur le sol, éclaboussant le pavé sans ménagement, arrachant une grimace à l'aîné qui est obligé de détourner le regard. Une légère nausée le gagne avec les bruits et l'odeur qui s'élève dans l'air, et il porte une main à son visage pour tenter de bloquer cette dernière, comptant bien ne pas finir dans le même état que son frère. Il reste à distance, se demandant s'il doit se rapprocher, s'il doit poser une main sur son épaule, s'il doit lui montrer qu'il le soutient. Encore une fois, il ne sait pas comment il pourrait le prendre, comment il pourrait réagir. Alors il ne bouge pas, il ne fait pas le moindre pas, ses yeux se posant sur les étoiles qu'il peut voir dans le ciel, essayant de porter davantage attention à la lumière et moins à ces vomissements à moins d'un mètre de lui. Quand ça semble se calmer, Johan repose le regard sur le garde-chasse, l'observant alors qu'il passe une main tremblante dans ses cheveux. J'devrais peut-être arrêter les mélanges. Il acquiesce, un peu inutile. Oui, les mélanges sont une mauvaise idée. Quand il y pense, il a quelques vieux, très vieux souvenirs qui lui reviennent, de cette époque où, trop jeune pour réellement savoir, surtout après les années passées chez lui, il s'était laissé entraîner par ses collègues et avait fini dans un état bien pire que celui de Zephÿr. Mais ce dernier n'a clairement pas besoin de son avis ou de son expérience quant à tout ça. Au moins semble t-il un peu moins mal en point maintenant qu'il s'est purgé.

T'vois, j't'ai pas dégueulé dessus. Merci. Pourquoi « merci » ?! Vraiment, s'il est dans un meilleur état que l'autre Rosenberg, il ne peut tout de même pas passer pour totalement sobre, pas quand il semble à ce point à côté de ses pompes, pas quand ses réactions semblent si étouffées par rapport à d'habitude, un peu plus lentes, avec un peu moins de sens. Le cadet se laisse tomber et Johannes s'approche un peu plus, sans pour autant le rejoindre sur le sol, les mains dans les poches, tentant d'ignorer ce qui traîne par terre non loin d'eux. J't'avais posé une question, c'était quoi ? Mais la réponse m'intéresse toujours. Je crois. Le sourire qui étire ses lèvres contient une pointe de tristesse qu'il n'explique pas, qu'il met sur le compte de l'alcool qui joue avec les sentiments qu'il peut ressentir au quotidien. Il hésite à le lui rappeler, puisqu'apparemment, ça l'intéresse, mais avant qu'il se décide, Zephÿr tente de se relever. Le concierge tend la main pour l'aider mais son frère l'ignore ou ne le remarque pas, le laissant avec la main levée sans raison, se sentant un peu idiot. Je devrais peut-être y aller. Ce serait surement une bonne idée, étant donné son état. Ce serait surement la chose la plus judicieuse à faire. Et alors qu'il jette un œil vers l'auberge pour réfléchir à s'il devrait lui aussi s'arrêter là, Zephÿr se met déjà en route, le poussant à presser le pas pour suivre sans même vraiment se poser de questions. Tu devrais penser à boire de l'eau avant de te coucher... Et lui aussi, d'ailleurs. Sa voix est faible mais plus ils s'éloignent des Trois Balais, plus il est facile de l'entendre, et d'entendre leurs pas qui résonnent dans les ruelles. Pour ta question, tu m'as demandé ce que j'ai fait après mon départ de la maison. Son cadet a été honnête avec lui, alors il peut bien l'être, non ? Zephÿr a certainement déjà oublié ce pan de la discussion, mais lui reste bloqué dessus, pour une raison qui lui échappe. J'ai commencé par me déplacer un peu en Allemagne de l'Ouest, puis je suis tombé sur un dragonologiste. A partir de là, j'ai travaillé avec lui et quelques magizoologistes, j'ai voyagé un peu partout à travers le monde. Je me suis posé quelques années en Angleterre, un peu plus de deux, en fait... Sa gorge se serre un peu alors que l'émotion, les souvenirs et l'alcool forment un joyeux mélange qui lui noue les tripes. Il passe une main dans ses boucles, sur son visage, inspire un bon coup. Puis encore du voyage, une vie très nomade, en somme. Et puis là, maintenant. Il est vague, mais aucun détail ne servirait à quoi que ce soit, ici. Il avance en suivant Zephÿr, observant les maisons qu'ils dépassent sans réellement y prêter attention, leur image disparaissant de sa tête aussi rapidement qu'elle y est rentrée. J'en ai marre d'être tout seul. Les mots de son frère lui reviennent brusquement, trouvant un écho en lui, enfoui quelque part. Peut-être qu'ils ont plus en commun qu'il ne le pense.





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Zephyr Rosenberg
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Il se sent complètement vide. A l'ouest, dans la lune. Même si le fait d'avoir régurgité les litres d'alcool avalés depuis le début de l'après-midi lui a fait un bien fou sur le coup, Zephÿr est loin de se sentir bien. Il marche, titubant presque, fermant les yeux lorsque la lumière des lampadaires vient l'aveugler. C'est désagréable. Il connait ces rues, un peu trop bien à son goût ; même si il ne se rend pas tout de suite compte de où il est. Le métamorphomage a beau avoir passé plusieurs années dans le monde moldu, il lui arrivait de se balader dans Pré-Au-Lard, quand il avait le temps, quand il prenait le temps de retrouver la magie autrement. Ce qui était rare. Alors là, il se sent un peu étrange, son état n'arrangeant rien. « Tu devrais penser à boire de l'eau avant de te coucher... » Le garde-chasse ne le regarde pas, et fronce simplement les sourcils. Il a un peu de mal à comprendre, sur le coup, en quoi boire de l'eau changera quoi que ce soit. Il est à la limite de lui répondre qu'il s'en fiche complètement de ce qu'il va boire avant d'aller se coucher. Est-ce qu'il va se coucher déjà ? Il n'en sait rien. Absolument rien. Les mains dans les poches, Zephÿr se laisse traîner comme une poupée de chiffon. L'adrénaline est complètement retombée et c'est un coup dur. Visiblement, il finira mal la journée, vu comment c'est parti. « Pour ta question, tu m'as demandé ce que j'ai fait après mon départ de la maison. » Le métamorphomage relève la tête, et lui lance un regard. Oui, c'était donc ça. Sobre, il aurait jamais posé ce type de questions. Déjà, il n'aurait même pas posé de questions. Les questions peuvent attendre, elles peuvent toujours attendre. Au fond de lui, il se les pose pourtant, toutes ces questions. Après tout, il ne sait quasiment rien de son frère, maintenant. Zephÿr n'a pas du tout conscience qu'il fait tout sauf ce qu'il aurait fait habituellement. Sans alcool. « J'ai commencé par me déplacer un peu en Allemagne de l'Ouest, puis je suis tombé sur un dragonologiste. A partir de là, j'ai travaillé avec lui et quelques magizoologistes, j'ai voyagé un peu partout à travers le monde. Je me suis posé quelques années en Angleterre, un peu plus de deux, en fait... » Le garde-chasse écoute, tentant d'assimiler ses mots le plus possible, tentant de ne rien louper. Il a voyagé, il a bougé un peu partout, il a découvert des choses, appris des choses. Sûrement. Il ignore pourquoi, mais il sent une pointe de jalousie le traverser. Oh, il n'a pas vraiment à se plaindre (enfin si) de ne pas avoir bougé, mais ce n'était jamais par choix, ni par envie. Que ce soit avec l'Ordre, ou avec les partisans de Voldemort, il aurait préféré ne pas bouger du tout, et rester cloîtré sur place. « Puis encore du voyage, une vie très nomade, en somme. Et puis là, maintenant. » Une vie très nomade. Le Zephÿr sobre lui aurait sans doute balancé à la gueule qu'il n'a donc pas à se plaindre, vu sa vie « très nomade » dans le passé. « Au moins, t'as bougé. T'as vu des choses. » Là, il ne dit absolument rien, parce qu'il ne sait juste pas quoi dire de plus. Il ne réfléchit même plus, se contentant d'avancer, espérant juste arriver chez lui. Il commence à faire froid. Et à pleuvoir, aussi, de surcroît. Beaucoup. Au début, il ne pleuvait que quelques gouttes. Là, c'était une véritable douche. Il peste, accélère (sans courir, il a pas vraiment envie de se casser la gueule par terre maintenant - jamais) et tente de regarder le plus devant lui. Il oublie encore une fois qu'il a sa baguette dans sa poche. Il sait qu'ils ne sont plus loin de l'école, mais il s'arrête pourtant sous un arbre quelconque, les cheveux aussi trempés que le reste de son corps. Il regarde son frère. « S'tu veux prendre une douche pour te débarbouiller, tu peux rester sous la pluie. » Ca n'a juste aucun sens. Il ne sait pas pourquoi il lui balance ça, de son air complètement absent.

A peine quelques minutes plus tard, peut-être trois, Zephÿr reprend la route, malgré la pluie. A part la phrase balancée sans aucune raison, il ne dit plus rien. Ce silence est inhabituel. Il lance des regards à Ludwig, et c'est tout, rien de plus. Il ne fait qu'avancer, avant de brusquement s'arrêter. Le garde-chasse ne se retourne pas, et demande juste à voix haute, passant sa main dans ses cheveux trempés. « Est-ce que t'as une idée de où on est ? J'ai l'impression d'aller tout sauf à Poudlard là. » Il est perdu, pas sûr de lui du tout. Il le connait ce chemin pourtant. Il le connait mais il bloque.


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Johannes L. Rosenberg
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Au moins, t'as bougé. T'as vu des choses. Johannes acquiesce vaguement. Oui, des choses, il en a vues. Plein. Des lieux, des gens, des animaux. Il a vu la lune se lever dans des ciels qui semblent si différents alors qu'il est unique, il a vu des mers et des océans aux couleurs variées, il a vu des plaines s'étendre à perte de vue et des montagnes dont le sommet était embrumé, se dissimulant à la vue de tous. Il a entendu des cris qui vous glacent le sang, il a touché des pelages dont la rugosité vous irrite la peau. Il n'est pas à plaindre, parce qu'il a eu la chance de découvrir, d'apprendre. Et en même temps, de se découvrir lui. Tout du moins, il le pense. C'est égaré dans ses pensées qu'il suit Zephÿr sans un mot, les deux Allemands perdus dans un silence presque contemplatif. Ils semblent tous les deux mettre un long moment à réaliser que les gouttes s'écrasent de plus en plus violemment sur leur peau, leurs vêtements, le cadet peut-être un peu plus réactif une fois qu'il tombe des cordes. S'tu veux prendre une douche pour te débarbouiller, tu peux rester sous la pluie. Qu'est-ce que tu racontes, encore... Une douche sous les pluies d'Ecosse ne le tente que moyennement, et il fixe pourtant ce qui se trouve autour de lui sans bouger, un long moment. Pendant ce qui semble être de longues minutes mais ne doit en réalité pas être grand-chose, il reste planté là, l'eau plaquant ses boucles sur son visage et sa nuque, s'infiltrant sous sa chemise, dans les jambes de son pantalon, allant se glisser dans ses chaussettes. Il grimace quand il avance pour finalement rejoindre son frère sous l'arbre, s'ébroue comme il peut, secouant le pied comme si ça allait l'aider, réalisant à peine que le garde-chasse reprend déjà la route. Merde... Le juron est chuchoté, inaudible avec le bruit des trombes d'eau.

Trempé jusqu'à l'os, il suit comme il peut, à peine conscient des regards que lui jette son cadet. Il entoure son torse de ses propres bras, tentant de conserver un peu de chaleur malgré la nuit et la météo, sans grand succès. Est-ce que t'as une idée de où on est ? J'ai l'impression d'aller tout sauf à Poudlard là. Johan s'arrête à son tour, relevant la tête, levant une main pour dégager une mèche de son visage, de ses cils. Il jette un oeil à gauche, à droite. Ils sont toujours sur une route, donc ils sont bien partis. Au loin, ils peuvent voir l'école, derrière les remparts, donc ils ne sont pas partis de l'autre côté du village, ce qui est une bonne chose. Par contre, il est incapable de dire s'ils se rapprochent des portes ou si au contraire, ils s'en éloignent de plus en plus. Je crois que... Il pince les lèvres, fronce les sourcils. Je crois que nous sommes sur le bon chemin ? Nous ne devrions plus être très loin... S'il se trompe, ils sont partis pour longer les remparts pendant un bon moment, avant de réaliser qu'ils font littéralement fausse route. Doucement, il se met à rire, le bruit étouffé par la pluie. La fatigue, l'alcool, la lassitude, le tout lui donne des réactions absurdes qu'il ne contrôle pas. Regarde nous, incapables de savoir comment rentrer après des mois passés ici... Pas fichus de suivre un chemin sans se tromper ! La nuit, les épais nuages gris, tout le perd un peu plus, la lumière de la lune cachée pour encore Merlin-seul-sait-combien de temps. Distraitement, il regroupe ses cheveux en une queue de cheval approximative qu'il attache, puis essuie les gouttes qui coulent le long de ses joues pour les voir remplacées quasiment immédiatement. Il n'y a qu'un moyen de savoir si nous nous sommes trompés ou non. Aller, quelle est la pire chose qui puisse nous arriver si nous continuons à avancer ? En vérité, il y en a surement d'autres, des solutions, mais pour lui, sur l'instant, la meilleure lui semble être une pointe d'esprit aventureux. Au mieux, ils arrivent aux portes dans quelques poignées de minutes. Au pire, ils s'éloignent un peu plus et sont partis pour une nuit à travers les collines d'Ecosse. Pour être honnête, il ne sait pas lequel il préfère. Sans vraiment attendre de réponse, il reprend la route, son pas un peu plus assuré qu'avant, le temps l'aidant à remettre un peu d'ordre dans sa tête. Puis, qui sait, peut-être tomberons-nous sur une Acromentule qui se balade ! L'idée l'enchante bien plus qu'elle ne le devrait, vraiment. Il sent le vent qui se lève, qui vient s'allier à la pluie pour lui geler les membres, et presse un peu le pas.





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Zephyr Rosenberg
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La pluie arrive toujours au pire des moments, la preuve. Elle tombe en rafale, tandis que le ciel s'est assombri un peu plus encore. Les cheveux du métamorphomage sont plaqués contre son visage et il sent déjà que demain, il regrettera d'être resté comme un con sous la pluie. Il regrettera aussi de ne pas avoir pris la baguette dans sa poche, histoire de se protéger il-ne-sait-comment de la pluie, réflexe qu'il perd visiblement de plus en plus. Pourtant, ces années dans le monde des moldus sont plutôt loin derrière lui. Même lorsqu'il n'a pas ingurgité une telle quantité d'alcool, il lui arrive d'oublier et de reprendre ces vieilles habitudes qui n'ont rien de très magique, de très sorcier. Zephÿr a du mal à savoir s’il va finir par retrouver son chez-lui, ou s’il va devoir trouver un abri quelconque, quelque part. L'idée ne l’enchante vraiment pas. Il regarde autour de lui. Bon sang, mais est-ce qu'ils se dirigent bien vers Poudlard ? Il n'en a foutrement aucune idée, ses pensées sont complètement brouillées et son sens de l'orientation - déjà qu'il n'est pas très bon, est inexistant à ce moment précis. Il a marché comme un con, son frère derrière lui, sans même vérifier s’il se dirigeait bien vers l’école. Le garde-chasse se retourne vers Ludwig. Il est aussi trempé que lui. Les deux Rosenberg allaient finir par tomber malade à rester plantés là comme des cons. « Je crois que... Je crois que nous sommes sur le bon chemin ? Nous ne devrions plus être très loin... » Le garde-chasse soupire. Lui aussi ne semble pas très convaincu. Est-ce qu’ils vont vraiment réussir à rentrer ? Il marmonne, maudissant cette pluie soudaine et ses cheveux dans les yeux. Il n’est tout bonnement pas assez couvert pour supporter un tel temps. Il acquiesce, sans dire un mot, espérant simplement qu’il ait raison. Quand il l’entend rire, malgré la pluie qui couvre chaque bruit, Zephÿr fronce les sourcils. Il est loin de trouver la situation drôle, sur le coup. Est-ce que ça l’amuse de rester comme un con sous la pluie, sans être sûr qu’il va pouvoir dormir dans un lit douillet ce soir ? Est-ce qu’il a un lit douillet, même ? Il n’en a foutrement aucune idée, puis très sincèrement, il ignore pourquoi cette pensée est arrivée dans son esprit. « Regarde nous, incapables de savoir comment rentrer après des mois passés ici... Pas fichus de suivre un chemin sans se tromper ! » Le métamorphomage sourit légèrement. Il n’est pas sûr d’avoir tout compris, mais il préfère ne rien dire. Il sent les nausées revenir petit à petit, et il sent que s’il ouvre la bouche, il risque de vomir. Encore. Et bizarrement, il n’en a pas vraiment l’envie. Bizarrement, qu’il pense. Après tout, Ludwig a quand même raison. Ils ne sont même pas capables de rentrer après tout ce temps. En même temps, ils ne sont pas tous les jours sous l’effet de l’alcool, à chercher comment rentrer. Ses yeux sont vitreux, la pluie n’arrangeant rien du tout. Il le regarde à peine attacher ses cheveux, tandis qu’il tente de dégager les siens de son visage. « Il n'y a qu'un moyen de savoir si nous nous sommes trompés ou non. Aller, quelle est la pire chose qui puisse nous arriver si nous continuons à avancer ? »] Zephÿr ose à peine imaginer ce qui pourrait leur tomber dessus à cette heure-là. De toute façon, à part avancer – ou reculer -, il n’y a pas grand-chose à faire. Soit ils ont raison, soit ils ont tort. Seul l’avenir le dira, et bon sang, qu’il espère qu’il soit bon. Cette fois-ci, c’est Ludwig qui avance sans l’attendre, et il trottine derrière lui, les mains dans les poches. On peut le croire pensif, mais il ne pense à rien. Il n’est pas trop en état de penser. « Puis, qui sait, peut-être tomberons-nous sur une Acromentule qui se balade ! » Le garde-chasse frissonne un peu plus encore, très peu friand de ces bêtes qu’il a l’occasion de croiser dans la forêt interdite. « Si on tombe sur l'une d'entre elles, tu te démerdes avec, j'te préviens. » Il s’entend très mal avec elles, n’appréciant pas forcément leurs façons de faire les choses. Il n’avait pas hésité à leur dire, et il aurait pu finir un bras ou une jambe en moins, croqué par l’une d’entre elles.

Il suit son frère avec peine, alors que le vent se lève. Quel temps de chien, vraiment. Il a beau apprécier les saisons froides, là, ça a un peu de mal à passer. Zephÿr frotte ses bras de ses mains, complètement frigorifié. Il prie les dieux que la cheminée a bien chauffé sa cabane, histoire de se réchauffer immédiatement en arrivant. Il reste silencieux, complètement muté dans un silence qu’il n’explique pas, alors qu’il était si enjoué tout à l’heure. Quand il aperçoit enfin l’entrée de la bâtisse, un sourire s’étend sur son visage. Enfin ! Il presse le pas pour aller à l’allure de son frère. « Enfin ! » Il marche, presque en courant, se dirigeant vers sa cabane au plus vite. Il sort son trousseau de clés, le fait tomber, le ramasse, le refait tomber en ronchonnant. Il le ramasse de nouveau, luttant avec la serrure. Il a toujours préféré les bonnes vieilles méthodes. Quand, après une lutte acharnée qui avait semblé des heures, sous la pluie, il ouvre enfin la porte, le métamorphomage ne peut s’empêcher de lâcher un soupir de soulagement. La cheminée, par un miracle absolu, brûle encore légèrement. Il entre, oubliant complètement son frère. Il lui fait un vague signe pour qu’il entre, lui aussi, histoire d’être au sec. Zephÿr ne se rend même pas compte qu’il est entrain d’inviter Ludwig dans sa vie privée, comme jamais il n’a pensé le faire. Il pose ses affaires, et, tout trempé, se balance sur son lit, faisant s’envoler le courrier ouvert le matin même. Deux trois journaux, et une lettre tombée au verso, avec un sceau d’argent qu’il a reconnu en recevant la lettre. Il soupire, lassé. Il jette un coup d’œil à la pensine qui éclaire un peu la cabane, au fond, avant de lancer à son frangin. « J’crois que j’ai pas d’eau ici. J’ai fini mes réserves ce matin. Désolé, t’vas pas pouvoir décuver et moi non plus. » Il se frotte les yeux, la fatigue commençant à venir, ainsi qu’une bonne migraine. Il est à deux doigts de s’endormir, vraiment, bercé par la pluie qui tape contre le toit.
Comme un gamin.



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Johannes L. Rosenberg
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Si on tombe sur l'une d'entre elles, tu te démerdes avec, j'te préviens. Stupidement, sûrement, Johannes acquiesce vigoureusement, et les deux frères Rosenberg semblent enfin parvenir à se mettre d'accord sur quelque chose. C'est donc noté, en cas de rencontre avec une Acromentule, c'est à l'aîné de mener la danse. Une telle perspective est un peu affolante étant donné son état, mais il n'a pas la justesse d'esprit d'espérer ne pas en croiser une. Au contraire, même, il se prépare presque à en croiser une à chaque arbre qu'ils passent, comme si l'une d'entre elles allait subitement venir leur dire bonsoir. Fort heureusement pour lui, pour eux même, peut-être, aucune araignée de plus de six pieds n'est là pour leur tenir compagnie en cette fraîche nuit de Mars.

Le silence s'étire un long moment, le seul bruit de l'eau venant perturber les sons nocturnes. Aucun mot ne franchit ses lèvres quand il aperçoit au loin les grilles des remparts, pas plus que quand ils les franchissent. Il se contente simplement de se féliciter mentalement pour avoir choisi de continuer dans cette direction, les menant ainsi à bon port. C'est seulement lorsque les deux hommes peuvent voir la lumière provenant de la hutte du garde-chasse que ce dernier finit par s'exprimer, pressant le pas. Enfin ! Un bref instant, l'Allemand est pris d'une crainte que son frère s'étale sur le sol dans sa précipitation, en s'accrochant le pied dans une motte de terre ramollie par toute la pluie tombée cette soirée. Pourtant, le cadet semble avoir un peu récupéré depuis leur départ de Pré-au-Lard, se jetant sur la porte avec une impatience certaine, se battant quelques secondes avec ses clés avant de parvenir à tout déverrouiller et pénétrer à l'intérieur de sa demeure. Sans un mot, sans la moindre question, Johan le suit à l'instant même où Zephÿr lui fait signe d'entrer, laissant l'air chaud balayer son visage et lui arracher un soupir de bien-être. Il le suit rapidement du regard, l'observant s'échouer sur son lit et envoyer voler de la paperasse, puis laisse ses yeux se perdre sur l'intérieur de la cabane, sur ce qu'elle contient, ce qui meuble l'habitat de son frère. Il fait quelques pas, ses doigts venant effleurer délicatement le violon posé dans un coin. Clairement, il lui reste des choses à découvrir sur Zephÿr. Il est loin, très loin, de tout connaître. J’crois que j’ai pas d’eau ici. J’ai fini mes réserves ce matin. Désolé, t’vas pas pouvoir décuver et moi non plus. Il acquiesce vaguement, un  « hmhm » remontant sa gorge sans qu'il ne s'arrête réellement sur ce que lui dit le garde-chasse, distrait. J'ignorais que tu savais jouer. Il ne sait pas quoi faire de l'information, à vrai dire. Il se voit mal lui demander de jouer un morceau. Et s'il le faisait, il voit mal Zephÿr accepter.

Alors que le cadet semble commencer à somnoler, Johan se met à faire un peu de rangement, incapable de réaliser que c'est loin d'être la chose à faire quand il n'est pas chez lui, qu'il est actuellement en train de s'occuper des affaires de son frère avec qui les choses sont loin d'être optimales, et que de toute façon, frère ou pas frère, rien ne lui appartient, et qu'il devrait donc de ce fait ne toucher à rien. Il range les chaises sous la table, aligne les papiers sur celle-ci en tas droits, efface une trace de poussière sur le bord d'une fenêtre. Il redresse un cadre, tente comme il peut de défaire les plis de la couverture sous Zephÿr malgré l'homme allongé dessus, puis décide de s'attarder sur ces journaux qui traînent sur le sol, commençant à les remettre dans le bon sens et les ranger par ordre de parution. Au milieu des pages qui crissent sous ses doigts, une lettre dont le parchemin a un peu jauni, avec un sceau qu'il reconnait aujourd'hui en un battement de coeur. Battement de coeur qu'il loupe, d'ailleurs. Il hésite, lève la tête vers son frère qui a les yeux fermés, puis pose les siens sur les mots qui sont couchés sur le papier, ces mots dont il n'est pas le destinataire mais qu'il ne peut s'empêcher de vouloir connaître. Ma surprise fut grande lorsque j'ai appris, de source sûre, votre présence et celle de votre frère à l'école Poudlard, loin de notre chère Allemagne. Il ignore comment l'information a pu parvenir jusqu'à leurs oreilles, quelle source sûre a bien pu les renseigner ainsi, mais ce dont il est certain, c'est qu'il n'aime pas l'idée. [...] Avant d'apprendre votre véritable camp lorsque la bataille a pris fin. Un bref instant, le concierge se demande si une telle lettre n'est pas laissée à sa portée pour affirmer les dires de Zephÿr, pour le convaincre de son histoire, sans n'être rien d'autre qu'un faux au service d'une histoire dont il doute. Mais la suite lui ôte tout ça de la tête. C'est avec une profonde tristesse que je vous fais part du décès de ma tante, votre mère, il y a maintenant deux jours. Sa bouche s'entrouvre doucement, ses yeux s'écarquillent, sa respiration et ses mains tremblent. La nouvelle le perturbe davantage qu'il ne l'aurait cru. Il passe ses doigts sur son visage, reposant la lettre avec le reste, laissant l'ensemble là où il se trouve, avant de se lever avec un peu de peine, la fatigue, l'alcool, le choc n'aidant pas. Je... Vais y aller. Sa voix est faible, un peu brisée, et il n'est pas franchement certain que son cadet l'entende. Pourtant, il continue. Dors bien, Zephÿr. Quand il quitte la cabane pour retourner dans la nuit froide et humide, il ne prête plus attention à la pluie qui revient embrasser sa peau, ses vêtements qui n'ont pas eu le temps de sécher. Il ne prête presque pas attention à ses pas qui s'enfoncent plus profondément qu'il n'aimerait dans la terre trempée, laissant ainsi derrière lui des empreintes nettes tant dans le parc que sur le pavé à l'intérieur du château, le poussant à nettoyer constamment, sans que l'idée d'ôter ses chaussures ne lui vienne en tête. Son esprit n'est fixé que sur une unique chose : elle est morte.
Et il ne le lui a pas dit.





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