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The Cure (Zephÿr)

Zirwya Izlechen
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Personnel de Poudlard
Maison/Métier : Officiellement, infirmière à l'école. Officieusement, médicomage envoyée à Poudlard pour travailler sur l'épidémie
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Pseudo : Blake Âge : 17 Parchemins : 1399 Gallions : 133 Date d'inscription : 19/10/2016

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The Cure

“If I can't find the cure, I'll fix you with my love. No matter what you know, I'll fix you with my love and if you say you're okay. I'm gonna heal you anyway. Promise I'll always be there. Promise I'll be the cure” − Zephÿr & Zirwya


Un son terrible de fausses notes de violon venait crisser dans sa tête, lui donnant une incessante migraine qui lui avait fait quitter précipitamment l’infirmerie cet après-midi là. Elle ne supportait plus rien. Ni la voix et la bonne humeur de Daryl, ni même les toux perpétuelles des étudiants, ni même l’odeur délicate de ses potions, qui, d’ordinaire, arrivaient à l’apaiser. Elle se sentait si épuisée, si confuse. Son cerveau était embrouillé, elle n’arrivait plus à penser correctement. Trop plein d’informations ou épidémie qui ne faisait qu’empirer… Zirwya était dans un déni total mais l’évidence commençait réellement à s’imposer en elle sans qu’elle puisse la contrer. C’était bien simple : elle n’avait plus d’arguments. Ca ne pouvait être que cela. Elle avait été touchée. Et ça la rendait probablement encore plus malade que la maladie elle-même. Elle se haïssait pour s’être laissée infecter, pour ne pas s’être protégée, pour n’arriver à rien, pour n’avoir aucune piste dans ses recherches. Elle avait certes de nouveaux tests à effectuer suite aux résultats qu’ils avaient pu récupérer suite aux tests, mais qu’importe. Ces derniers temps, elle n’avait qu’une envie : prendre toutes ses potions et fioles qui débordaient de sur les étagères du laboratoires et les envoyer valser tout contre les chaudrons hauts de gamme, jusqu’à faire voler en éclat toute trace des recherches qu’ils avaient effectué jusqu’alors. A quoi bon ? Le taux d’infectés augmentait de plus en plus et ils ignoraient la cause, la manière dont elle se propageait ou encore comment s’en débarrasser. Une question demeurait dans son esprit : quel en était l’issu ? Etait-ce la mort qui les attendait là, à bras ouverts ? Qu’elle la prenne si c’était ça, elle n’avait été qu’une incapable. Trop faible. Toujours trop faible. Des questions qui restaient sans réponse, des malheurs qui s’abattaient, des regrets qui valsaient. La lumière semblait définitivement avoir perdu son chemin jusqu’à elle.

Elle descendit d’un air las les escaliers qui menaient jusqu’au grand hall et elle continua sa traversée du domaine de Poudlard sur ce même pas assommé. Ses jambes la guidèrent jusqu’aux serres de botanique. Dans un geste désespéré, elle se disait qu’elle y trouverait peut-être la solution tant attendue, qui sait, un coup de chance, une illumination. Une plante coupée au mauvais endroit dans le dos de Madame Von Schünberg, elle ne le verrait peut-être même pas, mais cela pourrait éventuellement faire la différence. Elle n’y croyait plus, mais elle voulait se donner des chances, encore des chances. Se prouver à elle-même que c’était possible, qu’elle n’était pas qu’un amas de défaite et de déception. Elle marchait désormais rapidement, elle se sentait barbouillée, elle avait besoin de s’asseoir, de se poser quelque part, mais rien dans les alentours n’auraient pu correspondre à une chaise ou à un banc, et le sol lui paraissait bien trop bas pour qu’il soit supportable pour elle de se baisser. Elle parvint enfin, non sans beaucoup de difficulté, au niveau des serres, mais il était déjà trop tard. Elle sentit son ventre se tordre, elle ne sentait presque plus son corps, mais au lieu que ce soit un relâchement agréable, il lui pesait paradoxalement beaucoup plus que d’ordinaire. Zirwya termina à genou, dans l’herbe, non loin de la serre numéro trois. Entre deux parterres de fleurs, elle rendit enfin sa salade composée à la terre. Son teint halé était sûrement désormais bien plus pâle et ça ne faisait aucun doute qu’elle devait avoir mauvaise allure avec sa tête déconfite et ses restes de déjeuner sur le visage.

Elle s’adossa contre la paroi en verre de la serre et tenta de calmer sa respiration. Elle savait parfaitement ce qui lui arrivait. La vérité faisait sans doute beaucoup plus de mal que tous ses symptômes réunis et ça la tuait de l’admettre à voix haute. Elle ferma les yeux, relâcha ses membres. Elle respira. Inspira. Expira. Son mal de tête ne cessait pas, mais au moins, elle s’était un peu calmée. Pour une fois, Zirwya s’accorda de rester là quelques minutes, de penser à autre chose, de penser à elle et à son avenir. Elle ignorait de quoi il était fait, cet avenir. Clairement, elle ne le voyait pas à Poudlard maintenant qu’elle avait prouvé son incompétence. Elle ignorait pourquoi elle prenait tout personnellement. Elle n’était pas la seule à travailler sur cette épidémie, et pourtant, c’était comme si tout le poids de leur échec pesait sur ses seules épaules. Elle prenait les choses bien à cœur, sans vraiment comprendre l’origine de cette importance. Quoi qu’il en soit, bien trop absorbée par toutes les pensées qui revenaient vagabonder dans ses neurones en ébullition, elle n’aurait jamais pu entendre les pas qui vinrent frotter l’herbe tout près d’elle.


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Zephyr Rosenberg
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The Cure

“If I can't find the cure, I'll fix you with my love. No matter what you know, I'll fix you with my love and if you say you're okay. I'm gonna heal you anyway. Promise I'll always be there. Promise I'll be the cure” − Zephÿr & Zirwya


Les réveils en trombe étaient devenus une habitude, depuis quelques jours. Il se réveille en sursaut, la respiration haletante, sans aucun souvenir de ce qu'il a pu bien rêver pour qu'il soit dans cet état. Il est tôt, peut-être six heures du matin. Il se lève, baillant grossièrement. Il reste planté là un moment, comme confus, avant de se frotter les yeux violemment et de se diriger vers la cuisine se faire un café. Il se sent particulièrement fatigué, en témoignent ses cernes violacés sous les yeux. C'est le cas depuis les tests dans la Grande Salle du château. Ces tests, qui n'avaient même pas pu se terminer. Un vrai bordel. Un bordel qui a failli le rendre complètement dingue. Des élèves paniqués, très peu pour lui. Bien sûr que lui aussi avait un « poil » paniqué, tant il a agi dans la précipitation et dans la violence, poussant brusquement les élèves en dehors de la salle. Il a la sale impression que tout se dégrade dans cette école, que rien ne va plus, que tout est altéré. Le moindre événement organisé, et tout vole en éclats. Zephÿr sait déjà que cette journée va être compliquée, vu le peu qu'il a dormi. Pourtant, il boit son café à grandes gorgées avant de se préparer et de sortir dehors. Il n'y a pas un chat, les élèves dorment sûrement encore. Tant mieux pour lui.

Le métamorphomage, après avoir lâché un long soupire, se mit à préparer les divers outils dont il avait besoin pour faire un tour dans la forêt interdite. Un arbre s'est littéralement écrasé sur le sol, heureusement, bien loin de sa cabane. Il ne sait pas comment le bruit assourdissant d'un arbre qui tombe n'a pas réveillé l'école. Ou peut-être que si, le bruit a réveillé tout le monde sauf lui. Vu sa nuit, il a certainement sombré dans un sommeil profond les deux-trois heures où il a fermé les yeux. Alors peut-être qu'il n'a rien entendu, effectivement, et peut-être qu'on est venu frapper à la porte plusieurs fois pendant qu'il tombait dans les bras de Morphée. Il ne sait pas. Il est bien trop tôt pour commencer à travailler, mais il s'en fiche. Zephÿr s'enfonce alors dans la forêt, les bras remplis d'outils. La magie coopère de moins en moins alors il a pris ses précautions. Il préfère se fier à de bons vieux outils moldus, plutôt qu'à sa propre magie, ces derniers temps. Alors qu'il marche péniblement entre les branches qui jonchent le sol, l'Allemand se souvient de la dernière fois qu'il s'est autant enfoncé dans cette forêt sombre. Puis les flammes, les brûlures, la suie. Il y a presque un mois. Pourtant, il se souvient de chaque détail, chaque mot lancé, et au fond de lui, derrière toute sa rancœur, sa colère, il regrette. Il regrette de l'avoir blessé, de l'avoir fait saigner. Encore une fois, il regrette bien trop tard. Zephÿr se met alors à travailler, laissant son esprit vide de toutes pensées. Le garde-chasse lance à peine un regard aux centaures qui passent non loin de lui, lui lançant un regard perçant. Il a un peu de mal avec eux, et c'est réciproque.

Nettoyer le bordel dans la forêt interdite lui a fait perdre un temps monstre sur ses autres tâches quotidiennes. Zephÿr a donc passé la matinée à fixer les dégâts, qui avaient visiblement été provoqués par un passage assez violent de quelques Acromantules. Il a ces bestioles en horreur, et ose à peine imaginer si il avait été là lors de leur passage. Non pas qu'elles lui font peur - juste qu'il a vraiment du mal avec leur façon de vivre. Le métamorphomage a entendu maintes histoires sur elles, et s'est donc attelé à la tâche un peu sur ses gardes. En début d'après-midi, il décide de faire une pause, une pause bien méritée. Il prit son déjeuner, avec une lenteur qui trahi sa fatigue. Ses cheveux ébènes ébouriffés, ses habits complètement salis par la terre, il se demande juste comment il tient. Pourtant, il ne tarde pas à se remettre au boulot, bien décidé à remettre son potager en état. Ce n'est pas la saison, mais il se décide à commencer à semer quelques fleurs, ou quelques légumes. Cette connexion avec la nature ne le gêne pas - ce n'est pas ce qu'il préfère, loin de là, mais cela lui arrive de penser que ça le détend un peu. Il s'occupe l'esprit et ce n'est pas si mal.

Avec une certaine logique, Zephÿr se dirige vers les serres. Il faut qu'il récupère deux trois plantes, cela ne devrait pas poser trop de soucis. Il a généralement l'autorisation pour - il faut juste qu'il évite de prendre les plantes qui servent aux élèves. Il se mit en route, la tête dans les nuages, profitant de cette promenade calme. Le garde-chasse fait de son mieux pour ne pas laisser ses nerfs l'envahir. Il croise deux-trois élèves dans son chemin, et ne leur adresse même pas un regard. Les serres désormais à sa portée, il s'avance dans la première, et tente de voir si il a quelque chose à récupérer. RAS. Positif, comme début, dis donc. Il se dirige vers la deuxième serre, avant de s'arrêter. Non loin de lui, il semble reconnaître une jeune femme, à genoux sur le sol. Zephÿr s'avance, un peu hésitant, mais avec un pas plus accéléré qu'auparavant. Oui, c'est bien elle. Oui, elle. « Zirwya ? » Il s'approche un peu plus encore de la jeune femme se baissant vers elle, alors qu'elle se trouve de dos. Cette dernière semble être dans un très mauvais état. En regardant autour d'elle, il comprend vite qu'elle a visiblement régurgité son déjeuné. Tout indique que ça ne va pas. « Est-ce que tout va bien ? » Zephÿr pense avoir la réponse, mais il préfère s'assurer en lui demandant. Il pose une main sur son épaule, espérant la rassurer un minimum. Il n'est pourtant pas doué pour ces choses là.


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Que ça s’arrête. Que tout lui revienne.

Elle voulait utiliser sa magie, se sentir en pleine forme. Elle voulait pouvoir gambader librement avec l’esprit serein. Rien n’avait finalement changé depuis la guerre, rien. Il y avait toujours une pression obscure qui les tenaillait et Zirwya en avait marre. Elle voulait que ça cesse. Il y avait les maux qui se voyaient, ceux dont on parlait, ceux qu’on taisaient. Zirwya avait tout tu, pour que personne ne lui pose de question. Pour que ça ne devienne pas réel. Elle avait tout refoulé, l’effaçant presque de sa mémoire. Elle s’était enferrée dans sa propre tristesse. En essayant de l’enfermer, elle s’était décuplée jusqu’à n’être rien d’autre qu’une douleur trop grande pour être supportable. Alors elle l’avait refoulée d’autant plus, pour qu’elle ne soit plus là, pour qu’elle soit cachée, loin de là où Zirwya pouvait l’atteindre. Elle n’existait plus, elle ne la ressentait plus. Boule à retardement qui faisait aujourd’hui surface alors que la maladie de Zirwya venait la toucher en plein fouet et lui rappeler que, elle non plus, elle n’était pas partie. Elle était toujours là. Et Zirwya n’était pas comme tous ceux qui s’échinaient à trouver des solutions à tout leur problème. Elle savait bien le faire, pour les autres. Pas pour elle. Elle était seule, comme jamais elle ne l’avait été. Elle n’avait toujours rien dit à sa sœur, ne voulait pas l’effrayer avec cette histoire d’épidémie. Elle l’évitait, parce qu’elle ignorait encore si c’était contagieux. Elle aurait voulu lui hurler la vérité, la prendre dans ses bras, lui expliquer, mais au lieu de ça, Zirwya passait vélocement dans les couloirs pour qu’elle ne la voie pas, qu’elle ne pose pas de questions. Elle lui envoyait des hiboux chaque semaine, s’excusant d’être si occupée. Elle ne mentait pas vraiment, au fond.

Elle n’entend pas les pas, Zirwya, mais elle entend son nom. Une voix d’homme. Ca pouvait tout aussi bien être son esprit qui lui jouait des tours. Des vomissements, des courbatures, pourquoi pas la folie ? C’était un joli assortiment. Et la voix persiste, elle semble pourtant réel, intriguée, elle semble se soucier. Alors la russe relève la tête, essuie vaguement sa bouche, replace ses cheveux, sèche ses larmes. Elle avait moins l’impression, mentalement, d’être au bord de la pâmoison. Seulement alors, elle écarquilla les yeux pour découvrir Zephÿr, qui pose sa main sur son épaule. Le geste la surprend, elle sursaute. Mais très vite elle continue à respirer, elle le considéra longtemps, comme si le simple fait d’observer un visage familier lui redonnait le calme qu’elle cherchait depuis quelques minutes. Elle finit par poser sa main sur celle que Zephÿr avait posée sur son épaule. Elle la repoussa délicatement, la tempête était passée. « Oui. Je vais bien. » Elle esquissa même un sourire. Ce n’était pas à elle de craquer. Elle devait au contraire rester forte, soutenir les autres. C’étaient les rudiments de son métier. Elle se devait de ne jamais les oublier. « Aide-moi à me relever. » Elle chercha de nouveau sa main et s’en servit, tout en s’appuyant aussi sur la vitre de la serre, dans son dos, elle se releva tant bien que mal. Tout paraissait plus clair, le paysage, le ciel, son esprit. Elle avait toujours ce violent mal de tête, ces courbatures, et cette gêne dans le ventre. Seul un idiot s’en irait en faisait semblant qu’elle allait mieux. Il lui fallait chasser Zephÿr, elle ne voulait pas qu’il pose de questions. Mais en définitive, elle n’en avait pas envie. Elle serait bien restée là, à regarder le ciel, en sachant qu’il était là, à côté, que quelqu’un était là. Elle n’avait pourtant pas le droit de le monopoliser. C’était égoïste. Si égoïste.

« Parfois faut juste que ça sorte. C’est sorti. Ca devrait aller mieux maintenant. » Ne pars pas. C’était tout ce qu’elle avait en tête. Ne te retourne pas. Elle en avait marre d’être seule. Seule à l’infirmerie, à s’occuper des autres. Seule au laboratoire, à soigner les autres. Seule tous les jours, à regarder le bonheur se propager çà et là tandis qu’elle ne faisait que subvenir à celui des autres, tandis qu’elle oubliait le sien. Elle s’oubliait. C’était la triste vérité. Zirwya n’avait plus tellement conscience qu’elle existait. Elle était cette machine si adorable qui portait un sourire constant sur ses lèvres et paraissait si joyeuse au devant des autres. Elle semblait être cette boule d’énergie, ce genre de personnes qui vont toujours bien. Façade indestructible. Ca lui allait bien comme ça. C’était la vie qu’elle avait choisie. Elle ne s’en plaignait pas, jamais. Elle n’en avait probablement même pas conscience, tant la vie allait vite, tant le temps passait à une vitesse incroyable. Elle ne prenait pas le temps de s’analyser, de constater les tristes vérités. « Je ne vais pas te retarder plus longtemps. » Elle avait tout de même cette impression qu’il pouvait la comprendre, qu’il pouvait être là pour elle. Après tout n’était-il pas le premier qu’elle avait rencontré ici ? La première personne avec qui elle avait conversée ? Le seul qui l’avait déjà vue dans un état bien à l’opposé du sien, habituellement ? Il était le seul à qui elle s’était déjà un tant soit peu dévoilée.


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L’état de Zirwya laisse à désirer, Zephÿr l’a bien remarqué. Elle semble exténuée, malade, lessivée. C’est tellement inhabituel de la voir ainsi, par rapport à toutes ces fois où il a pu l’épier dans un recoin. Pourtant, l’homme lui a tout de même demandé comment elle se sentait, comment elle allait. Il l’observe. Il revoit très bien la jeune femme lors de son arrivée à Poudlard. C’est sans doute l’une des seules fois où il est redevenu l’homme d’antan, le maladroit, celui qui doute, sans une once de violence dans la voix et dans les gestes. Le garde-chasse était affreusement angoissé d’entrer ici après avoir participé à la Grande Bataille, après avoir vu des gens mourir au même endroit où il allait rester pendant des mois, voire des années. Cette angoisse n’est plus que du passé, merci pour lui. Pourtant, il lui arrive parfois d’avoir un petit pincement au cœur lorsqu’il se promène dans le château, lorsqu’il revoit, sans le vouloir, les ruines de la guerre. Le jour où il a fait sa connaissance a été le début d’une fixette, d’une obsession. Peut-être était-elle due au fait qu’elle ait été la seule à qui il a fait un minimum confiance ce jour-là, la seule qui lui a donné envie d’avancer. C’est bête, c’est malsain, il le sait. Mais il ne peut s’empêcher de la regarder passer, d’observer ses faits et gestes, de la voir elle. La main sur son épaule, Zephÿr plonge dans le regard de Zirwya quand celle-ci se tourne vers lui. Les yeux rougis, la peau pâle – qui semble néanmoins reprendre un peu de ses couleurs -, elle n’a pas vraiment l’air dans son assiette, comme le prouve les restes sur le sol. Ils se regardent longtemps, il la laisse reprendre ses esprits alors que le soleil tape contre leurs crânes. Quand la main de la jeune femme se pose sur la sienne, il a dû mal à ne pas contenir un vieux sourire qui n’est absolument pas adapté à la situation. Zephÿr est à deux doigts de faire la moue quand elle retire sa main de ses épaules. « Oui. Je vais bien. » Le métamorphomage recule un peu, lui laissant un peu d’espace pour respirer. Le sourire qu’elle lui lâche semble hésitant. De toute manière, il s’est très bien rendu compte qu’elle bluffe un peu, tout indique qu’elle est loin d’être en forme. Il ne dit rien, il ne veut pas la brusquer. Si elle préfère lui dire que tout va bien, et bien, il ne va pas insister. « Aide-moi à me relever. » Il acquiesce, alors qu’elle attrape sa main pour s’aider. Elle semble reprendre ses esprits, peu à peu. Zephÿr ignore pourquoi il a tellement envie d'être à ces côtés, de ne pas la lâcher. Maintenant qu'il est près d'elle, qu'il est celui qui retient sa chute, le garde-chasse se sent bien, alors qu'elle est mal.

Il sent bien de pouvoir lui apporter quelque chose, d'être le seul présent pour elle, là, tout de suite. Il sait bien que c'est mauvais, d'une certaine manière. Mais peut-il vraiment avoir contrôle sur ses sentiments ? Non. Une fois relevée, il regarde son visage qui a déjà repris quelques couleurs. « Parfois faut juste que ça sorte. C’est sorti. Ca devrait aller mieux maintenant. » Zephÿr ne peut que constater que les choses semblent s'être éclaircies pour Zirwya. Il ne sait pas quoi lui dire, comment la rassurer, la réconforter. Il est loin d'être à l'aise, d'oser la conseiller. Il est loin d'être le meilleur pour donner des conseils. Est-ce qu'il doit lui conseiller d'aller tout de même à l'infirmerie, alors que c'est là qu'elle travaille ? Est-ce qu'il doit la laisser ici, maintenant qu'elle semble aller mieux ? Il se mord la lèvre inférieure, frustré. Il ne sait ni quoi faire, ni quoi dire. Il aimerait être son pilier, sur lequel elle s'appuie pour remonter. « Je ne vais pas te retarder plus longtemps. » Visiblement, Zirwya ne souhaite pas sa présence. Du moins, elle en donne l'impression. Est-ce qu'il est censé partir ? Déjà ? Il recule de nouveau, les mains dans les poches. Son travail peut largement attendre. Largement. « Tu ne me retardes absolument pas. C'est or de question que tu restes ici, seule, dans cet état. » Sa voix est ferme, loin d'être agressive, mais ferme, comme s'il parlait à un gosse. Clairement, il sait très bien que pour une fois, il n'a pas tort. Elle semble aller mieux, mais il serait vraiment un connard de première à partir alors qu'une de ses collègues n'est pas vraiment bien. Et qu'elle est seule, de surcroît. Et qu'en plus, elle ne le laisse pas indifférent. « Est-ce que je peux faire quoi que ce soit pour toi ? J'dois avoir de l'eau quelque part, si tu veux. » Zephÿr regarde la femme devant lui. Non, il ne partira pas, pas maintenant, pas tout de suite, pas pour la raison qu'elle pense. Il ne prend même pas le temps d'avoir sa réponse qu'il repart vers sa cabane, en courant presque. Il ignore complètement les deux-trois vertiges qui le prennent alors qu'il entame sa course, sûrement dus à la fatigue. Il revient en trottant, beaucoup moins vite qu'à l'aller, et tend à Zirwya, un grand verre d'eau. C'est sans doute un peu maladroit, mais sincèrement... que peut-il faire de plus ? Il tente de lui lancer un sourire, gêné, espérant juste qu'elle accepte.

Spoiler:
 


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