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Les dieux de la vengeance exercent en silence. (Moïra & Alcyone)

Moïra de La Rivière
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Sept rouleaux de parchemin sur les révoltes de gobelins. Moïra n’avait pu se retenir de lâcher un soupir d’agacement en rangeant ses affaires. C’était fou de voir que les profs pensaient encore qu’ils ne travaillaient que leur seule matière alors qu’ils en avaient plein d’autres à côté, sans compter les options dont ils devaient s’embarrasser et qui, malgré leur titre d’options, avaient le même coefficient que les matières dites principales. Heureusement pour elle, Moïra avait pour habitude de prendre de l’avance sur ses devoirs, et elle n’avait pas besoin de beaucoup d’heures de sommeil, d’autant plus qu’il lui arrivait d’en sacrifier pas mal avec Dimka ou Andreï pour des affaires plus adultes que les devoirs scolaires. Le charme russe, que voulez-vous. Quoi qu’il en soit, elle n’avait malheureusement pas beaucoup de temps à consacrer aux charmes russes, pour le moment, puisque sept rouleaux de parchemin se profilaient bien sagement devant elle. Quel agacement tout de même. Elle avait quelques heures de creux avant son prochain cours, la défense contre les forces du mal. Autant en profiter pour attaquer ça tout de suite.

D’un pas traînant, elle partit vers la bibliothèque de l’école. Elle n’avait pas envie de replonger la tête dans l’histoire de la magie, mais il valait mieux qu’elle le fasse tant qu’elle avait encore le cours en tête. Sinon, elle était bonne pour y passer une heure de plus juste pour se remémorer tout ce que le prof avait dit. Ce fut sans le moindre souci qu’elle grimpa jusqu’au quatrième étage, et cette fois, les escaliers eurent la gentillesse de ne pas se bloquer, ni les tableaux de l’insulter. Bauxbâtons lui manquait. Pas d’escaliers magiques, dans sa chère école, ni de tableau vulgaire traitant tous les élèves d’impertinents ou de paltoquets. Les escaliers qui bougent, déjà, c’était extrêmement dangereux. Il suffisait que l’escalier décide qu’il voulait passer du quatrième au septième étage alors que vous vous apprêtiez à le quitter, et c’est la chute. Et la mort, accessoirement. Ce qui l’agaçait le plus, cependant, c’était le flicage permanent dont ils faisaient l’objet, eux, élèves, de la part du corps enseignant. Pour aller de la salle d’histoire de la magie à la bibliothèque, elle dut se faire accompagner par un Auror patibulaire qui aurait préféré chasser des mages noirs plutôt que de faire le baby-sitter dans une école magique. Enfin débarrassée de son chaperon, la Serdaigle entra dans la bibliothèque, n’attirant sur elle qu’un duo de regards neutres de la part de la bibliothécaire et de l’Auror en poste.

Le rayonnage de l’histoire de la magie ne serait pas dur à trouver. Ce n’était pas le plus fourni, mais presque. Après tout, ils étaient en l’an deux mille, et l’histoire de la magie n’avait pas commencé en l’an zéro. Deux mille ans d’histoire auraient été trop peu, bien évidemment. Tête en l’air, elle trouva le moyen de dépasser les rayonnages qui l’intéressaient, et quand elle s’en rendit compte, elle arrivait à hauteur des nouveaux rayons, installés un peu avant l’arrivée du cursus GISIS. Il avait fallu racheter des livres pour que les nouveaux étudiants y trouvent les réponses à leurs questions – ou plutôt aux questions de leurs professeurs, mais on va dire que c’est pareil. Elle était juste à côté de la Zoomagie. Ce cursus ne l’intéressait absolument pas. Les créatures magiques et elle, ce n’était pas une longue histoire d’amour, et elle n’avait même pas pris la peine de s’intéresser à cette option en troisième année. Elle allait partir, mais dans un coin, assise à une table solitaire, elle aperçut une chevelure noire penchée sur une copie, qui lui arracha un sourire. Alcyone. Elle s’entendait bien avec la Serpentard, de deux ans son aînée. Et elle la trouvait très belle, aussi. Elle avait un charme magnétique qui agissait sur elle, comme pour l’empêcher de détourner son regard d’ambre du regard saphir de sa camarade. Sans réfléchir, elle se faufila entre les tables, veillant à ne déranger personne, et s’installa en face d’Alcyone en lui envoyant un fin sourire quand cette dernière leva la tête, sans doute pour voir qui osait la déranger en plein travail.

« Je viens profiter des lumières de mes aînés, pour être sûre d’avoir une bonne note. »

Taquine, elle leva le livre d’histoire de la magie pour le lui montrer, avant de le reposer pour l’ouvrir au chapitre qui l’intéressait. Les gobelins. Quelle plaie, alors. Ces sous-êtres devraient déjà s’estimer heureux d’avoir la mainmise sur l’économie magique et arrêter de trop en demander. Des baguettes magiques, et puis quoi encore ? Pourquoi ne pas en distribuer aux centaures et aux géants, comme des chocolatines pains au chocolat ?

« Sept pages sur les révoltes des gobelins ! J’ai hâte de passer en GISIS pour commencer enfin les matières intéressantes. »

A voix basse, elle chuchotait, s’assurant que sa voix ne porte pas plus loin que leur table de deux. Pas parce qu’elle ne voulait pas déranger les autres, non, mais surtout parce qu’elle ne voulait pas qu’on la dérange. Elle ne voulait pas attirer l’attention sur elle, que ce soit celle d’un élève agacé, de l’Auror en poste, ou pire encore, de la bibliothécaire, qui n’oublierait sans doute pas qu’elle avait perturbé le calme et qui serait, de fait, moins encline à la laisser entrer de nouveau dans ce temple du silence. Elle se mit alors rapidement au travail, commençant à prendre des notes sur les gobelins pour avoir assez de matière pour ses sept rouleaux de parchemin. Cependant, être assise en face d’Alcyone la troublait, et elle se faisait violence pour ne pas lever les yeux. Mais c’était dur. Elle avait l’impression que le regard océan de sa camarade la scrutait de temps en temps, ce qui l’empêchait de se concentrer sur ses notes. N’y tenant plus, elle leva la tête. Et leurs regards s’accrochèrent. Elle dut se faire violence pour ne pas rougir bêtement de gêne. Pourquoi aurait-elle à être gênée, de toute manière ? Elle était vraiment stupide, parfois.

« Je me demandais quelque chose… Qu’est-ce que tu as dit à mon frère pour le mettre dans un état pareil ? »

S’il y avait bien une chose de plus important que le drôle de magnétisme d’Alcyone, c’était son jumeau. Et elle savait qu’ils se fréquentaient, assidûment. Elle s’en fichait complètement. Ce dont elle ne se fichait pas, en revanche, c’était qu’Alcyone motivait son frère à obtenir sa revanche en lui faisant comprendre qu’il était dans son bon droit. Et ça, ça inquiétait beaucoup la Serdaigle. Elle aussi aurait aimé voir celui qui avait tué Alexandre étendu et mort, mais elle savait qu’avec la mort du Seigneur des Ténèbres, elle n’aurait aucune chance d’avoir sa revanche. Elle avait appris à vivre avec. Pas Thomas. Et elle avait peur qu’il s’engage sur de sombres chemins en cherchant sa vengeance, et qu’en la trouvant, il salisse à jamais le nom des de La Rivière et tout ce pour quoi ses ancêtres avaient œuvré. La pureté de leur sang, la tranquillité financière de leur famille, et leur place au soleil dans le monde magique.

« Tu sais comment il est. Thomas est beaucoup trop impulsif, et je n’ai pas envie de perdre mon deuxième frère déjà obsédé par sa quête impossible. »

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Alcyone Shafiq
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Tu avais presque envie de balancer ton sac à la figure de la femme qui vous accompagnait à la bibliothèque. Tu venais de te prendre un sort juste parce que tu t’étais éloignée profitant de passer devant les toilettes. Toilettes juste à côté de la bibliothèque… Alors que tes assassines avaient roulé sur la poignée, tu t’étais sentie agrippée par une force invisible. Cette dernière t’avait propulsée en arrière jusqu’à te retrouver au niveau de l’auror qui vous menait à la baguette. Obligée de lui expliquer ton besoin d’uriner, elle avait résolu tout le groupe à t’attendre. Heureusement une autre fille s’était glissée à tes côtés profitant de l’arrêt impromptu. Tu replaçais nerveusement la bandoulière en cuir de ton sac sur ton épaule. Ca te démangeait de lui foutre à la figure. Dans ton esprit, tu l’avais déjà acculé de plusieurs coups de besaces. Lorsque vous passiez enfin les battants de bois, tu lui jetais un dernier regard par dessus ton épaule. Si claires tes iris pouvaient-elles être, tu savais pertinent y laisser courir tes sentiments en fonction de tes humeurs. Et elles devenaient rapidement glaciales lorsque tu te sentais contrariée.

Tu te faufilais alors dans le lieu le plus calme de tout le château. Pérennité désuète dans cette ambiance dévastatrice. L’antre des bouquins semblait vivre à contre temps, au rythme des pages qui se tournent. Les plumes grattaient en rythme la surface rugueuse des parchemins. Les visages étaient concentrés. Le silence était de mise. Seuls quelques murmures typiques de ces lieux flottaient doucement dans les airs. Tu virevoltais entre les tables déposant ton arme imaginaire sur le plan de l’une d’entre elles. Sans pour autant t’installer, tu sortais un parchemin et relisais l’intitulé du devoir. Un sourire étira tes lippes. Une description sur les Occamys… Un instant ton esprit se plonge chez toi. Sur l’élevage que ta famille détient. Tendres souvenirs. Créatures divines et passionnantes à tes yeux. Mélange reptilien et rapace, l’animal attisait toute la curiosité de la brune. Faire un devoir à son sujet était d’autant plus intéressant. Peut-être pourrais-tu découvrir de nouvelles informations à son sujet.

Tu abandonnais donc ton arme improvisée dans ton esprit nébuleux et commençait à errer dans les rayons. Tes mains filaient d’un livre un autre, observant les couvertures. Tu ouvrais plusieurs à la recherches des informations que tu désirais. Ton regard s’arrêta sur ce bref descriptif : « L’Occamy vit en Extrême-Orient et en Inde. Marchant sur deux pattes, doté de plumes, d’ailes et d’un corps serpentin, l’Occamy peut atteindre une longueur de quatre mètres cinquante. Il se nourrit principalement de rats et d’oiseaux bien qu’on l’ait déjà vu capturer des singes. L’Occamy se montre agressif envers toute créature qui s’approche de lui, notamment lorsqu’il protège ses œufs dont les coquilles sont constituées de l’argent le plus délicat et le plus pur. » Tu embarquais alors l’ouvrage logé au creux de tes bras vers ta table.

Plongée dans ta lecture, tu notifiais sur un parchemin toutes les informations que tu jugeais utile jusqu’à ce qu’un bruit de chaise ne te sorte de tes pensées. « Je viens profiter des lumières de mes aînés, pour être sûre d’avoir une bonne note. » Tes yeux se posèrent sur Moïra, la soeur jumelle de Thomas qui partageait ta maison et surtout une belle amitié avec toi. Tu posais un instant ta plume pour lui apporter ton attention et lui adressait alors un sourire taquin. Tu lui répondis alors à voix basse : « Est-ce que tu es en train de me traiter indirectement de vieille ? » Ton regard sondait le sien pour observer sa réaction quant à ta petite pique. Tu ne dissimulais pas ton amusement pourtant. Tu te penchais légèrement pour te rapprocher d’elle, l’écoutant alors parler de son devoir sur les gobelins. Un léger rire s’échappa de tes lippes. Elles plongèrent chacune de leur côté dans leur devoir respectif. Plusieurs fois, tu ressentais le regard de l’Aiglonne se poser sur toi avec insistance. Tu levais ton regard alors qu’à présent elle faisait mine d’être concentrée sur son parchemin. Tu ne l’avais jamais vraiment détaillée. Parce qu’elle était la soeur d’un ami. Parce qu’elle était plus jeune peut-être. Tu observais ses traits éthérés et délicats. Ses fines lippes. Est-ce que c’est ce qu’elle regardait aussi à plusieurs reprises jusque là ? Elle finit par te regarder alors que tu ne détournais pas tes prunelles nullement gênée qu’elle te surprenne dans ton espionnage improvisé. « Je me demandais quelque chose… Qu’est-ce que tu as dit à mon frère pour le mettre dans un état pareil ? » Tu ne l’avais pas lâché des yeux, ton regard ancrant dans le sien. La soeur protectrice s’éveillait alors. Tu ne savais pas si tu devais t’en agacer ou au contraire la comprendre. Toi aussi tu avais des frères que tu aimais. Certainement d’un amour autre que celui partagé par des jumeaux. Un instant ton regard se voila alors que tes pensées dérivaient vers Keith, le jumeau de Pandore. Cet ami précieux qui avait à présent perdu la vie. « Tu sais comment il est. Thomas est beaucoup trop impulsif, et je n’ai pas envie de perdre mon deuxième frère déjà obsédé par sa quête impossible. » Tu hochais légèrement le visage. Tu n’étais pas aussi proche d’elle que tu pouvais l’être de Thomas. Par bien des façons d’ailleurs. Mais il y avait entre vous ce lien étrange qui s’était mué dans le temps. Tu avais connu Thomas avant la perte de son frère. L’après n’avait été qu’un point commun supplémentaire entre vous. « Je comprends. » Tu ne savais pas réellement quoi dire de plus à dire vrai. Tu posais amicalement ta main sur celle de Moïra. « J’essaierai d’en parler avec lui mais tu sais, il ne se laisse pas influencer. Encore moins par moi. » Tu songeais même que c’était plutôt l’inverse. Il te donnait lui aussi un motif pour justifier tes plus sombres pensées. Tu libérais la main de la Serdaigle. « Je ne sais pas ce que j’ai pu dire ou faire de particulier par contre. » Mensonge car tu te doutais pertinemment qu’en lui donnant le contact de tes frères, tu lui donnais de nouvelles pistes. Certainement la référence de la jeune femme qui siégeait en face de toi.

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Moïra de La Rivière
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Alcyone était belle. Ses mouvements étaient souples et fins, même lorsqu’elle écrivait, plongée dans ses pensées. Elle lui faisait penser à un chat, harmonieux et voluptueux, mais vif et agressif quand on s’en prend à lui. Elle ne s’expliquait pas pourquoi, mais la Serpentard occupait ses pensées, parfois, surtout quand elle était dans les parages. Et quand elle posa son regard sur elle, la Serdaigle ne put que se noyer dans les yeux sombres de son aînée verte et argent, et dans son sourire amusé qui s’étirait malicieusement suite à sa petite pique taquine sur son âge. « Est-ce que tu es en train de me traiter indirectement de vieille ? » Ce fut au tour de la septième année d’étirer un léger sourire, mi-amusé mi-innocent. Oui, c’était exactement ce qu’elle avait fait. Mais c’était de bonne guerre, une simple taquinerie sans méchanceté pour lui arracher un sourire – et pour se noyer dans ses yeux sombres où pétillaient des paillettes de malice et d’intelligence.

« Moi ? Oh, voyons. Je n’oserai jamais, tu sais bien. »

Un sourire complice les rapprocha, avant que chacune ne replonge dans son propre travail. Sept pages sur les révoltes des gobelins, pour l’une, un descriptif complet des Occamys, pour l’autre. Le devoir de l’aiglonne, cependant, ne progressait pas aussi vite que d’habitude. Elle était troublée. Alcyone la regardait, elle le savait, et elle-même ne pouvait s’empêcher de lever les yeux vers la vipère quand cette dernière se plongeait dans ses livres de cours. Elles semblaient s’admirer mutuellement.Si elle se savait trop jeune, et trop proche de Thomas pour pouvoir intéresser Alcyone, qui ne la regardait que comme la sœur d’un ami, la Serdaigle ne pouvait que comprendre ce que son jumeau lui trouvait. Elle était magnifique. Habituée aux peaux blanches et aux regards clairs, la française ne pouvait qu’être captivée par le cuivre de la peau de sa camarade, et son regard de chat en amande qui semblait lire au plus profond de l’âme des gens qu’il survolait avec désintérêt. Elle dégageait quelque chose de fort. Pas étonnant que Thomas soit tombé dans ses rets avec aisance. Mais elle ? Cela ne risquait pas d’arriver. Moïra s’intéressait aux hommes. Elle tentait de s’en persuader, mais ne pouvait que douter quand elle s’attrapait sur le fait à promener son regard sur certaines demoiselles au charme magnétique. Finalement, en relevant le regard, elle croisa à nouveau celui d’Alcyone, et cette fois, elle ne le baissa pas, s’ancrant dans ses prunelles sombres pour lui demander, presque à brûle-pourpoint, ce qu’elle avait bien pu dire à son frère pour le rendre aussi déterminé. Elle avait déjà perdu Alexandre, et elle tenait trop à Thomas pour laisser qui que ce soit le sacrifier sur l’autel de la magie noire. « Je comprends. » Moïra hocha la tête, presque à contrecœur. Bien sûr qu’elle comprenait. Alcyone aussi avait perdu des gens dans cette guerre, qu’elle avait, contrairement à elle, vécu de plein fouet puisqu’elle était à Poudlard à ce moment-là. « J’essaierai d’en parler avec lui mais tu sais, il ne se laisse pas influencer. Encore moins par moi. »

« Quand on lui dit ce qu’il veut entendre, l’amener à faire n’importe quoi est beaucoup trop facile pour son propre bien. »

Elle n’apprenait rien à la Serpentard, elle le savait, raison pour laquelle elle s’était risquée à dire ça sans s’en cacher. Et elle, était-elle pareille ? Suffisait-il de la brosser dans le sens du poil pour lui faire faire n’importe quoi ? Elle aimait se targuer que non, mais elle était bien incapable de dire si c’était vraiment le cas ou pas. C’en était inquiétant, d’un côté. Mais moins inquiétant que la quête éperdue de son frère, qui risquait, s’il n’y prenait pas garde, de jeter aux orties tout ce pour quoi sa famille avait travaillé si dur. Un nom, une réputation aussi lisse et limpide que de l’eau, mais surtout, une situation confortable qu’il valait mieux ne pas mettre en péril en ces temps si sombres. Car en France, le ministère de la magie travaillait toujours dur pour comprendre d’où les mangemorts avaient pu venir, et quelle famille avait pu les aider. Si les de La Rivière s’étaient totalement blanchis en versant des gallions dans les associations d’aides aux victimes de guerre, il valait mieux ne pas trop jouer avec le feu. « Je ne sais pas ce que j’ai pu dire ou faire de particulier par contre. » Moïra releva la tête, et à nouveau, accrocha son regard à celui de son amie. c’était un mensonge. Elle le sentait voler autour de la Serpentard, et cela ne l’étonna pas vraiment. Elle avait vite compris qu’avec les vert et argent, il fallait s’attendre au meilleur comme au pire… Mais que le pire avait pour habitude de se parer des atours du meilleur. Elle soupira, passant distraitement une main dans ses cheveux bruns.

« Tu dois avoir l’impression que je le materne. Ce n’est pas faux, d’un côté. Mais je suis inquiète pour lui. Pendant un an, je l’ai vu passer de la colère la plus noire au désespoir le plus profond, et depuis qu’on est arrivés ici, il semble… Déterminé. Et ça, c’est depuis qu’il te parle. »

Elle se tut quelques secondes. Ses doigts fins se saisirent de sa plume, qu’elle fit distraitement tourner sans la regarder, réfléchissant à comment exposer ce qu’elle pensait réellement. Elle se faisait du souci. Non pas parce qu’il était déterminé, mais parce qu’elle craignait que cet excès de détermination ne le pousse à faire des erreurs. Et ça lui faisait aussi mal de voir qu’il allait chercher son aide ailleurs qu’auprès d’elle. Mais c’était de sa faute. Elle n’avait pas voulu venir, mais elle l’avait suivi quand même. Elle lui avait dit et répété qu’il n’avait que peu de chances de trouver qui avait fait ça, et depuis, elle le sentait s’éloigner. Au fond, elle avait peur de perdre son frère. Il ne lui restait plus que Thomas, et le voir avancer en s’aidant d’autres personnes lui était douloureux.

« Perdre mon frère aîné a été une énorme épreuve, et je crains que, quelque part… Je sois en train de perdre mon frère jumeau. »

Doucement, elle pesa ses mots. Ce que Thomas avait pu apprendre, elle aussi le pouvait, elle le savait. Plus que ça, elle le voulait. Même si elle pensait sa tâche vouée à l’échec, elle voulait aider son frère, pour qu’il ne soit pas seul, et qu’il ne reste pas sur l’idée qu’au fond, elle l’avait suivi juste pour veiller sur lui, mais qu’elle ne lèverait pas le petit doigt pour le soutenir. Aussi leva-t-elle à nouveau les yeux pour regarder Alcyone, espérant, sachant que la Serpentard comprendrait très vite où elle voulait en venir.

« Je pense que moi aussi, j’ai besoin d’un peu de détermination. »

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Alcyone Shafiq
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« Moi ? Oh, voyons. Je n’oserai jamais, tu sais bien. » Tes prunelles claires se posèrent dans celles ambrées de Moïra. Ses iris étaient de la même couleur de celles de Thomas. C’était assez étrange de retrouver ses similarités entre eux. Trouble qui t’envahissait bien plus encore lorsque tu étais en compagnie de Pandore. Depuis la mort de Keith, tu étais restée proche de sa jumelle te promettant de veiller sur elle. Pour lui. Seulement tout en elle était un souvenir du passé. Un fantôme vivant. Regards, manies. Tant de choses qui rappelait Keith sans que Pandore ne s’en rende réellement compte. C’était aussi une façon pour toi de le garder un peu avec toi… Moïra avait bien sûr des airs avec Thomas. Ses traits éthérées mais bien plus délicats. Elle avait cette grâce qu’on associait facilement aux Françaises. Cette classe distinguée. Elle était agréable à regarder, il n’y avait pas à dire. Un sourire étira tes lippes. A sa remarque mais aussi face à tes pensées. Tu imaginais un instant dire à Thomas que tu trouvais sa soeur à ton goût… Il ne savait même pas que les femmes te plaisaient autant que les hommes. Lui qui était sorti avec Mérope, ta première amante… Tu avais préféré taire ce secret. Pas pour toi, mais pour ta cousine. « Méfie-toi des anciens Moïra, on ne sait jamais de quoi ils sont capables. » Fausse menace dissimulée derrière un sourire taquin.

Un jeu de regards s’installa alors. Tu sentais ses iris t’observer dès que tu te penchais vers ton parchemin. Se détourner dès que tu relevais le visage vers elle. Intriguée, tu avais fini par la dévisager longuement. Oubliant ton parchemin pour ton devoir l’espace de quelques minutes. Se pourrait-il que les jumeaux aient les mêmes goût en matière de femme ? Tu ne détournais pas les yeux alors qu’elle t’observait à son tour, lui adressant même un sourire rassurant. L’idée était tout de même étrange. Tu avais déjà joué avec les sentiments de Mérope. Loin de toi l’envie de faire la même chose avec la soeur d’un de tes meilleurs amis. Eloignant ce jeu de regards, Moïra aborda alors un tout autre sujet. Celui de Thomas… Soeur inquiète qui se sentait impuissante. Tu ne pouvais que comprendre ses angoisses mais tu ne jugeais pas forcément être la mieux placer pour sensibiliser le Serpent à ce sujet. Il avait déjà bien assez conscience du trouble qu’il semait sur son chemin auprès de ses proches. Tu n’avais pas forcément envie d’en rajouter une couche. « Quand on lui dit ce qu’il veut entendre, l’amener à faire n’importe quoi est beaucoup trop facile pour son propre bien. » Ton regard ne lâchait plus celui de la Française qui se trouvait en face de toi. Tu fronçais légèrement les sourcils devant cette remarque te sentant attaquée par cette dernière. « Il ne cherche pas à faire n’importe quoi. C’est sa façon à lui de tourner la page. Il n’y arrivera pas autrement.  » Tu trouvais un peu réducteur cette remarque. Tu trouvais le Serpent plus réfléchi qu’elle ne semblait le penser. Mais après tout, elle était sa soeur, sa jumelle. Elle devait certainement le connaitre mieux que toi. Différemment du moins. Tu ne t’étendais pas vraiment. Gardant sous silence la mise en relation avec ton frère. Tu ne savais pas si cela avait réellement aidé Thomas, mais tu comprenais son besoin de découvrir la vérité. Cette soif de vengeance. Tu haïssais toi même ceux qui avaient enfermé ton frère à Azkaban.

« Tu dois avoir l’impression que je le materne. Ce n’est pas faux, d’un côté. Mais je suis inquiète pour lui. Pendant un an, je l’ai vu passer de la colère la plus noire au désespoir le plus profond, et depuis qu’on est arrivés ici, il semble… Déterminé. Et ça, c’est depuis qu’il te parle. » Tu laissais tomber ta plume sur la table et laissa sécher l’encre qui marquait ton parchemin avant de commencer à le rouler. Ca t’agaçait. Tu ne comprenais pas ce qu’elle cherchait et tu avais horreur qu’on tourne autour du pot. Est-ce qu’elle cherchait à t’évincer ? Etait-ce des reproches ? Tu ne parvenais pas à déterminer le but de ses paroles. « Perdre mon frère aîné a été une énorme épreuve, et je crains que, quelque part… Je sois en train de perdre mon frère jumeau. » Tu glissais le parchemin dans ton sac avant d’appuyer ton dos contre la chaise. Ton regard s’enfonça dans celui à Moïra. « Il se sent seul. Il a l’impression que personne ne le comprends. » Tu avais été un peu plus sèche que tu ne l’aurais voulu mais tu ne parvenais pas à comprendre ce qu’elle cherchait à te dire. « Je pense que moi aussi, j’ai besoin d’un peu de détermination. » Un ‘oh’ silencieux se dessina sur tes lippes. Tu la fixais avec attention. Tu ne t’étais absolument pas attendu à ça… Tu étais persuadée que la jolie Française s’était renfermée sur elle même, préférant la voie de la sagesse plutôt que celle de la vengeance. Tu l’observais silencieuse. « Viens… » Tu rangeais tes affaires l’invitant à sortir de la bibliothèque. Les regards se tournaient régulièrement sous vos murmures. Ce n’était pas le lieu pour avoir une longue conversation. Marchant à ses côtés, tu te dirigeais machinalement vers le parc. C’était pas plus mal de vous dégourdir les jambes tout en abordant ce type de sujet. Tu sortais tes cigarettes ; geste qui devenait de plus en plus machinal chez toi. Tu lui en proposais une sans savoir si elle fumait aussi. « Qu’est-ce que tu voudrais faire Moïra ? J’ai du mal à te suivre pour le coup. Pourquoi ne pas proposer ton aide à Tom directement ? Ca le soulagerait tellement de savoir que tu penses comme lui… »

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Les dieux de la vengeance
exercent en silence


« Il ne cherche pas à faire n’importe quoi. C’est sa façon à lui de tourner la page. Il n’y arrivera pas autrement. » La Serdaigle se retint de jurer grossièrement. Elle ne voulait pas se mettre sa camarade à dos, et pas seulement parce qu’elle murmurait dans l’oreille de son jumeau. Elle aimait beaucoup Alcyone. La Serpentard était sympathique avec elle, et ne la traitait pas comme une gamine malgré leurs deux ans de différence. Mais elle ne réussissait pas à s’exprimer convenablement. Elle tournait en rond, cherchant ses mots, essayant de trouver la bonne manière de dire ce qu’elle voulait dire, sans alerter les gens autour d’eux. Elle ne réussit qu’à agacer un peu plus Alcyone. « Il se sent seul. Il a l’impression que personne ne le comprend. » Touché. Peinée, la Serdaigle baissa les yeux sur sa copie. Les gobelins, leurs révoltes et leurs guerres ne l’intéressaient pas le moins du monde, mais c’était le seul moyen qu’elle avait trouvé pour que la Serpentard ne lise pas la douleur dans ses yeux. Finalement, ce fut à bout de souffle qu’elle avoua à demi-mot qu’elle avait besoin de son aide. Elle avait choisi la voie de la sagesse, comprenant que même s’ils retrouvaient le meurtrier, ils ne pourraient rien faire contre lui. Mais son frère s’éloignait, et elle avait peur qu’un jour, il ne soit plus là. Une peur inavouée, mais une peur panique. Elle avait déjà perdu Alexandre, et elle s’en était remise, Merlin seul savait comment. Mais Thomas ? Il était son vrai jumeau. Sa moitié d’âme. Il leur avait fallu plus de dix ans pour accepter le fait qu’ils étaient deux personnes, et non pas une seule. Mais même encore, ils l’oubliaient parfois, et la Serdaigle devait avouer qu’elle ne se sentait complète qu’avec Thomas à ses côtés. Mais il s’éloignait. Et elle était terrifiée, tellement terrifiée qu’elle n’arrivait pas à trouver les mots pour le dire. « Viens… » La Serpentard se leva. Rapidement, la jeune Serdaigle rangea ses affaires, et la suivit, la rattrapant alors qu’elle allait quitter la bibliothèque.

D’un pas tranquille, se mêlant aux différents groupes accompagnés d’adultes surveillants, elles sortirent du château pour se diriger vers le parc. Alcyone sortit un paquet de cigarette de sa poche, et le lui tendit après en avoir saisi une. La Serdaigle refusa poliment en hochant la tête en signe de dénégation. Elle ne fumait pas. Elle avait entendu dire que les cigarettes, invention moldue, étaient pleines de choses mauvaises pour la santé, dont du goudron, ce drôle d’enduit qu’ils utilisaient pour leurs routes. Elle tenait trop à sa précieuse santé pour fumer du goudron. Quelle drôle d’idée. Rangeant ses cigarettes, la Serpentard reprit la parole d’une voix plus tranquille. « Qu’est-ce que tu voudrais faire Moïra ? J’ai du mal à te suivre pour le coup. Pourquoi ne pas proposer ton aide à Tom directement ? Ça le soulagerait tellement de savoir que tu penses comme lui… » La brune se mordit mécaniquement la lèvre, sans trop y penser. Répondre à cette question était difficile, pour elle. Pourquoi est-ce qu’elle ne le lui disait pas, tout simplement ? Parce qu’elle n’y arrivait pas. Quelque chose s’était brisé entre eux lorsque Thomas s’était imposé pour aller à Poudlard. Ils s’étaient dit des choses qu’ils regrettaient énormément, sans oser en reparler pour ne pas se disputer à nouveau. Alors il faisait ses affaires dans son coin, sans jamais la mêler dedans, ayant compris qu’elle ne voulait rien avoir à faire avec ça. Mais avec le recul, elle regrettait. Elle savait qu’elle ne pourrait pas venger Alexandre, mais laisser Thomas chercher seul lui était insupportable.

« C’est compliqué. Avant de venir à Poudlard, on s’est dit des choses qu’on regrette beaucoup, et depuis, il ne me fait pas vraiment part de ses recherches. Je ne sais pas trop comment lui dire que j’aimerais l’aider. Je sais, c’est stupide… Mais c’est la première dispute qu’on a eue en dix-sept ans, du coup je ne sais pas comment la résoudre. »

Se stoppant au pied d’un arbre, elle s’assit dans l’herbe, posant son sac à ses côtés. Il faisait beau, dehors. Et soleil, pour une fois. C’était bien loin de la France, mais pour le moment, elle s’en contenterait. Elle avait plaqué sa France adorée pour partir ici avec Thomas, parce qu’elle voulait l’aider. Mais ils n’avaient jamais trouvé la force d’en parler après cette dispute entre eux, tellement violente que même leurs parents les avaient entendus hurler, même s’ils avaient eu le bon goût de ne pas s’en mêler, laissant leurs jumeaux régler seuls leurs différents. Ils savaient, de toute manière, qu’ils l’emporteraient l’un et l’autre, chacun faisant des sacrifices à sa manière. Moïra avait sacrifié Beauxbâtons pour partir avec son frère, Thomas avait sacrifié son impétuosité pour rester avec sa sœur. Ils étaient ensemble, et c’était le principal.

« Il t’a dit qu’on était jumeaux ? Vrais jumeaux, j’entends. Lui et moi, on a un lien très fort, même si on réagit différemment aux événements. C’est parce qu’il n’a pas fait son deuil qu’il veut se venger, et c’est parce que j’ai fait le mien que je voudrais l’aider à faire le sien, même si ça veut dire retourner le monde pour trouver une réponse. »

Doucement, elle passa la main dans l’herbe verte. Dire ça lui ôtait un sacré poids des épaules, mais en même temps, lui faisait du mal. Elle détestait se confier aux gens, même si elle avait confiance en Alcyone. Admettre ses faiblesses lui était assez agaçant, mais elle le faisait quand même. Pour pouvoir aider Thomas, il fallait qu’elle fasse le premier pas, parce qu’après leur dispute, il ne le ferait pas pour ne pas la brusquer. Mais elle sentait sa rancœur et sa déception quand ils étaient ensemble, quand il voulait lui parler de ses doutes, mais qu’il ne le faisait pas, pour aller en parler à une autre qu’elle. Elle-même était à la fois blessée et déçue qu’il le fasse, mais elle ne pouvait pas lui en vouloir. C’était de sa faute, à elle, s’il la ménageait de la sorte en ne lui disant rien. Finalement, la Serdaigle leva les yeux vers son aînée, avec une pointe d’espoir qu’elle ne parvenait pas à cacher.

« Donc je me suis dit… Puisque tu l’aides, peut-être que tu pourrais m’aider aussi ? »

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Alcyone Shafiq
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Tu sondais la jeune Serdaigle qui se trouvait en face de toi avec un intérêt non fin. Elle était après tout la jumelle d’un de tes plus proches amis. Vous vous entendiez tous bien même si tu sentais cet air glacé qui était venu s’immiscer entre les jumeaux. Et quelque part, ça te fait drôle de parler de lui. Tu as l’impression de persiffler dans son dos alors même que tu cherches à le défendre. Et pourtant, tu cherches à te mettre à la place de Moïra. Elle a la sensation de perdre son frère. De le voir s’éloigner toujours un peu plus. Tu ne peux t’empêcher de divaguer sur ton propre frère enfermé à Azbakan. La sensation de manque, le savoir vivant sans jamais pouvoir le voir. Alors si tu avais ton frère à disposition… Tu serais capable de faire n’importe quoi pour lui. Qu’importe ses choix ou ses envies. Alors tu ne comprenais pas comment Moïra pouvait hésiter. Jusque ce qu’elle prononce ces derniers mots qui t’étonnent. Sans être certaine de les avoir compris dans un premier temps. Tu dévisages son visage délicat aux traits éthérés. Tu retrouves un peu de Thomas et pourtant elle a une beauté gracile et douce qui lui est propre. Tu te rends comptes que vous avez réellement besoin de parler. Pas d’échanger quelques mots en chuchotant à couvert de regards sombres car vous faites bien trop de bruits pour une bibliothèque. Tu ranges rapidement tes prises de notes et autres rédactions dans ta sacoche. Les Occamys attendront encore un peu pour que tu rédiges une thèse sur la perfection argenté de leurs oeufs. Dans le même élan que toi, la Serdaigle range aussi ses affaires et vous partez sous les yeux soulagés de certains de vos camarades plus studieux.

La foule vous enveloppa rapidement et trouvant le rythme vous avancèrent vers le parc. Tu glissas ta cigarette entre tes lippes afin de l’allumer alors que vous arriviez enfin à l’air libre. Etrangement, tu n’étais pas étonnée de voir que Moïra ne fumait pas. Elle te semblait trop raffinée. Comme tu ne l’imaginais pas complètement alcoolisée à l’une de tes soirées. L’élégance à la française disait-on. C’était peut-être cela qu’elle dégageait. Tes prunelles se posèrent sur ses lippes alors qu’elle les mordait hésitant avant de te répondre. Tu te plaçais en face de la Française alors qu’elles s’approchaient d’un arbre. « C’est compliqué. Avant de venir à Poudlard, on s’est dit des choses qu’on regrette beaucoup, et depuis, il ne me fait pas vraiment part de ses recherches. Je ne sais pas trop comment lui dire que j’aimerais l’aider. Je sais, c’est stupide… Mais c’est la première dispute qu’on a eue en dix-sept ans, du coup je ne sais pas comment la résoudre. » Tu te laissas tomber à ses côtés alors qu’elle s’installait dans l’herbe fraiche. Tu levais le visage, fermant les yeux, vers le soleil qui vous caressait timidement de ses doux rayons. Tu réfléchissais à ses paroles. Après tout, tu ne t’étais jamais disputée avec tes frères. Sauf pour des enfantillages. « Il t’a dit qu’on était jumeaux ? Vrais jumeaux, j’entends. Lui et moi, on a un lien très fort, même si on réagit différemment aux événements. C’est parce qu’il n’a pas fait son deuil qu’il veut se venger, et c’est parce que j’ai fait le mien que je voudrais l’aider à faire le sien, même si ça veut dire retourner le monde pour trouver une réponse. » Tes paupières clignèrent un instant alors que tu plongeais tes iris claires dans les noisettes de la Serdaigle. Ca tu comprenais. Tu irais toi même ouvrir la cellule de ton frère si tu le pouvais. Douce utopie bien sûr. On ne s’évadait pas d’Azkaban comme d’une salle de retenues… « Donc je me suis dit… Puisque tu l’aides, peut-être que tu pourrais m’aider aussi ? » Tu posais doucement ta main sur celle de la jeune femme pour tenter de l’apaiser. Tu avais ce défaut selon certain d’être trop tactile. Mais tu n’y pouvais rien. Quand tu parlais, tes mains s’agitaient. Et selon les sentiments qui te traversaient, elles pouvaient juste mimer dans le vide, pousser ou comme à l’instant même réconforter. « Si c’est ce que tu souhaites… » Tu marquais une pause en même temps que tu laissais la fumée de ta cigarette au creux de tes poumons, semblant réfléchir un instant. « Mais je n’ai pas envie de lui mentir… S’il me le demande, je lui dirais honnêtement. » Du bout des doigts tu caressais son poignet dans un geste apaisant. « ou alors je sers d’intermédiaire entre vous… » Ta prise sur son poignet se ressert pour renforcer les mots qui vont suivre. « Pour que vous fassiez cela ensemble. »

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