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Poor Unfortunate Soul • ROLEX

Alexis M. Abberline
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Rowie & Lexis

Poor Unfortunate Soul

Cela fait des semaines et des semaines que l'idée est là tapie dans un coin de mon esprit. Je pèse en permanence le pour et le contre me demandant si je ferais mieux de me retenir ou si au contraire je devrais suivre mon instinct. Je suis totalement partagée entre deux positions distinctes alors je reporte inlassablement le moment où finalement je viendrai confronter le jeune homme. J'aurais pu continuer encore longtemps à repousser cette idée au loin si des bruits de couloir ne m'avaient pas alertées. Je devais me résoudre à l'évidence que ce que je prenais pour une lubie passagère venait de prendre des proportions telles que je ne pouvais plus ignorer les choses. Je pouvais vouloir éviter à tout prix cette prise de position, mon devoir d'enseignante m'imposait de tenter de démêler tout cela avant qu'un acte qui ne pourrait plus admettre aucun retour en arrière ne soit commis. Pauvre esprit perdu, il a besoin d'être sauvé de ses propres ténèbres avant que ceux-ci ne l’entraînent encore plus loin. Les démons qu'abrite notre âme sont souvent les pires qui soient car ils peuvent nous contaminer et détruire jusqu'à la dernière parcelle d'humanité que vous préservions encore en nous. Je ne sais pas où il se situe mais je me dois d'essayer de faire entrer à nouveau la lumière dans son regard et dans son cœur pour ne pas laisser ce jeune garçon sombrer. Quelques heures plus tôt, j'avais fini par franchir ma passivité pour l'interpellé au détour d'un couloir, une simple phrase rien de plus, une phrase qui n'attendait pas de réponse.

« Monsieur Moore, j'aimerais que vous passiez dans mon bureau à dix-sept heures précise. »

Rowan Moore. L'objet de mon inquiétude en ce moment précis. Je l'avais fait convoquer dans ma salle de classe. Rien ne l'obligeait réellement à venir car il ne risquait aucune sanction mais j'osais espérer qu'il se plie sans braver ma demande. Mais je comprendrais ses réticences car je n'étais pas une de ses professeurs attitrées à proprement parlé. Je patientais avec un calme certain mais laissez-moi vous dépeindre le portrait de ce jeune plein de potentiel qu'il semble pourtant destiné à sacrifier. Fils d'une famille qui impose le respect mais dont il semblait rejeter certains principes. Il ne faisait aucun doute de l'idéologie de la famille Moore mais leur fils semblait être l'exception. Il rejetait ces principes désuets, enfin, je le croyais. Non je ne doute pas au fond qu'il n'approuvait pas, ce dont je doute finalement c'est de ce qu'il affiche aujourd'hui. Je ne peux pas me résoudre à penser que ce soit réellement lui. Il doit y avoir un quelque chose qui m'échappe car je n'ai jamais perçu autant de résignation dans ces convictions de bas étage que quand je pose mon regard sur lui. Rowan c'est un garçon qui n'a jamais hésité à user de ses poings même si plus d'une fois, j'ai du l'exhorter au calme mais qui semblait au fond protecteur. Il y avait une certaine sensibilité en lui que je ne retrouve plus dans cette attitude qu'il affiche. Impulsif et audacieux, il semblait vouloir remettre le monde en question mais depuis peu, cette flamme s'est éteinte. Il est renfermé sur lui et docile, trop pour que ça ne semble réellement lui correspondre.

Je désire percer à jour le mystère qui entoure son changement. Il n'est plus le même et je crois que cela me rend triste. La guerre nous a tous pris beaucoup. Elle a brisé certaines choses entre nous que rien ne semble pouvoir réparer. Nous ne serons plus jamais les mêmes, c'est un fait. Je jette un regard en arrière soulevant légèrement le tissu de ma peau pour regarder une cicatrice plus profonde. Je me perds un instant dans sa contemplation alors qu'elle symbolise ma participation à cette bataille. Elle est loin d'être la seule qui en témoigne. Oh non, je ne les compte plus vraiment. Mon corps est marqué mais chacune de ses marques n'est rien en comparaison de la manière dont mon esprit est traumatisé. Je me souviens des traits figés dans la mort et dans l'horreur, j'y ai perdu des personnes qui comptaient même si au fond je n'en parle jamais. Mes doigts effleurent la cicatrice qui comme toutes les autres a sa propre histoire alors que la tristesse est le sentiment qui aujourd'hui domine. Il domine presque chaque fois désormais alors que j'ai finalement délaissé la colère, la haine et la rage. Je regrette que les choses aient été aussi loin et je crois que jamais, je ne pourrais me résigner et admettre comme tant d'autres avant moi que la nature humaine est ainsi faite. Je ne puis pas me résigner à laisser dire que les hommes aiment s'entretuer car cela voudrait dire que peu importe nos efforts, tous les combats sont perdus d'avance. Sauver l'âme de Rowan a ce quelque chose d'important car cela porte aussi l’espoir que l'Homme peut être sauvé de sa fâcheuse tendance à se battre. Un coup à la porte et je souris, il est presque ponctuel.

« Entrez Monsieur Moore, je vous attendais. Installez-vous où bon vous semble, nous ne serons pas interrompus. »

Je lui laisse quelques minutes pour choisir où s'installer. Je finis par m'approcher mais le côté de cette discussion n'étant pas formel, je m'assieds sur le bureau le plus proche d'où il s'est installé.

« J'aimerais que l'on discute de comment vous aller ces derniers temps, de votre comportement. Je ne compte pas vous juger, je tiens à le préciser si cela peut vous inquiéter. Rien ne figurera non plus dans votre dossier. C'est même plutôt une discussion informelle. »
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Rowan Moore
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Rowan & Alexis
poor unfortunate soul
Entre deux leçons, Rowan discutait avec un de ses camarades de classe. C’était une des rares personnes à qui il n’avait pas tourné le dos ou à qui on n’avait pas tourné le dos. Des amis du passé, il ne restait plus grand monde. Seuls ceux qu’il pensait être intouchables ou qu’il défendrait bec et ongles, comme Cassandre. Ses parents lui avaient toujours interdit de traîner avec la jeune fille, mais il ne les avait pas écoutés et ils étaient devenus meilleurs amis. Rowan savait qu’ils n’oseraient pas faire du mal à Cassie. S’ils s’en prenaient à elle, il pèterait sans doute les plombs. Alors aujourd’hui, il choisissait un peu plus soigneusement ses amis : sang-purs et sang-mêlés uniquement. Afin que le cas de Zoella ne se répète jamais. A l’heure de reprendre les cours, Rowan aperçut le professeur Abberline s’approcher de lui. Il ne l’avait plus comme professeur, puisqu’il était en GISIS, mais il l’avait déjà eu par le passé, en études des runes, avant d’abandonner l’option pour une autre. Il ignorait ce qu’elle lui voulait, mais c’était lui qu’elle semblait venir voir. Elle s’adressa à lui : « Monsieur Moore, j'aimerais que vous passiez dans mon bureau à dix-sept heures précise. » Rowan était sur le point de lui demander pourquoi, mais elle ne s’attarda pas et le professeur de GISIS attendait qu’il entre dans la salle pour pouvoir fermer la porte. Pendant quelques heures, le Gryffondor se demanda ce qu’il avait pu faire pour se retrouver convoqué dans le bureau du professeur d’études des runes. Il décida d’oublier cette histoire pour se concentrer un peu sur la leçon du jour avant d’être à nouveau perdu. Il ne manquait plus que Skye se vante à nouveau d’être plus fort que lui. Leur dernière confrontation s’était mal passée, il avait même brisé le nez de Rowan. Heureusement, l’infirmière avait tout remis correctement en place. Vers l’heure de la convocation, il se dirigea au troisième étage. Il se souvenait y avoir mis les pieds une ou deux fois avant d’avoir demandé son changement d’option. Les runes, ce n’était pas pour lui. Il était presque dans les temps quand les escaliers se mirent à n’en faire qu’à leur tête et ne le laissèrent pas atteindre son étage aussi vite qu’il l’aurait souhaité. Il allait être un peu en retard. En arrivant, il frappa à la porte. « Entrez Monsieur Moore, je vous attendais. Installez-vous où bon vous semble, nous ne serons pas interrompus. » Dit-elle au garçon. Tu m’étonnes, personne ne vient dans ce trou paumé. Rowan se demandait si beaucoup d’élèves suivaient cette option. Vu la taille de la salle, il parierait que ce n’était pas le cas. Rowan ne s’excusa pas pour ses quelques minutes de retard. Ce n’était pas un rendez-vous avec le directeur. Il alla s’asseoir sur une chaise, derrière une table. Elle vint s’installer sur la table. Il la regarda en attendant de savoir ce qu’elle lui voulait. Le professeur Abberline était indéniablement une jolie femme. Rowan croisa les bras et cala son dos contre le dossier de la chaise.

« J'aimerais que l'on discute de comment vous allez ces derniers temps, de votre comportement. Je ne compte pas vous juger, je tiens à le préciser si cela peut vous inquiéter. Rien ne figurera non plus dans votre dossier. C'est même plutôt une discussion informelle. » Dévoila le professeur au Gryffondor. Il plissa légèrement les yeux en l’écoutant. C’était donc pour ces raisons qu’elle avait décidé de lui faire perdre son temps ? Il répliqua presque immédiatement, sur un ton volontairement provocateur et insolent : « Vous jouez au psychomage maintenant ? Personne ne prend votre option de merde et vous avez trop de temps libre ? » Avant, jamais Rowan ne se serait permis d’être aussi impertinent avec un professeur. Il avait changé, c’était évident. Mais son comportement était la seule chose qu’il pouvait maintenant maîtriser et c’était pour cette raison qu’il se battait si souvent. « Je vais très bien. » Ajouta-t-il sèchement. C’était faux. Il n’allait pas bien. Depuis longtemps. Et puisque rien n’allait figurer sur son dossier, il pouvait donc se permettre de répondre ce qu’il voulait. Elle voulait une conversation informelle, elle allait avoir une conversation informelle. Rowan se leva d’un coup, faisant grincer la chaise au sol dans un bruit des plus désagréables. Puis, il posa ses fesses sur la table lui aussi, se mettant ainsi au même niveau que le professeur Abberline. Comme elle était assez grande, il la dépassait d’à peine quelques centimètres et il aurait aimé se sentir encore plus supérieur à elle. Parce qu’il avait besoin de cette arrogance s’il voulait garder encore longtemps le masque qu’il portait. « Mon comportement ? Je ne vois pas de quoi vous voulez parler… » Dit-il en jouant faussement l’innocent avec une ironie non-dissimulée parce que Rowan savait parfaitement de quoi elle voulait parler, et elle le savait. Il la regarda tout en se demandant comment elle ne comptait pas le juger. Il était sans cesse jugé par les autres sur ce qu’il disait ou faisait. Le Gryffondor se demanda un instant si sa petite sœur était celle qui avait parlé au professeur de son cas où si le professeur Abberline en était venue à l’idée de vouloir discuter avec lui de son propre chef. Rowan attendait que la discussion s’enflamme comme elle avait toujours tendance à s’enflammer quand il était effronté avec un professeur ou un auror. « Mais si vous voulez me parler de votre comportement, je vous écoute. Vous vous emmerdez tellement que vous convoquez n’importe qui dans votre bureau pour discuter. Qu’est-ce que ça dit sur vous ? » Jouant au faux psychomage, le sorcier poussait un peu pour voir quelles étaient les limites du professeur face à lui.
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Alexis M. Abberline
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Rowie & Lexis

Poor Unfortunate Soul

Je ne sais pas définir précisément à quel type de réaction je m'étais attendue dans le fond. Je crois que je suis partagée. Je savais que le sujet ne serait pas simple à aborder. Je me doutais qu'il se braquerait et ne voudrait probablement pas entrer dans les détails. Mais non je ne m'étais pas préparée à cette insolence, cette provocation dans son ton. Je ne pensais pas qu'il afficherait un tel mépris sans même tenter de le dissimuler. Je pourrais dire que je suis choquée mais je suis habituée aux airs de défi de certains étudiants et cela me laisse assez indifférente. Je ne dirais pas que cela ne me touche aucunement mais pas outre mesure. Mais parfois je m'interroge et je dois reconnaître que peu d'élèves s'intéressent sincèrement aux Runes et que je donne plus souvent cours à une poignée qu'à un grand nombre d'étudiants. Cela ravive la déception quand ils m'ont refusé le poste de professeur de pédagogie qui m'aurait permis de pleinement me sentir valorisée dans mon travail. Mais j'aime la matière que j'enseigne et c'est l'essentiel non? Je ne veux pas me laisser démonter par ce genre de comportement sinon je vais perdre de vue la raison pour laquelle je lui ai demandé de venir me voir. Je pensais que lui dire que cette conversation était hors cadre me permettrait de l'approcher plus facilement mais mon argument se retourne contre moi car il ne se prive pas d'avoir une attitude de petit con qui se la joue pour pas avoir à assumer certaines choses. Il se permet une certaine aisance et je grimace au son de la chaise qui racle au sol mais je le laisse faire en le fixant un moment. Je suppose qu'il y a certaines limites qu'il ne se permettrait pas de franchir et si l'idée de me dominer lui fait plaisir, tant mieux, je ne vais pas tenter de le déjouer. Puis au final, il se trompe s'il pense qu'il suffit de me dominer de quelques centimètres pour m'être supérieur mais c'est un raisonnement assez typique des garçons et un peu immature. Je pourrais l'interrompre dans sa lancée avant qu'il ne puisse poursuivre ce chemin de piques assassines et gratuites mais autant le laisser déverser tout son soul avant de répondre quoique ce soit. Je suppose qu'il s'attend à me faire perdre patience ou mes moyens, me voir entrer dans son petit jeu de provocation. Mais je ne suis pas ici par dépit. Je fais mon métier par passion et je peux me vanter d'être dévouée à mes élèves, il en faudrait clairement plus pour me faire perdre mon sang froid. Je croise les bras sous ma poitrine me tournant un peu vers lui un sourire amusé aux lèvres et haussant un sourcil. Je ne me retiens pas de rire pendant un bref instant à ses mots. Je laisse le silence régner en maître pendant quelques minutes avant de sourire en coin et de le regarder avec une certaine lueur de défi dans le regard.

« Très bon sens de la répartie Monsieur Moore. Je dois avouer que je ne m'attendais pas vraiment à moins de votre part. Si je devrais vous noter sur ce point, vous auriez très certainement une bonne note. » Je prends le temps de réfléchir un instant avant de dire assez simplement. « C'est un fait assez avéré que vous n'êtes pas le même qu'avant donc je doute fortement que vous alliez bien. » Je réfléchis un moment à quel angle d'attaque privilégié mais je pense que le mieux est de simplement répondre à ses mots et voir combien de temps, on peut s'affronter sur ce terrain sans que quelque chose ne finisse par lui échapper. Il lui en faudra clairement plus que ces quelques paroles sans fondements pour m'atteindre. « C'est vrai que j'ai peu d'élèves qui choisissent mon option mais au moins je suis certaine que ceux qui suivent mon cours sont réellement motivés puis je peux ainsi me concentrer à apprendre à une élite. Si je m'emmerde dans la vie? Oh non pas du tout mais merci de vous en soucier. Je vous en suis grandement reconnaissante. Et je tiens compte que vous n'êtes nullement passionné par les runes mais je ne peux pas vous en vouloir. Après tout, on aime ou on aime pas. Il faut de tous les goûts dans la nature, c'est un peu comme en amour en fait. » Je marque une courte pause avant de hausser les épaules. « Mais dites-moi Monsieur Moore ce que vous auriez à dire sur mon comportement? Je suis toute ouïe, parlons en alors. » Je penche un peu la tête de côté. Je crois que personne ne m'attend vraiment nul part alors j'ai bien mon temps. Je ne suis pas pressée d'entrer dans le vif du sujet et je suppose qu'il a plus l'habitude de voir les professeurs perdre patience dès les premiers mots. Il doit être passé maître dans l'air de la provocation mais je compte pas me laisser impressionnée et tomber droit dans le piège. Je voudrais lui dire que j'ai vu bien pire en matière de provocation, que certaines élèves ont eu des propos bien pires que ceux-ci et que je suis d'un naturel assez calme. Mais je me contente de le fixer droit dans les yeux cherchant à voir quelles sont finalement ses limites à lui. Jusqu'où puise-je pousser les choses avant de le voir perdre patience. Je tiens bon d.ajouter pour apporter du crédit à ce que j'affirme. « Sans aucun tabous ou interdits Monsieur Moore, vous pouvez me dire ce que vous voulez vraiment. Je ne vais nullement me choquer. » Je ne vais pas nier que j'ai vécu et des choses j'en ai vues, j'en ai aussi entendues de nombreuses. Je ne suis pas attachée à de faux semblants et une image trop lisse alors que nous savons tous que prétendre que nous le sommes ne serait qu'hypocrisie. Je ne vais pas me faire passer pour une sainte, une innocente. Je sais comment le monde fonctionne mais lui le sait-il seulement?
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Rowan & Alexis
poor unfortunate soul
Devant les provocations, Rowan s’attendait à faire réagir le professeur Abberline. Il voulait la voir s’énerver. Il voulait l’énerver pour garder ce mur entre eux. Il ne voulait pas se confier à elle. Il ne voulait pas de sa pitié non plus. Et puis s’il la mettait très en colère, elle finirait par le faire savoir à ses parents et ils verraient que leur fils n’est pas à cent pour cent derrière le plan de carrière qu’ils lui avaient réservé. Jusqu’à où Rowan devait-il pousser pour faire craquer le calme omniprésent du professeur ? Il aimait déjà ce défi à peine entamé. Assis sur la table, au même niveau qu’elle, il la dominait de quelques centimètres à peine et cherchait à brouiller les limites élève-professeur. Le professeur Abberline le laissait parler, provoquer sans l’interrompre. Il termina sa dernière provocation par une question, un retournement de situation. Elle voulait analyser son comportement ? Le brun souhaitait se pencher sur le sien. Il espérait juste qu’elle en ait marre de lui et abandonne. Son professeur de GISIS sécurité magique lui posait déjà bien assez de problèmes sans que tous les autres professeurs de l’école de magie viennent se mêler de ses affaires aussi. Les bras croisés, le professeur souriait. Elle semblait amusée et ce n’était pas le but de la manœuvre. Rowan se sentit légèrement vexé par l’effet provoqué. Elle laissa même échapper un rire. Depuis qu’il avait changé, Rowan n’appréciait vraiment pas qu’on se fiche de lui. C’était déjà le cas avant, mais depuis la rentrée en septembre, le moindre mot, la moindre contrariété, pouvaient l’énerver. « Très bon sens de la répartie Monsieur Moore. Je dois avouer que je ne m'attendais pas vraiment à moins de votre part. Si je devais vous noter sur ce point, vous auriez très certainement une bonne note. » Le garçon lança un regard perplexe et méfiant. Il attendait d’en entendre plus pour comprendre son angle d’attaque. Le professeur venait de lui faire un compliment, mais il savait qu’elle n’avait pas terminé. « C'est un fait assez avéré que vous n'êtes pas le même qu'avant donc je doute fortement que vous alliez bien. » Rowan ne détourna pas le regard, mais elle marquait un point. Il tenta de ne pas laisser son expression changer par ces paroles. Le professeur Abberline n’était pas la première à lui faire la remarque et elle ne serait probablement pas la dernière. Elle marquait un point : il n’allait pas bien. « C'est vrai que j'ai peu d'élèves qui choisissent mon option, mais au moins je suis certaine que ceux qui suivent mon cours sont réellement motivés, puis je peux ainsi me concentrer à apprendre à une élite. » Une élite ? Il esquissa un sourire moqueur. Si c’était ce qu’elle devait se dire pour ne pas se décourager, il la plaignait. Il ne considérait pas ceux qui connaissaient les runes comme une élite. Il se demandait d’ailleurs qui pensait comme elle ? Elle et ses quelques étudiants, probablement.

« Si je m'emmerde dans la vie ? Oh non pas du tout, mais merci de vous en soucier. Je vous en suis grandement reconnaissante. Et je tiens compte que vous n'êtes nullement passionné par les runes, mais je ne peux pas vous en vouloir. Après tout, on aime ou on n’aime pas. Il faut de tous les goûts dans la nature, c'est un peu comme en amour en fait. » Rowan se mit à bailler. Par provocation, à nouveau. Peut-être qu’elle ne s’emmerdait pas dans la vie, mais elle commençait à l’ennuyer fortement. Ce qui lui donna encore plus l’impression d’avoir raison. Le professeur devait s’ennuyer dans la vie et elle n’avait rien d’autre à faire que de lui faire perdre son temps. Et puis, elle lui parla d’amour. Il leva un sourcil, elle haussa les épaules. « Mais dites-moi Monsieur Moore ce que vous auriez à dire sur mon comportement? Je suis toute ouïe, parlons-en alors. » Qu’est-ce qu’elle voulait qu’il lui dise sur son comportement ? Elle n’était pas son professeur, il ne la connaissait pas si bien. Il l’avait eu que très peu de temps avant d’abandonner sa matière débile. Il n’avait aucune envie d’en parler, mais il comprenait qu’elle cherchait à nouveau à lui faire perdre son temps. « Sans aucun tabou ou interdit Monsieur Moore, vous pouvez me dire ce que vous voulez vraiment. Je ne vais nullement me choquer. » Qu’est-ce qu’elle cherchait ? Il la regarda pour essayer de comprendre. Il ne se doutait pas que comme lui, elle cherchait à tester ses limites. Les professeurs entraient bien trop rarement dans son jeu. Pourquoi agissait-elle différemment ? C’était peut-être de ce comportement qu’elle voulait parler. « Je n’ai rien à vous dire. » Répondit Rowan avant de se taire. Elle voulait qu’il parle ? Alors il allait se taire. Il se mit à sourire. Il savait qu’il n’allait pas tenir longtemps car il n’était pas patient, mais c’était juste histoire de la faire douter un peu. Le professeur Abberline et Rowan se regardèrent dans le blanc des yeux pensant quelques minutes. Il savait qu’elle était déterminée à ne pas craquer la première. Les femmes pouvaient se montrer têtues. Il l’était aussi, mais il avait déjà assez perdu de temps avec ces conneries. « Pourquoi je suis là ? » Elle le lui avait déjà dit, pour discuter de comment il allait et de son comportement. Mais il avait été clair, il n’allait pas lui parler de ce qui se passait dans sa vie. Il attendait qu’elle abandonne et le laisse repartir. Bien sûr, il aurait pu se lever et partir en claquant la porte, mais il resta assis sans trop savoir pourquoi. « Vous n’êtes pas mon professeur. Ma vie ne vous regarde pas. Est-ce que c’est une de mes sœurs qui vous a demandé de venir me parler ? » Si c’était encore un coup de Maelys, elle allait passer un mauvais quart d’heure. Elle devait cesser de vouloir le faire redevenir comme avant. Il n’était pas le même. Tout le monde devait l’accepter. Rowan dévisagea le professeur Abberline pour tenter de voir s’il avait raison ou si elle avait décidé d’elle-même de le convoquer dans son bureau. Rowan glissa de quelques centimètres sur la table en direction de son professeur. « Vous cherchiez une excuse pour m’attirer dans votre bureau ? Pour qu’on soit seul à seul ? » Un sourire apparut à nouveau sur les lèvres de Rowan à cette idée. Elle l’avait dit, aucun tabou, aucun interdit. Mais le Gryffondor ne pensait pas réellement ce qu’il disait et jamais il ne lui viendrait réellement à l’idée de tenter de séduire un professeur. « Désolé, je ne fréquente ni les professeurs, ni les sangs de bourbe. » Une insulte qui sortit si naturellement de sa bouche qu’on oublierait presque que Voldemort n’était plus au pouvoir et qu’il était mal vu de s’en prendre aux nés-moldus depuis la fin de la guerre. Mais l’impertinence était voulue.
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Poor Unfortunate Soul

Le silence qu'il laisse s'installer semble appuyer ses paroles. Il espère que je perde patience et abandonne. Mais je ne me sens pas mal à l'aise et le silence ne m'a jamais gênée. Il en faudra bien plus pour que je ne cède. Je le fixe sans sourciller. Je sais qu'il craquera bien avant moi. Je ne suis pourtant pas du genre entêtée mais disons qu'il n'a rien fait qui ne soit réellement porté à me décourager de l'aider jusqu'à présent. Je ne suis pas surprise par sa question. Je ne suis pas étonnée qu'il soit celui qui finalement brise le silence et je le regarde droit des les yeux. Je hausse un sourcil un peu intriguée par sa question le laissant trouver tout seul la réponse. Je crois que j'ai été très explicite quant à mes raisons dès le départ. À moins que dans le fond, il se demande pour quoi j'ai tenu à le voir comme s'il ne croyait pas en la sincérité de ma démarche. Je me demande s'il a déjà été pris dans un piège par d'autres, des coups arrangés pour tenter de l'aider. Je ne devine pas la question implicite que cache sa phrase, je ne peux pas deviner qu'il craint que ce ne soit un coup monté de sa sœur Mais soudain sa question crée une illumination dans mon esprit. Alors il pense que j'agis ainsi parce qu'on me l'a suggéré. A-t-il une si piètre opinion de lui-même qu'il ne peut pas imaginer que quelqu'un s'intéresse simplement à lui. Il pense que tout le monde s'en fout. Enfin, c'est l'impression que j'ai. Je soupire un peu. « Non Monsieur Moore, je ne vous ai pas demandé de venir dans mon bureau à la demande de l'une de vos sœurs Je n'ai pas besoin que l'on sollicite mon intervention pour prendre une décision. Je n'ai agi que de ma propre initiative. » Mon regard exprime la plus totalement sincérité. Je ne cherche pas à lui cacher une étrange vérité. Je pourrais lui dire que cela fait des mois que j'hésite à le convoquer me dégonflant encore et encore mais je il risquerait de penser que je le surveille ou encore pire que je l'espionne alors que je suis simplement inquiète de la tournure qu'il prend.

Une partie de lui ne semblait pas attendre réellement ma réponse pour poursuivre. Il cherche à nouveau à me provoquer et me faire réagir. Je dois avouer que je suis amusée. Il est bien plus prévisible qu'il ne peut le croire. Je me demande une seconde si je le remets directement à sa place ou si au contraire je joue un peu son jeu. Il est tellement impertinent et provocateur. L'insulte me fait bondir intérieurement mais je ne manifeste aucun signe intérieur. Je déteste entendre ce genre de mots rabaissant pour la simple raison qu'ils ravivent les souvenirs encore trop présents d'une guerre cruelle. Je déteste me souvenir de cette nuit de malheur. Je frémis encore par moment sous l'effroi de ces instants. Je pourrais réagir mais je suis toujours aussi calme et je sais que ce ne sont pas ses idées propres qu'il prône en cet instant précis. Je lui ai dit aucun interdit et aucun tabou. Il en a abusé et maintenant c'est mon tour. Je me redresse un peu pour venir lui faire face m'approchant de lui un sourire en coin. « Oh mais c'est que vous êtes perspicace Monsieur Moore. Vous avez su deviner si facilement les intentions cachées par mon invitation. » Je ne joue pas la carte de la séduction mais je me rapproche d'un pas. Il est peut-être plus grand que moi mais je suis plus vieille que lui. Je souris toujours très proche de lui en cet instant précis. « Vous me décevez, j'aurais cru que rien ne vous arrêtait vu ce que l'on dit de vous. Seriez-vous donc du genre à vous vanter mais vous dégonfler en prétextant la première excuse? Vous dégagiez tellement d'assurance, j'aurais cru que vous assumeriez au moins vos paroles. » Je le provoque. Je veux tester ses limites. Je veux qu'il soit suffisamment déstabilisé pour laisser tomber ses propres barrières.

Je laisse le silence s'installer. Je le savoure même. Je m'approche un peu plus mais plus je me retrouverais dans ses bras et là réside ma limite. Je ne veux pas commettre le moindre geste déplacé. Je reste ainsi quelques minutes supplémentaires avant de finalement reprendre. « Sang de bourbe? Cette insulte est un peu démodée vous savez... » Je ne me laisse toujours pas troublée. Je ne perds pas le contrôle de mes émotions pendant une seule seconde. Je garde mes positions tout simplement sans qu'il ne devine sans doute mes réelles raisons de m'être placée ainsi face à lui. « C'est donc tout ce que vous avez trouvé pour essayer de me faire lâcher l'affaire? Ou me voir réagir peut-être? » Je laisse un court silence s'installer à nouveau. Je ne sais pas comment formuler ma phrase alors je me lance tout simplement sans prendre le temps de trop réfléchir. « Je sais que vous ne le pensez pas. Je crois que votre amourette secrète avec cette née moldue en est la preuve. Vous ne jouiez pas la comédie avec elle Monsieur Moore. » J'affirme sans savoir, sans aucune certitude. Mais je les ai parfois aperçus quand ils se croyaient seuls. Je devine que leurs sentiments étaient sincères. Je me refuse à croire qu'il pense sincèrement autant de mal des nés moldus. Je l'ai vu passer des années avec cette autre fille : Cassandre Blackwood. Il ne peut pas vraiment fuir de la manière dont je suis placée. À moins de me repousser, il est coincé et je lui bloque l'accès vers la sortie. Je le regarde, je tente de sonder son regard pour y déceler une parcelle de cette vérité qu'il semble vouloir dissimuler sous un mur d'arrogance et de provocation, derrière une agressivité qui ne semble vouée qu'à dissimuler sa détresse. Je penche la tête de côté le défiant un peu tentée de voir comment il va réagir. Est-ce que je redoute sa violence? Non j'y suis préparée d'une certaine manière. Je ne le crains pas une seule seconde et je lui ai garanti qu'il n'y aurait pas de sanction. Je ne lui ai néanmoins jamais promis de ne pas me défendre s'il devait franchir une limite. Je voudrais trouver l'angle d'attaque pour obtenir de lui qu'il abandonne ses défenses et ne finissent par révéler les secrets qu'il a enfui en lui. Je sens que son mal être est profond. Je ne suis pas ici pour l'emmerder ou le sermonner mais plutôt pour l'épauler et l'aider à trouver la paix. Il fait partie de ceux que je me suis promise de protéger à tout pris en prenant mes fonctions à Poudlard.
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Rowan & Alexis
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« Non, Monsieur Moore, je ne vous ai pas demandé de venir dans mon bureau à la demande de l'une de vos sœurs. Je n'ai pas besoin que l'on sollicite mon intervention pour prendre une décision. Je n'ai agi que de ma propre initiative. » Dit le professeur Abberline à Rowan quand il lui demanda si l’une de ses sœurs l’avait sollicitée pour le faire changer. Il fut surpris d’entendre qu’Ornella et Maelys n’avaient rien à voir avec cette histoire et que le professeur avait pris cette décision seule. Rowan ne se souvenait pourtant pas d’avoir tant marqué cette femme. Il se demandait pourquoi elle s’intéressait tant à lui sans comprendre. Peut-être finirait-elle par lui dévoiler ses véritables intentions ? Rowan se mit à provoquer un peu plus en s’approchant de son professeur, tentant de la mettre mal à l’aise en lui demandant si elle voulait qu’ils se retrouvent en tête à tête. Avant de dire qu’il ne s’intéressant ni aux professeurs, ni aux sangs-de-bourbe. S’il espérait une vive réaction, elle ne montra aucun signe de perturbation. Le professeur se redressa et vint lui faire face. Le regard de Rowan accompagna ses mouvements. « Oh mais c'est que vous êtes perspicace, Monsieur Moore. Vous avez su deviner si facilement les intentions cachées par mon invitation. » Elle s’approcha et pourquoi, il sentait une pointe de sarcasme dans ses paroles. Bien sûr, il ne se laissait pas berner, il savait qu’elle se jouait de lui parce qu’il avait osé la provoquer. Il n’empêchait que si quelqu’un entrait dans la pièce à ce moment-là et voyait qu’ils étaient aussi proches l’un de l’autre, cette personne se poserait quelques questions. « Vous me décevez, j'aurais cru que rien ne vous arrêtait, vu ce que l'on dit de vous. Seriez-vous donc du genre à vous vanter, mais vous dégonfler en prétextant la première excuse ? Vous dégagiez tellement d'assurance, j'aurais cru que vous assumeriez au moins vos paroles. » Le professeur le provoquait comme aucun professeur ne l’avait fait jusque-là. Il aurait voulu qu’elle soit déstabilisée, mais elle montrait une certaine force. Cherchait-elle à le faire aller encore plus loin ? Parce qu’à ce moment-là, ce n’était pas l’envie qui lui manquait de lui faire regretter ses provocations. Tout ce qui l’empêchait d’agir, c’était qu’on finisse par rapporter à ses parents qu’il avait dépassé les limites élève-professeur avec une sang-de-bourbe. Elle s’approcha encore. Il ne bougea pas, ne la quittant pas des yeux, bataillant intérieurement pour ne pas se laisser avoir. Elle n’attendait probablement que de lui faire regretter de l’avoir provoquée. Il ne lui donnerait pas une raison de le dénoncer à la direction pour comportement inapproprié. « Sang-de-bourbe ? Cette insulte est un peu démodée, vous savez... » Il sourit, faussement fier d’être encore l’un des seuls à utiliser l’expression. En réalité, il avait toujours détesté cette expression, jusqu’au jour où il avait commencé à l’employer. Ce n’était que quelques mots, il ne fallait pas tant s’en offusquer. « C'est donc tout ce que vous avez trouvé pour essayer de me faire lâcher l'affaire ? Ou me voir réagir peut-être ? » En effet, c’était tout ce qu’il avait spontanément trouvé. Mais le professeur Abberline n’était pas dupe. Elle avait parfaitement deviné ses intentions. Puisqu’ils savaient tous les deux que ce petit jeu ne mènerait à rien, il n’était donc plus nécessaire de continuer la provocation. Rowan arrêta de bomber le torse et s’appuya sur la table en posant ses mains derrière lui.

« Je sais que vous ne le pensez pas. Je crois que votre amourette secrète avec cette née-moldue en est la preuve. Vous ne jouiez pas la comédie avec elle, Monsieur Moore. » Le cœur de Rowan se serra quand il entendit qu’elle était au courant de son secret. Il ignorait comment elle l’avait su et si elle connaissait Zoella, mais il se brusqua quand elle parla d’elle. Son trouble se voyait probablement sur son visage, pendant quelques secondes, il abandonna tout, laissa tomber la barrière, le masque. Il se ressaisit au bout de quelques instants. Il ne pouvait pas se laisser avoir si facilement, surtout pas face à un professeur. Rowan seul avait le pouvoir de changer s’il le désirait. « J’ignore de quoi vous parlez, je n’aime pas vos accusations. » Nier en bloc, une réaction logique et nécessaire s’il voulait garder le secret de Zoella pour lui. Même si elle était morte aujourd’hui et que cacher la vérité n’était plus une nécessité en soi, il restait quand même discret à ce sujet. Rowan aurait voulu se lever et s’en aller, ce qui était impossible dans l’état actuel des choses. Le professeur Abberline était si près de lui qu’elle l’empêchait de bouger. Sa seule solution aurait été de la pousser violemment pour qu’elle fasse quelques pas en arrière et d’en profiter pour filer. C’était une solution qu’il envisageait, mais il décida de jouer avec cette proximité. Alors il osa franchir une limite en levant la main vers le professeur et en se mettant à jouer avec une de ses mèches de cheveux, contournant ses boucles, il s’approcha d’elle une nouvelle fois. Si Rowan la mettait mal à l’aise, elle reculerait, elle le laisserait partir. Après tout, elle n’attendait que cela, de le voir franchir des limites. Le Gryffondor relâcha sa mèche de cheveux et descendit sa main pour la glisser sur ses hanches, puis se pencha vers elle, empiétant sur son espace personnel. « Je peux peut-être faire une exception pour vous. » Il avait bien sûr le sentiment qu’elle ne se laisserait pas faire et il n’attendait que de se faire rejeter et renvoyer de la salle de classe. Mais dans le cas où elle rentrerait à nouveau dans son jeu, il ne se ferait pas prier pour aller plus loin, défiant le règlement et le respect comme il ne les avait jamais défiés. Saisissant le professeur Abberline de ses deux mains autour de sa taille, il l’approcha d’elle d’un geste brusque mais calculé. Elle avait voulu le piéger, se plaçant devant lui pour qu’il ne s’échappe pas, il adopta la même tactique, souhaitant la piéger à son tour comme si elle n’était pas sa supérieure hiérarchique. Quand on joue avec le feu, on se brûle. Toutefois, il n’allait pas plus loin. Pas pour le moment. Parce qu’il attendait qu’elle craque avant lui sans le montrer. Il ne voulait pas aller trop loin. Mais n’avait-elle pas dit qu’il n’y avait aucun tabou ou interdit ? « Je ne vous imaginais pas du genre à jouer avec vos élèves, professeur. Si vous m’avez vu avec cette fille, c’est que vous deviez bien me surveiller. Vous me désirez depuis tout ce temps ? » Enfin, Rowan avouait qu’il y avait eu une fille, cette fille, la née-moldue dont le professeur Abberline avait parlé un peu plus tôt. Après avoir nié en bloc, il revenait légèrement sur ses paroles. Rowan n’était tout de même pas prêt à avouer à quel point il avait été épris d’elle. A l’intérieur, il se désespérait lui-même à provoquer si délibérément la jeune femme, à interpréter et entretenir le cliché du sang-pur enfant gâté de base, mais en apparence, il resta déterminé en appuyant son regard sur elle. Un de ses mains quitta ses hanches pour remonter jusqu’à sa nuque, agrippant ses cheveux sans trop tirer, mais suffisamment pour lui faire pencher la tête en arrière. Il passa ses lèvres dans son cou, envouté par le parfum de sa peau. Il en oubliait presque à qui il avait affaire. Il susurra à son oreille : « Vous pensez toujours que je joue la comédie ? »
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Rowie & Lexis

Poor Unfortunate Soul

Je jouais un jeu terriblement dangereux. L'ignorais-je? Pas le moins du monde. Je voulais forcer son respect, lui prouver que nous étions deux à pouvoir exceller dans le domaine. Je nourrissais l'espoir que si je le prouvais que non je n'allais pas faiblir, il cesserait de vouloir jouer ce jeu là. Je n’espérais qu'une chose : qu'il cesse de se comporter comme un crétin arrogant et égoïste, méprisant. Je ne pouvais me dire que c'était vraiment lui, qu'il était devenu comme ça. Je sens que sous la carapace, dans le fond, le véritable Rowan se terre. Je ne comprends pas ses raisons. Je ne connais pas son passé, ce que cette guerre lui a pris. Je le devine mais je ne peux pas affirmer que je sais. Je voudrais qu'il se rend compte combien il fait erreur. Je voudrais qu'il sache qu'il se fourvoie et qu'il se ment totalement. Je devrais mettre fin à ce petit jeu avant qu'il ne prenne des proportions alarmantes. Je sais que la prise de risque est conséquente, quiconque qui verrait ce qui se passe en déduirait que mon intégrité professionnelle est douteuse. La vérité est pourtant loin de ces apparences trompeuses. J'ai toujours trop donné de ma personne pour ces enfants que je considère un peu trop comme les miens. Je ne sais pas toujours où se situe la limite quand il s'agit de leur offrir une épaule compatissante. Rowan Moore sera-t-il celui qui finalement me fait franchir l'étape de trop? Je ne le crois pas capable d'aller jusqu'au bout. Je ne songe pas que la perversité ronge son âme au point de l'amener à aller trop loin. Je compte sur ce reste de raison pour le ramener vers un chemin moins tortueux. Je compte sur ce qu'il reste dans le fond de son être pour qu'il ouvre les yeux et prenne conscience tout seul de son erreur. Mais le prix que cela pourrait me coûter me semble être un élément essentiel, il devrait m'amener à faire marche arrière. J'y songe sérieusement. Mais je le fixe et quelque chose transparaît dans son visage. Je le sens tendu mais son trouble transparaît sur ses traits. Pendant un court moment, il n'y avait plus de faux-semblants. Il ne jouait plus un rôle. Je me sens si proche d'attendre mon but pendant ces quelques maigres secondes avant qu'il ne remettre son masque. La déception me gagne quand il s'éloigne à nouveau mais je me sens plus forte grâce à cette mini victoire. Mes sourcils sont haussés alors que mon regard exprime clairement que je ne le crois pas une seule seconde.

Mon souffle se coupe. Je l'ai provoqué. Je suis entrée dans son jeu. Mais j'ai cru que jamais il ne franchirait la limite. Je ne croyais pas qu'il ose le moindre geste. Je n'arrive pas à réagir. J'en suis tout bonnement incapable alors qu'il joue avec ma mèche de cheveux. La surprise me fige dans une immobilité totale alors que mon cerveau semble ne pas imprimer ce qui se passe. Je ne crois pas que je réalise que sa main se pose sur ma hanche en une proximité inquiétante. Il est plus proche de moi et je ne réagis pas. Je ne suis pas une jeune femme innocente ou naïve. J'ai connu des hommes dans ma vie. Je sais très bien ce qui se passe généralement quand un homme pose sa main à cet endroit, ce qu'il espère. Je ne suis pas dupe du côté tendancieux de son geste mais je ne le repousse pas. Je me demande jusqu'où il irait. Je crois toujours que d'une seconde à l'autre, il va reprendre ce geste et s'excuser. Je veux penser qu'il y a du bon en lui quelque part sous la carapace qu'il porte. Je suis figée sous le choc. Ses mots sonnent creux. Je ne suis pas capable de trouver leur sens dans ce contexte pourtant si évident. J'ai entendu certaines blagues de jeunes gens en proie à l'effervescence hormonale typique de l'adolescence mais jamais aucun n'a osé le moindre geste déplacé, jamais avant lui. Pourquoi je ne bouge pas. Ma voix me semble faible et hésitante alors que je répète. « Une exception? » Cela ne l'empêche pas de poursuivre dans cette voix. Le mot danger résonne dans ma tête. Il m'attire contre lui et je suis comme tétanisée. J'entends ses mots et l'aveu qu'il fait. Il joue toujours avec moi, avec la vérité et j'ai l'impression qu'il tente de m'éloigner du sujet qui donne un accès assez direct vers son cœur. Essaie-t-il de détourner mon attention car je suis sur la bonne voie? Il semble si confiant. Je suis totalement déstabilisée, je n'arrive pas à agir. Il va beaucoup trop loin. Je passe proche de le gifler mais si je lève la main sur lui, je suis celle qui finalement aura des problèmes. Je serre les poings alors que mon regard se vrille au sien. Ses lèvres sur ma peau produisent une décharge dans mon corps alors que je retrouve le sens de la parole. « Oui je le pense toujours Monsieur Moore. » Je redresse fièrement la tête me reculant sentant que sa main retient quelques uns de mes mèches. Je grimace mais je m'en fous. Je viens prendre son poignet pour éloigner sa main de mon corps alors que je recule d'un autre pas. Je remets de la distance entre nous. Je m'efforce de penser à combien ma place compte à mes yeux pour ne pas commettre un geste déplacé et lui prouver que non il n'a nullement le droit de s'autoriser des gestes comme ceux-là. « Ne vous avisez pas de recommencer Monsieur Moore. N'essayez plus de poser les mains sur moi en une vaine tentative de séduction. » Je me tiens toujours entre lui et la porte comme si mon corps représentait un obstacle qu'il n'osera pas tenter de contourner ou de repousser. Je mets un pas ou deux de plus entre nous que précédemment mais je ne suis toujours pas très loin, suffisamment proche pour le bloquer s'il essaie de fuir. « Vous pensez que je pourrais m'intéresser à vous. Mais n'espérez pas trop, vous seriez déçu. Vous n'êtes pas du tout mon genre, trop puéril... Je préfère les hommes aux gamins, manque de chance pour vous. » Je tente de maîtriser les battements de mon cœur. Si je mettais fin à notre échange, il aurait gagné. Il voulait que j'abandonne ou me pousser à bout. Il voulait que je sois celle qui le vire de la salle de classe. Mais pourquoi ne pas juste partir? Il semblait joueur et refuser d'admettre que je pourrais avoir raison. « Je crois que cette fille devait compter. Mais si je fais fausse route, vous resterez ici. Si vous fuyez cette salle de classe, ce ne sera que la preuve que j'aurai raison de prétendre que vous n'allez pas bien à cause que cette née moldue n'est pas à vos côtés là maintenant. Tenteriez-vous de repousser les autres pour ne pas avouer que dans le fond, vous avez peur. Est-ce la peur que vous essayez de dissimuler sous ce masque de violence? » Je le provoque à nouveau. Je n'ai pas eu ma dose finalement. Je ne me suis pas encore découragée et je suis bien décidée à le force à abandonner son masque. Il veut que je le laisse tranquille? Il n'a pas de chance, je ne lâche pas l'affaire. Je secoue la tête légèrement, la distance entre nous est plus grande mais toujours faible. Je veux pouvoir continuer de lui faire face le regardant droit dans les yeux. Je ne vais pas fuir me cacher derrière mon bureau. Je ne vais pas non plus le virer de ma salle de cours et encore moins hurler à l'aide. Je veux qu'il reste ici. Je ne le laisse pas filer. « Vous avez peur d'oser affirmer que vous désapprouver votre famille et que vous appréciez les nés moldus. Vous redoutez que les autres s'approchent trop et le découvrent alors vous frappez dans le vide comme un gamin terrorisé. »
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Rowan & Alexis
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« Une exception ? » Demanda le professeur Abberline à son élève. Rowan allait bientôt lui faire regretter de s’être intéressé à lui. Il sourit vaguement quand il réalisa qu’elle le laissait faire. Il se demandait ce qui lui passait par la tête, l’envie, le choc ou un mélange des deux qui lui faisait honte. Il s’amusait de cette sensation qui ne la faisait pas réagir sans trop savoir ce qu’elle était. Il repoussait les limites de la décence, du respect et de toutes les règles du château. Il tenta de la troubler avec ses mots comme ses gestes. Il la sentait fébrile, peut-être à tort, mais elle ne l’arrêtait pas. Leurs regards se croisèrent avant que le brun ne passe ses lèvres sur sa peau, dans son cou, il la fit frissonner. Un sourire satisfait s’étira sur les lèvres de Rowan. Il demanda si elle pensait toujours qu’il était en train de jouer la comédie. Il l’était, mais son masque lui allait si bien qu’il passait facilement pour un connard et n’était pas lui-même persuadé de ne pas en être un. « Oui, je le pense toujours, Monsieur Moore. » Dit la jeune femme en venant sortir la main de ses cheveux et en reculant d’un pas. Il était à moitié déçu, à moitié agacé qu’elle cesse de jouer et qu’elle s’entête à croire que l’ancien Rowan était toujours présent. Il la voyait mettre de la distance entre eux et se demandait s’il devait considérer ce recul comme une victoire. Elle prétendait toujours penser qu’il jouait un rôle mais semblait bien soucieuse de s’éloigner de lui. Rowan y voyait une certaine contradiction. « Ne vous avisez pas de recommencer, Monsieur Moore. N'essayez plus de poser les mains sur moi en une vaine tentative de séduction. » Le Gryffondor leva un sourcil et sourit. Vaine ? Vraiment ? N’avait-elle pas frissonné au contact de ses lèvres ? Ne s’était-elle pas sentie fiévreuse pendant quelques secondes ? Si c’était ce qu’elle devait se dire pour mieux dormir, il la laissait croire ce qu’elle voulait. S’il n’avait pas été un élève, aurait-elle céder à la tentation ? En tout cas, il décida d’arrêter et de ne pas aller plus loin dans ce jeu de la séduction. Il la regarda reculer encore un peu plus. Croyait-elle qu’il allait lui sauter dessus ? Il se demandait à quel point il avait été agressif envers elle pour qu’elle l’en croit capable. Elle se tenait toujours entre lui et la porte, comme pour l’empêcher de sortir. « Vous pensez que je pourrais m'intéresser à vous. Mais n'espérez pas trop, vous seriez déçu. Vous n'êtes pas du tout mon genre, trop puéril... Je préfère les hommes aux gamins, manque de chance pour vous. » Rowan descendit de la table où il était assis. Elle ne le voyait pas comme un homme, il n’appréciait pas l’insulte. Il était peut-être puéril, mais loin d’être un gamin. Il réduisit un peu la distance entre eux, croisant les bras, ne la lâchant pas du regard. « Un gamin, vous dites ? Je peux vous assurer que je n’ai rien d’un gamin. » Sa phrase était pleine de sous-entendus. Alors qu’il s’était dit qu’il arrêtait de la provoquer à ce sujet, elle venait de lui donner envie de continuer. Il ne pouvait répondre à de la provocation que par une autre provocation. Il fit encore un pas vers elle, décroisa les bras et les leva, montrant ses mains. « Je ne vous toucherai pas, professeur. C’est vous qui décidez. » Si plus il avançait, plus elle reculait, ils allaient finir par faire le tour de la salle à se suivre. Il sourit avant de s’arrêter de la suivre. Maintenant, la voie vers la porte était libre. N’était-ce pas ce qu’il cherchait depuis le début ? Il regardait la porte quand le professeur Abberline reprit la parole.

« Je crois que cette fille devait compter. Mais si je fais fausse route, vous resterez ici. Si vous fuyez cette salle de classe, ce ne sera que la preuve que j'aurai raison de prétendre que vous n'allez pas bien à cause que cette née-moldue n'est pas à vos côtés là maintenant. » Rowan voyait très bien ce que le professeur de runes était en train de faire. Elle faisait appel à sa fierté pour le faire rester. Mais elle ne savait rien. Elle prétendait savoir, elle essayait de le toucher, mais elle tapait dans le vide. Il n’avait aucun remord à quitter cette pièce, même si elle devait comprendre qu’elle avait raison et qu’il n’allait pas bien à cause d’elle. « Tenteriez-vous de repousser les autres pour ne pas avouer que dans le fond, vous avez peur. Est-ce la peur que vous essayez de dissimuler sous ce masque de violence ? » Rowan ne comprenait pas ce qu’elle voulait dire. Il ne savait pas de quoi il était censé avoir peur. Au fond de lui, il s’en doutait un peu, mais il ne voulait pas se l’avouer. C’était un Gryffondor, un gars fier, il n’aimait pas qu’on insinue qu’il se cachait derrière un masque parce qu’il avait peur. Il n’avait pas peur. Il ne voulait pas avoir peur. « Vous avez peur d'oser affirmer que vous désapprouver votre famille et que vous appréciez les nés-moldus. Vous redoutez que les autres s'approchent trop et le découvrent, alors vous frappez dans le vide comme un gamin terrorisé. » Le Gryffondor resta un instant sous le choc par la justesse des intuitions de son professeur. Il ignorait comment elle faisait, mais c’était comme si elle lisait en lui alors que jusque-là, il pensait qu’elle frappait elle aussi dans le vide, au hasard, en espérant le toucher. Si c’était en fait le cas, elle était très douée, il ne pouvait pas le nier. A cet instant, Rowan pourrait très bien choisir de ne pas écouter le professeur Abberline et quitter la salle de classe. Elle ne voulait pas qu’il parte, mais il la voyait mal le retenir par tous les moyens. Il décida de rester, intrigué. Il tourna alors le dos à la porte et au professeur. Rowan sortit de sa poche un briquet et une cigarette, la glissa entre ses lèvres et l’alluma. Quand il se tourna vers Alexis, il vit qu’elle désapprouvait. Il leva le doigt vers elle avant qu’elle ne dise quoique ce soit. Si elle voulait qu’il reste dans sa salle de classe, elle allait devoir faire des compromis. Et puis dans une grande salle comme celle-là et à l’aide d’un petit sort, on ne saura jamais qu’on y avait fumé. Il sortit son paquet de sa poche. « Vous en voulez une ? » Demanda Rowan à la jeune femme, par pure insolence car il savait que même si elle fumait, elle n’oserait jamais le faire dans sa salle de classe. Il rangea alors son paquet à sa place. Il souriait. Il alla à nouveau s’asseoir, mais cette fois, sur un banc. « Admettons que je n’approuve pas ma famille et que je n’ai rien contre les sangs-de-bourbe… Pourquoi aurais-je peur que d’autres le découvrent ? Qu’est-ce que ça pourrait me foutre ? J’écoute vos théories. » Le Gryffondor voulait voir jusqu’à où elle avait réfléchi. Il continua à fumer sa cigarette.

Rowan savait que le professeur Abberline devait lier son changement de comportement à la disparition de Zoella, mais pouvait-elle deviner que sa famille était responsable de sa disparition et qu’elle le menaçait de faire disparaître ses autres amis s’il ne rentrait pas dans le droit chemin ? Ce n’était pas de la peur, c’était de la protection. Il protégeait ses amis et il se protégeait lui-même. Il ne voulait pas être blessé. Alors oui, peut-être qu’au fond, il était un gamin terrorisé. « Cette fille, elle s’appelait Zoella. » Dit-il en levant le voile sur l’identité de la née-moldue. Elle avait à peu près déjà deviné, alors il n’était pas bordé au point de tout lui cacher. Elle savait aussi qu’il n’allait pas bien. Maintenant que le professeur avait entendu tout ce qu’elle désirait entendre, allait-elle le laisser en paix ? Il pouvait partir de lui-même, mais il voulait la confirmation que le professeur s’intéresserait plus à son cas par la suite. Il voulait qu’elle classe l’affaire.
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Mon corps ne m'appartient plus totalement quand je suis sa proie. Je ne sais pas à quel moment le jeu s'est inversé. Je ne sais pas très bien comment je me suis retrouvée avec ses lèvres dans mon cou. Malgré moi, un frisson m'a échappé et je voudrais prétendre qu'il s'agit là de l'expression du dégoût mais ce serait mensonge. Je n'éprouve nul désir pour Rowan Moore mais mon corps est privé depuis trop longtemps de baisers et caresses. Il crie son manque et je lui en veux d'avoir éveillé ce rappel en moi par ces gestes déplacés. Je lui en veux d'oser. Du haut de ma trentaine, je n'ai donc rien appris du monde? Je suis une grande rêveuse, une fille naïve. Je pense que la bonté réside dans chaque cœur même si parfois elle est bien cachée. Je donne leur chance à ceux qui pourtant en ont brûlé des dizaines auparavant. Je tends l'autre joue quand pourtant la première souffre encore de la morsure d'une gifle. Je regarde le Gryffondor qui semble satisfait sans doute convaincu d'avoir su atteindre son but, su éveiller certains désirs inappropriés en moi. Ce n'est pas lui que je désire. Mon corps a répondu à sa provocation mais il me rappelle simplement combien je désire retrouver d'autres bras autour de moi. Je ne peux retenir un soupir découragée. Je ne suis pas capable de gérer de telles situations, une telle proximité. Je ne suis pas armée pour remettre à leur place ceux qui osent plus que la joute verbale. Je veux garder une distance entre nous. Je veux maintenir cet espace protecteur. Je ne crois pas craindre qu'il ne s'approche et n'ose plus. Je ne crois pas que je pourrais lui céder à aucun moment mais je préfère jouer la carte de la prudence. Il réduit la distance et je le laisse un peu approcher avant de ne pouvoir retenir un rire quelque peu incrédule. Je secoue négativement la tête en désapprouvant. « Vous me faites rire Monsieur Moore. Vous vous prenez pour plus que vous n'êtes à fanfaronner de la sorte mais c'est typique des jeunes de votre âge... » Je ne suis pourtant pas beaucoup plus vieille que lui. Peu rassurée, je m'éloigne quand il s’approche un peu plus avant de sentir mes muscles se détendre légèrement quand il m'assure qu'il ne me touchera pas. Je suis plus détendue. « Sage décision. » Mais à fuir quand il approche, je suis consciente qu'il a le champ libre pour partir. Je suis curieuse de savoir s'il va simplement fuir surtout que je ne suis pas certaine que je le retiendrais. Je crois qu'il avait la sa seule chance de sortir facilement de ma classe alors que j'étais toujours un peu déboussolée. Je ne suis pas une innocente mais je ne suis pas une fille à l'aise en tout point, surtout dans le contexte présent.

Profitant qu'il a le dos tourné, je me passe la main sur le visage et ensuite dans les cheveux essayant de m'en remettre. Bon c'est fini. Je fronce les sourcils prête à lui rappeler qu'il n'est pas supposé fumer dans l'enceinte de Poudlard. Je regarde son geste et je le foudroie une seconde du regard. Il mène un peu trop les choses à mon goût. Il prend trop d’initiatives et je me sens mal à l'aise mais je lui fais un signe de tête pour le rassurer que je ne vais pas l'en empêcher malgré la tentation. J'hésite un peu mais avant d'empirer la situation, je prononce un sort informulé pour verrouiller la porte de classe. Je n'essaie pas de le coincer ici mais il semble décider à rester encore un peu mais je refuse que quelqu'un entre tout simplement. « Vous jouez avec le feu Monsieur Moore. » Je le fixe se rasseoir sur le banc et il m'insupporte un peu. Je suis toujours d'un calme à toute épreuve mais il a réussi à abattre certaines de mes barrières. Il est à la fois provocateur et exaspérant mais je sens que sous tout ce jeu d'apparences, il y a quelque chose. Je n'ai toujours pas perdu mon envie de découvrir ce qu'il tente de dissimuler. Je suis obstinée mais je sens que si je tiens encore un peu j'ai une chance de... le percer à jour. Je suis partagée entre rester loin de lui et me rapprocher pour lui prouver que je ne baisse pas les bras. Je finis par revenir m'asseoir sur le banc à ses côtés en le défiant un peu du regard avant de tendre la main. « Je peux....? » Si on doit continuer ce petit jeu, autant que je me donne une contenance. Il ne semble pas comprendre où je veux en venir, trop lent à réagir. Je finis par glisser la main dans sa poche en le provoquant un peu avant d'allumer une cigarette. Souvenir lointain, le geste revient avec automatisme et la sensation de brûlure calme momentanément mes nerfs tendus. « Personne ne peut entrer... » Ou sortir. Je prends quelques secondes supplémentaires pour penser. « Je pars du principe que vous avez probablement peur. De là, je suppose que soit vous avez peur pour vous que l'on ne vous fasse du mal si vous ne cédez pas mais vous semblez savoir vous défendre donc mauvaise hypothèse. Soit vous avez peur que l'on ne s'en prenne à d'autres auxquels vous tenez si vous ne vous pliez pas à leurs exigences. Vous le faites donc pour protéger ceux que vous aimez, ceux-là même que vous repoussez d'une certaine manière. Mais ça induit une certaine question. Pourquoi croyez-vous qu'on s'en prendrait à eux? » Je fronce les sourcils alors que quelque chose m'échappe. Je souris à la mention du prénom de la demoiselle. Ma mémoire de chacun des élèves qui foulent cette école m'est souvent infaillible. Je cherche dans mes souvenirs tout ce que je peux sur la jeune demoiselle en me justifiant un peu. « J'ai toujours été passionnée par les enquêtes en tout genre. Je suis de la génération Cluedo et séries télévisées telles les experts. Je sais que vous avez horreur de la culture moldue, enfin supposément mais ça m'a rendue bonne détective, une vraie Sherlock Holmes au féminin. » J'essaie d'associer bout à bout chaque partie de l'histoire. Je penche la tête de côté et le fixe un moment consciente qu'il ne doit rien comprendre à mes allusions au monde qui m'a vu naître. Mais soudain, je réalise et l'horreur se peint sur mes traits tandis que je le fixe compatissante et un peu de pitié aussi. « Sauf si vous pensez que c'est à cause de vos choix que Zoella est morte, qu'ils lui ont fait du mal pour vous faire céder. C'est ce que vous croyez Monsieur Moore? » Je n peux m'empêcher de venir doucement poser ma main sur son bras en cherchant à découvrir les secrets qui le rongent et le forcent à jouer ce jeu ignoble. Je me tourne un peu vers lui mais il n'y a plus aucune provocation. Je cherche simplement à comprendre. J'espère secrètement qu'il me dise combien je fais fausse route et ne chasse cette idée d'un revers de main. Je ne veux pas avoir misé juste car cette vérité serait bien plus difficile à assumer car elle induirait une profonde tristesse pour le jeune homme mais aussi une vérité à dévoiler aux parents de la pauvre enfant. Je me mords la lèvre. « Si c'est ce que vous pensez, vous devez me le confirmer Monsieur Moore pour que justice puisse être rendue, qu'ils puissent être confrontés pour ce qu'ils ont fait. Pensez-vous que Zoella aie été assassinée par eux? » Je veux qu'il me dise clairement ce qu'il en est. Je ne compte pas lâcher l'affaire, pas maintenant que je ressens qu'il y a bien plus sous la surface que ce que je n'avais d'abord supposé. Il y a bien plus de profondeur chez le rouge et or. Je crois que je désire encore plus percer ses mystères qu'au moment où je lui ai demandé de venir dans ma salle de classe. Je ne bouge pas ma main continuant d'exercer une douce pression en attendant sa réponse avec une certaine fébrilité.
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« Vous me faites rire, Monsieur Moore. Vous vous prenez pour plus que vous n'êtes à fanfaronner de la sorte, mais c'est typique des jeunes de votre âge... » Le professeur Abberline semblait vouloir lui rappeler une nouvelle fois qu’il y avait une différence d’âge entre eux. Elle voulait garder son statut d’enseignante et qu’il garde son statut d’élève. Mais en réalité, elle ne paraissait pas si vieille et il se demandait combien d’années exactement les séparaient. Il ne devait pas y en avoir tant que cela. Rowan lui assura alors qu’il ne la toucherait pas si elle ne le souhaitait pas. Il ne voulait pas non plus qu’elle craigne pour sa sécurité, il ne comptait pas aller plus loin sans son accord. « Sage décision. » Dit-elle en paraissant un peu plus soulagée qu’elle n’aurait sans doute voulu le montrer. Rowan ne se gêna pas pour allumer une cigarette dans la classe, se permettant d’insinuer qu’elle n’avait pas intérêt à l’arrêter ou il s’en allait immédiatement. Elle lui donna alors la permission. Encore une petite victoire pour Rowan. « Vous jouez avec le feu, Monsieur Moore. » Le Gryffondor sourit du jeu de mot, lui qui venait d’allumer sa cigarette. Jouer avec le feu, très drôle. Il alla alors s’asseoir sur un banc pour fumer tranquillement. Quelle ne fut pas sa surprise quand il vit le professeur de runes s’approcher de lui et s’asseoir à ses côtés. Elle tendit la main vers lui. « Je peux....? » Demanda-t-elle à Rowan. Il la regarda alors sans comprendre. Est-ce qu’elle était bien en train de lui demander ce qu’il croyait ? Voulait-elle vraiment une cigarette ? Elle, professeur ? Il n’avait proposé que par insolence sans s’attendre à ce qu’elle accepte sa proposition. Quand elle glissa une main dans sa poche, leurs regards se croisèrent. Elle le défiait. Il eut un sourire amusé et tenté d’aller plus loin dans la provocation. Il retient le commentaire qu’il aurait pu faire avec sa main dans sa poche et la regarda griller une cigarette comme si ce n’était pas la première qu’elle fumait. « Personne ne peut entrer... » S’il était vraiment un connard, Rowan aurait profité de la situation. Elle avait verrouillé la salle et il aurait pu chercher à voir si elle ne tenait vraiment pas à lui céder. Néanmoins, le Gryffondor continua à fumer, lui demandant quelles étaient ses théories puisqu’elle pensait qu’il dissimulait sa véritable personnalité derrière un masque. « Je pars du principe que vous avez probablement peur. De là, je suppose que soit vous avez peur pour vous que l'on ne vous fasse du mal si vous ne cédez pas, mais vous semblez savoir vous défendre, donc mauvaise hypothèse. Soit vous avez peur que l'on ne s'en prenne à d'autres auxquels vous tenez si vous ne vous pliez pas à leurs exigences. Vous le faites donc pour protéger ceux que vous aimez, ceux-là même que vous repoussez d'une certaine manière. Mais ça induit une certaine question. Pourquoi croyez-vous qu'on s'en prendrait à eux ? » Rowan était presque sous le choc. Comment pouvait-elle deviner si justement ? Le professeur Abberline devait être très intelligente. Il ne s’était jamais dit qu’elle ne l’était pas, mais il était bluffé par la justesse de ses réflexions et il se sentait un peu mis à nu.

Rowan dévoila finalement à la jeune femme que la née-moldue dont il était tombé amoureux s’appelait Zoella. « J'ai toujours été passionnée par les enquêtes en tout genre. Je suis de la génération Cluedo et séries télévisées telles les experts. Je sais que vous avez horreur de la culture moldue, enfin supposément mais ça m'a rendue bonne détective, une vraie Sherlock Holmes au féminin. » Le Gryffondor avait déjà entendu quelque part le nom de ce Sherlock Holmes, mais il n’avait aucune idée de ce qu’elle était en train de lui raconter autrement. Il n’avait jamais vraiment été fermé à la culture moldue, mais il avait grandi dans une famille où on la dénigrait et où elle était malvenue. Donc il n’avait jamais trop eu l’occasion de s’y intéresser. Quand l’expression sur le visage du professeur changea, Rowan se sentit soudain mal à l’aise. « Sauf si vous pensez que c'est à cause de vos choix que Zoella est morte, qu'ils lui ont fait du mal pour vous faire céder. C'est ce que vous croyez Monsieur Moore ? » Supposa-t-elle en posant une main sur son bras. Comment était-il censé réagir ? Que devait-il lui répondre ? Elle se rapprochait de la vérité à une allure inattendue. Il resta silencieux, sa cigarette se consumant toute seule entre ses doigts. Il pensait à Zoella et ce qu’elle avait dû subir à cause de ses parents. « Si c'est ce que vous pensez, vous devez me le confirmer Monsieur Moore pour que justice puisse être rendue, qu'ils puissent être confrontés pour ce qu'ils ont fait. Pensez-vous que Zoella ait été assassinée par eux ? » Intérieurement, Rowan commença à paniquer. Il sortit de ses pensées et de son mutisme quand la cendre de sa cigarette tomba sur sa cuisse, le brûlant au passage et laissant un trou dans le tissu de son pantalon. Il fit une grimace en chassant vite la cendre, se dégageant au passage de la main du professeur toujours sur son bras. Il sortit sa baguette pour arrêter la douleur et réparer le tissu. Comme c’était très superficiel, il en était capable. Quelques secondes plus tard, tout était redevenu comme avant. Enfin, pas tout à fait. Le professeur Abberline se doutait à présent de la vérité. Il avait deux choix, soit admettre qu’elle avait raison, soit tout démentir. Réalisant qu’il pourrait apporter des ennuis à ses parents, il regretta de s’être ouvert et d’en avoir déjà trop dit. « Vous faites fausse route… » Seulement, Rowan n’arrivait plus à trouver une autre histoire, elle l’avait pris par surprise. Le sang-mêlé écrasa sa cigarette avant de l’oublier à nouveau. Il était trop stressé par la situation et la nicotine ne suffisait pas à le calmer. Il était évident que l’expression de panique dès qu’elle avait émis l’hypothèse l’avait déjà trahie. « Je ne confirmerai rien du tout… Vous ne pouvez pas m’y obliger. » Il n’avait pas besoin de le confirmer, elle savait déjà qu’elle avait eu la bonne intuition. Rowan imaginait déjà le professeur Abberline contacter ses parents. Si elle les contactait, elle mettrait tous ses efforts en péril. Elle les pousserait à se venger. Ils pourraient faire du mal à Cassandre.

« Oubliez tout ce que j’ai dit… ou ce que je n’ai pas dit. » Personne ne savait exactement ce qui était arrivé à Zoella et personne ne savait qui l’avait tuée. Les parents de la jeune fille savaient simplement qu’elle avait été assassinée, on leur avait expliqué que c’était la guerre dans le monde des sorciers. Rowan ne les connaissait pas. Il ne les avait jamais rencontrés. Ces moldus avaient perdu leur fille à cause de cette guerre, ils devaient à présent détester le monde des sorciers. Il ne pouvait pas les rencontrer, ils le détesteraient, ils penseraient comme lui que tout était de sa faute et ils auraient raison. « On ne sait pas ce qui est arrivé à Zoella… » Il n’avait pas eu la confirmation de ses parents. Il n’était pas certain qu’ils soient responsables. Il s’en doutait très fortement, mais ils n’avaient pas clairement indiqué qu’ils l’avaient fait tuer. Ils ne l’avoueraient jamais. Ni à lui, ni à personne, même s’ils devaient passer devant la justice. « Vous ne pouvez pas les accuser. Si vous les contactez, ils sauront que c’est de ma faute… Vous allez tout gâcher. S’il arrive quelque chose à… à mes amis, ce sera de votre faute. Je ne dis pas qu’ils leur feront du mal… Je n’ai rien dit. Je n’ai rien confirmé… Mais oubliez tout. Laissez-moi en paix. » En paix, il ne l’était pas. Il se leva et se dirigea vers la porte, oubliant qu’elle était toujours verrouillée. Le temps qu’il sorte sa baguette et qu’il règle le problème, le professeur avait largement le temps de l’en empêcher et de le retenir.
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Poor Unfortunate Soul

Je n'arrive pas à réaliser quelle hypothèse je viens réellement de formuler. Elle me semble totalement folle et sans doute plus qu'improbable. Je m'emballe et je laisse mon esprit vagabonder dans des supputations un peu trop folles. Je ne peux pas croire que je sois réellement si proche de la réalité. J'espère sincèrement qu'il me dise que je fais fausse route. Je ne sais pas ce qui me pose le plus problème dans cette idée. Il y a cette jeune fille innocente tuée par la soif de pouvoir de parents désireux de purifier l'entourage de leur fils. Je pense aussi à sa famille à elle brisée d'avoir perdu leur trésor à cause d'une guerre qui ne les concernait pas vraiment. Je ne peux m'empêcher de ressentir une profonde peine pour le jeune homme qui porte le deuil de la femme qu'il aime. Il porte aussi sur ses épaules le poids de la culpabilité de la faute commise par ses propres parents. Il doit se plier à ceux qui lui ont pris ce qui comptait à ses yeux. Il doit les côtoyer incapable de prouver leur culpabilité mais portant leur crime comme une trahison. Je voudrais pouvoir l'aider à se libérer du joug de ses parents pour au moins trouver la paix. Je voudrais me dire que non le jeune Gryffondor n'est pas réellement en train de vivre pareille épreuve et pourtant, je me rends compte rapidement combien je viens de m'approcher de la vérité. La légèreté qu'il y a pu y avoir s'envole tout simplement en fumée. Il y avait cette note de défi et de provocation qui plane entre nous depuis le tout début de cette conversation. Il y a eu les gestes déplacés. Il y a eu cette aura de séduction aussi mais pourtant, en une fraction de secondes, plus rien ne semble comme avant. Il règne une telle gravité dans l'air que je peine à me dire que ça a vraiment pu être aussi désinvolte auparavant. Je ressens la lourdeur de l'air autour de nous. Il semble proche de paniquer et je voudrais trouver les mots voués à l'apaiser mais je sursaute en le voyant réagir vivement. Je n'ai pas su anticiper la brûlure provoquée par la cendre car mon attention était tournée uniquement vers son visage attentive à y lire toutes les émotions qui y passaient. Je n'ai pas le temps d'intervenir que déjà tout est réparé. Je suis un peu sous le choc de cette vérité que je viens de découvrir. Il ne fait plus grand doute sur l'exactitude de mes suppositions. Je n'ai pas la moindre idée de quoi faire réellement de cette information alors que je le fixe. Je voudrais pouvoir lui dire de se taire quelques minutes pour me permettre de faire le tri dans mes pensées. Tout s'enchaîne à une certaines vitesses et je suis incapable de savoir quoi penser réellement. Je perçois son trouble et sa peur. Elle semble le dominer totalement et je voudrais trouver les bons mots pour l'apaiser, pour réfléchir ensemble à ce qui est le mieux. J'écrase ma propre cigarette désormais parfaitement inutile. Je voudrais pouvoir prétendre que je comprends son besoin de me faire croire que je fais fausse route mais je suis un peu perdue. Je lève la main lentement avant de dire d'une voix posée. « Donnez-moi une minute. » Mais il ne semble même pas m'entendre. Il s'emballe littéralement et je n'ai pas le temps de placer le moindre mot. Je ne vais l'obliger à rien du tout, je n'en ai jamais eu l'intention. Je ne veux pas lui soutirer des informations. Je lui tends simplement la main pour espérer qu'il puisse aller mieux, le libérer de ce rôle qu'il se force à jouer. Je ne vais pas le contraindre à dénoncer ses parents, je veux simplement que nous en discutions calmement. Je ne sais pas pourquoi il semble me percevoir comme une menace.

Je sens mon cœur se serrer alors que je reste figée le laissant s'emballer tout seul. Je ne sais même pas comment lui faire comprendre de se calmer car il semble en proie à de multiples pensées dont les secrets m’échappent. Je voudrais lui dire de s'ouvrir à moi mais il semble quelque peu inaccessible, à moins que ce ne soit moi qui soit sous le choc et dont les réflexes ne s'en retrouvent ralentis. Je secoue la tête un peu pour lui dire de ne pas s’inquiéter mais je me demande s'il perçoit seulement la douceur de mon regard posé sur lui dans le seul but de le rassurer. Je le regard s'exprimer avec une telle panique. Je sens le poids de ses mots sur mon pauvre cœur Je serais responsable si je parlais à ses parents. Je causerais la perte de ses amis, de ceux qui aujourd'hui comptent pour lui si je laissais mes accusations franchir le seuil de cette salle de classe. Je vais tout gâcher? Tous les efforts qu'il a mis pour parvenir à éloigner tous ceux qu'il pense en danger? Il ne veut rien dire qui puisse les incriminer mais tout dans son non verbal mais aussi les mots qui lui échappent trahissent l'horrible vérité. Je n'ai jamais voulu qu'il se sente aussi troublé à cause de mes mots et je ne peux m'empêcher de culpabiliser. Je ne peux pas le laisser partir dans un tel état, je me dois d'essayer de réparer les choses. Il semble chercher à fuir mais je m'approche de lui lentement refusant de le laisser quitter la salle de cours comme ça. « Monsieur Moore calmez vous s'il vous plaît. Je ne peux pas vous laisser quitter la pièce dans cet état alors laissez cette porte tranquille. » Je viens poser la main sur son bras et il n'oppose aucune réelle résistance alors que seul la panique le guide. Il n'arrive même pas à ouvrir simplement cette porte. Je lui prends sa baguette. Je ne le fais pas de manière agressive ou encore moins pour le punir. Je veux uniquement le protéger. « Revenez vous asseoir, vous semblez complètement paniquer. » Je le tire légèrement vers l'arrière pour pouvoir lui faire face. Je veux qu'il puisse lire la sincérité dans mon regard. Je sens ma gorge se serrer alors que je me tiens face à lui, il m'apparaît soudain tellement jeune. Il n'est pas encore vraiment un adulte. Enfin si il l'est d'une certaine manière mais il est surtout perdu, comme un enfant qui a besoin d'être guidé. « Je ne vais pas contacter vos parents. Vous n'avez pas à avoir peur pour vos amis. Mais simplement, je voudrais comprendre comment vous aider, peu importe la forme d'aide. Demandez moi à peu près ce que vous voulez mais je vous en prie Monsieur Moore, ne vous tourmentez pas. Je ne veux pas gâcher vos efforts pour protéger vos amis même si vous prenez le mauvais chemin. » Je soupire un peu mais je tente simplement de l'apaiser en lui prouvant que mes intentions ne sont aucunement de lui nuire. Cette jeune fille est morte, elle ne peut plus être sauvée. Oui ses parents méritent la vérité en guise de justice mais cela ne signifie pas qu'ils se doivent de l'obtenir maintenant. Un jour, ils l'auront mais il semble y avoir de bien plus grands enjeux à garder le silence sur le fin fond de cette histoire. « Cela ne sert à rien de nier l'évidence alors vous pouvez juste l'avouer sans crainte que je ne fasse quoique ce soit. Je n'ai jamais eu qu'une seule intention : vous aider Monsieur Moore et c'est toujours le cas. Dites moi ce qui vous ferait du bien là tout de suite. » Mon sourire est hésitant et timide. Je lui laisse le temps dont il a besoin de se calmer ne me rendant pas compte que ma main retient toujours son bras. Je lui fais face en signe de paix. Je lui offre mon visage en guise de preuve qu'il n'y a aucune entourloupe ou un quelconque motif pour se méfier. Je veux qu'il sache que je suis sincère à cent pour cent. Je ne tente pas d'endormir sa méfiance pour lui soutirer des aveux à retourner contre ses parents. Je suis simplement une enseignante soucieuse du chemin sombre emprunté par un de ses élèves et qui désirent l'aider à revenir sur le droit chemin avant qu'il ne s'y soit complètement perdu.
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Rowan Moore
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Rowan & Alexis
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« Donnez-moi une minute. » Dit le professeur Abberline à Rowan pour réfléchir un peu à tout ce qu’il venait de lui dévoiler sans réellement le dire à voix haute. Elle pouvait très bien déduire à sa panique qu’elle avait eu de bonnes intuitions. Bien sûr, il ne lui donna pas cette minute qu’elle réclamait et continua à parler. Il tenta de fuir la salle, mais la porte était verrouillée et il allait vite s’énerver s’il n’arrivait pas à l’ouvrir. Le Gryffondor venait de sortir sa baguette quand la jeune femme l’interrompit avant qu’il ne jette le moindre sortilège : « Monsieur Moore, calmez-vous, s'il vous plaît. Je ne peux pas vous laisser quitter la pièce dans cet état, alors laissez cette porte tranquille. » Il se rendit compte qu’il n’était peut-être pas dans son état normal quand elle lui fit cette réflexion. Il regarda une dernière fois la poignée de la porte et décida d’abandonner. Le professeur avait raison, il devait se calmer. Ce qui ne voulait pas dire qu’il allait se confier à elle ou lui révéler quoique ce soit. Il fallait qu’elle accepte de le laisser et de ne plus se mêler de ce qui ne la regardait pas. N’ayant toujours pas baissé sa baguette malgré son abandon, il fut surpris quand le professeur posa sa main sur son bras et lui prit l’objet des mains. Le sorcier n’opposa aucune résistance, mais il garda un œil sur sa baguette. Il comptait bien la récupérer avant de s’en aller. Rowan lui laissa le contrôle de la situation pour le moment. « Revenez vous asseoir, vous semblez complètement paniquer. » Il ne râla pas et alla s’asseoir à nouveau. Il reconnaissait qu’il ne se sentait pas forcément très bien, sans non plus être complètement en train de paniquer. Mais pour qu’il se soit laissé faire quand elle l’avait légèrement tiré en arrière, il fallait qu’il soit un minimum perturbé par ce qu’il vivait à cet instant. « Je ne vais pas contacter vos parents. Vous n'avez pas à avoir peur pour vos amis. Mais simplement, je voudrais comprendre comment vous aider, peu importe la forme d'aide. » Commença par lui dire le professeur de runes. Rowan se sentit soulagé dès qu’elle dit qu’elle ne contacterait pas sa famille et qu’elle ne serait pas une menace pour ses amis. Il ne pensait pas qu’elle puisse l’aider, même si elle semblait sincèrement vouloir essayer. L’enseignante poursuivit : « Demandez-moi à peu près ce que vous voulez, mais je vous en prie Monsieur Moore, ne vous tourmentez pas. Je ne veux pas gâcher vos efforts pour protéger vos amis même si vous prenez le mauvais chemin. » Il se sentait jugé par le professeur, mais il n’avait pas vraiment le cœur à répliquer immédiatement. Il n’était pas si facile de trouver une solution qui ne soit pas, comme elle le disait, le mauvais chemin. Rowan faisait ce qui était la seule solution à ses yeux. « Cela ne sert à rien de nier l'évidence, alors vous pouvez juste l'avouer sans crainte que je ne fasse quoique ce soit. » Le professeur incitait son élève à se confier à elle. Elle lui promettait de ne rien faire, mais comment pouvait-il lui faire confiance ? Le brun ne la connaissait pas plus que cela. Il ne savait pas quelles étaient ses réelles intentions. Son instinct lui disait de continuer à nier. « Je n'ai jamais eu qu'une seule intention : vous aider Monsieur Moore et c'est toujours le cas. Dites-moi ce qui vous ferait du bien là tout de suite. » Répondit-elle comme si elle lisait dans ses pensées. Il eut un instant un doute sur le fait qu’elle était en train de lire dans son esprit, ce qu’elle pouvait très probablement être en train de faire, que ce soit avec la magie ou avec une rune qu’il ne connaissait pas.

« Je pourrais vous dire ce qui me ferait du bien, là tout de suite, mais je ne crois pas que c’est ce que vous voulez entendre. » Répondit Rowan avec une nouvelle provocation. La perche était trop belle pour ne pas être saisie, lui permettant ainsi de retrouver un peu ses marques. Il fallait qu’il en profite. Rowan était sûr qu’elle s’y attendait, après avoir réalisé ce qu’elle venait de dire, mais il se fichait d’être prévisible. « Et puis… votre main n’est pas au bon endroit. » Finit-il par ajouter en constatant qu’elle était toujours posée sur son bras. Il était presque sûr que dans d’autres conditions, le professeur d’études de runes aurait retiré quelques points à sa maison. Mais là, c’était sa main qu’elle finit par retirer. « C’est vous qui avez proposé de m’aider. » Le sorcier haussa les épaules. Rowan était à présent un peu moins troublé, comme s’il était de nouveau protégé par son autre facette. Il recula un peu et s’adossa à la porte. Elle ne s’énervait donc jamais, cette enseignante ? Le professeur Abberline avait l’air d’être la gentillesse incarnée, mais la gentillesse ne lui servirait à rien dans sa situation. « Malgré toutes vos bonnes intentions, il n’y a rien que vous puissiez faire. C’est trop tard maintenant. » Il aurait voulu appeler à l’aide, il aurait voulu qu’on le sorte de cette situation si possible. Mais il ne voyait pas ce qu’elle pouvait faire de plus. Zoella était morte. Il n’avait rien pu faire. On ne pouvait pas changer ce qui s’était passé. C’est pour cette raison qu’il souhaitait éviter qu’une telle situation se reproduise. Il ne voulait pas perdre d’autres de ses anciens amis nés-moldus. Rowan les protégeait, d’une certaine façon. Le professeur Abberline pensait qu’il avait tort de les traiter de cette façon, mais elle n’avait aucune idée de ce que c’était que de perdre la personne qu’on aime si brutalement et pour une vision des choses si restreinte. « Comme je me comporte comme le fils idéal à leurs yeux, mes parents finiront par craquer les premiers. Je reprendrai le contrôle, vous pouvez en être sûre. » Ils finiront peut-être par faire quelques concessions, par accepter Cassandre. Rowan avait besoin de sa meilleure amie. Ses parents n’approuvaient pas sa famille, qui s’était battue du côté du Phénix, mais elle était intouchable. S’ils s’en prenaient à elle, ce serait terminé. Il couperait les ponts avec les Moore. Tant que Cassandre était hors de danger, il accepterait son destin. Rowan avait un moral à toute épreuve. Il avait réussi à faire le deuil de Zoella, il réussirait à avoir le dernier mot. Ses parents avaient remporté des batailles, pas la guerre. « C’est bon, vous êtes satisfaite de cette discussion sur mon comportement ? Je peux reprendre ma baguette et retourner martyriser mes camarades ? J’ai une réputation à tenir. » Un sourire souligna la plaisanterie, toujours sur le ton de la provocation. Parce que c’était un masque qui lui collait quand même sacrément à la peau.
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Rowie & Lexis

Poor Unfortunate Soul

En cet instant précis, je ne savais pas comment gérer au mieux cette situation. J'avais besoin de recul, de pouvoir réfléchir posément à la situation. J'avais besoin de prendre le temps nécessaire pour peser le pour et le contre. J'avais conscience de la gravité de la situation et combien nécessitait d'être traitée avec sérieux et non dans la précipitation. J'avais vu défiler de nombreuses émotions dans le regard du jeune homme. Il en avait exprimé d'autres encore plus nombreuses mais la peur était celle que j'avais senti dominer, prendre le pas sur toutes les autres. J'étais suffisamment ouverte d'esprit pour le laisser exprimer sans proférer le moindre jugement et si je donnais la sensation de porter un jugement sur ses choix, il n'en était rien. Au fond de moi-même, j'étais simplement inquiète pour lui. Je me faisais du soucis le concernant. Je voulais l'aider mais je le sentais sur la défensive et cela me touchait. Je savais que j'avais choisi une approche bien trop directe, bien trop provocante pour l'amener à se dévoiler et ensuite espérer qu'il me fasse pleinement confiance. J'avais les meilleures intentions du monde mais je n'avais pas le bon angle pour l'approcher. Il était temps pour moi d'accepter ma défaite. Je ne pensais pas avoir perdu la guerre mais ce combat ci. Dans mon for intérieur, j'avais l'intuition que nous aurions une nouvelle opportunité de discuter et de mettre les choses au clair. Je savais qu'il voudrait s'assurer de mon silence et que je comptais bien oublier cette histoire. Je l'espérais plus que je n'en étais certaine mais c'était suffisant pour me rendre à l'évidence que cette conversation touchait à sa fin. Une fois que je me sois rendue à l'évidence, il devait plus facile de supporter ses provocations et ses petites défiances. Je pouvais aussi accepter l'idée de le laisser quitter ma classe maintenant que je le sentais quand même un peu plus calme et posé, comme maître à nouveau de ses pensées et de ses actes. Je soupire un peu consciente de mes limites mais gardant espoir de le voir s'en sortir dans ce monde cruel. Il avait un caractère fort et cela le laissait moins désarmer mais pouvait pour autant faire taire toutes mes inquiétudes? Oh non, que du contraire. J'avais l'intention de garder un œil sur lui et d'attendre le bon moment pour revenir vers lui et discuter plus posément. La confiance se gagne petit à petit. Je secoue la tête un peu avant de répondre amusée, sur un ton quelque peu complice alors que les nombreuses allusions et ses gestes déplacés ont créé malgré moi une certaine intimité. « Monsieur Moore, vous êtes une personne amusante. Ne doutez pas de votre ''sex appeal'' mais voyez-vous, j'ai quelques notions morales qui me font me rendre à l'évidence que tout rapprochement entre nous serait anti-déontologique. Puis vous n'êtes pas vraiment mon type d'hommes donc je vais passer mon tour pour ce coup. Et je parlais d'un autre type d'aide pour votre information, le sexe ne règle pas tout dans la vie même s'il libère le corps de certaines tensions. » J'enlève ma main de son bras pour le fixer sans paraître nullement choquée ou en colère. Je reprends mon sérieux après ce moment plus léger où je peux percevoir qu'il se sent à nouveau maître de la situation. Je lui cède cette fois volontiers les rennes de notre échange.

Je ne sais pas comment l'aider. Je savais que tant qu'il serait à Poudlard, il serait dépendant de ses parents d'une certaine manière. Je soupire un peu consciente que je n'ai pas de solution miracle à lui apporter. Je le fixe et je dois me rendre à l'évidence que je suis davantage face à un homme que face à un gamin. Il agit. Il prend ses responsabilités. Il les assume même s'il doit payer le prix de vouloir prendre soin de ses amis en les perdant en cours de chemin. Il souffre mais il garde toute cette douleur enfouie sous les apparences en voulant s'en tenir à cette pseudo réputation. Je voudrais lui dire qu'il a tort mais je sais que d'une certaine manière il agit bien et avec courage. Il y a de nombreux chemins pour se rendre à un point donné et il en a choisi un plus escarpé que les autres. Je lui souris doucement, bienveillante avant de murmurer pour lui prouver que je reconnais qu'il essaie de faire au mieux au fond. « Je suis désolée pour votre perte Monsieur Moore, pour votre souffrance et votre deuil. » Il était seul dans ce cheminement et je le regrette profondément. Je me demande ce que nous faisions quand il devait panser leurs blessures et qu'ils ne trouvaient pas ce soutien chez eux. L'évidence s'impose à moi : nous aussi nous guérissions de nos blessures. « J'espère sincèrement que vous puissiez parvenir à reprendre le contrôle de la situation et à avoir le dessus sur vos parents, à les contraindre à certaines concessions. Mais si cela devenait trop dur, ma porte vous serait toujours ouverte et ensemble, nous pourrions peut-être trouver une solution qui soit moins douloureuse pour vous que de devoir éloigner tous vos amis de vous. » Je regarde sa baguette entre mes doigts consciente que c'est mon dernier atout pour le retenir ici et je me m'approche un peu de lui mais sans la lui rendre tout de suite. « Vous pensez que je ne peux pas vous aider, que personne ne le peut. Vous pensez pouvoir gérer seul. Vous pensez avoir besoin de ce masque de violence mais vous avez tort Monsieur Moore. Faites attention de ne pas un jour blesser quelqu'un et de le regretter trop fort. Faites attention de ne pas vous perdre vous-même car ce serait dommage. Mais ne perdez jamais espoir et sachez que je garderai le silence sur ce que j'ai appris dans l'attente qu'une meilleure solution ne m'apparaisse. » Je lui tends sa baguette avant de déverrouiller finalement la porte. Je lui souris à nouveau avant de lui tourner le dos pour reprendre place derrière mon bureau et comme si de rien n'était, je me lance dans la correction de copies. Je ne suis pas concentrée sur ce que je fais, je joue plutôt la comédie alors que toute cette conversation repasse dans ma tête encore et encore. « Ah dernière chose Monsieur Moore, je vous rappelle quand même que martyriser les autres élèves est interdit par le règlement et que vous pouvez donc être sanctionné pour ce fait. » Je cherche mentalement des solutions à sa situation. Je ne dis pas que je peux grand chose pour lui mais je peux au moins essayer. J'espère sincèrement qu'il se sentira assez en confiance pour venir à moi et s'ouvrir un peu plus. J'ai percé sa carapace et je croise les doigts qu'il ne la remette pas trop rapidement mais qu'au contraire, toute notre discussion le fasse réfléchir. Je crois que je vais avoir besoin de me changer les idées par la suite.
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