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Je veux pas penser trop loin ça me donne mal à tête- Keir

Joanie Tremblay
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Âge : 27 Parchemins : 67 Gallions : 133 Date d'inscription : 24/05/2017
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Ça devait faire au moins quinze minutes qu’elle était sur la même page de son bouquin. 15 minutes à relire les mêmes trois lignes sur les propriétés des plantes aquatiques que l’on retrouve dans les eaux brésiliennes. Pourtant, toute son attention était ailleurs que sur le livre qu’elle tenait à quelques centimètres du bout de son nez. Elle s’était callée dans l’un des nombreux fauteuils de salle commune, pensant qu’elle arriverait à se concentrer un brin. Pourtant, son regard allait souvent vaguer sur le reste de la salle. Sur les nombreuses plantes tombantes des grands pots de cuivre. Tiens, celle-ci avait vraiment grandi depuis qu’elle était entrée en septembre…. Non, soupirant un brin, elle retournant son attention sur l’effet du soleil chaud sud-américain qui nourrissait les plantes magiques…

Et cette musique. Depuis une partie de ses études, elle entendait Keir jouer à quelques pas d’elle. Elle pivotait le plus souvent ses iris vers lui que sur ses lignes qu’elle devait apprendre pour ses ASPICs. Elle se perdait dans ses mains qui jouaient sur l’instrument avant de retourner à ses mêmes satanées lignes. D’où elle était, elle était capable de voir les brins d’herbe qui semblaient balayés par une brise douce qui devait être agréable sur la peau…Et ce soleil. La pièce donnait toujours l’impression de baigner dans un rayon de soleil chaleureux, mais le soleil qu’elle percevait à l’extérieur lui semblait invitant. Un autre soupire. Bon, les eaux salines qui bordaient le Brésil étaient pleines de plantes dont les moldus ne pouvaient même pas songer aux utilités… Ses plantes sentaient quand même bon dans sa salle commune. Elle avait longuement observé ses dernières, se plaisait à s’approcher parfois de certaines d’entre elles juste voir comment elles réagissaient. Cela donnait beaucoup de vie à sa salle commune et elle en avait dessinées quelques-unes. Dessiner…ses iris se tournèrent vers une partie de la porte qui la menait à son dortoir. Elle savait que son matériel à dessin était dans le tiroir de sa table de chevet. Son fidèle carnet ainsi que ses coffres à crayons et à fusins. Encore cette musique qui venaient lui chatouiller les oreilles…

Elle tourna la page de son livre par principe, au cas qu’on la regarde et que l’on devine qu’elle n’était pas réellement en train d’étudier…mais avec cette journée à l’extérieur, elle arrivait facilement à expliquer que la plupart des autres de sa maison étaient à l’extérieur. Un autre soupir. Chacun de ses soupirs étaient plus petits les uns que les autres, comme si elle ne voulait pas que l’on entende son découragement. Elle resserra ses jambes sous elle, rapprochant son livre, comme pour se cacher derrière avant de finalement appuyer sa tête sur le haut de la reliure. Joanie ferma les yeux un moment, comme si elle tentait de se convaincre mentalement qu’elle avait le droit à une pause. Oui, elle avait beaucoup étudié…enfin, étudié plus qu’elle n’avait l’habitude. Elle voulait passer ses examens que pour ses parents…pour sa mère, parce que son père…en dehors d’adorer lire les notes et demander des explications à sa femme, ne comprenait pas grand-chose à tout ça!

La Poufsouffle n’arrivait pas du tout à ne pas penser à Keir qui jouait de la musique pas loin. Elle aimait tellement dessiner pendant qu’il jouait de la musique… Bon aller. Soupirant une petite dernière fois, elle déplia ses jambes lentement avant de se lever de son fauteuil. Sentant un peu des fourmillements dans ses orteils…elle a dû étudier longtemps pour sentir ses jambes engourdies comme ça, non? Attrapant son livre à deux mains en le tenant devant elle, elle alla vers Keir. Lentement, pour ne pas lui faire peur et ne pas le déranger non plus.

Même si elle connaissait le jeune homme depuis un moment déjà, elle avait quand même un brin de timidité avec lui par moment. Comme là, par exemple, elle ne voulait pas le déranger dans sa musique, mais elle voulait vraiment lui demander quelque chose. S’approchant dans son dos, en se mordillant un peu l’intérieur de la joue, elle hésita un peu et finalement leva une main pour venir tapoter doucement son épaule pour attirer son attention. Elle attendit que la musique s’éteigne avant de lui demander, de sa petite voix.

‘’Hm…excuse-moi (oui, ça lui ressemblait aussi de toujours s’excuser aussi et elle reprit) Je n’en peux plus de rester assise là à…tenter d’étudier. Ça te dirait…de venir dehors avec moi?’’

Naturellement, il avait beaucoup de non-dits dans sa demande. Ça impliquait qu’elle apporte ses choses de dessins, il pouvait le deviner et aussi qu’elle aimerait qu’il apporter son instrument avec lui. À force d’habitude et de temps, elle n’avait plus besoin de lui faire une longue demande pour cela, mais elle avait une voix qui ne se voulait pas dérangeante et qui accepterait bien sûr un non de sa part s’il aimait mieux rester à l’intérieur bien sûr!
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Keir D. Lowe
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Élève de Poufsouffle
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Je veux pas penser trop loin ça me donne mal à tête
joanie tremblay & keir lowe
Il laisse ses doigts traîner sur les cordes sans vraiment se poser de questions, sans se demander où ils iront ensuite, quelle note ils iront chercher. Il se fie à son oreille, à ces couleurs qui dansent devant ses yeux alors qu'il ferme les paupières, se laissant porter par le son qui s'échappe du ukulélé discrètement dans la salle commune, ses jambes confortablement appuyées contre les bras du fauteuil, sa position en tailleur peu adaptée à l'assise. Ses camarades sont nombreux à être allés profiter du soleil dehors, à être allés profiter de l'herbe fraîche et de son odeur, des rayons qui viennent s'échouer sur la peau et la chauffer délicatement, des oiseaux dont le chant est perceptible même quand on est loin de la forêt. Peu se trouvent encore dans la pièce, alors Keir profite, lui, de cet instant de tranquillité pour laisser libre-cours à sa créativité. Pas que beaucoup se soient plaint du fait qu'il joue quand il y a du monde, ils ont même été plusieurs à lui dire qu'il n'a pas à s'inquiéter de déranger et qu'il peut jouer quand il le sent, mais il préfère depuis quelques temps le faire quand ils sont presque tous absents. Parce que cet instant où il ne se concentre plus sur rien d'autre que l'instrument qu'il a entre les mains et sur les notes qui s'évadent pour s'évanouir dans le silence qui l'entoure, il est vulnérable. Il ne se méfie plus, il ne surveille plus, il oublie un moment l'endroit où il est sans chercher à savoir s'il peut s'enfuir en cas de problème. Et ça, c'est un problème. Il n'aime pas prendre le risque que les choses tournent mal sans qu'il puisse faire quoi que ce soit. Au moins, il trouve un peu de confort dans le fait qu'il se sent à peu près à l'aise ici, dans cette pièce qu'il connaît si bien après toutes ces années.

Ce qui l'aide aussi à se laisser porter malgré le fait qu'il ne soit pas seul, c'est le fait qu'une des personnes avec lui, c'est Joanie. Douce Joanie, pour qui sa musique n'a jamais été quelque chose d'insupportable, au contraire. Douce Joanie, qui au fil des années a laissé sa main la guider sur le papier au son qu'il pouvait produire, les traits qui se dessinaient lui inspirant des mélodies différentes de celle avec laquelle il avait commencé, modifiant de manière unique le ballet de taches qui faisait écho à ces dessins qu'elle créait. Avec elle, il peut jouer sans avoir la sensation d'étouffer parce que quelqu'un est trop près, sans avoir l'impression que la moindre seconde d'inattention peut se révéler être une terrible erreur. Malgré tout, elle aussi, il a du mal à lui faire totalement confiance. Il ne devrait pas, il la connaît. Ils se croisent tous les jours, ils partagent, ils imaginent, ils inventent ensemble, chacun à leur manière. Mais il n'arrive pas à s'en empêcher. Au moins arrive t-il à garder sa méfiance sous contrôle une partie du temps, le laissant quelques temps entrevoir ce qu'ils partageaient ensemble avant, avant que tout ne tourne au désastre. Ce qu'ils peuvent toujours partager s'il parvient à se contrôler un minimum, à contrôler ces voix qui lui disent de faire attention, de ne pas croire complètement la personne avec laquelle il se trouve, peu importe qui elle est.

Le Poufsouffle rouvre les yeux quand il sent des doigts toucher brièvement son épaule, les siens ralentissant le rythme avec lequel ils viennent frotter les cordes, les dernières notes disparaissant dans l'air alors qu'il tourne la tête doucement, cillant un peu le temps que son esprit revienne à l'instant présent. Hm…excuse-moi. Je n’en peux plus de rester assise là à…tenter d’étudier. Ça te dirait…de venir dehors avec moi? Son visage est neutre alors qu'il analyse la demande, puis il finit par acquiescer sans un mot, tentant un sourire hésitant. Il sait que ce genre de demande sous-entend bien davantage qu'une simple sortie, que c'est une manière de quémander ces instants qu'ils ont à deux. Et sous le soleil, elle au dessin, lui au ukulélé, ils peuvent profiter de l'instant. Mais est-ce vraiment une bonne idée ? Sortir, aller là où d'autres sont... Au moins aura t-il de multiples possibilités de fuite s'il le faut, n'est-ce pas ? Il laisse ses doigts se perdre de nouveau sur les cordes alors que la québécoise va chercher ses affaires, restant assis jusqu'à ce qu'elle revienne. Ça peut lui faire du bien. Pas vrai ?
Mai 2000
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Joanie Tremblay
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Joanie, au fond d’elle, était une artiste. Une artiste maladroite et timide. Elle se plaisait quand de la musique venait bercer sa tête, enrober son petit monde et l’inspirer. Elle aimait le cinéma moldu qui arrivait à mettre en images et en mouvements toutes les histoires possibles. Elle aimait la littérature qui la faisait voyager partout dans le monde et dans le temps. Cependant, ce qui la caractérisait elle, ce qui l’animait et ce dans quoi elle excellait, c’était les arts visuels, plus particulièrement le dessin et parfois la peinture, mais c’était beaucoup plus pratique de se balader avec son carnet et ses crayons que des tableaux. C’était sa façon de s’exprimer et tout comme sa timidité, elle ne montrait que très rarement ses œuvres. Avec Keir, elle arrivait à créer différemment, elle était douée dans les portraits et les paysages, mais sa musique venait toujours donner une autre touche à ses dessins. Ses notes avaient des formes pour elle, elle tentait de mettre à la mine ce qu’elle entendait dans les mélodies de son ami. C’était des moments simples, mais c’était des moments que Joanie appréciait. C’est bien parfois être avec une personne avec qui, une fois la glace bien brisée, on peut se permettre d’être silencieux et d’être confortable là-dedans.

Oui, les raisons principales d’aller vers Keir était parce qu’elle n’arrivait pas à étudier, parce qu’il faisait beau, parce qu’elle avait sa musique dans les oreilles qui lui donnaient envie de dessiner, mais aussi parce qu’elle voulait être avec quelqu’un. Joanie semble être une solitaire, une petite souris dans une grande foule à vouloir être discrète, à vouloir ne pas déranger personne. L’air de rien, elle avait eu besoin de courage pour aller le voir, pour lui demander de venir avec elle à l’extérieur. Donc un petit tapotement et la Poufsouffle à l’attention de son ami. Il est silencieux, elle ne s’attend peut-être pas à des mots, juste une forme d’accord en réalité. Elle tente peut-être de comprendre son regard, mais ne laisse jamais ses yeux trop longtemps dans les siens. À son sourire, elle lui en retourne un, un peu maladroit. Comme soulagée qu’il accepte sa proposition. N’attendant pas plus, elle s’éloigne alors du fauteuil et alors qu’elle grimpe les escaliers pour aller à son dortoir, elle l’entend recommencer à jouer. Un nouveau faible sourire. Sincère, mais caché puis elle se dépêche d’attraper crayons et carnet qu’elle sert contre elle à deux mains avant de redescendre.

Elle l’attendra à la sortie de la Salle Commune puis ils partirent ensemble vers le parc. Comme elle le pensait, il n’avait pas beaucoup d’étudiants dans les corridors. Comme eux, ils devaient être à l’extérieur, ou comme elle un peu plus tôt, ça devait étudier dans les dortoirs. Joanie ne dit pas un mot de tout le trajet, lança parfois des coups d’œil à Keir sans tout de fois trop s’attarder. Sentait-elle qu’il avait quelque chose de différent chez lui? Possiblement depuis le temps, depuis les nombreuses fois à créer ensemble où elle pouvait l’observer… Sauf que Joanie ne posait pas de question, elle n’osait pas même si elle en avait en tête. Elle tentait de se dire qu’il accepte c’était déjà une bonne chose. En sortant à l’extérieur, Joanie plissa un peu des yeux en descendant lentement les marches, son regard balayait l’endroit à la recherche d’un coin plus tranquille, mais c’est vrai qu’il avait pas mal de gens à l’extérieur. Se mordant encore un peu l’intérieur de la joue, elle tourne son regard vers Keir avant de finalement prendre la parole.

‘’Les gens semblent pas mal être près du lac…je crois qu’on pourrait quand même se trouver un petit coin tranquille par là…’’

Et elle accompagna geste à ses mots en lui indiquant un coin du parc un brin plus isoler, il y avait des élèves, amis en moins grand nombre, il avait quelques arbres et la plupart se tenait en dessous pour ne pas subir trop cette chaleur. Elle attendit tout de même de savoir ce qu’il en pensant. Joanie ne voudrait pas se mettre en plein milieux de tout le monde, comme à son habitude, mais de ce coin-là, ils pourraient être tranquilles tout en sentant un peu la vie autour d’eux.
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Keir D. Lowe
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joanie tremblay & keir lowe
Leur chemin vers le parc est d'un calme plutôt agréable, ce genre de silence qu'il ne ressent pas le besoin de briser, et elle non plus. Ils n'ont pas besoin de ça, pas besoin d'aborder des sujets idiots et inutiles pour donner un simulacre de discussion auquel aucun des deux Jaunes et Noirs ne croirait. S'ils abordent des sujets bateaux, c'est parce que la réponse intéresse réellement, et non pas pour dissimuler un quelconque malaise. En tout cas, c'est ce qu'il pense. Parfois, il sent le regard de Joanie sur lui, et parfois c'est à lui de l'observer, toujours sans un mot. Ils doivent avoir l'air fin à se jeter des coups d'oeil de temps à autres sans rien dire, et la simple idée lui arrache un sourire discret.

A l'instant où ils arrivent dehors, il inspire un bon coup, profitant de la très légère brise qui vient à peine déplacer quelques mèches, quelques ondulations venant se perdre devant ses yeux clos, les rayons du soleil venant lécher sa peau exposée et leur lumière venant s'imprimer sur ses pupilles derrières ses paupières fermées. Sortir était donc effectivement une bonne idée, il en est à peu près convaincu maintenant qu'il y est et qu'il peut en profiter, les bruits et discussions de leurs camarades lui parvenant sans difficulté mais n'altérant en rien ce court instant où il ne fait qu'apprécier ce qui s'offre à lui. Les gens semblent pas mal être près du lac…je crois qu’on pourrait quand même se trouver un petit coin tranquille par là… Keir rouvre les yeux, les posant sur la demoiselle à côté de lui, suivant ensuite du regard son geste pour savoir de quel coin elle parle, avant de revenir sur Joanie qui semble attendre sa réponse. Il est à peu près certain que la tranquillité du lieu est toute relative, mais avec le monde qu'il y a dehors par ce temps, c'est surement ce qu'ils trouveront de mieux. Je crois que tu as raison. Sa voix est un peu rauque, trahissant l'absence de prise de parole de sa part depuis un bon moment, et il se racle la gorge discrètement. Ca me semble être très bien. Il accompagne sa remarque d'un léger sourire qui atteint doucement ses yeux, et commence à lentement avancer en direction du lieu pointé quelques secondes plus tôt. En avançant, il observe les gens qu'ils dépassent, il écoute discrètement les conversations échangées, ses oreilles trainant malgré lui, malgré le fait que sa mère lui ai dit un certain nombre de fois que c'est une vilaine habitude. Il entend les voix fortes de certains qui gronderaient presque comme le tonnerre, les rires en cascade de certaines qui semblent chanter avec le soleil. Quand il s'assoit à l'ombre d'un arbre, ses longues jambes étendues allant chercher quelques rayons avant de venir se replier sous lui, il laisse ses doigts se perdre un court instant dans l'herbe, il laisse ses yeux couvrir la scène qui se dessine devant eux. Il vient dégager son visage de ces quelques courtes mèches qui ne le gênent pas vraiment, puis cale son ukulélé contre lui, ses mains automatiquement en position, comme s'il ne venait pas de changer totalement de lieu. Tu as bien choisi. Il y a quelques personnes près d'eux, suffisamment proches pour qu'il puisse remarquer les taches de rousseur sur le visage d'une des filles présentes, mais elles sont discrètes et semblent bien davantage concentrées sur leur discussion que sur les nouveaux arrivants, ce qui lui convient parfaitement. Tu veux une ambiance particulière ? Quelque chose qui va avec le ciel qu'on a ? Il vient déjà effleurer les cordes de l'instrument, les notes aléatoires sans vraiment totalement l'être, ses mains seules maitresses de ce qu'il joue sur le moment, alors qu'il fixe Joanie. Sans vraiment lui demander un morceau précis, c'est plutôt un genre qu'il attend, quelque chose qui correspondrait à ce qu'elle peut bien avoir en tête.
Mai 2000
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Joanie Tremblay
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Elle sentait les rayons lumineux du soleil frapper sa peau pâle. Sur ses jambes, ses bras et aussi son visage. Faire le plein un peu d’énergie et de beau temps allait lui faire du bien, mais déjà sentir la chaleur du soleil lui faisait déjà du bien, venait un peu réveiller ses sens et son corps. Pourtant la salle commune des Poufsouffles était très chaleureuse et accueillante, mais rien ne valait de sentir l’herbe sous ses pas ou encore la brise caresser ses cheveux. Humant le parfum de l’été, elle eut un faible sourire. Peut-être qu’elle percevait du coin de l’œil les coups d’œil de Keir, mais ils se manquaient presque à chaque regard, à savoir si c’était volontaire ou pas…

Ce qui la fit sourire fut aussi la réaction de Keir une fois à l’extérieur. Souriant de le voir être heureux aussi de sa sortie, le corps parle beaucoup et lui semblait apprécier les bienfaits de la nature prodiguait aujourd’hui. Elle brisa sa propre observation en pointant un bout de terrain où ils pourraient aller s’asseoir tranquillement. Elle croisa son regard en attendant sa réponse, son petit sourire se perdant légèrement au son de sa voix mais revint lorsqu’elle hocha la tête comme réaction. Joanie pivotera, tenant toujours ses crayons et son carnet contre elle en lançant quelques œillades pour voir les gens qui se trouvaient à l’extérieur, sans pour autant quitter le rythme de pas de Keir. La jeune artiste n’entend peut-être pas les conversations séparées, mais perçois très bien ce mélange cacophonique des tons de voix, des rires, des pirouettes de d’autres. Elle aimait la vie, elle aimait l’activité même si elle n’aimait pas personnellement y prendre part.

Imitant son ami, elle prit place contre l’arbre en repliant soigneusement ses jambes sous elle pour pouvoir y appuyer son carnet. Elle repousse une mèche de cheveux derrière son oreille en ouvrant déjà son coffre à crayons pour en trouver quelques couleurs qui attirent son regard en premier. La voix de Keir résonne alors à ses oreilles et c’est un sourire un peu timide qui se dessine sur ses lippes quand elle lève finalement son regard vers lui. Un bref sourire comme réponse. Elle n’est pas bavarde la Joanie, mais elle sait donner des réponses avec ses grands yeux clairs et ses rares sourires. Regard qui devient un peu plus songeur quand il lui pose la question, comme si elle réfléchissait. Tombant dans sa tête, son regard pourtant ne se dégage pas de son collègue Poufsouffle. Les quelques notes viennent déjà faire vibre sa corde intérieure artistique. Clignant une fois des yeux comme si elle revenait un peu sur terre elle hoche de la tête en répondant.

‘’Oui, pourquoi pas. Je n’ai pas d’idée précise non plus pour ce que je veux dessiner alors oui… le beau temps. J’ai l’impression qu’il y a aussi un peu de nostalgie qui flotte dans l’air, tu ne trouves pas…? Comme si les gens savaient qu’ils allaient bientôt se séparer pour l’été…’’

Elle s’était un peu emportée dans son élan, son regard était retournée vers le reste du parc en regardant les différents groupes. Ceux qui jouaient aux cartes dans un coin, ce couple qui marchait autour du lac en se quittant à peine des yeux…oui, elle sentait cette nostalgie, cette mélancolie dans l’air. Retournant son regard vers Keir, elle sourit faiblement avant de reprendre, sortant finalement des crayons de son étui.

‘’Je t’écoute…’’

Pas besoin de le dire, elle était toujours très attentive à sa musique lors de leurs moments partagés ainsi, inspirée par elle. C’était ce qui la guidait quand elle dessinait et elle ne lui en avait peut-être jamais fait la confidence, mais ça la faisait énormément réfléchir ce genre de moment, si elle pouvait arrêter de penser quand elle dessinait, avec la musique, elle se plongeait dans une ambiance qui lui évoquait des choses, des gens, des situations bien personnelles…et même si parfois cela la troublait, ça lui faisait aussi du bien.
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Keir D. Lowe
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joanie tremblay & keir lowe
Oui, pourquoi pas. Je n’ai pas d’idée précise non plus pour ce que je veux dessiner alors oui… le beau temps. Keir peut travailler avec ça. Avec le soleil, le ciel bleu qui ne contient quasiment aucun nuage, avec le chant des oiseaux qui leur parvient et les rires qui se font entendre un peu plus loin. Avec la chaleur qui n'est doucement masquée que par cette légère brise qu'il ressent davantage maintenant qu'ils sont à l'ombre. J’ai l’impression qu’il y a aussi un peu de nostalgie qui flotte dans l’air, tu ne trouves pas…? Comme si les gens savaient qu’ils allaient bientôt se séparer pour l’été… Il voit ce qu'elle veut dire, mais il ne sait pas s'il qualifierait ça de nostalgie, en ce qui le concerne. De son côté, c'est une impatience toute particulière. Celle de revoir sa famille. De revoir son petit frère. De retrouver ces passe-temps si propres à son monde d'origine qu'il laisse bien trop longtemps de côté quand il retourne à Poudlard. Ce manque-là n'était pas aussi présent, quelques années auparavant, mais alors qu'il a de plus en plus l'impression d'avoir un pied dans chaque monde et cette sensation inaltérable qu'il doit choisir entre les deux, il le ressent chaque jour comme un poids supplémentaire. L'idée de se séparer de l'école pendant un été, il est loin de voir ça comme un mal. Mais il n'irait pas le dire à voix haute. Il n'oserait pas. Alors il se contente d'acquiescer doucement de la tête, essayant de s'attarder davantage sur son ressenti à elle que sur le sien. Beau temps, nostalgie. Il inspire un bon coup, levant la tête vers le ciel pour laisser son regard se porter sur un vague point au dessus d'eux. Je t’écoute… Comme si c'était tout ce qu'ils attendaient, les doigts du Poufsouffle viennent se perdre sur les cordes de l'instrument dans une danse qu'il ne connait que vaguement, se laissant porter par l'instinct et par ces taches qui viennent danser devant ses yeux. Une touche de bleu, des nuances de rose, il se laisse guider par ce ballet qui lui apparaît toujours même quand il ferme les paupières. Doucement, mais surement, sa voix vient se joindre à la mélodie, tout d'abord sans aucun mot, ses cordes vocales suivant simplement les notes qu'il laisse s'échapper dans le parc, puis avec des phrases complètes. Ça semble un peu aléatoire, c'est un peu rauque. C'est une histoire qu'il se laisse conter sans en connaître la fin, tentant au mieux d'épouser la demande de sa camarade qui laisse ses crayons glisser sur le papier. Il met un moment à rouvrir les yeux, peinant à les laisser se réaccoutumer à la lumière du soleil, sans pour autant s'interrompre une seconde.

Quand sa voix se fait silence, ses mains continuent sa course sur son ukulélé alors qu'il observe avec curiosité et intérêt ce qui se dessine sous les coups de crayons décidés de Joanie, sa tête se penchant doucement. Il repense à ses mots, à sa remarque sur cette nostalgie dans l'air. Cette nostalgie dont tu parlais, elle est tienne, aussi ? Il sait qu'il laisse encore sa curiosité presque intrusive parler et qu'en plus de ça, si pour lui, parler alors qu'il joue ne perturbe pas, il n'en est pas forcément de même pour l'autre Jaune et Noire alors qu'elle dessine, mais il n'essaye pas de se retenir, de la retenir. L'idée de partir d'ici pour rentrer chez toi cet été, c'est quelque chose qui te peine ? Ça l'a peiné, des fois. Souvent. Il mentirait s'il disait que non, qu'il n'a toujours eu qu'une envie, c'était de rentrer chez lui. Mais il a aimé ses années à Poudlard. Il a chéri chacune des rencontres qu'il y a fait. Il les chérit toujours, en quelque sorte, sinon il ne serait pas là, assis dehors avec elle. Il ne sait juste plus où il en est, ce qu'il veut, ce qu'il attend. Ce qu'il espère, ce dont il rêve. Il rêve toujours de ces découvertes quotidiennes qui l'ont émerveillé. Il repense constamment à ces instants où tout ce qui lui semblait tellement hors de portée était en fait si tangible. Il se demande juste si là est toujours sa place. Automatiquement, ses doutes, ses hésitations se font ressentir dans sa musique, changeant même ce qu'il voit. Pardon. Keir se reprend, repartant sur quelque chose qui se rapproche davantage de ce qu'il jouait avant. Il a bien conscience que la musique qu'il laisse s'exprimer a une influence sur les œuvres de la Québécoise, et Joanie n'a pas besoin que ce qui dévore son esprit vienne se perdre dans les traits de ce qu'elle dessine.
Mai 2000
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Joanie Tremblay
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La Poufsouffle aimait la chaleur estivale. Elle n’en sentait que rarement le désagrément. Il y avait de ses gens qui ne toléraient presque pas la chaleur, mais elle, elle aimait mieux avoir chaud que froid. Alors assise comme ça, à l’ombre sous un arbre avec cette chaleur ambiante et la petite brise, elle ne pouvait pas rêver mieux. C’était pour ça qu’elle aimait beaucoup sa salle commune, il était chaleureux et ensoleillée.  Elle finit cependant par dire à Keir qu’elle était prête à l’écouter. À entendre le son du Ukulélé prendre toute la place dans ses tympans. À en oublier les rires, cris et autres distractions auditives autour d’eux. Il n’avait que le son de la musique, de sa voix et les yeux de Joanie qui allaient d’un côté à l’autre de son champ de vision comme pour s’inspirer, pour savoir où commencer. Elle avait déjà une quantité de crayons qu’elle avait sortie sur le gazon, séparés en couleur dans un dégradé simple. Elle les plaçait instinctivement ses crayons, juste pour mieux travailler.

De temps à autre, après quelques coups de couleur par-là, d’autres par ici, elle lançait des coups d’œil à Keir. Regardait ses mains sur les cordes qui dansaient dans un rythme qui lui appartenait complètement. À son visage concentré dans ses paroles, dans son univers à lui. Lorsqu’il ouvrit les yeux, elle retourna à son dessin. Ce n’était pas dans ses habitudes de faire des paysages, mais elle avait envie de faire danser les couleurs pour bien représenter l’herbe, le bleu du ciel, un arbre qui se joint tranquillement sur le papier. Elle avait une concentration toute différente de Keir, comme si elle se refermait un peu sur elle-même même si elle permettait à la musique du Poufsouffle de se joindre à son inspiration.

Lorsque sa voix s’éteint, Joanie redresse un peu son dos, elle a trop tendance à se rapprocher de ses dessins et elle sent une petite douleur au creux des reins, rien de bien grave, mais elle en profite tout de même pour redresser un peu son dos en fermant un œil en sentant son dos crier un peu son mécontentement. Keir peut deviner que c’est bel et bien un paysage que la jeune poufsouffle dessine. Elle a mis beaucoup d’effort dans le vert du gazon, comme pour le rendre le plus réaliste possible, balayer par une brise comme celle de ce jour-ci. Son visage se tourne vers Keir à sa question. Papillotant un peu des yeux comme pour sortir de son dessin. Ne répondant pas tout de suite, son ami poursuit avec une autre question. C’est une assez bonne question. Il put voir qu’elle réfléchissait à comment répondre. Joanie parlait peu et elle tentait le plus possible de choisir les bons mots. Notant à peine le changement dans la musique, mais son pardon oui, elle finit par lancer d’un ton un peu incertain au départ.

‘’Je ne sais pas…Poudlard me manque parfois l’été parce que j’y ai mes véritables amitiés…auss peu nombreuses soient-elles. Mais mon chez moi, c’est avec ma famille, dans mon pays, tu vois…c’est comme si j’étais prise entre mon côté sorcier et mon côté moldu. Chez moi c’est pareil, mon père a un métier très traditionnel moldu et ma mère adore être sorcière et tout… (Elle prit une petite pause en prenant un autre crayon, dessinant avec moi de concentration, mais en faisant quelques traits) mais eux, ils sont sous le même toit…J’ai l’impression que si je décide de me concentrer sur mon chez moi et faire des études…moldues par exemple, je vais perdre toutes les personnes que j’ai connu ici…’’

En réalité, elle réfléchissait en même temps qu’elle parlait, comme si de nouvelles pensées se faisaient entendre après des mois de réflexion repoussée. Le dire à voix haute, c’était différent. Réalisant soudain que c’était bien à voix haute qu’elle disait tout cela, elle se sentit rougir comme une tomate alors que son regard se tournait vers Keir. Elle secoua un peu la tête, faisant bouger ses bouclettes brunes pour tenter de cacher la gêne qui se voyait sur son visage.

‘’Je…pardon…’’

Et elle manqua de mots pour le reste, elle se sentait simplement idiote de s’être emportée dans ses craintes et ses peurs toutes personnelles. Ce n’était pas pour ça qu’elle avait dérangé Keir et elle voulait encore moins le déranger avec ça maintenant!
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Keir D. Lowe
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Je veux pas penser trop loin ça me donne mal à tête
joanie tremblay & keir lowe
Je ne sais pas…Poudlard me manque parfois l’été parce que j’y ai mes véritables amitiés…aussi peu nombreuses soient-elles. Mais mon chez moi, c’est avec ma famille, dans mon pays, tu vois… Il voit parfaitement. Et encore, lui vit à Inverness, autant dire que c'est la porte à côté. Joanie, elle, vient de loin, de beaucoup plus loin. Et cette distance, après un an ici, elle doit sûrement se ressentir d'autant plus. C'est comme si j’étais prise entre mon côté sorcier et mon côté moldu. Ça aussi, il le comprend parfaitement. Il a toujours cette impression d'avoir un pied dans chaque monde, et il ne sait pas sur lequel danser. D'ailleurs, il a bien conscience que ce n'est pas qu'une impression, qu'il a bien un peu de lui tant chez lez Moldus que chez les Sorciers. Mais plus le temps avance, et plus il a la sensation d'avoir du mal à concilier les deux. Ce n'est pas comme s'il devait choisir, comme si embrasser son côté Sorcier comme il le faisait si simplement avant allait lui faire perdre tout repère dans le monde Moldu, mais... Il est perdu. Chez moi c’est pareil, mon père a un métier très traditionnel moldu et ma mère adore être sorcière et tout… mais eux, ils sont sous le même toit… Keir acquiesce doucement, même si elle ne le regarde pas, même si elle a reposé ses yeux sur ce paysage qu'elle définit un peu plus à chaque coup de crayon. J’ai l’impression que si je décide de me concentrer sur mon chez moi et faire des études…moldues par exemple, je vais perdre toutes les personnes que j’ai connu ici… C'est ça. C'est exactement ça. Se concentrer sur Poudlard ne lui fait rien perdre de ses origines, mais se concentrer sur le monde Moldu, c'est couper tout contact avec le monde Sorcier. Il pourrait parfaitement décider de laisser baguette, potions, créatures magiques derrière lui, n'y faisait référence que dans ses dessins, que dans ses chansons, que dans ses rêves. Il pourrait, mais est-ce que c'est ce qu'il veut réellement, au fond de lui ? Il ne sait pas. Il n'est sûr de rien. Il a ces questions qui lui reviennent, encore et encore, malgré les mois qui passent.

Il ne réalise pas qu'il se contente de la fixer, qu'il n'a fait que ça tout le long de sa réponse, qu'il est encore en train de le faire alors qu'elle est retombée silencieuse. Il ne le réalise que lorsqu'elle rougit et s'excuse, tentant de cacher son visage comme il a tendance à le faire lui, mais de manière plus efficace parce qu'elle, elle a ses cheveux pour cacher sa gène. Je…pardon… C'est au tour du visage de l'Écossais de prendre une teinte rougie alors qu'il se sent un peu honteux de ne pas l'avoir lâchée des yeux, un peu stupide aussi. Il nie rapidement de la tête, tout d'abord incapable de trouver ses mots. Quand ils viennent, ils se bousculent dans sa bouche, le laissant peiner à sortir quelque chose de cohérent. Non, tu... Je... C'est... Le Poufsouffle finit par soupirer, ses mains s'arrêtant complètement sur l'instrument qu'il tient, le temps qu'il parvienne à tout mettre en ordre dans sa tête. Je vois parfaitement ce que tu veux dire. Régulièrement, j'ai cette pensée que, peut-être, je perds mon temps ici. Que je ne suis pas à ma place, dans cette école. Que je serais plus à l'aise, que j'aurais moins de mal avec quelque chose de différent, quelque chose de moins... magique. Un rire léger lui échappe. Un peu peiné, peut-être. Et en même temps, c'est... Poudlard, tu sais ? Parce que même s'il est revenu, en partie parce que ses parents ont insisté, alors qu'il avait envie de tout rejeter en bloc à leur retour en Ecosse, il ne peut pas mentir et dire que revoir le château ne lui a rien fait. Parce que même s'il doute de tout et de tout le monde fréquemment sans vraiment trop de raisons, même ceux qui étaient ses plus proches amis, il ne peut pas cacher le fait que les bons moments partagés lui reviennent sans cesse en mémoire. Qu'il en arrive de nouveaux. Comme celui-là, maintenant. Et si des bons moments, il peut en trouver dans le monde Moldu, il leur manquerait ce petit quelque chose qui rend tout ça si particulier, ce petit quelque chose qu'il ne peut trouver qu'ici. Il baisse la tête, son regard se portant sur les cordes qui recommencent à vibrer sous ses doigts. Il hésite, puis reprend la parole. J'ai l'impression qu'un jour -bientôt, surement-, je vais devoir faire un choix. Et... Je ne sais pas ce que je vais faire. C'est surement la première fois qu'il le dit à voix haute à quelqu'un d'autre que lui-même. Sans être totalement explicite, il sait que cette phrase, et le doute qu'elle dissimule à peine, elle peut les comprendre. Il reste silencieux, un moment, avant de lever de nouveau les yeux sur la Québécoise. Si tu t'arrêtais là, si tu devais faire quelque chose dans le monde Moldu, qu'est-ce que tu ferais ? Plus de tristesse, plus de doute dans sa voix. Rien que de la curiosité qu'il ne tente même pas de cacher. Est-ce que ta mère serait triste, si tu décidais de laisser tout ça ? Avec de tels mots, il aurait tendance à faire un geste de la main en direction du parc, du château, des élèves, pour définir un peu plus ce « ça », mais ses mains sont prises, alors il se contente de pencher doucement la tête.
Mai 2000
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Joanie Tremblay
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Joanie vivait cette distance différemment depuis qu’il n’avait qu’elle et sa plus jeune sœur à Poudlard. Elle était moins proche d’elle, elle était  tellement différente d’elle que ça se comprenait bien quand même! Son frère et ses sœurs avaient tous des emplois dans le monde magique et voyageaient régulièrement entre les États-Unis et l’Europe. Ils étaient plus aventureux qu’elle, avait réussi à s’associer plus au sorcier et moins à celui des moldus. Elle se sentait d’autant plus mal à l’aise de voir toute sa fratrie beaucoup plus décidée pour l’avenir. La jeune poufsouffle avait repoussé ses idées tellement longtemps que maintenant qu’elle avait une personne de confiance ave qui discuter, elle se laissait un peu aller, s’emportant dans la question que lui avait posé Keir, sauf que Joanie étant ce qu’elle est, elle se sentit mal tout de suite d’avoir autant parlé d’elle. D’autant plus que durant quelques secondes, elle eut l’impression de perdre Keir, elle ne voulait pas miner son moral à lui non plus! Pas en une si belle journée…

Il semble ressortir de sa tête à un moment, rougissant comme elle. Ils devaient être assez mignons à voir comme ça, tous les deux bégayant et cherchant des mots qui ne s’entendent pas entre eux. Cela ne met cependant pas plus à l’aise la Poufsouffle, lorsqu’il formule enfin des phrases plus complètes, elle redresse un peu son visage pour le regarder, l’écoutant attentivement sans le quitter des yeux. Son rire lui fit un petit point au cœur, elle comprenait tellement ce qu’il voulait dire, ils se rejoignaient bien visiblement tous les deux en ce moment. Réalisant qu’elle en avait parlé peut-être à la bonne personne, elle se mit à jouer un peu avec son crayon entre ses doigts. Elle hocherait la tête positivement quand il lui pose une question dont tous deux connaissent déjà la réponse. Elle le laisse parler, vivre ce qu’il dit en restant silencieuse, observatrice. La musique qui revient dans l’air vient un peu détendre l’atmosphère pour elle. Keir parlait de choix et elle ne put retenir un petit commentaire en retournant son attention sur son carnet une petite seconde.

‘’J’ai aussi cette impression, je tente quand même le GISIS en zoomagie comme toi, mais j’ai l’impression d’avoir choisi plus par élimination que par pure passion…’’

Son regard revient dans le sien quand il lui pose une question. Une question vraiment précise! Ça serait un mensonge de dire qu’elle n’y avait pas pensé du tout, à cette option-là. Prenant une autre crayon en choisissant soigneusement la couleur, les lèvres un peu pincées, elle finit par prendre un joli rouge vif afin de faire quelques fleurs dans son petit décor. Son regard suivra le geste qui accompagne la deuxième question de son ami et un léger sourire viendrait à la pointe de ses lèvres alors qu’elle décide de répondre à cette question en premier.

‘’Non, je ne crois pas…elle voudrait que je me laisse au moins une chance d’aimer cela…de me sentir bien… Elle est plus du côté qu’on peut vivre dans les deux en même temps tu vois… (Joanie regarda un moment son carnet et répondit de sa voix douce, mesurée.) J’aimerais étudier en art…je sais qu’on n’a pas les emplois du siècle avec ça, mais…peut-être illustrer des livres pour enfant…j’avais pensé aussi à l’enseigner, mais…je crois pas que ça serait pour moi, j’aurais du mal…’’

Elle lui lança un petit sourire timide à la fin de ses mots puis après s’être mordu un peu l’intérieur de la joue, elle osa lui retourner la question, toute timide, mais curieuse en même temps.

‘’Et toi, tu ferais quoi…?’’

Là, elle oublia complètement son dessin pour se concentrer sur sa réponse, toute attentive, toute curieuse de savoir ce que lui ferait. Elle aimait mieux parler de la sorte, c’était moins triste et morose. Keir avait eu le don de bien revirer la conversation, il y arrivait simplement en plus, enfin, aux yeux de Joanie en tout cas, elle appréciait sa facilité à communiquer avec elle. L’air de rien, ça lui en prenait à la Poufsouffle pour discuter autant. Il y avait quelques amis avec qui c’était facile, comme Xander, mais lui était comme un frère à ses yeux. Keir était un excellent ami, mais ils connectaient différemment. Tout ça pour dire qu’elle se sentait en confiance avec le musicien et avec son ukulélé pour venir donner de l’atmosphère à leur échange.
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Keir D. Lowe
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Je veux pas penser trop loin ça me donne mal à tête
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Choisir plus par élimination que par pure passion. Keir sait exactement ce que ça fait. Il sait exactement ce qu'elle peut ressentir. Parce que c'est aussi ce qu'il a fait, en quelques sortes. Sans parler d'élimination, puisqu'il a choisi les matières qui lui plaisaient le plus et non celles qui lui déplaisaient le moins, il n'a jamais eu pour ambition de travailler avec les créatures magique dans le futur. Il pourrait, et il risque surement d'en arriver là s'il continue sur cette voie, mais il ne peut clairement pas parler de vocation. Et Joanie non plus, apparemment. Le sourire qui étire ses lèvres est triste, parce qu'il aimerait qu'elle n'ait pas le même problème que lui. Qu'elle ne fasse pas ça parce qu'il faut bien aller quelque part, mais parce qu'elle en a envie. Mais avec les doutes qu'ils ont, ils suivent comme ils peuvent les mois qui passent, essayant de s'adapter au mieux.

Non, je ne crois pas…elle voudrait que je me laisse au moins une chance d’aimer cela…de me sentir bien… Elle est plus du côté qu’on peut vivre dans les deux en même temps tu vois… Il voit parfaitement, oui. C'est une bonne chose qu'elle n'ait pas de pression de ce côté-là, qu'elle puisse vraiment choisir quelque chose parce qu'elle le souhaite, et non parce que sa famille lui impose quoi que ce soit. Pas que ce soit son cas à lui, bien sûr, mais il ne souhaiterait ça à personne, et pourtant il sait que nombreux sont les élèves ici qui finissent par suivre les décisions familiales. Qu'elle n'en fasse pas partie... Oui, c'est une bonne chose. J’aimerais étudier en art…je sais qu’on n’a pas les emplois du siècle avec ça, mais…peut-être illustrer des livres pour enfant…j’avais pensé aussi à l’enseigner, mais…je crois pas que ça serait pour moi, j’aurais du mal… Sa réponse est loin de le surprendre, et son sourire change du tout au tout quand elle le regarde, plus joyeux. L’Écossais acquiesce doucement, son regard se perdant brièvement sur ce qui continue d'apparaître sous chacun de ses coups de crayons. Elle serait certainement à sa place dans un tel univers. Pas qu'elle le soit moins ici, mais il n'a aucun doute sur le fait que, si elle changeait de route, elle n'aurait aucune difficulté à s'adapter. Pas en art. Peut-être que ce serait loin d'être évident, parce que le milieu n'est pas des plus faciles, mais elle aurait l'envie, la motivation. Il ose espérer qu'avec tout ça, il est possible d'accomplir n'importe quoi. Et toi, tu ferais quoi…? La question est timide mais tout aussi curieuse que la sienne, et il hésite, son regard un instant perdu dans celui de la Québécoise avant de se lever vers le ciel en même temps qu'il se perd dans sa tête.

J'ai déjà pensé à des trucs un peu fous... Comme... Astronaute ! Se perdre -littéralement- dans les étoiles, c'était un de ses rêves d'enfant. C'était quelque chose qu'il désirait de tout son cœur, allant découper des boites en carton pour s'en faire une tenue et un scaphandre, imitant régulièrement les premiers pas de l'homme sur la Lune. C'était ce qui s’immisçait dans chacune de ses histoires, dans presque chacun de ses dessins et ce pendant des années. Ou bien propriétaire de cirque ! Celui-là était moins fréquent, mais il a tout de même eu sa période. Seulement les animaux qui peuplaient son cirque n'étaient pas seulement ceux qui erraient sur cette terre. Une bonne partie d'entre eux sortaient de son imagination. Un rire lui échappe et il nie doucement de la tête, doucement amusé par ses propres idées. Je ne sais pas trop ce que je pourrais bien faire maintenant... Je ne m'imagine pas assis derrière un bureau tous les jours, toutes les semaines. Je crois que je deviendrais dingue. Peut-être que je pourrais... Les mots de Hope lui reviennent à l'esprit, le poussant à inspirer longuement tandis qu'il réfléchit. Peut-être que je pourrais écrire un peu, mettre sur papier tout ce qui me passe par la tête. Je ne sais pas ce que j'en ferais après, il y a plein de possibilités, mais... J'aime bien raconter des histoires, que ce soit en chanson ou de manière moins musicale. Alors c'est peut-être quelque chose d'exploitable. Il n'en est pas certain, mais de toute façon, toute cette conversation n'es pour lui qu'un « et si », rien de bien réel. Alors il peut bien rêver. Même si clairement, ça aussi, c'est le genre d'emploi qui est loin d'être évident tous les jours ! Il penche de nouveau la tête, hésitant un instant la bouche entre-ouverte, avant de reprendre la parole. Tu sais, je pense que tu pourrais le faire pour de vrai. Illustrer, je veux dire. Des enfants sorciers, il y en a. Et avec tout ce qu'on a à notre disposition, tu pourrais faire des choses extraordinaires, en donnant vie à tes dessins, par exemple. Bon sang, j'aurais tout donné pour avoir un livre dont les personnages se déplacent sous mes yeux... Je suis certain qu'ils doivent être nombreux à penser pareil. Alors... Si c'est vraiment ce que tu souhaites, ça doit être possible, non ?
Mai 2000
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Joanie Tremblay
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Joanie enviait ses gens qui savaient ce qu’ils voulaient faire de leur vie très jeune. Son frère avait été comme ça et même sa plus vieille sœur. Elle avait vu dans leurs yeux des passions pour une carrière qui allaient les mener loin, qui les motivait! C’était bien, mais elle, elle aimait l’art. Ce n’est même pas une carrière ‘’l’art’’. Être artiste peut-être, mais elle se disait qu’il fallait aussi aimer vivre d’air et d’eau fraiche… en même temps, elle n’était pas la première à courir après la fortune, loin de là. Il avait plus de débouchés avec les créatures magiques. C’était un domaine vaste après tout! Elle trouverait peut-être une branche de la zoomagie pour laquelle elle aurait autant de passion, qui sait! Le dessin resterait toujours une passion pour elle, l’un n’empêche pas l’autre.

Au moins, elle avait un contexte familial qui ne la forçait pas à choisir, ça aurait été l’enfer pour elle et au final, elle se serait sans doute pliée à la volonté de ses parents. Joanie n’était pas très combative et avec sa timidité… Au final elle avait des bons parents qui l’appuyaient. Elle se confia ensuite à Keir sur ses envies de carrière, elle le disait un peu comme si c’était la première fois vraiment qu’elle le verbalisait comme une carrière et non juste de petites envies comme cela. Tout naturellement, Joanie retourna la question vers Keir, curieuse de savoir ce qu’un esprit aussi créatif avait pu souhaiter de faire de sa vie. La première réponse lui arracha un sourire sincère, un sourire un peu gênée, comme si elle ne voulait pas qu’il croit qu’elle se moque. Non, au contraire, elle aimait tellement cette légèreté avec laquelle il le disait, sans gêne. Elle l’observait, longuement, observait les émotions qui passaient sur son visage et dans son regard alors qu’il évoquait des rêves de carrière d’enfants. La poufsouffle le trouvait adorable dans sa façon de s’exprimer, elle en oublia un moment son dessin, jouant avec son crayon sans vraiment s’en rendre compte. Elle non plus ne le voyait pas derrière un bureau des jours durant, il perdrait de ses couleurs à être ainsi cloitré. L’écriture… oui, ça aussi elle l’imaginait bien faire cela! Il avait tellement d’imagination, il pourrait faire des histoires extraordinaires. Le genre de livre qu’on lit caché sous ses couvertures quand le couvre-feu est passé! Elle retourna son regard vers son dessin un petit instant avant qu’il ne revienne sur ses envies à elle. Ses paroles la firent rougir, un beau rouge vif sur ses joues pâles. Elle répondit, un peu bégayant, un peu gênée.

‘’Je…peut-être…On ne sait jamais…(c’était dit tout bas et comme prise un peu dans l’élan du compliment et de ce qu’il disait, elle tourna son minois vers lui en allant joindre son regard aux siens) Je pourrais illustrer tes histoires un jour peut-être…’’

Ça sortait un peu comme une idée, comme une envie aussi qu’il lui fasse cet honneur. Ils n’avaient pas besoin d’en faire un projet de carrière pour que cela soit possible non? Elle illustrait déjà à sa façon sa musique. Aussi bien pousser un peu leurs désirs artistiques. C’était bien d’en parler, on dirait que cela la rendait plus légère aussi de se confier à ce sujet. Puis ils étaient jeunes et ils pouvaient changer d’idées, ils pouvaient se réorienter  encore. Elle retourna son regard clair vers son carnet en apposant lentement son crayon, réfléchissant plutôt que dessinant avant qu’elle ne finisse par dire un peu hésitante aussi.

‘’Je crois…que tu pourrais aussi faire ça de ta vie si tu voulais… Tu as tellement d’imagination et tu n’as pas de mal à communiquer non plus… tu pourrais partager des histoires qui pourraient faire rêver n’importe qui, je suis certaine…’’

Elle ne lui lançait pas des fleurs parce que lui venait de le faire, c’était vraiment parce qu’elle le pensait vraiment, Joanie n’était pas le genre de vouloir parler pour dire quelque chose qu’elle ne pensait pas, si c’était le cas, elle se taisait. Mais comme il s’était permis de lui dire ce qu’il pensait de son idée, elle fit de même. L’heureux hasard voulait que tous deux s’encouragent dans la voie artistique. C’était un bel après-midi pour rêver aussi, pour se confier. Avec la musique, l’air frais, les quelques bruits ambiantes qui ne les dérangeaient pas du tout, comme s’ils étaient dans leur bulle à eux.
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Je veux pas penser trop loin ça me donne mal à tête- Keir
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