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Never forget me, Because if I thought you could, I'd never leave • Lexis+Johan

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Alexis M. Abberline
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Lexis & Johan

Never forget me, Because if I thought you could, I'd never leave

Ma plume glisse sur le parchemin avec une aisance assez particulière. Je ne sais pas pourquoi aujourd'hui, il est si évident de poser sur le papier des mots que je ne croyais jamais pouvoir exorciser. Je réalise que je me suis mise des barrières toute seule et que les obstacles dont je ressentais la pression sont le seul fruit de mon imagination. J'avais développé un blocage alimenté finalement par ma seule peur. Je soupire de soulagement alors qu’étonnement, cette lettre en suspend depuis les années se façonne avec facilité devant mes yeux ébahis. Je finis par poser ma plume avec une interrogation qui tourne en boucle dans ma tête « Quelle différence fait qu'aujourd'hui j'ai atteint la fin de cette lettre alors qu'en cinq ans je ne l'avais jamais pu? » Aucune rature, pas des heures à penser à mes mots, pas besoin de m'y reprendre à dix fois. Cette lettre est parfaite et au fond, j'ai finalement pu la rédiger car mes peurs se sont envolées. Je ne redoute plus qu'elle soit sans réponse, qu'elle ne change rien au final. Je n'ai pas peur de la réponse cette fois alors j'ai réussi à la boucler. Je suis assez fière de moi mais je ne suis pas encore prête à l'envoyer pour autant. Je la laisse là en attendant de me décider si je préfère finalement aborder ces questions de vive voix ou au contraire laisser ma lettre faire son effet. Je ne suis pas encore décidée à ce sujet.

Mais mon cœur est gonflé d'espoir depuis notre dernière rencontre. Je sens à nouveau ce dernier battre la chamade et s'envoler à chaque fois que je le croise, à chaque fois que je l'aperçois. Mon cœur vit des montagnes russes, des sensations fortes et envoûtantes qui me laisse le corps tremblant. Je suis sur un petit nuage constant attendant avec une certaine fébrilité notre prochain rendez-vous. J'ai tellement hâte de pouvoir m'asseoir à ses côtés et respirer le même air que le sien. Je sais que pourtant, ce sera une torture lente de ne pas pouvoir le toucher. Je vais souffrir le martyr, vivre un véritable supplice de ne pas pouvoir céder à la tentation de briser la distance entre nous pour poser mes lèvres sur les siennes et savourer cet instant jusqu'à ne plus avoir de souffle, jusqu'à m'être ratatinée dans ses bras. Je veux sentir que le monde n'est qu'un vague souvenir quand ses mains seront sur nous. Je veux sentir que mon cœur bat au même rythme que le sien. Je rêve de ce genre de moment mais je n'oublie pas que je lui ai promis de lui accorder du temps. Je ne dois pas oublier qu'entre nous il reste encore de nombreuses questions sans réponses. Je lui ai promis de ne pas le laisser m'oublier à nouveau et je me demande si une semaine est assez long comme attente. Je cherche une idée de lieu neutre où nous retrouver pour éviter tout débordement. Nous avons besoin de nous redécouvrir, apprendre à nous connaître à nouveau. Je ne le veux pas vraiment mais je sais que nous nous devons de prendre notre temps pour que notre relation soit plus solide.

Mais à l'instant où il apparaît devant mes yeux, toutes mes résolutions volent en éclat et je ne suis plus qu'attente, l'attente du moment où je pourrai me faufiler dans ses bras, où ma main glissera dans ses cheveux. Je ne suis plus qu'impatience mais pourtant je parviens à maîtriser le tremblement de ma voix. Je parviens à contrôler ce désir lancinant et l'enterrer au fin fond de moi. Je m'approche de lui lentement venant poser mes lèvres sur sa joue dans un geste amical alors que je rêve de plus. Mais je ne connais pas encore très bien les limites de notre nouvelle relation. Je ne sais pas ce dont j'ai le droit ou non. Je laisse néanmoins ma main frôler la sienne dans une certaine forme de proximité qui n'a pour seul but que de le rassurer sur le fait que je n'ai pas changé d'avis.

« Salut Johan. Je suis heureuse que tu aies accepté de m'accompagner. Je me disais que changer d'air pourrait nous faire du bien. »

Direction Pré-au-Lard mais je n'ose pas lui prendre la main, manifester un tel geste d'intimité malgré mon envie. Je la laisse assez proche pour qu'il n'hésite pas à la prendre si le désir l'habite lui aussi. Nous arrivons rapidement dans les rues du village.

« J'avais pas de réel but en venant ici mais l'envie de te rappeler ma présence. »
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Johannes L. Rosenberg
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Never forget me, Because if I thought you could, I'd never leave

ft. alexis m. abberline


Une semaine que Johan passe la nuit à réfléchir, à ressasser, à remettre en perspective au lieu de dormir, rendant son corps las de tant de fatigue. Une semaine que ses journées sont perturbées par ses propres pensées, parfois trop occupé à revenir sur certains points dans sa propre tête, dans un très long monologue, pour vraiment parvenir à faire son travail comme il le devrait. Il sait qu'il devrait faire plus attention, davantage se concentrer, parce qu'il a déjà fait plus d'une erreur. Mais elle est dans sa tête, en permanence, et rien ne s'est amélioré de ce côté-là depuis qu'ils se sont réellement parlé. Il n'est pas beaucoup plus avancé maintenant qu'il ne l'était il y a une semaine. Il a envie d'être avec elle, de ne pas se poser de questions et d'accepter tout ce qu'elle demande sans même hésiter, mais il ne peut pas. Pourtant, à chaque fois qu'il essaye de penser à tout ça, qu'il essaye de mettre au clair les questions qu'il aimerait lui poser, les explications qu'il aimerait lui donner, il repense à ce baiser qu'ils ont échangé dans sa salle de cours et son cerveau se retrouve comme court-circuité.

Quand elle lui a proposé de l'accompagner à Pré-au-Lard, il a longuement hésité en se demandant si c'était la bonne chose à faire. Pourtant, effrayé à l'idée qu'elle interprète son éventuel refus comme un rejet total de sa personne, il a fini par accepter. Il a fait cette promesse silencieuse qu'il ne l'ignorerait plus et depuis, il se fait violence pour retrouver cette habitude de croiser son regard. La simple possibilité que tout soit réduit à néant pour un simple « non » l'angoisse. Il ne sait pas s'il est capable d'avoir un comportement normal face à elle, s'il est capable de se tenir à ses côtés sans chercher à passer ses bras autour d'elle, mais il faut bien qu'il essaye. Il ne se laisse pas vraiment le choix. Quand il arrive face à elle, elle dépose un baiser sur sa joue, baiser qui coupe son souffle un court instant malgré l'innocence et la simplicité du geste. La main de la professeure effleure la sienne et ses doigts sursautent dans une tentative incontrôlée d'attraper ceux d'Alexis, geste qu'il réprime aussi rapidement qu'il le peut. Salut Johan. Je suis heureuse que tu aies accepté de m'accompagner. Je me disais que changer d'air pourrait nous faire du bien. Le sourire esquissé par le concierge est léger, presque timide. Peut-être que ça leur ferait du bien, oui. Se voir dans un autre contexte que l'école, avoir la possibilité d'échanger sans être coincés entre quatre murs.

A chaque pas qu'il fait, il a conscience de leur proximité. Il a conscience qu'en tendant le bras, il peut venir chercher sa main. Il a conscience qu'il pourrait glisser son bras autour de ses épaules et la rapprocher de lui. Il semble être incapable de se focaliser sur autre chose, et en vient à reconsidérer la pertinence de sa décision. Peut-être que ça n'était effectivement pas forcément une bonne idée. J'avais pas de réel but en venant ici mais l'envie de te rappeler ma présence. Sans surprise, elle tient parole. Elle est venue le trouver pour lui rappeler qu'elle est là, qu'elle attend, même si elle lui laisse le temps qu'il faut, comme il l'a demandé. Tu as bien fait. Pas qu'il l'ai oubliée, loin de là. Mais si elle ne vient pas le chercher, il ignore quand il aura le courage d'aller la voir de lui-même, quand il considérera qu'il a suffisamment posé les choses à plat. Johan glisse ses mains dans ses poches, à la manière d'un adolescent qu'il n'a jamais réellement été, dans l'espoir que ça suffise à l'empêcher de faire une bêtise. Ils sont à Pré-au-Lard pour la simple et bonne raison qu'elle voulait le voir. Elle n'était motivée par rien d'autre. La réalisation lui fait chaud au cœur, et c'est pour ça qu'il ne se fait pas vraiment confiance.

Il se retient de lancer tout un tas de questions bateaux, de parler du temps qu'il fait, de la semaine au château, de toutes ces choses qui n'ont pas réellement d'importance, là, maintenant. L'inconvénient à l'absence de but réel à leur venue est qu'il ne peut pas vraiment lui demander ce dont elle a besoin et l'aider à chercher pour occuper le silence. Depuis quand est-il là, ce silence ? Depuis quand a-t-il du mal à parler avec elle ? A savoir quoi dire ? Pourquoi ici ? Il observe les rues, les gens qui passent. Il lui arrive parfois de s'échapper quelques heures de Poudlard pour venir se réfugier là, avec ou sans verre, mais il n'a pas de réel souvenir lié à l'endroit qu'il a découvert à la rentrée. Il se demande si pour elle c'est différent, si certaines choses lui reviennent en mémoire quand elle arpente les ruelles.





© Moutarde

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Alexis M. Abberline
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Lexis & Johan

Never forget me, Because if I thought you could, I'd never leave

Ici. Avec lui. Cela a un côté particulier, étrange. Je ne saurais expliquer. Je ne saurais décrire. Mais cela me fait un effet que je ne suis plus habituée à ressentir. Mon cœur bat plus vite et je maîtrise moins ce que je ressens sous l'envolée de papillons qui me prend aux tripes. Je crois que ce que j'éprouve quand il est proche donne vie à l'expression « Avoir quelqu'un dans la peau ». J'ai l'impression qu'il est partout sur moi et en moi. Je peux sentir son regard qui est sur moi, je le désire plus encore. Je veux qu'il me voie car il me donne la sensation d'exister. Je me sens moi-même quand il est là près de moi plus qu'à aucun autre moment même si je ne saurais décrire cette sensation qui m'habite toute entière. Je ne me suis pas encore vraiment habituée. Je ne me familiarise pas au fait de savoir qu'il y a un courant qui passe entre nous. Je n'arrive tout simplement pas à réaliser que cette alchimie est toujours bien présente et qu'elle fait toujours naître des désirs inavouables. Je me demande si nous arriverons à traverser ces années de silence et nous retrouver tout simplement. Mais être ensemble a un goût particulier alors que je n'ai aucune idée des limites de nos rapports, de ce que nous sommes aujourd'hui. Je veux clairement plus que ce qu'il ne semble vouloir. Enfin, ce n'est pas qu'une question de vouloir mais de capacité à guérir d'anciennes blessures. Il a besoin de ce temps mais j'ai étonnement besoin de lui. Je veux pouvoir me perdre à nouveau dans un baiser qui bouleverse tout sur son passage. Je suis hantée par ce souvenir et je ne veux pas qu'il cesse d’envahir mon esprit dès que je ferme les yeux. Je veux simplement que ça devienne plus qu'un baiser occasionnel.

Mais il y a quelque chose d'étrange entre nous, un quelque chose de distant. Je ne sais pas ce qui a pu arriver pour que rien ne semble plus naturel entre nous. Je m'interroge sur ce qui est bien de faire ou non. Mais, avant tout cela, j'aurais simplement suivi mon instinct et agi selon ce que mon cœur me dicte. Le silence semble terriblement lourd entre nous comme si nous ne savions pas quoi nous dire, comme si les mots ne venaient pas. Avant, nous parlions pendant des heures sans savoir nous arrêter. Ou nous partagions le silence en complicité. Mais ici, ce silence semble embarrassé comme si nous n'avions aucune idée de la manière de le briser. Depuis quand, on ne peut pas simplement partager un de ces moments? Est-ce depuis que j'ai cessé de lui écrire ou avait-on commencé à cesser de se parler avant cela? Je n'en ai aucune idée mais je ressens un poids s'abattre sur mes épaules. Je ne veux pas que finalement, ce soit cette absence de mots qui finissent par tuer ce qu'il y a entre nous. Je soupire légèrement alors qu'il nous impose une distance douloureuse. Il semble absolument vouloir éviter tout contact entre nous, c'est ainsi que j’interprète le sursaut de sa main quand je l'ai simplement effleurée. Je souris doucement mais ne pouvant retenir un voile de tristesse de traverser mon regard. Je chasse néanmoins rapidement la peine de mes pensée. Je ne sais pas bien comment répondre à sa question mais je fais revivre de vieux souvenirs.

« J'ai toujours aimé le charme de Pré-au-Lard. Quand j'étudiais à Poudlard, c'était nos seules sorties pendant l'année et je les attendais avec impatience. Je trouvais que ce village donnait une sensation de liberté que je me plaisais à savourer. J'étais fébrile et j'ai connu tant de belles expériences ici. » La nostalgie envahit mon esprit même si je ne rentre pas dans la liste des premières expériences. Je ne crois pas que ce serait très sage de les énumérer dans l'état actuel de nos relations. Je laisse la mélancolie se rappeler à moi alors qu'à l'époque, tout ce que je faisais était placé sous le signe d'une certaine insouciance. « Je trouve que la période où son charme est le plus puissant c'est Noël quand la neige a étendu son manteau blanc partout, les batailles de boule de neige et finalement le réconfort d'un chocolat chaud. Je me sens plus libérée ici. Poudlard a toujours été un refuge. Mais j'avoue que depuis la rentrée, ça fait du bien de s'échapper ici donc je me disais qu'on pourrait partager cette sensation de fuir les responsabilités pour simplement savourer la vie et ses petits bonheurs. »

Oui j'adorerais Poudlard toute ma vie mais aujourd'hui, il m'arrivait d'éprouver le besoin de fuir l'école pourtant si précieuse à mon cœur Certaines images me hantaient et ne disparaîtraient jamais. Je me souviendrais toujours de chaque détail des cette sombre journée où j'avais éprouvé le sentiment que finalement après des siècles et des siècles, Poudlard était finalement tombé, terrassé par ses ennemis. La présence de Johannes à mes côtés me conforte dans l'idée que j'ai finalement eu raison de revenir mais c'est difficile de garder cette conviction en tête à chaque instant. Certains jours, je suis tout bonnement incapable de me focaliser sur tout ce qui rend Poudlard unique à mes yeux et alors la tristesse domine. Il y aura toujours une pointe de douleur à être ici. Mais j'ai appris combien la vie peut être courte pour perdre son temps à se priver du plaisir de savourer tout ce qu'il peut y avoir de bon pour nous. J'espère le voir laisser tomber ses barrières pour pouvoir apprécier notre moment tout simplement.
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J'ai toujours aimé le charme de Pré-au-Lard. Quand j'étudiais à Poudlard, c'était nos seules sorties pendant l'année et je les attendais avec impatience. Je trouvais que ce village donnait une sensation de liberté que je me plaisais à savourer. J'étais fébrile et j'ai connu tant de belles expériences ici. Johan l'observe alors qu'elle parle. Il observe la manière dont son regard glisse le long des murs des maisons et des boutiques alors qu'elle se remémore certaines choses. Il observe ces changements minimes dans son expression, ces lueurs qui dansent dans ses yeux. Elle lui a déjà expliqué que l'endroit lui plaisait. Elle lui a déjà raconté son excitation à l'idée de venir ici, de profiter de ces moments loin du château. Pourtant, il ne se lasse jamais de l'entendre. Il ne se lasse jamais de ces émotions qui traversent son visage à chaque fois que ces mots franchissent ses lèvres. Je trouve que la période où son charme est le plus puissant c'est Noël quand la neige a étendu son manteau blanc partout, les batailles de boule de neige et finalement le réconfort d'un chocolat chaud. Il la quitte un court moment des yeux, se laissant rapidement imaginer l'endroit sous un épais manteau de neige, les rues envahies par les étudiants qui s'attaquent aux boules de neige, les adultes se réfugiant du froid dans les boutiques où la chaleur donne tout de suite envie d'enlever écharpe et manteau. Il n'a que brièvement profité de tout ça cet hiver. Il n'a que peu prêté attention à ces mois aux jours si courts, alors déjà pris par l'envie de quitter l'Angleterre pour se perdre dans des lieux plus chauds, où le soleil tape plus fort, où la pluie ne s'infiltre pas nécessairement sous son pull, sous sa chemise, le laissant trempé comme un animal. Aujourd'hui, il profite de cet instant pour réellement ouvrir les yeux sur le village, et ses lèvres s'étirent en un sourire alors qu'il imagine Alexis à cet endroit, encore jeune fille, à profiter de ces heures de liberté.

Je me sens plus libérée ici. Poudlard a toujours été un refuge. Mais j'avoue que depuis la rentrée, ça fait du bien de s'échapper ici donc je me disais qu'on pourrait partager cette sensation de fuir les responsabilités pour simplement savourer la vie et ses petits bonheurs. « Fuir les responsabilités ». « Savourer la vie et ses petits bonheurs ». Le tout a un certain charme. Il laisse l'idée faire son bout de chemin dans sa tête, commencer à détendre ses nerfs et ses muscles alors qu'il repose son regard sur la femme à ses côtés, le sourire toujours sur ses lèvres. Tu as eu une bonne idée. Il a toujours aimé partager ces petites choses de sa vie, apprendre sur ce passé qui est si différent du sien. Elle semble prête à reprendre tout ça, comme si de rien n'était, et là, juste là, il se laisse séduire par tout ça. Il se laisse guider, il se laisserait presque littéralement prendre par la main. J'avoue ne pas vraiment connaître l'endroit, je ne m'y suis que peu rendu depuis mon arrivée ici. J'en ai eu l'occasion, mais... Il sort une de ses mains de ses poches pour la passer un instant dans ses cheveux, observant ses pieds et là où ils le mènent. J'ai toujours un peu de mal à prendre mes marques au château, alors j'y vais petit à petit. Et puis j'ai du mal à me sentir vraiment « hors de Poudlard » quand je finis par croiser des élèves. Si je veux éviter cela, il faut que j'y aille en semaine ou en soirée, ce qui n'est pas toujours possible. Mais avec tant d'étudiants dans le coin, j'imagine que c'est normal... Il n'a pas réellement idée de comment tout ça se passe, comment tout ça est censé se passer. Il ne sait pas si les habitudes des élèves aujourd'hui diffèrent des années précédentes. Il se contente d'observer, de supposer et de s'adapter. Parfois, il ne peut s'empêcher de comparer certains des jeunes à des animaux, plus ou moins offensifs, et de se demander comment il pourrait agir avec eux pour obtenir les meilleures réactions possibles. Mais créatures et être humains sont loin d'être si semblables et souvent, il a plus souvent du mal à trouver les choses à faire qu'il ne serait prêt à l'admettre. Y a-t-il des endroits où tu aimais te rendre ? Où tu aimes toujours te rendre ? Il est curieux, réellement. Il voudrait voir par lui même, pas seulement en entendre parler.





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Alexis M. Abberline
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Le charme du village fait son effet sur mon âme, sur mon cœur alors que je ne peux que ressentir une douce nostalgie et un bonheur tendre et simple quand mon regard glisse sur les façades. Un doux sourire aux lèvres, je retrouve de vieilles sensations qui me font me sentir en harmonie avec les lieux hantés de souvenirs précieux et merveilleux, des souvenirs que je désire enrichir de nouveau qui auront cette même magie. Je veux que dans des dizaines d'années, la joie illumine mon regard vieillissant au souvenir de Pré-au-Lard et qui sait de cette journée où tout mon être n'aspire qu'à une chose : apprivoiser celui pour qui mon cœur bat mais que j'ai blessé. Je veux lui prouver que je peux encore être cette femme dont il est tombé amoureux, celle avec qui il a voulu partagé une partie de sa vie. Je pense simplement à ce besoin de faire tomber une à une toutes les barrières entre nous. Je suis patiente et je sais que peu importe le temps que ça me prendra, je me refuse à envisager même la simple possibilité de baisser les bras. Encore moins depuis l'intensité de notre dernier moment ensemble qui m'a laissé comprendre que rien n'était réellement terminé. Envoûtée par les devantures, je m'évade quelques instants avant de tourner la tête vers pour lui accorder toute mon attention. Je l'observe comme si je le voyais pour la première fois mais surtout comme si je voulais graver ses traits dans mon esprit pour ne jamais les oublier, comme si je le pourrais de toute façon. Je perçois les petits changements chez lui alors que doucement il se détend et semble même prêt à apprécier ce moment avec moi sans donner la sensation de vouloir fuir en courant. Je souris doucement attentive à ses mots avant de hocher la tête comprenant parfaitement ce qu'il peut ressentir. Je dois avouer que j'ai éprouvé cette sensation quand je suis revenue à Poudlard la première année comme enseignante. Je n'avais pas la sensation de pouvoir m'échapper pour me retrouver. Je ne parvenais pas à décrocher pleinement. J'étais toujours sur le qui-vive me demandant ce qu'il penserait de moi puis je m'étais finalement familiarisée avec l'impression de constamment être face aux élèves et un point commun qui nous réunissaient ici : celui de laisser retomber la pression.

« Je dois avouer que la proximité avec les élèves a un côté déstabilisant. Au début, je me levais aux aurores pour pouvoir venir ici quand personne n'y était et avoir la sensation de réellement décompresser. Parfois, je suis venue plus tard aussi. Mais avec les années, j'ai fini par me faire à cette sensation en me disant qu'eux aussi veulent oublier la barrière qui peut exister donc je me convaincs que si je ne prête pas attention à eux, la réciproque est probablement vraie. Mais je suis une rêveuse donc... » Je rigole un peu avant de sourire doucement. Je prends le temps de réfléchir avant de sourire plus amusée. « Je dois avouer que mes goûts d'adulte sont un peu différents de ceux que j'avais adolescente. Je refrène un peu mes pulsions pour assouvir certains petits plaisirs comme par exemple, la boutique de sucreries et les Trois Balais qui étaient mes places préférées quand j'étudiais à Poudlard. Aujourd'hui, j'adore le salon de thé et les Trois Balais, j'évite le magasin de sucreries. Je suis devenue raisonnable en vieillissant. » Je rigole un peu avant de reprendre plus sérieusement. « Un peu à l'écart de la ville, il y a un banc. C'est souvent désert et la vue est assez apaisante. J'aime me réfugier là-bas. Je peux vraiment décrocher contrairement à ailleurs. Quand il fait bon, parfois, je peux juste savourer la chaleur du soleil et je me sens un peu mieux après. » Je soupire un peu un air rêveur alors que je regarde le ciel tout en avançant. Je dois avouer que je ne saurais expliquer pourquoi mais c'est si facile de me confier avec lui, de m'ouvrir comme si les années qui nous séparent n'avaient jamais même existé. Je pourrais lui confier mes secrets les plus douloureux, ceux qui me pèsent le plus s'il demandait pour la simple raison qu'il est le seul qui me complète et anime tout mon être de ce désir de ne faire qu'un. Je m'arrête une seconde pour lui faire face et vient capter son regard dans le mien, puiser dans ses yeux une force et une assurance. Je me retiens de venir prendre sa main ou de laisser mes doigts glisser sur sa joue. Je ne peux me retenir de sourire et laisser l'éclat de mon regard trahir mes sentiments quand il se pose sur lui, ma voix est douce et curieuse. « Dis moi Johan, tu t'habitues à la vie ici à Poudlard? Tu arrives à trouver tes marques ou c'est difficile? » La question peut sembler vraiment innocente et d'une certaine façon, elle l'est très certainement. Mais elle cache aussi une autre question silencieuse « Vas-tu pouvoir rester? Ou repartiras-tu encore? » Une question que je n'ose pas poser mais qui hante mon esprit en faisant peser une peur importante sur mes épaules. Mais si Poudlard devient un lieu où il se sent à sa place, peut-être que je peux espérer le voir poser définitivement ses valises ici. Enfin, pas définitivement mais pour un certain temps.
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Je dois avouer que la proximité avec les élèves a un côté déstabilisant. Au début, je me levais aux aurores pour pouvoir venir ici quand personne n'y était et avoir la sensation de réellement décompresser. Il comprend largement, et aurait surement eu la même idée s'il ne passait pas une telle partie de sa nuit debout quand il travaille. L'idée même d'aller se coucher pour se lever une poignée d'heures plus tard pour simplement profiter d'un moment sans les élèves, sans le château, sans tout ça... Non, il ne peut pas. Il est déjà trop fatigué, trop épuisé, ses muscles semblant enfermés dans une complainte permanente qui ne se taira que le jour où il profitera d'un réel repos, d'un sommeil qui n'est troublé par rien, ni par le soleil qui se laisse voir à travers ses rideaux, ni par ses pensées et ses rêves qui se font plus vifs à mesure que le temps passe, ni par le devoir qui l'appelle quand tout son corps n'exige que de s'arrêter pour une journée, une journée à ne rien faire. Rien, du tout. Il sait que le changement de mode de vie y est pour beaucoup, qu'il n'a jamais pris le temps de réellement s'y préparer. Parfois, je suis venue plus tard aussi. Mais avec les années, j'ai fini par me faire à cette sensation en me disant qu'eux aussi veulent oublier la barrière qui peut exister donc je me convaincs que si je ne prête pas attention à eux, la réciproque est probablement vraie. Peut-être qu'elle a raison. Sûrement, même. Ils ont certainement autant envie qu'eux de s'évader quelques heures, et préféreraient se dire qu'ils sont seuls, que ces personnes qu'ils croisent dans ces ruelles ne sont pas les mêmes qu'ils croisent dans les couloirs lors de leurs journées de cours. Mais je suis une rêveuse donc... Son rire lui arrache un sourire. Rêveuse, elle l'a toujours été. Elle ne l'a jamais caché, il a toujours apprécié ce côté-là d'elle. Je dois avouer que mes goûts d'adulte sont un peu différents de ceux que j'avais adolescente. L'inverse aurait été un peu surprenant, quoi qu'il n'est pas certain de pouvoir dire quoi que ce soit à ce sujet. Je refrène un peu mes pulsions pour assouvir certains petits plaisirs comme par exemple, la boutique de sucreries et les Trois Balais qui étaient mes places préférées quand j'étudiais à Poudlard. Aujourd'hui, j'adore le salon de thé et les Trois Balais, j'évite le magasin de sucreries. Je suis devenue raisonnable en vieillissant. « En vieillissant ». Johan ne peut s'empêcher de la fixer, de la détailler. Ils ne grandissent plus, à leur âge, ils vieillissent. Pourtant, le terme ne semble pas lui convenir, pas à elle. Un peu à l'écart de la ville, il y a un banc. C'est souvent désert et la vue est assez apaisante. J'aime me réfugier là-bas. Je peux vraiment décrocher contrairement à ailleurs. Quand il fait bon, parfois, je peux juste savourer la chaleur du soleil et je me sens un peu mieux après. Plus il l'observe, moins il peut la lâcher du regard. Cet air qui s'est peint sur son visage, il donnerait tout pour pouvoir l'observer à longueur de journée. Un instant, il se laisse oublier qu'il n'en a pas eu la possibilité pendant longtemps, bien trop longtemps. Un instant, il se laisse oublier qu'ils n'ont plus la vingtaine, qu'ils n'en sont plus à cette période de découverte où il apprenait du monde en même temps qu'il apprenait d'elle. Mais peut-être bien qu'ils y sont retourné, qu'il découvre juste cette nouvelle facette d'elle qu'il n'a jamais eu l'occasion de voir se développer.

Elle finit par s'arrêter devant lui, plantant son regard dans le sien, le geste simple suffisant à le pousser à l'arrêt complet sans le moindre souci. Cet éclat qui passe devant ses pupilles, ce sourire qui gagne ses lèvres, ça lui serre le cœur dans un mélange qu'il a du mal à définir, un mélange qui lui chauffe le sang et lui remue les tripes, qui lui serre la cage thoracique et lui bloque le souffle un court moment. Dis moi Johan, tu t'habitues à la vie ici à Poudlard? Tu arrives à trouver tes marques ou c'est difficile? L'Allemand hausse rapidement les sourcils, la question inattendue. Cette question qu'elle n'est pas la première à lui poser. James a eu la même inquiétude quelques mois auparavant, et il ne sait pas si la réponse est aujourd'hui vraiment différente de celle qu'il a apportée à ce moment-là. Mais il doute qu'exprimer ses doutes de la même façon soit une bonne idée : là où James partage ses compréhensions et ses attentes, son mode de vie passé, ce sont ces derniers qui l'ont à l'époque écarté d'Alexis et qui ont peut-être -surement ? Il n'en a pas eu la réponse- joué sur leur séparation. Mais est-ce que lui mentir serait chose judicieuse alors que ce qu'ils ont actuellement est tellement incertain qu'il ne saurait pas vraiment le définir ? C'est loin d'être évident, pour être honnête. Je commence à me rapprocher de la première année passée ici, et la dernière fois que je suis resté aussi longtemps au même endroit, c'était... C'était avec toi, a-t-il envie de dire, mais il se retient. Ne pas remuer le couteau dans la plaie. Il y a des jours où bouger, où voyager me manque. Mais je m'y fais, doucement. C'est tout un tas d'habitudes à prendre, d'autres dont il faut se défaire. Je ne peux pas exactement passer ma vie à courir comme je le faisais avant, n'est-ce pas ? Alors il se pose, il prend le temps, il apprend à le prendre. Et il découvre, il se découvre, dans cet environnement qu'il ne connait pas, qui n'a jamais été le sien. Il apprend, il cherche, il se cherche. Je m'y habituerai. Son sourire est hésitant, sa voix non. Il a du mal. Encore et encore. Et l'envie de faire ses valises et partir du jour au lendemain le prend bien plus souvent qu'il ne se plait à l'avouer. Mais ça passera. Il s'habituera.





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Bouger? C'est une partie de lui. Plus je le regarde et plus je peux deviner dans son attitude que certains jours, il pourrait, sur un coup de tête, décider de reprendre la route. Je sens que tout au fond de son cœur ce besoin de s'évader, de pouvoir aller et venir partout dans le monde sans se poser de questions. Il essaie sans doute de toute son âme de se poser ici mais il n'est pas certain... non rien ne reflète dans son regard qu'il est sûr de lui et de son choix. Il y a cette étincelle de doute alors que l'éventualité d'un jour repartir ne disparaît pas totalement. Il tente sans doute de perdre ses vieilles habitudes pour en acquérir de nouvelles mais y croit-il vraiment? Il semble vouloir se convaincre lui-même qu'il va pouvoir s'y habituer. Il peut sans doute tromper de nombreuses personnes mais je lis en lui et je ne peux nier l'évidence que ce serait si peu surprenant de découvrir un matin qu'il a cédé à la tentation et est simplement parti. Je crois que d'une certaine manière je peux le comprendre, ça fait partie de lui depuis si longtemps. Ça sera sans doute toujours une composante de qui il est. Mais moi dans tout cela? Je réalise que j'ai tellement peur de lui confier mon cœur Cette crainte de le voir s'évanouir du jour au lendemain encore une fois me retourne de l'intérieur. J'ai la cage thoracique serrée, mon cœur comprimé dans un étau et je sens la panique monter en moi. Je suis partagée entre deux angoisses bien distinctes mais toutes deux nourries par cette réalité. Si je lui offre tout ce que j'ai au plus profond de mon cœur, si je lui donne tous mes rêves et toutes mes espérances mais qu'il part, que me restera-t-il? Je pourrais dire que nous sommes assez forts, que notre amour est assez transcendant pour faire face sauf que la distance peut séparer deux cœurs. Si un drame se produit encore, si un événement nous éloigne, pourrons-nous nous retrouver avant de nous perdre? Y arriverons-nous cette fois? Je sais que si la vie devait nous mettre face à une épreuve qui nous sépare pour x ou y raisons, cette fois-ci, aucun retour en arrière ne serait possible. Et j'ai peur de me briser si je le perds à nouveau. Mais je rêve aussi d'une vie différente, je suis loin de mes vingts ans. Je veux connaître le bonheur de porter un être qui soit un peu de lui et un peu de moi, le meilleur de nous deux. Je veux connaître ce bonheur et le partager avec lui pas avec un fantôme. Mais je sais qu'aujourd'hui comme hier, je ne le retiendrai pas. Je le laisserai vivre ses rêves car je veux le voir s'épanouir.

« La dernière fois que tu es restée longtemps au même endroit c'était pour moi... » J'affirme plus que je n'interroge. Je finis simplement sa phrase laissant le poids des mots s'insinuer un peu plus dans mon âme. Mais une autre peur naît de ses mots, plus tenace. Insidieusement, elle empoisonne mon âme alors que je me rends compte que ce soir, elle viendra me hanter au moment de m'endormir. Celle-ci fait encore plus mal car elle me rappelle que je ne m'endors plus chaque soir dans ses bras, que mes nuits sont peuplées de solitude et de ces rêves douloureux qui me réveillent le cœur battant et la respiration courte. Je me dis que quand je sombrerai, il y aura désormais cette incertitude qu'au réveil, Johannes ne soit plus là tout simplement, qu'il ait disparu de ma vie. Je dois tout faire pour retrouver une place à ses côtés afin de pouvoir sentir son souffle apaisant et sentir son corps chaud et alangui contre le mien. Tant et aussi longtemps que ce ne sera qu'une chimère et non une réalité, la peur sera vivante et tenant au plus profond de moi tordant tout à l'intérieur et me comprimant. « C'est tellement une partie de toi. Égoïstement, je veux affirmer que tu vas t'y habituer et t'y faire. Je veux te dire que non toujours bouger c'est pas vraiment une vie et qu'il faut se poser à un moment mais... Je sais combien ça peut être difficile de s'y faire. Sincèrement, je crois que tu peux mais qu'une partie de toi rêvera sans doute d'autres horizons. » Lentement, mon regard glisse sur ses traits, le détaille et je souris avec un brin de nostalgie regrettant l'époque où je n'aurais pas réfléchi et j'aurai juste cédé à l'envie de venir effleurer sa joue pour lui faire comprendre que même si je voudrais le supplier à genoux, je ne cesserai jamais de le soutenir et l'encourager à trouver l'épanouissement qui lui donnera ce sentiment d'accomplissement. Mais je finis par fixer le sol avant de murmurer. « Dis Johan, si un jour, l'envie de partir devient trop forte. Si un jour, tu finis par te dire que partir est mieux. Promets-moi de ne pas partir sans dire au revoir! Je sais que tu ne me dois rien mais je ne veux pas me réveiller un jour et me rendre compte que... tout espoir est perdu sans que je n'aie rien su, sans avoir pu graver tes traits. Promets s'il te plaît. Je ne serai jamais la fille qui te refuse le droit de vivre pleinement tes rêves même si je voudrais cette fois me glisser dans tes valises, même si ça fait mal. Même quand tu ne me disais pas un mot, ta présence me rassurait car ça voulait dire que tu étais toujours là quelque part. » Je relève un regard empli de doutes, de peur et d'émotions sur lui avant de sourire pour dissimuler toute cette fragilité. « Est-ce que je peux faire quelque chose pour te convaincre que la vie ici est plus belle que nul part ailleurs dans le monde? » Je veux sentir que je donne mon maximum pour le retenir ici, pour rompre la distance entre nous. Je suis vraiment prête à tellement pour ne plus connaître le goût de cendres en réalisant que notre histoire vient de brûler pour être réduite à néant.
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Johannes L. Rosenberg
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La dernière fois que tu es resté longtemps au même endroit c'était pour moi... Elle le sait, bien sûr qu'elle le sait. Elle le connaît et elle doit bien se douter que mise à part son histoire avec elle, il n'a jamais été capable de s'arrêter vraiment longtemps à un seul endroit. Passer, repasser dans des lieux, oui, mais y vivre des années... Non, ça non. C'est tellement une partie de toi. Plus de quinze ans à faire ça, c'est évidemment devenu une part de lui, sans le moindre doute. Il ne pourrait pas le nier. Mais il y a des parts de lui qu'il a déjà enterrées et laissées en Allemagne, non ? Ou tout du moins se permet-il d'y croire. Égoïstement, je veux affirmer que tu vas t'y habituer et t'y faire. Je veux te dire que non toujours bouger c'est pas vraiment une vie et qu'il faut se poser à un moment mais... Je sais combien ça peut être difficile de s'y faire. Alexis semble douter, et ce doute vient le gagner, doucement. Et s'il ne s'y faisait jamais ? Si chaque semaine, tout devenait un peu plus compliqué ? Sincèrement, je crois que tu peux mais qu'une partie de toi rêvera sans doute d'autres horizons. D'autres horizons... Oui, il continuera surement de rêver d'ailleurs, mais rien ne l'empêche de prendre des vacances, si ? Il pourrait parfaitement continuer comme ça à l'année, au château, et partir l'été, loin, dans un endroit qui n'a rien à voir... N'est-ce pas ? C'est ce qu'il s'est dit lorsqu'il est venu, c'est aussi comme ça qu'il a tenu le choc lors de la transition brutale entre ces deux mondes.

Elle sourit en le regardant, mais Johan ne peut pas le lui rendre, préoccupé. Elle appuie sur ces hésitations qu'il a. Il ne s'attendait bien sûr pas à ce qu'elle le rassure, mais il ne pensait pas qu'elle lui dirait aussi clairement les choses. Il n'est peut-être pas capable de s'habituer, en fin de compte. Il n'arrivera pas à se faire à ce quotidien qu'il essaye de comprendre, à ces nouvelles habitudes qu'il tente de prendre. Il n'arrivera pas à trouver une seule véritable nuit de sommeil, celles-ci lui échappant plus que régulièrement depuis des mois. C'est ça ? Dis Johan, elle fixe le sol et il a un peu peur de la suite, peur de cette suite qu'elle compte dire sans le regarder, fixe devant lui, au milieu de la ruelle. Si un jour, l'envie de partir devient trop forte. Si un jour, tu finis par te dire que partir est mieux. Elle semble déjà penser à son prochain départ et son cœur se serre. Il n'a pas le droit de le lui reprocher, il est parti il y a des années, il est parti loin d'elle alors qu'elle était tout et si elle l'a vécu comme un abandon, alors il ne peut rien dire. Parce que c'est sa faute. Mais qu'elle semble déjà s'y préparer le blesse. Promets-moi de ne pas partir sans dire au revoir! Les mots sont comme un coup de poing dans ses tripes et lui coupent momentanément la respiration. Partir sans dire au revoir ? Je sais que tu ne me dois rien mais je ne veux pas me réveiller un jour et me rendre compte que... tout espoir est perdu sans que je n'aie rien su, sans avoir pu graver tes traits. Promets s'il te plaît. Il l'écoute parler, abasourdi, incapable de l'interrompre alors qu'il le devrait. Il devrait l'attraper par les épaules, la forcer à s'arrêter, la forcer à prendre sa respiration alors qu'il prend la parole à son tour. Mais il ne peut pas, parce que les mots se répètent en boucle. Partir sans dire au revoir... Je ne serai jamais la fille qui te refuse le droit de vivre pleinement tes rêves même si je voudrais cette fois me glisser dans tes valises, même si ça fait mal. Même quand tu ne me disais pas un mot, ta présence me rassurait car ça voulait dire que tu étais toujours là quelque part. Son sourire est en totale contradiction avec les émotions qui transparaissent dans son regard, et l'Allemand fronce les sourcils. Est-ce que je peux faire quelque chose pour te convaincre que la vie ici est plus belle que nul part ailleurs dans le monde? Il entend la question, il l'enregistre, mais sa cervelle reste bloquée, encore et toujours. C'est vraiment ce que tu penses... ? Il est blessé. Blessé, parce qu'il pensait qu'elle le connaissait mieux que ça. Que même s'il partait, il ne ferait jamais ce coup-là. Il ne pourrait pas. Pourtant, elle lui demande de promettre, comme si c'était le seul moyen de le pousser à le faire. Tu penses vraiment que si je venais à partir, je le ferais sans rien dire ? En disparaissant du jour au lendemain, sans me préoccuper de quoi ou de qui que ce soit ? Oui, il a été coupable de cet acte. Il y a dix-huit ans. Et Zephÿr lui a depuis donné plus d'une occasion de le regretter, comme si ses propres remords n'étaient déjà pas assez, comme s'il avait fallu le lui rappeler, encore et encore. Dix-huit ans. Et on lui prête désormais ce comportement qui l'horripile, lui qui ferait un million de choses plutôt que de recommencer ne serait-ce qu'une fois. Lâche... Non, lâche, il ne l'est pas. Peu importe ce que lui a dit son frère. Peu importe ce qu'Alexis peut bien sous-entendre.

Il n'est pas question de rêves, Lex. Si je m'en vais, ce n'est pas pour une question de rêves. Si j'en arrive là, c'est parce que j'ai parfois la sensation d'étouffer entre ces murs, sans avoir vraiment la possibilité d'y échapper. C'est parce que rester jour et nuit au même endroit, des mois durant, me laisse plus que largement le temps de ressasser. C'est parce que pendant de longues années, je me suis fait au mouvement, aux départs précipités. Pas aux couvre-feux, aux rondes nocturnes, aux punitions et toutes ces choses-là. Plus il en parle, plus le contraste se marque dans sa tête entre sa vie d'avant et celle qu'il a maintenant. Il a l'impression qu'il est censé se rendre à l'évidence, accepter le fait que tout ça n'est pas ce qu'il a l'habitude de vivre. Mais il garde à l'esprit la raison pour laquelle il est venu, et surtout, il garde à l'esprit ces sentiments qu'il avait quand il a décidé de se poser quelque part, enfin. Oui, c'est difficile de s'y faire. C'est pénible. Ça demande un travail quasi-quotidien. Mais je n'ai pas l'intention d'abandonner, parce qu'échanger une vie qui a du mal à me convenir pour une vie qui ne me convient plus forcément n'est pas la chose à faire. Parce que je refuse de quitter cette école sans avoir essayé de faire tout mon possible. Et ce, même si tu doutes que j'en sois capable.





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Je réalise le sens de mes mots quand il me les renvoie. Ils sont des coups de poignards dans mon cœur alors que mon assurance s'envole en fumée. Je ne le pensais pas capable de partir sans dire au revoir mais moi aujourd'hui que suis-je dans sa vie? Il n'y a eu que le silence pendant des mois car il n'a jamais éprouvé le besoin de venir à moi. Il ne voulait pas de cette discussion, de cette tentative pour combler le fossé entre nous. Il a clairement refusé ma proposition de devenir ami. Il ne peut pas rester lointain quand nous sommes dans la même pièce mais il n'est pas venu, il n'a pas tenté d'échanger un seul mot depuis qu'il a quitté ma salle de classe. J'ai douté que tout ne soit pas redevenu comme avant, jusqu'au moment où il était face à moi aujourd'hui. Mais il n'a pas tenté le moindre geste pour rompre la distance entre nous, pour créer la moindre proximité. Il y a toujours ce gouffre que je ne sais pas comment franchir, cette aisance qui nous manque. Je n'ai pas le moindre idée de ce que je peux me permettre ou non, ce que je peux tout simplement espérer. Alors suis-je certaine que s'il devait partir je serais sur la liste de ceux avec qui il prend le temps de passer un moment avant le départ? Mon cœur souffre devant cette évidence mais je ne peux même pas me vanter de cette certitude là. Je ne ressens pas que j'ai une place dans sa vie mais je suis la seule à blâmer. Mais je me rends compte combien exprimer ma crainte aussi naturellement peut être blessant. Je n'ai jamais sous-entendu qu'il pourrait abandonner tout le monde sans un regard en arrière mais je ne me sens plus le droit de prétendre à une place dans sa vie. Je ne crois plus pouvoir me vanter d'avoir des droits, de mériter des explications car je n'ai pas su moi lui donner droit à ces mots d'explication, le droit de dire au revoir quand j'ai mis fin à notre histoire. Je suis un monstre de laisser mes angoisses lui faire croire qu'il serait réellement capable d'un tel acte.

Je ne sais pas quoi répondre à ce mots qui me font mal. Je ne sais pas comment effacer ce doute qui semble s'installer en lui et se répandre. Ma culpabilité me ronge et si ses premiers mots avaient su l'éveiller, les derniers viennent enfoncer le clou profondément. Alors c'est ce qu'il pense? Que je ne l'en crois pas capable? Je n'ai jamais douté de lui, de ses capacités à réaliser ce qu'il veut. Durant toutes ces années, une chose n'a jamais changé : la foi que j'avais en lui. Je sais que rien ne lui est impossible. Mais je sais que l'attrait d'une vie loin de ses habitudes et de ses espérances peut sembler dérisoire. Mais dans ces mots, il y a comme un rappel : je ne fais plus partie de sa vie. Mon opinion ne compte plus. Ma présence ne lui est plus essentielle. Il a vu ce manque de confiance en lui. Il a vu que je ne le connais peut-être pas si bien. C'est tout ce qu'il a entendu dans mes mots. Il n'a pas perçu cette phrase qui dit que je pourrais cette fois le suivre n'importe où. Enseigner a toujours été mon rêve mais la vie avec lui l'est bien plus. Mais j'ai perdu toutes mes chances. Mes espérances semblent réduites à néant alors que je réalise que je peux tout juste espérer son amitié. Je lutte contre le désespoir que cette réalité éveille en moi. Ne suis-je pas celle qui a tout gâché? Mais je ne veux pas faire pire et ruiner mes chances de mériter son amitié. « Pardonne-moi Johannes. Je ne voulais pas te blesser. Je ne dis pas que tu partirais sans un mot. Je sais que ce n'est pas ton genre. Tu n'es pas de ceux qui ne se soucient pas des autres. Mais juste que... je ne sais pas si tu aurais envie de venir vers moi. Je sais que j'ai amené une certaine distance entre nous. » Je ne me sens pas le droit d'utiliser ce diminutif de son prénom. Je ne mets pas de la distance entre nous. Je me punis moi-même d'une certaine manière. Je ne peux pas le regarder dans les yeux, j'ai peur qu'il ne lise en moi. Je ne saurais décrire quel sentiment domine en moi mais je ne sais pas pourquoi j'ai amené ce sujet là sur le tapis, pourquoi j'ai abordé cette question.

Je me force à inspirer et expirer profondément. Je contrôle ma respiration. Il me faut de longues minutes pour retrouver un semblant de calme, une illusion. Il m'en faut deux de plus pour oser relever la tête et le regarder. Je ne suis pas capable de lui sourire. Je ne suis pas capable de jouer cette carte là et de faire croire que ça ne me touche pas. Mais en apparence, j'espère ne pas sembler aussi affectée. « Je ne m'exprime pas bien. Je suis maladroite pour dire les choses. Mais une chose n'a jamais changé depuis que je t'ai rencontré. J'ai toujours cru en toi Johannes. J'ai toujours eu confiance dans tes capacités pour venir à bout de tout. Aveuglément, j'ai toujours su que tu y arriverais. Je ne doute pas de ta capacité à t'adapter à la vie ici. Je ne cherchais pas a être blessante ou à te faire douter. Dans le fond, j'ai parlé sans réfléchir. Je ne savais pas que cette vie ne te convenait plus totalement. J'aurais dû demander. Je suis désolée. Je crois que si c'est ce que tu veux, tu t'habitueras à la vie ici. » Je lui souris tristement avant de laisser mon regard glisser sur ce qui nous entoure. Je ne cherche pas à briser le silence qui s'installe lentement. Je ne veux pas faire une erreur de plus. J'espérais réussir à diminuer le fossé entre nous mais j'ai la sensation de l'avoir agrandi. Il y a tellement d'inconnues entre nous. Il y a bien trop de bouts manquant de nos vies respectives, des choses que l'autre ignore. Je devrais combler ces lacunes mais j'ai peur de me mettre à nu alors que mes défenses viennent de s'effondrer. Je ne suis plus protégée. Je ne me sens plus en maîtrise. Depuis quand, cette vulnérabilité existe en moi? J'ai l'impression que sans le savoir, elle est tapie en moi depuis des années mais lui seul pouvait m'en faire prendre conscience. Je sais que si je le regarde, je ne pourrai pas résister à l'envie de chercher l'apaisement dans ses bras. Mais ce serait une erreur, enfin je crois mais sans certitudes. Tant que mon regard ne se fixe pas sur lui, je peux respecter cette distance dont lui semble avoir besoin. « Je suis heureuse que quelque chose aie pu te donner envie de te poser finalement. »
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Pardonne-moi Johannes. Je ne voulais pas te blesser. Il la croit, d'instinct. Parce qu'elle n'est pas le genre de personne à vouloir volontairement faire du mal, et qu'elle ne se donnerait pas non plus toute la peine du monde à lui demander d'être son ami pour ensuite le traîner à terre. Ça n'a jamais été son style, ça ne le sera certainement jamais. Je ne dis pas que tu partirais sans un mot. Je sais que ce n'est pas ton genre. Tu n'es pas de ceux qui ne se soucient pas des autres. Mais juste que... Johan attend la suite, lèvres pincées. Il redoute ce qui peut suivre ce « mais ». Ce mot là n'annonce que rarement quelque chose de bon. Je ne sais pas si tu aurais envie de venir vers moi. Je sais que j'ai amené une certaine distance entre nous. Elle cesse de nouveau de le regarder, et il a envie de lui dire que revenir vers elle, c'est tout ce dont il rêve. Littéralement. Ses nuits sont envahies par ces espoirs qui se lient à ses souvenirs et à ses craintes, le laissant au réveil avec un mélange d'émotions qu'il peine à démêler. Mais il ne peut pas. Pas encore. Peu importe à quel point il le veut. N'est-ce pas ?

Il ne brise pas le silence dans leur conversation. Il écoute les bruits alentours, les conversations des rares personnes qui passent sans leur jeter un regard, le son des pas sur le pavé. Il l'observe alors qu'elle reste là, tête penchée, ne lui laissant pas vraiment la chance de graver dans sa mémoire ses traits. Il n'en a pas vraiment besoin, il connait son visage par cœur, mais ça ne l'empêche pas d'apprécier la regarder, la détailler, malgré le fait que ça lui serre le cœur. Il ne sait pas combien de temps il passe à fixer ses cheveux et leur ondulation, ses cils, l'arrête de son nez. Mais son cœur loupe un battement quand elle relève la tête vers lui alors qu'il ne l'attendait plus vraiment, son expression terriblement honnête. Est-ce qu'elle est dans le même état que lui ? Est-ce que les battements de son cœur sont tellement présents qu'ils en seraient presque douloureux ? Je ne m'exprime pas bien. Je suis maladroite pour dire les choses. Elle qui manie les mots au quotidien durant ses heures de cours, elle peine aujourd'hui à s'exprimer, et ça lui arracherait presque un sourire tendre, ça le pousserait presque à tendre la main pour toucher sa joue du bout des doigts. Mais une chose n'a jamais changé depuis que je t'ai rencontré. J'ai toujours cru en toi Johannes. J'ai toujours eu confiance dans tes capacités pour venir à bout de tout. Aveuglément, j'ai toujours su que tu y arriverais. Sa gorge se noue, ses tripes se serrent. Son discours n'a rien à voir avec ce qu'elle lui a dit précédemment et il voudrait pouvoir se passer ses mots en boucle, s'entourer de cette idée, du fait qu'elle croit en lui. Je ne doute pas de ta capacité à t'adapter à la vie ici. Je ne cherchais pas a être blessante ou à te faire douter. Dans le fond, j'ai parlé sans réfléchir. Il a envie de lui demander pourquoi. Pourquoi elle semblait douter autant quand elle parlait du fait qu'il s'y ferait. Parce que des doutes, il en a déjà. Et si elle y lie les siens, il ne sait pas ce qu'il peut faire. Je ne savais pas que cette vie ne te convenait plus totalement. J'aurais dû demander. Je suis désolée. Comment aurait-elle pu le savoir, étant donné le fait qu'ils ne se parlent plus réellement, d'abord par décision d'Alexis, puis par sa faute à lui ? Puis il se l'est déjà à peine avoué à lui-même, alors raconter tout ça à quelqu'un d'autre, c'est inenvisageable. Raconter que voir ses collègues se trouver un foyer, un à un, le laissant derrière avec ceux qui ont rejoint leur groupe récemment, ça lui a donné envie. Raconter que plus d'une fois, il s'est imaginé rentrer dans un appartement, dans une maison qu'il pourrait appeler son « chez lui ». Raconter qu'après tant d'années, la recherche lui semble vaine, parce que même s'il n'a jamais réellement continué à chercher activement, une part de lui espérait tout de même trouver quelque chose un jour. Je crois que si c'est ce que tu veux, tu t'habitueras à la vie ici. Il acquiesce doucement, comme pour confirmer le fait que oui, il s'y fera, même s'il est loin d'en être sûr. Il ne se laisse pas le choix, pas sans une réelle tentative, pas sans essayer jusqu'à l'épuisement.

Automatiquement, quand elle pose son regard sur autre chose que lui, il ne peut s'empêcher de suivre, de se demander ce qu'elle observe. Je suis heureuse que quelque chose aie pu te donner envie de te poser finalement. L'Allemand repose son regard sur celle qui partageait autrefois son quotidien, ses mots attirant de nouveau son attention. J'aurais aimé que ça arrive plus tôt. Il est sincère. Parce que si c'était arrivé plus tôt, peut-être qu'ils n'en seraient pas là, aujourd'hui. Si c'était arrivé plus tôt, ils ne se seraient peut-être jamais séparés. Si c'était arrivé plus tôt, il n'aurait pas besoin de réfléchir, il n'hésiterait pas un instant avant de la prendre dans ses bras, parce que ce serait toujours dans leurs habitudes. Avec tant d'années écoulées, qui sait où ils en seraient ? Et en même temps, si c'était arrivé plus tôt, mais pas suffisamment, peut-être que la blessure n'aurait pas eu le temps de cicatriser. Peut-être qu'il serait encore à vif, et la simple idée d'être près d'elle serait un pas de plus vers sa mort émotionnelle. Dans tous les cas, il ne peut rien changer au passé, il peut seulement tenter ne pas refaire les mêmes erreurs. Tu ne pouvais pas savoir. Tu ne pouvais pas te douter. Je ne t'ai pas vraiment donné la possibilité de le découvrir, n'est-ce pas ? Il n'est pas innocent dans tout ça, et il ne peut pas faire comme si. Il ne peut pas la laisser tout se mettre sur le dos. Parce que cette distance entre eux, elle n'est pas la seule à l'avoir amenée, contrairement à ce qu'elle semble penser. Pardonne moi. Pour être parti. Pour ne pas être venu la chercher. Pour ne pas lui avoir couru après comme il aurait surement dû le faire. Pour ne pas lui avoir adressé la parole. Pour avoir fui son regard. Pour ne pas être allé la voir la semaine passée. Pour tellement de choses.





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Never forget me, Because if I thought you could, I'd never leave

Il aurait aimé que ça arrive plus tôt? Instantanément, mon cœur se serre. Ses battements déjà douloureux le deviennent un peu plus. Je me demande s'il y a eu un jour une femme pour lui donner envie de se poser quelque part. Je me demande si d'autres bras que les miens ont su lui offrir un abri contre tout ce qui peut faire mal dans la vie. Je m'interroge et cette idée qu'il aie pu aimer d'autres lèvres plus que les miennes me lèvent le cœur J'ai l'impression qu'il va sortir de ma poitrine à se débattre avec une telle frénésie. Je ne peux pas imaginer qu'il aie aimé. Je ne le peux pas sans que mon cœur ne se brise de douleur. Je ne suis pas naïve, je devine qu'il a probablement eu des aventures. Je ne me voile pas la face mais l'idée d'autres mains qui prennent possession de son corps, d'autres lèvres qui caressent les siennes crée en moi le besoin de me réapproprier son corps. Mais je n'en ai pas le droit. Je tente de sourire et lentement une esquisse de cette expression de joie que je ne ressens pas se dessine. Je pourrais fuir son regard encore longtemps mais j'ai besoin de cette connexion qui s'est parfois établie quand je le fixais. Je viens me perdre dans l'étendue de ses yeux. Je viens y puiser la force qui souvent me fait défaut. Je ne peux ressentir l'effet qu'il a sur moi se répercuter dans tout mon corps. Mon cœur bat plus vite et je voudrais tellement tendre la main pour caresser sa joue. Je voudrais le rassurer et lui dire qu'il peut cesser de lutter et juste accepter le bonheur. Dans ma tête, je trouve les mots pour lui donner confiance. Ces mots là me manquent quand il est temps de les dire. Son aveu me surprend et me prend de cours. Je ne peux pas nier cette évidence même si je suis consciente que je méritais totalement ce silence. Il m'a tenu à l'écart ces derniers mois mais je l'ai repoussé ces dernières années. Je ne me sens pas le droit de l'en blâmer. Je ne me reconnais pas l'autorisation de me faire plaindre. Je secoue lentement la tête. « Je le méritais après ce que j'ai fait... » Je le pense sincèrement. Je me demande si je mérite une seconde chance? J'en doute tellement. Mais je veux lui prouver qu'être ici avec moi, mener cette existence a son charme. Je ne peux pas changer ce qui fait aujourd'hui partie du passé. Il faut vivre avec, avec son lot de regrets et de remords. Il faut simplement assumer quand les choses sont faites car on ne peut plus rien y faire. Je ne pouvais pas revenir là-dessus mais je voulais me vendre avec brio pour susciter en lui le désir de me garder dans sa vie.

« QUOI? » La surprise se peint sur mon visage. Je suis tout simplement incrédule par ses derniers mots. Je ne comprends pas très bien pourquoi il me demande de lui pardonner. Je suis tellement sous le choc de ses mots que je le fixe un long moment. « Mais pourquoi Johan? Pourquoi je devrais te pardonner? » Il n'a rien du tout à se faire pardonner. Il n'a commis aucune faute. Il m'a tenue à distance craignant sans doute que je ne le blesse à nouveau. Je secoue la tête rejetant ses mots comme s'ils portaient en eux une réalité que je refuse de boire. Peut-être qu'au fond, il est plus facile de porter seule la responsabilité. Je ne dis pas qu'il n'aurait rien pu faire pour sauver notre relation mais cela ne le rend coupable de rien. Je ne peux pas résister, je n'en suis plus capable et je viens chercher lentement sa main pour la serrer. Je caresse le dos de sa main du pouce avant de sourire tendrement. J'inspire profondément cherchant en moi le courage. « Tu n'as pas à me demander pardon Johan. Nous aurions pu faire certaines choses différemment mais tu n'es pas responsable. » Je marque une légère pause alors qu'un certain passé me revient et la peine que j'ai ressentie en comprenant que notre histoire avait touché à sa fin, que tout espoir s'était envolé. « C'est à toi de me pardonner. Pardonne-moi d'avoir mis fin à notre relation sans un mot. Pardonne-moi de ne jamais avoir répondu à aucune de tes lettres. Pardonne-moi de t'avoir refusé le droit à une explication. Pardonne-moi de ne pas être venue te supplier plus tôt de m'accorder ton pardon. Je suis responsable de ce qui s'est passé. Je le regrette amèrement. » Je voudrais m'excuser pour encore bien des choses mais surtout pour aujourd'hui encore lui refuser des réponses. Je voudrais tellement savoir lui prouver combien je suis sincère quand tout dans mon attitude peut lui donner envie de douter. Mon regard se perd dans la contemplation de ses boucles dont le toucher me manque, de ses lèvres sur lequel il manque ce sourire, de ses yeux qui savaient me faire croire que je suis une reine. Je veux tellement graver chaque détail dans ma mémoire. Je me sens prise d'une vague de nostalgie et je porte doucement sa main à mes lèvres pour y poser un baiser timide. J'ai l’impression que mon cœur va exploser. Je relâche à regret sa main mais j'ai besoin de le toucher, c'est presque vital et ma main se pose doucement sur sa joue. J'ai besoin qu'il le sache. « Johan... je voulais que tu saches... mon cœur t'a toujours appartenu au fil des années. Je t'aime Johan. » Un aveu tout simple mais qui signifie tellement. Je ne dis pas que trois mots peuvent effacer toutes mes erreurs mais ils peuvent aider. Je m'accroche à cette certitude. Il est ma bouée de sauvetage pour ne pas me noyer, pour ne pas me laisser ensevelir par le poids de mes regrets. Comment puis-je rêver d'un avenir, d'une famille si jamais je ne peux me perdre en lui à nouveau. Il symbolise tout ce que je désire du plus profond de mon être : ami, complice, partenaire, âme sœur, amant. Il est le tout de mon existence, le seul que je puisse imaginer être le père de mes enfants. « J'ai toujours gardé secret le rêve d'un jour avoir un foyer avec toi. » Murmure, je ne me rends pas compte que j'ai réellement prononcé ces mots à voix haute. Je voulais garder cette pensée cachée, intimement enfouie en moi. La surprise se marque sur mes traits quand je réalise que j'ai laissé échapper l'expression de mon rêve le plus précieux et le mieux caché.
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QUOI? Johan fait un léger pas en arrière, surpris. Il était loin de s'attendre à une telle réaction et a, sur le coup, l'impression d'avoir dit quelque chose de stupide, même s'il ignore quoi. Ils se fixent en silence, lui ayant son cœur battant de manière absurde dans sa poitrine alors qu'il redoute un peu ce qui peut venir, irrationnel alors que sa gorge se serre. Il a peur qu'elle l'envoie se faire voir comme l'a fait Zephÿr. Il comprendrait. Il commence à comprendre qu'il y a des moments où il n'est pas en position de demander le pardon, et peut-être bien que ce moment, là, maintenant, en est un. Mais pourquoi Johan? Pourquoi je devrais te pardonner? Il ne sait pas comment comprendre sa phrase. Il ne sait pas si elle lui demande pour quel acte il voudrait son pardon, ou si elle cherche à connaître les raisons qui la pousseraient à une telle chose. L'échange avec son frère l'a totalement perturbé sur ce point et il ne sait pas ce qu'il est censé répondre. A la moindre erreur, il peut tout perdre. Tout. Le peu qu'il a avec elle, le peu qu'ils ont récupéré. Alexis secoue la tête et ses sourcils se froncent alors qu'il panique un peu plus. C'est un non. Un simple non silencieux.

Il commence à s'enfermer dans l'idée qu'il n'aura jamais le pardon, de qui que ce soit, qu'il n'arrivera jamais à faire amende honorable, quand elle lui attrape la main en le faisant sursauter. L'Allemand a du mal à suivre ce qu'il se passe, ses yeux passant du pouce qui caresse sa peau au sourire qui étire les lèvres de l'Anglaise, ce qu'il voit en totale contradiction avec ce qu'il a compris, ce qu'il a interprété. Tu n'as pas à me demander pardon Johan. Nous aurions pu faire certaines choses différemment mais tu n'es pas responsable. Bien, clairement, il s'est trompé. Il peine à rectifier tout ça dans sa tête, peu d'accord avec ce qu'elle vient de lui dire. Bien sûr qu'il est responsable. Peut-être pas totalement, mais ça reste à prouver, puisqu'elle s'est apparemment toujours sentie relayée au second plan, mais il a tout de même sa part de responsabilité dans tout ça. Il ne sait pas comment elle peut dire le contraire. Il ne sait pas si elle le pense réellement ou si c'est pour qu'il se sente mieux à propos de tout ça. Il ne veut pas se sentir mieux à propos de tout ça s'il faut qu'elle prenne tout sur le dos. Il nie de la tête, mais ne parvient pas à parler avant qu'elle reprenne. C'est à toi de me pardonner. Attends. Pardonne-moi d'avoir mis fin à notre relation sans un mot. Non, attends. Pardonne-moi de ne jamais avoir répondu à aucune de tes lettres. Son cœur se serre mais il ne parvient pas à l'interrompre. Pardonne-moi de t'avoir refusé le droit à une explication. Leur conversation de la semaine dernière lui revient en tête. C'est trop facile, lui a t-elle dit. Pardonne-moi de ne pas être venue te supplier plus tôt de m'accorder ton pardon. Je suis responsable de ce qui s'est passé. Je le regrette amèrement. Il continue de nier, comme bloqué dans le geste, comme un automatisme alors que ses phrases se répètent en boucle dans sa cervelle. Il ne sait pas ce qu'il rejette comme ça. Ces mots, il les a attendus des années. Quand elle ne lui a plus répondu, il a espéré, des mois durant, recevoir enfin une lettre qui expliquerait son silence, qui lui demanderait de l'excuser pour ce dernier. Quand il a compris que tout était fini, il aurait aimé avoir des explications, et lui en a voulu pour ne les avoir jamais eu. Mais il n'est jamais allé les chercher, n'est-ce pas ? Peu importent ses raisons, peu importe ce qu'il s'est dit, ce silence, cette absence, il a fini par les accepter, ou tout du moins par se faire à leur existence, au fait que qu'ils étaient désormais ce qui l'accompagnerait. Et ça, c'est de son fait, uniquement. Alors peut-être que ce qu'il rejette, là, maintenant, c'est le fait qu'elle se considère comme responsable. Comme seule responsable.

Ses lèvres viennent se poser sur sa main et il ferme quelques secondes les yeux. Ses paupières ne s'ouvrent de nouveau que lorsqu'elle touche sa joue, et il ne peut s'empêcher d'appuyer son visage contre ses doigts, dans un court instant de faiblesse qu'il ne devrait peut-être pas s'accorder. Johan... je voulais que tu saches... mon cœur t'a toujours appartenu au fil des années. Je t'aime Johan. Il sent clairement quand son cœur manque un battement, la sensation de manque dans sa poitrine claire comme de l'eau de roche alors que son souffle se coupe, que ses tripes se serrent de nouveau, à l'image de sa gorge qui ne laisse passer qu'un début de gémissement qu'il n'explique pas. La sensation qui gagne sa cage thoracique est difficile à définir, parce que tout s'y mélange. La joie d'entendre ces mots qui rythmaient sa vie il y a quelques années, qu'il a perdus du jour en lendemain, dont il rêve encore parfois. Des rêves douloureux. Des rêves amers. Parce qu'il l'a perdue. Et puis cette peine, cette peine qu'il n'arrive pas à définir. Cette peine, et cette incompréhension. Pourquoi ? Comment ? Après la manière dont se sont passées les choses. Après les années. Après les rencontres qu'elle a du faire depuis. Pourquoi lui ?

J'ai toujours gardé secret le rêve d'un jour avoir un foyer avec toi. L'air étonné qui se peint sur le visage de la professeure trahit le fait que cette pensée murmurée était censée en rester une. C'est le même air qui se peint sur le sien. Un foyer. Le terme résonne étrangement dans sa tête, à lui qui a renoncé il y a bien longtemps à l'idée d'avoir un réel foyer, qui n'imagine pas un instant que ça pourrait lui arriver. Oh, il le veut, bien sûr qu'il le veut, il en a même presque besoin, perdu comme il est, mais il s'est fait à l'idée que tout ça n'était certainement pas pour lui, que ça ne serait pas un élément de sa vie. Quand il est parti de chez lui, il a quitté ce foyer malsain qui était le sien pour partir à la recherche de ceux qui seraient peut-être quelque chose d'un peu plus positif dans sa vie. Espoir absurde, tentative vaine. Puis quand il l'a rencontrée, elle, il s'est dit qu'il pourrait peut-être fonder quelque chose avec elle, et tout a disparu sans qu'il ne comprenne réellement où il a fait une erreur. Alors, lentement, l'idée a fait son chemin, le laissant de plus en plus seul, le dernier clou s'enfonçant avec Zephÿr. Qu'elle lui annonce avoir ce rêve-là, il a du mal à le comprendre. Encore une fois... Pourquoi moi ?

Avant même qu'elle puisse répondre, avant même qu'elle puisse faire quoi que ce soit, Johan se rapproche davantage et vient l'entourer de ses bras, enfouissant son visage dans ses cheveux, se laissant un moment pour profiter de la sensation, de sa présence contre lui. Il veut pouvoir lui dire. Lui dire qu'il ne l'a jamais oubliée, qu'il n'a jamais pu. Que tout ce qu'il a tenté d'enfouir, ce qu'il a réussi à mettre dans un coin de sa tête, tout est revenu avec une violente force quand il est arrivé à Poudlard et qu'il l'a revue. Que s'il n'a pas pu aller la voir la semaine passée, c'est parce qu'il ne se fait pas confiance pour ne pas envoyer balader tout ce qui lui dit de réfléchir, de faire attention, de ne pas agir sur impulsion quand tant de choses manquent de clarté. Il veut pouvoir lui dire qu'il est toujours dingue d'elle, qu'il veut pouvoir l'avoir à ses côtés chaque jour, dans son lit chaque nuit. Mais rien ne veut sortir, sa voix comme bloquée. Alors il s'écarte un peu, attrapant à son tour l'une de ses mains, ses yeux fixés sur ses doigts, la portant à sa poitrine où son cœur bat la chamade, le rythme presque insoutenable. Elle l'aime. Il lève le regard vers elle, hésitant, la respiration un peu laborieuse. Il n'y arrive pas, n'arrive pas à faire sortir ces mots qui lui brûlent les lèvres. Alors il espère que ses yeux transmettront ce que sa voix refuse de porter. Elle est toujours son monde, elle n'a jamais réellement cessé de l'être.





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La peur. Tel est le sentiment que je lis dans ses yeux. Telle est la sensation qui se dégage lorsqu'il recule. Mon cœur s'affole quand je comprends que c'est moi qui ai provoqué cette peur en lui. Je ne voulais pas m'emporter. Je ne voulais pas qu'il ressente le besoin d'accentuer la distance entre nous parce que j'ai laissé la vivacité de mes mots l'emporter sur le côté posé que j,aborde d'ordinaire. Je me sens d'une nullité absolue pour m'exprimer. Je doute de mes compétences pour manier les mots. Je l'avais toujours fait avec une telle aisance, je ne m'étais jamais autant embrouillée mais aujourd'hui, je galère sincèrement à m'exprimer. Je ne sais pas comment formuler mes phrases, quelle intensité mettre dans mon ton pour exprimer avec exactitude mes pensées. Je m'enfonce toute seule et je me dis que je serais mieux de me taire avant de commettre une nouvelle bévue. Je crains mes mots et je crains ses réactions qui semble échapper totalement à la logique que je lui connaissais. Je ne l'avais jamais senti aussi vulnérable, aussi réceptif et je suis perdue. Un monde nous sépare-t-il aujourd'hui? Je me sens comme en danger. Je ne suis plus sur un terrain où je peux imaginer ce qui va se passer. L'incertitude règne et prend possession de mon âme alors que les doutes m'assaillent. Je n'ai pas la moindre idée de comment agir. Je ne sais plus quoi dire pour réussir à lui faire comprendre ce que je ressens tout au fond de moi. Je sens la panique qui a pris possession de son être. Elle vient heurter mon cœur lui infligeant une douleur pire que cette peur. Je veux redevenir celle qui l'apaise et le réconforte, celle qui peut lui donner confiance. Je ne veux pas être source d'angoisse car cela semble tuer un peu de cet espoir que je nourris que nous parvenions à retrouver ce lien qui nous unissait. Je sais que je suis responsable de ces doutes qui le font souffrir. Je voudrais me jeter à ses pieds pour implorer son pardon mais je reste là debout face à lui.

Je vois son expression se modifier, évoluer et je sais que je devrais me taire. Je sais que j'aurais du garder le silence avant de faire pire que ce que je n'avais déjà fait. Je ne rate rien de ce changement mais je ne suis même pas capable de cesser de parler, de trop parler sous l'effet d'une nervosité qui échappe à mon contrôle. Il secoue la tête comme s'il rejetait la possibilité d'un jour pouvoir pardonner. Il ne dit rien. Il ne me rassure pas. Il ne fait pas le moindre geste pour me donner un maigre espoir auquel m'accrocher. J'ai peur que jamais je ne puisse parvenir à me racheter à ses yeux alors que c'est une souffrance que je ne maîtrise pas, qui me fait mal que de penser à un avenir sans lui. Je ne devrais pas mettre mon cœur à nu. Je ne devrais pas lui laisser voir au plus profond de mon âme. Mais pourtant, je ne cherche pas à cacher ce que je peux ressentir. Je ne dissimule pas combien il hante mon esprit et mes rêves, du nombre de soir où je rêve de ses bras pour m'aider à m'endormir. Je ne peux pas penser que mon destin se résume en une succession de nuits troublées. Je ne peux pas croire que cette insomnie permanente comme ce sentiment de solitude qui se cache sous ma peau soit tout ce qui m'attend. Non ce ne peut pas être possible. Je voudrais fermer les yeux pour ne plus le voir dénier ce pardon que je sollicite mais je le fixe m'opposer ce refus qui semble venu du plus profond de lui, incontrôlable. La dure réalité s'impose un peu plus alors que la joie que mes mots auraient pu provoquer semble entachée. Il y a dans ses yeux une douleur qui sonne comme une gifle retentissante. Je sens cette dualité dans ses sentiments alors que sa joue s'abandonne à ma caresse mais qu'une partie de lui semble vouloir me rejeter tout simplement. Il ne veut pas s'abandonner à cet instant, il ne le peut pas après tout le mal que je lui ai fait.

J'ai la gorge tellement serrée sous la déferlante d'émotions. Je me sens envahie. Tout se bouscule dans ma tête. Tout semble s'être enchaîné bien trop rapidement et j'ai le cœur qui bat la chamade. Je vois combien l'idée d'un foyer lui semble improbable. Son regard parle pour lui et je sens quelque chose s'éteindre en moi. Je me demande dans quelle mesure je suis venue alimenter le fait qu'il ne croie pas y avoir droit. C'est en tout cas ce que sa question suscite en moi. Je voudrais tellement savoir le rassurer et lui faire comprendre pourquoi ça a toujours été lui. Je n'ai jamais pu m'abandonner avec personne outre lui. Je n'ai jamais accepté de confier mon cœur et les secrets de mon âme à nul autre que lui. Il mérite un foyer car il sait me faire sentir entière, il me donne envie d'être moi tout simplement. Il a cette faculté de rendre mon monde plus beau. Mais au-delà de cela, j'admire son esprit vif et intelligent et cette passion qui l'anime. J'admire son espièglerie et son côté raisonnable. Je pourrais énumérer un millier de raison qui me pousse à l'aimer, qui font que c'est lui et nul autre. Je sais que des raisons il y en aurait énormément pour justifier pourquoi lui mais quelque chose m'empêche de répondre spontanément. Je le fixe un peu incrédule me demandant s'il doute réellement. Je n'arrive pas à croire qu'il ne sache pas que c'est le seul choix possible depuis le premier jour. Dans combien de lettres ai-je pu lui exprimer mon amour inconditionnel? Il ne sait pas pourquoi j'ai mis fin à notre relation mais justement, il n'a aucune raison de remettre en question tout ce qui a construit et renforcé notre amour au fil des années. Je ne lui ai pas donné de réelle raison d'en douter. Je ne lui ai pas dit que c'était sa faute mais bien la mienne.

Le doute me submerge et je pourrais me laisser envahir quand soudain je me retrouve dans ses bras. Il me serre contre lui et j'ai l'impression d'être là où je devais tout simplement. Des larmes menacent de lui échapper tant c'est comme un rêve que cet instant mais je me refuse à les laisser m'échapper. Je ne peux pas me trahir. Je ne peux pas le laisser savoir combien je suis touchée. Ce serait lui avouer que je souffre de son absence encore plus et je ne suis pas certaine d'en avoir le droit. Il ne dit pas un mot. Il n'exprime toujours rien. Je n'ai pas la moindre idée de ce que je dois ressentir. Je panique légèrement alors que je n'ai aucune idée de si je suis supposée être rassurée. Ou au contraire devrais-je paniquer car il ne sait pas comment me repousser et dire adieu à notre histoire. Mon cœur est paniqué, mon souffle s'emballe. Je suis son geste comme fascinée, inquiète aussi. Je sens son cœur battre si rapidement, à un rythme fou. Je finis par le regarder et j'ai l'impression qu'il essaie de me faire passer un message. J'ai l'impression d'y lire son amour mais je vois aussi combien tout est si difficile par ma faute. Je peine à trouver mon souffle, trouver la force de forcer ma voix à sortir dans un filet à peine audible. « Parce que tu es le seul qui me fasse sentir moi. Le seul pour qui mon cœur bat. Tu as toujours été le seul. Il n'y a jamais eu que toi. » Je me sens épuisée d'avoir prononcé ces mots. Je voudrais venir chercher ses lèvres mais sans que ma main ne quitte sa poitrine, je viens poser mon front sur son épaule, mon autre main se posant sur son bras. Je veux sentir l'odeur qui le représente. Je veux sentir sa présence. « Je pourrais te supplier à genoux pour une seconde chance. » Je serre le poing pour essayer de ne pas couler tant j'ai peur de le perdre. Son silence est une torture. Je ne veux pas y croire pour me rendre compte que j'ai perdu d'avance. J'ai besoin de lui, mon être tout entier le hurle mais je reste silencieuse.
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Parce que tu es le seul qui me fasse sentir moi. Johan met quelques secondes à réaliser qu'elle répond à sa question. Il ne s'attendait pas vraiment à une réponse, et peut-être même en redoutait-il une. Idée absurde : rien de négatif n'aurait réellement pu être dit quand il s'agit de lui expliquer pourquoi elle veut fonder une famille avec lui, n'est-ce pas ? Alors pourquoi en avait-il peur ? Ses craintes, il les comprend de moins en moins, perdu, complètement perdu. Il a besoin de se retrouver seul avec lui-même pour pouvoir y comprendre quelque chose, pour faire du tri entre le rationnel et l'irrationnel. Là, son cœur s'emballe, ses tripes se serrent, sa tête finit par ne plus rien suivre, le laissant incapable de savoir comment réagir, ni même si ce qu'il fait est la chose à faire. Il agit de plus en plus à l'instinct, et il sait que ça peut être une très mauvaise idée. Mais c'est soit ça, soit il tente de fuir la situation le temps de tirer tout ça au clair, et ça, ce n'est pas une réelle option. Il ne peut décidément pas la laisser ici, lui tournant le dos alors que tout semble si crucial, alors que cet instant est si important pour lui, pour elle, pour eux, pour ce qu'ils peuvent être, ce qu'ils peuvent redevenir. Le seul pour qui mon cœur bat. Le sien continue sa course et il espère qu'elle en a conscience, qu'elle réalise que c'est à cause d'elle qu'il est dans cet état. Que s'il sent ses battements dans ses tempes, c'est pour chaque mot qu'elle prononce, pour chaque regard qu'elle pose sur lui, pour chaque sourire qui étire ses lèvres quand elle le fixe. C'est pour l'odeur de sa peau, pour la douceur de ses lèvres, pour chaque lumière qui danse dans ses yeux. Tu as toujours été le seul. Il se doute qu'elle ne lui dit pas être le seul à avoir été entre ses bras, entre ses draps, il n'a pas le droit de prétendre à une telle chose. Avec les années entre eux, il n'est pas adolescent, il sait bien qu'il y en a surement eu d'autres. Mais il comprend ce qu'elle veut dire. Il comprend, parce que c'est ce qu'il ressent pour elle. Elle est la seule, peu importe combien de fois il a tenté d'oublier cette évidence. Il n'y a jamais eu que toi. Il ferme les yeux alors qu'elle vient poser sa tête contre son épaule, submergé. Quand il a accepté de l'accompagner à Pré-au-Lard aujourd'hui, il n'aurait jamais imaginé qu'ils en arrivent là, qu'elle lui avoue de telles choses. Il n'aurait jamais pensé la tenir contre lui, comme ça, si proche, surement plus qu'il ne serait raisonnable. S'il a accepté de réduire cette distance entre eux, ses pas vers elle sont encore hésitants. Elle, elle fait de longues enjambées, et il est pris de court. S'il pensait avoir rendu les choses claires entre eux, sur ce qu'il voulait et ne voulait pas d'elle, elle les rend encore plus claires, comme décidée à abattre les murs qu'il a érigé autour de lui un à un. Il remonte ses doigts le long de sa main, venant les lacer avec ceux d'Alexis sur sa poitrine, son autre paume venant glisser derrière sa nuque, attrapant au passage quelques mèches de sa chevelure, la pressant un peu plus contre lui. Amis... Clairement, ça n'aurait jamais suffit. Pas entre eux.

Je pourrais te supplier à genoux pour une seconde chance. Il sait qu'elle le ferait. Qu'elle en serait capable, si ça le poussait vraiment à accepter. Il sent la main sur son épaule se serrer, et il descend celle sur sa nuque dans le creux de son dos, calant sa joue contre son crâne, profitant de l'étreinte tant qu'il le peut. Tu... Il s'interrompt, incertain de ce qu'il allait bien pouvoir dire. Il a commencé à parler sans vraiment réfléchir à ses mots, et c'est la recette du désastre. Pourtant, il n'est pas certain que ce qui lui vient alors qu'il pense vraiment à la chose soit beaucoup plus raisonnable, mais c'est tout ce qu'il trouve. Quoi qu'il cherche, c'est tout ce qui lui revient, comme s'il n'avait pas d'autres choix. Peut-être qu'il n'en a pas. Que c'est comme ça que doivent se passer les choses, et pas autrement. Tu n'as pas besoin de me supplier. Johan vient déposer un baiser dans ses cheveux, un soupir lui échappant. Qui cherche t-il à convaincre, quand il refuse en bloc ? Qui croit-il tromper ? Il a besoin de temps pour que les choses aillent mieux. Il a besoin qu'ils s'expliquent, parce que les zones d'ombres seront toujours présentes, s'ils ne font rien, et il cherchera toujours à comprendre. Être dans le flou, il ne peut pas, et elle doit bien le savoir. Mais être sans elle, il ne peut pas non plus. Plus le temps passe, plus ils échangent, et moins il en est capable. Et ça, lui, il le sait. Pas qu'il en ai vraiment douté un jour. Que faisons-nous, maintenant ? Que sommes-nous supposés faire ? Ils ne peuvent décidément pas agir comme si rien ne s'était jamais passé, comme s'ils n'avaient pas vécu séparés, comme si l'absence de communication entre eux n'avait pas été un large pan de leur vie. Leur redonner une chance est une belle chose, mais comment sont-ils censés gérer ça ?





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Je sens les battements affolés de son cœur sous mes doigts. Je sens combien il s'affole dans sa poitrine, sa cadence augmentant en même temps que mes mots semblent se frayer un chemin en lui. Je crois que nos cœur battent à l'unisson, à ce rythme effréné qui prouve combien les mots peuvent bouleverser au plus profond. Je suis perdue en cet instant précis. Je viens d'avouer tellement de choses, d'énoncer tellement de vérités que ma tête tourne sous le flot de sentiments. Je ne sais plus quoi penser et ma tête est soudain tellement vide. Je viens de lui offrir tout ce que je pouvais pour lui prouver combien j'ai besoin de son pardon, combien je le désire du plus profond de mon être. Je ressens un vide immense de ne pas savoir ce que je dois faire ou dire, de n'avoir pas la moindre idée si j'ai une chance de mériter un jour pleinement son pardon. Son silence joue sur mes nerfs tendus alors que je suis incapable de deviner où le mène ses pensées. Je pourrais presque paniquer. Mais je me force à garder un minimum de calme, je me force à ne pas laisser les émotions l'emporter sinon je sais très bien que je vais me faire des films toute seule et imaginer le pire. Je n'ai plus d'autres mots à lui offrir pour l'aider à accepter l'idée de cette distance entre nous qui n'a pas de raison d'être. Je ferme les yeux humant l'odeur qu'il dégage. Je reste immobile laissant le temps filer, lentement ou rapidement, je n'en ai aucune idée. Le monde autour m'indiffère en cet instant précis alors que ses doigts s'entrelacent aux miens dans un geste complice, proche qui fait chavirer mon cœur Il apporte de la joie quand je sens ce contact si doux et qui pendant toutes ces années m'a manqué avec une telle intensité. Même avant la fin de notre histoire, tenir sa main dans la mienne pour sentir sa force couler en moi et me permettre d'affronter chaque journée me manquait cruellement. Nous avons toujours si préserver cette proximité mais l'intimité de nos corps qui se cherchent et se trouvent m'a manqué. J'avais besoin de son regard et de sa voix pour me sentir unique. Sa présence me fait prendre conscience combien il m'a manqué depuis ce jour où son chemin s'est séparé du mien. Il a créé un vide dans mon existence que je n'ai jamais réussi à combler. Sa main qui se glisse sur ma nuque piégeant en même temps quelques mèches, ce geste si banal m'apaise. Il vient calmer la brûlure que le manque a imprimé dans mon être tout entier. Je me sens plus entière que jamais.

J'ai cru que réaliser mon rêve pourrait combler cette sensation de néant qui a pu exister mais il n'en a jamais rien été. J'aurais du me sentir épanouie de savoir que j'y étais parvenue mais ce jour là, je n'avais eu personne avec qui fêter la nouvelle. Enfin si, je n'étais pas seule mais j'aurais voulu partager cet aboutissement avec le seul qui compte, le seul à connaître la force de mon désir. Il savait combien j'y tenais, j'en rêvais depuis toujours mais au moment où la joie me submergeait pour la nouvelle, j'avais pris conscience de l'imperfection de ce bonheur. Il était et serait incomplet tant que je ne pourrais pas vivre dans ses yeux. Sa main glisse de ma nuque à mon dos et je ne peux retenir le frisson qui anime mon corps. Je ne peux contrôler cette sensation qui vient du plus profond de moi. Je suis dans ses bras et je me demande si c'est un rêve. J'ai peur de me réveiller dans la solitude de mes draps froids. J'ai peur que tout disparaisse dans un nuage de fumée et de réaliser combien mon esprit se joue de moi. Je ne veux pas me dire que notre histoire n'existe que dans mon imagination. Je veux m'y accrocher alors je savoure cette étreinte. Je prends le temps d'apprécier la douceur de sa main, les battements frénétiques de son cœur Je réalise à peine qu'il me dit ne pas avoir besoin de le supplier. Le sens m'échappe quelques instants avant que je réalise qu'il envisage réellement de me donner une seconde chance, de nous donner cette possibilité. Je sens le bonheur envahir mon être tout entier. Il pose un baiser dans mes cheveux et je ne peux me retenir de sourire. Je sens l'espoir revenir. Je sais que je ne dois pas rêver, on ne va pas réussir à réparer tout du jour au lendemain mais on peut avancer petit à petit pour prendre le temps de nous retrouver. Il y a des blessures qui se sont imprimées au fil du temps, des manques qui ont tout dominés et nous ne sommes plus aussi innocents. « Je ne sais pas. Je n'ai aucune idée de comment on est censé agir. » Mais depuis quand faut-il savoir quoi faire avant de le faire. Jamais rien n'a été calculé entre nous. Naturellement, j'en suis tombée amoureuse. Je n'avais pas prévu de ressentir de l'amour pour lui mais les choses sont venues naturellement. « Je ne sais pas ce que la logique voudrait que nous fassions mais je sais que suivre ce que nos cœurs nous dictent ne peut pas nous conduire à nous perdre. On peut lutter tant qu'on veut, je sais que tu es celui qui fait battre mon cœur plus vite. » Je ne sais pas ce que je veux dire, exprimer. Je n'arrive plus à penser et j'ai l'impression que cette spontanéité pourrait m'amener à parler trop spontanément. Je ne peux plus rien prévoir, je ne suis plus en état. « On a vécu séparément des années. Je sais que tu as besoin d'explications et elles viendront. Je les partagerai avec toi mais j'ai envie de prendre le temps de te connaître à nouveau. Je veux savoir ce qui a rythmé ton quotidien. Je veux redécouvrir ce que tu aimes. Je veux à nouveau me perdre en t'écoutant, laisser ta voix prendre toute la place dans ma tête. Je veux te parler de mes années ici, de ce qui a fait battre mon cœur Je veux retrouver ce qui nous liait. Je veux pouvoir prendre ta main et t'écouter me raconter ta vie, te laisser me parler de ce qui te fait mal parfois. Je veux sentir que je fais partie de ta vie et te prouver chaque jour combien tu fais partie de ma vie. On ne peut pas ignorer toutes ces années mais on peut essayer de rattraper le temps perdu. » Je suis à bout de souffle. Je prends une pause mais je ne boude pas. J'ai l'impression que si je le fais, tout risquerait de s'effacer. J'ai peur que si la distance se glisse à nouveau entre nous, on perde le moyen de nous rapprocher à nouveau. Je suis effrayée à l'idée qu'il ne parvienne jamais à venir vers moi. Je crains que le mal qui a été fait le pousse à nouveau à fuir. J'ai besoin aujourd'hui plus que jamais de sentir que nous avons une chance de trouver un moyen de nous retrouver. Je murmure faiblement. « Je veux que tu puisses venir à moi sans avoir peur Johan. Mais je respecterai ton rythme. » Je ressens combien tout s'enchaîne si vite pour lui, combien ses pas vers moi sont hésitants. Je ne veux pas le brusquer, je serai patiente même si aujourd’hui, de réaliser combien de temps nous avons perdu, je désire ne pas perdre une seconde de plus.
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Je ne sais pas. Je n'ai aucune idée de comment on est censé agir. Alors ils sont tout autant perdus l'un que l'autre. On pourrait penser qu'avec le temps, avec les expériences, ils auraient davantage d'idées, ils sauraient davantage comment réagir. Pourtant, là, ils sont tous les deux incapables de savoir comment gérer la chose, comment tout va pouvoir tourner et ce à quoi ils doivent s'attendre. Ils vont devoir tâtonner, voir ce qui se passer, réagir en conséquence. En un sens, ils sont renvoyés à cette période où ils se sont découverts, sauf que cette fois ils se connaissent déjà. Tout du moins en partie. Une bonne partie, normalement. L'idée l'effraie un peu, mais pas autant qu'il aurait pu le penser. Parce que se réapprendre, c'est une chance, aussi. Une chance de voir ce qu'ils sont devenus. Elle est professeure, comme elle l'a toujours rêvé. Et il veut savoir comment, comment elle a réussi à finalement obtenir ce poste qu'elle désirait tant. Je ne sais pas ce que la logique voudrait que nous fassions mais je sais que suivre ce que nos cœurs nous dictent ne peut pas nous conduire à nous perdre. Elle a raison, complètement raison. S'ils s'écoutent, ils devraient s'en sortir, non ? Parce que ce que son cœur lui dicte, c'est de la récupérer. C'est de l'avoir de nouveau pour lui et rien que lui. C'est de ne plus la lâcher, de ne plus partir sans elle. De ne plus faire un choix qui ne l'inclue pas. A quel moment une telle chose pourrait l'éloigner de nouveau d'elle ? On peut lutter tant qu'on veut, je sais que tu es celui qui fait battre mon cœur plus vite. Ils peuvent lutter, se mentir, tenter d'ignorer ce qu'ils ressentent, certaines choses sont terriblement honnêtes et ils le savent tous les deux. Leurs regards, leurs gestes. Ce rythme effréné dans leur poitrine.

On a vécu séparément des années. Comment pourrait-il l'oublier ? Je sais que tu as besoin d'explications et elles viendront. Je les partagerai avec toi mais j'ai envie de prendre le temps de te connaître à nouveau. Johan acquiesce doucement. Tout ce dont il a besoin pour le moment, c'est de savoir qu'il saura, un jour. Qu'elle lui dira. Qu'il comprendra enfin pourquoi les choses ont tourné de cette manière. Il n'a pas besoin qu'elle le lui dise maintenant, il n'a pas besoin qu'elle s'épanche à ce sujet ici, au milieu de la ruelle, alors qu'il la serre contre lui. Ce n'est ni l'endroit, ni l'instant pour ça. Je veux savoir ce qui a rythmé ton quotidien. Je veux redécouvrir ce que tu aimes. Il a l'impression qu'il n'aura pas grand-chose à dire. Qu'il n'a pas vraiment changé. Il a envie de lui dire qu'elle perdrait son temps et qu'il veut bien qu'ils le passent à l'écouter elle. Parce que c'est bien plus intéressant, bien plus doux à ses oreilles que sa propre voix. Je veux à nouveau me perdre en t'écoutant, laisser ta voix prendre toute la place dans ma tête. Il pourrait jurer qu'elle entend ce qu'il pense, qu'elle vole ces mots directement dans son esprit. Je veux te parler de mes années ici, de ce qui a fait battre mon cœur. Qu'elle fasse donc, il lui donnerait tout le temps du monde si c'était nécessaire pour ça. Chaque seconde, chaque minute, chaque heure de chaque journée, tout serait à elle. Je veux retrouver ce qui nous liait. Je veux pouvoir prendre ta main et t'écouter me raconter ta vie, te laisser me parler de ce qui te fait mal parfois. Si l'idée d'avoir sa main dans la sienne comme là, maintenant, l'enchante, il fronce les sourcils à l'idée de parler de ce qui « fait mal ». Bien sûr que ce genre de choses, ils le partageaient, qu'ils abordaient le négatif comme le positif, et que ça ne doit pas changer. Mais ce qui fait mal actuellement, il ne sait pas s'il est en état d'en parler. S'il n'est pas trop à vif pour aborder le sujet. Presque littéralement d'ailleurs, la cicatrice toujours présente malgré ses tentatives pour au moins la rendre plus discrète, toujours trop récente. Quand cessera-t-elle de l'être, d'ailleurs ?

Je veux sentir que je fais partie de ta vie et te prouver chaque jour combien tu fais partie de ma vie. On ne peut pas ignorer toutes ces années mais on peut essayer de rattraper le temps perdu. Oui, ils peuvent. Il a même l'impression qu'ils le doivent, parce que la perdre encore est inimaginable. Tant qu'il parvenait à rester à une certaine distance d'elle, il pouvait éventuellement se faire à l'idée qu'elle n'était plus dans sa vie, et à l'idée qu'elle pourrait ne plus jamais l'être, malgré la douleur qui y est liée. Mais là, désormais, c'est impossible. Je veux que tu puisses venir à moi sans avoir peur Johan. Mais je respecterai ton rythme. Son rythme, il n'a plus aucune idée de ce que c'est censé être. Il n'arrive plus à savoir, s'imposant un instant une certaine absence de proximité, puis envoyer voler toute décision le moment qui suit. Préférant se laissant le temps d'y réfléchir, de réarranger les choses dans sa tête, mais incapable de ne pas la prendre dans ses bras. Il danse sur un pied puis sur l'autre, sa tête peinant à suivre le changement, à décider de la chose à faire, de l'attitude à adopter. Merci. Il sait qu'elle ne forcerait jamais. Que ces pas qu'elle fait vers lui, elle les fait parce qu'il la laisse faire. Il aurait pu couper court à tout ça. Il aurait pu mettre fin à cette discussion dès le début. Il ne l'a pas fait. Il la laisse s'exprimer, parce que c'est ce qu'il veut. Il veut savoir.

Il a peur, oui, surement. Il a peur ? Peur de quoi ? Peur de ne pas avoir de quoi rectifier le tir. Peur que ce qui les a séparés pour de bon, il ne soit pas en mesure de le changer, de l'arranger, de le faire disparaître, Merlin-seul-sait-quoi. Il a peur qu'en lui laissant son cœur, il ne signe que pour une nouvelle aventure qui tourne mal, et il ne sait pas s'il le supporterait. Il ne sait pas comment il pourrait tenir le coup après ça. Pas par sa faute à elle, pas par sa faute à lui. Aucun d'eux, ou les deux peut-être, il n'en sait rien. Il n'en a aucune idée. Mais elle lui a promis qu'il aurait ses explications, n'est-ce pas ? Tout n'est qu'une question de temps. Tout a toujours été question de temps, avec eux. De temps ensemble. De temps loin l'un de l'autre. De temps sans l'autre. Question... Absurde, peut-être. Mais, au niveau de l'école, ça va se passer comment ? Peut-être qu'elle a des indications là-dessus. Sur ce qui se fait, ce qui ne se fait pas. Peut-être qu'elle a déjà vu ce genre de choses, en tant qu'étudiante ou en tant que professeur. Il n'en sait rien. Il ne sait pas si c'est une chose sur laquelle ils sont censés être discrets à outrance ou non. Bien que ce ne serait pas la première chose qui pourrait lui faire perdre son travail, depuis le début de l'année.

Ils devraient bouger. Ils devraient aller s'asseoir quelque part. Ils devraient faire quelque chose. Mais à la place, il profite d'avoir sa tête contre son épaule, ses reins à hauteur de sa main, ses doigts enlacés aux siens.





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Alexis M. Abberline
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Tout va tellement vite entre nous, sans doute beaucoup trop vite. Je me sens essoufflée comme à bout de souffle alors que tout me semble flotter dans un brouillard absolu. Tout s'est tellement accéléré et même si je suis celle qui a prononcé ces mots, fait s'accélérer notre monde, je suis sous le choc de tout cela. Je n'arrive plus vraiment à suivre le rythme et je suis là tout contre lui. Mon cœur bat tellement vite que c'en est douloureux, oui j'ai mal à chaque battement supplémentaire. J'ai l'impression qu'il essaie de fuir ma poitrine, de me remonter par la gorge et la sensation me donne l'impression que ma tête tourne. Dans mon esprit, tout se mélange. Je ne sais plus très bien si je suis sur la bonne voie ou si je viens de précipiter bien trop les choses. Tout est tellement complexe. Je prends peur. Oui la peur domine totalement mon âme et mon cœur quand je réalise que je viens de faire s'effondrer les murs entre nous. Je suis terrorisée par l'idée de me rendre compte que nous avons perdu ce lien. Je me dis que si pendant toutes ces années de séparation, j'ai nourri jour après jour, alimenté le feu continu de l'espoir en moi, il reste fragile. Nous avons vieilli et si nous ne nous pouvions plus nous retrouver? Et si celle que je suis aujourd'hui ne lui plaisait plus? Je sais que je deviens totalement irrationnelle mais ouvrir son cœur nous laisse généralement sans rien pour nous protéger. Je suis incapable de me protéger en cet instant précis et mon cœur pourrait finir réduit en poussière d'y avoir cru trop fort pour finalement heurter le mur de la dure réalité. Je ne devrais pas ressentir cette émotions après ce qui vient de se produire mais quelque chose en moi me crie que tout est fragile dans la vie. Cette leçon, je l'ai apprise durement. L'existence me l'a inculquée en me prouvant que rien n'est jamais acquis. La paix est fragile. La mort peut surprendre à tout moment. Lutter! C'est une lutte permanente pour préserver le bonheur mais j'ai peur qu'il aie perdu l'envie, la foi ou encore tout simplement la force de mener cette lutte avec moi dans le but de juste sauver notre relation. Je tente de contrôler cette attaque d'anxiété qui vient diminuer le bonheur de cette perspective. Je veux la chasser pour pouvoir juste savourer. Mes doigts se resserrent sur les siens comme pour souder notre lien par le biais de nos corps. J'ai besoin de cette proximité pour apaiser ce qui hurle en moi mon besoin de lui. Je finis par reprendre doucement le contrôle de mon corps. Je commence à reprendre le dessus sur le flot insensé et incontrôlable de mes pensées. J'ai toujours la gorge tellement serrée que les mots semblent impossibles mais je me force à laisser mon esprit se rendre à l'évidence qu'il est réellement en train de m'accorder cette chance.

Ses mots me parviennent dans le brouillard de mon esprit. Mes pensées sont désorganisées et confuses. Il me faut du temps pour en faire le tri. Je dois chercher dans mes souvenirs. Je dois puiser dans mes connaissances à la recherche d'une réponse que pourtant je ne parviens pas à trouver. Je suis incapable de savoir si le néant dans ma tête provient du fait que je ne suis plus capable de réfléchir quand il est à mes côtés ou de l'absence de précédent en la matière. Certes, il ne fait aucun doute que d'autres avant nous ont su se trouver et s'aimer au sein de la grande école. Mais leur histoire a-t-elle été connue? Je suis totalement mélangée. J'ai la tête vide. Je tente de chercher un signe encourageant mais l'identité secrète du directeur me donne l'impression que... la prudence est de rigueur. Je ne sais pas pourquoi mais je me dis qu'il serait de mauvais goût de s'exposer. Doucement, je réalise que nous sommes au milieu d'une rue, que nous sommes dans Pré-au-Lard offert à la vue de quiconque passerait par ici. Nous devrions bouger mais mon corps crie à cette simple perspective. Pourtant, la discrétion doit entourer notre histoire tant et aussi longtemps que nous ne possédons aucune certitude. Je ne suis pas prête à faire face aux regards des autres, à leurs questions quand il y en a encore tellement entre nous. Je ferme les yeux avant de lentement redresser la tête remettant un peu d'espace entre nos corps mais sans que mes mains ne quittent là où elles se sont logées avec bonheur. « Je crois que... c'est mieux de rester discret même si ça me t... déplaît. Il y a bien eu des rumeurs mais je ne me souviens pas de deux professeurs s'affichant sans se cacher au sein de l'école. Je n'arrive pas à penser quand tu es si proche de moi. » Mon sourire se fait timide mais révèle combien au fond, je préfère être dans l'incapacité de penser mais sentir son corps contre le mien. Je ne dois pas beaucoup l'aider mais ma voix se fait douce. « Je ne veux pas me cacher. Ou alors je veux m'enfermer dans une pièce avec toi pour ne pas le faire. Johan... dis-moi que tu nous laisses vraiment une chance? » Mon besoin d'être rassurée est là couvant sous la peur et cherchant en lui des mots qui peuvent l'apaiser. Mon cerveau me dit de lui suggérer de nous mettre en mouvement et non pas de rester là au milieu de tout. Il me souffle à l'oreille qu'il serait préférable de trouver un endroit où nous asseoir et nous regarder dans les yeux. Il me dit qu'il serait judicieux de faire quelque chose mais aussi que changer d'endroit nous permettra de mieux penser à tout cela car j'ai bousculé les choses à pas de géant. Ma raison me dicte des dizaines de mots mais mes lèvres restent hermétiquement closes tandis que mon regard cherche le sien pour s'y perdre.
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Elle met un moment avant de répondre, à chercher dans sa mémoire, à chercher la réponse à son interrogation. Elle redresse lentement la tête, lui permettant de voir ses yeux à nouveau, tout en gardant leurs doigts entrelacés. Je crois que... c'est mieux de rester discret même si ça me t... déplaît. Rester discret. Ça sonne étrange, un peu. Pas qu'il soit du genre à s'afficher partout, tout le temps, sans se poser de questions. S'il n'est pas particulièrement réservé, il ne cherche pas non plus à ce qu'on le remarque coûte que coûte. Mais rester discret, c'est une toute autre histoire. C'est se retenir de lui prendre la main quand il la croise. C'est se retenir de la prendre dans ses bras dès qu'il en a l'occasion. C'est faire attention à ce qu'il dit, à la façon dont il la regarde. Quand il l'ignorait, la situation était totalement différente. Là, il sait que ça va être plus compliqué, que ce sera un travail de chaque instant pour lutter contre la moindre envie. Mais si elle pense que c'est ce qui est le mieux, que c'est la chose la plus judicieuse à faire, alors il ne cherchera pas à la contredire, il ne cherchera pas à faire autrement. Il y a bien eu des rumeurs mais je ne me souviens pas de deux professeurs s'affichant sans se cacher au sein de l'école. Poudlard, elle y a passé des années, quelle que soit la période de sa vie. Si rien ne lui vient, c'est effectivement que la discrétion est de mise et qu'ils auraient tout intérêt à ne pas bousculer la tradition. Alors il acquiesce, doucement. Il la suivra sans remettre tout ça en question. Parce que même avec ça, tant qu'il l'a elle, c'est tout ce qui importe. Il l'a elle, n'est-ce pas ? Je n'arrive pas à penser quand tu es si proche de moi. Son sourire touche immédiatement ses yeux, illuminant son visage. Il est un peu dans la même situation, un voile dans la tête qui mélange ses pensées et le rend incapable de réfléchir correctement. Il sait que c'est dû au fait qu'ils se retrouvent, qu'ils se touchent de nouveau, que ce sont toutes ces sensations qui reviennent en force qui embrouillent leurs esprits, mais il ne lutte pas, pas vraiment.

Je ne veux pas me cacher. Se cacher. C'est ce qu'ils vont devoir faire, pas vrai ? Dissimuler ce qu'ils ont aux yeux du monde, tout garder pour eux, chaque geste, chaque regard. Qu'elle ne le veuille pas est une bonne chose, il croit. Parce qu'elle assume totalement tout ça, qu'elle est d'accord avec l'idée que les gens sachent. Et ça, pour lui, ça vaut tout. Ou alors je veux m'enfermer dans une pièce avec toi pour ne pas le faire. L'idée est séduisante et plus qu'envisageable. S'ils sont censés garder ça pour eux, ne rien montrer à l'extérieur, ils vont très certainement en arriver là, à s'échapper tous deux dans une pièce pour n'en ressortir que lorsque le monde extérieur aura besoin d'eux. La perspective d'une telle chose est loin, très loin de le déranger. Johan... dis-moi que tu nous laisses vraiment une chance? Sa main quitte le dos d'Alexis pour venir remettre une de ses propres mèches en place, puis se poser délicatement contre la joue de la professeure alors qu'il la regarde, qu'il la détaille, ses lèvres scellées pendant un instant. Il réfléchit sincèrement, profondément à la question. Il veut lui donner une réponse dont il est certain, une réponse pour laquelle il aura pesé le pour et le contre. Quelque chose qui n'est pas précipité, qu'il ne lâche pas parce que l'instant s'y prête, pour ensuite le remettre en question quelques jours plus tard. Parce que ce serait la pire chose à faire pour tous les deux. Il pourrait lui demander un peu de temps pour pouvoir penser à tout ça, mais il en a déjà demandé. Il ne peut pas en rajouter, il ne peux pas lui faire ce coup-là. Alors il le prend, là, maintenant. Il repense à chaque instant où ses lèvres ont effleuré son cou, où ses mains ont caressé sa peau. Il repense à la douleur qu'il a ressentie quand il l'a perdue. Il repense à ces sourires qui lui réchauffent le cœur, à ces silences qui l'ont brisé. Il repense à tout, le positif, le négatif. Il repense à cette envie qu'il a de la redécouvrir, à cette peur qu'il ressent que rien ne soit comme avant. Et en même temps, est-ce une mauvaise chose si rien n'est comme avant ? Peut-être que tout aura évolué en bien... Et sans essayer, il ne peut pas le savoir. S'il ne tente pas, s'il ne se donne pas cette chance de savoir, il restera dans l'ignorance, à se demander ce qui aurait pu se passer.

J'ai besoin de toi, je ne peux pas te le cacher. J'ai besoin de t'avoir avec moi, même si ça signifie devoir rester discrets, devoir faire attention à tout quand nous sommes en public. Tout ce qui compte, c'est que tu sois là. Que nous deux, nous sachions ce qu'il en est. Ce qu'il en est, il n'en est pas certain, encore. Parce que des éléments restent flous, que certaines choses restent à tirer au clair. Mais ils ont le temps de le faire. D'en parler. Elle lui a dit qu'il saurait. Là, il n'est pas question de ce qu'il leur laisse ou non. C'est une question de nécessité. Sa nécessité à lui, c'est elle. Je veux tout apprendre, réapprendre de toi. Je veux savoir ce que j'ai manqué. Je veux savoir ce que tu es devenue. Je serais un fou si je nous refusais une telle chose, un idiot si je venais à te tourner le dos une nouvelle fois. La perdre une première fois a été une peine émotionnelle qui n'a jamais été égalée à ce jour, il ne se sent pas capable de la perdre une seconde fois. Ses doigts toujours contre sa peau, son pouce caressant doucement sa pommette, Johan approche son visage de celui d'Alexis pour venir poser ses lèvres contre les siennes dans un baiser presque hésitant. L'espace d'un instant, il se sent chez lui.





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Alexis M. Abberline
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Lexis & Johan

Never forget me, Because if I thought you could, I'd never leave

Le silence est la seule réponse que j'obtiens pendant ce qui me semble de trop longues secondes. Je sais qu'il a besoin d'y songer sérieusement à cette chance que je lui demande de nous accorder. Je respect cette nécessité d'y penser avant de se lancer trop vite. Je sais que derrière cette impossibilité de répondre instantanément, il y a des doutes qui se cachent. Je ne peux pas dénier qu'entre nous, tant de choses se sont passées pour que rien ne soit jamais aussi simple que de décider d'écouter son cœur. Il s'engage à accepter de m'accorder le temps pour être prête à lui fournir les réponses qu'il attend. Pourquoi ne puis-je pas simplement expliquer cette incapacité à trouver des mots quand finalement, ma vie s'est calmée. Pourquoi je n'arrive pas à lui dire qu'un jour, tout s'est précipité et c'est devenu simplement trop. Je sais que les réponses sont plus simples que de demander d'attendre encore. Mais je ne sais pas comment mettre ces mots sur notre vécu encore aujourd’hui. J'ai besoin de m'assurer de pouvoir le retrouver pleinement avant de prendre ce risque de l'accabler. Si nous sommes plus forts ensemble alors ces explications ne seront peut-être plus si importantes. J'ai besoin de nous retrouver avant d'accepter que tout soit à nouveau bouleversé. Je ne suis plus aussi forte qu'avant d'une certaine manière, plus aussi naïve. Je ne pourrai plus faire face à son départ aujourd’hui. Je ne pourrais pas supporter de le perdre à nouveau car sans lui, l'existence n'a plus la même saveur. Je n'arrive plus à savourer les petits bonheurs qui s'offrent car je n'ai pas à mes côtés celui avec qui je voudrais les partager. Je préférerais aujourd'hui tout quitter plutôt que le laisser aller ailleurs sans moi. À l'époque, jamais il ne me l'a proposé. Il ne me l'a pas demandé mais même s'il l'avait fait, j'aurais refusé. Je n'étais pas prête à renoncer à mes rêves mais les années m'ont appris que c'est lui mon rêve. Mais je doute qu'il ne me prendrait avec lui. Je n'en sais rien et je ne veux pas risquer de vivre la désillusion d'un refus même de cette éventualité. Le temps me semble long. Je ne peux résister à la tentation de caler ma joue dans la paume de sa main. Je savoure ce contact consciente qu'un refus pourrait signer l'arrêt de mort de tels gestes, de cette proximité. Je veux profiter de chaque moment où je peux sentir sa peau à portée de mes doigts. Je ne le presse pas, mon regard n'exprime que la sincérité de mes sentiments. Je souris doucement comme pour le rassurer. Oui je trouve cela difficile de rester dans l’expectative mais je ne lui mettrai pas la pression même s'il me demande quelques jours supplémentaires pour y penser.

Il a besoin de moi. Ses premiers mots font s'accélérer mon pouls alors que je ne peux retenir un sourire empli de joie et de soulagement. Mon regard s'illumine tandis que je le pose sur lui. Il vient par ces quelques mots d'allumer des étoiles dans mes yeux. Que nous deux nous sachions ce qu'il en est? Je ne suis pas encore sûre du sens de ces mots. Je ne sais pas précisément ce qu'ils signifient mais une chose est certaine à mes yeux, nous sommes quelque chose de proche d'un couple. Nous sommes deux adultes qui nous aimons. Cet amour et ce besoin l'un de l'autre, ce sont les seules certitudes dont j'ai besoin pour l'instant pour me dire que tout est possible. Il me dit ces quelques mots qui me font comprendre que j'ai plus de chance que je n'en mérite réellement. Mes lèvres restent closes, je suis incapable de formuler une pensée sous le bonheur que je ressens. Sa caresse fait naître des milliers de petites décharges alors que mon corps semble flotter dans ce bonheur. Je ferme les yeux quand ses lèvres se posent sur les miennes. Il y a comme une certaine timidité dans son baiser. Lentement ma main relâche son épaule pour venir glisser sur sa nuque, caresser sa peau du bout des doigts alors que je réponds à son baiser avec une certaine pudeur. Il n'y a rien de précipité dans ce baiser, rien de trop insistant ou exigeant. Il ressemble au premier baiser que l'on donne à l'adolescence. Il est un peu maladroit mais il renferme tellement de sentiments, tellement d'innocence dans ce cœur qui s'affole comme au premier jour. Je me sens revenue dix ans en arrière. Je voudrais ne jamais me détacher de ses lèvres mais je recule un peu ma tête pour pouvoir le fixer. « J'ai besoin de toi aussi Johan. Je ne pourrais pas continuer à faire comme si rien n'existait quand je me sens pleinement vivante uniquement dans tes bras. Je veux tout te raconter. Je veux tout partager avec toi. Je veux à nouveau sentir mon cœur battre. Je serais folle de ne pas m'accrocher à toi pour te retenir ou te suivre où tu voudras car plus rien ne tourne rond sans toi, car tu es ma nécessité. Je ferai tout pour que ce ''nous'' puisse exister à nouveau. Je te laisserai me redécouvrir. Je veux apprendre par cœur à reconnaître tes regards, tes sourires, la manière dont ton corps répond. Je veux te retrouver Johan parce que je t'aime. » Lentement, je viens chercher ses lèvres à mon tour. Je veux sceller cette promesse inavouée de ne plus jamais rien laisser se mettre entre nous, créer des malentendus et une distance quelconque entre nous. Je n'éprouve pas le besoin de rendre ce baiser plus intense, je veux prendre le temps. J'ai précipité les choses depuis le début de notre rendez-vous mais en cet instant précis, je tente de le ralentir. Je le laisse maître de nous guider pour la suite. Je veux accepter qu'il aie besoin d'y aller en douceur. Je ferai tout ce que je peux pour qu'il sente que les choses sont à nouveau naturelles entre nous. Mes doigts viennent se perdre dans ses boucles. Je me sens à ma place dans le monde là contre lui, comme si finalement, toute ma vie trouvait son sens. Il est mon monde.
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Johannes L. Rosenberg
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ft. alexis m. abberline


Le sourire qui étire les lèvres d'Alexis quand il parle le laisse comprendre qu'il a fait le bon choix en acceptant, le laisse penser que c'est effectivement la chose à faire. Parce que tout ce qui peut la faire sourire de cette manière ne peut-être que positif, même si ça demande du travail, du temps, des efforts. Ce sourire qui réchauffe l'intégralité de son torse, ça vaut largement tout ça. Il sait que de toute façon, rien n'est jamais simple. Qu'une telle chose ne vient pas toute seule, pas après tout ce qui s'est passé. Mais il est prêt, en tout cas il croit l'être. Il croit être capable de faire ce qu'il faut pour arranger les choses, pour qu'ils puissent se retrouver pour de bon. Sans avoir peur de ce qui peut advenir, sans avoir peur de se retrouver une nouvelle fois avec le cœur en miettes. Parce qu'ils peuvent y arriver, à deux. Rien ne devrait être insurmontable, n'est-ce pas ?

A chaque fois que les doigts de l'Anglaise touchent sa peau, il a l'impression de retrouver une part de lui. Une part qu'il a perdue, oubliée, ignorée. La sensation de sa main sur sa nuque, de ses lèvres contre les siennes, emballe son cœur qui semble si agité alors que Johan mesure chacun de ses mouvements. Il a l'impression de revenir dix ans en arrière, quand tout ça était encore nouveau pour eux, quand ce duo qu'ils formaient naissait tout juste. Quand il était encore hésitant alors qu'il se tenait près d'elle, effrayé à l'idée que la moindre chose qu'il fasse puisse la faire fuir. J'ai besoin de toi aussi Johan. Je ne pourrais pas continuer à faire comme si rien n'existait quand je me sens pleinement vivante uniquement dans tes bras. Au moins les choses sont-elles claires maintenant : ni elle, ni lui, ne chercheront à faire semblant l'un avec l'autre, à prétendre qu'il n'y a plus rien entre eux. Ce serait peine perdue, tant ils ont de mal à rester éloignés même quand ils sont censés n'être là que pour se rappeler leur présence. Tant l'envie de se toucher est plus forte que celle de prendre ses précautions, s'assurer qu'ils ne se lancent pas dans quelque chose qui pourrait partir en flammes. Je veux tout te raconter. Je veux tout partager avec toi. Je veux à nouveau sentir mon cœur battre. Je serais folle de ne pas m'accrocher à toi pour te retenir ou te suivre où tu voudras car plus rien ne tourne rond sans toi, car tu es ma nécessité. Le suivre. Il y a des années, il ne lui a jamais proposé de l'accompagner parce qu'il savait que son rêve se trouvait ici, au Royaume-Uni. Que ce qu'elle désirait plus que tout, c'était de rejoindre le corps professoral de cette école qui l'avait vue grandir. Et il n'a jamais voulu lui demander de choisir entre ce rêve et lui, tant parce qu'il avait peut d'être égoïste que parce qu'il appréhendait la réponse avec une force redoutable. Qu'elle lui dise être prête à partir à ses côtés si c'était ce qu'il décidait aujourd'hui serre un peu ses tripes. Elle est heureuse, à faire ce qu'elle fait aujourd'hui, à s'occuper des élèves qui hantent les couloirs, à veiller sur eux. Elle est à sa place. Et pourtant, elle lui dit être d'accord avec l'idée de tout lâcher pour l'accompagner. Si la perspective de partir, de quitter Poudlard, n'est que très floue dans sa tête même si elle se précise certains jours où la fatigue, la lassitude se font plus présentes, il est néanmoins particulièrement touché par ses mots, peinant à déglutir tant sa gorge est serrée par l'émotion. Je ferai tout pour que ce ''nous'' puisse exister à nouveau. Je te laisserai me redécouvrir. Je veux apprendre par cœur à reconnaître tes regards, tes sourires, la manière dont ton corps répond. Je veux te retrouver Johan parce que je t'aime. L'Allemand a l'impression que sa cage thoracique va exploser, ayant conscience de chaque endroit où leurs corps se touchent avec une vivacité incroyable, son souffle se mêlant à celui d'Alexis alors qu'elle l'embrasse de nouveau, sans aucune urgence, en contraste certain avec son cœur qu'il n'arriverait pas à calmer s'il essayait. Peu importe ce qui lui traverse la tête sur l'instant, car tout est englouti par ce qu'il ressent. Il laisse son corps prendre le dessus sur son esprit, sa main glissant à son tour sur la nuque de la professeure alors qu'il vient de lui-même rendre le baiser plus passionné, moins contrôlé. Il a besoin d'elle. Il voudrait pouvoir lui expliquer à quel point, mais il sait que ses mots le trahiraient et ne transmettraient qu'une infime partie de ce qu'il ressent. Il voudrait pouvoir le lui montrer, mais ni le lieu ni l'instant ne se prêtent à ça. Quand il finit par détacher ses lèvres de celles de la femme qui a longtemps partagé sa vie, c'est pour appuyer son front contre le sien, ses doigts se resserrant autour des siens contre son cœur. Je t'aime aussi, Lexis. Ces mots, il ne les a pas prononcés depuis si longtemps, il aurait presque l'impression qu'il ne les a pas vraiment dits, qu'il les a seulement pensés, comme il le fait si souvent quand il se laisse aller à l'observer dans un instant de faiblesse, avec une pointe de douleur. Mais pas de douleur aujourd'hui, rien que l'expression la plus pure de ses sentiments pour elle. Comme si tout faisait sens désormais, la pression dans son torse, cet étau qui gardait son cœur, tout ça semble bien moindre alors que c'est évident, que tout est évident. Il l'aime, il n'a aucune raison de taire ce fait.

Longtemps, il profite de la sensation de ce baiser qu'il vient chercher encore une fois, de la chaleur de sa peau sous ses doigts, de la présence de son corps contre le sien, et il lui faut un moment avant de se remettre en tête l'endroit où ils sont. Si les élèves sont limités dans leurs venues à Pré-au-Lard aux week-ends, ils ne sont tout de même pas à l'abri de croiser certains collègues voire certains étudiants qui auraient allègrement outrepassé le règlement. Avec réticence, il retire sa main de la nuque de celle qui est son monde, s'écarte d'un pas tout en gardant son autre paume contre la sienne. Ses yeux viennent se perdre sur les gens qui passent à côté d'eux, le ramenant à l'instant présent, au fait qu'ils s'enlacent sans se poser de questions alors qu'ils abordaient un peu plus tôt le sujet de la discrétion. Peut-être devrions-nous... trouver un endroit où nous asseoir ? Un endroit moins ouvert, moins à la vue de tous. Tu pourras me raconter ta première rentrée ici. Puis maintenant, je visualise un peu mieux le lieu que lorsque tu m'en parlais il y a quelques années ! Johan lui sourit, doucement, poussant une de ses mèches de cheveux à elle hors de son visage avec le bout de ses doigts, puis l'incitant d'un signe de tête à reprendre tous deux la marche, sans jamais la lâcher.





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Lexis & Johan

Never forget me, Because if I thought you could, I'd never leave

Une étoile dans le ciel, il est passé dans mon ciel à la vitesse d'une étoile filante ou d'une fusée. Il allait bien trop vite pour moi et je suis restée sur le carreaux. Il n'a été dans ma vie que le temps d'un battement d'ailes mais dans mon cœur il a eu le temps d'étendre son emprise. Il lui appartient, comme si mon cœur n'était plus vraiment le sien mais un autre cœur Il est à lui même si son absence est devenue trop rapidement une composante de notre relation. J'ai passé bien plus de temps à l’aimer de loin que de sentir sa chaleur comme une présence rassurante dans ma vie. Pourtant je ne regrette pas une seule seconde de ces années où ces lettres ont su préserver la flamme entre nous. J'étais accro à ces parchemins qui portaient nos cœur respectifs comme à la drogue la plus puissante au monde. J'aurais dû essayer de le suivre, de vivre dans son sillage. Je n'aurais jamais dû accepter qu'il ne soit qu'un coup de vent quand je voulais tout partager avec lui. Je réalise en cet instant précis combien sa voix m'a manqué. Plus que ses bras, ses mains, ses lèvres ou son souffle. J'avais besoin de l'entendre car sa voix est comme la plus douce des mélodies. Mon cœur bat la chamade alors que mon souffle se mêle au sien. Il s'affole sous la bonheur qui semble vouer à me donner des ailes. Je me sens tellement légère en cet instant de plénitude que je crois que je pourrais tout simplement m'envoler. Je suis revenue loin en arrière tant j'en semble aux premiers émois amoureux, aux premiers battements de cœur balbutiants et tremblotants. Je suis à nouveau cette jeune femme sortant à peine de l'école charmée par son aîné. Ralentir. Nous devrions ralentir. Mais déjà à l'époque, nous n'avions pu ralentir. Nos sentiments s'étaient rapidement enflammés. Il n'avait suffi que de quelques regards et quelques mots pour que l'amour éclate entre nous. Je ne me souviens pas avoir pris le temps avant de littéralement tombée sous son charme. Je ne suis toujours pas capable de prendre mon temps avec lui. J'ai besoin de lui maintenant, j'ai besoin d'être dans ses bras sans plus attendre. Je précipite tout à nouveau mais même si la prudence devrait être de mise, je n'en suis pas capable. Je ne peux pas me refréner et si c'est une erreur, je n'hésiterai pas à la commettre encore et encore tant sa proximité me fait un bien fou.J'ai l'impression de finalement être entière alors je laisse la rapidité des choses nous guider car notre corps semble savoir mieux que notre esprit ce dont nous avons réellement besoin. Cette sensation d'avoir été séparée en deux parties d'une même pièce, deux parts brisées vient de s'envoler. Sa main vient agripper ma nuque et je ne pense plus, je ne suis que sensation. J'ai l'impression que ma vie ne tient qu'à ce lien entre nous, là où nos peaux se touchent. Je perds le contrôle alors que ma réponse à son baiser est plus désespérée. Elle est moins en contrôle, le baiser est bien plus spontané et bien moins doux. Je reprends mon souffle les yeux clos alors que nos fronts se touchent comme si nous ne pouvions renoncer à nous toucher. Je refuse de relâcher sa main.

J'ouvre les yeux quand il prononce ces cinq mots qui suffisent à faire repartir mon cœur dans une course effrénée. Ma gorge se serre alors que j'ai l'impression de renaître. Je me sens comme de retour à la maison. Je me sens comme si trop longtemps j'avais été privée de mon tour, de ce qui m'est essentiel. Je viens de retrouver la partie manquante de mon cœur avec ces mots venus du cœur Je dois me faire violence pour ne pas pleurer, pour ne pas laisser l'émotion m'envahir toute entière. Je voudrais le supplier de le redire encore une fois mais la peur m'empêche de dire la moindre mot. L'Instant est suspendu dans une perfection totale alors que je ne prête aucune attention au monde autour de moi. Je n'ai plus conscience de rien et encore moins de l'endroit où nous nous trouvons. Mon cœur battant à l'unisson avec le sien est ma seule certitude. Je savoure ce baiser comme si j'allais suffoquer quand nos souffles ne se mêleront plus. Je garde ma peau sur sa peau comme si sa chaleur était la seule capable de me réchauffer même par les journées les plus froides. Je savoure le réconfort de son corps contre le mien. Je me sens rassurée et protégée dans ses bras alors que mes doigts se serrent un peu plus pour exprimer ce refus de le laisser s'éloigner. Mais quand il se détache, je voudrais lui dire de revenir plus près. Je voudrais l'implorer de continuer à me fixer pour me permettre de tout simplement exister. Je n'arrive pas à parler et je souris tendrement à son geste tellement doux. Je hoche la tête pour lui dire que je le suivrai peu importe où. Nous marchons sans nous éloigner, sans garder vraiment cette distance de sécurité, c'est bien trop nouveau de se retrouver pour pouvoir renoncer à se toucher. J'ai besoin de ce contact. « Allons aux Trois Balais. Je dis pas que c'est l'endroit le plus discret au monde mais c'est mieux que le milieu de la rue. » Puis nous pourrons nous asseoir en face à face et essayer de ne pas nous embrasser à en perdre haleine. Je reprends un peu contenance mais la folie qu'il éveille en moi n'est jamais bien loin. J'entre dans la salle et je choisis une table un peu reculée. Je m'y assieds mais je viens rechercher sa main par dessus la table. Je regarde autour de moi mais rapidement mon regard revient sur lui. « Je croyais vivre un rêve éveillé le jour de ma première rentrée à Poudlard. Tout a été avec une telle vitesse et je ne me souviens même pas très bien de chaque moment de cette soirée. J'étais émerveillée mais aussi j'avais l'impression de planer. Quand je me suis couchée, tu me manquais encore plus que jamais. Je n'avais personne avec qui partager cette sensation d'euphorie. Puis il y a eu les premiers cours, tu aurais ri de moi. J'étais une telle catastrophe. Je t'imaginais souvent, rêvant à ce que je voudrais partager avec toi. Je rêvais de m'évader pour écouter tes récits sur ces créatures qui t'émerveillaient. Je me suis inspirée de toi. Dis moi ce que tu voudrais savoir? » Renouer les liens, retisser entre nous ce qui s'est perdu. Je voudrais l'aider à voir au-delà de tout cela. J'hésite un peu mais je murmure. « Je me sentais seule toutes ces années. Je considère ces enfants comme les miens mais je rêvais d'en avoir vraiment à moi. J'ai beaucoup réfléchi sur ce dont je rêvais au plus profond de moi au fil des années. J'avais la sensation que mon cœur était quelqu'un d'autre. Que cet autre était un autre cœur, différent du mien car ses battements ne correspondaient plus aux miens. Mon cœur se brisait comme s'il était malade. J'avais envie de fuir ou plutôt te rejoindre peu importe où tu es. J'avais besoin de ton toucher rassurant pour soigner mon cœur. » Je ne veux pas le faire paniquer. Je veux juste qu'il sache que vivre sans lui m'a appris une dure leçon. On croit parfois savoir ce que l'on aspire dans la vie et celle-ci nous éclate au visage pour tout remettre en question.
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Il la suit sans remettre en question ses choix, sans intervenir. Il la suit sans lâcher sa main, sans la lâcher du regard. Il la suit comme il pourrait le faire des heures durant, tant qu'elle veut de lui. Les Trois Balais, le salon de thé, peu lui importe, tant qu'il est avec elle. Il ignore cet homme qu'il pense reconnaître d'une des fois où il a passé un morceau de soirée à l'auberge, il ignore le regard de ce serveur qui le reconnaît certainement de cette nuit passée ici avec Zephÿr il y a un mois. Il ignore tout le monde sauf elle, qui lui sourit alors qu'elle s’assoit à la table qu'elle a choisie. Johan la rejoint, croisant ses doigts avec ceux d'Alexis quand elle tend sa main vers lui. Je croyais vivre un rêve éveillé le jour de ma première rentrée à Poudlard. Sans la moindre hésitation, elle commence à lui parler de ce sujet qu'il lui a proposé d'aborder, comme si elle avait simplement attendu qu'ils soient tous les deux au calme pour reprendre. Il cille un peu, penche la tête, tout ouïe. Tout a été avec une telle vitesse et je ne me souviens même pas très bien de chaque moment de cette soirée. J'étais émerveillée mais aussi j'avais l'impression de planer. Quand je me suis couchée, tu me manquais encore plus que jamais. Je n'avais personne avec qui partager cette sensation d'euphorie. Il a encore en mémoire la lettre qu'elle lui a envoyé suite à tout ça, l'excitation qu'il pouvait ressentir à travers ses mots couchés sur le papier. Il se souvient avoir souhaité être à ses côtés à ce moment-là, pour pouvoir voir de lui-même ce sourire qui étirait certainement ses lèvres. Il se souvient de la dure réalité de son absence, de toutes ces fois où il l'a lue et relue pour tenter de la combler. Puis il y a eu les premiers cours, tu aurais ri de moi. J'étais une telle catastrophe. L'Allemand nie doucement de la tête, certain qu'elle était extraordinaire. Son tout premier cours, le tout premier jour de son rêve. Elle ne pouvait pas être autre chose que fantastique, même si elle semble persuadée du contraire. Je t'imaginais souvent, rêvant à ce que je voudrais partager avec toi. Je rêvais de m'évader pour écouter tes récits sur ces créatures qui t'émerveillaient. Je me suis inspirée de toi. Bon sang qu'il l'a imaginée à ses côtés aussi. Qu'il a pu rêver d'elle, de ces histoires qu'elle lui contait, ouvrant son esprit à tout un monde qu'il n'a jamais connu. Qu'elle puisse s'inspirer de lui, l'idée lui semble absurde, mais il n'a pas le temps de réagir. Dis moi ce que tu voudrais savoir? Tellement de choses, si seulement elle savait.

Je me sentais seule toutes ces années. Je considère ces enfants comme les miens mais je rêvais d'en avoir vraiment à moi. Sa voix n'est quasiment plus qu'un murmure et il peine à l'entendre avec le bruit ambiant, se penchant doucement vers elle pour que ses mots lui parviennent un peu plus facilement. Un enfant à elle. Un enfant à lui, d'après ce qu'elle lui a dit un peu plus tôt. Il a toujours un peu de mal à y croire et son cœur s'emballe à cette perspective, mais il ne l'interrompt pas, son hésitation trop présente alors qu'elle parle pour qu'il prenne le risque qu'elle se taise pour de bon. J'ai beaucoup réfléchi sur ce dont je rêvais au plus profond de moi au fil des années. J'avais la sensation que mon cœur était quelqu'un d'autre. Que cet autre était un autre cœur, différent du mien car ses battements ne correspondaient plus aux miens. Mon cœur se brisait comme s'il était malade. Sa peine, il la ressent, il la connait. Il peut la comprendre, parce qu'elle est sienne, aussi. J'avais envie de fuir ou plutôt te rejoindre peu importe où tu es. J'avais besoin de ton toucher rassurant pour soigner mon cœur. Peut-être qu'il aurait dû lui proposer, en fin de compte. Peut-être qu'il aurait dû avoir le courage d'essayer, de prendre le risque. Même s'il pouvait en souffrir. Même s'il était certain qu'il en souffrirait. Si je t'avais proposé de m'accompagner, il y a dix ans, tu m'aurais suivi ? Il ne perd plus rien à poser la question, il se doute de la réponse. Mais pour sa propre curiosité, il la pose, avec dix ans de retard. Qu'elle lui dise que non ne changera rien. Qu'elle lui dise que oui non plus, mis à part peut-être le fait qu'il regretterait immensément de ne pas avoir osé à l'époque. Mais pour eux, aujourd'hui, il n'y aura aucune différence.

Je me rappelle la lettre qui a suivi ton admission à Poudlard en tant que professeure. Je me rappelle la fierté que j'ai pu ressentir à cet instant, parce que je savais que tu y arriverais. C'était ce que tu souhaitais plus que tout, et tu y es parvenue. Je me rappelle en avoir parlé autour de moi, à des gens qui ne s'y intéressaient pas forcément. J'étais intarissable à ton sujet. A à peine trente ans, de l'autre côté du monde, il racontait à qui voulait bien l'entendre que celle qu'il aimait venait d'atteindre son but d'enfant, ce but qui lui était si cher. Le souvenir lui arrache un sourire alors que ses yeux sont rivés sur leurs mains jointes. J'aurais voulu être là quand c'est arrivé. J'aurais voulu pouvoir voir cette joie illuminer ton visage. J'aurais voulu pouvoir prendre soin de toi après cette journée qui a dû être épuisante et mouvementée. J'aurais dû être là. Son sourire gagne un pointe de tristesse alors qu'il lève son regard vers elle. Elle n'aurait jamais dû se sentir seule. Je suis certain que tu étais merveilleuse, lors de ton premier cours. Il aurait voulu pouvoir la voir, connaissant sa timidité, sachant parfaitement comme elle a dû lutter pour passer outre. Qu'est-ce que ça t'a fait, d'y retourner tout en étant de l'autre côté de la barrière ? Est-ce que c'était comme tu te l'imaginais ? Il essaye de garder son esprit éloigné de toute question sur son silence, souhaitant lui laisser le temps nécessaire pour qu'elle lui en parle d'elle-même, mais quand elle lui demande ce qu'il veut savoir, le sujet lui revient automatiquement en tête.





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Alexis M. Abberline
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Lexis & Johan

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Il y a des points de suspension entre nous mais aucun point final. Si notre conversation prend une pause pendant que nous marchons, aussitôt que le moment redevient propice, je reprends comme si de rien n'était. Tout vient si aisément au moment de parler, j'ai toujours aimé lui ouvrir mon cœur, lui offrir des bouts de moi à travers ces quelques confidences sur ma vie. Sa main dans la mienne me réconforte et me prouve que nous sommes proches de redevenir un couple. J'aime la chaleur de sa peau qui me donne la sensation d'être tellement vivante. Je veux savourer cet instant. Je veux pouvoir reprendre nos petites habitudes alors que mon pouce glisse sur la paume de sa main. Je m'enflamme quand je parle de moi comme je l'ai toujours fait avec lui. J'étais une jeune adulte timide qui ne parvenait jamais à parler d'elle, de ses expériences et pourtant... avec lui, j'avais cette facilité à m'exprimer. Je ne devais pas réfléchir à ce que je désirais exprimer, il me suffisait de laisser la spontanéité s'exprimer. Lui parler a toujours été d'un naturel rare. Je me souviens du vide qui a envahi ma vie, de ce silence qui m'enveloppait. Au début, j'ai essayé de le combler en parlant de ma vie à tout un chacun, souvent des personnes qui s'en foutait totalement. J'étais un moulin à paroles mais c'était tellement différent. Alors petit à petit, je me suis enfermée dans un silence qui était à la fois rassurant et prison. Je n'avais plus le goût de parler. Je le cherchais lui dans toutes ces conversations. Je le voulais lui. J'avais besoin de pouvoir sentir son regard sur moi et de parler en lisant dans ses yeux des réponses silencieuses. Je ne pouvais combler le manque qu'il avait provoqué auprès de personnes alors j'avais pris l'habitude d'imaginer l'expression de son regard, ses traits, ses sourires en écrivant mes lettres. Je l'imaginais pour compenser et ça avait su entretenir la flemme. Sa question me prend de court et j'hésite un peu mais je ne peux pas n'être autrement qu'honnête avec lui. « Je ne crois pas que j'aurais accepté quand tu m'as proposé. J'aurais refusé mais je pense que je t'aurais rejoint quelques temps plus tard. J'aurais osé revenir vers toi. » Je lui souris désolée consciente que cette réponse ne doit pas faire plus plaisir aujourd'hui qu'elle ne l'aurait fait à l'époque. Certes les choses ont évolué et la question ne se pose pas vraiment mais cela ne signifie pas que ça ne compte pas. « Mais aujourd'hui, je dirais oui sans l’ombre d'une hésitation. » Je serre plus fort sa main cherchant le côté rassurant et réconfortant qu'il peut me procurer. Je ferme les yeux sous l'effet d'une vive émotion quand il reprend la parole. Je me familiarise à ces sensations, à sa voix qui traduit une panoplie d'émotions qui sont riches au cœur. Je veux m'imprégner de chaque instant car je ne sais pas du tout combien de temps nous nous accrocherons. Je veux croise que ça va durer toute la vie car il est mon existence toute entière. Il est mon présent et mon futur, mon infini et au-delà de la mort. Il est celui pour qui je prononcerais tous les sacrements sacrés et divins pour dire oh combien mon être lui appartient tout entier.

Je reste surprise par son aveu et je dois avouer que je ne m'y attendais pas le moins du monde. Il parlait de moi autour de lui. Il était fier de moi, de ma réussite. Je sens l'émotion monter et me nouer la gorge. Je ressens combien il était près moi bien plus que je ne pouvais l'imaginer. Je viens lentement porter sa main à mes lèvres pour y poser un baiser. Je prends quelques instants avant de reprendre la parole, pour m'éclaircir la voix. « Je n'aurais jamais cru que tu en parlais autour de toi, aux autres. Tu n'as pas idée de combien ça me touche et... ça me donne la sensation que tu vivais plus proche de moi que je n'en avais la sensation. Si tu savais combien j'avais besoin de tes bras rassurants. Même encore après les années, ce sont de tes bras dont je rêve quand les journées sont difficiles. » Je lui souris doucement, tendrement. Je me surprends à hocher la tête pour dire que non ce n’était pas forcément si terrible ce qui s'est passé pour mon premier cours. Je relativise tout avec lui à nouveau si près de moi. Je reste surprise par sa question et je dois avouer que je sens mon cœur s'emballer. « De l'excitation. Je me sentais comme une enfant dans les coulisses d'un film. J'étais fascinée. J'avais une impression de pouvoir et en même temps, je me sentais minuscule. C'était tellement de sensations mais c'est très plaisant de vivre l'autre côté du miroir. Je pensais que ce serait tellement différent mais ce ne l'était qu'en partie. Je me sentais toujours comme une étudiante d'une certaine manière. Je sais c'est étrange mais au début je n'aimais pas être de l'autre côté du bureau. Puis j'ai appris et c'est devenu bien plus puissant. Je dois avouer que c'est de l'émerveillement pur. » Je rigole un peu en réalisant que je me suis un peu emballée et que je ne suis pas certaine de réellement être restée cohérente. Je me demande s'il peut juste imaginer ce que j'ai éprouvé. « C'est tellement vivifiant d'enseigner, je me sens presque complète dans ce moment là. » Je me penche vers lui et je dis à voix basse. « Mais bien moins que la vie avec toi. » Je voudrais qu'il me parle de ce que ses voyages lui ont apporté, de ce qu'il a appris et pu découvrir mais je perds tout raisonnement en fixant ses traits. Je me perds dans sa contemplation. Je l'aime à mourir c'est fou. Je finis par sourire en coin et je me passe la main dans les cheveux. « Raconte moi une anecdote sur ce que tu as vécu pendant toutes ces années. » Je voudrais venir lui voler un baiser mais je me retiens. J'essaie de ne pas poser de questions trop indiscrètes, il y a des choses que je ne veux pas savoir.
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Johannes L. Rosenberg
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Johannes n'a pas envie de partir. Il y songe, parfois, mais pas une seule fois depuis le début de l'année n'a t il vraiment voulu quitter Poudlard, avec la certitude que c'est ce qui lui faut. Parce qu'il s'accroche, parce qu'il fait des efforts, parce qu'il a bien conscience qu'il a tenté de se faire à une nouvelle vie sans la moindre transition pour faciliter le tout, et que malgré tout, il ne veut pas lâcher l'affaire. Voilà des mois qu'il se dit que s'il repart sur les routes, ce serait le temps de quelques semaines, un mois, deux tout au plus, pour des vacances, pour changer d'air. Pas pour reprendre ses vieilles habitudes. Parce qu'il ne peut plus faire comme avant, parce qu'il n'est plus fait pour son ancien mode de vie. Pourtant, savoir que s'il décidait un beau jour de tout quitter de nouveau pour aller à l'autre bout du monde, Alexis le suivrait, c'est... Indescriptible. Ça lui serre le torse comme un étau. Elle serait prête à tout lâcher, à abandonner ici son rêve d'enfant pour l'accompagner. Sans l'ombre d'une hésitation.

Même encore après les années, ce sont de tes bras dont je rêve quand les journées sont difficiles. Il ne compte plus le nombre de fois où son cœur s'est emballé après avoir entendu ses mots. Il ne compte plus le nombre de fois où la chaleur a gagné sa poitrine, où l'émotion l'a laissé silencieux. Il n'imaginait pas un instant qu'après tant de temps loin l'un de l'autre, les choses se passeraient ainsi. Il n'imaginait pas que ses sentiments allaient le heurter avec une telle force, comme si les années n'avaient pas passé. Oh, il sait bien que ce qu'il ressent pour elle n'a jamais disparu, il en a eu la preuve chaque jour qui s'est écoulé. Mais il n'imaginait pas se retrouver comme à leurs premiers jours, à être incapable de réagir dès qu'elle lui adresse la parole, dès qu'elle lui dit qu'il est important, qu'elle a besoin de lui. Il est là, à observer son sourire, à profiter de la chaleur de sa main dans la sienne, et c'est tout ce qu'il peut faire. De l'excitation. Je me sentais comme une enfant dans les coulisses d'un film. J'étais fascinée. J'avais une impression de pouvoir et en même temps, je me sentais minuscule. C'était tellement de sensations mais c'est très plaisant de vivre l'autre côté du miroir. Je pensais que ce serait tellement différent mais ce ne l'était qu'en partie. Je me sentais toujours comme une étudiante d'une certaine manière. L'Allemand l'écoute parler sans l'interrompre, essayant de comprendre, de visualiser. Il tente de le faire sans avoir tous les éléments, n'ayant connu aucun des deux côtés de ce miroir dont elle parle. Aujourd'hui, il est d'un côté de cette barrière, et en même temps, pas tout à fait. Il n'est pas professeur. Il n'a pas face à lui, de manière quotidienne, des groupes d'étudiants qui l'écoutent parler, qui l'observent, qui comptent sur lui pour leur apprendre des choses. Il est en contact avec les élèves, c'est certain. Il lui arrive de discuter avec eux, plus ou moins longtemps. Mais ça n'a très certainement rien de comparable avec ce que vit Alexis. Alors il acquiesce, sans pour autant vraiment tout comprendre. Mais qu'il comprenne ou non, ça n'a pas d'importance. Je sais c'est étrange mais au début je n'aimais pas être de l'autre côté du bureau. Puis j'ai appris et c'est devenu bien plus puissant. Je dois avouer que c'est de l'émerveillement pur. Ce rire qui s'échappe des lèvres de l'Anglaise dessine un sourire sur les siennes, un sourire tendre, réchauffé par ce son qu'il voudrait pouvoir garder en mémoire à jamais. C'est tellement vivifiant d'enseigner, je me sens presque complète dans ce moment là. Ce « presque » le pousse à rapidement hausser les sourcils, mais elle se penche vers lui encore plus rapidement, son ton tellement bas que ses mots ressembleraient à une confidence, à une confession. Mais bien moins que la vie avec toi. Le rouge lui monte doucement aux joues, délicatement, simplement de quoi teinter légèrement sa peau. Ses yeux trahissent toute l'affection, tout l'amour qu'il a pour elle à cet instant, sans même avoir besoin du moindre mot.

Raconte moi une anecdote sur ce que tu as vécu pendant toutes ces années. Johan cille rapidement. Il aurait dû s'attendre à une telle question. Il aurait dû s'attendre à ce qu'elle veuille en savoir un peu plus, elle aussi. Pourtant, il aurait été ravi qu'elle continue de lui raconter tout et rien, qu'elle lui parle d'elle, sans cesse. Ça lui aurait suffit. Ses yeux se mettent à fixer un coin de la pièce alors qu'il fouille sa mémoire, à la recherche de quelque chose qui aurait un intérêt à être raconté. Il pourrait bien lui parler de ces rencontres avec des créatures qui l'ont mis plus d'une fois sur la touche, mais il doute qu'elle apprécie particulièrement les entendre, même si ce sont sûrement les moments les plus marquants. Il ne s'est jamais considéré comme un bon narrateur, et a bien conscience que certains feraient ça bien mieux que lui. Pourtant, pour elle, il cherche, il tente. Je me rappelle un voyage en Grèce, il y a quelques années, seulement. La Grèce est un endroit fabuleux pour qui est tenté d'écrire un ouvrage sur les créatures magiques, et certains d'entre nous avaient une subite envie de voir leur nom affiché dans les librairies du monde. Je ne sais plus ce qu'ils cherchaient exactement, s'il s'agissait de Chimères, aussi idiote soit l'idée, ou de plus d'informations sur les Hippocampes. Il garde le silence un instant, tentant de retrouver le contexte exact, mais celui-ci lui échappe à chaque fois qu'il pense s'en approcher, comme du sable fin entre ses doigts. Il aimerait le comparer au sable de la Grèce, mais les seules plages dont il se souvient n'étaient faites que de gros graviers, aussi peu confortables que brûlants sous la plante des pieds. Motivés et nous sentant particulièrement courageux à force d'Ouzo, nous avions décidé que la pleine lune serait un parfait compagnon pour une escapade nocturne dans les plaines de l'Argolide. Nous nous attendions à rencontrer beaucoup de choses -et bon sang, heureusement pour nous que ce ne fût pas le cas, imagine donc une bande de sorciers ivres face à un Griffon-, mais ce dont nous avons été témoins a été très différent de ce que nous pensions croiser. Au milieu des orangers, sous la lumière argentée de la lune si haute dans le ciel, nous avons eu la chance d'assister à la parade de Veaudelunes. Nous, nous étions désastreux à voir, roulés par terre dans l'herbe, à nous couvrir mutuellement la bouche pour tenter de limiter les bruits, afin de ne pas les faire fuir même si nous étions à bonne distance. Mais eux... Bon sang, les dessins qu'on trouve d'eux dans les livres ne leur rendent pas justice. On les dépeint avec ces yeux protubérants, ces énormes pieds plats qui finissent des pattes frêles et, certes, c'est une assez bonne description. Mais quand tu les vois faire, quand tu les vois se tenir sur leurs pattes arrières, avec leur peau grise qui semble briller sous la lune, complètement détachés du monde qu'ils craignent tant en permanence... Eux qui fuient tout ce qui vit comme la peste, ils étaient là à danser comme si rien d'autre qu'eux-même n'existait, sans avoir la moindre idée que nous pouvions les voir, que nous avions l'opportunité de voir tout ça de nos propres yeux... Johan se perd dans ses souvenirs, dans cette nuit où l'alcool avivait chaque couleur, où tout s'était arrêté le temps de cette parade. Il a bien conscience qu'il l'a sûrement embelli avec le temps, que son ébriété et les années écoulées ont sûrement quelque peu altéré le tout. Pourtant, il se rappelle d'une chose, nette, tranchante. Il se rappelle d'elle, de l'envie qu'il avait de l'avoir avec lui à cette instant. Qu'elle puisse voir tout ça, elle aussi. Et du fait qu'elle n'était plus là. Plus du tout. Qu'il ne pourrait même pas le lui raconter au moyen d'une lettre, d'un hibou. Quand il relève les yeux vers elle, il pince les lèvres. Aujourd'hui, il peut. Aujourd'hui, il a eu la possibilité de le lui dépeindre, ne serait-ce qu'un peu. Un de mes anciens collègues doit avoir écrit tout ça dans un de ses livres, je suis sûr qu'il a tout expliqué bien mieux que moi. C'est sa façon de s'excuser pour cette histoire qui n'a surement de sens que pour lui, qui a les images en tête. Tu sais que je n'ai jamais été très doué avec les récits. Son sourire est amusé, un peu taquin, peut-être.





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Alexis M. Abberline
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Je me souviens de nos premiers pas balbutiants dans notre relation. Je ne peux oublier le côté timide et impressionné qu'il adoptait alors qu'il osait parfois à peine prononcer un mot alors qu'il m'écoutait parler pendant des heures. Je me souviens de cet élan de gêne qui le prenait et qui lui donnait un air totalement maladroit à chaque instant, même dans l'intimité. Il semblait impressionné par moi alors que je ne comprenais pas du tout pourquoi je pouvais lui donner cette sensation. J'étais secrètement amusée de sentir qu'il semblait presque moins assuré que moi me laissant bien souvent prendre les devants malgré les quelques années qui nous séparaient. Je ne m'étais jamais posée la moindre question avec lui pour ma part. J'étais assez inexpérimentée mais en un battement de cils, j'avais su que je voudrais passer ma vie entière à ses côtés. Cette assurance m'avait donné la force de me lancer à l'assaut de notre relation sans trembler. J'avais pris les commandes pour rendre notre histoire concrète me découvrant un courage tout neuf. Je ne me posais plus la moindre question et je prenais sa main pour le guider espérant le voir finalement prendre conscience. Ces débuts tremblotants avaient rapidement cédé la place à une toute autre facette du jeune homme et nous avions pu alors grandir ensemble. Je me sens nostalgique en repensant à notre rencontre et la force de mes sentiments pour lui. Je souris tendrement. Je me sens revenue au commencement et je dois avouer que cela réussit à m'émouvoir. Je retrouve la complicité qui nous unissait tandis que seul son regard posé sur moi suffisait à me prouver qu'il m'écoutait, qu'il était totalement avec moi. Il suffisait de plonger mes yeux dans les siens pour que je sois incitée à poursuivre parfois pendant des heures, jusqu'à presque manquer de voix et finir par m'endormir tout contre lui. Il me procurait cette sensation de sécurité et de bien être qui pouvait me combler et m'apaiser. Je me souviens que j'étais venue à l'évidence que je ne voyais pas nos chemins séparés, jamais. Je voulais lui demander de m'accompagner chez moi, rencontrer mes parents pendant mes vacances. J'allais le faire rendant notre relation encore plus officielle qu'elle ne l'était quand il m'avait annoncé qu'il repartirait sur les routes. J'avais pleuré ce jour là. Je m'étais enfermée dans la salle de bain pour laisser ma peine s'exprimer. C'était la seule fois avant qu'il ne parte réellement puis j'avais partagé sa joie tout simplement pendant les jours que nous passions ensemble. J'avais oublié mon projet et je m'étais contentée de l'aimer à deux-cent pourcents en prévision du temps où il me manquerait. Je laisse le passé retourner dans la passivité de mes souvenirs. Je fixe Johannes songeant que nous avons avancé dans nos vies depuis ce temps. Nous avons cheminé, en partie ensemble mais aussi et surtout seuls.

« J'aime quand tu m'écoutes avec cet air. » Je fixe les traits de Johannes tandis que mes mots lui arrachent un sourire. Cette réponse discrète à mon rire porte une telle chaleur en elle que je ne peux que me sentir émue. Je peux lire l'interrogation dans son attitude tandis qu'il hausse les sourcils. Je devine la question sous-jacente : pourquoi presque? Je n'ai pas besoin qu'il demande, je lui réponds spontanément. J'observe sa réaction alors que nous sommes plus proches l'un de l'autre. Je dois me retenir de rire amusée quand le rouge lui monte. Je ne l'ai vu que rarement rougir. Je n'ai besoin que de me noyer dans son regard pour ressentir tout son amour, toute la sincérité de ses sentiments pour moi. Je sens le plaisir venir rosir mes joues et illuminer mon regard alors que je pourrais me damner pour un seul baiser de cet homme. Je ne nierai pas que l'on a encore bien des choses à régler mais en cet instant précis, nous sommes bien ensemble et c'est tout ce qui compte. En ce moment, tout est tout bonnement parfait. Mon regard se fait pétillant de malice quand je vois qu'il reste quand même surpris par ma question. Il aurait dû s'y attendre pourtant vu la tournure qu'il a fait prendre à notre discussion. Je ne vais pas trop le torturer en lui posant des milliers de questions. Je veux juste une anecdote et après, s'il le désire, je lui raconterais encore mille et une anecdotes. Je le laisserais m'écouter tant et aussi longtemps qu'il en aura envie. Je le bercerai de ma voix même si je devais l'endormir. Je n'aurai besoin que de son regard posé pour moi pour m'encourager à poursuivre mais en cet instant précis, c'est à mon tour. Je suis son récit et je le vois chercher ses mots. Je sens mon cœur se gonfler de joie alors que je peux sentir cette passion qui l’anime. J'ai toujours adoré ces récits qui parlent de créatures dont j'ignore tout. Je suis passionnée par le son de sa voix qui se répand dans l'air. J'ai imaginé toutes ces créatures sans jamais chercher à confirmer l'exactitude ou non de mes projections mentales. Je voulais simplement laisser ses mots diriger mon esprit à eux seuls. J'imagine la scène même si je ne peux retenir une grimace quand il précise qu'il était bien alcoolisé ce soir là. Mais je ris en imaginant ces hommes allongés au sol essayant de se retenir de rire alors qu'ils sont bien imbibés. Je suis amusée mais surtout passionnée tentant d'imaginer la beauté de la scène et sans prendre le temps de réfléchir, je murmure. « J'aurais aimé pouvoir être à tes côtés pour voir leur parade. Ton regard est illuminé, je peux facilement imaginer combien c'était merveilleux à voir. » Je regrette terriblement de ne pas avoir été près de lui à cet instant, de ne pas avoir pu partager ces moments riches et précieux.

Je souris doucement en secouant la tête. Je ne suis pas d'accord avec lui, enfin pas totalement. Je me mordille la lèvre. « Tu es pas le plus fabuleux narrateur du monde c'est vrai mais tu ne l'es que pour moi donc ça fait de toi le meilleur à mes yeux. Enfin, tu ne l'étais que pour moi et je me sentais privilégiée d'avoir droit à tes récits. » Je voudrais avoir le courage de lui demander s'il a donné le droit de l'écouter raconter à d'autres filles. Je m'interroge sur l'intimité, la complicité qu'il a pu partager avec d'autres demoiselles. Je ne me sens pourtant pas le droit de chercher à apaiser mes peurs et mes doutes. J'espère secrètement qu'il le fasse spontanément, de sa propre initiative. Je ne peux nier qu'il aurait eu le droit de me remplacer, au moins en partie. Je ne peux que supporter le poids de ma propre responsabilité dans cette porte que j'ai ouverte à toutes ces autres femmes insipides. Je chasse mes peurs et je laisse la magie du moment éloigner ma jalousie naissante. Je voudrais pouvoir poser ma tête sur son épaule et un peu rêveuse, je finis par reprendre. « J'aime t'entendre. Je ne me soucie pas que les mots aient du sens ou non, tout ce qui compte c'est ta voix qui est comme une caresse. J'imagine les choses dont tu me parles même si j'ai une chance sur deux d'être loin de la réalité. J'ai toujours été fascinée. Je pourrais rester des heures à t'écouter parler même si j'ai toujours été la plus bavarde de nous deux. » Je rigole un peu alors que je le taquine tendrement. Je m'approche de lui et lui donne un petit coup d'épaule. Nous étions amoureux et amants mais aussi amis avant. Je semble prise d'une hésitation. Je suis indécise partager entre oser ou non le charrier. Je finis par dire la voix provocante. « J'ai toujours été bien plus démonstrative et bruyante, tu te souviens? Mais il y a un domaine où tu as toujours été très expressif. » Je le regarde une lueur complice au fond des yeux. Je lui fais une petite tête d'ange mais je finis par poser ma joue sur son épaule. « Ta voix m'a tellement manqué. Dis quelque chose, n'importe quoi. » J'ai réellement besoin de le toucher, de réduire à néant la distance entre nous. J'ai encore peur de le perdre et qu'à nouveau il ne me fuit. Je sais que je vais avoir besoin d'un peu de temps avant que mes peurs ne s'envolent en fumée. Je vais avoir besoin de prendre de l'assurance et alors je sens que je pourrai lui avouer les raisons pour lesquelles, je nous aie imposé cette douleur séparation. Je lui avouerai tout quand je n'aurai plus peur de le voir disparaître à nouveau car ça me tuerait probablement sinon.
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Never forget me, Because if I thought you could, I'd never leave • Lexis+Johan
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