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True Detective • Sabal&Alexis

Alexis M. Abberline
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Sabal & Alexis

True detective

Johannes, répéter ce prénom en boucle dans ma tête ne le ferait pas revenir dans ma vie plus rapidement. Je ne saurais décrire s'il me rendait heureuse ou au contraire triste, mélancolique très certainement. Je subissais le rappel constant, depuis plusieurs semaines bien trop longues, que je n'avais plus le droit de m'approcher de lui. Je souffrais de ses silences comme d'autant de mots percutants. Je souffrais de son indifférence quand je rêvais de fondre sous son regard. Je voudrais pouvoir sentir la chaleur de son souffle contre ma peau. Je me languissais du contact doux de ses mains sur ma peau. Je voulais perdre mon souffle et gagne le sien. Je pourrais laisser mes lèvres retrouver les siennes comme rentrer à la maison après une trop longue absence. Il était le poison de mes nuits, le second souffle de vie de mes rêves. Il me faisait du mal par cette distance quand mon corps tout entier rêvait de se fondre en lui. Il me faisait du bien quand je ressentais l'espoir d'un renouveau pour notre amour. Il était autant le poison que l'antidote à ce sentiment qui se logeait dans mon cœur Nous avions tellement partagé et aujourd'hui, nous ne nous saluions même pas quand on se retrouve dans la même pièce. Je voudrais pouvoir lui dire combien je regrette. Mais je le regarde et l'évidence me saute violemment aux yeux, il ne veut rien de moi. Je m'enferme dans un silence qui me ronge. Je voudrais pouvoir lui demander pourquoi il est ici? Pourquoi aujourd'hui il pose finalement ses valises? Je voudrais comprendre ce qui l'a amené à Poudlard? J'aurais mille et une question sur sa vie ces dernières années : où a-t-il été? Était-il heureux? Comment il a vécu notre rupture? Combien de femmes se sont succédées dans sa vie? Curiosité et jalousie se mêlent mais tout me rappelle combien je peux regretter mon choix. Je me rends compte que je ne vis pas si bien avec notre passé, ce passé qui m'a fait perdre l'amour de toute une existence. Dans mon cœur, je me sens coupable mais je suis le pire juge alors que je me blâme pour avoir stoppé tout sans une explication. Il pourrait me faire payer mon geste encore et encore que je ne pourrais que lui accorder qu'il a totalement raison. Mais moi, à l'intérieur ça me bouffe de ne rien savoir. J'ai besoin d'obtenir des réponses. Je ne peux pas les lui demander alors depuis des semaines, je balance entre deux opposés. Je sais que j'ai plus la force de résister. Je sais que j'ai besoin d'essayer pour pouvoir me sentir enfin proche de lui. Je voulais une information même minime, un signe que je suis toujours dans le même univers que lui.

Il fait froid aujourd'hui. Je regard le temps pluvieux fixant le ciel qui reflète une teinte grise. Le printemps s'installera bientôt mais entre temps, l'humidité ambiante semble coller aux os. Je me prépare une théière de thé. Je sens une idée germer. J'ai cherché la raison pour aborder celui qui semble avoir su susciter l'intérêt de mon prince charmant rêvé. Je veux lui soutirer des informations. J,aurais pu demander à James mais je refuse de le mêler à cela. Je ne veux pas non plus qu'il me demande pourquoi je suis aussi curieuse concernant notre concierge. Je ne suis pas prête à lui parler de cette histoire qui imprègne encore tout mon être. Je prends le tout avant de me diriger vers le bureau du professeur d'art. J'inspire profondément pour prendre tout mon courage et m'armer de ce que j'ai besoin pour jouer un jeu mêlant sincérité et une certaine manipulation. Je me dis que je pourrais instaurer une dynamique différente entre nous et qui sait prendre goût à venir discuter avec cette personnalité forte. Je frappe à la porte avant de m'oser à entre restant sur le pas de la porte. Je ne sais pas quelle familiarité adopter mais je finis par sourire doucement. « Il fait un peu froid et j'ai préparé du thé. Je me suis rappelée que nous avions un moment de libre tout deux dans notre horaire à cette heure précise donc je me suis essayée à venir vous proposer de partager une tasse de thé avec moi? » Je me mords la lèvre. « Je sais qu'on ne se parle pas assez donc c'est l'occasion de remédier à cela. J'étais un peu curieuse, je l'ai toujours été dans ma vie donc je voulais pouvoir papoter en toute simplicité. » Je ne suis pas douée pour initier les conversations. Ouverte, je laisse généralement venir à moi. Je ne suis pas la fille la plus spontanée du monde et encore moins avec la gente masculine. C'est un réflexe. Je le fixe un instant. J’attends que simplement il décline ma proposition ou ne m'invite à rentrer.
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Sabal de Vandekeybus
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True detective
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Quand il ne fait ni chaud, ni froid, tu es de ceux qui préfèrent oublier qu'il y a un extérieur derrière les carreaux du château. Ces jours où le soleil n'ose pas et où les nuages eux même son timides, tu ne les apprécie pas tant que ça. Tu n'irais pas jusqu'à dire que tu détestes ça, que l'entre-deux t'es insupportable...mais il ne t'es pas agréable pour un sous, et ça tu ne t'en cache pas. Une chemise sombre, un pantalon formel et ta cape de sorcier sur les épaules, ta carrure de professeur te donne une prestance que ton mètre quatre-vingt-dix avait dors et déjà entamé. Les jours passent et plus ils passent, plus tu t'habitues à ton nouveau métier. Peut-être un jour diras-tu que tu l'aimes, un jour peut-être. En attendant il te sert de bouée, une bouée contre tes démons. Là, entouré de tellement de jeunes gens en vie et en bonne santé...tu te sens à nouveau chanceux d'être en vie.
- Pour le prochain cours je vous demanderais de bien vouloir réfléchir à la notion de bestialité dans l'art. Libre à vous d'explorer la voie théâtrale, picturale ou chorégraphique. Si parmi vous se trouvent encore l'un ou l'autre courageux intéressés par les écrits philosophiques sur le sujet, qu'ils se sentent libres de creuser ce pan. dis-tu en retournant vers ton bureau alors que tu entends les plumes gratter contre les parchemins. Silence. Généralement, il n'y a que toi qui causes pendant tes cours. C'est une bonne comme une mauvaise chose, autant ils sont attentifs et curieux, autant parfois ils sont tellement perdus que tu as l'impression de t'adresser à des lamas. Et pas forcément les plus beaux lamas du monde. Sur ce, je vous demanderais de bien vouloir débarrasser le plancher, j'ai du travail qui m'attend.

Ta voix fredonne un air de Bartholdy, une partie du concerto pour violon et orchestre en Mi Mineur opus 64. TC'est plus grave, c'est plus profond, tes cordes vocales vibrent tandis que ta main se déplace afin de tracer sur le parchemin des phrases dont toi seul connait la réelle signification. A vue d’œil, c'est un charabia sans sens. A tes yeux, c'est une chorégraphie. Les images se succèdent dans ta tête, comme un écran reflétant ton âme et ta passion. Les accents mélodiques te donnent des envies de sauts, de grands jetés, puis d'une expression plus viscérale. Un duo. Oui, une danse endiablée, des protagonistes qui se portent et se jettent, qui ne font qu'un avec l'autre pour se rejeter que plus violemment. Quelque chose de moderne qui transpire l'émotion. Ta formation de danseur-comédien t'offre une affinité si particulière avec la dramaturgie d'une création qu'aucune de tes chorégraphie n'est "juste" belle. Non. Elle doit être sensée, elle doit avoir du corps. Une âme. Ô comme tu aurais aimé créer tes propres spectacles, comme tu aurais aimé fonder ta propre école, ta compagnie, élever de jeunes âmes au rang d'interprète accompli. Tu en as rêvé si longtemps que ce n'est finalement jamais arrivé.

Ça toque à la porte. Tu sursautes un peu, repositionnant correctement les lunettes sur ton nez. La plume encore à la main, tu observes l'intruse. Professeur Abberline, si tu te souviens bien. Avec ta mémoire à trois galions cinquante, tu n'y mettrais pas ta main à couper. La jeune femme aux cheveux sombres s'avance dans la pièce, sa voix chantant les débuts d'une adresse à ton encontre. Du thé. Faire connaissance. Tu as l'impression d'être revenu bien en arrière, quand tu avais encore toute ta tête, quand ton cœur n'était pas rongé de peurs et ton âme épargnée des traumatismes actuels. Tu te croirais avant la guerre, avant les morts, quand faire partie du monde était aussi simple que ça. Deux tasses, ou chopes, quelque chose à boire et une bouche pour parler de soit. Des oreilles pour écouter l'autre et la naïveté de croire que ça vous sauvera tous. Tu vois quelle attend une réponse, une invitation. Un mot de ta part et elle ressortirait aussi tôt de la pièce. Quelques mois auparavant, c'est certainement ce que tu aurais fait. Quand tout te semblait inutile, quand tu étais encore persuadé jusqu'au fond de tes os que tout cela n'était qu'une illusion. Quand tu pensais être fou à lier...Mais récemment, un jeune homme t'a ouvert les yeux sur le monde. Sur ce qu'il pourrait être. Ses yeux bleus t'ont forgé les armes nécessaires à l'espoir. La refonte du sourire et du bonheur simple.
- Je vous en pris, venez vous asseoir. Je vais vous faire un peu de place. dis-tu en posant ta plume et en libérant le bureau des croquis, parchemins et exemplaires littéraires en tout genre. Tu indiques du plat de la main une chaise près du bureau afin que ta collègue puisse s'y asseoir. Veuillez excuser le bazar, j'étais en plein travail. te rendant compte de ce que pourrait impliquer tes propos tu te dépêche d'ajouter Mais vous ne me gênez en rien ! Je me devais de faire une pause de toute façon." dis-tu en passant une main dans ta barbe noire aux tons grisonnants.

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Alexis M. Abberline
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Sabal & Alexis

True detective
Johannes, le nom que j'ai de tatoué sous la peau, celui qui me pousse à toutes les folies. Il est mon tout. Il a pris possession de mon être. Il m'a envoûtée et je ne veux plus jamais oublier son prénom. Mais il est aussi celui qui emplit ma vie de silences sans fin. Ces moments sans rien sont d'une douleur que je ne pensais pas pouvoir être pire que le poids des blessures. J'avais souffert pendant que mon corps pansait ses blessures mais jamais rien n'avait été aussi fort que cette douleur émotionnelle. Je repense au sort qui avait failli m'ôter la vie et ce regard perçant, empli de haine. Il m'a hanté tout comme cette sensation d'avoir failli mourir sans avoir pu dire adieu au seul homme qui ne m'aie jamais fait me sentir aimée pour moi. J'aurais pu y laisser la vie et il n'en aurait peut-être même rien su. J'aurais disparu le privant de ces réponses. Je me rends de plus en plus souvent compte combien j'ai été juste mais surtout que le manque n'a jamais trouvé aucun apaisement. Je me suis endormie dans d'autres bras mais jamais la paix n'est venue. J'ai pris du plaisir avec d'autres mais jamais je n'ai été complète, ni même éprouvé cette sensation de ne faire qu'un. Me déteste-t-il si fort que l'idée même de m'adresser la parole est une idée saugrenue? Souffre-t-il toujours de mon abandon? Je voudrais tellement ces réponses. Mais plus que tout, comment va-t-il? Je ne sais pas s'il souffre. Je ne sais pas s'il s'habitue à la vie ici. Je ne l'ai vu parler qu'à peu de personnes et je me sens intriguée. Je sais que j'agis mal. Je sais que je fais une erreur mais la conscience que je fonce droit dans le mur avec toute cette histoire n'est pas suffisante pour me faire réfléchir. Je vais à toute vitesse car les émotions liées à ce passé commun ont pris le pas sur tout le reste. Je suis déjà face à l'homme qui j'espère pourra satisfaire ma curiosité quand je réalise combien j'agis de manière insensée. J'attends prenant la peine de vraiment observer l'homme au regard parfois un peu fou. Il a quelque chose qui s'y reflète, des blessures que l'on ressent, celles-là même qui conduisent à la folie.

« Merci c'est gentil à vous de m'accueillir malgré le côté imprévu de ma proposition. » Je m'approche mais j'éprouve la sensation d'être venue le déranger en plein moment de concentration. Je regarde les papiers sur le bureau et à ses mots, je ne peux m'empêcher de murmurer malgré moi. « Je peux revenir à un autre moment si vous désirez. » Je ne veux pas lui imposer ma présence. Même s'il semble croire que la pause est bienvenue, je ne suis sans doute pas ce qui correspond à la définition d'une personne distrayante. Je lui souris doucement profitant d'un petit coin de vide sur le bureau pour déposer mon fardeau. Timidement, je m'installe alors que mes incertitudes guident mes gestes, mes mots. Je ne suis pas la jeune femme assurée qui a confiance en elle. Je ne suis pas aussi digne que je ne le parais. Au contraire, souvent le soir, je m'endors la peur au ventre. « Je me suis rendue compte que nous étions tous deux un peu des solitaires. Enfin, je ne vous vois pas souvent en compagnie de nombre de nos collègues. Je me suis dit que passer autant de temps ensemble et ne pas se connaître. Vous semblez bien vous entendre avec une ancienne connaissance : Johannes. » Je suis peut-être trop directe en mentionnant directement ce nom. Je ne peux retenir une certaine rougeur qui me monte aux joues. Connaissance. Le mot sonne étrangement, surtout pour qualifier la relation que j'ai entretenue avec cet homme. Je fais un geste vague de la main pour signifier que c'était il y a longtemps, que ça n'a pas de réel intérêt. Pourtant, dans ma poitrine, mon cœur bat beaucoup plus vite alors que son nom envahit mon âme. Je tente de minimiser ce qui fait de cet homme une part de mon histoire mais tout mon être semble se scandaliser à cette simple idée. Je n'aime pas jouer ce jeu. Je n'aime pas devoir me plier à ce petit jeu. Je ne suis plus une gamine mais je me comporte comme telle. L'homme mûr à la barbe grisonnante me jugerait bien durement pour me plier à de telles manigances. Mais sous ma réelle motivation, il y a un réel intérêt pour l'homme mystérieux qui semble hanter par les deux guerres. Je désire le connaître et le découvrir. Il doit être tellement intéressant pour avoir su mériter l'attention de Johannes qui semble pourtant réticent avec tous les autres. Il a su amadouer le « loup solitaire ». J'ai besoin de sentir que quelque part il y a un lien entre Johan et moi.
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Sabal de Vandekeybus
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True detective
EXORDIUM.
Enfant tu as l'impression que le monde est une surface si grande que tu n'en connaitras jamais rien. Juste l'illusion. L'illusion qu'un jour tu reconnaîtras ses montagnes et le son que font ses rivières. Mais Bordeaux est aussi loin de Busan qu'un Homme est loin de ses racines. Coupés, ciselés, les liens entre vivant et inanimé. Ô combien des structures encore debout sur cette planète sont-elle à découvrir ? En as-tu envie ? Non. Tu es trop vieux pour encore ressentir des palpitations face à la nouveauté. Tout te semble éphémère, d'ailleurs tout l'est. Mais peut-être un jour te laisseras-tu à nouveau tenter par l'inconnu.
Là, face à cette femme qui te regarde comme si elle connaissait certaines facettes de ton âme, tu te dis que le monde est trop petit pour qu'un jour tu ne ressentes à nouveau une réelle sensation d'inconnu. Ce n'est pas plus mal, tu détestes ça. Ne pas savoir, ne pas pouvoir prendre les devants. Quel désagréable sentiment.
Elle t'observe, elle découvre les traits d'un homme qu'elle n'a surement aperçu qu'au détour d'un couloir. Elle t'a vu par la parole, par ton nom. Professeur de Vandekeybus. Généralement, ça s'arrête là. Lui à fait cela, et elle à fait ceci. Il y a autant de ragots chez les vieux que chez les jeunes, ils ont seulement des épines différentes. Les mots sont les même, parfois plus profond, parfois plus suggérés. Les actions ont toujours un sens, une raison, une fin. Si Miss Abberline est dans ton bureau, ce n'est pas un hasard.
Le hasard ne fait pas de thé.

"Je vous en pris, j'adore l'imprévu." mensonge numéro un. Tu mens, pourquoi ? Tu essais d'être poli. Après tout, elle ne pense certainement pas à mal et cela fait bien trop longtemps que personne n'a eu ce genre d'attention à ton égard. La dernière fois qu'on t'a apporté du th, c'était la paix, c'était le printemps et tu allais te marier. Elle était pleine de bonnes attentions. Le matin elle se levait aux aurores mais faisait toujours attention à bien répartir son poids sur le matelas pour ne pas te réveiller, toi, l'oiseau de nuit. Et puis plus tard elle se mit à rajouter du sucre dans ton thé sans te demander, parce qu'elle remarquait que sans cela tu ne le finissais jamais. Et comme elle ne voulait pas changer de thé, elle changea le rendu final. Autant changer de thé, mais tu l'aimais assez pour la laisser faire ce qu'elle pensait être la meilleure façon de faire. Aujourd'hui c'est différent, tu n'es plus Sabal, tu n'es plus Mon coeur ou ce que tu fus, peu importe ce que ça a pu être. Tu es professeur, tu es à éviter dans les couloirs, à saluer discrètement le matin dans la Grande Salle. On t'appelle Monsieur et on s'adresse à toi poliment, avec retenu et parfois un semblant de respect. Plus personne ne te dis bonne nuit avant que tes paupières ne se ferment tard la nuit. Personne n'entre dans tes appartements. Il n'y a que toi, tes pinceaux, tes toiles, tes parchemins, ton odeur et tes vêtements.
Alors, oui, tu mens, tu n'aimes pas les choses imprévues, celles qui sont faites sur le coup, sans avoir été prévu. Mais tu l'omet, parce que cette attention t'adoucit le cœur en cette journée morne.

La scène de jeu se met doucement en place. Elle s’assoit, tu t'assoies. Le silence ne dure que quelques secondes alors qu'elle entame la discussion sur la raison de sa visite. Tu hoches doucement la tête lorsqu'elle vous qualifie de solitaire. En effet, tu l'es, pas par choix, mais c'est un fait. Il y a des professeurs qui sont plus actifs, disons les choses ainsi. Tu préfères jouer la carte de la distance pour pouvoir mieux observer. C'est comme ça que tu t'es vendu au directeur après tout, comme quelqu'un qui observe, qui protège et qu'il sera bon d'avoir le jour où tout s'écroulera à nouveau. Tu fais ici office de sentinelle plus que de véritable enseignant. Alors autant ne pas s'amuser à jouer le professeur bien trop sympa qui sort le soir boire un verre avec ses collègues. Mais tu étais loin de t'imaginer en arrivant ici que tu deviendrais plus proche des élèves que des adultes. Ce n'est pas très éthique, mais tant que personne n'en est blessé, pourquoi te priver de ces instants de légèreté ?
Un prénom te fait relever les yeux vers la brune. Johannes. Une ancienne connaissance ? Tu feins la surprise.
""J'ignorais que Johannes et vous étiez de vieilles connaissances. Sans offenses, il ne m'en a jamais fait part. Mais ce n'est pas étonnant, nous ne parlons que rarement du passé. dis tu doucement. Et c'est vrai, plus ou moins. Semi-mensonge. La vérité est que tu n'avais aucune idée, jusqu'à il y a trente secondes, que Miss Abberline et Johannes se connaissaient, tu ignores même le degré de connaissance. Il y a des connaissances qui s'offrent un thé, et des connaissances qui s'offrent des parties de jambe en l'air. Tout est une question de point de vue, de mots, de formulation. Il y a des gens mariés qui ne savent rien l'un de l'autre. Le mensonge dans tout cela, c'est que vous ne parlez pas du passé. C'est faut, vous en parlez, parfois, ça t'aide à dormir et il ne te juge pas. C'est un ami. Du moins, tu le penses, tu l'espères.
"Dites m'en plus, ne me faites pas languir. Ce n'est pas tout les jours que nous avons l'occasion d'échanger sur un sujet commun." rajoutes-tu en souriant doucement du coin des lèvres. Semi-vautour, tu te demandes ce que l'enseignante te déclareras. Mensonge ? Vérité ? Tout se joue autour d'un thé, le thé qui brûle la langue autant qu'un mensonge acéré.



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Alexis M. Abberline
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Sabal & Alexis

True detective
Je ne sais pas très bien ce à quoi je m'attendais mais il y a une pointe de déception qui ne peut que naître de ses mots. Alors Johannes n'avait jamais parlé de moi. Il n'avait même jamais mentionné me connaître. Mais qu'y-a-t-il de réellement surprenant à ce que celui qui m'évite avec une ténacité impressionnante, qui semble faire comme si jamais avant nous n'avions partagé le moindre moment d'intimité comme si je n'existait même pas. Pas une fois, je n'ai eu la chance de croiser son regard. Pas un seul mot échangé pour simplement même se saluer. Non tout se déroule dans la plus totale et parfaite indifférence. Cela me laisse un profond sentiment de désespoir qui me pousse à chercher la moindre parcelle d'espoir en interrogeant ceux qui sont des amis aux yeux de l'homme qui fait et fera toujours battre mon cœur malgré les nombreuses années. Je ne devrais pas me laisser atteindre car c'était tout ce qu'il y a de plus évident que l'allemand préfère garder notre lien totalement secret. Nous étions amoureux mais rien ne semble persister de ces emballements du cœur de son côté. Depuis l'instant où j'ai remarqué sa présence à Poudlard, je dois me faire violence pour ne pas le brusquer et le forcer à me faire face. J'espère que le hasard puisse au moins nous donner un coup de pouce un jour ou l'autre. Mais un simple sourire triste lui répond comme seul signe que malheureusement, cela me fait de la peine qu'il n'en aie pas eu la moindre idée. « Oui, je dirais même de très vieilles connaissances. Cela doit faire plus de dix ans mais nous nous sommes perdus de vue. » Je reste volontairement vague mais cela semble terriblement évident qu'il voudra connaître certains détails. Son regard s'allume de cette lueur d’intérêt qui me fait quelque peu prendre peur. Je ne suis pas venue ici pour raviver ce passé. Je voulais moi en découvrir plus sur cet homme qui a été le centre de mon univers, sur son parcours. Je voulais percer à jour les raisons même de sa venue à Poudlard, lui qui n'y avait jamais même mis les pieds avant. Il n'y a aucun attachement, aucun lien sentimental même si je lui ai si souvent dépeint cette école. Je me suis surprise à nourrir l'espoir qu'il soit ici pour moi, car il savait que c'était mon rêve, car l'image que je lui avais dépeinte avait su le séduire. Je dois oublier cette douce illusion sinon il m'aurait probablement parlé depuis le temps que nous partageons le même espace. Je balaise l'air de la main comme pour minimiser les choses. « Je travaillais au Ministère à ce moment là. C'était une autre époque, un autre temps où nous étions tous différents. Je doute que vous puissiez trouver cela réellement intéressant. » À l'époque, tout était terriblement différent oui. Tout me semblait bien plus simple mais était-ce une réalité ou ce dont j'avais voulu me convaincre avec les années.

Je ne veux pas lui donner trop de détails mais ce mot « languir » me prouve que je me dois de donner certains détails supplémentaires si je ne veux pas attirer son attention. Je ne mens pas et je ne mentirai pas mais je suis loin d'être convaincue de pouvoir être totalement honnête. Je ne suis pas cella qui me doit de déballer cette vérité car Johannes et Sabal sont amis, et non pas lui et moi ou encore Johannes et moi. La seule amitié réelle dans toute cette histoire est celle qui lie ces deux hommes. Je cherche quoi lui fournir comme petits détails sordides qui sauront satisfaire sa curiosité.. Je soupire un peu passant ma main dans ses cheveux les faisant tomber devant mes yeux. Ils viennent cacher mon regard perdu dans mes souvenirs alors que le vide et le manque me semblent encore pire à en reparler. Je me souviens de son souffle contre moi, de la douceur de ses bras. Je ne peux pas chasser les souvenirs assez rapidement pour qu'un frisson me parcourt sous la solitude qui m'anime. « Nous nous sommes rencontrés et je me suis laissée charmée par ses récits sur des créatures fascinantes, extraordinaires que je ne connaissais pas. Nous avons pu discuter de nos passions respectives. C'était un ami à l'époque mais il est reparti sur la route et nous nous sommes perdus de vue. Je me demande d'ailleurs ce qui peut l'avoir amené ici. Je veux dire qui justifie son retour en Angleterre. Je pense qu'il a simplement oublié mon existence car nous n'étions pas vraiment des proches. » Mensonge. Cette affirmation est un véritable mensonge. C'est la seule partie de ma phrase qui en soit réellement un. Mais selon le point de vue, il y a aussi une part de vérité. Nous étions plus que des proches. Nous étions plus que cela. Je chasse une mèche de cheveux rebelles la replaçant derrière mon oreille. Je souris doucement mais mon regard s'éclaire d'une certaine lueur de malice et de curiosité. « Mais dites-moi Professeur Vandekeybus, Johannes et vous êtes des amis, n'est-ce pas? Vous vous connaissez depuis longtemps? Il a dû vous parler de ses voyages, de ses recherches comme de la raison qui l'a mené à Poudlard. Il me semble qu'il n'y a jamais étudie mais je me trompe peut-être? » Nouveau mensonge car je sais très bien que non il n'a jamais été un étudiant de cette grande école. Je tente de ne pas me montrer trop intéressée par les réponses qu'il peut m'apporter. Je suis suspendue à ses lèvres mais je feins la désinvolture. Je n'ai jamais été une très bonne comédienne mais j’espère m'en sortir. Je ne veux pas trahir la force des sentiments qui peuvent animer mon cœur Je me force à regarder la pièce qui m'entoure pour que mon regard ne se fasse pas trop insistant alors qu'il semble le presser à parler plus vite, à me fournir des détails. Je veux vraiment qu'il parle, qu'il s'exprime. Je me mords timidement la lèvre avant de laisser mes yeux se poser à nouveau sur mon aîné.
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