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The first day of the rest of our lives ღ Thomavia

Thomas de La Rivière
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Élève de Serpentard
Maison/Métier : Serpentard
Célébrité : Herman Tømmeraas
Pseudo : Carotte Âge : 23 Parchemins : 222 Gallions : 789 Date d'inscription : 09/04/2017
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The first day of the rest of our lives
  Oktavia Silaïeva & Thomas de La Rivière

 


Citation :
« Thomas,

Ta mère et moi t’envoyons cette missive dans le but de te faire part d’une décision quant à ton avenir. Nous avons récemment eu la chance de voir la famille Silaïev lors d’une réception et nous avons appris que tu t’entendais bien avec la charmante Oktavia. Après de longues discussions, nous avons conclu qu’il était dans votre intérêt commun de vous fiancer. Nous savons que tu aurais préféré choisir toi-même ta prétendante mais tu ne nous as jusqu’ici présenté personne et il est temps de penser à ton futur.
Oktavia Silaïeva possède toutes les qualités qu’on demande à une jeune femme de bonne famille. Je suis sûre que tu ne verras aucun inconvénient à cet arrangement.
Nous espérons que tu te comportes bien et que tu rends tes professeurs fiers de toi. N’oublie pas que tu nous représentes et qu’aucune erreur ne te sera tolérée. Veille à obtenir d’aussi beaux points que ta sœur pour les ASPICS.

Tendrement,

Père. »

La lettre avait été soigneusement pliée et dépliée de nombreuses fois. Thomas l’avait reçu un matin comme les autres, au petit déjeuner. Il avait voulu la serrer dans son poing jusqu’à ce qu’elle ne soit plus qu’une boule grossière, l’émietter, la jeter au feu. Il s’était contenu. Il avait déposé la lettre sur la table, l’avait lissée du bout du doigt. Il avait donné du miamhibou à la magnifique chouette de son père puis l’avait chassée d’un geste brusque de la main. Il avait perdu la notion du temps, avait avalé son petit déjeuner avec lenteur comme si chaque seconde passée à faire quelque chose l’empêcherait de penser à la lettre. Il avait ensuite soigneusement plié le parchemin sans en regarder à nouveau le contenu, l’avait glissé dans son sac et s’était rendu aux cours. Il avait cru pouvoir penser à autre chose mais les mots de son père volaient devant ses yeux alors qu’il tentait de son concentrer sur les paroles du professeur de métamorphose. Intérêt commun de vous fiancer. La plume de Thomas qui transcrivait soigneusement son cours avait dérapé sous sa rage. Quel intérêt ? L’intérêt de la famille mais pas le sien. Aurait-il encore le droit d’avoir des relations avec d’autres personnes ? Il ne pourrait certainement pas tomber amoureux, il ne pourrait pas sortir avec une fille qui lui plaisait. Thomas avait inspiré. Le cours de métamorphose. Se concentrer. Il est temps de penser à ton futur. Il se mordit la lèvre pour s’empêcher de grommeler une injure. Le goût du sang empli sa bouche. Son futur. Il avait tant de mal à penser à ce mot depuis la mort d'Alexandre. Il n’envisageait pas de vivre encore des années alors que son frère n’en avait aucun, de futur. Et pourtant, malgré ça, il ne cessait de s’y consacrer. Il travaillait avec acharnement, passait un nombre d’heures incalculables à étudier pour obtenir les meilleurs résultats possibles. Il avait été suivre des stages à la Banque française de Sorcellerie, il était resté en contact avec son maître de stage, lui avait demandé son avis sur les GISIS, se tenait au courant de l’évolution du monde de l’économie. Il y pensait déjà à son futur, constamment. Thomas avait sursauté. Le professeur de métamorphose lui avait posé une question. Il avait hésité. Y avait répondu. Avait baissé la tête maudissant son manque d’attention. Il réussit à écouter dans les minutes qui suivirent. Tu ne verras aucun inconvénient à cet arrangement. Comme si il avait le choix. Offenser la famille Silaïev en rejetant leur héritière ? S’opposer à ses parents qui n’acceptaient pas la moindre contrariété ? Il n’avait aucun argument à leur opposer. Oktavia avait tout pour elle. Il n’avait aucune raison de ne pas vouloir l’épouser. Pourtant cette idée lui donnait la nausée.

Il avait suivi les cours sans vraiment les écouter. Il avait évité chaque uniforme Serdaigle. S’était précipité sur sa sœur quand l’un de ces uniformes s’était approché de lui d’un air soucieux. Il lui avait tout raconté. Il s’était isolé dans son dortoir. Il lui fallait réfléchir rationnellement, mettre ses émotions de côté.
Oktavia Silaïeva. Elle avait tout pour elle. Son niveau scolaire était excellent, elle savait travailler pour atteindre ses objectifs. Elle savait faire honneur à sa famille ce qui lui serait obligatoire si elle voulait porter le nom des de La Rivière. Elle était intelligente et posée. Elle avait du caractère mais n’était pas quelqu’un de révolté, elle saurait choisir sa voie sans pour autant être contrariante. Elle ne faisait pas de vagues mais savait faire tourner les têtes. Elle était magnifique. C’était indéniable. Sa famille était noble et pure, son nom convenait aux de La Rivière. La seule tache sur le tableau était sans doute cette bâtarde reconnue par son père. Mais si les parents de La Rivière avaient réussi à passer au-dessus, Thomas le pouvait aussi. Ça n’impliquait en aucun cas Oktavia.
Thomas avait fait son choix. Il ne pouvait pas s’opposer à ses parents. Pas alors qu’ils lui offraient un parti qui n’avait rien à se reprocher. Il fallait se rendre à l’évidence, Oktavia ferait une épouse parfaite. Il lui fallait juste du temps pour assimiler la chose.

Il avait fallu trois jours. Trois jours à éviter Oktavia pour pouvoir mettre ses idées en place. Trois jours pour que, quand il se formule l’idée dans la tête, elle ne lui semble pas si incongrue. Peu à peu, il s’était habitué. Il n’était pas enthousiasmé, pas heureux. Mais il avait accepté. Il avait de toute façon toujours su que ce jour risquait d’arriver. Moïra avait bien été promise elle aussi, des années plus tôt. Son fiancé avait été une déception pour tout le monde, elle avait fait annuler les fiançailles. Au moins Thomas avait la chance d’avoir été promis à quelqu’un qui ne saurait les décevoir.
Il était temps d’aller parler à Oktavia. Ils ne pouvaient continuer à s’éviter éternellement. Thomas ne pouvait s’empêcher de craindre la réaction de la Serdaigle. Elle n’avait pas dû être beaucoup plus heureuse que lui en apprenant la nouvelle. Au moins n'avait-il jamais essayé de la draguer, cela aurait été bien embarrassant sinon.

On lui avait dit qu’Oktavia étudiait à la bibliothèque. Thomas s’y rendit, réussissant à ne pas penser à la conversation qu’ils allaient avoir. Il n’avait aucune idée de ce qu’il allait dire. S’il y réfléchissait, il risquait de ne tout simplement pas aller la retrouver. Mais ce n’était pas le moment de faire des enfantillages. Il fallait assumer.
Oktavia était seule à une table dans une longue allée recouverte de livres. Elle avait les yeux fixés sur ses parchemins. Thomas franchit les quelques mètres qui les séparaient, tira une chaise en face de son amie - non de sa fiancée - et s’y assit. Lorsqu’elle releva ses yeux sur lui, il lui sourit avec douceur.

« On ne va pas pouvoir s’éviter à tout jamais. »

Alors qu'il avait cru que la voir lui ferait un choc, il était calme et posé. Il avait toujours su que ce jour arrivait, il y était préparé. Et il fallait l'admettre, Oktavia était loin d'être la pire des options.

« Je suppose que tes parents t’ont aussi écrit. »

Il n'en dit pas plus, attendant la réaction de l'aiglonne. Il était désormais temps de savoir ce qu'elle avait à dire sur le sujet.

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Oktavia Silaïeva
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the first day of the rest of our lives
thomas de la rivière&oktavia silaïeva.
Oktavia,
Je sais très bien que mes lettres sont rares en ce moment, tu sais parfaitement les affaires que ton père et moi-même avons à charge. Tu n'ignores pas que nous avons décidé une alliance pour ton frère aîné, tu devines certainement le but de cette missive.
Nous avons appris grâce à Dimitri que tu t'étais rapprochée naturellement des enfants De La Rivière, je te félicite pour ce choix ravissant. Tu ignorais que ton père avait déjà rencontré leurs parents lors d'une visite en France, où il était envisagé que l'on te rapproche avec leur défunt fils aîné Alexandre. Néanmoins, cet accord tacite avait été abandonné suite à son malencontreux décès, alors imagine notre surprise lorsque nous avons appris par ton frère que tu te rapprochais de leur fils Thomas.
Je souhaite donc que ton comportement reste irréprochable à ses côtés, un quelconque refus de ta part est inacceptable. Thomas est certainement l'un des choix les plus respectables sur lequel tu puisses compter, tu sais à quel point ce genre de fiançailles peut être bénéfique pour les nôtres suite à l'écart de ton père. Par conséquent, je ne tolérerais aucune faute.
Rend-nous fiers de toi, continue ton année de la même manière qu'elle a commencé et assure toi que ta sœur finisse correctement ses B.U.S.E.S. Tu trouveras quelques gallions dans cette enveloppe, cela te permettra d'acheter ce qui te fera envie.
S.Silaïeva


Lors de la distribution du courrier tu t'étonnais de voir ta chouette, te demandant ce qu'il se passait, il était rare qu'elle se montre. Tu ne recevais que très peu de courrier, venant en général que de tes parents. Tu te demandais donc ce qu'ils te voulaient cette fois, tu n'avais pas de frasque, du moins c'était ce que tu pensais. Ce n'était d'ailleurs pas dans tes habitudes, ils le savaient bien, alors tu restais silencieuse une fois que tu attrapais ta lettre, tu reconnus immédiatement l'écriture de ta mère. Il se passait quelque chose pour que celle-ci se décide à t'écrire, soit elle avait appris certaines de tes relations qu'elle ne tolérerait pas, soit elle avait quelque chose à t'annoncer. Tu priais intérieurement pour la deuxième option qui s'avéra justifiée. Une fois que tu avais lu cette lettre tu la rangeais directement dans l'un de tes livres, n'ayant pas vraiment envie que tes camarades de maison remarquent ce que ta mère te voulait. Néanmoins, tu regardais naturellement vers les autres tables cherchant ton aîné, il devait se douter pourquoi tu le cherchais, il avait vécu cette histoire avant toi. Des fiançailles sérieusement ? Quelle idée, comme si tu étais incapable de te trouver un époux convenable seule, de sang-pur ? Là était certainement ce qui pêchait, tu t'en doutais, cela aurait été le plus compliqué, surtout que tu ne prenais pas en compte le sang de tes plus proches amis.

Tu t'étais décidée d'éviter les deux enfants De La Rivière pour l'instant, te sentant bien trop mal à l'aise dans cette histoire. Bien sûr, ils avaient choisi un jeune sorcier avec qui tu t'entendais déjà, au moins cela ne serait pas la guerre constante tu pouvais féliciter tes parents sur ce point. Mais Thomas ? Toi qui étais venue en Ecosse par dépit, n'ayant pas le choix, ton père avait décidé pour toute la famille, sans concerter qui que ce soit dans cette histoire, alors que les plus meurtris étaient ses enfants. En plus de se retrouver dans une école dont vous ignorez tous, il fallait que vous vous retrouviez avec sa bâtarde. Néanmoins, là n'était pas le problème, il fallait que tu te concentres sur le fait qu'ils venaient de te fiancer en accord avec les parents des jumeaux à leur fils. Ce genre de choix te dérageait, tu avais besoin de choisir par toi-même, tu t'entendais très bien avec le jeune français, tu concevais que cette union était réfléchie par les deux familles. Mais, comme cela sans vous concerter avant, ne serait-ce que vous en parler avant de l'officialiser, tu n'arrivais pas à comprendre. Surtout que Thomas n'avait pas été le premier choix de ton père, mais son frère, tu savais que leur aîné était mort, mais tu n'en avais jamais parlé avec aucun des deux. Ne voulant pas les déranger avec des questions stupides. Apprendre qu'un mariage avec un des De La Rivière avait déjà été envisagé, plus tôt dans ton adolescence, te rendais légèrement ennuyée. Ignorant pourquoi ils ne t'en avaient jamais parlé, certainement parce que ta mère aurait anticipé ta réaction, tu aurais naturellement évité Moïra et par conséquent Thomas. Puisque tu connaissais le frère grâce à la serdaigle.

Plusieurs jours étaient passés depuis que tu connaissais l'existence de ses fiançailles, tu préférais continuer à éviter tes deux amis. Chose compliquée avec Moïra dans la salle commune, surtout qu'au vu de son regard, Thomas lui en avait parlé. Tu en mettrais la main à couper, chose de logique après tu l'avais bien fait avec Dimitri et Nikolaï. Le premier parce qu'il t'en avait parlé de lui-même, et le second car il t'avait fait cracher le morceau, remarquant que quelque chose clochait chez toi. Tu allais donc à la bibliothèque seule, depuis l'annonce de ta mère, tu avais besoin de solitude. Te cachant des un coin, afin d'être le moins ennuyée possible. Tu ignorais depuis combien de temps tu étais absorbée par tes parchemins et livres lorsqu'une chaise bougea en face de toi. Tu lèves la tête pour voir ton récent fiancé. Manquait plus que lui. Voyant le sourire de Thomas, tu y réponds par une esquisse de rictus, ennuyé. « On ne va pas pouvoir s'éviter à tout jamais. » Il n'avait pas tort malheureusement, mais au moins, tu souris plus naturellement, sachant parfaitement qu'il se retrouvait dans la même situation que toi. Vous étiez lancé dans les mêmes eaux vives ensemble, sans bouées de sauvetage et tu étais pétrifiée à cette idée. « Je suppose que tes parents t'ont aussi écrit. » Tu reposes ton dos sur le dossier de ta chaise, afin de regarder le jeune français, jouant avec ta plume. Ignorant ce que tu comptais lui répondre, n'ayant que pour seule envie celle de t'enfuir.

« Je doute qu'un de nous ait pu échapper à cette annonce. » Tu te sentais mal, ennuyée par cette histoire, te retrouvant au dépourvue, ignorant comment lui dire que cet arrangement te dérangeait, sans qu'il ne le prenne pour lui. Cela serait compliqué à explique d'ailleurs, tu t'en doutais, tu ne voulais pas qu'il puisse prendre mal ce que tu lui dirais, ce n'était pas contre lui. « J'avais beau savoir que cela arriverait un jour, j'ignorais à quel point cela pourrait être étrange, surtout avec toi. » C'était surtout ce point-là qui t'étonnait, tu n'arrivais pas à te faire à l'idée que ce soit Thomas qui avait été choisit par tes parents pour toi. Même si tu ne doutais pas de ses capacités en tant qu'époux, vous vous entendiez très bien, mais de là à passer toute une vie ensemble ? Cela te semblait étrange. Tu le regardes en souriant gênée par cette histoire, il allait falloir que vous rapprochiez un peu plus et ce point-là tu étais bien loin d'être prête.
   
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Thomas de La Rivière
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The first day of the rest of our lives
  Oktavia Silaïeva & Thomas de La Rivière

 


Au sourire de Thomas, Oktavia n’offrit qu’un rictus. Elle n’avait pas fait beaucoup d’efforts pour cacher son ennui. Il ne pouvait pas vraiment le lui reprocher. Il aurait cependant préféré qu’elle lui réserve le même sourire doux qu’il lui avait destiné. Cette situation n'était pas plus facile pour lui. Ce n’était pas à lui de faire tous les efforts de politesse. Ce n’était pas à lui d’assumer seul le fardeau qu’on avait mis sur leurs deux épaules. Il suffit d’une phrase pour que lèvres d’Oktavia s’étirent dans un sourire plus sincère. Le soulagement se répandit dans les membres du serpent. Il n’était pas prêt à se disputer avec elle. Y aurait-il eu manière plus catastrophique de commencer des fiançailles ?
La Serdaigle semblait nerveuse. Ce n'était pas difficile de comprendre pourquoi. Thomas lui-même était surpris par son propre calme. D'autant plus, qu'elle était prise au dépourvu. Le vert et argent avait choisi l'instant de la confrontation. Pas elle. Il fallait bien que l'un deux fasse un premier pas, cependant, et tant pis si la discussion se faisait gênée, nerveuse. C'était bien normal. Leurs parents avaient tissés entre eux un lien sans demander leur avis. Ils étaient pris au piège, ensemble, alors qu’ils ne rêvaient que de liberté. Ils voulaient pouvoir tomber amoureux, aimer et être aimés. On avait choisit de le leur interdire. Si il aimait, il tromperait une amie. Si elle aimait, elle le tromperait. Thomas ne voulait en aucun cas brider la liberté d'Oktavia de fréquenter qui bon lui semblait tant que ça ne soit pas dégradant pour son nom. Et il comptait bien qu'elle en fasse de même. Mais tomber amoureux ? Comment l'imaginer à présent. La tension était donc normale. Elle était même saine. Et surtout, elle pesait de tout son poids sur un lien à peine plus vieux, leur amitié. Il faudrait en prendre soin, de ce lien. Car si il leur fallait passer une vie ensemble, autant que cela se fasse entre amis.
« J'avais beau savoir que cela arriverait un jour, j'ignorais à quel point cela pourrait être étrange, surtout avec toi. » Thomas acquiesça lentement. Il ressentait la même chose, bien sûr. Le mariage impliquait une relation beaucoup plus intime que ce qui n’existait pour l’instant entre eux. Thomas avait tout de suite constaté que la belle et douce Oktavia ne prêtait pas tellement attention aux garçons qui la regardaient. Il n’avait pas fait l’affront non plus de se rapprocher de la meilleure amie d’Alcyone. Il n’y avait jamais eu entre eux de jeu de séduction. Ces petits mensonges qui consistent à cacher à l’autre vos petits défauts. Il y avait eu entre eux une sincérité naïve et douce. Ils n'étaient pas prêts à une autre forme d'intimité. Que leurs parents aient cru que leur amitié serait un atout pour leurs fiançailles lui semblait bien risible maintenant. Il était certain que les fiançailles ne serait pas un atout pour leur amitié en tout cas.

« Effectivement, j’en viens à me demander si ce ne serait pas moins embarrassant et moins étrange si l’on avait été fiancés à de parfaits inconnus… »

En prononçant le mot «fiancé », la nervosité avait refait surface chez le serpent. Il ne savait pas quoi dire, pas quoi faire. Il était venu ici pour arrêter ce petit manège où ils s’évitaient mutuellement. Ça ne servait à rien. Rallonger le silence entre eux ne pourrait que rendre pire la confrontation. Ceci-dit, il n’avait aucune idée de ce dont ils pouvaient bien parler. Aucun des deux n’avait besoin d’être experts en legilimancie pour comprendre qu’ils n’étaient pas ravis de cette alliance. Thomas aurait bien aimé savoir si Oktavia acceptait le mariage ou non, cependant. Mais il n’était pas prêt à amener le sujet sur cette pente dangereuse.
Un silence nerveux s’était installé. Thomas soupira.

« Ecoute, je ne sais pas trop quoi dire. Je ne voulais simplement pas qu’on continue de s’éviter comme ça. Si l’on perd notre amitié, on aura tout perdu. »

Ce n’était pas juste une manière de parler. Fermer les yeux ne changerait pas la réalité qu’avait tracée leurs parents. S’ils cessaient de s’apprécier, le futur mariage serait un enfer.
Il lui sourit à nouveau avec douceur.

« C’est un peu… terrifiant, tout ça. Mais si on est deux pour trouver des solutions et rendre ça vivable, c’est déjà ça. Je ne veux pas que tu aies peur de venir me voir. »

Peur. Oktavia semblait nerveuse mais Thomas ne savait pas si elle avait vraiment peur. Si c'était le cas, il pouvait tout à fait le comprendre. Les femmes étaient rarement traitées à l’égal des hommes dans ce genre de situations. Oktavia devrait venir vivre dans un manoir qu’elle n’avait jamais vu, dans un pays qu’elle connaissait à peine. Thomas soupira. Les femmes n'étaient pas traitées avec justesse. Elles prenaient le nom de famille de leur époux. Elles étaient souvent reléguées à la tenue de la maison, l’organisation de soirées mondaines, l’éducation des enfants. Confinées au manoir sans autre capacité d’émancipation que l’organisation d’événements caritatifs. Jamais Thomas n’aurait toléré que sa femme soit restreinte à cette situation sans son propre consentement. Oktavia n’était pas censée connaître son opinion sur le sujet, cependant. Thomas restait un homme de sang-pur, petit pantin poli et serviable. Il avait tout du cliché. Il n’avait jamais discuté de ces questions avec Oktavia. Pourquoi l’auraient-ils fait ?
Oktavia était si belle, si nerveuse. Thomas espérait être capable de la calmer, un peu.

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Oktavia Silaïeva
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thomas de la rivière&oktavia silaïeva.
Le silence de la bibliothèque te faisait le plus grand bien. Passer du temps seule également, éviter la plupart de tes amis, afin qu'ils ne remarquent pas que quelque chose clochait chez toi. Bien entendu, tu ne pouvais passer du temps avec Moïra, Thomas serait forcément dans les parages et il lui dit pour vos fiançailles. Tu n'imaginais pas comment tu pourrais parler à ton amie après ce choix que vos parents avaient fait, sans que cela ne soit étrange pour toi et pour elle. Etre fiancée à son jumeau n'aiderait en aucun cas dans ta relation avec les français, cela compliquait plus les choses. Néanmoins, le jeune homme était venu te retrouver dans cet antre dans laquelle tu avais essayé de te cacher. Malheureusement pour toi, cela n'avait pas réellement fonctionner, mais il fallait faire avec, c'était comme cela, vivre avec cette nouvelle n'était pas facile, mais en vous imposant des limites cela serait plus simple. Surtout si vous appreniez ce que l'autre attendait, toi tu le demanderais juste de te laisser en paix, loin d'avoir envie d'être enfermée dans un rôle que tu ne voulais pas. Tu ne voulais pas être simplement la jolie jeune femme qu'il baladerait à son bras, c'était hors de question que tu lui fasses ce malin plaisir, bien au contraire. Il pouvait bien comprendre que tu souhaites une certaine indépendance, sans avoir besoin de te remettre à lui pour tous les choix que tu pourrais faire. « Effectivement, j'en viens à me demander si ce ne serait pas moins embarrassant et moins étrange si l'on avait été fiancés à de parfaits inconnus… » Tu souris amusée à cette petite réflexion venant du serpentard, chose qui semblait logique. Mais non tu préférais connaître la personne, ignorer tout de l'autre pouvait être dangereux. Imaginons que tu finisses avec un sérial-killer ? Bon certes, il y avait peu de chance pour les Silaïev choisissent un homme comme cela pour leur fille. Cela te rassurait un petit peu de pouvoir anticiper en connaissant la personne.

« Ecoute, je ne sais pas trop quoi dire. Je ne voulais simplement pas qu'on continue de s'éviter comme ça. Si l'on perd notre amitié, on aura tout perdu. » Tu le regardes, il semblait sincère, chose qui te rassurait, il n'avait pas tort d'ailleurs. Partir sur des malentendus n'étais pas bon pour ce genre de relation. Même si tu aurais préféré choisir toi même le moment où tu irais lui parler, il n'avait pas mal agis, tu ne pouvais pas lui en vouloir, tu n'en avais pas le droit. Il n'était pas fautif, il se retrouvait dans la même merde que toi, sans pouvoir y faire quoi que ce soit. A moins que vous vous décidiez tous les deux à faire front ensemble contre vos parents, chose qui t'étonnerait fortement vous devriez apprendre à gérer cette situation. « C'est un peu… terrifiant, tout ça. Mais si on est deux pour trouver des solutions et rendre ça vivable, c'est déjà ça. Je ne veux pas que tu aies peur de venir me voir. » Peur ? Ce n'était pas la peur qui parlait lorsque tu l'évitais, c'était plutôt ton incapacitée à gérer la situation. Tu ne savais pas ce que tu devais dire ou bien faire pour ne pas le perturber ou le blesser, qu'il puisse prendre mal ce que tu pensais te dérangeait. Pourtant, vous vous deviez d'en parler principalement à cause du fait qu'il y ait des chances s pour que vous finissiez votre vie ensemble.

« Ils ont fiancés Dimitri il n'y a pas longtemps, je pensais encore avoir le temps d'arriver à trouver moi même la personne avec qui je voulais finir ma vie. Mais je ne devrais pas m'étonner qu'ils ne me laissent pas le choix, comme s'ils l'avaient fait un jour. » Tu le regardes avec une douceur dans le regard, tu voulais faire passer ce que tu voulais dire, de manière à ce qu'il ne le prenne pas mal. Cela n'aiderait pas qu'il ne comprenne pas, sans aucun doute, surtout que vous devriez vous entendre dans cette histoire. Tu ignorais ce que tu pouvais dire, cette situation te perturbait bien trop pour que tu penses logiquement. Tu regardais tes affaires puis autour de vous, personne dans les alentours, tant mieux, cela serait plus simple au cas où il se mette à t'en vouloir. « Ne m'en veux pas pour les choses que je pourrais dire, ce n'est pas contre toi, je sais que tu es certainement l'un des meilleurs partis que je puisse avoir. » Tu le regardes afin d'anticiper un peu ses réactions, mais cela serait bien trop compliqué, tu le connaissais oui, mais pas assez pour que tu puisses te permettre de comprendre ce qu'il pensait. Il fallait que tu sois honnête, mais tu ne pouvais pas l'être, cela ne donnerait qu'une mauvaise ambiance entre vous. Tu ne pouvais faire vivre cela à tes amis lorsque vous vous retrouveriez tous ensemble, avec ton fiancé. « Tu as raison, il faut qu'on arrive à s'entendre, cela serait bien ennuyant qu'on se dispute à cause de ce choix stupide que nos parents on fait pour nous... » Tu espérais qu'il comprenne ce que tu sous-entendait, tu ne voulais pas qu'il pense que tu trouves qu'il n'était pas assez bien pour toi. Bien sûr, il était parfait, faisant partie de ce genre de famille que les tiens appréciaient. « Si seulement mes parents m'avaient dit qu'ils s'étaient déjà rapprochés des tiens pour un possible mariage, il y a plusieurs années, on aurait pu anticiper ça... » Tu ignorais, s'il connaissait cette histoire de fiançailles qui auraient dû se faire entre son aîné et toi. Mais bon, tu pourrais en parler, même si doutais qu'il prenne bien le fait que tu aurais dû être fiancée à son défunt frère, qu'il n'était que le deuxième choix de tes parents.
   
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  Oktavia Silaïeva & Thomas de La Rivière

 


Thomas tentait de se montrer le plus sincère possible. Ses parents venaient de le jeter dans une situation déplaisante et il ne pouvait compter que sur lui-même pour améliorer les choses. Personne d’autre ne pouvait tenter d’apprivoiser à sa place la jeune fille si silencieuse qui l’avait évité ces derniers jours. Il fallait qu’il soit sincère, pour une fois, c’était la seule solution pour qu’Oktavia s’ouvre à lui et lui fasse confiance. Et il fallait qu’elle ait confiance. Parce que si elle devait être sa femme, c'était toute une vie qu'ils allaient passer côte à côte. De plus, elle devrait venir vivre dans un pays qui lui était inconnu. Thomas n'osait pas envisager cette sensation de se sentir comme une marchandise balancée dans un manoir inconnu pour l’honneur de la famille. Il n’était pas très doué pour imaginer les sentiments des autres mais il savait qu’il aurait explosé de rage pour moins que ça. Or, il ne voulait pas qu’Okta s’énerve. Pas alors que leur famille venait d’unir leur vies.
L’aiglonne semblait le comprendre. Elle acquiesçait en silence à ses propos et Thomas se prit à espérer que tout se passerait bien. Pourtant, le poing qui écrasait son ventre depuis ces derniers jours était toujours présent. Il aurait dû être préparé depuis longtemps à des fiançailles. Il savait très bien que ça allait lui tomber dessus, surtout maintenant qu’il était le dernier héritier mâle de sa famille. Sauf que rien n’aurait pu le préparer à ce sentiment d’emprisonnement. On avait choisi son avenir pour lui. L'injustice de ce fait le rendait malade. Et si la raison lui disait qu’Oktavia était un parti idéal, son cœur n’arrivait pas à accepter cette décision.

Sa tentative d’engager le dialogue fonctionna plutôt bien. Thomas n’aurait pas dû être surpris, pousser les gens à l’apprécier était finalement une activité dans laquelle il n’était pas mauvais. Mais le mutisme d’Oktavia lui avait fait craindre de ne pas réussir à regagner son amitié. Elle se mit à parler, cependant. « Ils ont fiancés Dimitri il n'y a pas longtemps, je pensais encore avoir le temps d'arriver à trouver moi même la personne avec qui je voulais finir ma vie. Mais je ne devrais pas m'étonner qu'ils ne me laissent pas le choix, comme s'ils l'avaient fait un jour. » Thomas acquiesça en silence. Il avait eu la même illusion de croire qu’il avait encore le temps de tomber amoureux, de prendre lui-même la décision de la personne avec qui il voudrait passer sa vie. C’était naif de leur part.  
« Ne m'en veux pas pour les choses que je pourrais dire, ce n'est pas contre toi, je sais que tu es certainement l'un des meilleurs partis que je puisse avoir. » Une nouvelle fois, il acquiesça. Il ajouta cette fois-ci un petit sourire compréhensif mais ne répondit rien, songeur. Il avait ce sentiment de jalousie absurde à l’idée de ne pas être le choix d’Oktavia. Avec une certaine prétention, il se demandait quel autre Sang-Pur de leur âge pouvait prétendre avoir une famille aussi influente sans être un énorme psychopathe. Son sentiment d’amertume était faible et insensé, il le savait bien. Oktavia n’aurait pas non plus été son choix à lui, malgré l'excellent parti qu’elle était. Simplement parce que l’amour ne prend pas la notion de prestige en compte. Elle était cependant bien prudente de ne pas vouloir blesser sa fierté car Thomas savait qu’il prendrait mal des remarques laissant sous-entendre qu’il n’était pas assez bien pour elle.
« Tu as raison, il faut qu'on arrive à s'entendre, cela serait bien ennuyant qu'on se dispute à cause de ce choix stupide que nos parents on fait pour nous... »
Thomas soupira en détournant le regard vers les rangées de livres qui les entouraient. Oui, ce serait plutôt gênant qu’ils se disputent. Pour leurs amis en communs, pour leur futur.

« Il n’y a pas de raison de se disputer, si ? Ce n’est pas comme si nous étions l’un ou l’autre responsable de ce qui nous arrive. »

Il savait bien pourtant que les disputes risquaient d’arriver. Ils étaient tous les deux tendus et sur la défensive. Elle, prête à fuir leur conversation ou à attaquer s’il se faisait trop étouffant. Lui, prêt à se vexer si elle faisait mine de le refuser en tant que fiancé. Mais ce n’était pas le moment d’évoquer la tension palpable entre eux. Sinon ça allait exploser. Il valait mieux attendre qu’ils se calment chacun de leur côté. Thomas était simplement venu offrir un message de paix à Oktavia et maintenant qu’elle l’avait reçu, il n’était pas sûr que ce soit une bonne idée de continuer la conversation.
« Si seulement mes parents m'avaient dit qu'ils s'étaient déjà rapprochés des tiens pour un possible mariage, il y a plusieurs années, on aurait pu anticiper ça... » Thomas leva un sourcil étonné. Ses parents ne lui avaient jamais mentionné ça. Est-ce que cela faisait déjà plusieurs années qu’ils complotaient son mariage avec Oktavia sans lui en avoir parlé ? C’était complètement insensé ! Ils auraient au moins pu lui parler avant qu’il ne parte pour Poudlard, pour lui dire qu’il avait intérêt à bien s’entendre avec elle, voir à tenter de la charmer.

« J’étais pas au courant… Plusieurs années ? J’arrive pas à croire qu’ils ne m’aient rien dit ! »


Il secoua la tête, agacé. Ses parents étaient vraiment insupportables quand ils s’y mettaient. Comment leur faire confiance si ils prenaient de telles décisions en secret et, ce, depuis des années ? Thomas restait sur son idée qu'il aurait préféré être fiancé à une inconnue. Il aurait pu l'apprivoiser à sa manière, lui montrer une personnalité adaptée et la mettre de son côté. Il aurait pu essayer de la faire tomber amoureuse. C'était bien plus difficile avec une amie qui avait déjà eu l'occasion de vous apercevoir sous différents jours. Il insulta mentalement ses parents avant de reporter ses yeux émeraude sur l'aiglonne.

« Qu’est-ce que tes parents t’ont dit à ce sujet ? »

Étrangement, il n’était pas sûr que la réponse lui plaise.


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the first day of the rest of our lives
thomas de la rivière&oktavia silaïeva.
Tu cherchais à comprendre pour quelle raison tes parents avaient décidé ce mariage. Il n'y avait pas de raison réelle d'après toi, surtout que ce n'était pas une bonne idée d'après toi, aller vivre en France n'était pas une option qui tu pensais prendre dans ta vie. Malheureusement, cela risquait d'être une obligation à laquelle tu ne pourrais pas te défiler, à moins que le français se décide faire bloc à tes côtés contre ce mariage. Cependant, il semblait plus enclin que toi à l'accepter, enfin c'était une impression qu'il te donnait pour l'instant. Cela ne serait pas forcément toujours le cas, tout du moins tu l'espérais un petit peu. Le plus simple aurait été de ne pas accepter le choix que vos parents venaient de faire pour vous deux, afin d'unir vos deux familles, pourquoi vous forcer et ne pas attendre voir si quelque chose se passait. Non un simple petite entente leur suffisait et tant pis pour vos envies de ce petit plus qui pourrait ne jamais se réaliser. Tu t'excuses déjà auprès du sorcier, afin de ne pas le blesser par rapport à ce que tu pourrais dire. Ce n'était pas dans ta volonté de blesser sa fierté, mais tu devais être honnête même si cela serait des plus compliqués, l'honnêteté n'était pas toujours bonne. Tu avais cette impression qu'il pourrait prendre mal tout ce que tu pourrais lui dire, si cela ne jouait pas en sa faveur. Malheureusement rien ne jouait en sa faveur dans ton coeur. Tu l'appréciais oui, en tant qu'amis et cela te suffisait amplement.

« Il n'y a pas de raison de se disputer, si ? Ce n'est pas comme si nous étions l'un ou l'autre responsable de ce qui nous arrive. » Tu te mets à sourire à ton fiancé, aucun de vous n'était responsable de ce qui vous arrivait. Ce n'était qu'un choix de vos parents, vous vous devez juste d'apprendre à vivre avec cette idée que vous seriez unis ensemble plus tard. A moins que l'un de vous arrive à faire accepter à l'autre de faire annuler ses fiançailles, d'ailleurs cette idée commençait à germer de plus en plus dans ton esprit. Mais faire accepter cela à Thomas serait des plus compliqués tu en avais conscience, alors cela n'était peut-être pas une bonne idée d'en parler pour l'instant. « Non aucune raison, à moins que l'on ait des visions de mariage bien éloignées... » Ce sujet-là risquait d'être plus compliqué à aborder, tu espérais qu'il avait une vision assez moderne de la vie de couple. Ne voulant pas finir à la maison pour t'occuper de votre maison, famille, statut mondain, tu pouvais très bien laisser cela à des employés sans problèmes. Rester chez vous était impossible pour toi, il fallait que tu sortes, tu voulais être psychomage après tout, cela ne jouerait pas sur la carrière de ton fiancé.

Tu avais parlé de cette petite idée que tes parents avaient eu il y avait de cela quelques années, sans réellement en dire plus. Seulement pour voir s'il était au courant des fiançailles qui étaient prévues entres vos familles. A la vue de sa réaction tu compris bien vite que tu avais fais quelque chose d'idiot, il n'était pas au courant. Chose qui te gêna, tu ne savais pas comment réagir, tu n'étais pas la mieux placée pour lui parler, surtout d'Alexandre. Tu connaissais à quel point ce sujet était sensible pour Thomas, alors tu te méprises un instant d'avoir parlé aussi vite. « J'étais pas au courant… Plusieurs années ? J'arrive pas à croire qu'ils ne m'aient rien dit ! » Tu te demandais à quoi il pensait. Cherchant s'il pensait que vos fiançailles étaient prévues depuis un moment, pourquoi ne pas lui dire ça ? Sauf qu'il saurait tôt au tard que le premier choix de tes parents était son frère, tu restais silencieuse, un instant. « Qu'est-ce que tes parents t'ont dit à ce sujet ? » Tu déglutis sans réellement le remarquer, ennuyée par cette question qu'il te pose, il voulait des réponses. « Je ne suis pas certaine d'être la bonne personne pour te répondre, tu devrais voir avec tes parents... » Tu ne voulais pas entrer dans ce sujet, même si tu t'y étais lancée bêtement poursuivre cette route n'était pas une chose bonne. Tu ne voulais pas qu'il se vexe et tu te doutais qu'il le ferait, tu en étais persuadée. Tu repousses une de tes mèches de cheveux en évitant le regard du français, tu ne pourrais pas y échapper tu le savais à moins de t'enfuir, mais il te suivrait pour avoir sa réponse. Tu aurais peut-être dû aller voir Moïra en premier, elle t'aurait aidé à faire passer cette pilule plus facilement auprès de son frère. « Ils ne m'ont pas dit grand-chose, mon père a rencontré tes parents il y a quelques années... » Tu restes silencieuse, cherchant les bons mots, pour qu'il ne le prenne pas aussi mal que tu l'imaginais. « ...je sais juste qu'il était prévu que ton... » Tu ne pouvais pas finir ta phrase, c'était bien trop compliqué et tu te sentais tellement en proie à cette crainte qu'il ne s'énerve à cause de cette idée. « ...je devais être fiancée à ton frère et non à toi... » Tu attendais sa réaction avec réserve et inquiétude, te disant bien qu'il n'accepterait pas cette idée facilement.
   
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The first day of the rest of our lives
  Oktavia Silaïeva & Thomas de La Rivière

 


Thomas avait l’impression de marcher sur des oeufs et Oktavia semblait faire de même. C’était un jeu absurde et, surtout, c’est un jeu auquel on ne peut pas gagner. Les œufs finissent par se briser si l’on marche dessus, aussi prudent que l’on soit. Ou alors, on finit par glisser et tomber. Dans tous les cas, on est perdant. Et c’était exactement ce qui se passait. Ils avançaient avec prudence dans leur discussion, soignant chaque mot pour faire comprendre à l’autre qu’ils comptaient préserver leur amitié et ne pas blesser leur égo. Mais ils finiraient par dire le mot de trop, ce n’était qu’une question de temps, Thomas pouvait le sentir. Ils étaient bien trop peu naturels pour que cela se passe bien. Pourtant, il continuait à se faire gentil, prêt à tout pour limiter les dégâts. Il ne comptait pas perdre une amie et certainement pas s’il devait passer le restant de ses jours à ses côtés. Il tenta de le lui faire comprendre et Oktavia lui sourit enfin.
« Non aucune raison, à moins que l'on ait des visions de mariage bien éloignées... » Thomas se crispa légèrement mais essaya de ne rien en laisser paraître. Elle mettait déjà une barrière entre eux. Bien mince, seulement l’évocation d’une possible divergence d’avis. Mais cette divergence pouvait vouloir dire beaucoup. Si elle signifiait par exemple qu’Oktavia refusait tout simplement qu’on choisisse son fiancé pour elle, ça risquait de poser des problèmes. Elle n’avait pourtant pas  été dans ce sens pour l’instant, aussi Thomas prit-il le partit de croire que l’aiglonne évoquait plutôt des problèmes d’ordre domestique.

« Si tu parles du fait que certains abrutis pensent qu’une femme est faite pour être jolie et rester à la maison avec les enfants, sache que je ne pense pas cela du tout. Jamais je ne choisirais pour toi ce que tu veux faire, nos parents nous ont fiancés mais je ne suis pas de ceux qui croient que ça fait de toi ma propriété. »

Il inspira un grand coup, tentant de calmer son cœur qui battait trop vite. Il comprenait les peurs qui pouvaient habiter une jeune femme fiancée de force. Bien que l’homme ne soit pas forcément heureux de ce genre d’arrangement, les femmes n’étaient pas celles en position de pouvoir dans l’histoire. Thomas ne voulait pas un instant qu'Oktavia puisse croire qu’il brimerait ses ambitions. Bien sûr, elle serait obligée de respecter certaines règles au même titre que lui. Elle représenterait la famille de La Rivière et il faudrait donc qu’elle en soit digne. Thomas se rappela soudain qu’Oktavia était en GISIS de médecine magique. Ils n’avaient jamais parlé de ce choix, n’étant pas proche au point de discuter de leurs futurs choix de carrière. Par Merlin, il espérait qu’elle suivait ce cursus dans le but de devenir directrice d’hôpital ou un autre poste à visées politiques. Être médicomage ou infirmière était si peu valorisant... ces personnes étant là pour servir les autres. Et les de La Rivière ne sont pas là pour servir qui ce que ce soit mais pour être servit. Thomas inspira doucement, tentant de garder son calme mais maudissant pour la première fois le choix de ses parents. Il n’empêcherait jamais Oktavia de faire ce qu’elle voulait mais si ce qu’elle voulait n’était pas un minimum ambitieux c’était toute la famille qu’elle risquait d’avoir sur le dos. Ce n’était pas le moment de discuter de ça, pourtant. Ils avaient tout le temps devant eux, grâce à leurs parents.

Oktavia finit par évoquer le fait que ces fiançailles avait déjà été discutées depuis longtemps par leurs parents. Thomas s’en agaça et ne tenta pas de le cacher. Ses parents étaient vraiment des cons et il le voyait de plus en plus. Ils étaient déjà en froid relatif depuis la mort d’Alexandre que Thomas rejetait partiellement sur leur dos, voilà qu’ils le fiançaient à une de ses amies et, pour couronner le tout, ils le planifiaient depuis des années sans lui en toucher un mot. C’était aussi frustrant que stupide. D’une voix qui se voulait calme, il demanda des précisions à l’aiglonne. Elle semblait mal à l’aise et tenta d’esquiver. Il sera un poing sous la table, irrité. Il appréciait qu’Oktavia ne soit pas du genre à chercher les disputes, qu’elle soit calme et pacifiste. Mais il ne supportait pas cette manie de chercher à fuir chaque situation désagréable. Elle écarta des mèches de son visage pour se donner du temps, grappilla quelques secondes en expliquant que leurs parents s’étaient rencontrés il y a quelques années. Il leva les yeux au ciel, cherchant à trouver de la patience mais elle lui tapait sur les nerfs. Pourquoi donc évitait-elle le sujet ainsi ? Elle prolongea encore le silence, murmura quelques mots. Elle était incapable de lui dire la vérité sans passer par mille détours. C'était insupportable. Thomas l’en aurait giflée. Il resta immobile, tendu. Quoiqu’elle ait à lui dire, il n’allait pas l’apprécier, c’était désormais une certitude.  « ...je devais être fiancée à ton frère et non à toi... » C’était le mot de trop, celui qui fait que même lorsqu’on marche prudemment sur des œufs, ils se brisent. Et ça fait des dégâts.
Thomas resta un instant immobile à la contempler en silence. Les mots se frayaient un passage jusqu’à son cerveau avec lenteur. Elle aurait dû être fiancée à Alex. Il était le deuxième choix, le bouche trou. Pire, son frère était mort parce que ses parents avaient décidé de l’offrir en pâture à Voldemort pour preuve de leur loyauté et voilà qu’ils offraient à Thomas les restes de son frère, sans même lui en parler. Ils remplaçaient donc Alexandre avec tant de facilité. Il était mort mais ça ne faisait rien, Thomas était là, Thomas pouvait maintenant avoir le beau rôle d’héritier. C’était lui, désormais, qu’on forçait à épouser une autruche. C’était lui qui irait servir le prochain mage noir au nom de sa famille. Ses parents le dégoûtaient. Il tapa du poing sur la table, furieux. Il n’était pas interchangeable avec Alexandre. Il n’était pas un pion pour le jeu de ses parents. Mais le pire dans l’histoire, c’est qu’il se savait incapable de leur opposer la moindre résistance. Il ferait ce qu’ils lui demanderaient, il épouserait Oktavia, l’ex-promise de son fère.
Il se leva brusquement et jeta un regard sombre à l’aiglonne.

« La prochaine fois que t’as quelque chose de désagréable à me dire, fais-le plus rapidement, ça m’évitera de devoir supporter tes balbutiement timides.  »

Après un dernier regard rageur, il s’éloigna à grand pas. Il savait qu’il s’était montré trop agressif, lui qui avait dit vouloir préserver leur amitié. Mais il n’était pas capable de contrôler sa colère. Il serait toujours temps de s’excuser plus tard. Il aurait tout une vie à ses côtés pour le faire, après tout.



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