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Le fou rit, même quand il se noie ◐ Cassadona

Belladona Rosebury
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Le fou rit, même quand il se noie.
  Cassadona

 

Quelle journée. Alors qu’elle montait les marches en compagnie de ses amis, Belladona se sentit lourde, comme si ses jambes pesaient une tonne, comme si elle n’avait plus la force de les lever. Les tests n’avaient durer que la mâtinée mais déjà la jeune femme se sentait vidée. Ses oreilles bourdonnaient et le moindre bruit l’irritait ; il était temps qu’elle s’isole, qu’elle se retrouve. Alors, elle avait laissé ses amis au septième étage, s’éloignant sous leurs regards inquiets. Elle les avait rassurés d’un sourire et de quelques bisous, assurant que « tout allait bien, elle avait juste besoin d’être un peu seule ». Seule pour penser à tout ce qu’elle avait vécu durant cette journée.
Elle avait donc gravi les marches qui menaient à la tour d’astronomie, la tête dans les nuages ; Ses pieds l’avaient menée d’eux même dans un endroit qu’elle connaissait bien et qu’elle n’avait pas revu depuis longtemps. Un recoin qu’elle avait longtemps habité, la nuit, avec Cassandre et parfois même avec Rowan. Copines d’insomnies et bien plus, elle avaient passées certains des meilleurs moments de leur amitié assises par terre, enroulées dans une couverture.

À présent, ce coin reculé est abandonné faisait partie des quelques endroits encore marqués des stigmates de la guerre. Délabré, des poutres jonchent encore le sol. Personne n’a pris le temps de s’en occuper, ils se sont sûrement dits « plus tard, ce n’est pas important » et puis les évènements se sont précipités et cet endroit est repassé à l’arrière plan. Mais à ce moment précis, Bell est presque heureuse de le trouver poussiéreux et abîmé. Comme elle.

Belladona manque d’air. Elle se sent étouffée, asphyxiée par cette journée éprouvante. Obligée de se confronter à tout ce qu’elle repousse depuis le début de l’année, elle se sent sur le point de déborder. Alors qu’elle s’aventure entre les débris, son esprit s’égard, s’attarde sur le tournant qu’a bien pu prendre sa vie. Tout a changé, elle a changé. Et son cœur se serre en pensant à ce qu’elle laisse derrière. Sa main caresse le bois, la pierre ; Elle se salit du vécu de cet endroit, elle veut s’en imprégner, elle veut se rappeler. Aujourd’hui, elle se sent fatiguée de fuir, de repousser. Elle en a marre d’être en colère et blessée.

Au détour d’une statue écroulée, un sourire étire son visage fatigué. Une fenêtre laisse passer un filet de lumière salie par la poussière ; D’un mouvement de manche circulaire elle ouvre un portail vers l’extérieur. Un rond lumineux se délimite sur le sol alors que la rouge et or jète un œil à l’extérieur, alors qu’elle observe de sa fenêtre les autres continuer à vivre. Elle aimerait que tout s’arrête pour ne plus avoir à lutter contre le courant, pour ne plus avoir à se contenir chaque jour. Elle s’adosse au mur et se laisse glisser doucement jusqu’à ce que son fessier touche le sol. Elle va rester là un moment, en dehors de la vie des autres, en dehors de la réalité. Elle repense à sa sixième année et elle sourit en pensant aux quelques bons moments qu’elle a passé avec Pandore, Keith & Rowan ; Mais très vite son visage change, se fait plus grave. Les bons moments se comptent sur les doigts d’une main, contrairement aux mauvais. Elle passe son index sur une petite cicatrice de son poignet, cousine de tant d’autres sur son corps. Celle-ci, elle la doit à l’un des Carrow prenant un malin plaisir à lui enseigner le respect. Tout ça parce qu’elle avait refusé de tester un poison sur un camarade au sang-mêlé. Elle parcourt ainsi sa vie du bout des doigts, et son esprit s’égare. Elle pense à sa mère, à ses parents probablement en train de se déchirer, à Londres. Ça, elle n’y peut rien, tout ce qu’elle peut faire c’est reprendre sa vie en main.

Au dehors, le soleil décline annonçant la fin de l’après-midi. Bell est là depuis longtemps, des heures peut-être mais elle s’en fiche. Ses fesses sont endolories et un frisson parcourt son échine. Pourtant, elle ne bouge pas, n’esquisse pas un seul mouvement. Elle ne se sent toujours pas prête à retourner à sa vie, à entendre les autres rires et à rires avec eux. Quand elle sortira d’ici elle veut être sûre d’elle, elle veut être décidée et pour le moment elle a juste l’impression d’être un insecte agonisant. Elle n’arrive pas à bouger, elle n’arrive pas à se décider. Il faut pourtant qu’elle fasse quelque chose. Quelque chose pour retrouver Cass, quelque chose pour Rowan qui s’enfonce petit à petit dans sa détresse, quelque chose pour Lionel qui ne va pas bien, quelque chose pour soulager Thomas, quelque chose pour se sauver elle-même. Personne n’y peut rien, c’est à elle d’agir. Et tant qu’elle ne se sentira pas prête à sortir la tête de l’eau, elle est bien décidée à rester là, immobile.
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Cassandre O. Blackwood
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Le fou rit, même quand il se noie.
  Cassadona

 

Cassandre déambulait dans les couloirs de château, il était encore tôt pour un samedi matin, mais elle s'était réveillée dans la salle du club de bavboules, sans aucun souvenir de la veille. Ses vêtements étaient tâchés du liquide puant que dégageaient les bavboules quand on perdait, mais elle n'arrivait pas à se rappeler si elle avait joué une partie. Elle préférait éviter de trop réfléchir, sa tête était encore trop lourde de l'alcool et des plantes magiques qu'elle avait ingurgité le soir. Seulement, il était hors de question de rentrer dans le dortoir des Gryffondor, Cassandre avait du mal à s'y retrouver à sa place depuis quelques mois. Tout était complètement différent. Cela faisait deux ans qu'elle n'avait pas retrouvé Poudlard, et elle croyait pouvoir reprendre une vie normale avec cette rentrée, mais elle s'était trompée. Ses meilleurs amis la fuyaient pour une raison qu'elle ignorait, ses résultats chutaient, elle s'était retrouvée nez à nez avec un psychopathe de Serpentard, et elle se rendait compte que ses dons de voyance n'étaient toujours pas fiables. Rien de pire ne pouvait arriver.

Elle avançait parmi les couloirs, vides. Cela lui donnait une étrange impression de solitude. Où étaient-ils tous passés ? Mêmes les Aurors qui devaient surveiller le château semblaient avoir disparu. Elle passa devant une fenêtre, et regarda au dehors, mais le parc était vide, lui aussi. Soudain, elle entendit des cris. Elle hésita un instant, comme si quelque chose la retenait sur place, comme si un traumatisme violent l'empêchait d'aller voir ce qu'il se passait. Cassandre se souvenait des cris de la bataille, elle se souvenait de son séjour à Sainte-Mangouste qui avait suivi. Elle mit cela sur le compte de l'alcool, et décida d'ignorer les cris, ils ne pouvaient pas être réels. Poudlard était en sécurité maintenant, Voldemort était vaincu. La jeune femme continua de marcher, heureuse de pouvoir être enfin libre. Les Aurors passaient beaucoup de temps à la suivre, du moins, c'était son impression. Elle avait réussi à les semer la nuit, mais si elle se faisait prendre, elle savait qu'elle passerait un mauvais quart d'heure.

Les heures suivantes défilèrent, et pendant celles-ci, Cassandre s'autorisa quelques instants de détente. La dernière étape de cette matinée étrange serait la salle de bain des préfèts. Elle savait qu'elle n'avait pas le droit d'y entrer, mais avec l'aide de Mimi Geignarde, elle avait pu s'y rendre par le passé. Elle espérait que le mot de passe n'avait pas changé, et quand elle put y pénétrer, elle se félicita silencieusement. Un peu de détente ne lui ferait pas de mal. Quand elle fut installée dans l'eau chaude, les bulles autour d'elle, elle ferma les yeux. Les grands tuyaux étaient ouverts et laissaient couler des filets d'eaux multicolores, le bruit était apaisant. Elle essaya de se souvenir de la soirée de la veille, mais c'était comme si on lui avait pris ses souvenirs, pour les effacer. Il était rare qu'elle ne se souvienne plus de quelque chose pourtant.  À force de réfléchir, Cassandre finit par s'endormir dans l'eau. Elle fut réveillée quelques heures plus tard, par le fantôme de Mimi Geignarde. « Alors, on recommence à enfreindre le règlement Cassie ? » Cassandre attrapa le peu de mousse qu'il restait pour se cacher comme elle pouvait, mais c'était trop tard, Mimi s'était installée près d'elle. Son corps translucide se fondait avec beauté dans l'eau de la même couleur. C'était comme si elle n'avait pas de jambe. Cassandre trouva la situation drôle, mais elle se retint de faire un commentaire, elle connaissait trop bien la susceptibilité de Mimi. « On peut pas avoir d'intimité avec toi, hein ! Dis Mimi, tu sais où ils sont tous passés aujourd'hui ? J'avoue que pendant quelques temps, j'ai cru que j'étais seule au monde... » Mimi commença à rire, de son rire strident insupportable, et Cassandre fit mine de se boucher les oreilles. « Tu n'es donc pas au courant ? Il y a eu du remue-ménage dans la Grande Salle ce matin ! Tu as bien fait de rester à l'écart, tu as éviter la pétrification. » À ces mots, Cassandre se leva en vitesse du bain, éclaboussant au passage le fantôme de Mimi. Elle se rhabilla à la va vite, mouillant ses vêtements secs, et se précipita dehors. À ce moment là, elle entendit des voix dans les escaliers et les couloirs, le château reprenait vie. Cassandre allait se précipiter vers eux pour leur demander ce qu'il s'était passé, mais Mimi la rattrapa et la traversa. « Si j'étais toi, j'irai me cacher ! Si quelqu'un venait à être au courant que tu n'étais pas au rendez-vous ce matin, tu risquerais gros. » Cassandre s'arrêta une seconde pour réfléchir, Mimi n'avait pas tord. Même si elle voulait à tout prix aider et savoir ce qu'il s'était passé, si elle venait à être punie pour avoir manquer le spectacle, elle ne servirait pas à grand chose.

Alors, la jeune femme se faufila à travers les couloirs, évitant à tout prix ceux qui venaient vers elle. Quand enfin elle arriva au septième étage, pour retourner dans sa salle commune, elle décida que ce n'était pas très judicieux. Elle préféra s'éloigner et instinctivement, ses pas la menèrent à la Tour d’Astronomie. Un lieu qu'elle connaissait par cœur, qu'elle pouvait arpenter les yeux fermés avant la Bataille. Mais ce lieu n'était plus que l'ombre de lui-même. Il avait été détruit, et personne ne l'avait réparé, comme si ce n'était pas important. Les traces de la guerre y étaient partout, la magie, la forte magie se voyait dans les cicatrices qu'il y avait aux murs. Cassandre s'approcha pour toucher la pierre abimée, et c'est là qu'elle la vit. Elle était prêt d'une fenêtre, recroquevillée sur elle-même. Bella. Cassandre s'approcha doucement, sans rien dire. C'était leur endroit, leur lieu, leur refuge, et le silence y était d'or. Elle se baissa pour s'assoir face à sa meilleure amie. Son expression était si dure, si effrayée, si craintive. Que s'était-il passé ? Cassie n'osa pas poser la question, mais elle passa une main sur celle de Belladona, pour l'encourager. Au moins, elle n'avait rien eu. « Je suis là... Je... Apparemment, c'était le chaos en bas ? Tu n'as rien ? » C'était tout ce qu'elle avait trouvé à dire. Leur amitié se déchirait de jours en jours, mais il fallait sauver ce qu'il restait à sauver.
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Belladona Rosebury
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Le fou rit, même quand il se noie.
  Cassadona

 

Alors que le soleil terminait sa course derrière la fenêtre, Belladona était ailleurs. La tête posée sur ses genoux, sa joue s’enfonçant, le regard dans le vide. Comment en était elle arrivée là ? Voilà la question qu’elle se repassait, en boucle. Sa vie avait irrémédiablement changé ces dernière années et Bell n’était absolument pas sûre d’en apprécier les altérations. Avant, elle passait ses journée à emmerder Rowan et à faire des bêtises avec Cass. Elle riait beaucoup, embêtait son monde et elle n’avait peur de rien. Combien de fois avait-elle suivi Cassandre dans ses folies presque meurtrières ? Et tout ce qu’elle ressentait, à l’époque, c’était de l’excitation ; Du moins en grande partie. C’était ça, grandir ? Abandonner son insouciance pour combler son manque par des questions, des doutes et de la peine ? Alors, Belladona ne voulait pas être adulte, elle ne voulait pas quitter Poudlard, elle voulait revenir en quatrième année où tout était simple; à sa première année où tout était découverte. Découverte de la magie, de ce monde qui devenait sien, découverte de ses amis changés et perdus.

Quand est-ce que Bella avait commencé à tout garder pour elle ? Quand avait-elle apprivoisé cette boule qui enflait dans sa gorge, cette vibration malsaine dans son ventre ? Il n’y avait pas de date précise, tout s’était surement installé petit à petit. Sa cinquième année avait été marquée par le retour de vous-savez-qui et pourtant tout semblait encore brillant et chaleureux pour la jeune fille. Elle n’avait perdu personne et elle avait la naïve impression que tout irait bien, parce qu’il ne pouvait en être autrement. Mais, la rentrée suivante n’avait été que le début d’une longue liste de déceptions. Cassandre n’était plus là, elle les avait abandonnés. D’abord inquiète, Bell s’était vite fait une raison : Cassie ne répondrait pas à ses lettres. Alors, elle aussi, elle avait abandonné, peut-être trop tôt ou peut-être juste tout court. Et puis, il y avait eu les Carrow, le nouvel ordre à Poudlard et cette idéologie qu’elle n’acceptait pas, qu’elle n’avalerait jamais. Incapable d’accepter que certaines personnes puissent penser de telles horreurs. Peut-être était-elle toujours aussi naïve et idéaliste, finalement… La vie, c’est pas un cookie. Elle entendait encore la voix d’un vieil ami moldu de la primaire raisonner dans ses oreilles. Même du haut de ses 8 ans, il était plus perspicace que cette cloche de gryffondor.

Elle se passa les mains sur le visage, appuyant sur ses yeux brulants d’avoir trop longtemps regarder dans le vide, de ne pas avoir assez cligné, tout en dressant mentalement une liste de ces problèmes. Cassandre & Rowan. Elle voulait les retrouver, elle voulait pouvoir se balader avec eux à nouveaux, pouvoir rire et apprendre et vivre avec eux. Mais en était-elle encore capable ? C’était une question à laquelle Belladona ne savait quoi répondre. Le cas Rowan était particulier, il gardait tant de colère ; Bell ne le comprenait plus. Quant à Cassandre… Était-elle capable de pardonner ? De pardonner cet abandon possiblement involontaire ? D’arrêter de lui en vouloir de ne pas avoir été là? Mais qu’aurait-elle souhaité, après tout ? Que Cassandre souffre, elle aussi ? C’était ridicule et puérile. La blonde recroquevillée se sentie encore chavirer dans les tourbillonnement de questions. Tiraillée entre ce qu’elle ressentait, ce qu’elle pensait être la vérité et ce qu’elle établissait comme étant juste, elle avait été incapable de formuler à autre voix ce qu’elle ressentait vis à vis de son amie. Elle bouillonnait intérieurement, incapable d’être juste contente, juste joyeuse. Belladona n’avait jamais été juste quelque chose, elle n’avait jamais ressenti de choses simples. Mais aujourd’hui, tout était pire, surtout lorsque cela concernait des sujets comme Cass.

Bell ne la voit pas arriver, recroquevillée sur elle-même, la pierre froide dans le dos. Sa tête est toujours posée sur ses genoux alors que son regard est tourné à l’opposé de son arrivée. Dans ses pensées, aucun son ne la tire de ses rêveries jusqu’à ce qu’elle sente une présence s’asseoir devant elle. Surprise, Belladona se retourne vivement, entame même un mouvement de recul impossible, se collant juste un peu plus à la paroi de pierre. Son regard entre alors en collision avec deux prunelles qu’elle connait par cœur, qu’elle saurait reconnaître entre mille. Elle ne dit rien, toujours confuse, toujours aux prises avec ses sentiments. Elle était arrivée ici en se donnant une mission : trouver la force de se relever et d’avancer enfin, pour de vrai.

Peut-être l’arrivée de Cassie est-elle un signe ? Peut-être que n’arrivant pas à se décider seule quelque chose l’a envoyée là ? Bell se sent débile alors que ces pensées presque religieuse lui traversent l’esprit. Quelle imbécile. Elle ne sait quoi dire à Cassandre, par où commencer ? Heureusement, son amie ouvre la bouche et fait le premier pas, sa main posée sur celle de la fleur fanée cherchant à retrouver ses couleurs.

« Je suis là… » Les mots de trop, les mots à ne pas dire. Belladona en a marre et cette journée l’a déjà échauffée. Elle lève les yeux au ciel, n’écoutant qu’à moitié la fin de la phrase de Cassandre. Bell ne savait pas par où commencer et pourtant les morts sortent de sa bouche comme s’ils avaient maintes et maintes fois répété leur chorégraphique. « Non t’es pas la Cassandre. » Elle lève son visage vers le plafond, sentant déjà des larmes lui monter. Un petit rire désabusé passe ses lèvres, annonçant la suite de sa phrase. « Non t’es pas là, t’es jamais là, comme d’hab. » Des mots presque crachés qui viennent se briser sur son amie. À défaut d’utiliser ses poings, Belladona la frappe de sa voix, bien malgré elle. « T’es où, putain, Cass à chaque fois que j’ai besoin de toi ? À chaque fois que l’on a besoin de toi ? » Aucun besoin de préciser le ‘on’, il est trop évident bien que faisant appel à un trio qui aujourd’hui a depuis bien longtemps implosé. « C’est quoi l’histoire ? T’étais encore je sais pas où à risquer ta peau pour le plaisir ? T’as encore pris je sais pas quelle potion pour ne même pas être au courant de ce qu’il y a eu ce matin ? » Belladona n’a pas quitté son regard alors que les mots se déversent avec presque autant de facilité que ses larmes. « Ils nous ont soumis à des putains de tests, comme des rats de laboratoire. Avant que ce débile de directeur ne transforme son épouvantard en basilic et ne nous laisse s’en débarrasser. » Une dernière seconde passée à fixer Cassandre dans le silence, puis Bell détourne son regard mouillé, tout comme elle enlève sa main de celle de son amie.

Cass
Bell
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Cassandre O. Blackwood
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  Cassadona

 

La vie c’est des claques. Il y en a qui piquent, qui brûlent, qui font pleurer, qui font rire parfois. Des claques de passion, des claques de colère, des claques qui claquent et d’autres qui ne font pas de bruit. Cassandre s’en est pris des claques depuis le début de l’année. Il y a eu le retour à Poudlard, une sacrée grosse claque. Elle a fini par s’habituer au château qui n’est plus le château de son enfance. Elle a fini par accepter la présence des étrangers, même si pour elle, il n’y aura jamais de paix possible. Elle a fini par comprendre que certains avaient pris des nouveaux départs, qu’on avait rayé son prénom. Elle avait cru que Bell en faisait partie. Mais finalement, elle espérait que ce n’était pas totalement le cas. Elle avait encaissé la fausse relation de Rowan avec la fille Rosier, cette mangemort. Il y avait eu Halloween, Noël, la marche blanche… Mais tout cela ce n’était pas assez. Ce n’était pas assez violent, il fallait en plus que les mots la frappent, lui fassent mal. La blonde en avait décidé ainsi. En venant consoler son amie, Cassandre avait pensé qu’elle pourrait réparer les choses. Mais elle s’était trompée, elle avait eu faux sur toute la ligne. « Non t’es pas la Cassandre. » Belladona fuit son regard, elle commence à rire nerveusement, et Cassandre ne comprend pas d’où vient cette énergie soudaine. Son amie qui paraissait si fragile semble prête à cracher son venin sur la voyante. « Non t’es pas là, t’es jamais là, comme d’hab. » Les mots l’achèvent. Mais il fallait bien que ça sorte. Cassandre savait que Bell n’avait pas supporté son absence, mais les choses n’avaient jamais été dites. Il était temps que tout sorte. Alors Cassandre n’interrompit pas son amie et laissa le flot d’injures soulager la sorcière. « T’es où, putain, Cass à chaque fois que j’ai besoin de toi ? À chaque fois que l’on a besoin de toi ? » Cassandre encaisse, ne répond pas. Que peut-elle dire ? Elle n’a plus l’étoffe d’une gryffondor, ne l’a jamais eu, et Bell lui envoie la vérité en pleine face. Elle sait bien qu’elle les a abandonnés, elle et Rowan. Elle s’en veut tous les jours depuis deux ans maintenant. Mais que pouvait-elle faire ? Se laisser attraper par les mangemorts ? Laisser les adeptes de Voldemort faire du mal à sa famille ? Il n’y avait pas de bons choix à faire. Et maintenant, elle en subit les conséquences ; elle n’a plus les amis d’avant. Rowan lui a pardonné, mais tout a changé. Ils ne sont plus le trio d’or qui étaient inséparables et qui faisaient mille et un coups. Ils ne sont plus que l’ombre d’eux-mêmes, tous les trois. Et c’est sans doute pour retrouver un semblant de joie que Bell a rejoint le groupe de Lemaire. Ce garçon qui se croit tout permis et que Cassandre ne supporte pas. Elle ne peut pas lui en vouloir.

« C’est quoi l’histoire ? T’étais encore je sais pas où à risquer ta peau pour le plaisir ? T’as encore pris je sais pas quelle potion pour ne même pas être au courant de ce qu’il y a eu ce matin ? » Cassandre prend les remarques sans broncher. Le pire, c’est que Bell a vu juste. C’est ce qui fait d’elle sa meilleure amie, elle la connait mieux que personne, et mieux que personne, elle a compris que Cassandre n’était qu’une lâcheuse. Elle aurait pu essayer de trouver une excuse, dire qu’elle était en train de faire des expériences, mais ça n’aurait servi à rien. Cassandre avait tellement donné pour les autres, pour la justice, pour la bonne cause, que depuis la rentrée, elle se laissait aller. Elle déconnait, et elle foutait tout en l’air. Mais ce n’est pas à elle de se lamenter. Les larmes de Bell sont désespérées, son amie a besoin d’aide. « Ils nous ont soumis à des putains de tests, comme des rats de laboratoire. Avant que ce débile de directeur ne transforme son épouvantard en basilic et ne nous laisse s’en débarrasser. » Cassandre a du mal à comprendre les explications de son amie, mais cela explique les cris qu’elle a entendu dans les couloirs. Elle met du temps à assimiler les choses, à imaginer ce qui a bien pu se passer, mais surtout, à se poser d’étranges questions. Pourquoi tester les élèves ? Et qu’est-ce qu’a bien pu foutre le directeur ? Cassandre se reprend, elle toussote et essaye d’être la plus douce et compréhensive possible. La machine de guerre s’est réveillée, mais elle ne peut pas attiser son feu, il faut la prendre avec des pincettes, l’apprivoiser. « Tu n’as rien eu ? Qu’est-ce qu’ils t’ont fait ? Il y a eu des blessés ? »  Soudain, Cassandre se prend en pleine face le revers de la médaille. A trop vouloir fuir ses responsabilités, à trop vouloir fuit la réalité, elle a fini par y laisser les gens qu’elle aimait derrière elle. Comment Bell peut-elle lui faire confiance alors qu’elle n’est jamais là ? « Tu as raison, j’ai pas géré. J’ai eu des moments de doute, et j’ai vraiment tout foiré entre nous. Mais merde, comment tu voulais que je sache qu’ils allaient faire des tests ? C’est pas parce que je suis sensée voir l’avenir que je peux prédire toutes les merdes qui vont arriver. Bell, ne me reproche pas plus de choses que celles dont je suis coupable s’il te plaît. » Cassandre a envie de tendre à nouveau la main vers son amie, mais elle sait que c’est inutile. Bell la repousserait encore une fois. Alors, elle sort simplement sa baguette, et elle fait sortir des filaments dorés de celle-ci, pour adoucir l’ambiance, pour que le monde soit un peu plus beau, pour une fois.

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Belladona Rosebury
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Belladona s’ouvre, se déverse comme un torrent prêt à submerger son amie. Elle laisses les mots s’échapper d’entre ses lèvres comme autant de dagues qui viennent s’enfoncer dans la peau tendre de Cassandre. Elle blesse, elle coupe, et malgré elle, elle aimerait que ses lames s’enfoncent profondément, qu’elle atteignent enfin le cœur de la voyante qui lui semble si lointain. Elle qui reste stoïque, qui laisse la blonde s’exprimer sans même esquisser le moindre mouvement, sans montrer aucune once de colère, de regret ou de douleur. Rowan se comportait peut-être comme un sombre crétin, mais au moins il fournissait de la matière sur laquelle rebondir, à laquelle s’accrocher.

Et pourtant, Cassandre reste lisse. Elle joue a l’amie parfaite et Belladona sent une nouvelle vague de colère teintée de remords. Elle aurait aimé qu’elle lui hurle dessus, qu’elle la frappe, qu’elle l’insulte. Qu’elle agisse. À la place, Belladona a l’impression que son amie marche sur des œufs, qu’elle la brosse dans le sens des poils alors qu’elle lui pose des questions qui semblent si dérisoires aux yeux de la Rosebury. Belladona a à peine le temps de lâcher un léger rire désabusé que Cassandre Poursuit. « Tu as raison, j’ai pas géré. J’ai eu des moments de doute, et j’ai vraiment tout foiré entre nous. Mais merde, comment tu voulais que je sache qu’ils allaient faire des tests ? C’est pas parce que je suis sensée voir l’avenir que je peux prédire toutes les merdes qui vont arriver. Bell, ne me reproche pas plus de choses que celles dont je suis coupable, s’il te plaît. »

Bell lâche un crie de frustration. Elle a l’impression de ne plus savoir ce que c’est que de se faire comprendre de son amie en un regard, en un sourire. Avant, elles n’avaient pas toujours besoin de mots et aujourd’hui ce qui semblait si évident leurs était invisible. Cassandre se détourne, comme trop consciente du fait que plus aucun regard entre elles ne changera quoi que ce soit, tentant comme elle peut d’adoucir l’ambiance. Bell la regarde faire, se sentant plus prise au piège que jamais. Cassandra ne comprend rien et Belladona ne sait plus comment interagir avec elle.

« Tu comprends rien, putain. » Bell se lève en s’appuyant contre le mur avant de rejoindre Cassandre en quelques enjambées. Elle attrape son bras et l’oblige à se retourner pour la regarder dans les yeux. « C’est tellement facile de dire ça. Tombe pas dans des généralités larmoyantes, bordel ! » Des excuses bidons, une morale inutile. Ce n’est pas ce que Belladona attend de la batteuse des gryffondors. Bell veut des réponses, des cris, des larmes. Elle veut des sentiments et des déchirements. Elle veut la vérité. Alors elle garde le bras de Cassandre au creux de sa poigne, elle l’empêche de fuir, encore. Comme une ancre nouvelle, elle accroche le regard de son amie avec le sien. « Pourquoi t’as rien envoyé ? Tu sais très bien que même avec une lettre vide on aurait compris. On aurait pas pensé que t’étais peut-être crevée dans un coin. » La peur provoquait la colère, et Belladona n’avait cessé d’avoir peur pour elle, l’année dernière. Et même aujourd’hui, quand elle ne la voyait pas en cours, quand elle ne semblait pas avoir passé la nuit dans leur dortoir, Belladona ne respirait plus que la frousse, cette peur vicieuse qui ne se révélait jamais au grand jour, préférant hiberner au creux du ventre.

« Le problème c’est pas les tests, le problème c’est que t’es pas là, tu t’impliques plus. T’es comme… » Bell cherche ses mots, cherche ces syllabes qui cristalliseront parfaitement sa pensée. « Comme une savonnette qui sait rien faire d’autre que glisser hors de nos mains quand on a besoin de se laver. » C’est nul, comme comparaison, mais c’est la seule chose qu’elle est capable de sortir. Pourtant, c’est exactement ce qu’elle ressent : Cassandre ne cesse de fuir, toujours plus loin d’elle.

Cass
Bell
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Cassandre O. Blackwood
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Le fou rit, même quand il se noie.
  Cassadona

 

Cassandre fixait intensément les yeux bleus de sa meilleure amie. Elle tentait de percevoir une émotion, une réaction qui trahirait ses sentiments. Toute réaction, positive ou négative, serait la bienvenue. Elle aurait tout donné en cet instant pour être légilimance et ainsi atteindre ses pensées. Et tandis que les secondes défilaient, les traits du visage de Belladona se défigeaient pour devenir plus expressifs. Ses lèvres chevrotaient imperceptiblement mais Cassandre l'avait perçu. Cassandre venait de prendre une claque, une énorme claque émotionnelle. Elle n'était pas stupide, elle se doutait bien que son amie ne lui aurait pas sauté dans les bras à sa rencontre, mais elle n'aurait jamais pensé que son affliction serait aussi grande.  Les mots, sortis de la bouche de la Gryffondor, résonnèrent dans l'esprit de la jeune voyante. Comment allait-elle pouvoir se rattraper auprès d'elle ? Belladona semblait si écœurée par sa bassesse, que si ses yeux avaient pu lancer des éclairs à cet instant, Cassandre aurait été frappée à coup sûr. Alors le plus facile était de se reculer, pour éviter une énième bataille. C’est ce que fit Cassandre, perdue, et seule avec elle-même. Elle sentait qu’elle était plus seule que jamais désormais. Elle avait perdu sa meilleure amie, son meilleur ami s’éloignait un peu plus chaque jour, et elle se faisait de plus en plus d’ennemis au château. Plus l’année avançait, et plus elle sentait que Poudlard avait trop changé, ce n’était plus sa maison, le foyer qu’elle avait tant aimé. Elle entend vaguement Bell jurer, certainement contre elle, une nouvelle fois. Cassandre déçoit tout le monde autour d’elle, elle le sait bien, elle le sent bien, et elle ne sait pas comment changer les choses. Mais elle se sent de nouveau attirée en arrière. Belladona vient de l’attraper fermement par le bras, pour la faire se retourner. « C’est tellement facile de dire ça. Tombe pas dans des généralités larmoyantes, bordel ! » Cassandre ne veut pas affronter son regard, elle ne veut pas se retrouver face à la colère de la blonde. Le regard baissé, Cassandre prend les mots comme des gifles, et elle ne sait plus si elle les mérite vraiment. « Pourquoi t’as rien envoyé ? Tu sais très bien que même avec une lettre vide on aurait compris. On aurait pas pensé que t’étais peut-être crevée dans un coin. » Et la réalité la pique de plein fouet. Bell a eu peur, ils ont eu peur. Deux ans s’étaient écoulés depuis cette fameuse année, mais Bell ne lui avait rien pardonné. Elle ne lui avait pas pardonné son absence durant le règne de Rogue, elle ne lui avait pas pardonné sa disparition après la Guerre. Et Cassandre méritait cette colère, ce qu’elle avait fait, c’était horrible, elle s’en rendait bien compte. Rowan aussi lui avait reproché son absence et le fait qu’elle n’ait pas donné de nouvelles, mais ils s’étaient réconciliés. Bell n’arrivait pas à lui pardonner tout cela. Cassandre eut envie de la prendre dans ses bras, de s’excuser à nouveau, mais cela ne servirait à rien, ce qui était rompu ne reviendrait pas. Et Bell n’en a pas terminé, elle a besoin de tout laisser sortir.  « Le problème c’est pas les tests, le problème c’est que t’es pas là, tu t’impliques plus. T’es comme… Comme une savonnette qui sait rien faire d’autre que glisser hors de nos mains quand on a besoin de se laver.  » Dans une autre situation, Cassandre aurait souri, trouvant la comparaison plutôt drôle, mais là, elle n’arrivait pas à se dérider. Elle n’arrivait pas à retrouver sa bonne humeur et son caractère de d’habitude. Bell l’avait anéanti.

La blonde tenait toujours son poignet, et Cassandre sentit que c’était une façon de s’accrocher à elle, mais pas seulement. C’était pour l’empêcher de partir. Bell avait peur de la perdre une nouvelle fois. « Je te promets que je ne vais pas m’en aller, que je ne fuirai plus. Je suis là pour vous maintenant. Vraiment, fais moi confiance. » Cassandre parle doucement, gardant le ton affectueux qu’elle a pris depuis le début de cette conversation, mais elle comprend alors que ce n’est pas le meilleur moyen de faire changer les choses. Voyant que Bell ne réagit pas, et qu’elle continue de la regarder avec cette rage et cette colère, Cassandre se dégage de son emprise, un peu trop violemment. Au même moment, les filaments argentés qui apportaient un peu de calme autour d’elles deviennent plus sombres, plus gris. « Je n’ai pas donné de nouvelle, mais vous ne m’en avez pas donné non plus ! On est tous fautif ! Tu crois que j’ai aimé rester cachée pendant une année entière, attendant de pouvoir me battre ? Tu crois que j’ai voulu vous abandonner ? Moi aussi ça m’a déchiré le cœur ! J’ai cru que je vous perdrai à vie ! Après tout ça, j’ai eu besoin de partir, de grand air, j’ai essayé de vous écrire, j’avais des tas de lettres, mais je n’ai jamais réussi à les envoyer… VOUS ME MANQUIEZ MAIS JE SENTAIS QUE VOUS NE VOUDRIEZ PLUS DE MOI ! » Et Cassandre commence à sentir les larmes monter. Elle se détourne, pour les cacher. Elle n’a pas l’habitude de pleurer, plus maintenant. « Tu peux m’en vouloir toute ma vie, mais à quoi ça va nous mener ? MERDE !  Est-ce qu’on a encore quelque chose à faire ensemble ? » Ces mots lui déchirent le cœur, et elle laisse les remords s’échapper de ses yeux. Ce sont des larmes de regret, de peur, et de colère. Des larmes coupables qu’elle laisse couler le long de ses joues. Jamais elle ne pensait perdre ses deux meilleurs amis la même année. Rowan se fiançait et Bell s’envolait.


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Belladona Rosebury
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Le fou rit, même quand il se noie.
  Cassadona

 

Que c’était compliqué d’aimer. Il n’y avait que les enfants pour croire que papa et maman s’aimeraient toujours, que l’amour n’était jamais teinté d’ombre. Et jusqu’ici, Belladona était une enfant, un bébé qui pensait, qui voulait croire que Rowan et Cassandre ne la quitteraient jamais. C’était beau, c’était bien, et aujourd’hui elle avait l’impression que tout était fini, que tout explosait en petits morceaux qu’elle ne pourrait jamais retrouvés. Cassandre se délitait sous ses yeux à chaque coup de mot-marteau qu’elle lui assenait. Et Belladona s’en délectait presque. Enfin, elle la voyait réagir, elle la voyait éprouver quelque chose.

Pourtant, Cassandre fuit, encore. Alors Belladona la rattrape, la force à la regarder. Elle en a assez de ses fuites, de ses stratagèmes pour ne jamais rien assumer. Elle lui crie dessus, elle frôle l’injustice et l’agressivité. Elle veut la secouer, elle veut la faire sortir de ses gonds. Mais la gryffondor baisse le regard, la laisse déverser sa bille sans même entamer un semblant de protestation.

Et enfin, Cassandre réagit. Enfin, elle ouvre sa bouche, elle ouvre son cœur. Petit à petit la voyante abandonne ses masques et fait preuve d’honnêteté. « Je te promets que je ne vais pas m’en aller, que je ne fuirai plus. Je suis là pour vous maintenant. Vraiment, fais moi confiance. » Belladona donnerait cher pour y croire dur comme fer, pour s’y raccrocher sans hésitation. Mais malheureusement, la vérité est toute autre. Même son ton doux et rassurant ne perce pas le brouillard de colère et de peine qui brouille le regard et les pensées de Bell.

Alors, Cass passe à la vitesse supérieure. Elle se dégage de la poigne de sa presque ex meilleure amie, tirant violemment, alors que les volutes argentés s’assombrissent instantanément. Enfin elle craque un peu, elle arrête son numéro. « Je n’ai pas donné de nouvelle, mais vous ne m’en avez pas donné non plus ! On est tous fautif ! Tu crois que j’ai aimé rester cachée pendant une année entière, attendant de pouvoir me battre ? Tu crois que j’ai voulu vous abandonner ? Moi aussi ça m’a déchiré le cœur ! J’ai cru que je vous perdrai à vie ! Après tout ça, j’ai eu besoin de partir, de grand air, j’ai essayé de vous écrire, j’avais des tas de lettres, mais je n’ai jamais réussi à les envoyer… VOUS ME MANQUIEZ MAIS JE SENTAIS QUE VOUS NE VOUDRIEZ PLUS DE MOI ! » Et cette fois ci, c’est au tour de Cassandre de se laisser emporter, de ne pas laisser Bell en placer une. Elle se déverse et Belladona reçoit ses sentiments en pleine face, sans broncher. Elle la laisse s’exciter, se mettre à pleurer, se détourner. « Tu peux m’en vouloir toute ma vie, mais à quoi ça va nous mener ? MERDE ! Est-ce qu’on a encore quelque chose à faire ensemble ? »

Belladona laisse un silence s’installer. Elle n’a retenu qu’une chose, ou presque. « Je t’en ai envoyé, des lettres. Trois, pour être exacte. J’ai jamais eu de réponse. »  C’était la vérité et pourtant elle ne doutait pas de la réalité de son amie. Celle-ci s’étaient surement croisées, créant un quiproquo et des blessures inutiles. Pourtant Belladona ne compte pas abandonner là ; elle fixe le dos de son amie en pleure et continue de fouiller dans ses blessures, de les mettre à nue. « Arrête. Arrête de dire des trucs comme ça, arrête de faire ta victime. Comme si on allait plus vouloir de toi, putain ! Comment on est sensé être là si tu nous rejettes ? Si tu dis rien ? Si tu te barres loin de nous quand ça va pas ? Quand est-ce que tu vas arrêter de te cacher derrière des excuses pourries ? Dis moi ! Parle moi ! Crie moi dessus même si t’as besoin ! Et arrête avec tes putains d’excuses, tes faux semblants, garde les pour les autres. Arrête de nous fuir. »

C’était vrai que Belladona ne lui avait pas facilité les choses, qu’elle avait été distante, elle aussi, qu’elle avait fui. Mais aujourd’hui elle avait décidé d’arrêter de prendre ses jambes à son coup. Alors, elle fait un pas en avant et pose sa tête contre le dos de Cassandre tout en enserrant sa taille de ses bras. Doucement, sans s’imposer.

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Cassandre O. Blackwood
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Le fou rit, même quand il se noie.
  Cassadona

 

Les disputes, ça arrive n’importe quand. Les disputes ça peut être bête, idiot, mais ça peut aussi être violent. Cassandre ignore le nombre de disputes qu’elle a eu dans sa vie, et combien elle en a créé. Il y a toujours un vainqueur qui sort des disputes, mais cette fois-ci, elle n’arrive pas à savoir laquelle des deux sera gagnante. Aucune. Ce n’est pas une victoire de pourrir une amitié. Ce n’est pas une victoire de perdre une deuxième fois la personne qui a toujours été là. Cassandre essaye de penser à un souvenir heureux, de se rappeler de leur rencontre à toutes les deux, à leur arrivée à Poudlard. Elle essaye de se souvenir des sourires qu’elles avaient échangés, des regards. Elle se souvient de la façon dont elle entraînait Bell dans des aventures plus rocambolesques les unes que les autres. Elle se rappelle des instants où elles espionnaient les jumeaux Weasley, pour les imiter. Tant de bons moments qui s’envolent, qui pètent et qui ne pourront jamais plus exister. C’est terminé, Cassandre en est persuadée. Mais ce n’est pas aujourd’hui la date de cette fin, il faut remonter plusieurs mois en arrière. Dès le début, elle aurait dû se faire à l’idée que les choses ne seraient jamais comme avant. Quelle idiote elle avait été de revenir à Poudlard et de croire qu’elle pourrait reprendre le cours des choses. Elle pensait qu’elle retrouverait sa famille, ses amis, sa maison. Mais finalement, elle se rendait compte qu’elle n’avait plus rien à faire ici. Les cours ne lui plaisaient pas, elle jouait la rebelle parce qu’elle avait besoin de libertés. Seul le Quidditch restait sa passion, et l’aidait à canaliser cette trop grande énergie. Elle soupire, retient un nouveau sanglot. Depuis combien de temps le silence s’est-il installé ? Pour combien de temps encore ? Elles restent là, toutes les deux, sans rien se dire. Mais Bell n’a pas dit son dernier mot, elle reprend la parole. « Je t’en ai envoyé, des lettres. Trois, pour être exacte. J’ai jamais eu de réponse. » Cassandre accuse les reproches sans rien dire, il n’y a plus rien à dire. « Arrête. Arrête de dire des trucs comme ça, arrête de faire ta victime. Comme si on allait plus vouloir de toi, putain ! Comment on est sensé être là si tu nous rejettes ? Si tu dis rien ? Si tu te barres loin de nous quand ça va pas ? Quand est-ce que tu vas arrêter de te cacher derrière des excuses pourries ? Dis moi ! Parle moi ! Crie moi dessus même si t’as besoin ! Et arrête avec tes putains d’excuses, tes faux semblants, garde les pour les autres. Arrête de nous fuir. » Elle veut protester, dire qu’elle ne fait pas sa victime, que ce n’est pas vrai, qu’elle ne fuit pas. Mais il y a une part de vérités dans tout ça. Il y a des choses vraies, et d’autres qui ne la concernent pas. Bell lui faire des reproches, mais ceux-ci sont adressés aussi à la blonde. Elle aussi fuit depuis le début. Pourquoi ? On ne peut pas tout mettre sur le dos d’une seule personne. Mais cela ne sert plus à rien de se battre pour savoir qui a raison et qui a tort, cette bataille est déjà perdue.

Cassandre ne dit rien, coupée dans son élan, par Bell qui s’approche. La blonde la serre au niveau de sa taille, elle est derrière elle, et elle l’enlace, comme avant, comme les câlins qu’elles se faisaient pour se rassurer. Cassandre n’a jamais été très tactile, mais avec Bell c’était différent. Elles étaient fusionnelles. Et depuis très longtemps, Cassandre retrouve un peu de chaleur, un peu de réconfort, quand Bell s’accroche à elle ainsi. Alors Cassandre se retourne, et entoure à son tour son amie de ses bras. Elle pose sa tête sur les épaules de Bell, comme si ce câlin pouvait recoller les morceaux, mais elle sait que c’est impossible. Alors après ce qui semble être une éternité, Cassandre se recule. « Tu as raison, j’ai trop tendance à m’éloigner quand je ne vais pas bien, je le sais… Mais nous sommes pareils, toi aussi tu es partie. La seule chose qui me console, c’est de voir que tu as l’air de t’amuser avec eux, les français. Mais je ne veux pas qu’on s’oublie. Je ne peux pas t’oublier, ni toi, ni Rowan. Tu es ma meilleure amie, la seule qui me comprend, je ne veux plus qu’on se déchire. » Une promesse silencieuse mais solennelle, Cassandre ne peut pas être sans Bell.



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Belladona Rosebury
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Le fou rit, même quand il se noie.
  Cassadona

 

C’est épuisant de détester, d’avoir peur, de jalouser et de se mettre en colère. C’est comme un trou noir avide qui vous vide de toute votre énergie, comme un parasite qui s’accroche à votre cœur jusqu’à ce qu’il soit englué dans un mazoute dense et infiniment mauvais. Belladona ne connait rien de plus fatiguant, elle qui a l’impression d’avoir été dessinée pour aimer. Quand bien même sa rancœur est tenace, elle ne peut s’empêcher d’aimer, parfois trop, souvent de façon trop expressive. Elle ne peut retenir ses caresses, empêcher ses sourires tendres.

Même face à Cassandre qui lui a pourtant fait tellement de mal, à son propre insu, elle sent son cœur fondre. La colère retombe alors que les mots pétrolés sortent de sa bouche, alors que cette vague gluante dans laquelle elle était empêtrée s’échappe de son corps sans qu’elle ne contrôle quoi que ce soit. Cassandre ne se défend pas, elle ne fait que se détourner. Haletante, Belladona a l’impression d’avoir tout donner et pourtant ce n’est pas assez, c’est rien. Son amie ne répond même pas à ses accusations.

Honteuse, coupable, en manque, Belladona ne réfléchit plus lorsqu’elle s’approche de la voyante, doucement, glissant ses bras autour d’elle un peu maladroitement. Cela fait si longtemps qu’elle a l’impression de ne plus savoir comment l’aimer, comment l’approcher. Mais parfois, il faut savoir mettre sa raison de côté pour laisser parler son cœur. C’était un beau dicton qu’elle avait appris lorsqu’elle était ado en regardant un dessin animé méconnu racontant l’histoire d’une jeune fille grande comme un pouce tombant amoureux du prince des fées.
Alors elle cale sa tête contre sa Cassandre, respirant l’odeur de ses cheveux qui lui semble bien différente. Cette dernière se retourne et rend son étreinte à Belladona qui sent une bouffée de chaleur l’envahir. Cassandre, c’était un peu sa maison, home is where the heart is, semblait-il.
Mais finalement Cassandre s’écarte et Belladona voit encore dans son regard le défaitisme dont elle fait preuve. Bell se tait, et écoute son amie. « Tu as raison, j’ai trop tendance à m’éloigner quand je ne vais pas bien, je le sais… Mais nous sommes pareils, toi aussi tu es partie. La seule chose qui me console, c’est de voir que tu as l’air de t’amuser avec eux, les français. Mais je ne veux pas qu’on s’oublie. Je ne peux pas t’oublier, ni toi, ni Rowan. Tu es ma meilleure amie, la seule qui me comprend, je ne veux plus qu’on se déchire. » Bella a encore les mains posées sur la taille de Cassandre et de l’extérieur on pourrait croire qu’elles s’apprêtent à danse une valse. Pourtant, la réalité en est bien éloignée. Belladona acquiesce, que peut-elle faire d’autre ? Cassandre a raison, même si aucune vérité n’est absolue. « C’est pas aussi simple… Je me suis raccrochée à ce que j’ai pu, je les ai rencontrés durant l’été avant la rentrée. Si y avait pas eu Lionel, Jude, et Zeke que j’ai rencontré un peu après, je sais pas ce que j’aurais fait… » Belladona baisse les yeux. S’ils n’avaient pas été présents depuis presque un an maintenant, la gryffondor était persuadée que jamais elle n’aurait réussi à remonter la pente. Il y avait d’abord eu l’acceptation totale de Lionel, la présence réconfortante, honnête et désintéressée de Jude et enfin l’amour inconditionnel de Zackery. Alors qu’à côté son monde s’effondrait, les rencontrer avait été une bénédiction. Même si Cassandre ne semble pas totalement l’approuver. « Je sais que tu les aimes pas trop, mais je suppose qu’on a toute les deux essayer de s’en sortir comme on pouvait. » Il y a bien eu des rumeurs à son sujets, la reliant à Orion et à un autre serpentard. Belladona ne s’en était pas formalisée, à l’époque, conservant sa façade de marbre. Oui, chacune d’elle avait fait ce qu’elle avait pu. « Je suis désolée. J’aurais du te hurler dessus dés le début. Enfin, sans hurler ça aurait été mieux je crois. » Bell tente un sourire, même si c’est maladroit. « C’est un peu trop tard, pour le déchirement, mais un pot cassé à souvent plus de cachet qu’un pot tout neuf. » De l’humour foireux, parce que c’était plus simple. Pourtant, Bell allait bien devoir se livrer, les faux semblants n’avaient plus lieu d’être.

« Tu me manques, tu sais. » Belladona ne parle pas encore au passé, les deux élèves ont tellement de choses à rattraper.

Cass
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Cassandre O. Blackwood
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Le fou rit, même quand il se noie.
  Cassadona

 

Cassandre repense à tout ce qu’elles ont vécu ensemble. Elle repense à leurs escapades dans le parc de Poudlard, aux blagues désastreuses qu’elles ont fait à Rusard, à leur désintérêt total pour les garçons. Elle repense à leurs aventures ensemble, et elle saisit aussitôt l’ampleur du temps. Le temps qu’elle a perdu, à fuir, à éviter la réalité. Après la Guerre, le séjout à Sainte-Mangouste a failli la rendre folle, alors pour ne pas sombrer, elle a décidé de partir dans d’autres contrées. Jusqu’à présent, elle n’avait rien regretté, mais désormais, elle se sentait soudain beaucoup trop coupable. Le sentiment la ronge de l’intérieur. Ce qui semblait être un voyage de découverte n’était qu’un prétexte pour fuir. Elle était lâche, Bell avait raison, mais elle espérait qu’elle lui pardonnerait, comme Rowan lui avait pardonné. « C’est pas aussi simple… Je me suis raccrochée à ce que j’ai pu, je les ai rencontrés durant l’été avant la rentrée. Si y avait pas eu Lionel, Jude, et Zeke que j’ai rencontré un peu après, je sais pas ce que j’aurais fait… » Cassandre se sent un peu plus coupable. C’est sa faute et uniquement sa faute. Si Bell ne s’était pas sentie aussi seule… Si Cassandre avait été là pour la soutenir, elle en avait besoin, après tout ce qu’elle avait subi pendant la Guerre, et même avant. Cassandre baisse la tête, elle se sent stupide, elle se sent monstrueuse. « Je sais que tu les aimes pas trop, mais je suppose qu’on a toute les deux essayer de s’en sortir comme on pouvait. » Cassandre n’était pas du genre à détester les gens, en fait, elle se fichait pas mal des autres. Elle faisait sa vie, et si on l’appréciait tant mieux, sinon, tant pis. Mais il y avait parmi la bande de français un garçon qu’elle ne supportait pas. Lionel Lemaire. Cette grande gueule, ce petit con, elle n’arrivait pas à l’encadrer. Il était si égocentrique, si extravaguant, il se donnait un genre, à faire son rebelle et customiser son uniforme, mais il n’était qu’un pauvre idiot qui jouait l’intéressant. Cassandre ne comprenait pas comment elle pouvait être ami avec un tel garçon. Il était si différent de Rowan ! Mais, en y repensant, Bell s’était aussi éloigné de Rowan… « Je suis désolée. J’aurais du te hurler dessus dés le début. Enfin, sans hurler ça aurait été mieux je crois. » Cassandre répond sincèrement au sourire de sa meilleure amie. Un pansement si infime, mais pourtant qui montre la lumière. Il y a encore de l’espoir. « C’est un peu trop tard, pour le déchirement, mais un pot cassé à souvent plus de cachet qu’un pot tout neuf. » Même si la blague fait sourire Cassandre, elle ne peut pas s’empêcher de se sentir triste à l’intérieur. Tout cela aurait pu être évité. Si elle avait eu une vision, qui lui aurait indiqué le chemin à suivre, pour ne pas perdre Belladona, elle serait retournée en arrière, pour que jamais elles ne se crient dessus. « Tu me manques, tu sais. »

Cassandre attrape la main de son amie, puis elle regarde autour d’elle. Cette tour détruite, comme suspendue dans un temps hors du temps. C’est ici qu’elles se réfugiaient pour comploter, et désormais, elles s’y réfugient pour se cacher, pour oublier les horreurs, pour panser les plaies. « Tu te souviens quand on venait ici pour échapper à Rusard ? » En évoquant le souvenir de leurs jeunes années, Cassandre a l’impression de prendre dix ans d’un coup. Pourtant, son anniversaire n’est que le mois prochain. Elle ignore si elle souhaite organiser une fête pour celle-ci, ou si elle fera un truc simple. Cassandre n’a jamais aimé son anniversaire, ça lui rappelait trop souvent qu’elle vieillissait et qu’elle n’était toujours pas une voyante confirmée. Mais cette année, les visions se sont déclenchées. Elle sourit à Belladona. « Allez, on a plein de temps à rattraper, il faut que je te raconte comment j’ai mouché le bec de cet idiot de Dimitrov… Et puis, j’ai eu mes premières visions… » Cassandre a des étoiles plein les yeux, elle continue de parler, laissant Bell prendre elle aussi la parole, pour lui raconter ses aventures. La pièce n’a plus l’air aussi froide, au contraire, la chaleur et la vie ont repris le dessus. Soudées.




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Le fou rit, même quand il se noie ◐ Cassadona
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