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Sabal de Vandekeybus
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Maison/Métier : professeur d'art à l'école poudlard, tel un prophète dans le désert le voilà à tenter d'apprendre à voir aux plus déterminés des aveugles.
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Pseudo : baba yaga Âge : 21 Parchemins : 354 Gallions : 10 Date d'inscription : 10/02/2017

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Tu redoutes l'instant comme si c'était le plus intense que tu allais jamais vivre. Comme si tu n'avais jamais vécu pire que ça. Tu redoutes ses yeux et la porte de sa demeure. Tu crains son souffle contre toi, les soupirs de dégoût face à ce que tu es aujourd'hui. Tu déglutis, les mains presque moites. Tu sers les poings, tu fermes les yeux et te mords les lèvres. Tu devrais faire demi-tour, Sabal, et maintenant. Rester planté devant une porte en bois en se remémorant toutes les bonnes raisons de fuir ce n'est en rien mature. Tu es trop vieux pour ces conneries. Mais que fais-tu encore ici alors ? C'est qu'au fond tu espères presque qu'il ne t'ouvre pas. Comme ça tu ne te sentiras plus coupable de l'avoir évité toute une année durant. Tu pourras rejeter la faute sur lui, dire que toi tu auras au moins essayé, que la balle est dans son camp...Tu restes figé, face au bois, dos au château, ton passé droit devant et ton présent qui te questionne. As-tu besoin de ça ? De lui ?

Oui. Tu as besoin de toquer à cette porte. Cette entrée, cet accès direct à toute les souffrances que tu apprends à apaiser depuis ton arrivé. Tu lui aurais presque pardonné, à lui, si seulement tu n'avais pas ces mains folles continuant de jouer avec tes nerfs et tes humeurs. Si seulement tu n'avais pas encore tout ces cauchemars venant hanter la moindre parcelle de sommeil. Tes nuits solitaires te détruisent. De celles qui appuient l'isolement d'une âme dans une bâtisse remplie de centaines d'autres. Comment avez-vous bien pu vous éviter aussi longtemps ? C'est presque indécent. Cette constatation fait remonter un relent d’agressivité et tu te sens prêt à toquer, à faire connaître ta présence. T'en as vu d'autre, c'est pas un ancien mangemort qui va te faire peur. T'en as tué, des gens comme ça, des traîtres. Mais lui. Mais Zéphyr...tu n'es pas là pour le tuer. Tu ne tues plus Sabal. C'est fini la guerre. Les rancoeurs du passé se devraient d'être balayés, la paix célébré. Mais la paix n'est pas complète sans lui, tu ne pourras pas être en paix tant que tu ne l'auras pas vu. Tant que tu ne sauras pas. Qu'il te dise exactement ce qu'il a ressenti en refermant la porte de ta cellule. Ce qui a bien pu traverser son âme quand il t'a jeté dans une prison d'où l'on ne ressort pas entier. Zéphyr, qu'est-ce que ça t'a fait de me tuer à petit feu ?

Tu t'imagines lui hurler dessus, le frapper, le mépriser, l'étrangler, le jeter contre un mur et le faire te supplier. Te supplier de redevenir toi-même, de laisser tout ça derrière, de guérir. Mais les guerres dans tes cellules et dans tes bronches, ton cœur, toutes ces batailles ne peuvent trouver de salvation que dans son regard. A voir si c'est de regret ou de pardon dont tu as besoin...Tu l'ignores. Tu ne sauras qu'en frappant. Et tu ne frappes pas. Parce qu'en vérité tu crèves de trouille. Là, suspendu sur une falaise qui s'effrite et qui s'effondre tu ne vois plus rien autour. Tu oublies Poudlard et tu oublies la paix. Tu oublies l'été et la chaleur timide. Là où tu te trouves il fait froid, et tu as peur. Tu crains ces yeux qui auparavant te procuraient tant de bien que tu n'as jamais eu le courage de le dire. Parce que ce n'était pas le moment, parce qu'à la guerre on a pas à s'occuper de ce genre de chose. L'am...l'amour c'est pour la paix...les sentiments c'est pour quand on ne risque pas de mourir tout les deux matins. Et c'est pas pour toi, pas pour vous, pas entre deux hommes qui ont tant de différences. Un pétunia et une fourchette ont plus en commun que toi et Zéphyr. Tu le sais. Tu l'as toujours su. Tu en as eu la confirmation quand tu as croisé son regard avant de sombrer dans une cellule humide et meurtrière. Non. Ce n'était pas pour vous. Et pourtant...pourtant tu ne peux plus reculer.

Tu déglutis, encore. Et cette fois-ci, tu frappes.


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Zephyr Rosenberg
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Une simple journée. Une journée qu'il a pris pour lui, entièrement, pour une fois. Il en a informé le directeur, lui envoyant un hibou - même si il est tout près. De toute façon, il ne le voit jamais, même quand il l'a convoqué, lui et son frère, il n'est pas venu. Alors, tant pis pour lui. Zephÿr ne fera pas d'efforts. Si il reçoit la lettre en retard, hé bien, soit. Il ne peut pas faire autrement. Le garde-chasse a dormi une bonne partie de la journée, puis il l'a passée en ruminant maintes et maintes fois les mêmes choses, inlassablement. Peut-être qu'il va partir. Partir d'ici. De tout. Littéralement, il n'en peut plus. Il ne se sent pas à sa place. Il y a trop de choses qui le poussent à partir. Pourtant, il sait qu'il ne le peut pas. Pas tout de suite. Il doit garder un oeil sur le gosse. Il doit garder un oeil sur Zirwya. Mais il y pense souvent. Mais où ira-t-il ? Il n'a nul part où aller, en dehors de Pré-Au-Lard. Il se voit mal passer sa vie là-bas. Et à faire quoi ? Il n'en sait rien. Seul l'avenir pourra le dire, mais il va devoir y penser très sérieusement pour prendre la meilleure décision, pour lui avant tout. Il a beau avoir retrouvé beaucoup de gens ici, il a du mal à renouer. Énormément de mal. Les retrouvailles, ce n'est pas son truc, vraiment pas. Alors, quand au début de l'année scolaire, il a vu Sabal, il n'a rien dit. Zephÿr a fermé sa bouche, la culpabilité prenant le dessus. Fermer la porte de sa cellule reste un de ces regrets qu'il n'oublie pas. Il l'a toujours pensé mort. C'est toujours plus simple, la mort. Cette mort qui empêche les confrontations, les aveux. Les sentiments. Cette mort, qui efface les souvenirs, qui efface le temps. Le métamorphomage n'a pas eu le choix. Le serment inviolable l'empêchait de l'aider, de le faire sortir d'ici. Il a des remords, beaucoup de remords. C'est trop tard de toute manière. Les choses ont été décidées ainsi, et il n'y peut rien. Il a connu beaucoup de situations comme celle-ci, où sa place au sein de l'Ordre l'empêchait constamment de venir en aide aux gens qu'il connaissait, ou pas, d'ailleurs. Il a vu des gens mourir. Il a vu des gens enfermés à Azkaban, soumis au baiser du Détraqueur. Devenir de vraies loques, vides de tout sentiment, de toute pensée humaine. Une déchirure, à chaque fois. Debout devant sa pensine, il pense à tous ces souvenirs qu'il a pu mettre ici. Les plus horribles, sans doute. Ceux qui l'ont le plus touché. Zephÿr soupire, passant sa main dans ses cheveux qui demeuraient ébènes, ces derniers mois. Il n'est pas vraiment bien, mais il ne montre rien. Il n'en a plus l'envie.

Quand on frappe à la porte, le métamorphomage sursaute. Il aperçoit le soleil qui commence à se coucher, par la fenêtre. Qui peut bien frapper à cette heure-là ? Il l'ignore. Seulement vêtu d'un caleçon, il fonce enfiler un jean et un pull, comme à son habitude. Il est loin de se sentir à l'aise, mais c'est le seul moyen qu'il a de cacher sa marque. Il aimerait vraiment trouver une autre solution. Même si elle n'est plus vraiment très visible, on voit bien qu'elle est là, preuve d'un lourd passé. Tout en enfilant son pull, laissant entrevoir quelques cicatrices du passé sur son torse, il ouvre la porte. Puis, il croise son regard. Sabal. Il ne peut s'empêcher de le regarder de haut en bas, d'un air complètement étonné. Mais qu'est-ce qu'il fout là ? Puis, pourquoi maintenant ? Là ? Tout de suite ? Il prend le temps de remettre son pull, avant de le regarder de nouveau. « Sabal... » Il fait un signe de la tête. Bravo, c'est bien, tu as dit son prénom. En vérité, l ne sait pas quoi dire de plus. Il a l'impression que chaque mot qui va sortir de sa bouche n'est que bêtise. Une erreur. « Tu peux entrer, si tu veux. » Il se retourne vers l'intérieur de la maison, espérant qu'il le suive. Bon sang, qu'est-ce qu'il enchaîne les situations dérangeantes ces derniers temps. Il n'arrive pas à croire que Sabal soit là, devant lui, visiblement de son propre gré. Après ce qu'il a pu faire. Après toutes ces années. Enfin.

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Sabal de Vandekeybus
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Il a ouvert. Voilà. Bien. Et maintenant tu fais quoi, mon con ? Tu le regardes ? C'est peut-être un début. Ça te permet de voir la surprise dans ses yeux. Des yeux qui t'ont fuit pendant des mois, des yeux que tu as hais pendant des mois. Tu vois sa surprise, et quelques regards t'échappent quand tu le vois finir de s'habiller. Bravo Sabal, très mature, très hétéro. Tout ce que tu n'es pas. T'es brisé, pas mature. Quand la vie te fracasse en te balançant contre les murs tu apprends à te rouler sur toi-même et à encaisser, ça te fait pas mûrir. Le monde serait rempli de gens matures, et c'est tout sauf le cas. La preuve, vous êtes deux idiots qui ont préféré fuir la confrontation pendant près d'un an. T'es sensé être un adulte, et là, sur ce palier, face à cet homme qui a fait partie de ton passé, tu n'es plus si sûre de tes intentions de départ. Est-ce que tu veux vraiment cette discussion ? Est-ce que tu veux vraiment le voir ?
Oui...bordel bien sur que oui, mais ça fait mal. Tu t'étais pas imaginé que sa surprise te provoquerait cet élan de douleur. De la déception ? Peut-être. Pourquoi est-il surpris de te voir ainsi devant lui en cette heure avancée de la journée ? Parce que tu l'as évité ? Parce que t'as été aussi con que lui ? Oui, tu l'as été. Et tu t'es convaincu que tu en avais assez. Alors t'es là, face à Zephÿr, avec ton palpitant qui ne sait plus où se foutre et des souvenirs qui se fracassent contre toi sans te demander la permission.

Tu te souviens du gosses, du soir où il l'a ramené. Toi t'étais pas vraiment sensé être là, c'est Castellucci qui t'a traîné au QG, parce qu'il était persuadé que tu serais une bonne ressource pour l'Ordre. T'as atterri dans un panier rempli de ronces. C'était une des première fois que tu voyais le Rosenberg aussi désemparé face à une situation. Est-ce que c'est là que tu as commencé à t'attacher ? Certainement. Dans le cas contraire tu ne lui aurais pas proposé ton aide. Tu ignores encore aujourd'hui si il a dit oui sous l'effet du choc, à cause de l'adrénaline, ou simplement pour se débarrasser de l'enfant. Qu'en est-il de cet enfant maintenant ? tu l'ignores. Tu ne sais pas, et ça t'attriste parce que t'avais fini par bien l'aimer, toi qui n'a jamais eu d'enfants. Tu ne penses pas en avoir un jour, tu ne serais pas un bon père. Tu es sur le fil du rasoir, demain tu pourrais sombrer comme allait parfaitement bien. Infliger cela à un enfant, c'est tout sauf responsable. Tes élèves sont déjà pénibles, t'oses pas imaginer un enfant à toi. Si en plus il hérite de la moitié de tes traits, t'es prêt pour t'excuser au monde pendant bien vingt ans. Pardon d'avoir engendré ce genre d'engeance.

Ton prénom sortant de sa bouche t'extirpe de tes souvenirs. Le son de sa voix est à nouveau proche de toi, il n'est plus aussi éloigné qu'il ne l'a été pendant des mois. Ton prénom efface l'absence de mots lorsqu'il a fermé la porte de ta cellule. Si seulement il avait parlé ce jour-là...n'importe quoi auquel tu aurais pu te rattacher. Que tu ne passes pas des mois à détester le visage que tu avais lentement appris à apprécier, apprécier plus que de nécessaire. Tout s'est effondré sans prévenir. Tu lui faisais confiance, avant. Maintenant, tu ne sais plus.
Il te dit que tu peux entrer, que c'est si tu le souhaites. Tu ne bouges pas. Tes jambes sont figées. Tu ne veux pas entrer, tu ne veux pas te perdre dans des banalités qui ne vous ressemblent pas. Vous n'avez jamais été banals, pas plus hier qu'aujourd'hui. Alors pourquoi commencer maintenant ? Tu fixes ton regard sur le garde chasse. Il te tourne le dos. Il espère que tu le suives. Mais pas maintenant, pas si facilement. Ce qu'il t'a fait...tu ne peux pas t'approcher de lui si vite, comme si c'était normal après tout ce temps. Ça pourrait l'être, si la situation n'était pas ce qu'elle est. Elle est compliqué, elle est saturée de sentiments paradoxaux.
- En fin de compte, tu t'es battu pour qui ? lâches-tu soudain de ta voix roque aux accents allemands que tu n'as jamais tenté de dissimuler. Tu es toujours sur le seuil, tu le regardes. Retournes toi Zephyr. Qu'il te dise qu'il s'est battue pour ce qu'il croyait être juste, ou qu'importe, des salades, qu'il te mente si ça lui chante. Une réponse. Une réponse qui sera baume ou égratignure.


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Zephyr Rosenberg
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de Vandekeybus & Rosenberg
En vérité, la présence de Sabal l’angoisse. Il l’a invité à entrer, mais il ignore si c’est la meilleure des choses à faire. Il ignore s’il arrivera à parler avec lui, comme si rien ne s’était passé, comme s’il n’avait pas fermé, quelques années plus tôt, cette porte lourde en acier devant cet homme détruit. Zephÿr est submergé de remords, mais rien ne se voit. Jamais. Il garde pour lui ses sentiments, et a conscience qu’à trop garder, il prend le risque d’en souffrir. Mais soit. C’est toujours mieux de ne rien dire, et de ne pas afficher ses faiblesses à autrui. Mais pourtant, d'un côté, il est peut-être temps de crever cet abcès qui a duré beaucoup trop longtemps. Presque une année entière. Cet abcès qu'ils auraient pu tout deux crever depuis bien longtemps déjà. S'éviter, c'est toujours plus simple. Dans ce cas-là, choisir la facilité, ça n'a rien de bon. Tout est mélangé. Zephÿr ne sait pas quoi lui dire. Qu'il est désolé ? Désolé de quoi ? De n'avoir rien pu faire ? Qu'après avoir enfermé Sabal, il s'est senti complètement seul ? Il a risqué sa vie tout ce temps pour que le bien triomphe, mais parfois, le garde-chasse se demande si ce n'était pas une erreur. Une erreur d'avoir sacrifié autant de lui pour au final, se comporter encore pire qu'au début, pour au final, perdre tant de gens. De dos, il espère que l'homme va le suivre. Il veut l'inciter à avancer, encore une fois, mais rien en sort de sa bouche. Si quelqu'un d'autre s'était présenté devant lui, les choses auraient été différentes. Il aurait invité la personne à aller voir ailleurs, vu l'heure. Mais avec Sabal, il ne peut pas. Il y a un passé entre eux, mais visiblement ni de présent, ni de futur. « En fin de compte, tu t'es battu pour qui ? » Son accent lui rappellerai presque le sien. Zephÿr s'arrête. Il est donc venu régler ses comptes. Cette simple phrase, cette simple question, fait écho dans l'esprit du métamorphomage, et très vite, il s'énerve. Ses cheveux prennent alors une couleur cramoisi. Après tout ce temps, Sabal vient pour lui poser une question dont il sait la réponse. Normalement, il sait. Cette confiance, si rare aux yeux de Zephÿr, était née si naturellement entre eux deux, à l'époque. Là, cette confiance paraît inexistante. Comme si Sabal avait tout oublié. Et au fond de lui, Zephÿr est affreusement blessé. Il est loin de s'être imaginé renouer le même lien qu'avant, mais il ne pensait pas qu'il avait autant baissé dans l'estime de l'homme au pied de la porte.

Toujours de dos, le métamorphomage serre les poings. Il ne peut pas craquer, il ne peut pas s'énerver, pas dans cette situation. Mais pourtant, tout l'énerve. Cette question l'horripile. Tentant de se calmer, en vain, il lâche un long soupire, relevant les épaules. « C’est donc pour ça que tu es venu, Sabal ? Pour me demander ça ? Après tout ce temps, c’est la seule chose que tu as à me dire ? » Sa voix est grave, bien qu'un peu tremblante, l'accent Allemand est palpable. Zephÿr ne bouge pas, il reste sur place, non loin de l'entrée. Les pauses entre ses paroles sont longues, interminables. Il veut retenir cette colère qui manque d'exploser d'ici peu. « Tu sais absolument pour qui je me suis battu, et si tu en doutes, libre à toi de croire ce que tu veux. » Il a baissé le ton, bien que toujours aussi ferme. Ses poings sont toujours serrés, un peu plus qu'auparavant. Cela le rend dingue. Cela le rend dingue que Sabal doute de son camp. Zephÿr, malgré son comportement, malgré les apparences et la marque sur son bras droit, a toujours défendu le bien. Ces années à jouer à l'agent-double n'ont pas été simples, et qu'une personne comme Sabal en vienne à douter, ça fait mal. Il se retourne, sans pour autant s'avancer, droit. Il ne peut s'empêcher de lui lancer un regard plein de reproches. « Je n’ai rien pu faire, Sabal. Rien. J’étais face à une impasse, tu connaissais les clauses de mon contrat. Je ne pouvais rien faire. J’ai fermé la porte, je suis parti et je ne t’ai plus jamais revu. » Il croise les bras sur son torse et tourne son regard vers la fenêtre. Il a du mal à le regarder en face, mitigé entre les remords et la colère. Il tourne de nouveau le dos. « Je te croyais mort, avant de te voir ici. Maintenant, si c’est pour me balancer tes reproches à la figure que tu es venu me voir, ça ne sert à rien. Tu peux repartir. J’en ai déjà eu assez, des reproches. » Zephÿr ne pense pas ce qu'il dit. Il ne veut pas qu'il parte. Il y a des choses qui doivent être dites, et si ce n'est pas aujourd'hui, jamais l'abcès se crèvera. Il se connait un minimum. Il a lancé les hostilités, et c'est avec crainte qu'il attend la réaction de Sabal.

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C'est compliqué de définir qui est Zephÿr pour toi, de manière générale. Il fut allié, mais d'abord inconnu, puis ami à double visage. Celui qui donne confiance avant d’assommer sans se cacher. C'était le jeu, c'était la guerre. Fait confiance à un agent double et tu finiras premier sur la liste des blessés. Une catastrophe naturelle dans le plus profond de tes bronches. Le Rosenberg est venu et à souffler dans ton cœur, dans les alvéoles de ton être. Quelque chose que tu ne voulais pas.

Tu l'as eu quand même. Sans jamais te l'avouer, sans jamais vraiment l'accepter. C'était la guerre, c'était le jeu. Tombes amoureux en silence, attends que les cris puissent être entendus. Sauf que la surdité était de mise et qu'aujourd'hui les voix sont faibles. L'es-tu encore ? amoureux ? Est-ce que ça a vraiment été de l'amour ? Plutôt du désespoir. Le dernier recours en temps de conflit, celui qui fait tenir debout et qui insuffle les dernières lueurs d'espoirs. Car si demain ne promet pas de réconfort, pourquoi se battre. Si la victoire ne promet pas la liberté d'aimer, pourquoi chercher à se défaire de ses liens. Mais comment faire, comment accepter que les liens soient ceux crées à partir des promesses demain ?
Zephÿr était le lendemain qui ne vient pas, il est l’éclipse en plein jour, même en sa demeure il reste invisible au cœur. Est-ce que tu veux arranger les choses, Sabal ? Est-ce que c'est pour ça que tu es là ? Ou parce que tu es blessé, parce que tu veux te venger et détruire ce qui t'a détruit. Il t'a eu dans le creux de sa main, toi, la bête sans failles, celui qui ne tressaille que face à lui même. Et là, logé contre ses phalanges, il a serré ses poings et t'a brisé les os. Ce n'est pas lui qui t'a détruit, c'est lui qui t'a anéanti. C'est ce que tu t'es répété pour tenir, pour te garder hors de son chemin pendant un peu moins d'un an. Car t'approcher était trop dur, promettait des remises en questions que tu ne voulais pas affronter. Se rendre compte que son bouc émissaire n'avait pas le choix et qu'il n'est pas responsable de tes accusations, ce n'est pas ce que tu voulais entendre, ou réaliser. Pas même concevoir.

Ses cheveux changent de couleur, son humeur s'empêtre dans tes mots. Tu aurais dû te taire, réfléchir un peu plus avant d'ouvrir ta gueule. Sabal, tu es un idiot. Un imbécile face à une personne que tu ne sais pas concevoir autrement que dans des sentiments que tu ne veux pas. Mais on n'a pas toujours ce que l'on veut, on ne choisis pas qui nous pousse dans nos retranchements. Est-ce que ça pourrait être Zephÿr ? Il est jeune, bien plus jeune que toi. Être raisonnable ne serait plus une question, ce serait illusoire. Tu t'embrouilles dans tes idées et tes pensées. Tes prunelles fixées sur sa chevelure. " Après tout ce temps, c’est la seule chose que tu as à me dire ? "  oh non Zephÿr, si il savais tout ce qui brûle tes lèvres, tout ce qui étouffe ton coeur. L'amertume et la joie sourde des retrouvailles se font la guerre tout autant qu'ils font l'amour. C'est amer de se retrouver, c'est une joie incommensurable que de pouvoir à nouveau reprocher quelque chose à quelqu'un. Tu pourrais vider ton sac, tu pourrais l'anéantir de reproches comme tu étais parti pour le faire. Mais sa voix est palpable, les émotions cachées en son sein l'emplisses de piques et de miel.

Il se retourne, l'homme à la voix de piques et d'ambre. Il te regarde et tu déglutis en silence. Ses prunelles hantent les tiennes. Mais qu'est-ce que c'est...ce lien étrange, cette envie d'étouffer et de protéger en même temps. Pourquoi lui, et pourquoi toi ? Tu pourrais l'anéantir si fort qu'il ne resterait que de l'amour, qu'un désir ardent de rendre sourd et muet le reste du monde. Ses mots, il mentionne Azkaban. La porte qu'il a fermé. Tu fermes les yeux, ton corps se tend. Il ne t'a jamais revu. Il ne te reverra jamais, l'homme qu'il a laissé dans ce cachot y est mort. Ne reste qu'une enveloppe qui questionne ce qui l'entoure et ce qui demeure au fond des os.

Zephÿr sera-t-il toujours un point d'interrogation qui tend vers deux opposés ?
" Tu peux repartir. " Non...tu n'es pas de ceux qui repartent. La joute ne peut pas se terminer sur une porte qui se referme sans que tout ne soit dit. Et il y a encore tant à dire, à avouer, à confesser et à pardonner. Vous êtes des adultes, des fantômes d'enfants lancés dans des camps qui s'amourachent et se détestent. Tu n'as jamais voulu refaire la guerre, on t'y as forcé. Et lui, lui a décidé d'y prendre part d'une manière si dangereuse que sa survie est une surprise amer. Là, il te laisse le choix. Tu repars et tout est fini, ou tu restes et le point final est retardé. Pour être franc, tu détestes les points virgules. Mais les points finaux te font horreur. Droit comme un piquet sur le pas de la porte, tu le regardes, tu l'examines. Le silence se pose et vous observe. Tu ne baisses pas le regard.
- Tu n'as aucune idée de ce que ça fait, n'est-ce pas ? De se retrouver dans une cellule humide ou tout coupe. De ne plus savoir si il fait jour ou si c'est la lune. D'oublier comment on s'appelle, où on est. D'avoir peur de la pluie, des pas. D'oublier qu'on est vivant. tu parles encore sans réflechir. Je te l'ai reproché longtemps. Je t'en ai voulu, si fort que ça faisait encore plus mal que le reste. tu le regardes, tes yeux ne tremblent pas et ta voix sait ce qu'elle dit. Tu fais quelques pas vers lui, tu entres chez lui. En ressortiras-tu ? Mais je suis content que tu sois vivant.

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Il ne sait pas quoi lui dire. Il ne sait plus quoi penser. Après tout ce temps sans avoir osé s'adresser mutuellement la parole, ils se retrouvent là, comme deux cons, à se jeter ce qu'ils ont gardé au fond d'eux toutes ces années. Zephÿr n'a pas pu s'empêcher de parler, mais il refuse de le voir partir. Les choses ne sont pas faites pour se terminer ainsi, pas entre eux. Le temps est passé, les blessures cicatrisent avec lenteur, pour Zephÿr celles de la guerre, pour Sabal celles de sa prison. Ils sont différents, leurs points de vue se confrontent et c'est une claque. Mais d'un côté, comment peut-il lui reprocher ? Le garde-chasse est parti sans un mot, muet comme une tombe, laissant uniquement le bruit de la porte sceller ce dernier moment. Bien sûr qu'il en a souffert, il a souffert à chaque perte, à chaque fois qu'il n'a rien pu faire, à chaque fois où il a dû se taire pour ne pas faire entorse à ses promesses. La colère l'a envahi, il soupire, tente de se reprendre. Fixant la fenêtre avec insistance, il prie intérieurement pour que le professeur ne continue pas ce jeu avec lui. Le métamorphomage peut toujours tenter de se contrôler, il sait très bien que ce sera vain, surtout avec Sabal. Le silence pèse des tonnes. Il lui compresse la poitrine, et il s'impatiente. « Tu n'as aucune idée de ce que ça fait, n'est-ce pas ? De se retrouver dans une cellule humide ou tout coupe. De ne plus savoir si il fait jour ou si c'est la lune. D'oublier comment on s'appelle, où on est. D'avoir peur de la pluie, des pas. D'oublier qu'on est vivant. » Non, il ne sait pas, c'est vrai. Il ne peut pas se permettre de dire qu'il sait ce que ça fait. Pourtant, Zephÿr fronce les sourcils, le regardant de nouveau droit dans les yeux. Et lui sait-il tout ce qu'il a dû laisser derrière lui pour tenir dans ces conditions ? Sait-il tout ce qu'il a perdu, et ce qu'il a pu ressentir ? Il en doute. Ses bras toujours croisés sur son torse, il le fixe, tentant de comprendre. « Je te l'ai reproché longtemps. Je t'en ai voulu, si fort que ça faisait encore plus mal que le reste. » Son regard dévie une nouvelle fois vers la fenêtre. Il est blessé, Zephÿr, au fond. Loin d'être maître de ses choix, il avait dû se plier malgré tout le reste, pour sa survie. Comment avait-il pu penser une seule seconde que les gens allaient comprendre et qu'ils n'allaient pas lui mettre la faute dessus ? Il est soudainement, submergé de regrets. Sa chevelure passe du rouge au brun, quelques reflets auburn se font discrètement apercevoir. Il a envie de lui répondre, de lui dire qu'il est désolé, mais rien ne peut sortir de sa bouche. Il ne le regarde toujours pas, mais sent qu'il s'approche et qu'il rentre à l'intérieur.

« Mais je suis content que tu sois vivant. » Étonné par cette phrase, Zephÿr regarde de nouveau Sabal. Vivant. L'était-il vraiment au final ? Est-ce qu'il était toujours le même, après toutes ces années ? Il n'en sait rien. Le temps est passé comme une flèche, laissant derrière lui des dégâts considérables. Sans pouvoir s'en empêcher, il soupire, passant sa main sur son visage. « Non, je n'ai aucune idée de comment tu as pu vivre. » Sa voix est calme, le ton est largement descendu, et droit comme un i, il fixe Sabal. « J'ignore si tu pourras comprendre un jour que je n'ai pas eu le choix. Et si tu te le demandes, oui, cela pèse sur mes épaules depuis tout ce temps. » Il lui avoue enfin. Tous ces regrets qui s'emparent de lui le plongerait presque dans la solitude de ses pensées. Le regard vers le sol, il a l'air d'un gamin qui aurait fait une putain de bêtise. Peut-être était-il temps d'arrête de se mentir à lui-même. « Navré d'avoir choisi la facilité en te croyant mort. » Il ne s'excuse pas souvent, Zephÿr. Mais avec Sabal, tout est différent. Il ne peut pas nier ce qu'il a fait, c'est impossible, c'est contre ses principes. Il n'a pas le droit. Comment nier une telle chose, dans tous les cas ? Seul un fou nierait les choses devant le fait accompli. Fou, il l'est sans doute, mais pas à ce point.

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Sabal de Vandekeybus
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Ton regard roule le long de ses mèches, de cet indicateur d'âme qui te permet de savoir si l'homme face à toi est toujours à vif ou si il s'apaise. Tu n'avais rien prévu, tu n'avais pas réfléchi à cette entrevu. Si tu l'avais fait, tu ne serais pas venu. Tu aurais continué ton petit jeu débile de cache-cache et de feindre l'inconnu. Qui, entre les murs de château, pourrait penser que toi et lui...c'était...autre chose que de l'indifférence. Feindre l'absence d'intérêt pour mieux mourir de regrets une fois les portes closes et les rayons du soleil disparus. Combien de fois as-tu rêver de lui, dans des situations atroces, des choses que tu ne veux jamais vivre. On l'enlève, on l'assassine, on l'anéanti. Non. Jamais. Il y a déjà eu trop de malheurs et de catastrophes de cœurs ces derniers mois et ces dernières années.
Zephÿr, il n'a jamais su cacher totalement ce qui le traverse. Il y a toujours des indices. Ses cheveux. Ses yeux. Sa posture. Sa respiration. Vous n'avez pas passé tant de temps que ça ensemble, dans le même camp, sur le même champ de bataille. Mais assez, assez pour que tu saches appréhender certaines parties de lui. Ses mèches changent de couleur, le rouge disparaît, le brun revient. Toi, de ton côté, tu restes aussi vieux, aussi poussiéreux, aussi calleux.
Navré d'avoir choisi la facilité en te croyant mort. tu fermes les yeux, les mots résonnent et cognent autant qu'ils se brisent. La facilité, ta mort serait plus facile à vive que ta survie. Toi, là, est-ce que ça le blesse ? Est-ce qu'il trouve ça difficile de t'avoir au sein de sa demeure ? Oui, mourir aurait été plus simple. Tellement simple. Tu as lu quelques part qu'aux portes de la mort on pense de façon très factuelle, que tout devient simple et que toute affliction semble s'évaporer. Ce serait peut-être le seul lieu où tout pourrait te sembler simple. Car rien n'est simple à cet instant. Ni lui. Ni toi. Ni tout cet espace entre vous deux. Un espace qu'aucun n'a jamais osé franchir. La peur ? Surement. L'appréhension ? Certainement. Et si ce n'est pas réciproque. Et si c'est juste du désespoir. Une illusion ? Non. Les effets du garde chasse en ton sein ne peuvent pas être une création de l'esprit face à l'ennui. Il y a quelque chose. Il y a toujours eu quelque chose. Mais c'était la guerre et un soldat ne peux pas s'arrêter sur le bord de la route pour se permettre d'ôter son armure face à l'autre. Peut-être êtes vous trop fier l'un et l'autre. Peut-être que c'est juste ça. Peut-être que ça a toujours été ça.

Inspires. Expires. Est-ce qu'il y a un livre quelque part qui raconte comment se fini cette histoire ? Est-ce que quelqu'un sait ? Inspires. Expires. Regardes le. Lui et ses yeux d'homme désolé. Regardes toi. Toi avec tes épaules de vétéran. Est-ce que c'est vrai qu'un tueur reste un tueur même une fois les mains vides de toute arme ? Vous avez tué, tout les deux. Toi bien avant lui. Toi aussi tu as enfermé des gens, toi aussi tu as pris des vies pour une cause que tu jugeais plus importante que tout ce qui pouvait te constituer. Et aujourd'hui, et maintenant, là, tu te permets de le regarder avec le venin au bord des lèvres. Tu es un hypocrite. Un con blessé. De ceux qui se relèvent pour pouvoir briser les genoux du commanditaire de tout tes malheurs. Mais, Zephÿr n'est pas tout tes malheurs. Ô pendant longtemps il fut ton espoir inavoué. Est-ce qu'avoir son coeur et lui ton âme vous oblige à ne jamais franchir l'espace étouffant ? est-ce que vous êtes vraiment mieux l'un sans l'autre ? Tout seul. Les batailles vous ont prit toujours plus, toujours un bout de vous. Il faut vous souvenir de tout ce pour quoi vous auriez été capable de mourir. Il est ce pour quoi tu serais mort.

Inspires. Expires. Pardonnes. Inspires. Expires. Oublis. Sabal, n'oublies pas de respirer quand tu le regardes. Il te prend ton souffle et tes angoisses. Là, dans cette cabane, dans cet habitacle. Tu as oublié d'en vouloir au monde pour tes mains angoissées et tes terreurs nocturnes. En fait, c'est la première fois que tu sens ton corps sortir de la torpeur. Le seul a t'apaiser ainsi, c'est Zackery. Mais là, face au garde chasse, c'est tellement plus que de l'apaisement. Bordel, c'est tellement plus. Et comme c'est plus, tu assassines la distance entre vous. D'ici, personne ne vous vois. D'ici, personnes n'enfermes et ne voles. Alors tes jambes s'activent et tes bras se renferment autour de lui. Tu es plus grand. Tes mains s'agrippent à son dos, ton front contre ses tempes, légèrement arqué. Inspires. Expires.


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Zephyr Rosenberg
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Les remords. Ces remords qui, quand ils arrivent, ne vous quittent pas. Zephÿr se rend compte de beaucoup trop de choses d'un seul coup. Il a du mal à assimiler ces choses, mais il se rend enfin compte. C'est un peu une douche froide, glacée, imprévisible. Il le vit extrêmement mal. Putain, qu'il regrette. Qu'il regrette d'avoir fermé cette porte, qu'il regrette de s'être lancé dans ces missions suicide, qu'il regrette d'avoir abandonné tellement de gens sur sa route. Il se sent idiot, Zephÿr. Et égoïste. Égoïste d'avoir pu, pendant une seule seconde, s'imaginer pouvoir vivre avec ça sur sa conscience toute sa vie. D'avoir imaginé que son comportement exécrable est largement justifiable. D'avoir imaginé qu'il était plus simple de croire les gens morts plutôt que vivants, pour minimiser ses fautes. Qu'il en a fait des fautes. Il a du sang sur les mains, même quand elles sont propres, sans une trace de terre ou de poussière. Il pense à ces vies qui ne sont plus, à ces gens qui comptaient sur lui et qu'il a laissé mourir par obligation. S'il avait su, il aurait refusé. S'il avait su qu'il allait devoir vivre autant de choses, faire impasse sur son sens de l'honneur et de la justice, faire impasse sur ses sentiments, oui, il aurait refusé. Mais c'est trop tard. Il faut toujours que les regrets se manifestent beaucoup trop tard, quand on a enfin décidé d'assumer ses actes. Zephÿr a beau dire ce qu'il veut, il n'a pas toujours assumé tout ce qu'il a pu faire. Le mensonge est tellement plus simple que la vérité, dans ce genre de situation. Néanmoins, la vérité rattrape toujours et il est toujours trop tard pour faire demi-tour.

Devant Sabal, Zephÿr perd ses moyens. Il ne peut pas faire indéfiniment l'offusqué devant ses questions. Il commence à comprendre, à enregistrer le pourquoi du comment. S'excuser, ce n'est pas suffisant à ses yeux, mais que peut-il faire d'autre ? A trente-cinq ans, il a l'impression d'être un pauvre gamin sensible là, tout de suite. Non, parce que au fond, c'est qu'il est. Il n'a jamais vraiment osé montrer son vrai visage, toutes ces années, il n'a jamais jugé nécessaire qu'on connaisse cette partie de lui, si vulnérable et si méconnaissable. Il sent la colère lâcher prise, il sait qu'il va péter les plombs prochainement et finir par lâcher un torrent de larmes comme ça lui arrive une fois tous les cent ans, quand il en a assez. Il n'ose toujours pas regarder Sabal. Bon sang, arrête, fais quelque chose, agit. Excuse toi. Encore, et encore. Qu'est-ce que tu peux bien faire d'autre ? Le métamorphomage se mord la lèvre inférieure, avant de relever la tête et de passer ses mains sur son visage. La journée se termine vraiment de manière inattendue. Il sent que l'homme devant lui le regarde, mais est-ce qu'il va vraiment oser ouvrir les yeux, pour supporter ce regard douloureux, ce regard qui lui rappelle tant celui qu'il lui a lancé quand il a fermé cette porte. Putain, Zephÿr, ouvre les yeux. Fais pas le con.

Le garde-chasse veut ouvrir la bouche, parler, faire quelque chose. Rien ne sort, il ne bouge pas. Stoïque, paralysé par l'angoisse de dire une énième bêtise, par l'angoisse de se laisser aller encore une fois par cette colère dévastatrice. Il doit garder le contrôle. Ses cheveux ont entièrement viré au noir. Est-ce qu'un jour, il pourra garder ses sentiments pour lui ? Sans doute pas. Il est perdu, perdu entre une tristesse infinie face au passé, et entre ces sentiments nouveaux qui naissent en lui en ayant Sabal en face de lui. Quand il sent se dernier s'approcher, il retient un mouvement de recul. Il craint de se prendre un coup, ou autre, comme lui peut bien le faire quand la colère prend le dessus. La seule chose qu'il sent, c'est les bras du professeur qui l'enlace. Zephÿr frisonne d'étonnement, la tension redescendant lentement. Très vite, il est apaisé par la chaleur que dégage Sabal. Il n'ose pas, il n'ose pas passer ses bras autour de lui. Ce n'est pas inné chez lui. Il a peur du rejet. Le front de Sabal sur ses tempes, leurs souffles se rencontrent. Sans pouvoir s'en empêcher, Zephÿr laisse les larmes couler sur ses joues, sans un bruit. Il ne s'en rend pas compte, mais cela lui fait du bien, enfin, de laisser ses nerfs s'exprimer autrement que dans la violence. Les bras le long du corps, il fixe toujours le sol, désormais mouillé par quelques larmes versées. Alors, puisqu'il ne peut pas agir autrement, il se laisser aller dans les bras de Sabal, intensifiant cette proximité qu'ils n'avaient jamais vraiment eu. Zephÿr lâche enfin cette partie de lui. Après quelques minutes, il ose enfin lever ses yeux rougis vers lui. On peut entendre une once de gêne dans sa voix. « Je suis désolé. » Il ignore s'il excuse pour son état actuel ou pour toutes ces erreurs qu'il a pu faire dans le passé. Pour les deux, sans doute.

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Tu ne crois pas au destin. La foi n'a jamais été l'une de tes qualité, son absence fut certainement le plus grand défaut. Le plus notable. On te reprochait de ne pas assez croire en les autres, que tu jouais tout trop perso. On t'envoyait seul sur le terrain, car tu ne pouvais travailler que seul. Tu as grandi seul, tu t'es construit seul. Tes parents t'ont donné des cadres, une structure, des outils, mais ils ne t'ont jamais mâché le travail. Peu importe le nombre de chutes, ils te relevaient, et te renvoyaient dans la course. Ils ne courraient pas à ta place. Bien au contraire. C'est tout juste si tu n'avais pas fini par les perdre de vue vers la fin. Puis la guerre t'a rappelé que ce qu'ils t'ont donné est la seule chose qu'il te reste aujourd'hui. Des conseils, les mots d'une mère avant que les paupières ne se ferment de sommeil. Les tapes affectueuses d'un père rentrant d'une journée chargée. Un père un peu perdu car ayant un pied chez les moldus, un pied chez les sorciers.

Comment on évolue parmi les oiseaux quand on n'a pas d'ailes ? Ton père a connu la magie en même temps qu'il a connu ta mère. Sorcière au cœur d'or, dévouée à son mari. Elle lui a tellement tout donné qu'elle en est morte. Broyée par son chagrin, immobilisée par la panique. La panique émanant de la vision d'un futur sans lui, sans ton père. Ça t'a horrifié. De voir que l'on pouvait réellement en mourir, périr de chagrin, crever d'amour. Pendant des années, tu t'es dis que ça ne sera jamais ton cas. Même en glissant la bague au doigt d'une moldue ignorant tout de la magie, tu t'es senti distant. Comme...ailleurs. Se marier car ça soulage le quotidien, car ça apaise certaines blessures, car ça rend l'illusion d'une vie paisible d'artistes sur la route du succès. C'était un chemin à deux que tu as emprunté par dépit plus que par passion pure.

La distance te permettait de ne pas laisser plus de plûmes que ce que tu acceptais de perdre. Mauvais perdant, ça ne t'es pas arrivé souvent. Et là, dans cette hutte, dans cette maison de fortune en périphérie des univers adolescents et des esprits absorbés par la magie et la vie de sorcier, tu te sens nu. Toutes les plumes sont tombées, elles gisent au sol comme des brindilles incendiées. Tu es un oiseau qui en a eu assez de voler en solitaire. Tu t'es laissé tomber. Arrêter de battre des ailes pour rencontrer l'asphalte en fermant les yeux. Il y a une voix au fond de ta tête, non, de ton cœur. Celle d'une femme, d'une mère. Elle te dit de rouvrir les paupières, d'arrêter de te cacher. Elle te rassure, te confie que les plumes repoussent si on les laisse faire. Avoir confiance en sa convalescence sentimentale. Se dire que le sol n'est pas qu'un amas de goudron, mais une base pour de nouvelles fondations.

D'abord il y a la surprise. L'étonnement, et la crainte. Après votre passif, tout ce que tu fais peut être interprété comme une vengeance, une manifestation de haine. Tu aurais pu foncer sur Zephÿr et l'anéantir d'un poing contre son nez et ses clavicules. Le parsemer d'ecchymoses cinglantes qui voudraient dire je te haïs et je te déteste, mais il n'a jamais été réellement question de ça en cet instant. Les tâches bleus sur la peau ne sont pas de ton fait, elles ne le seront jamais. Ô grand jamais tu ne lèveras la main sur lui. Jamais. Il y a déjà trop d'ennemis dans le monde pour anéantir un être cher. Vous êtes ironiques, à mourir de rire. Encore, et encore. Parce que l'univers aura beau vous hurler que vous avez le droit, vous hésiterez encore. Toujours. Est-ce que c'est dans votre nature ? D'être indécis ? De pas savoir où poser vos mains, qui enlacer et quelle trace laisser derrière vous ? Est-ce que c'est bien le lieu adéquat pour envisager tout ça...et ça, c'est quoi ? Tu es professeur, il est garde chasse. Poudlard est votre foyer, mais avant tout votre lieu de travail. Tu n'as jamais vu deux collègues agir comme ça l'un envers l'autre. Mais tu n'as jamais vu non plus deux être avoir votre passif...alors en prenant ça en compte, tu te dis que...ouai, pourquoi pas.

Tu sens son corps qui se laisse aller contre le tiens. Tu sers un peu plus les paupières, ça te soulage, de le sentir ainsi contre toi. Ça te viens rapidement à l'esprit que vous ne vous êtes jamais vraiment pris dans les bras, ou touché de quelque manière que ce soit. La distance a toujours été de mise. Elle protégeait des magnifiques possibilités. De celles qui mettent en danger car elle redonne du vent pour s'envoler. Toujours si distant et maintenant si proches. C'est écrit ? Peut-être. Tu aimerais croire que quelque part, quelqu'un, a ouvert un livre, tourné les pages, pris une plume et marqué : puis ils osèrent. Puis ils s'aimèrent, doucement, un pas après l'autre. Pas trop tôt ou trop vite, pour éviter que tout s'effondre à la moindre brise d'ouragan en devenir. Assez fort pour en ressortir grandis. Assez fort pour oublier les barreaux et la guerre. Assez fort.

- Je suis désolé. murmure-t-il et tu rouvres les yeux. Tu baisses le visage vers lui. Ses cheveux sont noirs. Sombres. Non, ce n'est pas ce que tu voulais provoquer en lui. Il a les yeux rouges et il te regarde. Toi aussi, tu le regardes. Tu le regardes enfin. Tu aimerais que l'éternité vous construise en statue de pierre incassables. Qu'à jamais le monde puisse voir qu'ainsi enlacé l'Homme perd son armure pour en découvrir une plus grande. Une à deux. Une qui ne se brise pas. Tes mains, elles se posent sur ses joues pour essuyer ses larmes.
- Je suis désolé. dis-tu à ton tour, presque sans remarquer que vos mots sont les même. Presque sans remarquer tes pouces sur ses joues et tes doigts sur sa mâchoire. Presque sans t'apercevoir que tu es trop proche pour pouvoir ignorer ce qui se passe dans ton âme. Que Zephÿr te regarde, qu'il plonge en ton regard pour ne plus en sortir, qu'il voit tes vérités et ses possibles.

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Dans les bras de Sabal, Zephÿr ne sait plus quoi penser. Il n'aime pas la proximité. Il n'aime pas les marques d'affection. Mais là, avec lui, c'est différent. Pourquoi ? Le garde-chasse l'ignore. Le contact avec le professeur lui fait du bien, à croire qu'il avait besoin de ça tout ce temps. La colère s'évapore, elle n'est plus là. Il se calme, il oublie le reste. Ses muscles sont moins tendus, moins crispés, il est comme apaisé. Le garde-chasse ignore pourquoi les larmes ont coulé, pourquoi elles sont venues perler de ses yeux après tout ce temps. Est-ce qu'il lâche enfin prise ? Est-ce qu'il abandonne cette colère qui le caractérise tant depuis des années ? Oh qu'il aimerait, au fond. Il sait que les choses seraient plus simples s'il changeait de comportement, s'il arrêtait de se comporter comme il le fait, avec cette rancoeur qui le ronge, avec ses peurs qui se lâchent avec ses nerfs. Il se protège comme ça, Zephÿr. Il s'est trop laissé touché par la vie, par les événements, et par les gens qui l'ont entouré. Il ne peut plus. Il ne peut plus se laisser faire et montrer ainsi ses faiblesses. Il a peur, peur de souffrir de nouveau, peur de finir seul même en ayant retrouvé son frère, même en ayant retrouvé Sabal. Il fait tout de travers, surtout avec Ludwig. Dès qu'il le voit, il se sent obligé de lui hurler dessus, de se comporter de la pire manière qui soit, de se montrer horrible, blessant. Il commet des fautes, alors qu'il aurait pu tout arranger dès la première fois qu'ils se sont retrouvés, parce qu'au fond, il était heureux de le revoir. Parce qu'au fond, ça lui a fait du bien de se dire qu'il allait pouvoir le revoir, après tout ce temps, après l'avoir cru mort, comme il l'a cru pour Sabal. Avec ce dernier, les choses sont différentes. Zephÿr est celui qui a commis des erreurs, et il le sait. Il le sait et il s'en veut, parce qu'il a désormais compris qu'il l'avait détruit. Lui, la seule personne qui a pris le temps de l'écouter et de le comprendre, l'une des seules personnes qui le connait réellement. Lui, l'homme qu'il a enfermé malgré lui. Lui, qui est là, à le tenir dans ses bras, et à le supporter alors qu'il laisse couler les larmes, qu'il lâche ses nerfs.

Quand Sabal pose ses mains sur ses joues, envoyant balader les larmes qui frayent leur chemin, Zephÿr ne peut s'empêcher de le regarder de nouveau intensément. Pourquoi ? Pourquoi est-il là, à faire attention à sa personne alors qu'il n'est qu'un gosse comparé à lui ? Pourquoi est-ce qu'il prend son temps pour l'écouter, après ce qu'il a fait ? « Je suis désolé. » Le métamorphomage ne comprend pas, il est désolé de quoi ? Qu'est-ce qu'il raconte ? Il n'a rien fait. Zephÿr s'est senti blessé, quand il a demandé dans quel camp il était, mais en fin de compte, la question était légitime. Qu'est-ce qu'il aurait fait à sa place ? La même chose, avec les cris en plus. Les mains de Sabal toujours sur son visage, il ne sait pas quoi dire. Le souffle coupé, le garde-chasse n'a qu'une envie, suivre ses pulsions. Alors, il se redresse un peu, retire doucement les mains de Sabal de son visage, et à son tour, pose ses mains sur le visage de du professeur. « Merci. » Il avait envie de lui dire. Merci pour ce qu'il a fait dans le passé, pour qu'il fait actuellement et pour ce qu'il fera plus tard. Alors, après avoir longuement hésité, il pose ses lèvres sur les siennes. Il ne sait pas pourquoi il le fait. Il n'a rien contrôlé, mais pour une fois, il ne crie pas. Le baiser n'est pas doux, il ne peut pas l'être. Il est passionné, passionné par ce qui l'anime au fond de lui, par des sentiments qu'il n'a jamais laissé s'exprimer. Après tout ce temps à se sentir seul, abandonné, la flamme de son coeur se rallume enfin.
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