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Hands down by your side. Ϟ Sabal

Zackery T. Vaher
Consumed by the shadows
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Élève de Serdaigle
Maison/Métier : Première année de GISIS
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Pseudo : Ours Âge : 20 Parchemins : 122 Gallions : 175 Date d'inscription : 01/03/2017

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« drinking fast and then we talk slow »
Avril 2000 - Sabal

Hands down by your sideLa silhouette tout de noir vêtue, ornée d'une large écharpe de cobalt et d'argent autour du cou, s'écarte légèrement du groupe qui sort de la salle de classe lorsque s'élève la question au sujet de l'entraînement de Quidditch.
Non, mais je vais rejoindre quelqu'un aux Trois Balais ! On se retrouve plus tard !

Et il n'a pas le temps de faire attention aux quelques protestations à son égard qu'il file déjà dans les couloirs, la cape au vent, trottinant dans les escaliers qu'il dévale à une vitesse malgré tout raisonnable pour son enthousiasme. Déjà, rien que pour l'idée d'aller à Pré-au-Lard après les cours ; non pas qu'il sorte peu, ce n'est pas non plus un fêtard, mais disons qu'il a pris en affection ce charmant village ainsi que ses habitants. La route n'est pas si longue que ça pour y aller, en plus, et le pub des Trois Balais commence à bien le connaître à force de le voir dans le coin avec ses amis ; ensuite, parce qu'il va rejoindre un professeur qu'il affectionne tout particulièrement. Certes, Zackery affectionne tout le monde tout particulièrement, surtout les personnes qu'il aime fort, mais Sabal de Vandekeybus, c'n'est pas pareil. Au-delà d'être un professeur - ce qui confère un aspect assez drôle et en même temps étonnant à leur relation -, c'est devenu, depuis peu pourtant, un ami aux yeux de l'Estonien. Ils ont beaucoup de points communs, et en même temps énormément de différences ; qu'ils en ont passé des soirées à discuter autour d'une boisson chaude, de tout, de rien, de passé et parfois même de futur, là où le professeur d'Arts ne se voit plus vraiment. L'ours grisonnant ravi, fait rire, attriste et attendrit le Serdaigle qui se plaît à l'écouter parler, souvent, de choses qu'il n'a pas connu ou d'expériences un peu ratées. Ils ont beaucoup de choses à se dire, souvent, et c'est ce qui fait que Zackery se presse tout de même pour le rejoindre à l'auberge, en plus pour ne pas le faire attendre trop longtemps. Il sait qu'il est attendu, et à force de croiser un peu tout le monde dans l'école, il a un peu de retard. Aussi, durant le trajet, il se plonge dans ses pensées, songe au cours de médecine magique qu'il vient de recevoir. Il lui faudra vraiment mettre toutes ses connaissances en pratique un jour où l'autre ; pas qu'il veuille que ses amis se blessent pour lui, et d'ailleurs hors de question d'essayer ses sorts sur Bell ou Maddox. Mais il devrait aller voir à l'infirmerie, un jour où l'autre, s'il ne peut pas donner un coup de main... Ce serait bête de ne pas en profiter un peu.

Quoi qu'il en soit, il voit bientôt les hauts toits pointus de Pré-au-Lard se dessiner au loin. En quelques instants à peine, il vogue déjà dans les rues, rues qu'il connaît bien désormais et a arpenté en tout temps, qu'il pleuve ou qu'il vente, pour rejoindre finalement l'auberge où il a rendez-vous après avoir salué quelques personnes qu'il connaissait vaguement. Un sourire en entrant, il prie un peu pour ne pas qu'on l'appelle et que son arrivée soit grillée d'avance. Fort heureusement, et sans doute à cause des cours qui viennent à peine de se terminer, l'auberge n'est peuplée que de quelques sorciers qui discutent tranquillement, des habitués, ou des gens qu'il se contente de saluer de la main, un sourire chaleureux collé au visage. Rapidement, il repère son comparse, assit dans un coin de la pièce un peu à l'écart de tout le monde. Un véritable ours. À cette pensée, l'Estonien rit légèrement et le rejoint discrètement, parvenant à se glisser derrière lui. Sans crier gare, il fait barrage de ses mains aux yeux du grisonnant plongé sur ses papiers.

J'ai les moyens de vous faire parler, M'sieur de Vandekeybus. Son léger mélange d'accent Estonien et français est écrasé par l'accent faussement russe qu'il prend aux oreilles de son ami. Un éclat de rire, il pose ses mains sur les épaules de l'ours et se penche sur le côté, un grand sourire aux lèvres. Salut ! Si sa familiarité peut vite déplaire ou froisser, il sait qu'avec Sabal, il ne risque rien. Alors, clopin-clopant, son trot enraillé par la chaise qu'il tire, il s'assied enfin en face de son ami.
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Sabal de Vandekeybus
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Hands down by your side
EXORDIUM.
Le bruit doux et atténué des conversations ne t'attaque pas. Tu te souviens du temps où la foule ne te crispait pas plus que ça, des nuits agitées où la musique pulsait contre tes tympans. Tu avais besoin de cette multitude de sensations, de ressentir autant de corps vivants contre toi, avec toi. Tu avais alors l'impression de ne plus être seul, de faire partie d'un grand tout que tu ne comprenais pas. Que tu n'es pas sensé comprendre. Ça n'a jamais été ton but, de tout comprendre. Parfois tu aurais aimé avoir des explications, c'est certain. Pourquoi ça, pourquoi ci, pourquoi lui et pourquoi toi ? Les réponses ne sont jamais venues, peu importe combien de fois les questions ont pu être posées. De ceux qui vivent pour vivre, pour ressentir et aimer. Partager. Donner. De ceux qui trouvent la beauté en tout. De ceux qui n'appellent jamais à l'aide. Tu étais de ceux qui ouvrent les bras si grand qu'ils cachent le soleil et s'emparent de sa lumière pour en refléter les rayons de façon plus humaine. Tu étais.

Arriver à Poudlard, c'était comme investir une vieille bicoque abandonnée. Il y grince des centaines de particules différentes, observer les toiles d'araignée et les nids de rongeurs est inévitable. Constater l'ampleur des dégâts en se disant qu'elle devait être magnifique en son temps cette maison. Se demander ce qui a pu percer les murs, briser les planchers et tuer l'âme. Tu étais cette ruine. Cet homme qui ne tient plus vraiment debout. Tu ne comptes plus les nuits d'insomnies, de terreurs nocturnes, ces nuits où tu te sentais prisonniers de ton passé et des horreurs frappées sur tes phalanges. Tu haïssais tes cicatrices, tu les regardais comme si elles n'étaient qu'une fratrie d'abomination. Oui, en arrivant à Poudlard tu ne marchais pas droit, tu tanguais. Muet et sourd tu n'avais conscience que de ta peine. Une marionnette dont les fils crissent sous l'acide. Puis un jour les rayons du soleil ont recommencés à caresser les murs de la demeure puant la poussière. La pluie a lavé les murs et les sols. La ruine est devenue vestige, puis terrain modulable. Tu apprends à reconstruire, à fabriquer les matériaux nécessaires, à aimer ça. Tu sens toujours les pinces bruyantes des souvenirs et des peurs. Tu as appris à te méfier de tout, même de la paix. La méfiance te ralenti, mais elle ne t'arrête pas.

Les Trois Balais. Un jour tu t'es demandé comment les commerçants et restaurateurs font pour trouver un nom à leur établissement. Toi qui a du mal à titrer tes toiles ou tes textes, tu n'oses imaginer la pression sur les épaules des créateurs de pôles comme celui-ci. Véritable insistution aaux alentours de Poudlard, tu te plais parfois à imaginer les milliers d'histoires qui ont transité ppar ce lieu. Combien d'hommes, de femmes, d'enfants ou d'animaux sont passés par ici ? Combien ont tenu ces verres, combien se sont assis là où tu te tiens actuellement ? Est-ce qu'ils étaient heureux ou venaient-ils ici pour apaiser leur âme fissurée avec comme pansement deux à trois pintes plus corsées que la normale ? Tu imagines les groupes d'amis se retrouvant  autour d'une bierraubeurre pour discuter sans relâche des devoirs à rendre, des personnes appréciés et celles détestées. Tu t'imagines le couple fraîchement avoué décidant de se retrouver en fin d'après-midi. La vieille personne amatrice de compagnie qui s’assoit et profite goulûment du monde autour d'elle, se nourrissant de chaleur humaine comme un lézard sur son rocher.
Les mains dans ton calepin, un crayon à la main, tu laisses ton esprit vagabonder. Tu n'es pas servi. Tu attends quelqu'un. Un ami, si tu te cantonne à ce qui est prudent d'avouer. Tu as oublié l'heure précise du rendez-vous, mais tu sais qu'il ne va certainement pas tarder. Tu anticipes, un peu. Tu as hâte, assurément. Le jeune Vaher est de ceux qui raniment le cœur dans les ruines et redonne espoir aux vieilles bâtisses. Son optimisme et sa dévotion sans limite seraient capable de faire renaître une forêt calcinée. Ton esprit se promène, il va caresser des rêves et soutenir des peurs. Le crayon glisse sur le papier, il souligne les plumes d'un croquis d'aigle. Des coups de crayon sans grande ambition, juste pour passer le temps, pour soulager l'inconscient. Un aigle déployant ses ailes, des plumes indisciplinées. Le regard vif, assuré.

Ta vision se brouille instantanément et une voix familière s'élève contre ta peau. Ton palpitant loupe un battement tandis qu'un sourire amusé se trace automatiquement sur tes lèvres. Tu n'as pas le temps de douter de l'origine de la voix aux nuances de l'Est que déjà deux mains se posent sur tes épaules. Tu tournes la tête vers la gauche et ton regard s'accroche à celui du jeune homme. Zackery. Il sourit. Tu souris. Oui, t'es content. L'accent faussement russe disparaît de sa voix et toutes les nuances de son être se réaffirment dans ses paroles.
- Bonjour Zackery. dis-tu doucement, les consonances de son prénom venant se cogner contre tes origines allemandes. Tu n'as plus vraiment l'habitude de parler français, alors ça sonne bizarre tout ça. Mais tu sais que d'ici quelques instants ça ira mieux. Tu sais ce dont la présence du jeune homme est capable.
- Tiens, j'ai gribouillé ça en t'attendant. Si jamais tu y trouves une quelconque valeur, je t'en fais cadeau. rajoutes-tu en détachant la page où figure les différentes esquisses d'aigles et de mains. Tu glisses la feuille sur la table vers Zackery.
- Si je devais garder tout ce que je dessine, je pourrais reconstituer Beauxbâtons en taille réelle. un rire moqueur envers ton propos t'échappe. Tu te redresse, examines la présence face à toi. Il est là. Il est là et ça va mieux.

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Zackery T. Vaher
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Avril 2000 - Sabal

Hands down by your sideC'est vraiment marrant, ça. Plus Zackery y pense, plus il observe, plus il se rend compte : entre ses amis Français, Anglais, Ukrainiens, Allemands, Italiens, Slaves, et bien d'autre qu'il oublie momentanément, son prénom sonne très différemment suivant les langues. Et les prénoms sonnent différemment avec son propre mélange d'origines ! Une mixité, un très grand bac de fleurs de toutes les couleurs, un pot-pourri aux effluves multiples et diverses ; l'Estonien adore cette mixité, adore ce mélange, la beauté du monde regroupée en une petite communauté d'étudiants, de professeurs, de personnes diverses et variés qui prononcent juste un nom différemment, mais tous avec le même sourire aux lèvres. C'est vraiment le plus beau.

Enfin assit, le nez à peine levé, les yeux - étouffés par ses pommettes en sourire - rivés sur le visage grisonnant de son ami, le Serdaigle est divinement ravi de le retrouvé et que celui-ci s'amuse de sa petite mise en scène, de son arrivée théâtrale. Y a qu'à voir le sourire amusé qui relève sa barbe fournie mais bien taillée. D'ailleurs, Zeke monte une main à son menton, tripote vaguement ses pauvres petits poils frisottants qui n'arrivent même pas aux bulbes de la barbe de Sabal. Une petite moue sur son visage avant qu'il ne pose les yeux sur ce qu'était en train de faire son grand ami, espérant subitement ne pas l'avoir dérangé. Il allait lui demander, d'ailleurs, mais la voix plus puissante que la sienne lui fait comprendre que non, et le bruit caractéristique du papier le fait hausser les sourcils alors que ses prunelles bleues suivent du regard la feuille qui glisse jusqu'à lui. Il oublie, parfois, que dans la beauté du monde, il y a l'art, notamment le dessin, et que Sabal est capable de tant de grandes choses à ses yeux. Il est doué en tout, semble-t-il, en magie, en pédagogie, suffisamment pour être professeur d'Arts Magiques à Poudlard, c'qui n'est quand même pas rien ! Admiratif, de l'oeuvre et surtout de l'artiste, l'Estonien regarde la feuille griffonnée avec attention, n'hésitant pas à la tourner dans un sens ou dans un autre pour observer les détails du graphite qui a doucement creusé le papier.

C'est vrai ? Ça n'te dérange pas ? Demande alors l'étudiant en Médicomagie, reposant la feuille sur la table, à ses côtés, ses yeux étonnés rivés sur le grand homme, un sourire ravi aux lèvres, et en même temps quelque peu inquiet. Inquiétude balayée, au demeurant, en un souffle de phrase alors que son ami lui assure qu'il ne préfère pas tout garder. Une deuxième Beauxbâtons en papier avec tes dessins dessus ?... Mais qu'attend-on, enfin ! Un rire amusé et ravi échappe à l'Estonien. Évidemment qu'une deuxième école française lui plairait ! D'ailleurs, il donnerait beaucoup pour revoir sa tendre école, juste marcher encore un peu dans ses longs couloirs vitrés et lumineux, être de nouveau entouré par sa langue française adorée.

Un instant, le Serdaigle porte son sac à ses genoux, plonge sa main dedans et en extirpe un carnet protégé d'un loquet magique qui ne s'ouvre que si c'est son propriétaire qui le lui demande ; une fois ouvert, il range le dessin, bien à plat, entre les feuilles, pour ne pas qu'il s'abîme bien que le graphite risque de s'étaler. En tournant quelques feuilles, son regard accroche une lettre de Lionel qui le fait tendrement sourire avant de refermer le carnet.

Hop-là ! Protégé ! Un sourire plein de dents, ravi, alors qu'il range ses affaires dans son sac, tranquillement. Tu n'as pas attendu depuis trop longtemps, j'espère ? S'inquiète-t-il finalement. Le cours de médicomagie était vraiment chouette, mais trop chouette, comme d'habitude, et on déborde toujours sur les heures ! Raconte-t-il, jouant avec ses mains pour animer son explications ; mains qu'il croise finalement pour poser son menton dessus, tout ouï face à son ami. Et tes élèves, à toi, ils sont pas trop turbulents ?

On dirait un autre prof qui s'inquiète de la classe de son voisin. La comparaison le fait rire intérieurement, jusqu'à ce qu'il soit coupé dans ses pensées par le serveur venu prendre leur commande. Comme d'habitude pour l'Estonien, un Bièraubeurre, alors qu'il hoche la tête vers son grand ours d'ami, s'inquiétant de ce que lui voudrait commander.
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Sabal de Vandekeybus
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EXORDIUM.
Tu te dis que les temps ont bien changés. Que peut-être la guerre aura eu un point positif au final. Oui, peut-être que dans toute cette poussière de misère et de deuil. Peut-être qu'après tout ces mois et ces années à s'érafler les genoux sur un sol couvert d'éclats de verres et de miroirs craquelés. Peut-être, car tu n'es plus certain de rien. Juste que tu respires encore, que le soleil se lève et se couche comme avant. La nature, elle n'a eu que faire des affrontements de ton espèce. Vous n'êtes que des humains sur une terre couverte de plantes, d’événements qui n'ont rien à voir avec vous. Cette planète est si vieille, mais si jeune, qu'êtes-vous, vous, les humains ? Des papillons de nuit, présents sur une courte durée. Tu ne penses pas que l'espère humaine survivra encore longtemps. Peut-être quelque milliers d'année, à peine. Vous ne méritez pas vraiment plus, pas vraiment moins. Juste de quoi user la substantifique moelle de l'espèce humaine. Arriver au bout, affronter la limite de la vie de l'Homme. Puis s'éteindre, comme le soleil se couche et comme un arbre tombe dans une forêt immobile. Les êtres naissent et disparaissent, en quoi votre disparition serait-elle tragique ? Elle est naturelle. Elle serait dans l'ordre des choses. Rien n'est immortel, rien n'est éternel et cela peu importe le nombre de potions ingurgités ou d'enchantements lancés. Mais la guerre, ça c'est bien un truc d'humains. Détruire, anéantir, tuer. Tu t'es donné le droit d'être un monstre, mais contre ton ennemi tu ressemblais plus à un héros. Après tout, ce n'est véritablement qu'une question de point de vue.

Jamais tu ne te serais comporté avec un professeur comme tu laisses Zackery se comporter avec toi. Mais tu n'avais rien de ce jeune homme quand la fièvre de la jeunesse enflammait encore tes pores. Ca parait si loin, mais tu étais si discret. Un homme qui tait sa passion pour la vie, par crainte d'être moqué, rabaissé. Tu as toujours tout pris à cœur, une remarque sur un fragment de toi et c'est tout ton être qui se fissurait. Un garçon fragile, silencieux, observateur. Une rose blanche dans un champ de tulipes claires. Pas vraiment pareil, pas tout à fait différent. Tu te sentais en dehors, à la frontière. Tu te sentais moldu, puis sorcier. Tu n'as jamais vraiment trouvé ta place, jusqu'au jour où il a fallu prendre les armes. Tu es resté silencieux, tu es resté discret. Mais cette fois-ci, tu existais aux yeux des autres. Parce que sans toi certaines missions devinrent impossibles. Tu as su te rendre indispensable. Indispensable pour prendre des vies, indispensable pour faire souffrir l'ennemi. Un ennemi qui avait famille et amis. La faucheuse de monstres demeure quand même une meurtrière. En fin de compte, ton séjour à Azkaban, ne l'a-t-u pas pleinement mérité ?

Tu le laisses se comporter ainsi, parce qu'égoïstement ça te fait du bien. Tu n'as pas envie de rejeter cette flamme salvatrice qui se cache au creux des pupilles et du sourire de Zackery. Il est, d'une façon, ce qui t'a manqué durant des années. Une échappatoire, un lieu sûre. Sa voix demeure dans ta tête des heures après vos séparations et tu te surprend parfois à le chercher du regard lors des repas dans la Grande Salle. L'ours atrophié cherchant le repos salvateur. Il est l’orée d'une forêt si sombre que tu y es tombé bien trop de fois. Il est gentil, avec toi, avec les autres. Il est complexe, tu le sais parfaitement que ce genre de candeur fini tôt ou tard par s'effondre. Tu as peur du jour où quelqu'un, quelque chose, le blessera trop fort. Le jour où son sourire se cassera les dents contre un monde qui n'a que faire de la bonté pur. Tu ne veux pas que ce jour arrive, mais Sabal, il arrivera. Tu te jure, tu lui promets silencieusement que le marteau n'aura pas ton apparence. Mais qu'en sais-tu ? Et de quel droit te juges-tu assez important à ses yeux pour avoir un tel pouvoir de destruction ? Tu es un professeur, tu es un adulte, tu es trop vieux pour te permettre de devenir aussi important. Et tu ne le deviendras pas...n'est-ce pas ?

Le jeune homme s'empare de ton croquis, le glisse dans un carnet, s'attarde sur une page. Tu entraperçois une lettre, tu détournes le regard. Ce ne sont pas tes affaires, ce ne le seront jamais. Tu ne dois pas te pencher trop près du précipice, car il ne possède aucun fond celui-là. Mais le danger t'a toujours attiré, c'est lui qui t'a rendu vivant aux yeux de la société fut un temps. Mais la guerre est fini, tu n'as plus besoin d'être vue du reste du monde. En fait, il t'arrive de vouloir être invisible. Toi, le vétéran trop grand pour pouvoir passer inaperçu dans les couloirs de l'école. Toi et ta voix trop grave pour être oubliée aussi tôt que ta silhouette a disparue.
L'homme assis face à toi referme son carnet avec une réplique qui te réchauffe le cœur. En a-t-il seulement conscience ? Lui, avec ses yeux clairs et son sourire stupidement chaleureux. A-t-il conscience de son effet sur le monde ? Sur toi...
Il s'enquiert de ton temps d'attente. Tu aimerais lui répondre qu'attendre encore quelques minutes ne t'aurait pas fait de mal. Ca t'aurait permis de te rendre compte que tout ça n'est pas une bonne idée, que tu n'as aucune prise sur ce que tu ressens et que c'est dangereux. Parce qu'un homme de ton âge, qui a vécu tout ça et qui se refuse à s'éprendre à nouveau de quelqu'un n'a pas les armes nécessaires pour appliquer sa volonté. T'es faible, comme avant. Comme toujours. Et Zackery, aussi gentil, aussi innocent, aussi bon soit-il, ne saura pas voir à quel point ta chute promet d'être dure et douloureuse. C'est comme lancer un homme du haut d'une tour sans parachute. Tu peux pas l'empêcher de s'écraser. C'est comme un cataclysme que tu vois au loin. Tu l'observes et tu es persuadé que tu pourras y échapper si tu te mets à courir tout de suite. Mais tu bouges pas. Tu regardes les courbes du vent et les maisons s'envoler, tu regardes le monde se détruire. Et tu bouges pas. Persuadé que tu y arriveras quand même. C'est l'espoir futile, celui qui te précipite dans le gouffre. Zackery est un gouffre et regarder ailleurs ne t'empêchera pas d'y sombrer.

T'es pessimiste. T'es pas agréable à vivre. Mais lui, son âme, son comportement...en a-t-il seulement quelque chose à faire ? Cela ne semble pas l'arrêter. Pourquoi ? Il y a mille autres personnes à côtoyer sur Terre. Pourquoi passer du temps avec un vieil animal grognon...Tu aimes sa présence, tu aimes sa voix. Tu échangerais bien les trois quart de tes discussion quotidiennes pour un peu plus de temps avec lui. Parce qu'il pense ton âme, parce qu'il te fait oublier tes blessures. Zackery, il te donnerait presque envie d'être meilleur. D'essayer, au moins.
- Turbulents ? Non...en règle général ils ne comprennent pas grand chose à ce que je leur raconte. Parles leur de Beckett ou de symbolisme dans le théâtre et tu n'entends plus que les mouches voler. Soit parce qu'ils dorment, soit parce qu'ils sont trop perplexes pour penser faire du grabuge. dis-tu doucement.

Un employé arrive pour prendre les commandes. Zackery prend une bièraubeurre. Se tournant vers toi, tu commandes la même chose. Histoire de ne pas changer les bonnes habitudes. L'employé repart et tu poses ton visages sur le jeune homme, un sourire à peine perceptible au coin des lèvres.
- Dis moi, ça va faire bientôt un an que nous sommes tous arrivés ici, en Angleterre. Que penses-tu de Poudlard ? demandes-tu, parce que ça t’intéresse de savoir ce qu'un étudiant pense de l'endroit. Tu as ton regard d'adulte, de professeur, il est nécessairement différent du sien. Ça a du faire beaucoup de nouvelles têtes.
Le serveur revient vite à votre table, vous servant vos boissons. Levant ton verre en direction de Zackery tu en avales une première gorgée. L'alcool adouci par le mélange te réchauffe l'âme en cette journée tempéré.

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Zackery T. Vaher
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Avril 2000 - Sabal

Hands down by your sideL'air que prend l'ours déstabilise un peu le Serdaigle. Il aborre un air un peu lassé, voire pessimiste, lorsqu'il s'agit de décrire l'attitude de ses classes. Bon, Zackery ne peut pas le cacher : il ne connaît rien de ce que lui décrit le professeur d'Art, et à vrai dire il risquerait d'être dans le même état que les élèves qui subissent le cours. Rien qu'à se rappeler des cours de divination - qui, pourtant, étaient intéressants, parfois - il sent déjà le souvenir du poids du sommeil peser lourdement sur sa nuque. Les cours théoriques n'ont, de toute façon, jamais été son truc, alors il ne peut que compatir envers les élèves de Sabal, bien qu'il soit également désolé pour l'ours.

Hm, ce doit être parce que ce sont des sujets moluds, non ? Questionne-t-il. Il essaie de rassurer son ami, même s'il sait que c'est vain. Ce n'est pas au vieil ours qu'on apprend à grogner, hein. Mais, au moins, s'il peut apporter un aspect un peu plus optimiste... Je suis sûr que certains adorent ce que tu fais, en plus.

À vrai dire, il n'en sait rien. Il ne connaît pas la manière qu'a Sabal d'enseigner, ni même si les sujets qu'il aborde sont intéressants ou non. Ça le heurte soudainement, mais il ne connaît pas grand-chose de son ami barbu. Si ce n'est ce qu'ils ont en commun. Beauxbâtons, la famille, les histoires... Zackery n'est pas un artiste, et même s'il reste sensible à l'art, il ne sait pas l'éprouver comme le fait Monsieur de Vandekeybus. Aussi, lorsque la question lui est adressé, il hausse prestement un sourcil.

Ah, toi aussi ça fait un an ? Je n'savais pas ! Il n'est pas du genre à oublier ce genre de détails, et pour lui, ça semblait logique que Sabal soit ici depuis plus longtemps. Logique, mais ça explique beaucoup de choses ; l'accent n'est pas évident pour enseigner, ou intéresser les élèves. De Beauxbâtons ou d'ailleurs. J'adore cette école. Elle est grande, elle est imprégnée d'histoire... Et puis, je m'entend majoritairement bien avec tout le monde ! Donc ça aussi, c'est génial. Ça lui paraît toujours fou de s'entendre aussi bien avec les gens, alors que c'est quelque chose qu'il devrait avoir acquis il y a longtemps, mais dont il s'étonnera toujours : le monde t'aime Zackery. Et pas que le monde. Tu sais, mon père a étudié à Poudlard. À Gryffondor, même ! Donc toute ma vie j'ai... Le serveur arrive, et Zeke le remercie avec un grand sourire, offrant trois mornilles pour payer la dot de sa future femme : la bièraubeurre. Moins rafiné qu'à Beauxbâtons, certes, mais honnêtement ça lui convient mieux. Il préfère le goût sucré et la douceur tiède de cette boisson. Levant sa chope, il trinque avec Sabal, puis boit déjà une gorgée. Donc, je disais : mon père m'a toujours raconté plein de trucs au sujet de cette école. Alors la voir de mes propres yeux... C'est vraiment dingue. Affirme-t-il finalement. Puis, enfin, il hoche la tête vers son ami, songeant que lui aussi ça devait le dépayser. Et toi, tu t'en sors ? Un verdict au sujet de l'école ? Ça doit te faire plaisir de retrouver Madame Deslunes. Les rumeurs vont vite, et l'amitié des deux professeurs n'est pas un secret pour qui sait y faire attention, bien que Zackery ignore totalement à quel point Sabal et Madame Deslunes sont proches. J'espère que les élèves ne te font pas trop la misère à cause de tes origines... S'inquiète-t-il, sous-entendant que l'accent peut attirer les moqueries. Nombreux sont ceux qui en ont fait les frais. Son regard bleu s'accorche à celui de l'ours, cherche à lui tirer les vers positifs du nez. Non, parce que, ça va bien cinq minute cette attitude de grisonnant, Monsieur Vandekeybus !
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Sabal de Vandekeybus
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Hands down by your side
EXORDIUM.
C'est compréhensible à vrai dire que tes élèves se retrouvent perdus la plupart du temps. Tes cours ne sont pas de ceux auquel on assiste pour espérer se faire admirer sur ses talents au dessin, à la sculpture ou en réflexion quelconques. En fait, c'est souvent toi qui parle et eux qui se perdent. Et dans un sens, tu préfères ça à entendre des imbécilités comme tu as pu en entendre au cour de ta vie et de tes expériences.
Bien que tu n'ai jamais eu de professeur comme le sens commun l'entend, tu dois tout à tes formateurs et par formateurs tu entends collègue. La somme de tes connaissances sont avant tout empiriques. Tu les as appris sur le tas. Ce n'est pas bien en sécurité sur les bancs d'une école de renom que tu as appris le rôle des Ballets Russes dans le changement du paysage chorégraphique d'entre-deux guerres. Non. C'est en discutant avec une danseuse que tu fréquentais à l'époque et qui avait eu la chance de danser le rôle de l’élue dans une relecture du Sacre du Printemps de Nijinski. Tu te rappelles l'espace de quelques secondes ses yeux bleus et son teint pâle. Elle était pure, elle était délicate. Danser, au travers de son corps à elle, c'était comme apercevoir une brume s'élancer dans un tumultueux tonnerre. Elle ne touchait ni le sol ni l'air, elle était presque onirique. Ô comme il te manquerait presque le temps où ta vie se comptait en répétitions, représentations, folles conquête bourrées d'amour sincère et blessures en tout genre. Oui. Tu comprends que tes élèves soient perdus, tu n'es pas un professeur qui rentre dans les clous. Tu n'arrives pas avec une liste de bouquins à acheter, du matériel à fournir et une demande d'assiduité acerbe. Dans un sens, tu te dis que les intéressés viendront et que ceux qui n'étaient pas prêt se perdrons dans les couloirs plutôt que dans ton cours. Et c'est mieux ainsi.

- Tu soulèves un point intéressant. Je n'y avais jamais pensé, en effet, ce dont je parle est majoritairement moldu, réponds-tu doucement, C'est que je ne m'y connais pas aussi bien en art sorcier...et qu'honnêtement c'est bien moins riche. Le domaine artistique moldu recèle de tant de choses Zackery, si tu savais comme c'est passionnant. que tu continues en te sentant presque sourire sous ta barbe d'ours mal léché. Tu attribues cette facilité au bonheur à ton interlocuteur. C'est toujours plus facile d'être heureux quand il est là. Qualité que tu ne retrouves pas en de nombreuses personnes, collègues, élèves ou inconnus. Johannes néanmoins possède également cette attitude et cette aura qui fait de lui quelqu'un que tu aimerais pouvoir fréquenter bien plus. Des fois tu te dis que rien ne t'en empêche, que c'est toi qui te met des bâtons dans les roues pour ne pas trop t'attacher. Et souvent tu as raison.
La surprise se lit sur le visage de ton jeune ami quand tu annonces n'être là que depuis un an. Au début sa surprise te déstabilise, n'était-ce pas évident ? Mais non, très vite tu réalises que ça n'a rien d'évident qu'hormis les élèves anglais et les professeurs personne ne peut réellement affirmer savoir la date de ta venue au château. Pour toi c'est évident, mais car tu connais ton histoire, tu connais les mois d'hospitalisation et la prison. Ce que ces jeunes gens ignorent. Ce que tu aimerais garder secret le plus longtemps possible. Ce soleil face à toi, tu ne veux pas le ternir à coup de souvenirs cauchemardesques. Tu as presque peur de le salir avec la pourriture du passé, et tu t'y refuses. Qu'il garde sa fraîcheur et son optimisme pour l'humanité. C'est ça qui le sauve, qui te sauve. Là où certaines sensations et sentiments sont dévastateurs, ceux que tu ressens en la compagnie de Zackery sont apaisant. Agréable. Solaire. Chaleureux. Au fin fond de ton âme tu pries pour qu'il garde toujours cette flamme et ce quelque chose qui fait de lui quelqu'un d'outrageusement bon. Parce qu'il est tout ce qu'une personne peu rêver être et avoir, faire son bonheur devrait être la priorité de tant de gens...
- Eh oui, je ne suis arrivé qu'en septembre. Bon un peu avant afin d'assister aux réunions de pré-rentré et de me familiariser avec le château, mais je ne suis réellement enseignant que depuis septembre. Ça me parait presque une éternité aujourd'hui. confies-tu avant d'écouter les paroles de Zackery. Tu soulèves la chope à tes lèvres quelques fois durant ce laps de temps, te délectant de l'alcool et de la boisson. Cette accalmie te revigore et te fais tellement de bien.

Il te raconte sa vision de Poudlard, sa bonne entente avec la majorité des élèves. Ce dernier fait ne t'étonne en rien, au contraire, il te fait du bien. C'était différent quand c'était toi qui était sur les bancs de l'école. A cette époque, les gens bien, on faisait son possible pour leur marcher dessus et si ils n'avaient pas la force nécessaire pour se défendre ils finissaient par s'écraser et par changer. Toi, tu ne veux pas que Zackery change et si Poudlard et ses habitants sont assez sensés pour le garder intact alors tu es prêt à pardonner au passé ses erreurs de jugement. La voix douce de ton interlocuteur invoque le souvenir de Ophélia et un discret sourire se forge sur ton visage. Miss Deslunes. Tu n'es pas étonné que l'école soit déjà au courant que vous n'êtes ni inconnus, ni ennemis. Bien au contraire. Cette jeune femme, elle est de ces perles rares qui deviennent empoisonné avec le temps mais qui ne mordent jamais les vieux amis.
- J'ai été ravie de revoir Miss Deslunes. Bien que nous nous étions déjà recroisés quelques temps auparavant, travailler avec elle à Poudlard m'est dès plus agréable. Je ne peux être que fier de mon travail passé à son égard. Quand je vois la femme qu'elle est devenu. ta voix est calme, posée, elle ne gronde plus, elle n'est plus en colère, les raclements sont absents. L'alcool t'adoucit et la compagnie de Zackery grandement aussi. Quant aux élèves...disons que j'ai du entendre quelques railleries sur mon accent allemand les premières semaines et puis la nouveauté est passé. Je pense m'être assez bien fondu dans la masse professorale. Je ne serais jamais un réel enseignant, je n'en ai de toute manière pas l'ambition, mais tant que je peu apporter des connaissances et de nouvelles choses à cette école, je le ferais.

Les yeux de Zackery rencontrent les tiens. L'espace de quelques secondes tu arrêtes de respirer avant de te reprendre. Tu le regardes, aussi. Puis tu romps le lien en relevant la bièraubeurre à ta bouche. Tu en bois une gorgée et reposes la chope. Pendant quelques secondes tu hésites, puis tu te dis que tu n'as pas grand chose à perdre, que de toute manière personne ne vous écoute et que vu vos attitudes respectives personne ici n'irait imaginer qu'il s'agisse d'un élève et son professeur.
- Je te remercie d'être là Zackery. Je suis toujours très content de nos entrevus hors du château.


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Zackery T. Vaher
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Élève de Serdaigle
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« drinking fast and then we talk slow »
Avril 2000 - Sabal

Hands down by your sideL'ambiance confortable, la voix calme et posée, grave, du professeur d'art et la boisson apaisent le jeune Serdaigle, le couvrent d'un voile délicat, l'enlace, pour le faire se sentir bien, le mieux au monde, à sa place, avec une personne merveilleuse, dans un contexte sublime en train de boire une bièraubeurre plus qu'appréciée en cette fin de journée. La conversation est riche, intéressante, comme à chaque fois qu'il est en compagnie du grand homme qui lui parle de tout un tas de choses différentes, le rend plus curieux jour après jour. La veille, quand il songe qu'ils vont se voir, le présent, quand il peut s'abreuver de tout ce que lui transmet le professeur, et le lendemain, lorsqu'il se souvient de leur conversation de la veille, qu'il s'émerveille encore de voir à quel point il est sorti grandi de cet échange avec un homme plein de culture. Les jours d'après, encore le souvenir, jusqu'à la prochaine rencontre où le schéma se répète. Scénario agréable, interminable, donc l'Estonien ne se lassera jamais.

Il adorerait entendre parler plus de ce qu'enseigne le professeur, mais ça serait certainement tricher : lui n'a pas pris l'option pour l'avoir comme enseignant, alors pourquoi aurait-il le droit d'accéder à son savoir ? Il prendra ce qu'on lui donne spontanément, et rien de plus. Peut-être se montrera-t-il curieux, dans un futur plus ou moins proche, mais pour l'instant, la conversation va, ils parlent, ils se découvrent un peu plus l'un l'autre.

C'est vrai que depuis Septembre, c'est une éternité. Zackery, le nez dans sa bièraubeurre, y repense. Ils sont en Avril, l'été arrive à grands pas et ils fêteront leur première année passée au château, ainsi que leur passage en classe supérieure pour la plupart. Quelle chouette vie, tout de même, et quelle chouette idée, cet échange. L'Estonien est ravi de pouvoir poursuivre ses voyages ; il pourra, peut-être cet été, montrer l'Écosse à ses tendres amis, partir en Norvège avec Skye, séjourner dans des pays qu'il connaît sans connaître. Et avec l'échange, avec ses nouveaux amis, ils pourront peut-être séjourner chez les uns ou les autres, qui sait ? Riche idée. Elle le fait sourire.

Ou peut-être est-ce la tendresse des paroles de Sabal lorsqu'il parle de Madame Deslunes. Il ne connaît rien de leur passé, sait simplement qu'ils ont été proches, sans plus de détails. À l'entendre parler, l'on pourrait croire qu'il a été un père pour elle ; c'est ce qu'en déduit Zackery, du moins. Et imaginer monsieur Vandekeybus en père est une vision parfaitement adorable qui élargit un peu plus son sourire alors que ses yeux sont rivés sur le visage bourru mais néanmoins sympathique du Grand Homme. L'écouter parler le berce, semble chasser toutes les pensées qui ne sont pas en lien direct avec lui ; et ça n'est franchement pas plus mal. Agréable moment, agréable sensation, il soupire d'aise puis hoche doucement la tête quant à la réponse de son ami.

C'est le plus important, n'est-ce pas ? Ça se voit que tu aimes beaucoup ce dont tu parles et que tu as envie de transmettre. Honnêtement, ça fait du bien de rencontrer des gens comme toi.

Une déclaration, un peu, dite sur le ton d'un rire à la fois amusé et tendre. Zeke peine à s'imaginer ce que ce doit représenter, au quotidien, d'être professeur dans une école pareille durant un événement pareil. Mais, s'il avait été à la place de Sabal, il aurait été le plus heureux des Hommes. Et déjà qu'il est certainement l'un des plus heureux, la situation ne peut qu'aller mieux. Les yeux rivés dans ceux du germanique, il lui souhaite, par la pensée, que tout aille bien pour lui aussi ; et dans le cas échéant, que tout aille mieux. La tristesse, on peut la dissimuler, mais pas la cacher entièrement, jamais, et Zeke est devenu professionnel dans l'art de déceler les émotions négatives pour les arracher de force à leurs hôtes. Dans le cas de Sabal, c'est l'entièreté de son corps, expressif, qui parle malheureusement pour lui. Cependant, le Serdaigle n'a jamais cherché à creuser du côté de son ami ; s'ils s'apprécient beaucoup, le jeune homme n'ose pas encore s'immiscer de trop dans le passé apparemment douloureux que couve Sabal. L'heure viendra sûrement un jour, mais pour l'heure, il préfère lui offrir de larges sourires, des rires, et de bons moments passés à discuter.

La déclaration élargit le sourire sur son visage. Zackery baisse un peu les yeux. C'était soudain, mais très apprécié ; alors il dépose ses prunelles bleues sur son ami pour le regarder un peu, profiter qu'il soit là, devant lui, qu'ils puissent échanger ensemble. Un chouette duo.

C'est moi qui te remercie ! J'adore parler avec toi. C'est comme lire un livre génial, tu vois : un chapitre à la fois, mais à chaque fois on a hâte de la suite. La comparaison le fait rire, et peut-être est-ce la bièraubeurre ou l'ivresse de la joie, mais il sourit de toutes ses dents, ravi d'être ici. Le destin est drôle, tout de même. C'est à Beauxbâtons que tu as rencontré un membre de ma famille, c'est ça ? Et nous voilà, une trentaine d'années plus tard - j'étais même pas né, tu t'rends compte ? - assis à cette table à discuter de tout et de rien. C'est génial ! Un nouveau rire, plus émerveillé et amusé encore. Il aimerait aborder tellement de sujets avec Sabal, des sujets qu'ils effleurent à peine lors de leurs rencontres mais qui passionnent déjà le Vaher.

© 2981 12289 0

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Sabal de Vandekeybus
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Et parfois c'est tentant de reprendre ses distances. Quand la vie prend un nouveau tournant, que les quotidiens s'en retrouvent chamboulés. Tu as connu tellement de revirements de situations qu'à présent tu ne prends même plus le risque de t'habituer à quoi que ce soit. Mais, à ton grand damne, tu t'es habitué à lui. A sa présence, là, quelque part, parfois toute proche, et parfois trop loin. Souvent trop loin. Vous êtes à mille lieu l'un de l'autre, ça t'empêche de le protéger, de faire naître les sourires par centaines sur son visage. Qu'est-ce que tu aimerais pourtant, pouvoir lui apporter le bonheur qu'il mérite au quotidien. Tu ne veux pas mettre de mot sur tout ça, t'en as peur. Au fond, tu te dis que tout ça c'est mal, que tout est déplacé, que vous ne devriez même pas vous regarder. A-t-on déjà vu pareil duo ? Peut-être, quelque part, ce monde ne peut pas n'avoir jamais vu de surprise à votre image. Toi et lui, vous n'êtes qu'une série de hasards qui se sont percutés. T'en garde les bleus, mais tu chéris ces ématomes. Il te rappelle que ton âme est toujours là, que tu peux encore être heureux. Il te rend heureux, de la plus simple des manière. En étant là, en t'écoutant, en se confiant à son tour. Tu n'as pas encore osé aborder tes blessures et tes cicatrices, car elles sont ce que tu gardes encore plus profondément. Parce que ça reste un très jeune adulte et que tout est encore trop frais dans les esprits pour pouvoir en parler. Alors les sujets légers sont de mise, parfois ils deviennent plus profond et ça te fait du bien. Ces rencontres ne sont jamais douloureuses, tu n'en ressors jamais meurtris. Du moins, pas encore.

Tu penses à cette année qui s'apprête à se terminer, aux changements qui vont encore advenir. Tu appréhendes un peu, un peu trop. Encore un changement. Un de plus. L'été. Les congés scolaires, c'est la promesse de journées vides et pleines d'introspection. Tu vas certainement retourner en Allemagne, ou à Amsterdam. Tu te dis que tu la retrouvera peut-être, dans ce même appartement que tu as quitté au début de la guerre. Elle te regardera avec de gros yeux, la surprise se peignant d'amertume quand elle se rendra compte que tu n'es pas mort. T'a-t-elle pleuré ? Toi, le futur époux à l'imaginaire débordant qui passe ses soirées sur les planches, ou à apprendre des textes divers et variés, ou à peindre enroulé dans des draps de la chambre à couché ? Non. Elle ne l'a pas fait, elle n'a jamais été du genre à mettre un point à la fin de quelque chose sans être persuadé que c'est terminé. Et comme tu n'es pas mort, elle n'a pas vu ton corps. Donc soit elle t'attend encore, soit elle te maudit et est passé à autre chose. S'est-elle mariée ? A-t-elle eu cet enfant que vous vouliez avoir ? A-t-elle déménagé ? Est-ce qu'elle danse toujours ?  Autant de questions qui résonnent et t'embrouillent. Tu n'es plus le même depuis que tu as franchi le pas de la porte sans te retourner, en suivant Castellucci sans avoir posé plus de questions. Tu savais que son gosse t'avait toujours vu comme un super héro, que les récits de vos exploits lors de la première guerre contre Voldemort avait bercé son enfance. Tu te dis qu'il doit avoir bien grandi, qu'il doit peut-être t'en vouloir de pas avoir pu protéger son père. En fait, t'en sais rien, tu sais même pas si tu le reconnaîtrais. Et de quoi rêve-t-il ce gosse ? Tu ne sais pas. Un jour, si tu le retrouves, ou si il te retrouve, tu lui demanderas.
En attendant ce sont les rêves de Zackery qui t'attirent et t'intriguent. De quoi rêve-t-il ? Si il pouvait tout laisser tomber du jour en lendemain pour accomplir une et une seule chose, qu'est-ce que ce serait ? Sauver le monde ? Être heureux quelque part de bien précis ? Devenir médicomage ? Partir vivre avec des poules au Pérou ? Tu ne sais pas. Tu voudrais savoir. Cher Zackery, de quoi rêves-tu la nuit ?

- Je te remercie. Je pense que par les temps que nous traversons, se consacrer à ce qui nous apaise et la plus importante des choses à faire. Ça éviter au monde de sombrer à nouveau. Et c'est bien meilleur de vivre pour ce que l'on aime faire et pour ceux que l'on aime connaître. C'est plus doux. dis-tu, en omettant de dire que les mots du jeune homme le touchaient plus que de raison. "ça fait du bien de rencontrer des gens comme toi" n'est pas le genre de chose que tu as l'habitude d'entendre, tu sais que certaines personnes le pensent, mais ils ne le disent jamais. Et toi, toi tu as besoin d'entendre ça, pour te sentir légitime auprès de ces personnes qui te sont chères. Et il t'est chère. Froussard sentimentalement parlant, tu n'oses pas lui dire que votre rencontre est celle qui l'a marqué le plus depuis longtemps. Depuis Zephÿr, depuis Castellucci...ils sont tous partis sans se retourner.

Tu sens que ton aveux le surprend, mais lui fait du bien. Tu te fais la réflexion que les gens devraient dire plus souvent ce qu'ils ressentent et ce qu'ils pensent, encore d'avantage lorsqu'il s'agit de sentiments positifs. S'attarder sur le négatif est facile, presque un réflexe, c'est parler des bonnes choses, de ce qui fait du bien, qui est devenu compliqué. Mais avec Zackery, tout semble soudain plus simple. Tu portes à nouveau ta choppe à toi, en déguste le contenu, tranquillement, en sachant que rien ne vous presse. Que même si le temps est précieux, vous en trouverez toujours l'un pour l'autre. Jusqu'ici rien est à laisser de côté, mais le jour venu, que seras-tu prêt à sacrifier pour garder ce soleil dans ta vie. Hein, Sabal ? Rien n'est gratuit, un jour tu paieras le prix de ce bonheur.

- Je me sens bien vieux d'un coup. dis-tu alors qu'un rire sincère t'échappe. Oui, trente ans plus tard. Nous ne nous connaissions pas vraiment pour être honnête. Ce Vaher là n'est pas resté très longtemps dans ma vie. Mais assez pour que je tique en entendant à nouveau ce nom dans les couloirs et dans la bouche de mes collègues. rajoutes-tu sur le ton de la confidence et du bien-être. Tu es bien, là, avec lui. Tu aimerais être ainsi plus souvent. Tu sais très bien faire parler de toi Zackery, et en positif, pour une fois ça change des discours habituels que nous entendant lors de nos réunions ou entrevus rapides entre deux heures de cours. Tu aimerais rajouter que tu es déçu les jours ou rien ne te parviens du jeune homme, que chaque soir tu attends une étincelle de nouvelle, qu'un de tes collègue te confie avec entendu dire que ce fameux élève a encore été très attentif en cours. Ou qu'il a aidé un autre élève. Ou qu'il existe, tout simplement. En une dernière gorgée tu finis ta chopes et la repose. Tu te sens détendu, bien plus que lorsque tu es rentré dans le pub un peu plus tôt.


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