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We lie here and we lie here | Willa&Flynn

Flynn L. North
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Élève de Gryffondor
Maison/Métier : Gryffondor en seconde année GISIS, cursus sécurité magique
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We lie here and we lie here

Le Gryffondor ne sait pas pourquoi il est là, maintenant. Pourquoi il avance lentement, observant chaque paysage, chaque détail, écoutant docilement chaque mot visant à le rendre dingue, ou tout du moins à lui donner un bon mal de crâne. Il les entend, il comprend bien que sa présence dans le couloir les met tous de bonne humeur, leur donnant une occasion magnifique de s'adonner à leur passe-temps préféré. Il sait qu'il doit avoir un doux côté masochiste en se rendant de lui-même dans la galerie. Peut-être que c'est en lien avec son épaule, qui claque encore par moments depuis qu'il est tombé de son balai en entraînement. Peut-être que son tendon qui le tire un peu, lui arrachant parfois une grimace, joue sur sa logique et sur ses raisonnements. Peut-être que c'est le médicament qu'il se retrouve à prendre pour guérir au mieux, qui contient Merlin-seul-sait-quoi et qui lui fait parfois avoir des idées un peu étranges. Oui, c'est surement ça. En attendant, il avance pas par pas, acquiesçant à chaque fois qu'on lui adresse la parole sans jamais répondre autrement que par un sourire ou un froncement de sourcil.

Plus Flynn avance, plus le tout se fond dans son crâne en un brouhaha qu'il ne comprend plus, parce qu'il n'y prête plus attention. Il se demande, vaguement, si en continuant il peut atteindre le bout du couloir. S'il peut arriver à la fin qu'il ne voit pas. Il doit bien y en avoir une, de fin, non ? Très brièvement, l'idée qu'il n'avance pas, qu'il n'en ait que l'impression, lui traverse l'esprit, mais quand il se retourne, il voit chaque mètre qu'il a fait s'étendre devant son regard, même s'ils sont peu nombreux. Il se dit un court instant que les tableaux jouent avec lui, qu'en se déplaçant, ils lui donnent le sentiment de faire de la distance, mais qu'il se trompe. Et entre sa tête un peu embrumée et ce qu'il voit, ce qu'il pense, il ne sait plus ce qu'il doit croire. Alors, peut-être de manière stupide, il se met en tête d'arriver au bout, de voir où tout ça le mènera.

Il met un instant à réaliser qu'il n'est pas tout seul, que quelqu'un d'autre est assis un peu plus loin. A voix basse, sa bouche se permettant d'exprimer à voix haute ce qu'il pense, il se met à se poser des questions sur l'identité de la personne qui se rapproche de lui, ou plutôt dont il s'approche lui. Oui, plutôt dans ce sens-là. Il se met à imaginer les raisons qui peuvent bien pousser quelqu'un à rester assis ici, entouré de tous ces portraits qui jactent à longueur de journée, surtout dès qu'ils ont de la visite. Peut-être que la personne est sourde. Ou malade. Ou dingue. Ou morte. Peut-être morte. A cette possibilité, il presse le pas qui était toujours très lent. Rapidement, il la reconnaît, de par ses cheveux, de par sa carrure. Quand il n'est qu'à un mètre d'elle, il la voit faire la même chose que la dernière fois quand il est arrivé alors qu'elle n'attendait personne, ses mains dans son dos, son éternel air inquiet sur le visage. Willa ! Un peu trop enjoué, il se laisse tomber sur le sol à côté de la Serpentard, sans lui demander son avis. Qu'est-ce que tu fais là ? Je te dérange ? Il pince les lèvres en attendant sa réponse, ses réponses, ses yeux clairs grand ouverts et fixant la jeune femme sans presque ciller, mais rapidement il se remet à penser à voix haute. C'est quand même marrant qu'on se retrouve, hein ? Si ça se trouve, on est en train de revivre la dernière fois ! L'idée le fait rire, même s'il n'y croit pas un seul instant. Il ne sait pas pourquoi elle le fait rire, d'ailleurs. Il est fatigué, un peu. Il veut penser mais il a un peu de mal. Il y arrive, mais avec un peu de peine.

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Willa Lundgren
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we lie here and we lie here
Flynn & Willa

« L'espérance serait la plus grande des forces humaines si le désespoir n'existait pas. » - V. Hugo
Elle s'est planquée. Pour la énième fois cette année, pour faire perpétrer cette habitude qui pourtant, l'isole. Un peu plus encore. Le pire dans tout ça, c'est qu'elle a de moins en moins d'endroits où s'isoler. C'est de pire en pire. Elle ne peut pas rester dans un couloir trop longtemps, elle peut de moins en moins sécher les cours à sa guise, parce que ses notes ont un poil baissé, parce qu'elle se sent constamment épiée, où qu'elle aille. Elle est de nouveau seule, volontairement et involontairement à la fois. Elle n'a plus personne. Elle n'a plus Kamen. Elle est seule au monde. Les mains tendues sont encore de plus en plus rejetées, et encore, ce n'est pas comme si elles étaient tellement là, ces mains. Personne ne se soucie d'elle, visiblement. Pas blessée pour un sou en apparence, Willa fait son possible pour ne pas jouer la victime même si pour une fois, elle en meurt d'envie. Juste pour avoir l'attention sur elle, au moins deux secondes. Alors, en cette fin d'après-midi, elle a décidé de se rendre dans la galerie des portraits. Peut-être que leur brouhaha incessant allait lui permettre de sortir de sa solitude. Installée dans la bibliothèque, elle range ses livres et descend les marches pour se rendre à l'endroit voulu. La jeune femme croise des élèves, ne leur jette pas même un regard. Peut-être qu'elle allait arrêter de fixer tout le monde, peut-être qu'elle allait juste arrêter de se mentir, de se voiler la face. Peut-être qu'il faudrait qu'elle détruise officiellement cette carapace, qu'elle se montre au grand jour ? Mais est-ce vraiment utile ? Est-ce vraiment une bonne chose, pour elle ? Elle en doute, Willa. Elle voit les choses s'empirer. Arrivée dans la galerie, la Serpentard se fait surprendre par les divers portraits qui commentent sa venue ici. Elle soupire, déjà lassée. Plus elle avance, plus elle regrette d'être là tellement le bruit est insupportable. Pourtant, elle ne fait pas demi-tour, bien décidée à rester là malgré tout. Cherchant un endroit où s'asseoir sans finir par se faire engueulée par l'un des portraits, la Suédoise s'impatiente, avant de finir par trouver un endroit libre où caler son dos contre la pierre. Elle se laisse glisser, au grand désarroi d'un portrait d'un vieux sorcier qui lui est complètement inconnu. Puis, la jeune femme fit comme à son habitude. Depuis l'âge de seize ans, elle garde avec elle cette vieille lettre. La seule trace d'un éventuel bonheur, la seule trace d'une famille qu'elle ne connait pas. C'est tout ce qu'elle a de ses parents adoptifs. Est-ce qu'ils sont morts ? Est-ce qu'ils sont vivants ? Elle n'en a foutrement aucune idée. Quand elle s'isole, elle relit cette lettre, la froisse, la déchire, la remet en état. Aujourd'hui, elle ne ressemblait plus à rien, seulement lisible grâce à quelques sorts. Une véritable obsession, synonyme de ce manque d'affection bien présent. Elle se console comme elle peut, mais elle sait très bien que c'est mauvais. Elle continue pourtant, depuis tout ce temps, à relire ce bout de papier qui signifie tant. Un jour, peut-être, elle arrêtera. Mais pas maintenant, non, il est trop tôt. Trop tôt.

Elle entend à peine les bruits de pas et les portraits qui s'agitent autour d'elle. Elle se croit « seule », à sa propre merci. Ce n'est que quand elle aperçoit la silhouette qui s'approche un peu plus qu'elle réagit, paniquée. Comme à chaque fois que cela arrive, elle planque la lettre derrière son dos. Personne ne doit savoir, pas tant qu'elle l'aura décidé. « Willa ! » Elle ne reconnait pas la voix sur le coup, le brouhaha des portraits lui embrume encore le crâne. Quand il se laisse tomber près d'elle, elle recule... enfin tente, se heurtant au mur, surprise. Encore lui ? Enfin, encore... La dernière fois qu'elle l'a vu ainsi, c'était en mars, mais c'est quand même dingue qu'il soit encore une fois à un moment où elle s'isole volontairement. « Qu'est-ce que tu fais là ? Je te dérange ? » Willa se frotte les yeux d'une seule main, son bras toujours derrière son dos, puis soupire, alors qu'elle sent son regard sur elle. Oui, elle le dérange, très clairement. « C'est quand même marrant qu'on se retrouve, hein ? Si ça se trouve, on est en train de revivre la dernière fois ! » Elle le regarde. Il y a quelque chose d'étrange quand même. Est-ce qu'il a fait encore une énième connerie, et est venu se planquer ici ? Elle en doute, c'est quand même la pire des cachettes, même pour elle. Au moins, cette fois-ci, elle ne faisait rien d'interdit. Est-ce qu'il est venu volontairement, faire mumuse avec les portraits ? Elle en sait absolument rien. Tout ce que la jeune femme comprend, c'est qu'il se comporte vraiment bizarrement. « Oui, tu me déranges North. » Ce n'est pas une attaque. Elle parle simplement, sans hausser le ton, d'une voix faible. « Et non, on ne revivra pas la dernière fois. » Elle lance un regard mauvais aux portraits qui ne se gênaient absolument pas pour faire des commentaires. « T'as consommé quelque chose ou quoi ? Puis qu'est-ce que tu fais ici ? Tu te planques, encore ? » Les mains derrière son dos, elle froisse de nouveau la lettre, se maudissant et maudissant tous ces portraits avec leurs regards curieux et déplacés vers elle. Que de regrets, encore. Bon sang, mais pourquoi est-elle venue ici, par Merlin ?
(c) DΛNDELION

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Flynn L. North
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Oui, tu me déranges North. Il fait la moue, fait mine d'être blessé, portant une main à sa poitrine. Et non, on ne revivra pas la dernière fois. Trop concentré sur ce qu'elle dit pour pouvoir la comprendre, il n'arrive pas à saisir un traître mot sur ce qu'échangent les portraits. Il se contente de soupirer, presque déçu, son rire totalement éteint, avant de laisser sa tête heurter le mur derrière lui sans grand ménagement, fermant les yeux. T'as consommé quelque chose ou quoi ? Puis qu'est-ce que tu fais ici ? Tu te planques, encore ? Il inspire un grand coup, rouvre les yeux pour les poser sur la blonde à côté de lui, puis penche doucement la tête sans l'en éloigner du mur. Nan, pas de planque pour cette fois. J'en ai pas besoin. Surtout que ce couloir serait une vraie planque de merde, tiens. Suffit de demander à ceux-là, il montre du pouce les tableaux au-dessus d'eux, pour qu'ils balancent en deux minutes qu'on est là. Et encore, c'est si on nous voit pas de touuuuut là bas ! Le bras jeté en direction du début du couloir l'entraîne presque, lui faisant légèrement perdre l'équilibre l'espace de quelques dixièmes de seconde, le temps qu'il récupère. Je limite les conneries sur la fin de l'année, histoire de pas trop trop perturber avec les exams qui se pointent. C'est stressant, cette merde, les gens ont pas besoin qu'en plus de ça, leurs tables se barrent dans une autre salle en se dandinant sur leurs pieds comme elles peuvent alors qu'ils sont en train de réviser. Flynn semble pensif, laissant ses mots lui échapper sans vraiment y réfléchir avec attention. Il pince les lèvres, laisse son regard courir sur le visage de la Serpentard. Je voulais savoir si... Ce qu'il y a tout au bout, tu sais ? Je leur ai demandé, mais ils veulent pas me le dire, ces enfoirés. OUI C'EST DE VOUS QUE JE PARLE ! Sa dernière phrase s'adresse aux tableaux, notamment au Chevalier du Catogan dont il espérait obtenir un peu d'aide en tournant tout ça comme une quête, mais qui l'a laissé se débrouiller seul. Du coup, j'ai commencé à marcher un peu. Ça fait pas de mal, marcher. Et puis je suis tombé sur toi. Du coup je me suis arrêté. Il énonce évidence après évidence, son ton neutre, ses dents agrippant l'intérieur de sa joue.

Ses jambes se replient contre son torse, ses avants bras posés sur ses genoux, ses doigts croisés, sa joue venant s'appuyer sur le tout, sans jamais quitter Willa des yeux, le geste arrachant un début de grimace à l'Anglais, sa douleur étouffée lui rappelant tout de même sa présence. J'ai... Un médoc, un truc qu'on m'a filé à l'infirmerie. Je sais pas ce qu'ils foutent dedans, mais bon sang. Il hausse les sourcils, soupire. Qu'est-ce que tu planques ? Il tente un coup de menton pour désigner ses mains cachées dans son dos, mais la position ne le lui permet pas vraiment. Il commence à énoncer à voix haute les possibilités qui lui viennent, comme le journal du jour -pourquoi est-ce qu'elle irait le planquer ?!-, de la poésie écrite de sa main -et là, d'accord, peut-être qu'il y a des raisons de le cacher-, une lettre d'amour, allant du plus normal au plus ridicule, proposant même une liste de bons de réductions chez Honeydukes qu'elle voudrait garder pour elle.

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Willa Lundgren
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Flynn & Willa

« L'espérance serait la plus grande des forces humaines si le désespoir n'existait pas. » - V. Hugo
Willa n'a pas pour habitude de venir dans la galerie des portraits. C'est, de base, un endroit qu'elle évite. Les blablas incessants des portraits agaceraient n'importe qui, et elle n'est pas une exception. Pourtant, la jeune femme est venue ici, et pas autre part. Ce choix, elle le regrette amèrement, mais au moins, elle n'est plus seule pour les supporter. La présence de Flynn l'étonne, encore une fois. Il a visiblement tendance à se ramener dans les situations où elle souhaite rester seule - c'est-à-dire, le trois quart du temps. Elle se demande réellement pourquoi il est là, la trouvant de nouveau dans la même situation que la dernière fois. La lettre froissée dans son dos, son comportement méfiant. Rien a changé. « Nan, pas de planque pour cette fois. J'en ai pas besoin. Surtout que ce couloir serait une vraie planque de merde, tiens. Suffit de demander à ceux-là, pour qu'ils balancent en deux minutes qu'on est là. Et encore, c'est si on nous voit pas de touuuuut là bas ! » Willa acquiesce. C'est vrai que se cacher ici, c'est loin d'être l'idéal. Un fou viendrait, peut-être, mais pas quelqu'un de censé, ou sain d'esprit. Un idiot. Elle lance des regards derrière elle, consciente d'être le centre d'attention, avec Flynn, de ces fameux portraits bavards. Elle les entend marmonner, même en se bouchant les oreilles - elle a essayé -, et c'est une vraie plaie. Elle retient un mouvement de recul face aux gestes brusques du Gryffondor. « Je limite les conneries sur la fin de l'année, histoire de pas trop trop perturber avec les exams qui se pointent. C'est stressant, cette merde, les gens ont pas besoin qu'en plus de ça, leurs tables se barrent dans une autre salle en se dandinant sur leurs pieds comme elles peuvent alors qu'ils sont en train de réviser. » La Serpentard s'empêche de glousser. Loin d'être convaincue qu'il « limite les conneries sur la fin de l'année » comme il dit si bien, elle le voit plutôt entrain d'imaginer comment rendre ces examens plus... festifs. D'ailleurs, elle n'y pensait plus, aux examens. Elle ne peut s'empêcher de lâcher un long soupire. Les examens. Bon sang, elle a à peine travaillé ces derniers jours et le temps passe. Sans s'en rendre compte, il vient de lui rappeler que si elle ne bouge pas ses fesses, elle risque de finir dans la mouise. « Je voulais savoir si... Ce qu'il y a tout au bout, tu sais ? Je leur ai demandé, mais ils veulent pas me le dire, ces enfoirés. OUI C'EST DE VOUS QUE JE PARLE ! » Wow. Le Gryffondor est visiblement déchaîné. La dernière fois, il avait l'air plus calme. Les différents tableaux s'agitent un peu plus encore, et Willa se maudit d'être là à supporter ça. La Suédoise a du mal à comprendre Flynn, là, tout de suite. Elle sent son regard posé sur elle, et ne peut s'empêcher de se sentir inconfortable, un peu plus encore. « Du coup, j'ai commencé à marcher un peu. Ça fait pas de mal, marcher. Et puis je suis tombé sur toi. Du coup je me suis arrêté. » Un peu perdue, la Serpentard fait un simple mouvement de tête, comme si elle l'écoutait. En réalité, elle bouillonne, s'empêchant d'envoyer les portraits se faire foutre tellement ce brouhaha la perturbe. Trop de bruit. Elle a besoin de silence, au moins deux minutes.

Willa se voit déjà finir avec une migraine. Elle regarde Flynn se recroqueviller sur lui-même, la regardant. « J'ai... Un médoc, un truc qu'on m'a filé à l'infirmerie. Je sais pas ce qu'ils foutent dedans, mais bon sang. » La jeune femme fait la grimace. En effet, ce fameux médicament doit être vraiment fort, vu comment il se comporte. Si elle a choisir, elle préfère largement le Flynn calme au Flynn complètement dans les vapes et déchaîné. «  Qu'est-ce que tu planques ? » Il est sûr et certain que la panique se lit dans les yeux de Willa. Le Gryffondor, bien que shooté par les médicaments qu'on lui a donné, a remarqué qu'elle cache quelque chose. La dernière fois, elle avait réussi par elle ne sait quel miracle, à lui cacher cette lettre, alors qu'il était arrivé dans un moment similaire à celui-ci. Il s'amuse à tenter de deviner ce qu'elle peut bien cacher avec un amusement qui ne l'amuse guère. Elle froisse un peu plus le bout de papier derrière son dos. Vite, il faut changer de sujet. « Qu'est-ce que t'as foutu exactement pour en arriver à devoir prendre des médocs qui te rendent... comme ça ? » Elle colle un peu plus son dos au mur, ignorant le brouhaha agacé des portraits derrière elle. « Tu devrais aller dormir un coup, voir si ça passe. » Une pointe de panique se fait remarquer dans sa voix. Willa s'éloigne de lui, tente d'échapper au pire. C'est hors de question qu'elle lui montre, qu'elle lui explique. Pas ici, pas maintenant. Elle ne le connait pas assez... Non. Elle ne sait même pas si elle peut lui faire confiance. Les deux mains désormais derrière le dos, elle regarde les portraits, se demandant s'ils allaient parler. Pourquoi est-elle venue ici déjà ?
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Plus il parle, plus elle semble agacée et pourtant, il est incapable de s'arrêter. Il la voit bouger, un peu. Il suit le moindre de ses gestes avec une attention toute particulière, mais son cerveau n'enregistre pas tout. Alors il cligne un peu des yeux, tentant de réussir à dégager ce brouillard qu'il a l'impression d'avoir derrière les yeux, ce voile qui entoure son cerveau, ce coton qui lui remplit la tête d'une oreille à l'autre. En vain. Qu'est-ce que t'as foutu exactement pour en arriver à devoir prendre des médocs qui te rendent... comme ça ? Très bonne question. Très très bonne question. Il la fixe, les mots passant en boucle dans sa tête alors qu'il l'observe se coller au mur un peu plus, les protestations étouffées des tableaux ignorées par les deux étudiants. Très très très bonne question. Tu devrais aller dormir un coup, voir si ça passe. Il pince les lèvres, plisse un peu les yeux, avant de ramener ses bras contre son torse, calés comme possible entre ce dernier et ses cuisses, dans une position tassée qui est loin de lui être connue. Nan, dormir c'est pour les faibles. Son rire est discret, un rire fatigué qui trahit son état, mais il n'en démordra pas. Il refuse d'aller se coucher à une heure pareille. Il refuse de s'avouer vaincu. Il refuse d'offrir à son corps ce que celui-ci quémande. Têtu. Il lui faudra au moins se décrocher littéralement la mâchoire à force de bailler pour le forcer à rentrer dans son dortoir avant que la journée ne soit terminée. Et s'il en arrive là, il devra sûrement repasser un tour à l'infirmerie. J'ai... Erm. Le Gryffondor entend les remarques des portraits, les différentes raisons -toutes erronées- qu'ils donnent pour justifier son état, et il hésite entre rire et râler, son regard véhiculant clairement le mélange des deux, son silence s'étirant jusqu'à ce qu'il arrive à se concentrer de nouveau sur ce qu'il s'apprêtait à dire. Je me suis loupé. En entraînement. Je suis mal retombé sur mon balai. Il commence à vaguement lever son bras meurtri, sa grimace s'étirant à mesure que son épaule travaille. J'étais... Comme ça. Puis avec la gravité, et la vitesse... Ouais, mon bras a pas trop aimé. Il laisse retomber son bras subitement, un maigre gémissement lui échappant. Il sait qu'il devrait arrêter, qu'il va mettre plus longtemps à guérir s'il continue ses bêtises, à utiliser son épaule comme si de rien n'était. Mais à ses yeux, il est pour l'instant impensable d'expliquer ce qui lui est arrivé sans donner d'élément de visualisation. Pour la compréhension. Oui, c'est ça, la compréhension.

Ses jambes viennent s'étirer sur le sol alors qu'il essaye de se tourner comme il peut pour reposer son côté abîmé contre le mur, dans le but de pouvoir fixer la Serpentard sans avoir l'impression que sa tête va finir décrochée de son cou. Là, elle repose contre le mur, contre un coin de tableau qui est loin d'être la chose la plus agréable contre sa tempe, mais il fera avec. Il entend encore plus distinctement les plaintes de son occupant, et commence à l'inciter à se taire avec un « shh » un peu laborieux. Il n'arrive pas à se concentrer. Il doit se concentrer. Parce qu'elle est concentrée, et elle va l'avoir s'il ne se concentre pas. Maiiiiis... Sa voix grimpe vers les aigus pour lui signifier que ce « mais » a une suite, ce dont elle pouvait se douter. Tu changes de sujet ! Je vois clair dans ton jeu ! Flynn lève une main, pointe son index dans sa direction, un air sérieux sur le visage alors qu'il acquiesce tout seul, à la manière de ces inspecteurs de feuilleton qu'il a déjà vu il-ne-sait-plus-quand, à un moment dans sa vie. Il partirait bien à la recherche d'un tel souvenir, mais il a peur qu'elle le suive dans une telle aventure, pour le perdre. Lui faire oublier. Lui faire oublier quoi, d'ailleurs ? Il fronce les sourcils, avant de lâcher un « ah ! » évident qui ne fait suite qu'à ses propres pensées. Pourquoi tu veux pas me dire ? Sa moue se fait déçue, peinée. Après tout ce qu'on a vécu ensemble, je pensais que tu me dirais ! Il y croit, deux secondes. Ça se tient, à ses yeux. Même si ce « tout » se limite à des réprimandes et une balade interdite dans les couloirs, avec arrêt surprise dans le placard de l'entrée du château. Déjà proche de Willa, il se rapproche comme il peut, tendant la main vers elle. Aller, dis-moi. Je promets que je dirais rien ! Comme pour appuyer une telle affirmation, il se passe sa main devant la bouche, ses yeux grands ouverts dans l'espoir d'y faire véhiculer son honnêteté, avant de la tendre de nouveau, ses doigts bougeant pour l'inciter à lui tendre ce qu'elle lui cache.

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Willa Lundgren
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Flynn & Willa

« L'espérance serait la plus grande des forces humaines si le désespoir n'existait pas. » - V. Hugo
Les mains dans le dos, Willa tente de faire oublier ce détail au Gryffondor devant elle. Elle n'a pas très franchement envie de raconter sa pauvre vie et ne peut s'empêcher d'imaginer le jugement de Flynn si elle ose lui raconter. Elle sait pertinemment qu'elle est idiote de se promener avec un morceau de parchemin dans ses poches, qu'elle est complètement obsédée d'en arriver à la lire plusieurs fois par jour. Alors, non, pas maintenant et surtout pas ici, devant les portraits. Ce n'est pas sûr qu'elle aie le courage de raconter quoi que ce soit. Puis... Pourquoi elle lui raconterait, concrètement ? Il n'y a pas grand chose qui l'a pousserait à raconter sa vie à Flynn. Puis, est-ce vraiment intéressant pour lui qu'il sache cela ? Est-ce que ça ne risque pas de changer le regard - elle ne sait pas quel regard, mais bon - qu'il peut avoir sur elle ? Elle se pose beaucoup de questions, Willa. Les portraits braillent tellement fort qu'elle a une forte envie de leur crier un bon vos gueules bien mérité. Parfois, elle se dit que les moldus ont bien de la chance, avec leurs tableaux, leurs portraits inanimés, bien qu'elle n'y connaisse rien. « Nan, dormir c'est pour les faibles. » Elle l'entend rire, d'un rire simple et discret, et se fait la remarque que ouais, il est vraiment shooté comme pas possible. Qu'il veuille l'admettre ou non, il a l'air fatigué. « J'ai... Erm. » Les portraits s'agitent, et elle est au bord de partir. Comment font les gens pour supporter ça ? La Serpentard sait pertinemment que des gens traînent ici, genre volontairement, avec l'esprit clair et une envie certaine. Ils sont fous. « Je me suis loupé. En entraînement. Je suis mal retombé sur mon balai. » Ah oui, c'est vrai qu'il joue au Quidditch. Willa le regarde lever son bras, et ne peut se retenir de gémir, s'imaginant un peu la douleur. Au fond, faut bien qu'elle s'habitue à ce genre de choses, étant en Médecine Magique, mais elle a toujours un peu de mal. Mettez lui une blessure dégoulinante devant les yeux, et vous la perdez. Un comble pour une étudiante de cette filière. Là, encore, c'était un peu supportable comparé à d'autres choses. «  J'étais... Comme ça. Puis avec la gravité, et la vitesse... Ouais, mon bras a pas trop aimé. » La Suédoise acquiesce d'un mouvement de tête, sourire en coin, prenant le temps d'imaginer la chute qu'il a pu faire. Il a l'air de tenir le choc, le médicament aidant sûrement à la tâche. Elle comprend mieux pourquoi il est dans cet état. Elle le regarde bouger, se poser contre le mur. Est-ce qu'il a oublié ? Hein ? Dites-lui qu'il a oublié. Elle trouvera une raison pour partir et il s'en souviendra quand elle sera déjà très loin, tout au bout de la bâtisse, très loin. « Maiiiiis.. » Le sourire de la Serpentard s'évanouit quand elle se rend compte, à la façon dont il parle, que non, il n'a sans doute pas oublié. Merde. « Tu changes de sujet ! Je vois clair dans ton jeu ! » Elle ne peut retenir un sourire crispé. La Serpentard est un peu dans une impasse, juste un peu. Flynn s'agite un peu, elle est déstabilisée. « Pourquoi tu veux pas me dire ? Après tout ce qu'on a vécu ensemble, je pensais que tu me dirais ! » Il fait la tête, sans doute pour faire semblant d'être blessé. Là, Willa ne s'amuse pas. Pas du tout. C'est ce genre de situations qui la rend complètement susceptible, presque paranoïaque. Les portraits parlent, semblent s'amuser de la situation, et la jeune femme a l'impression d'être seule contre tous. Elle a beau apprécier un minimum Flynn au final - oui, elle y avait réfléchi après leur escapade dans les couloirs, et elle en était arrivée à cette conclusion -, elle risque de l'envoyer pâtre.

Le Gryffondor se rapproche de Willa, et celle-ci, ne pouvant reculer, se fige. Bon sang, mais qu'est-ce qu'il fout ? La main du jeune homme est tendue vers elle, l'invitant à lui donner son Graal qu'elle cache depuis trop longtemps dans son dos. « Aller, dis-moi. Je promets que je dirais rien ! » La Suédoise soupire, agacée au plus au point, terrifiée à l'idée de parler d'elle, de parler de choses qu'elle ignore. Elle rapproche ses jambes d'elle, la lettre en boule dans sa main droite, et enroule ses bras autour de ses jambes recroquevillées. « Non, Flynn. » Sa voix est à peine audible, vu le brouhaha autour d'elle. « Très franchement, c'est même pas intéressant, ça te sera même pas bénéfique de savoir ça. » Les portraits chuchotent dans les oreilles de Willa, qui n'en peut plus. « Mais vous allez la fermer, oui ?! » Outrés, les divers personnages n'hésitent pas à faire savoir leur mécontentement, et en arrivent même à menacer d'aller en parler à x ou y. Barbants. « Lâche l'affaire, Flynn, ça ne te servira à rien de savoir. » Elle a relevé la tête, fixant ainsi le Gryffondor. Il prend vraiment un malin plaisir à être là dans les meilleurs moments. A croire qu'il fait exprès, à force.
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Flynn L. North
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Elle soupire et si, en temps normal, il comprendrait le signal -sans pour autant nécessairement y faire attention, en fonction de la situation et de son humeur-, le Gryffondor est sur le moment incapable de vraiment assimiler la chose, de remarquer qu'elle est agacée, que s'il insiste, ça ne fera qu'empirer. Tout ce qu'il sait pour l'instant, c'est qu'elle se tasse sur elle-même, son poing serré sur un parchemin qui capte toute son attention. Non, Flynn. Il l'entend à peine. Elle parle faiblement, et il n'a pas l'esprit à faire attention à ce qu'elle dit, trop concentré sur ce bout de papier dont il ignore tout. Il faut qu'elle reprenne la parole pour qu'il relève la tête, pour qu'il regarde de nouveau son visage, elle qui semble fixer le sol. Elle a de longs cils, Willa. Elle a la peau claire, pâle, Willa. Elle a toujours cet air délicat, Willa. Même quand elle s'énerve. Même quand elle panique. Très franchement, c'est même pas intéressant, ça te sera même pas bénéfique de savoir ça. Elle ne comprend pas. Elle ne comprend pas qu'il se fiche du bénéfique, de ce que ça peut réellement lui apporter. Il est certain qu'il n'y gagnera rien. Rien d'autre qu'en savoir un peu plus sur elle. Savoir pourquoi elle se colle contre les murs comme ça, pourquoi elle s'isole comme ça. C'est suffisant. Mais vous allez la fermer, oui ?! L'Anglais acquiesce. Oui, elle a raison. Qu'ils la ferment. Ils l'empêchent de se concentrer, de fonctionner normalement. Ou peut-être est-ce la potion. Il ne sait pas, il s'en fiche un peu. Il sait juste que là, ils l'agacent, parce qu'il veut l'écouter, elle dont la voix est si faible malgré sa contrariété, et qu'il a du mal. S'il ne l'entend pas, il ne saura pas. Alors il répète un « fermez-la » sans grande conviction, dans un automatisme de répétition. Il suit. Il s'en fiche.

Lâche l'affaire, Flynn, ça ne te servira à rien de savoir. Et elle le regarde. Elle plonge son regard dans le sien. Elle a le regard tellement clair, Willa. Mais elle le connait mal. Elle le connait peu. L'un ou l'autre, peut-être même les deux. Sûrement. Peu importe. Il ne lâche pas l'affaire, pas quand il a quelque chose en tête. La dernière fois, il était intrigué. Là, alors que ses gestes sont tellement similaires à leur dernière rencontre qu'elle l'en a perturbé, le laissant se demander un instant s'ils ne rejouaient pas la même scène, il est au delà de ça. Il veut savoir. Il a besoin de savoir. Ça n'a rien de bénéfique. C'est comme ça, c'est tout. Ça devrait suffire, non ? Alors Flynn inspire. Il hésite, un peu. Il ignore les menaces des tableaux, ces propos qui visent à leur faire peur. Peur de quoi ? Que pourraient-ils bien raconter qui leur poserait problème ? Par ces temps-ci, avec le règlement actuel, il suffirait qu'ils trouvent un Auror et indiquent leur présence pour les mettre dans une situation douloureuse, mais ça, il ne le réalise pas. C'est voir trop loin, trop loin de ce qui est au centre de toute son attention.

Son bras valide se tend vers elle, son autre main venant prendre appui contre le mur malgré la peine. Il va bien finir par savoir. Sa curiosité dépasse le peu de raison qu'il a, ce coton toujours présent dans sa tête, laissant tout bon sens s'échouer dans un coin à l'ombre, là où il oublie. Ses doigts viennent s'enrouler autour de sa main, tenter de desserrer sa prise. Il ne devrait pas. L'idée ne lui viendrait jamais en temps normal. Il ne pense plus, il agit. Idiot. Trop insistant. Une nouvelle grimace se peint sur son visage, un gémissement lui échappe, son appui cède. Mais à moitié affalé sur elle, il n'a qu'une chose en tête : ce foutu parchemin. Et plus il tend son bras, leur deux bras au dessus d'eux pour obtenir ce qu'il veut tant, plus il se colle à elle, elle qui a fui le contact au moment même où il a posé sa main sur son épaule. Il ne réalise pas. Il sait juste que là, il parvient enfin à détacher ses doigts de sa paume, à en tirer le parchemin plié et replié, avec un « aha » victorieux mais peu convaincu. Il ne se redresse pas pour lire. Il ne peut pas à la fois se concentrer sur les mots et sur son appui, pas quand sa seule main disponible est celle de son bras accroché à cette épaule de malheur. Alors il reste contre elle. Et plus il se concentre, plus son expression s'assombrit. Plus il lit, plus ses mâchoires se serrent. Et dans un moment de lucidité, il vient glisser le parchemin dans la main de la Serpentard, son regard plongé dans celui de la jeune femme, la sincérité dans ses pupilles. Pardon. Clairement, il en sait plus sur elle. Mais ce qu'il sait... Bon sang, il n'aurait jamais dû. Bon sang, il n'aurait jamais eu une telle idée en temps normal. Bon sang. Je... Pardon. Les mots lui manquent, à lui qui a généralement quelque chose à dire.

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Willa Lundgren
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« L'espérance serait la plus grande des forces humaines si le désespoir n'existait pas. » - V. Hugo
Un énième refus. Un énième refus qu'elle espère être le dernier. Elle ne veut pas qu'il insiste. Elle ne veut pas lui dire. C'est comme ça, les choses sont ainsi. Willa a déjà beaucoup trop souffert en partageant ces détails sur elle, en s'ouvrant un peu plus aux autres. Elle a vraiment rien contre lui, vraiment. Il a su gérer ses angoisses alors que peu de gens avaient réussi à le faire auparavant. Pas de problème. Elle sait qu'il est un minimum safe, même si bon sang, il faut toujours qu'il se ramène quand elle veut voir personne. Ça, c'est vraiment agaçant, à force. Ils étaient partis sur de très mauvaises bases, les choses avaient changé mais ça ne l'empêchait pas de ne pas lui faire entièrement confiance pour le moment. Encore moins quand elle le voit dans cet état. Il n'est même pas lui-même, mais il insiste beaucoup trop à son goût, beaucoup trop pour qu'elle puisse supporter ça encore très longtemps. Les portraits parlent, encore et encore, ignorant les deux étudiants qui ont gueulé quelques minutes plutôt pour qu'ils la ferment. Elle a du mal à les comprendre, tant ils parlent tous en même temps, tant ils sont bruyants. Horriblement bruyants. Entre eux et Flynn, elle ne sait plus où donner de la tête. Trop de choses. Trop d'éléments. Elle sait juste ce qu'elle ne veut pas. Pourtant, tout serait plus simple si elle accepte. Il lirait, se ferait un avis et peut-être même qu'il comprendrait. Au fond, c'est une idée qui la séduirait presque, si elle n'avait pas si peur de l'après. Elle a toujours eu peur de l'après, surtout quand elle ne connait pas bien les gens. Alors, le mieux, c'est éviter de parler et de raconter sa vie, surtout les éventuels détails sur son adoption, bien qu'ils soient tellement moindres à ses espérances. Est-ce encore trop tard pour rechercher des informations ? Sûrement. De toute façon, il y a bien longtemps qu'elle a abandonné l'idée de retrouver quoi que ce soit ou qui que ce soit.

Flynn n'a aucune idée de ce qui peut bien être si bien caché derrière son dos. Pourtant, le bras tendu, il s'attend sûrement à ce qu'elle lui donne ce foutu bout de parchemin qu'elle trimbale depuis tant de temps. Elle a refusé, elle ne reviendra pas en arrière. Elle est bornée, Willa, mais là, c'est plus que légitime à ses yeux. C'est important. Ça compte. Peut-être aurait-il fallu qu'elle soit plus explicite, qu'elle lui dise que ça lui tenait beaucoup trop à coeur pour qu'elle en parle ? Sans doute, oui. Elle sent qu'il la touche, et frissonne. Il fait appui sur le mur et tente de lui retirer le parchemin froissé dans sa main. « Arrête, Flynn. » Elle a un peu haussé le ton, si c'est possible avec elle. Elle ne s'attendait pas, en l'entendant un poil gémir, qu'il allait finir sur elle. Elle réprime un cri tant elle est étonnée. Il va trop loin, bon sang. Elle tente de l'en empêcher du mieux qu'elle peut, sa force se limitant à très peu de choses. Willa s'attend à qu'il se relève, mais non, il continue sa lancée. Elle sent qu'elle lâche prise et ne peut retenir un gros soupire quand il attrape enfin ce qu'il attend depuis le début. Elle serre les dents, mitigée entre la colère et l'envie dingue de pleurer. Personne n'a jamais forcé ainsi les choses, surtout pour un foutu morceau de parchemin, et là, elle a envie de gueuler. La Suédoise entend les murmures des portraits, et elle se laisserait bien tenter par un nouveau "vos gueules" bien fort. Quand il l'a enfin entre les mains, il reste collé à elle, et bon sang, qu'elle aimerait qu'il vire là, tout de suite, histoire qu'elle puisse respirer ne serait-ce que deux secondes. Elle le fixe entrain de lire, les yeux brillants tellement elle panique, au fond. Ce n'est plus vraiment de la colère, celle qu'elle avait pu ressentir en voyant le bout de parchemin entre ses doigts. Là, c'est un peu le contre-coup de la situation. Quand elle l'a fait lire à Kamen, c'était volontairement. Flynn, lui, est entrain de la lire grâce à la force de sa curiosité. Bon sang. Il semble de moins en moins enjoué au fil de sa lecture. Willa, elle, tourne le regard, avant de le fixer de nouveau quand il glisse le parchemin tout juste pris dans le creux de sa main. « Pardon. » Il la regarde, elle sent qu'il est sincère, mais elle ne peut s'empêcher de durcir le regard, ne serait-ce que quelques secondes. Cette proximité entre eux est toujours là. « Je... Pardon. » Elle baisse le regard, plongé vers le sol. Putain, encore une personne qui sait la vérité, qui sait l'une des raisons de pourquoi elle se comporte comme ça, pourquoi elle a souvent besoin de rester seule avec cette foutue lettre qui a déjà pris beaucoup de son temps. « Est-ce que tu as appris ce que tu voulais savoir ? » Sa voix est calme, bien que l'on y sent une pointe de tristesse. Flynn a beau l'avoir vue dans l'un de ses (nombreux) moments de faiblesse, là, c'était autre chose. Là, ça l'a touche vraiment. Elle pose le parchemin au sol, près d'elle. Les portraits n'hésitent surtout pas à faire quelques commentaires qu'elle balaye d'un revers de la main, agacée par leurs remarques déplacées. « Tu fais parti de cette courte liste de personnes qui savent. Félicitations. » Elle soupire. Peut-être qu'elle en fait trop avec cette foutue lettre. Elle a toujours eu le sentiment de devoir garder cette lettre près d'elle, pour se prouver quelque chose. Elle ne sait pas quoi, Willa. Ça ne lui a jamais rien apporté de bon. Alors, s'éloignant autant qu'elle le peut de Flynn, elle se braque complètement, tournant le dos, perdue entre les larmes qui menacent de couler et cette envie dingue de tout casser pour enfin, lâcher prise.
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Il sait bien qu'il a fait une connerie. Une grosse. Et en même temps, il a du mal à tout comprendre. Il a un peu de mal à relier les points dans sa tête. Il sait juste que ça ne va pas. Un instant, elle le fusillerait presque du regard et il déglutit, une pointe d'anxiété au creux du ventre. Celui d'après, elle fixe le sol, et cette pointe se transforme en boule. C'est clair et net, c'est de la culpabilité. Est-ce que tu as appris ce que tu voulais savoir ? Non. Non. Non, il n'a pas appris ce qu'il voulait savoir. Il ne sait même pas ce qu'il voulait. Il sait juste qu'il en sait trop, pour quelqu'un qu'elle n'a pas laissé à l'intérieur de sa tête. Qu'il est allé trop loin. Qu'il s'est immiscé malgré un refus. Plus il y pense, pire c'est, et son état le rend beaucoup plus sensible aux changements d'émotions, laissant le tout gagner en puissance. Quelque chose cloche. Lui qui a l'habitude de sentir son sang chauffer quand quelque chose le contrarie, il ne comprend pas son ton. Il ne comprend pas le son de sa voix. Du calme, de la tristesse. Il l'a vue énervée. Il l'a vue paniquée. Ça, c'est nouveau. Et en même temps, tout est toujours nouveau, il ne la connait pas. A croire qu'à chaque nouvelle rencontre, il la pousse à lui faire découvrir une nouvelle facette d'elle. Généralement de la plus mauvaise façon. Idiot. Tu fais parti de cette courte liste de personnes qui savent. Félicitations. Ses tripes se serrent, sa gorge aussi. Il n'y a toujours pas de venin dans ses mots. Pas une goutte. Quelque part, il préférerait qu'il y en ait. Qu'elle se fâche. Qu'elle ne semble pas abattue, comme maintenant. Willa... Elle finit par s'éloigner de lui, qui se rattrape comme il peut avant de voir le sol d'un peu plus près au risque de s'y éclater le menton. Elle semble se faire plus petite, plus tassée, là, par terre à côté de lui, dos à lui. Il fixe sa nuque pendant un moment, ses épaules. Sa bouche entrouverte, il cherche quoi dire, mais il n'arrive pas. Il n'arrive pas à faire tourner sa tête comme il le faut pour rattraper ses conneries. Il n'arrive pas à savoir quels mots sont les bons.

Le Gryffondor finit par se rapprocher encore alors que tout le langage corporel de la jeune femme lui fait comprendre qu'elle préfère être seule. Il ne peut pas. Les signaux sont clairs, mais il ne peut pas la laisser seule après ça. Pas pour ce qu'il a lu, mais pour l'état dans lequel il l'a mise. Idiot. Ses bras viennent entourer ses épaules frêles, la sienne le relançant mais ne le poussant pas à interrompre son geste. Son visage vient se poser contre ses cheveux et il ferme les yeux. Qu'est-ce qu'il fait, bon sang ?! Willa... Je suis désolé. J'aurais pas dû. Il fait de son mieux pour ne pas trop serrer sa prise. Je suis désolé. Désolé. Vraiment. Il les entend, dans le fond. Il les entend discuter, commenter. Il vient poser son visage contre le cou de la Serpentard, murmurant un instant contre sa peau. Vos gueules, bon sang. Vos gueules. Ils ne l'entendent pas, mais il répète les mots deux, trois fois avant de relever la tête. Pourquoi tu fais ça ? Pourquoi tu terres dans un coin avec ça ? C'était ça aussi la dernière fois, pas vrai ? Cette lettre ? Les mots roulent sur sa langue, s'accrochent un peu, mais il fait de son mieux pour suivre ses phrases. L'idée qu'un bout de papier comme ça, ça la mette dans ces états, ça la pousse à rester dans son coin, le parchemin comme greffé à la main, ça ne lui plait pas. Il n'a pas son mot à dire, pas une seule minute, mais ça lui échappe complètement. Il a de la peine dans la voix. Il se mêle encore de ce qui ne le concerne pas. Tu devrais pas... Devrais pas la laisser te faire ça. Flynn fronce les sourcils. Ça se complique, dans sa cervelle. Il parle de la lettre. Il croit. Peut-être ? C'est le silence, un temps qui lui parait long. Puis, tout se coupe, et c'est sans réfléchir qu'il finit par parler. A l'instinct, uniquement. Les choses comme elles lui viennent. Tu devrais la brûler. Viens, on va la brûler. Comme ça, tu resteras plus... Dans ton coin, avec ça. C'est une solution. Peut-être pas la plus judicieuse, mais tout de même. Parce qu'une fois brûlé, ce parchemin ne lui donnerait pas l'envie de rester seule, comme ça, à accueillir chaque arrivant comme un lapin devant des phares. Ça semble logique.

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Willa Lundgren
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« L'espérance serait la plus grande des forces humaines si le désespoir n'existait pas. » - V. Hugo
Elle ne sait plus quoi penser, Willa. Il y a enfin, enfin quelqu'un d'autre que Kamen qui sait. Enfin, parce qu'au fond, enfoui sous ces airs de tristesse, elle sait qu'il faut qu'elle en parle. Il faut qu'elle extériorise d'une autre manière qu'en restant enfermée dans ses pensées, qu'en restant fixée sur ce fait qu'elle ne peut plus nier : elle est adoptée. Longtemps, elle a pensé qu'elle était juste née dans la mauvaise famille, par malchance ou autre. Âgée d'à peine deux ans lors de son adoption, elle n'a rien à part cette foutue lettre. Pas une brindille de souvenirs, sauf quelques traits d'un visage, quelques détails. Rien d'exploitable, rien qui puisse l'aider dans d'éventuelles recherches. Jamais ils n'ont évoqué quoi que ce soit, jamais ils n'ont évoqué l'adoption, ils n'ont jamais évoqué la lettre, ils n'ont rien dit. Muets, se comportant comme s'ils n'avaient jamais adopté leur fille, comme si ce n'était qu'un détail insignifiant, sans importance. Il a fallu qu'elle trouve, il a fallu que dans un élan de curiosité, elle trouve cette foutue lettre, et qu'elle apprenne tout sur le tas. Pourtant, elle n'a rien dit. La Serpentard n'en a parlé à personne, se braquant, s'isolant le plus possible. Elle n'a aucune idée de qui elle est réellement. Elle n'a aucune idée de qui elle tient ces cheveux blonds, elle n'a aucune idée de qui elle a récupéré ces yeux bleus lagon. C'est cette ignorance qui la rend malade, au final. En fin de compte, le fait que Flynn lui a imposé son envie de lire cette lettre, l'a contrainte à ouvrir une part d'elle-même, lui a permis, d'une certaine manière, de prendre conscience des choses. Willa est devenue dépendante. Elle est devenue dépendante d'un morceau de parchemin, froissé tellement de fois qu'elle avait souvent été obligée de le remettre en état, usant sa baguette. Recroquevillée de son plein gré, éloignée du Gryffondor, elle doit se faire violence pour ne pas brailler de nouveau, pour trouver une victime autre que Flynn dans ces couloirs. Elle se redresse soudainement quand elle sent des bras l'enlacer. « Willa... Je suis désolé. J'aurais pas dû. Je suis désolé. Désolé. Vraiment. » Crispée par son geste, la Suédoise est plus qu'étonnée, elle est mal à l'aise. Elle a du mal à supporter qu'on pose les mains sur elle, qu'on l'enlace, qu'on lui montre de l'affection. Elle a du mal à s'ouvrir aux autres. Ses muscles sont tendus. Les portraits continuent leurs remarques, leurs murmures insupportables. Flynn pose son visage contre son cou, et elle a du mal à ne pas avoir envie de déguerpir, involontairement. « Vos gueules, bon sang. Vos gueules. » Elle ne dit rien, mais au fond, elle approuve. Au fond, elle voudrait que tout le monde se taise, que les portraits ferment leurs gueules et qu'elle arrive enfin à poser des mots sur ce qu'elle peut ressentir là, tout de suite. Elle est perdue, Willa.

La blonde ne se dégage pas de l'étreinte de Flynn. Sans doute l'aurait-elle fait en temps normal, mais là elle n'en a pas le courage. Elle se laisse faire, parce que de toute façon, elle a bien compris qu'elle ne fait pas le poids face à lui. Il relève la tête, et Willa se crispe un peu plus. « Pourquoi tu fais ça ? Pourquoi tu terres dans un coin avec ça ? C'était ça aussi la dernière fois, pas vrai ? Cette lettre ? » La Serpentard soupire. Jamais on ne lui a posé ce genre de questions. Est-ce qu'elle a de réelles réponses ? Elle l'ignore. Cela dure depuis tellement de temps, depuis qu'elle a découvert ce passé. Non pas qu'elle n'est pas solitaire d'origine - elle a été élevée comme ça -, mais jamais elle se s'était ainsi isolée comme elle le fait maintenant. Souvent, elle en ressent le besoin, mais c'est pas dit que ce soit bénéfique pour elle, au final. « Tu devrais pas... Devrais pas la laisser te faire ça. » Détachant son regard du sol, Willa regarde les bras de Flynn autour d'elle. Elle laisse passer beaucoup de choses, quand même. Avec cette lettre, elle s'est laissée emportée par ses sentiments, par ses questions. Par sa tristesse, oui. Elle n'en voit pas le bout. Elle n'est même pas lassée. Elle est juste... vide. « Tu devrais la brûler. Viens, on va la brûler. Comme ça, tu resteras plus... Dans ton coin, avec ça. » La Serpentard se redresse, choquée par les mots, choquée par la proposition. Brûler la lettre... Non. Non, elle ne peut pas. C'est tout ce qu'elle a. C'est tout ce qui l'a rattache à ses origines, à cette famille qu'elle ne connait pas. Alors, doucement, lentement, elle tente de retirer de l'emprise de Flynn. « Non... Non, on ne peut pas la brûler... » Sa voix est un peu tremblante. « Est-ce que tu as conscience de ce que cela signifie pour moi ? Je ne peux pas. » Cette lettre, c'est son objet le plus précieux. En dehors des jours où elle a oublié de l'emmener, le bout de parchemin a toujours été dans les poches de sa robe, de son jean, n'importe où. Avec elle. S'en débarrasser lui est impensable. Elle regarde autour d'elle, fixe le mur, attrape l'un des bras de Flynn pour essayer de le bouger, toujours sans aucune violence. « Puis, si cette lettre n'était que l'unique cause de mon état actuel... Non.. La brûler, c'est impossible. » Elle lâche un soupire. La Suédoise sent les larmes inonder ses yeux. Elle ignore pourquoi elle lui a balancé ça. Elle attrape le parchemin près d'elle, le froisse entre la paume de sa main, avec une force qu'elle ne possède pas. Cela ne lui vient pas à l'esprit qu'elle en a peut-être besoin. Cela ne lui vient pas à l'esprit deux secondes que bordel, elle a le droit de parler. Elle ne parle pas, Willa, jamais. Elle reste muette jusqu'au bout, jusqu'à la fin. Pendant des jours, des mois, des années s'il le faut, laissant se tasser en elle toutes ses pensées, tous ses problèmes. Tout. Muette comme une tombe.
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Il la sent qui tente de le détacher d'elle, et il est partagé entre l'envie de resserrer ses bras et celle de la laisser seule, comme elle le souhaiterait. Il n'arrive pas à se décider. Non... Non, on ne peut pas la brûler... Flynn n'imaginait pas qu'une proposition aussi simple que celle de brûler le parchemin la mettrait dans cet état, à en faire trembler sa voix. Bien sûr, il a compris ce qu'il y a dessus. Il comprend qu'elle est importante. Et peut-être que ça devrait suffire, à ses yeux, mais tout ce qu'il voit, c'est cette manière qu'elle a de se tenir quand elle l'a entre les doigts, cette façon de se tourner quand le sujet est abordé. Et ça, ça justifie qu'ils s'en débarrassent. Qu'elle s'en débarrasse. Est-ce que tu as conscience de ce que cela signifie pour moi ? Je ne peux pas. Non, il est sûrement loin de se douter de ce que ça représente exactement pour elle. Il lui manque trop d'informations, pour ça, mais il ne peux pas aller les demander, il a déjà trop poussé. Il ne peut pas non plus lui dire à voix haute qu'il n'en a pas la moindre idée. Alors il garde le silence, parce qu'il ne sait pas ce qu'il est censé dire. Il a envie d'insister, de lui dire que ça lui ferait peut-être du bien, tout de même. Mais il ne le fait pas. Elle vient attraper son avant-bras et il comprend bien qu'elle tente de le retirer, mais son geste à lui ne suit pas, ne vient pas. Il reste immobile, l'écoutant, se concentrant sur sa respiration frémissante. Elle ne force pas, n'insiste pas réellement. Puis, si cette lettre n'était que l'unique cause de mon état actuel... Non.. La brûler, c'est impossible. Ses yeux se posent sur cette main pâle qui chiffonne le parchemin dans un bruit de papier froissé, et même les portraits finissent par tomber silencieux, comme s'ils réalisaient que quelque chose se passe. L'espace d'une minute, peut-être deux, plus personne ne dit le moindre mot.

La brûler est impossible. Ce n'est pas une bonne manière de se séparer de la chose. Vraiment ? Alors il va trouver une autre solution. Une nouvelle fois, il vient récupérer la lettre dans la main de Willa, sans la moindre hésitation, mais sans la brusquer non plus, son autre bras toujours autour d'elle. Une fois la boule de papier entre les doigts, il fait un bref geste du bras pour l'envoyer voler un peu plus loin dans le couloir, pas assez pour la perdre de vue, mais suffisamment pour qu'il faille se lever pour la récupérer. J'irai la chercher après, je te le promets. Il est rapide à la prévenir, préférant tenter de couper court à toute plainte qui pourrait lui échapper. Reste un instant sans elle. Sans l'avoir avec toi. Sans la sentir entre tes doigts. D'accord ? L'Anglais ne sait pas exactement où il va avec tout ça, ce qu'il est censé faire ensuite, quel est le but final. Il veut juste... Juste la voir loin de cette saleté qui la met mal. Parle-moi. Il finit par retirer son bras, se contentant de laisser simplement sa main sur son épaule, puis serrant doucement les doigts contre sa peau, un bref instant. Il souffle un peu, discrètement, quand sa propre épaule cesse de tirer. Parle-moi, Willa. Lâche-toi. Défoule-toi. Peu importe le sujet. Garde pas tout ça dans ta tête. Il voudrait qu'elle se retourne, pour pouvoir observer son regard, ses expressions. Il pense avoir la force de se trainer jusque devant elle, mais n'arrive pas à pousser son corps à le faire, comme si, une fois sa tête concentrée sur quelque chose, ses muscles ne répondaient que de manière limitée. Comme si ses mots avaient déclenché quelque chose, voilà que les portraits reprennent leurs murmures, discrets, tout d'abord. Il sait que ça ne durera pas, qu'ils vont se remettre à parler à voix haute d'une minute à l'autre. Ce n'est qu'une question de temps, ils ne peuvent pas s'en empêcher. Piètre endroit pour échanger. Je vais finir par les brûler, eux aussi. On sera tranquilles. Il a lancé l'idée comme ça, sans vraiment y penser, mais plus les secondes passent et plus elle le séduit, le laissant se demander si ce serait effectivement une chose possible sans que le directeur ne lui tombe dessus, ou sans mettre le feu au reste du bâtiment. Il se le demande, mais son cerveau ne va pas jusqu'à lui fournir ne serait-ce qu'un début de réponse.

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Willa Lundgren
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Flynn & Willa

« L'espérance serait la plus grande des forces humaines si le désespoir n'existait pas. » - V. Hugo
Muette. On lui a toujours appris à garder ses sentiments pour elle, à se taire et à enfouir la moindre pensée, la moindre douleur et le moindre problème. Alors, elle ne parle pas, elle ne dit rien, elle encaisse et elle laisse le temps passer. Mais est-ce qu'il passe vraiment, ce temps ? Est-ce qu'elle n'espère pas, en vain, que ce temps guérit toutes ses blessures ? A force, Willa va finir par le penser. Sans doute fait-elle une erreur à continuer de vivre ainsi. Sans doute fait-elle une erreur en refusant catégoriquement de brûler cette lettre. Jamais cela lui est passé par l'esprit, jamais elle ne s'est dit qu'il fallait qu'elle s'en débarrasse. Au fond, ce n'est pas la lettre le réel problème, si ? C'est elle, le problème. Elle le sait, elle le ressent. Ce simple bout de parchemin est, selon elle, la seule chose qui l'a retient de s'isoler pour de bon. En la lisant, elle s'imagine ce qu'elle a pu rater, dans le passé, ce qu'elle rate dans le présent et ce qu'elle ratera dans le futur. Elle en souffre, Willa, mais elle ne sait pas contrôler ses pensées, elle ne sait pas dire stop, même pour sa propre santé mentale, et parfois, physique. Oui, le temps fait des ravages. C'est sans doute dur de comprendre quand on ne le vit pas. Est-ce qu'elle a l'air complètement timbrée aux yeux de Flynn ? Parce qu'elle a cette impression oui, d'être timbrée. Si elle n'était pas si désemparée face à la situation, elle aurait trouvé cette force pour se dégager un minimum de l'emprise du Gryffondor, elle serait partie ailleurs, loin. Elle est mal à l'aise, toujours crispée. Brûler la lettre... Les mots de Flynn se répètent, comme la pire des fatalités à ses yeux. Se séparer de ce parchemin lui semble impossible, insurmontable. Comme la perte de tout ce qu'elle possède. De piètres souvenirs, de piètres mots. Rien. Elle ne possède rien. Quand Flynn attrape le boule de papier dans sa main, elle n'a pas le temps de l'en empêcher, elle n'a pas le temps de lui hurler que non, il ne faut pas lui prendre. Elle panique un peu, prise au dépourvu, le bras de Flynn toujours autour d'elle, tremblante. « J'irai la chercher après, je te le promets. » Willa sent les larmes monter un peu plus, son regard plongé vers le bout du couloir, où repose le bout de parchemin froissé en boule. « Reste un instant sans elle. Sans l'avoir avec toi. Sans la sentir entre tes doigts. D'accord ? » La Serpentard ne répond pas, refusant de lâcher son regard de la lettre au loin, trop loin d'elle, comme si elle risquait de s'enfuir ou d'être prise par quelqu'un. A part les portraits et les deux étudiants, il n'y a personne. Paralysée par la peur et l'angoisse, elle ne bouge pas. « Parle-moi. » Presque avachie, elle se redresse. Willa était loin de s'attendre à une telle proposition. Parler. Est-ce qu'elle sait vraiment le faire ? Parler d'elle. Parler de ce qu'elle peut ressentir. Elle en avait parlé oui, mais pas à un élève, même pas à Kamen. Jamais elle n'a évoqué ces cauchemars, jamais elle n'a évoqué cette phobie qui lui prend aux tripes quand elle s'y attend pas. Flynn retire son bras, la voilà libre, presque libre, la main de Flynn sur son épaule. Elle ne bouge pas. « Parle-moi, Willa. Lâche-toi. Défoule-toi. Peu importe le sujet. Garde pas tout ça dans ta tête. » Les larmes aux bords de ses yeux frayent désormais leur chemin sur ses joues. Trop de pression, trop de pensées, trop de choses. Elle se refuse à parler parce qu'on l'a toujours invitée à se taire, parce que parler, c'est un signe de faiblesse. Sous ses airs froids et solitaires, Willa possède une sensibilité qu'elle a appris à masquer depuis bien longtemps.  

Sans un bruit, en dehors de sa respiration haletante, la Suédoise fixe les portraits. Ils parlent, ils murmurent, elle ne les entend plus, mais elle les déteste. C'est la dernière fois qu'elle vient ici, elle se le promet. Ils savent beaucoup, beaucoup trop de choses. Elle lance un regard vers la lettre au loin, les larmes déferlent de nouveau. Willa ne se supporte pas, comme ça, quand elle montre son vrai visage, malgré elle, même si au fond elle ne le veut pas. « Je vais finir par les brûler, eux aussi. On sera tranquilles. » Elle soupire, dans un sanglot, puis repense à l'idée de Flynn. Elle a peur. Elle a peur de franchir ce cap, qu'elle redoute. C'est tout bête, mais elle a cette impression qu'elle vivra un second abandon en ne pouvant plus avoir cette lettre entre ses doigts. Dos au Gryffondor, la Serpentard se retourne, les larmes coulant toujours. Elle les essuie en passant ses mains sur ses joues, alors que d'autres déferlent. « Je ne sais pas. » Elle ignore pourquoi elle lui balance ça. « Je ne sais pas comment faire pour parler, on m'a jamais appris. » Les yeux rougis, elle tente de gérer ce tremblement dans sa voix. « Il y a trop de choses, trop de choses pour que je puisse en parler là, tout de suite. » Les larmes repartent, elle engouffre son visage entre ses mains. « Tu dois me trouver complètement folle. Je le suis sans doute. » Sa voix est à peine audible entre ses mains. Elle craque complètement, se laissant aller pour la première fois depuis longtemps. Les portraits haussent le ton, certains hurlent qu'il faut se taire. Il se passe vraiment trop de choses dans cette partie là du château.
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Flynn L. North
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Elle finit par se tourner vers lui et à l'instant même où il remarque ces larmes qui coulent sur sa peau pâle, son torse se serre un peu plus. Il la sentait, l'entendait tremblante, mais ne se doutait pas qu'elle pouvait être en train de pleurer. C'est récent, suffisamment pour que son visage, son nez, ne soient pas encore rougis, mais ce genre de détail lui échappe et pour ce qu'il sait, pour ce qu'il comprend sur l'instant, elle pourrait bien être dans cet état depuis le moment où elle lui a tourné le dos. Elle a beau les essuyer, elles se font de plus en plus nombreuses, laissant une trace humide de leur passage sur ses joues, roulant jusqu'à son menton. Je ne sais pas. Je ne sais pas comment faire pour parler, on m'a jamais appris. D'une certaine façon, il peut comprendre. Il est de ceux qu'on a éduqué pour qu'ils gardent leurs émotions dissimulées dans la majeure partie des situations, de ceux qui sont censés garder tout ça pour eux, pour chez eux. Mais lui, il n'y peut rien, quand il se laisse aller. Il n'y peut rien, quand il est avec certaines personnes comme Maddox, ou quand il ressent certaines émotions comme une colère aveugle. Il n'arrive pas à les garder. Willa, ça doit encore être autre chose. Quelque chose qui fait qu'elle n'a pas les mots parce que personne ne les lui a jamais appris. Personne n'a écouté. Il y a trop de choses, trop de choses pour que je puisse en parler là, tout de suite. Depuis combien de temps est-ce qu'elle garde tout ça pour elle, comme ça ? En tentant d'enfouir le tout pour que jamais ça ne puisse sortir ? Trop de choses. Elle pleure de plus belle, tente de dissimuler le tout derrière ses mains frêles, étouffant au passage sa voix qu'il peine à entendre, sa phrase qu'il peine à comprendre. Tu dois me trouver complètement folle. Je le suis sans doute. Il s'apprête à ouvrir la bouche pour lui répondre mais son agacement prend le dessus. Obscuro. Le sortilège s'échappe de sa baguette sans peine cette fois, allant toucher l'un des habitants des portraits qui semblent chercher à savoir lequel pourra se plaindre le plus fort. L'effet est immédiat, la cible redoublant de cris non pas de douleur mais de contrariété alors que les autres détalent à une vitesse folle, peu tentés de savoir lequel sera le prochain. Flynn sait que ça ne lui fera pas gagner énormément de temps, mais il prend le peu de minutes que ça peut leur offrir sans être épiés, commentés, agacés. Il lâche sa baguette à côté de sa jambe, en espérant qu'il ne l'oubliera pas en repartant.

Je pense pas que tu sois folle. Je te trouve pas folle, en tout cas. Folle pour quoi ? Pour se mettre à pleurer quand un sujet sensible est abordé ? Pour s'accrocher comme elle peut à quelque chose qui semble lui faire du mal ? Il a beau ne pas nécessairement tout comprendre, la folie n'est tout de même pas, à ses yeux, un trait qui la caractérise. Il n'arrive pas à se retenir, passant de nouveau ses bras autour d'elle, avec toutefois un peu plus d'hésitation qu'auparavant. Il ne veut pas la retenir, l'empêcher de bouger. Il veut simplement l'aider et ne sait pas comment. Ne sait pas comment faciliter ce premier pas, celui qui lui permettra de se lâcher pour de bon. Tu te débrouilles bien. Ton corps parle, déjà. C'est un bon début. Il sait que ça ne doit pas vouloir dire grand-chose, mais il dit ce qui lui vient par la tête, comme ça lui vient. Qu'elle se permette des larmes, comme ça, c'est déjà quelque chose. C'est toujours mieux qu'une façade inébranlable, qu'un silence stoïque. Il défait sa prise, s'écarte un peu, pas trop, à moins d'une longueur de bras, et vient passer ses doigts autour de son poignet pour doucement retirer l'une de ses mains de son visage, pour tenter d'accrocher son regard. Tu peux continuer de pleurer. Si c'est ce que tu ressens, si c'est comme ça que tu te sens, alors vas-y. C'est déjà ça de pris. Ou tu peux... Je sais pas... Le regard du Rouge et Or se porte sur cette lettre froissée, roulée en boule abandonnée un peu plus loin. Depuis combien de temps tu l'as, cette lettre ? Il cherche ses mots, ceux qui pourraient lui délier la langue, mais toutes les questions, plus indiscrètes les unes que les autres, se ruent dans sa tête. Il faut qu'il fasse attention, qu'il redouble d'effort. T'es pas... Pas obligée de tout dire de suite. Si t'as besoin, si ça te vient, tu viens me trouver, d'accord ? Je suis dans le coin, Willa. Il est sûr, absolument certain qu'elle ne viendra pas le voir pour discuter de tout ça par la suite. Ça ne l'empêche pas d'essayer.

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Willa Lundgren
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Flynn & Willa

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Elle a pété les plombs, elle a craqué. Elle a vraiment beaucoup de mal à se voir comme ça, Willa. Seule, c'est différent. Là, il y a Flynn. Il y a ces foutus portraits qui n'arrêtent pas de jacasser, insupportables, invivables. Les larmes qui coulent sur ses joues sont celles qui n'ont pas été versées en temps voulu, celles qu'elle a enfoui, comme l'idiote qu'elle est. Elle s'en veut. Elle s'en veut d'en arriver là, devant Flynn. Elle ne peut s'empêcher de se sentir encore plus mal, à penser à l'image qu'elle peut renvoyer à ce moment même. Elle pourrait ne pas faire attention, elle pourrait, mais elle y accorde une importance, au final. Autant vis à vis de son comportement de base, elle s'en fiche, mais en étant dans cet état, cela lui importe. « Obscuro. » Willa entend les portraits d'agiter, il y en a un qui crie. Enfin. Est-ce qu'ils vont avoir un peu de silence, au final ? Est-ce qu'ils vont réussir à s'entendre, sans être dérangés, sans être écoutés ? Peut-être, finalement. Dieu merci, la Suédoise ne porte jamais de maquillage, du coup, son visage caché derrière ses mains ressemble encore à quelque chose, en dehors de ses yeux et de son nez rougis. « Je pense pas que tu sois folle. Je te trouve pas folle, en tout cas. » Elle ne peut s'empêcher de pleurer un peu plus, même si au fond, cela la rassure un peu. Willa ne sait pas pourquoi elle a une telle vision d'elle-même, elle ne sait pas pourquoi elle ne peut supporter chaque moment de faiblesse. Sûrement, parce qu'au final, elle détruit sa carapace, celle qu'elle avait crée pour se protéger un minimum des autres. Des autres, ou d'elle-même ? Elle s'était dit qu'en étant plus dure avec ceux qui l'entoure, personne ne viendrait nicher dans ses affaires. Elle s'était dit qu'en se comportant de manière nonchalante face aux relations sociales, elle allait être libre. La liberté. Poudlard a longtemps été synonyme de liberté, jusqu'à ce qu'elle trouve cette lettre, quand elle avait seize ans. Dès lors, la liberté s'est transformée en prison. Elle s'est perdue, lettre à la main. Au fil du temps, elle n'a même plus pris la peine de la ranger dans son dortoir, et c'est là qu'elle a commencé à l'avoir toujours avec elle. Toujours, comme menottée à elle.

Quand Flynn l'enlace de nouveau, elle ne bouge pas. Elle ne bouge pas, parce qu'en fin de compte, elle a besoin d'un minimum d'affection. Parce qu'en fin de compte, elle se rend compte qu'elle ne pourra pas continuer de rejeter ainsi les gens qui veulent l'aider. La Serpentard n'est pas habituée à ce genre de choses, à ces gestes d'affection. Cela ne vient pas naturellement chez elle, elle est gênée, trop facilement. C'est rare qu'elle fasse le premier pas, affreusement rare. « Tu te débrouilles bien. Ton corps parle, déjà. C'est un bon début. » Elle ne pense pas bien se débrouiller. En vérité, elle se sent affreusement mal d'être comme ça, elle a l'impression d'être faible. C'est un sentiment avec lequel elle a du mal, avec lequel elle arrive à se voir en ratée. Une ratée. On voit une Willa confiante, on voit une Willa forte et brave, mais en réalité, c'est tout le contraire. Ce n'est qu'une image. Quand Flynn relâche son étreinte, elle se sent déjà mieux, au fond, même si les larmes sont toujours là, même si ses mains cachent toujours son visage. Le Gryffondor vient attraper son poignet, libérant la jeune femme du noir devant ses yeux. Elle garde la tête légèrement baissée, se concentrant sur le sol où certaines larmes ont trouvé leur chemin. « Tu peux continuer de pleurer. Si c'est ce que tu ressens, si c'est comme ça que tu te sens, alors vas-y. C'est déjà ça de pris. Ou tu peux... Je sais pas.. » Il semble bouger. « Depuis combien de temps tu l'as, cette lettre ? » La Suédoise soupire. Elle a pris connaissance de cette lettre bien trop tard, bien trop tard pour s'en remettre. « T'es pas... Pas obligée de tout dire de suite. Si t'as besoin, si ça te vient, tu viens me trouver, d'accord ? Je suis dans le coin, Willa. » Willa ignore ce qu'il le motive à lui proposer son aide, à presque lui proposer son épaule pour pleurer. Quand elle pense à la réaction de Flynn pendant leur escapade dans les couloirs, elle se dit que peut-être, il veut simplement l'aider, qu'il n'y a pas de mauvaises volontés derrière. Elle se redresse, lève la tête vers lui, tout en essuyant ses larmes. « Ça fait bien quelques années déjà... Deux, trois... Quelque chose comme ça. De base, je n'étais même pas censée connaître son existence. » Sa voix est encore un peu tremblante, un peu étouffée par les larmes qui ont beaucoup coulé. « Je n'arrive pas à m'en séparer. » Au moins, elle avouait qu'il y a un problème, qu'elle a un problème. Elle s'étire, puis en s'éloignant de Flynn, se lève. Elle se dirige doucement vers la lettre froissée, la met dans sa poche, puis revient vers le Gryffondor. Elle reste debout. « Un jour, peut-être, j'arriverai à avancer, avec un peu d'aide. » C'est presque une invitation, même si en disant ces mots, Willa ne se rend pas forcément compte de leur portée. Elle a enfin compris que seule, elle n'y arrivera pas. Elle ne dira rien, mais elle apprécie énormément ce que Flynn vient de faire pour elle. Elle souffle un peu, tente de se calmer. Elle regarde les portraits, qui chuchotent à peine. « Au moins, tu as réussi à les faire taire. Merci. » Ce « merci » est un merci global, pour les choses qui ont été dites, mais elle n'ose pas. La Serpentard remercie très peu souvent, mais là, c'est plus que nécessaire. Elle se sentirai mal, sinon. Elle soupire. « Je devrais peut-être y aller... » La jeune femme ne sait pas combien de temps ils sont restés là. Dix minutes ? Une heure ? Elle a perdu le fil, beaucoup, beaucoup trop vite.
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Flynn L. North
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Ça fait bien quelques années déjà... Deux, trois... Quelque chose comme ça. De base, je n'étais même pas censée connaître son existence. Flynn acquiesce, doucement. C'est récent. Ça ressemble à une plaie encore ouverte, quelque chose de sensible, de douloureux. Elle n'était pas censée savoir ? Il a envie de lui demander pourquoi, comment elle a fini par apprendre tout ça. Par obtenir cette lettre. Mais il ne veut rien forcer, il ne veut pas la pousser à dire ce qu'elle ne veut pas dire. Elle s'ouvre à lui, plus que ce à quoi il s'attendait réellement quand il lui a demandé de lui parler. Elle le fait là, maintenant, et c'est déjà énorme. Il ne veut pas tout détruire en étant maladroit et insensible. Je n'arrive pas à m'en séparer. Ça, il l'a bien vu, oui. Il se retient d'ailleurs de justesse de le dire, pinçant les lèvres, son pouce venant frotter ce point sur son poignet où il peut sentir son pouls.

Elle finit par se détacher, s'éloigner, se lever, et il n'ose pas faire le moindre geste pour l'en empêcher malgré l'envie. Il ne sait pas si ce besoin de contact qu'il ressent est pour elle, pour tenter de l'aider, ou pour lui, maladroit, qui ne sait pas comment arranger les choses. La Serpentard finit par aller chercher sa lettre, celle qu'il lui a promis qu'il allait récupérer et l'espace d'un instant, son expression change pour afficher quelque chose de déçu, de blessé, parce qu'il a l'impression qu'elle ne l'a pas cru. Qu'elle ne pense pas réellement qu'il le ferait. Ça disparait de ses traits tout aussi rapidement que c'est apparu, retournant à quelque chose de plus neutre. Un jour, peut-être, j'arriverai à avancer, avec un peu d'aide. De l'aide, il en a à revendre. Peut-être pas toujours, peut-être pas pour tout le monde, mais pour elle, oui. Il le lui a dit, d'ailleurs. Il est dans le coin. Ça n'a pas changé en une poignée de minutes. Au moins, tu as réussi à les faire taire. Merci. Il suit son regard, puis la fixe de nouveau, toujours par terre. Y a pas de quoi. Ils me gonflaient aussi. Je devrais peut-être y aller... Si son premier réflexe est de lui dire non, de lui dire de rester ici, il n'en fait rien et se contente d'un bref coup de tête. Prend soin de toi. Il accompagne ses mots d'un mince sourire, puis la regarde s'éloigner.

Le Gryffondor finit par se laisser glisser le long du mur jusqu'à toucher le sol complètement, un fort soupir s'échappant de ses lèvres. Bien, bilan. Il a déconné. Comme il faut. Dans les grandes largeurs. Il n'aurait jamais dû lui forcer la main. Mais il s'est rattrapé, il a rattrapé le coup, un peu. Il pense. Il l'espère, en tout cas. Il tourne la tête sans grand ménagement, ses yeux venant se poser sur l'endroit où il a jeté la lettre un peu plus tôt. Cette lettre qui n'est plus là. J'avais dit que j'allais la récupérer... C'est une plainte à mi-voix que personne n'est là pour entendre. Pas que ça ait la moindre importance. Il entend les voix qui se font de plus en plus fortes, tatonne un peu, attrape sa baguette entre ses doigts maladroitement. Son geste est vague, mais semble suffire après la deuxième tentative. Finite. Il n'écoute plus. Ne prête plus attention. Ne sait pas s'il est remercié pour avoir pensé à ça ou s'il est insulté pour avoir lancé le sort en premier lieu. Il s'en fout. Son estomac se rappelle à lui et il soupire de nouveau, ayant peine à trouver la force de se relever. Il n'est plus à cinq minutes près dans ce couloir. Et avec les autres qui bavardent, peu de chances qu'il s'endorme. Il va finir par se mettre debout. Un jour.

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