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Flashback ▬ Bella

Hadès de Saint Hendré
Consumed by the shadows
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Personnel de Poudlard
Maison/Métier : Infirmier
Célébrité : James Quaintance
Âge : 27 Parchemins : 39 Gallions : 272 Date d'inscription : 10/06/2017
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FlashbackBelladona & Hadès

Allongé sur son lit attitré, les yeux rivés sur le plafond usé par les années de loyaux services, l’infirmier était plongé dans ses pensées. Que pouvait-on faire pour que cette sensation d’oppression disparaisse au moins un peu ? Hadès n’arrivait pas à se sentir à l’aise dans ce château qui, au départ, l’avait accueilli à bras ouverts, lui, le sans maison depuis si longtemps maintenant. La nuit était passée entrecoupée de réveils intempestifs et de cauchemars. Ce visage bleuté et sans vie de son défunt frère le hantait de plus en plus, comme s’il allait se passer quelque chose de terrible et qu’on cherchait à tout prix à le prévenir de l’au-delà.

Totalement en sueur, perturbé au possible, le jeune homme se leva, s’extirpant de la couette pour apercevoir la neige tomber sur le parc autours du château. Hadès eut un léger sourire, il aimait la neige et le manteau blanc qu’elle déposait délicatement sur l’environnement qu’il avait sous les yeux. Quittant sa modeste chambre avec ses affaires du jour – bien loin de la tenue conventionnelle d’un infirmier – il se dirigea d’un pas encore endormi jusqu’à la salle de bain. Il se glissa avec délice sous l’eau chaude de la baignoire pour se laver rapidement, l’homme n’était pas en avance, comme toujours.

Une fois propre, il revêtit sa chemise bleue nuit ainsi que son pantalon fluide noir avant d’ajouter un veston par-dessus le coton de son vêtement. L’homme mit rapidement ses chaussettes – dépareillées – ainsi que ses chaussures de villes puis, il se coiffa avant d’aller tranquillement ouvrir l’infirmerie. Personne n’était présent, les cours ne commençant que dans une heure, tous les élèves devaient être à la salle commune en train de manger. Hadès eut un léger sourire en observant le plateau rempli à ras bord d’un petit déjeuné des plus copieux. Il s’attabla au bureau avant de déplier méthodiquement sa serviette pour la poser sur ses genoux avant de commencer à manger, une tartine de pain briochée au beurre ainsi qu’un croissant accompagné de café bien noir sans sucre. Seule véritable habitude gardée de la France, sans nul doute.

Après avoir tout avalé et vidé son bol, l’homme s’essuya la commissure des lèvres avant de ranger le plateau et de le renvoyer aux elfes de maison. Il se leva, épousseta son pantalon, prit sa blouse qu’il enfila. Il était fin prêt. Ce fut à cet instant précis qu’il entendit des coups contre la porte de bois donnant l’entrée à l’infirmerie. Après avoir passé tous les lits arrangés en rang d’oignons, il ouvrit la lourde entrée d’une main sûre. L’homme observa un instant la jeune femme qui se présentait à lui, visiblement blessée vu le rouge qui coulait légèrement le long de son poignet. Il fronça les sourcils avant de l’inviter à entrer pour fermer la porte à clé. « Que t’arrive-t-il encore, ma Bella ? » Il l’invita à s’asseoir sur un lit près du bureau, faisant venir le tabouret jusqu’à lui pour poser ses fesses dessus, attrapant la main de la demoiselle avec délicatesse pour ne pas lui faire mal. « Je sais que je te manque mais tu peux venir sans te blesser hein. » Il eut un sourire taquin avant de lui embrasser le bout des doigts.

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Belladona Rosebury
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Flashback
  Hadona

 

Il y a de ces journées où tout va mal, où à peine ouvre-t-on les yeux que déjà l’on aimerait les refermer. Certains appellaient ça se lever du pied gauche, pour Bella c’était juste une question de circonstances. Alors qu’elle avait ouvert les yeux, ce jour là, tout lui avait semblé normal. Son dortoir échappait aux mains de Morphée et déjà quelques camarades s’habillaient en silence. Comme un automate, ses pieds avaient touché le sol, son pyjama était passé par dessus sa tête. Comme un automate elle avait descendu les escaliers de son dortoir et elle avait traversé le trou fièrement gardé par la Grosse Dame.

Et puis, tout avait dérapé. Alors qu’elle s’apprêtait à descendre l’un des grands escaliers, elle sentit quelque chose retenir son pied. La tête dans le gaz, Belladona n’eut que le temps d’ouvrir grand les yeux et de tendre ses bras pour espérer amortir sa chute. Son poignet percuta alors violemment une arrête de l’armure ornementale qui marquait le début de l’escalier. Dans un cri, elle s’étala sur la ferraille qui mordit sa peau, qui entama sa chaire. Derrière elle, des rires mesquins se firent entendre. D’un coup d’œil, elle remarqua un énième sang-pur fier de son rang qui profitait de la situation pour laisser libre cours à ses sentiments vicieux. Cette scène s’était répétée tout au long de l’année et Belladona y avait toujours répondu avec fierté et hargne, ce qui lui avait valu de nombreuses vengeances et une tonne de coups bas. Celui-ci n’était qu’un numéro de plus à ajouter à la longue liste.

À moitié allongée et ensevelie sous le métal, Belladona jura dans sa barbe alors que personne ne se souciait de sa situation. La vie à Poudlard était devenue si compliquée… Le bras en sang, la jeune gryffondor se dégagea des débris alors qu’une voix s’en échappait. « Vous pourriez faire attention, quand même ! » Allons bon, il avait fallu qu’en plus elle tombe sur une armure ensorcelée. Elle maugréa des excuses superficielles avant de rendre au corps de fer sa position initiale. Des gouttes de sangs marquaient le sol.

Bell avait alors décidé de sauter le petit déjeuner, de sauter la journée entière, si elle le pouvait. Ses pas la menèrent d’eux-même devant la seule porte accueillante du château : celle de l’infirmerie. Considérant l’heure précoce de la journée, Belladona donna quelques coups timides à la porte. Hadès n’était peut-être pas prêt et elle ne voulait pas le déranger… Sa robe de sorcier s’imbibait de sang, de ce carmin qui s’écoulait pourtant de sa blessure somme toute superficielle.

Mais ce qui faisait le plus mal, ce n’était pas sa coupure.

Rapidement, des bruits se firent entendre à l’intérieur et alors que la porte se débloquait le visage tant connu de son infirmier préféré apparu dans l’entrebâillement. D’un regard, il sembla capter la situation car ses sourcils formèrent immédiatement une ligne inquiète avant qu’il ne verrouille derrière elle. Belladona laissa échapper un sourire : ils seraient tranquilles, loin du monde, loin du temps, loin des autres. « Que t’arrive-t-il encore, ma Bella? » Alors qu’il lui désignait un lit près de son bureau, Hadès posa son fessier sur un tabouret, se mettant à la hauteur de la jeune fille. Juchée sur les draps blancs, des gouttes poisseuses marquaient son chemin. « Je suis tombée… » Hadès lui embrassa le bout des doigts en lui lançant une remarque maline. Mais Bell n’avait pas le cœur a rire alors elle esquissa un léger sourire, plus pour la forme qu’autre chose.

« Enfin… On m’a lancé un maléfice du croche pied et je me suis étalée dans une statue. Qui m’a engueulée en plus. » Bell se mordit la lèvre alors qu’elle se sentait de plus en plus misérable. Fatiguée, ridiculisée, abandonnée. Son regard devint trouble et elle baissa la tête, honteuse et triste. Elle vit alors la tache qui ne cessait de grandir sur les draps, ce rouge vif que l’on ne pouvait ignorer. « Je suis désolée… Je t’en met partout... » Elle en avait marre ; Elle posa le bout de ses doigts embrassés sur le menton d’Hadès, se raccrochant comme elle pouvait à ce tatoué austère qui représentait aujourd’hui pour elle une réelle bouffée d’air frais. S’il était là tout irait bien.

Hadès
Bell
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Hadès de Saint Hendré
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Flashback Belladona & Hadès

Les jours étaient sombres depuis que l’école était aux mains de ceux qui étaient versés dans la magie noire. Hadès aimait pratiquer ce genre de sorcellerie mais ces derniers temps, il voyait bien le visage marqué des jeunes qui venaient le voir à l’infirmerie. C’était sans doute ce qui le faisait le plus hésiter. Il crevait d’envie de se venger de tous ces gens qui étaient incapable de voir sa souffrance, de comprendre ses cauchemars et de tenter de calmer sa rage grandissante. Alors, peu à peu, l’homme pourtant si propre sur lui commençait à sombrer dans le mal à l’état pur, dans la noirceur de son âme torturée et brisée tant de fois. La seule réelle lumière qui lui permettait de ne pas perdre pied, c’était Belladona. Ce petit bout de femme lui faisait comprendre que tout le monde n’était pas hermétique à cette satanée douleur qui crevait son cœur un peu plus chaque nuit, le faisait hurler dans son lit, les draps trempés de cette sueur froide qui coulait lorsque ses rêves révélaient le plus grand regret de sa vie.

Lorsqu’on avait frappé à la porte de l’infirmerie, Hadès avait été tiré de ses rêveries funestes et avait été ouvrir en trainant légèrement des pieds. Mais, un sourire franc avait illuminé le visage de l’infirmier, sourire qui avait disparu comme un éclair lorsqu’il avait vu le sang d’un rouge profond couler le long de sa peau d’albâtre. Il avait aussitôt amené la demoiselle dans son antre, fermé la porte à clef avant de l’inviter à s’installer et à lui lancer une remarque qui se voulait drôle pour détendre l’atmosphère. Tombée… Il embrassa le bout de ses doigts avant de sourire un peu et d’effleurer sa lèvre meurtrie par ses dents de son annulaire. « On s’en fiche, des draps, un sort et il n’y aura plus rien. Laisses-moi m’occuper de toi. » Il lui sourit à nouveau tendrement avant de se lever et d’aller chercher une bassine d’eau tiède, un linge propre ainsi qu’un muffin à la myrtille. L’homme revint rapidement, posant le récipient sur une chaise qu’il avait fait venir, trempant le tissu dans le liquide transparent tout en donnant le gâteau à son amie.

Délicatement, le garçon retira la cape de la demoiselle avant de remonter la manche de la belle avec une délicatesse insoupçonnée. La plaie n’était pas méchante mais il fallait la soigner correctement s’il voulait limiter le risque d’infection. Hadès se réinstalla sur le tabouret de bois usé avant de soupirer un peu et de prendre le linge humide pour l’appuyer sur la plaie suintante. Une fois satisfait, l’homme releva le menton pour lancer le torchon dans la bassine, éclaboussant le sol. « Oups. Bon, je vais te faire un peu mal, tu m’excuses hein. Je me ferais pardonner ensuite. » Il lui sourit tendrement avant de prendre une compresse immaculée qu’il déposa sur la blessure, la gaze se transforma rapidement en rouge vif mais l’homme continua son travail, enroulant le bras de la demoiselle d’un bandage avant de hocher la tête, satisfait. « C’est pas trop grave. Je te sers du thé ? Je te fais un mot pour la journée, on va rester tous les deux. »

Hadès voyait bien que ce petit rayon de soleil était triste comme les pierres et honteuse également. Il fit disparaitre la bassine d’un mouvement de la main avant de se rasseoir sur son morceau de bois qui couina un peu. « Ah, on dirait que j’ai grossis. Ah oui, le thé ! » Il se releva aussitôt pour aller vers sa bouilloire privée, la remplissant avant de la mettre à chauffer et de sortir les gâteaux fétiches de la demoiselle. Il posa deux tasses sur le plateau avant d’amener la nourriture à son amie, s’installant sur le lit à côté d’elle pour la prendre dans ses bras sans plus rien dire, bien trop maladroit parfois pour réconcilier les gens, surtout ceux auxquels il tenait plus que n’importe qui. Finalement, de sa voix rauque, il murmura légèrement. « Je suis là… Je serais toujours là. »

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Belladona Rosebury
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Flashback
  Hadona

 

Comme d’habitude, Hadès était prévenant, attentif et tellement gentil. Belladona n’arrivait même plus à se souvenir comment elle avait pu le trouver impressionnant et froid, comment sa vision de cet homme avait pu être aussi biaisée. La première fois qu’elle l’avait vu, elle avait à peine expliquer son problème insignifiant et n’avait pas osé dire un mot de plus… Comme tout cela avait changé. À présent, lorsque ses pas résonnaient sur le sol de l’infirmerie, Bella avait toujours une idée derrière la tête. Elle inventait parfois des excuses pour passer ici, juste au cas où il y aurait des patients éveillés dans les lits, juste pour recevoir une caresse, un regard amusé ou un sourire qui la motiverait pour le reste de la journée.

C’était égoïste de sa part, mais elle ne pouvait pas s’en empêcher.

Mais à cet instant, même Hadès n’arrivait pas à disperser sa fatigue et le brouillard de mauvaises pensées qui semblait stagner au dessus de sa tête. « On s’en fiche, des draps, un sort et il n’y aura plus rien. Laisses-moi m’occuper de toi. » Belladona releva le visage juste à temps pour voir son sourire alors qu’il partait chercher une bassine. Elle le suivit du regard tout du long, observant ses moindres gestes lorsqu’ils étaient dans son champs de vision. Elle voulait juste rester ici, s’allonger et ne plus penser à rien.

Pourtant, lorsqu’elle aperçut la friandise dans la main de l’infirmier, une lueur apparut dans son regard. Vraiment, Hadès la connaissait trop bien. Elle accepta avec un sourire le gâteau, qu’elle attrapa de sa main valide, laissant Hadès la manipuler à sa guise. Comme une enfant, elle le laissa lui enlever sa cape et remonter sa manche, sans une once de doute ou de méfiance. Alors que le regard de l’homme parcourait sa plaie sans doute bénigne, la gryffondor mordit dans son muffin avec un soupir d’aise. Le sucre, il n’y avait que ça de vrai, même si ce n’était pas une glace au chocolat.

Des miettes au coin de la bouche, elle observa à nouveau Hadès nettoyer sa blessure somme toute plutôt petite puis envoyer son torchon dans la bassine, éclaboussant le sol d’une eau rougeâtre. « Oups. Bon, je vais te faire un peu mal, tu m’excuses hein. Je me ferais pardonner ensuite. » Belladona acquiesça d’un mouvement de tête avant de coincer son muffin dans sa bouche et d’attraper sa baguette. Cela faisait bizarre de ne pas la tenir avec sa main dominante, mais le sort qu’elle lança était d’un niveau tellement bas qu’elle ne douta pas un instant de réussir. L’eau au sol disparut en une vapeur teintée. Hadès l’aidait tellement, elle pouvait bien au moins faire ce tout petit geste.

Elle grimaça lorsque la gaze entra en contact avec sa peau meurtrie, mais la sensation était plus désagréable que réellement douloureuse. Hadès avait l’air satisfait, alors Belladona l’était aussi. Elle avala le dernier morceau de son gâteau et regarda l’ancien élève de Dumstrang avec un regard infiniment reconnaissant lorsqu’il lui annonça qu’elle pouvait rester ici. Le thé, c’était bien, le gâteau c’était top, mais la perspective de passer sa journée ici avec lui, même à ne rien faire de spécial, c’était juste parfait.

Hadès finit de nettoyer le carnage de la bassine d’un mouvement souple et lâcha une blague lorsque son tabouret grinça sous son poids. Belladona sourit. « C’est à force de manger des muffins. » Il se releva aussitôt, fonçant vers ses appartement pour s’occuper du thé. Bell regarda sa silhouette disparaitre brièvement, son bras blessé contre elle. Hadès semblait si préoccupé et tête en l’air aujourd’hui… Elle espérait que ce n’était pas à cause d’elle. Une fois de plus, elle n’avait pas réfléchi en fonçant ici, elle n’avait pas pensé au tracas qu’elle pourrait lui causer. En temps normal, l’infirmier paraissait si sûr de lui, si solide, qu’elle en oubliait qu’après tout il n’était qu’un humain.

Il revint avec un plateau qu’il posa sur un guéridon à côté du lit. Lorsqu’il s’installa à côté d’elle sur le matelas, ce dernier grinça et Belladona ne pu retenir sa surenchère « Ah oui, faut vraiment que tu penses au régi— » La fin de sa phrase se perdit dans l’épaule d’Hadès qui l’avait prise dans ses bras. Surprise, elle ne bougea pas. « Je suis là… Je serai toujours là. » Elle écarquilla les yeux et ces derniers s’embuèrent bien vite. Bien sûr qu’il était inquiet. Elle se tortilla un peu pour dégager ses bras de l’étreinte du grand dadais qui lui faisait face et elle enserra la taille de son ami, reposant sa tête contre lui. « Merci… Pour tout. » Elle laissa un temps passer, profitant de la chaleur rassurante de son corps et de l’odeur de propre de ses vêtements, puis elle s’écarta doucement pour pouvoir le regarder. « Désolée de t’inquiéter comme ça, ça va aller, ne t’inquiètes pas. » Elle n’était pas sûre à 100% de croire en ses paroles, mais d’une certaine manière elle n’avait pas le choix. Elle tira le guéridon à elle, et sépara les muffins en deux rangés. Tel Obélix, elle en laissa un du côté de l’infirmier, mettant tous les autres de son côté du plateau, amusée. « C’est pour ton problème de poids », précisa-t-elle. « Mais, tout va bien ? » Si elle avait une blessure au bras, celle de Hadès semblait localisée tout autre part.

Hadès
Bell
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Hadès de Saint Hendré
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Belladona & Hadès

« Je serais toujours là. »

La mine presque heureuse de cette petite blonde qui mangeait son muffin avec gourmandise. Hadès était content voir même soulagé de pouvoir apercevoir un petit sourire rien qu’en goûtant à une douceur sucrée faite presque maison. L’eau par terre était bien le dernier de ses soucis mais la blessée prit sa baguette de cette main inhabituelle afin de faire disparaitre la maladresse de l’infirmier qui s’échinait à lui faire le moins mal possible. C’était bien l’une des rares personnes en ces temps obscurs qu’il n’avait surtout pas envie de malmener. Parce que c’était elle, c’était une bouée dans cette mer si agitée, un espoir dans cet avenir si sombre qui se profilait. La compresse posée et le bras bandé, il se recula un peu, satisfait de lui avant  de lui annoncer qu’elle était cantonnée ici pour le reste de la journée ce qui semblait être une excellente nouvelle pour cette tête blonde bien fournie.

Cependant, lorsque la demoiselle se permit de faire une remarque sur le poids pourtant tout à fait correct de son sauveur, Hadès eut un air vexé, faussement outré, une main sur le torse. « Comment peux-tu dire ça alors que je ne mange qu’un plateau de muffin par jour ? Je ne te pensais pas femme à juger un homme sur sa nourriture. Je suis déçu. Déçu et outré. » Il laissa un blanc avant de la regarder d’un œil malicieux, ses prunelles océans brillant d’une lueur taquine. « Ca va, je suis crédible ou non ? » Il sourit un peu plus avant de hausser les épaules, se décidant à s’occuper de thé en se levant rapidement de son siège. Se tenir occuper. Ne plus penser à lui. Oublier cette sombre et funeste haine qui vrillait ses tripes, hurlait dans son crâne à en déchirer ses tympans. Ses mains tremblaient légèrement alors que le thé se versait lentement dans les tasses usées par les utilisations respectives. Hadès était un grand consommateur de cette boisson qui calmait ses nerfs.

Et ce visage qui revenait sans cesse, hantant jusqu’à de simples moments intimes avec cette élève qu’il chérissait plus que n’importe qui au château. Secouant rapidement la tête, il reprit bien vite un cours de pensée nettement moins perturbant pour lui avant de revenir, un plateau dans les mains et le thé fumant qui embaumait l’atmosphère d’un cocon intime qu’il vénérait presque. L’infirmier posa le plateau sur le meuble juste à côté du lit avant de s’installer sur le lit et de lui tirer la langue avant de l’attraper entre ses bras tatoués et de lui murmurer une légère phrase, se moquant bien de la soudaineté de sa réaction. Il avait besoin de faire ça, de lui montrer qu’elle n’était pas seule, qu’elle ne le serait jamais. Personne ne lui avait dit ça à l’époque et il se rendait bien compte que ça lui avait diablement manqué, une main tendue, un sourire sincère et une poignée de main ferme bien que confiante. La vie avait décidément été une pute avec le pauvre de Saint Hendré.

La réaction de sa princesse le fit sourire, il la relâcha sans mal, venant lui tapoter le bout du nez d’un doigt tatoué inquisiteur. « Je sais que tu m’adores mais ce n’est clairement pas une raison pour chercher ma compagnie à tout prix en te blessant tout le temps. » Puis, le jeune homme fronça les sourcils en la regardant séparer les muffins sur le plateau. Il ouvrit la bouche pour protester avant de finalement la refermer et de croiser les bras devant lui, levant le menton, les yeux clos dans un air totalement vexé. « Parce que tu crois que ton petit cul va te remercier si tu manges tout ça ? Ralala. » Hadès prit tout de même le gâteau et l’émietta en le mangeant tranquillement, buvant quelques gorgées de thé entre deux. Le garçon pencha la tête sur le côté, assez surpris de sa question avant de hausser les épaules, attrapant entre ses lèvres un morceau de myrtille. « Tout va très bien, pourquoi ? J’ai l’air d’aller mal ? ». Ce n’était pas bien de mentir mais il n’allait tout de même pas dire ce qu’il pensait exactement à cette pauvre enfant qui n’avait strictement rien demandé.

Il finit sa boisson ainsi que son goûter avant de sourire à nouveau, chassant du bout de son pouce quelques miettes qui avaient élues domicile sur le coin des lèvres de Belladona. Il chassa le plateau d’un signe de la main, celui-ci allant se nettoyer seul dans l’évier comme s’il était mue d’une volonté propre puis l’objet alla se ranger comme si de rien n’était. « Qui sont ceux qui t’ont lancé ce sort ? J’aimerais bien m’en occuper personnellement. » Une ombre passa sur son visage, voilant un instant ses iris d’un océan presque infini. Cela ne dura qu’une fraction de secondes cependant, comme un simple battement de cil. C’était cette noirceur qu’il tentait en vain de contenir dans son cœur, l’entourant d’un cadenas scellé mais usé par la rouille des années et de la rancœur.
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Flashback
  Hadona

 

Belladona était persuadée qu’elle était une personne très chanceuse lorsque Hadès se lança dans son numéro de théâtre. Il lui adressa une mine décomposée, la main sur le torse, tel un héro dramatique. Il n’y avait que lorsqu’ils étaient tous les deux qu’il se permettait de sourire ainsi, de jouer la comédie et d’abandonner son air froid et inaccessible. Bell s’était déjà demandée s’il était comme cela avec tout le monde, en privée, et qu’il se composait simplement sa mine impassible pour la foule d’étudiants. Mais aujourd’hui, il y avait quelque chose dans son attitude qu’elle ne reconnaissait pas totalement, pas vraiment.

Pourtant, elle sourit intérieurement préférant afficher une mine faussement contrite. « Comment peux-tu dire ça alors que je ne mange qu’un plateau de muffins par jour ? Je ne te pensais pas femme à juger un homme sur sa nourriture. Je suis déçu. Déçu et outré. » Bell leva le doigt, faisant mine de se justifier après quelques secondes de silences, mais déjà Hadès abandonnait son masque au profit de ses sentiments réels. « Ça va je suis crédible ou non ? » Coupée en plein élan, Bell lui adressa tout de même un sourire. « Ça passe, tu devrais aller tenter ta chance à Hollywood. » Il haussa les épaules et partit préparer le thé sous le regard curieux et un peu inquiet de la gryffondor.

Quelque chose n’allait pas malgré ses sourires, malgré ses blagues peut-être un peu trop poussées.

Elle se retrouva la tête enfouie dans le creux de l’épaule de son ami qu’elle serra contre elle après quelques instants de surprise, profitant de ses paroles de réconfort et le remerciant pour sa présence et sa bienveillance, deux choses qui faisaient cruellement défaut à Poudlard ces derniers mois. Lorsqu’il lui tapota le bout du nez, Bella esquissa une grimace, puis elle remit son nez en place d’un mouvement qui ne pouvait que rappeler Samatha, cette fameuse sorcière télévisuelle. « Je sais que tu m’adores mais ce n’est clairement pas une raison pour chercher ma compagnie à tout prix en te blessant tout le temps. » Alors qu’elle s’parait les gâteaux, Belladona lui répondit « Je sais que quand je suis pas là tu t’ennuies, alors j’me débrouille pour être la souvent. » Éviter, contourner le problème par l’humour, sa grande spécialité. C’était tellement plus simple que de parler des nombreuses circonstances déplaisantes qui l’avaient amenée à énormément côtoyer l’infirmier cette année.

Ce dernier fronça d’ailleurs les sourcils lorsqu’il aperçut la séparation qu’elle avait joliment créé entre ses gâteaux et ceux réservés à l’homme. Pour se venger, il reprit un air vexé et la taquina sur son cul qui ne resterait pas à sa taille si elle l’engraissait avec autant de conneries. Bell haussa les épaules avant de lui rendre quelques gâteaux avec un air innocent et désabusé. « C’était pour toi, Hadès, mais bon, si tu préfères t’engraisser, tu fais comme tu veux hein… Mon cul à moi, un peu de rembourrage en plus ne pourrait pas lui faire de mal. »

Elle imita l’infirmier et entama son deuxième muffin sans aucune culpabilité. Enfin, elle énonça ce qui la tracassait : Hadès allait-il bien ?
Il fit le surpris, répondant par des questions. Bell lui lança un regard signifiant clairement que s’il voulait garder cela secret, c’était son droit ; elle déglutit et décida de ne pas le brusquer « Je sais pas, un pressentiment. » La gryffonne remonta ses jambes, coinçant ses pieds sous ses cuisses et se pencha pour attraper sa tasse de thé sur laquelle elle souffla doucement pour la faire refroidir. Son bras ne lui faisait pas mal et elle n’allait pas être obligée de retourner dans les couloirs. C’était ça qui la réchauffait, bien plus que le thé qui coulait dans sa gorge. Hadès enleva quelques miettes de la bouche de l’élève, ce qui la fit sourire. Parfois, elle avait l’impression qu’Hadès était à la fois son infirmier, son frère et sa mère. Il envoya le plateau à la vaisselle, Bell eut juste le temps de sauver un dernier gâteau qu’elle reposa sur le petit meuble. Sa tasse à la main, elle regarda Hadès en coin lorsqu’il reprit la parole. « Qui sont ceux qui t’ont lancé ce sort ? J’aimerais bien l’en occuper personnellement. » Elle avala sa gorgée de thé et le regarda bien en face alors que son ton se faisait définitif « Non. »

Il était hors de question pour a jeune femme que Hadès compromettre sa carrière, sa vie, pour une simple blague… pour elle. L’ombre qu’elle avait vu passer dans son regard lui avait rappelé l’homme qu’il était avec les autres et malgré elle, elle eut l’impression qu’il ne passerait pas par les voies légales de la punition. Peut-être, sûrement même, à tord,  mais elle n’était pas prête à tenter le diable. « Je vais me débrouiller ; Tu vas pas intervenir  et risquer de perdre ta place. » Elle porta une nouvelle fois sa tasse à ses lèvres avant d’ajouter. « Et je ferai quoi, moi, si t’es plus là ? T’as dit que tu serai toujours là, donc t’as pas le droit. » L’idée d’un Poudlard sans Hadès l’angoissa, à ce moment précis. Même si elle avait d’autres soutiens, seul Hadès lui apportait cette sérénité et ce sentiment de sécurité absolue.

Hadès
Bell
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Hadès de Saint Hendré
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Belladona & Hadès

« Je serais toujours là. »

L’infirmier se montrait toujours d’une froideur étrange et veillait à garder une distance respectable envers le monde. Mais, il arrivait que certaines personnes parviennent à franchir la barrière de pierre qu’il avait pris soin de former autours de son cœur balafré par la vie et ses douleurs. L’une d’entre elles était Belladona. Ce petit bout de femme qui fonctionnait à cent à l’heure arrivait toujours à lui rendre le sourire même lorsqu’il était au fin fond du trou de la cinquième cuvette des toilettes. Et aujourd’hui, c’était un de ces jours où il avait envie de détester le monde, de lui cracher à la gueule et de pleurer toutes les larmes de son cœur. Mais rien ne sortait, sa froideur prenait le pas sur tout sauf lorsqu’il était seul avec elle. Avec cette blonde qui parvenait à lire en lui comme lui en elle.

Après son petit théâtre ambulant, la réaction de son ami le fit sourire, un sourire légèrement en coin alors qu’il hochait la tête. Hollywood, pourquoi pas après tout ? L’infirmier haussa les épaules avant de revenir avec le thé, puis de la prendre dans ses bras. Ce petit instant câlin passa bien vite que déjà les blagues semblaient revenir. Pour ne pas parler de ce qui occupait ses journées. Pour ne pas parler de ce que son cœur essayait désespérément d’oublier, de cicatriser. « M’engraisser ? Tu veux que je te montre mon magnifique corps d’Apollon ? Non mais oh ! » Il fit mine de se redresser et de retirer sa chemise avant de s’arrêter et de se rhabiller, non, mauvaise idée. En plus, Bella pourrait voir la totalité de ses tatouages. Déjà qu’il trouvait qu’il ressemblait un peu trop à un livre ouvert avec elle, hors de question de lui montrer son histoire. Son passé. Sa rage et sa haine. Non… Hors de question. Après avoir observé un instant la blonde lovée dans son lit, l’infirmier soupira un peu, ouvrant la bouche avant de la refermer. Il hésitait.

Qu’est-ce que ça donnerait s’il avouait tout ? S’il déballait ce passé si dur à porter comme ça, d’une traite ? Comprendrait-elle ? Le rejetterait-elle ? Hadès ne pourrait pas le supporter. Un nouveau rejet, une nouvelle confiance trahie… Non. Belladona n’était pas comme son ex-fiancée. Personne n’était réellement comme elle. C’était ce que l’homme voulait croire à tout prix, même si le monde ne cessait de lui prouver le contraire, de lui donner envie de frapper les murs, de laisser exploser cette rage qui le consumait comme des femmes de manière dévorante. Finalement, il ne dit rien, trop de risque, trop de peur. Bien trop de désespoir. Il préféra poser une question qui brûlait ses lèvres depuis que la blonde était entrée dans son infirmerie. Mais… Elle refusa de lui répondre. Après tout, il s’y attendait, Hadès, à ce refus catégorique.

Bella était une femme forte, l’infirmier l’avait toujours su. C’était indiscutable, indéniable et jamais il n’avait douté que ce caractère bien trempé la mènerait loin. Mais il ne lui dirait pas. Sauf peut-être, au seuil de sa propre mort, lorsque les révélations se feraient. « Tu sais que je trouverais par moi-même. Tu le sais, pas vrai ? » Il fronça légèrement le nez avant de hausser les épaules. Hadès ne comptait pas partir de Poudlard, de toute façon. Trop de choses à faire, à accomplir, trop de gens à protéger, à couver d’un regard aimant sans en avoir l’air. Bella, savait-elle ce dont Hadès était capable lorsqu’on touchait à ceux qu’il aimait ? Qu’il chérissait ? « Je peux t’apprendre deux ou trois tours pour te venger sinon. » L’infirmier lui fit un clin d’œil avant de soupirer et d perdre totalement son sourire. Le tatoué était si fatigué de faire semblant que tout allait bien. Mais, il n’avait pas le droit de mettre sur les épaules de Bella, sa souffrance et cette haine si dévorante.
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Belladona Rosebury
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Flashback
  Hadona

 

Hadès surenchérissait, blaguait, se perdait, presque, dans un humour poussé et une joie qui ne lui ressemblaient presque pas. Combien de fois l’avait-elle vu user d’humour noir, voir déplacé ? Souvent. Mais l’humeur qu’il affichait aujourd’hui lui semblait bien décalée. « M’engraisser ? Tu veux que je te montre mon magnifique corps d’Apollon ? Non mais oh ! » L’idée fit sourire l’adolescente ; Cela serait tellement déplacé. Hadès avait de bonnes années de plus qu’elle mais ce qui les séparait réellement était plutôt une ligne invisible et intangible qui marquait le passage à l’âge adulte. Bell n’avait qu’à peine poser ses doigts de pied sur cette frontière alors que tout en l’infirmier signifiait qu’il l’avait franchie sans un regard en arrière. Lui était un homme, elle encore une fille, loin d’être une femme. Du moins, c’était l’image que la gryffondor s’en faisait. Elle lui tira tout de même la langue. « Au moins, on serait à égalité ! » À force de se blesser partout, Hadès l’avait presque vue à poils par petits bouts, comme un puzzle jamais reconstitué. Et Bella était sûre que Hadès ne serait pas un puzzle dégueulasse à regarder.

Il semblait hésitant, l’ancien élève de Dumstrang, comme en plein conflit intérieur. Ses gestes étaient bancales et ses regards changeants. Il ouvrait la bouche, la refermait alors que son esprit voguait vers d’autres contrée. Puis, il lui demanda qui l’avait attaquée, de but en blanc. La jeune fille refusa tout net de répondre : c’était son affaire et Hadès risquait de commettre l’irréparable. Et aujourd’hui il n’était plus uniquement question d’une chose aussi futile qu’un job, loin de là. Tout en fixant l’infirmier, Bella faisait tourner le thé dans sa tasse, se réchauffant les mains. Il était déterminé, elle le savait, mais malheureusement pour lui, elle également. « Tu sais que je trouverais par moi-même. Tu le sais, pas vrai ? » Elle avala une autre gorgée en lui coulant un regard en coin avant de répondre, franche. « Qu’est-ce que ça change ? Pourquoi tu veux savoir ? Tu sais aussi que si on m’emmerde c’est aussi en partie parce que j’ai tendance à riposter. » Bella sourit jaune en énonçant son euphémisme. C’était la guerre, à Poudlard, et tous les coups bas étaient aujourd’hui permis. Même si elle ne s’abaissait pas aux même jeux dangereux qu’eux, sûrement trop naïve, trop gentille, trop juste dans le fond.

Lorsqu’il lui proposa de lui apprendre quelques tours avec un clin d’œil, Bella sourit… Puis posa sa tasse, inquiété. Il jouait la comédie et petit à petit son masque et son costumes s’étiolaient, se fissuraient, prêts à tomber en miettes. Elle posa l’une de ses mains rendue chaude et moite par la tasse sur celle de ce roi des enfers tourmenté par son propre royaume. La gryffonne enroula ses doigts autour de l’index bien plus grand de cet homme qu’elle sentait perdu. « Hadès… » Elle hésita, avala sa salive. Peut-être le brusquait-elle ? Peut-être n’avait-il rien envie de dire ? Mais, elle se devait de lui en offrir, l’opportunité, au moins. « Qu’est-ce qu’il y a ? Si tu veux rien dire, c’est pas grave, j’insisterai pas, mais… » Elle se mordit la lèvre, hésitante. Cela ne faisait pas si longtemps qu’ils se connaissaient, tous les deux. Il y avait eu la rencontre, puis la phase d’apprivoisement, chacun apprenant à jauger l’autre de loin. Bell ne savait même plus comment ils en étaient arrivés à la situation actuelle mais… Elle ne voulait pas s’imposer. Si elle n’avait presque aucune limite, elle ne connaissait pas encore les sienne. « Si tu veux parler de quelque chose, je t’écoute. » Elle serra un peu plus sa prise sur le doigt de l’infirmier. « Et si tu veux faire autre chose, on fera autre chose. » Elle fera bien ce qu’il voudra, tout comme lui se décarcassait toujours pour lui offrir ce qu’elle désirait.

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Hadès de Saint Hendré
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Belladona & Hadès

« Je serais toujours là. »

C’était au bord de ses lèvres, la vérité crue et toute nue, c’était à deux doigts de sortir… Mais finalement, il se ravisa, Hadès referma sa bouche avant de soupirer et de changer volontairement de sujet. Parce que c’était trop dur, trop compliqué et qu’il ne voulait pas perdre sa seule véritable amie depuis des années. Ou ce qui y ressemblait le plus. Après tout, que pouvait retirer la jeune femme d’avoir un lien avec le pauvre infirmier qu’il était ? Des journées de cours en moins dans l’enfer que devenait Poudlard ? Pourquoi avait-il si peur de tout perdre ? Tout ce qu’il s’était acharné à construire en quittant Durmstrang ainsi que son père, tout semblait sur le point de s’écrouler parce qu’il avait envie de parler, de tout déballer, de juste se vider un peu. Son âme était déchirée depuis si longtemps qu’il ne se rappelait plus ce que cela faisait de se sentir si léger, si heureux même.

Secouant rapidement la tête, il reprit son masque de froideur en changeant de sujet aussi rapidement que possible. Qui avait bien pu faire ça à sa protégée ? Une fille, c’était déjà ça mais laquelle ? Il finirait bien par trouver, il trouvait toujours ce qu’il voulait, l’infirmier. Personne ne se méfiait réellement de lui, personne ne savait ce dont il était capable. Et c’était le but. « Et donc tu comptes riposter ? Evites de te blesser, s’il te plait. Même si c’est une excuse pour revenir me voir. » Hadès eut un léger sourire avant de froncer les sourcils en la voyant poser sa tasse se poser sur la table juste à côté du lit de l’infirmerie. Il savait que les questions allaient commencer. Parce qu’il connaissait Bella, parce qu’il aurait fait exactement la même chose. Hadès se laissa faire sans bouger, comme figé telle une statue de pierre couleur ivoire incapable de réellement être humain.

Le sang semblait avoir quitté le visage totalement fermé de l’infirmier qui avait le regard perdu dans le vide. Son cœur était tiraillé entre l’envie de se libérer et l’impossibilité de tout dévoiler. Hadès soupira un instant, ouvrant la bouche avant de la refermer et de lever le regard vers la blonde. Son sourire s’était totalement évaporé, son regard éteint et les traits de son visage figé dans une mimique de pure tristesse dont il n’avait même pas confiance. Il inspira profondément avant de laisser ses iris entourés d’azure se poser sur son amie avec une douceur et une tristesse sans nom. « J’aimerais parfois oublier mon passé. J’aimerais que mes blessures s’envolent comme un oiseau rêvant de liberté, Belladona. » Depuis combien de temps ne l’avait-il pas appelé ainsi ? Depuis quand était-il si faible au point de tout déballer à une gamine ? « J’ai tué mon petit frère. Ma mère. J’ai abandonné une fiancée dont je ne connais même pas le nom parce que j’étais trop lâche pour assumer ce que le nom des Saint Hendré signifie. Je ne suis pas quelqu’un de bien, Belladona. Je suis mauvais, du plus profond de mon âme noircie par les épreuves de la vie. » Il eut un léger rire désabusé avant de secouer la tête, tentant de retenir une larme qui menaçait de couler le long de sa joue blanche, de tâcher l’encre si noire de ses tatouages. « Tu l’aurais adoré, mon frère. Il était… Magnifique. Le soleil de ma famille autant que j’en suis la nuit et l’orage. »

Il plissa les yeux, finissant par les fermer avant de serrer la main de l’élève assise en face de lui. Sans réellement lui laisser le temps de répliquer, de faire tourner les méninges de sa petite cervelle, il reprit d’un ton monocorde comme un discourt bien rodé depuis des années. « Quand ma mère est partie, mon frère n’a pas réussi à remonter la pente. J’ai bien essayé de l’aider mais j’étais trop occupé par les sorties, les filles, les amis pour voir sa souffrance. Il s’est mis à la drogue humaine encore et encore. Je ne l’ai pas arrêté, je l’ai tué. C’est comme si j’avais pressé moi-même la détente, comme si j’avais récité le sortilège interdit. Comment tu pourrais avoir confiance en moi maintenant, hein ? Toi aussi, tu vas m’abandonner ? Comme elle… Bah, elle n’avait pas si tord finalement. Je ne suis rien d’autre qu’un incapable. » Sans réellement attendre une quelconque réaction de son amie, Hadès se leva, marchant presque machinalement jusqu’à l’évier au fond de la salle, s’appuyant dessus à l’aide de ses mains sur le rebord. Pourquoi tout ça lui faisait-il encore si mal ? Il avait envie de hurler, de tout casser, de frapper, de saigner… De souffrir. Ou mieux, d’échanger sa place contre celle de son frère en enfer.
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Belladona Rosebury
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Flashback
  Hadona

 

Hadès semblait lâcher prise, accepter que Belladona ne lui dise rien. Au fond d’elle, la jeune fille espérait qu’il ne la brossait pas dans le sens du poil pour mieux riposter ultérieurement. Qu’il ne se fourre pas dans de beaux draps, dans l’ombre. Pourtant, un petit Gemini cricket lui soufflait à l’oreille qu’elle avait bel et bien gagné la guerre : Le prince des enfers semblait si las, si fatigué. Trop égocentrique pour voir quoi que ce soit avant qu’il n’abatte les masques, Bella n’avait plus aucun doute : l’infirmier couvait quelque chose. « Et donc tu comptes riposter ? Evites de te blesser, s’il te plait. Même si c’est une excuse pour revenir me voir. » Elle lui sourit une nouvelle fois, cependant pas dupe. Ses tentatives pour détourner l’attention étaient de plus en plus fines et inefficaces. Elle ne prit même pas la peine de lui répondre, déposant sa tasse sur la petite table juste à leur côté. Sous ses yeux, Hadès se figea, comme se préparant à la bataille. Son visage devenait crayeux et toute émotion quittait son visage. Inquiète, Bella essaya de ne pas le brusquer, serrant son doigt dans sa petit main, lui signifiant qu’il pouvait lui parler de ce qu’il le souhaitait, s’il en avait l’envie.

Hadès resta un moment à regarder dans le vide, temps durant lequel la jeune gryffondor maltraita sa lèvre inférieure, terriblement inquiète. Elle avait l’impression d’avoir à faire à une bombe particulièrement instable qui risquait de péter à tout moment. Elle n’avait aucune idée de la réaction qu’il allait adopter… Le doute s’emparait de lui alors qu’elle l’observait ouvrir, puis fermer la bouche. Attentive, elle pouvait voir sa parure se dissoudre, dévoilant un infirmier nu comme un vers. Lorsqu’il posa le regard sur elle, Bella resserra sa prise sur le doigt de l’infirmier, prête à encaisser. « J’aimerais parfois oublier mon passé. J’aimerais que mes blessures s’envolent comme un oiseau rêvant de liberté, Belladona. » Son cœur se serra en entendant son prénom prononcé de toutes lettres par son ami. Jamais il ne l’appelait comme cela, jamais. Mais elle se tue, devinant que cette phrase n’était qu’un préambule, que la partie immergée de l’iceberg. « J’ai tué mon petit frère. Ma mère. J’ai abandonné une fiancée dont je ne connais même pas le nom parce que j’étais trop lâche pour assumer ce que le nom des Saint Hendré signifie. Je ne suis pas quelqu’un de bien, Belladona. Je suis mauvais, du plus profond de mon âme noircie par les épreuves de la vie. » Elle le voyait se noyer dans sa détresse, retenir une larme, évitant presque son regard. Pourtant, Bella, elle, ne le quittait pas des yeux, muette. Jamais elle ne se serait doutée, jamais elle n’aurait osé s’imaginer. Elle se sentait bête et futile, elle qui était arrivée triste pour une histoire débile alors que l’infirmier cachait une noirceur, un réel fardeau qu’il semblait tirer depuis si longtemps. « Tu l’aurais adoré, mon frère. Il était… Magnifique. Le soleil de ma famille autant que j’en suis la nuit et l’orage. » Il avait un frère… Bella n’en savait rien. Elle aurait aimé le rencontrer, curieuse. À quoi pouvait-il bien ressembler ? À un mini-Hadès ? Toujours muette, elle le laissa lui serrer la main alors que le regard de Belladona le couvait d’une tendresse infinie. Il n’attendait aucune réponse, car déjà il enchainait, expliquant ses paroles. « Quand ma mère est partie, mon frère n’a pas réussi à remonter la pente. J’ai bien essayé de l’aider mais j’étais trop occupé par les sorties, les filles, les amis pour voir sa souffrance. Il s’est mis à la drogue humaine encore et encore. Je ne l’ai pas arrêté, je l’ai tué. C’est comme si j’avais pressé moi-même la détente, comme si j’avais récité le sortilège interdit. Comment tu pourrais avoir confiance en moi maintenant, hein ? Toi aussi, tu vas m’abandonner ? Comme elle… Bah, elle n’avait pas si tord finalement. Je ne suis rien d’autre qu’un incapable. » Alors que les derniers mots prononcé par l’infirmier résonnaient à ses oreilles, Belladona eut envie de pleurer.

Déjà il se levait, se dégageant de la prise de la gryffondor sur sa main. Fuyait-il ? Prenait-il les devants, juste au cas où Bella déciderait de l’abandonner ? Alors qu’il s’appuyait sur le lavabo, Bella n’avait toujours pas bougé, digérant les paroles et la peine qu’il lui avait envoyé en pleine figure. Pourtant, jamais elle n’eut envie de quitter l’infirmerie, de le laisser seul, de l’abandonner… Alors, elle se leva doucement et sans faire de bruit elle s’approcha de son ami. Elle resta quelques instants postée dans son dos, presque hésitante, avant de passer ses bras autour de l’infirmier. Enserrant sa taille d’abord doucement, elle resserra sa prise, passant ses mains par l’ouverture de sa blouse pour s’accrocher à sa chemise. Heureusement, il ne pouvait pas la voir, elle se sentait si honteuse des quelques larmes qui coulaient sur ses joues. Comment osait-elle pleurer comme un bébé alors que lui restait si fort ? Heureusement, lorsqu’elle s’exprima, sa voix resta claire et nette. « C’est pas ta faute. On fait tous des erreurs, des choses qu’on aimerait changé quand on en voit le résultat mais… C’est le jeu. C’est pas ta faute Hadès, te tortures pas avec ça… » Elle déglutit et colla sa joue contre le dos de son ami. « Je partirai pas. Moi aussi, je suis là… Je serai toujours là. » Comme un juste retour, elle lui offrait ces mots si parfaits qu’il lui avait dédié quelques temps auparavant. Elle les pensait dans leur entiereté, elle ne comptait pas fuir, le laisser, surtout pas après tout ce qu’il faisait pour elle. Lorsqu’elle reprit la parole, ses mots étaient empreints d’une sincérité sans faille. « J’ai confiance en toi. Sans toi, je serais perdue cette année, Hadès. C'est toi mon soleil quand ça va pas, c'est toi qui me remontes le moral quand j'en ai marre. Si t'es un orage, t'es un orage magnifique. Tu fais toujours attention à moi et t’as toujours de jolies attentions alors que moi je déboule ici comme une malpolie, même quand t’es pas bien comme aujourd’hui… T’es pas qu’un incapable… J’ai besoin de toi, moi. » Sans Hadès, elle serait perdue. Redressa le visage, toujours dans son dos, elle posa une simple question « Tu me parleras de lui ? »

Hadès
Bell
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Belladona & Hadès

« Je serais toujours là. »

Cette fille… Savait-elle combien elle allait changer la vie et l’âme même de l’infirmier ? S’en doutait-il également ? Etait-ce pour cela qu’il ne pouvait s’empêcher de veiller sur elle, de la couver d’un œil fraternel et tendre ? Non, bien entendu. Hadès était bien trop enlisé dans ses souvenirs funestes, dans sa noirceur qui oppressait son cœur, noyait la petite flamme d’espoir qui le maintenait sur le chemin le plus droit possible. Il sentait son âme blessée saigner et finir par perdre le peu de chaleur humaine qu’il avait encore. Oh… Belladona, serais-tu celle qui le sauvera ? Parfois, il voyait en ce petit bout de femme quelque chose de plus que les autres n’avaient pas. Elle était comme une bougie qui vacillait mais jamais ne s’éteignait. Un point d’ancrage dans cette école qui partait à la dérive, qui devenait aussi sombre qu’Hadès, comme si l’établissement était devenu l’entrée de l’enfer du dieu grec. C’était peut-être la raison pour laquelle il s’était autant livré à elle en un instant.

Il aurait aimé se sentir plus libre, que son fardeau soit moins important mais l’infirmier ressentait encore ce poids terrible sur ses épaules musclés et tatoués. Jamais rien ni personne n’effacerait ce passé si douloureux pour lui. Qui aurait la force de retirer le visage de son frère de ses rêves ? Pour le moment, son cœur restait vide, dépourvu de cette envie de se relever. Parce qu’il estimait qu’il le méritait, qu’il se devait de descendre encore plus bas dans les profondeurs les plus putrides de l’humanité pour apaiser cette douleur qui lui tordait le ventre à chaque fois que ses pensées en venaient à se rappeler de son frère, de cet être qui l’admirait et qui ne cessait de dire qu’il voulait ressembler au grand Hadès de Saint Hendré, le plus fort de la fratrie. Penché devant le lavabo usé par les utilisations répétées et les années de service, il retenait tant bien que mal ses larmes qui perlaient au coin de ses yeux perdus, tristes et désespérés. Que lui prenait-il pour se livrer ainsi à une enfant ? Bella méritait de garder encore un peu d’innocence dans ce monde dépravé. Elle était déjà si forte, si puissante mais la pauvre enfant ne s’en rendait même pas compte. Et ça l’énervait encore plus. Il tremblait légèrement, le corps parlant bien plus que sa voix pour montrer l’étendue du désastre.

Puis, il sentit que la jeune femme se levait, bougeant jusqu’à sa carcasse couverte d’encre. Sa voix était claire, précise et sans la moindre trace d’hésitation ce qui réchauffa un peu le cœur de l’infirmier déboussolé et triste. Le jeu ? Il eut un léger sourire, cynique et presque blessant. Mais, Hadès ne dit rien, sentant la pauvre élève le serrer dans ses bras frêles et pourtant si forts. Et ses mots. Ils touchèrent profondément l’homme qu’était Hadès. Réellement. Plus que n’importe qui n’avait réussi jusqu’ici. Difficilement, il avala sa salive avant de pousser un léger soupire, attrapant la main de la demoiselle de la sienne, serrant ses doigts avec les siens, essayant de lui montrer combien il était réellement heureux d’entendre ça. Le sourire si cynique se transformait peu à peu au rythme des mots de la belle, pour devenir plus vrai, plus sincère et bien moins triste. Elle était cette petite bougie qui vacillait parfois mais jamais ne s’éteignait, permettant de se repérer même dans une nuit d’encre comme il en connaissait souvent en ce moment.

« Je crois que… Tu ne te rends pas compte de la portée de tes mots sur moi. Ca me touche énormément. Vraiment. » Sa voix d’ordinaire si roque et puissante était à peine plus élevée qu’un murmure, tremblante. Le masque de l’homme était tombé, il s’était émietté aussi facilement qu’il était difficile pour lui de le retirer. « Je ne compte pas partir, Bella. Il y a des personnes qui ont besoin de moi ici. Et tu es là. Je ne pourrais jamais te laisser. » Comment le pourrait-il ? Sincèrement ? Surtout après ce qu’elle venait de dire. Il poussa un profond soupire, chassant du revers de sa main libre les quelques larmes qui menaçaient de quitter ses yeux avant de se retourner pour la prendre dans ses bras, laissant ses doigts se perdre dans les cheveux de l’élève qui était devenu son amie au fil des rendez-vous, des visites et des heures passées ensemble. Sa respiration était redevenue calme mais le masque n’était pas réapparu. A quoi bon ? Elle méritait le vrai Hadès, celui qui était aussi malheureux que désespéré. « Il aurait vingt-quatre ans cette année. Il avait un vrai don pour le dessin. Je pense que tu l’aurais fasciné. Réellement. Quand je te vois, j’ai l’impression de le retrouver un peu dans ton attitude bornée. » Il rit un peu, gardant contre son torse puissant la frêle adolescente. Il la protègerait. Contre tous. Contre lui aussi. Contre le monde également. Même si pour cela, il devait y perdre la vie. C’était grâce à son frère qu’il s’était montré plus humain, qu’il avait échappé à la domination de Saint Hendré. Après tout, c’était peut-être pour qu’il rencontre Bella et qu’il veille sur elle ?

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Belladona Rosebury
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Flashback
  Hadona

 

Elle sent le corps de l’infirmier trembler contre le sien, elle sent son âme prête à défaillir. Alors, Bella le serre. Fort, pour qu’il ne tombe pas, pour qu’il ne se laisse pas avaler par les abysses de sa peine. Doucement, la main d’Hadès se pose sur la sienne alors que les mots de la gryffondor s’échappent de sa bouche, sincères. Bella ne sait plus si ses actes sont égoïstes, si elle serre Hadès pour qu’il reste ancré sur terre ou simplement pour qu’il ne la laisse pas. Parfois, d’une action interessée résulte un évènement parfait. Dans tous les cas, l’élève se sent bien trop affectée par ce que le dieu des enfers vient de lui révéler pour analyser ses motivations. Tout ce qu’elle sait, c’est que ses mots l’ont transpercée de part en part, flèche ambassadrice de sa peine.

Lorsqu’Hadès s’exprime, sa voix est douce, hachée, sa voix n’est que murmure. Lui qui se fait d’ordinaire taquin, protecteur, jamais Bella ne l’a vu aussi à fleur de peau, jamais elle n’aurait soupçonné entrapercevoir cela chez lui. Pourtant, ce n’est qu’un homme. « Je crois que… Tu ne te rends pas compte de la portée de tes mots sur moi. Ça me touche énormément. Vraiment. » Bella lâche sa chemise pour entremêler ses doigts à ceux de l’infirmier. Elle ne s’accroche pas aux vêtement, mais à l’Homme. « Je ne compte pas partir, Bella. Il y a des personnes qui ont besoin de mois ici. Et tu es là. Je ne pourrais jamais te blesser. » Une larme de plus dévaste le visage de la Belle, rassurée à cette idée. Il est là, plus présent que Cassandre la désertrice, que ses parents, que beaucoup de gens. Pourtant, Hadès est un nouveau venu dans sa vie. Il n’est qu’un infirmier qui a sûrement trop vu cette jeune gryffondor s’immiscer dans sa salle blanche. Elle souffle dans le dos de cet adulte blessé pour évacuer le trop plein d’émotion. Petite fille qui a trop peur d’être délaissée sur le bord de la route ; Il lui promet une présence, un œil vigilant, et dans le fond, c’est la seule chose dont elle a besoin.

Lorsqu’il se retourne, c’est comme le redécouvrir, c’est comme apercevoir cet autre Hadès si longtemps enseveli sous des couches de maquillage, sous un masque opaque. Mais il ne laisse pas l’élève l’observer, déjà il passe ses bras dans son dos, cale ses doigts sur son crâne. Elle se sent si frêle face à lui, si petite face à l’étendue de sa détresse. Son cœur cogne contre sa cage thoracique et Bella peut en apprécier chaque battement effréné, chaque coup douloureux semblant s’apaiser alors qu’elle passe ses bras autour de la taille de l’infirmier, sur la pointe des pieds, perdant son visage dans son cou. « Il aurait vingt-quatre ans, cette année. Il avait un vrai don pour le dessin. Je pense que tu l’aurais fasciné. Quand je te vois, j’ai l’impression de le retrouver un peu dans ton attitude bornée. » Rire léger de la part de l’homme, sourire incrédule sur les lèvres de la fille. Ses larmes se perdent sur la blouse blanche de Hadès, laissant une marque éphémère de ses sentiments. Cela lui fait si bizarre de se dire qu’il aurait pu y avoir un autre de Saint-Hendré, que Hadès aurait pu être tout autre. Mais, on ne refait pas le passé, c’était le jeu, comme elle l’avait si bien dit. Elle décolle son visage de Hadès pour pouvoir lui sourire. « Fasciné ? À cause de mes attitudes de singe ? » Sourire mouillé sur les lèvres, elle n’est pas sûre de comprendre les paroles du Saint-Hendré. Mais ce n’est pas le plus important. « J'aurais aimé le rencontrer... » Hadès était comme une énigme. Comme un puzzle refusant de vous laisser enfoncer ses dernières pièces. Et, Bella était une curieuse, de la pire espère. Elle aimait rencontrer la famille, fouiner dans les dortoirs. Il y avait bien longtemps, elle avait appris que c'était au travers de ces détails, de ces attitudes que l'on pouvait en apprendre énormément sur les gens que l'on pensait connaître. « Et ta mère… ? Comment… Comment elle est morte ? » C’est bancale, c’est maladroit, c’est Belladona. Elle desserre un peu son étreinte pour le laisser respirer, pour le laisser retrouver son espace vital, s’il le souhaite. Finalement, elle ne connait rien de lui. Elle n’a jamais discerné que son sourire bienveillant, que l’attention toute particulière, et incompréhensible, qu’il lui portait. Elle ne le connaît pas et pourtant, elle sait que les mots prononcés quelques instants auparavant étaient sincères, comme une promesse.


Hadès
Bell
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I made it through the wilderness, somehow I made it through. Didn't know how lost I was, until I found you. I was beat, incomplete, I'd been had, I was sad and blue but you made me feel... × lizzou.
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