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But i have promises to keep, ands miles to go before i sleep — Bellanel

Belladona Rosebury
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Élève de Gryffondor
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Pseudo : Blimey! Âge : 24 Parchemins : 843 Gallions : 37 Date d'inscription : 07/03/2017

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But i have promises to keep, ands miles to go before i sleep. Bellanel;
Son index se posa sur cette ligne droite qu’elle avait tant de fois apprivoisée, il y avait de cela un an maintenant. Elle la caressa doucement alors qu’un sourire mutin étirait ses lippes à moitié cachées par la couverture du garçon. Elle l’observa froncer les sourcils sans ouvrir les yeux et se reculer légèrement, comme si un insecte l’importunait. Bella se mordit la lèvre inférieure pour ne pas rire. Cela lui rappelait tellement de bons souvenirs.

Allongée face à son amant perdu, elle avait pour mission de le réveiller. Jude et Zackery étaient dans une pièce adjacente, sûrement à prendre leur petit déjeuner ; Bella devait sortir l’ours grognon des bras de Morphée. Mais, elle en profitait, cela faisait si longtemps qu’elle n’avait pas observer Lionel, qu’il ne s’était pas montrer si vulnérable devant elle. Les mois avaient passé et Belladona avait l’impression que le temps avait emporté avec lui leur complicité et leur entente. Comme deux automates, ils continuaient de rire et de se parler, mais où était l’étincelle ? Où étaient les sourires entendus et les regards amusés ? Sûrement perdus au milieu de leur incompréhension mutuelle. Elle avait peur, la gryffondor, peur que leur amitié n’ait été prisonnière de leurs ébats charnels qui n’avaient plus lieu d’être. Lorsqu’une relation changeait autant, comment savoir si celle-ci n’était pas destinée à l’échec ?

Alors elle répétait des gestes qu’elle avait si souvent chorégraphiés à l’époque où ses matins se faisaient systématiquement à ses côtés. Encore en pyjama, les cheveux en bataille, elle s’était allongée sur la couverture de Lionel et elle avait commencé à l’embêter sans brusquerie, tout en caresses et douceurs. Elle avait balayé une mèche de cheveux qui lui tombait sur le visage en souriant, puis avait retracé la courbe de son nez de l’index, à plusieurs reprises, doucement, sans s’imposer. S’il y avait bien une chose que Bella savait de lui et qui n’avait pas changé, c’était que Lionel n’était pas vraiment du matin. Il était grognon, de mauvaise humeur et lançait souvent des éclairs avec ses yeux. Les deux autres ne s’étaient d’ailleurs pas fait prier pour laisser Bella se charger de l’ours grognon.

Au dehors, le camps s’éveillait doucement. Les conversations prenaient forme et les bruits de pas se faisaient de plus en plus nombreux. Seul Lionel semblait vouloir rester hors du temps. Mais, ils avaient à faire. Les pieds gelés, Bella se glissa donc sous la couverture et s’approcha du corps endormi de son ami, jusqu’à pouvoir détailler les longs cils du lion. Elle avait oublié comme il était beau quand il baissait ses défenses, quand il arrêtait de se montrer au monde. Elle sourit et se mit à chuchoter. « Lionel… Faut que tu te réveilles. » Réveiller le rouge et or était semblable à l’apprivoisement d’une bête sauvage. Révéler sa présence, se montrer rassurant et doux, ne pas faire de gestes brusques… C’était tout aussi périlleux. Le Lion endormi risquait à tout moment de sortir les griffes, de rugir ou de vous manger un petit bout qui dépassait. Alors Belladona prenait toutes les précautions du monde. Elle ne lui collait pas ses pieds dessus, elle ne criait pas, elle ne se collait pas. Elle signifiait sa présence et essayait de ramener Lionel au monde réel, qui l’appelait.
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I made it through the wilderness, somehow I made it through. Didn't know how lost I was, until I found you. I was beat, incomplete, I'd been had, I was sad and blue but you made me feel... × lizzou.
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Lionel Lemaire
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Maison/Métier : première année en politique magique, rugit son appartenance à la maison des lions.
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Il dort comme il a rarement dormi, d’un sommeil sans stress, d’un sommeil serein, de ce sommeil qui est propre aux premiers jours de vacances. Allongé dans son lit, le bras sous son oreiller et la tête bien enfoncée dans son coussin, il est hors du monde, dans un univers qui est strictement le sien, où il n’a pas besoin de se cacher, de faire semblant de quelqu’un d’autre. Il aurait fui dans le sommeil, des années auparavant, mais maintenant, sa vie était encore plus belle quand il avait les yeux ouverts.

Il avait passé les dernières semaines avec les révisions. Il avait tout donné afin de garantir son entrée dans son cursus. De cette bataille scolaire, il conservait des cernes qui disparaitraient rapidement, quand il cesserait de faire la fête dans le campement à toute heure de la nuit. Il avait enchaîné les devoirs avec d’autres histoires, qui lui donnait l’impression de sortir d’un roman à l’auteure particulièrement sadique, qui n’attendait que la première occasion pour se défouler sur lui. Premièrement, il y avait tous ses problèmes avec Ludwig qui le menaçait toujours de chantage afin qu’il fasse tout son sale boulot. Le jeune homme ne savait pas comment il allait s’en tirer, mais ce n’était pas le plus important pour lui. Étonnamment, ce qui lui restait en tête, c’était les histoires avec Colombe. Le brun n’avait pas tout compris, mais une partie de lui était heureuse de savoir qu’il n’avait jamais véritablement rompu avec sa petite-amie. Adélaïde et lui étaient encore ensemble, elle n’avait aucune idée des mauvaises choses qu’il avait dit à Colombe ; il espérait que cette dernière ne lui ait rien dit.

Il rêve de son premier amour. Il fronce les sourcils et recule un peu en sentant la fleur qu’Adélaïde collait sous son nez alors qu’ils se trouvaient tous les deux devant la fontaine de Flamel. Il avait toujours aimé la Devereaux, il la connaissait depuis pratiquement dix ans et il comprenait qu’il ne trouverait jamais quelqu’un comme elle. Il se rappelle son courage, sa hardiesse, sa force et sa tendresse. Il prend la marguerite, la pose derrière l’oreille de la blonde et l’embrasse. Lionel a un petit sourire sur son visage endormi.

Quand il avait appris qu’Adélaïde était partie se battre en Angleterre, il avait failli mourir. Il avait senti son cœur se briser en un millier de morceaux qui le déchirait à l’intérieur de sa poitrine. Tout ce qu’il avait pu faire était suivre les journaux britanniques en espérant obtenir une réponse. C’était ridicule quand on se rappelait qu’il ne comprenait pas un mot en anglais ; tout ce qu’il avait pu faire était envoyer des hiboux sans jamais obtenir de réponse. Alors, il avait compris que sa petite amie était morte, bien trop loin de ses bras.

Soudainement, plus rien ne faisait de sens. Comme un automate, il était retourné en France pour prendre ses affaires et dire au revoir à ses parents avant de partir en Angleterre. Sa famille lui avait dit qu’il tomberait amoureux de nouveau et que tout irait bien. Lionel avait eu de la difficulté à y croire. Il avait tenté de faire semblant que tout allait bien, mais il avait emménagé à Londres avec le souvenir de sa petite amie dans la tête et imprimé sur son cœur.

Il avait rencontré Belladona. Il ne sait pas comment leur histoire a commencé, mais ils avaient échangé des baisers, des étreintes, des secrets qu’il n’aurait partagés avec personne. Ils s’étaient compris en raison de leur douleur, de leur peine, comme si tout ce chagrin avait surpassé les barrières de la langue. Cela n’importait plus que Lionel conserve un accent ou que Belladona ne sache articuler un mot de français ; leur peine faisait en sorte qu’ils se comprenaient.

Ils avaient rapidement formé un couple, un couple normal à la vue du monde, à la vue des touristes, quand ils sortaient ensemble pendant la nuit, qu’ils mangeaient des glaces au chocolat en admirant toutes les merveilles architecturales. La douleur se voyait à la nuit tombée. Elle était dans les caresses, quand Lionel effleurait le dos de la blonde et sentait les blessures, quand il donnait des coups de rein en se maudissant intérieurement de tromper Adélaïde. Cela ne l’avait pas empêché d’aimer la Britannique plus que de raison ; ils l’avaient probablement fait dans toutes les pièces de l’appartement. Le canapé avait été témoin des nuits les plus horribles et des matins les plus beaux, quand Lionel somnolait et que Bella jouait dans ses cheveux en le regardant dormir, le réveillant par des caresses, comme elle le faisait maintenant.

Lionel ouvre doucement les yeux, tentant de se dérober de la lumière. La jeune femme est allongée près de lui, comme auparavant ; il avait l’impression de revenir un an en arrière, à la seule exception qu’il n’était pas entouré d’affiches de David Bowie qui l’empêchait de dormir. « Tu peux m’emprunter mon tee-shirt. » marmonne-t-il en fermant les yeux de nouveau. Il grommelle quelque chose d’incompréhensible. « Jamais compris ce truc de fille. » Il se retourne en remontant la couverture sur lui. Il n’avait jamais particulièrement aimé se réveiller le matin. Il l’avait fait toute l’année pour les entraînements de Quidditch, mais maintenant, il n’y avait plus rien à voir ; l’équipe de France avait perdu en huitième de finale. Il n’avait jamais eu aussi honte de sa nation.

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Belladona Rosebury
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Enfin, le prince charmant ouvrit les yeux. Charmant, il l’avait toujours été, mais Bella n’avait découvert son titre royale qu’une fois la rentrée à Poudlard passée, lorsqu’il avait glissé ses mains dans les cheveux d’une autre et que ses lèvres avaient retrouvé son Adélaïde. Lionel n’avait jamais été le prince de Belladona, jamais. Ils n’avaient jamais cherché le romantisme coulant et les regards qui disaient « pour toujours ». Entre eux, ça avait été « maintenant et on verra bien », depuis le début. Chacun avait eu besoin d’oublier le passé et de ne pas se préoccuper du futur ; ils avaient été leur présent, l’espace d’un instant. Et Bella ne regrettait rien, elle n’a jamais jalousé ces personnes qui avaient droit à ce Lionel couronné. Elle n’avait jamais voulu d’une relation rose, elle n’avait jamais voulu être mise sur un piédestal et être élevée au rang de princesse. Elle aimait Lionel quand il criait, qu’il devenait mesquin. Elle l’aimait quand dans ses yeux brûlait une lueur qu’il prenait généralement soin de cacher, quand il abandonnait son costume éclatant pour redevenir le prince des voleurs. Elle l'aimait quand il jetait son masque sur le côté et qu’il jouait cartes sur tables. Elle l’aimait grognon au réveil.

« Tu peux m’emprunter mon teeshirt. » le sourire de la Belle s’élargit alors qu’elle haussait un sourcil. Si elle avait caressé l’espoir qu’il s’éveille, c’était raté. Physiquement présent, l’esprit de Lionel, lui, semblait encore loin lorsqu’il marmonna quelques paroles incompréhensibles, avant de lâcher une remarque désagréable. Bella grimaça, se mordant la langue. Oui, c’était ce Lionel si parfaitement humain qu’elle aimait. Elle l’observa se retourner et remonter la couverture, comme si cela pouvait empêcher la jeune fille de l’approcher. Elle resta quelques instants à distance, à regarder l’arrière de son crâne. Pour mener un assaut, il fallait un plan ; Et les murailles du lion étaient loin d’être fragiles ou friables.

Finalement, elle s’approcha doucement du prince endormi et tendit la main vers sa nuque, attrapant une mèche courte de ses cheveux, qu’elle lissa doucement. Elle approcha sa tête et lorsqu’elle parla, son souffle déplaça des cheveux dans le cou du garçon. « Je t’en ai déjà empruntés… » Elle n'avait pas attendu son approbation, et encore moins maintenant que les affaires de ses trois amis étaient à portée de main. Le matin, lorsqu'elle s'habillait, elle ressemblait à un ogre devant un buffet. Elle se mordit la lèvre, amusée, avant de continuer « Mais, faut vraiment que tu te réveilles… Jude et Zeke vont manger tous les croissants ». Le serdaigle barbu s’était mis en tête d’en cuisiner, et avec un peu d’aide de ses amis français, il avait réussi à en fabriquer plusieurs fournées. Il n’avait pas semblé satisfait, perfectionniste qu’il était, mais Bella avait senti la différence. Elle avait compris pourquoi tous ces français en faisaient tout un fromage, pourquoi ils crachaient sur les merdes anglaises, comme ils le disaient si bien. Elle en avait même mis un de côté pour Thomas, pour lui faire une surprise. Elle l’avait dérobé l’air de rien et l’avait caché dans ses affaires, dans une boîte qu’elle avait ensorcelée pour qu’il ne dépérisse pas. Le tout en cachette, pour ne pas avoir à s’expliquer, et ne pas se prendre des regards réprobateurs, bien sûr.

Belladona se déplaça encore un peu, faisant craquer les lattes du lit de fortune, en lâchant un bâillement. Elle posa son front contre le dos de Lionel, profitant de sa chaleur, et ferma les yeux, juste un peu. « Et puis, Zeke voulait qu’on organise une Gay Pride, alors on a pleins de choses à faire. » Zeke avait eu cette idée merveilleuse quelques jours auparavant et tout le monde semblait emballé. Ils avaient tiré des plans sur la comète toute la nuit, prévoyant d’ores et déjà des fêtes à préparer pour tout l’été, chacun rajoutant son grain de sel. Mais, rien ne s’organisait tout seul, alors ils allaient devoir se lever et mettre à profit leur longue journée d’été.
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Leur histoire était particulière parce que leur histoire n’était pas une histoire de romance. Elle ne comportait ni amour, ni princesse, ni prince charmant, simplement une bonne fée qui était partie en leur enlevant tout le bonheur et la joie qu’elle leur avait apportée. À la place, elle leur avait laissé la tristesse, la peine, les séquelles d’une guerre qu’ils avaient livré à un âge bien trop jeune, chacun de leur côté, chacun à leur manière.

Lionel n’avait jamais été fait pour passer sa vie auprès de Belladona. Cela sonnait sans cœur quand on le formulait ainsi, mais la relation avait été réciproque. Chacun avait cherché une manière d’oublier. Leur couple avait été à l’image d’un saut en parachute où ils s’étaient livrés entièrement et complètement jusqu’à temps de retrouver le sol, une façon de conserver l’équilibre. Avec Belladona, Lionel n’avait jamais pris la peine de cacher quoi que ce soit. Tout avait commencé avec sa main qui était dangereusement montée vers le haut de la cuisse de la jeune femme. Il lui avait cependant tout dit sur sa petite-amie qui avait perdu la vie ; il n’avait jamais trompé Belladona, il ne pourrait sans doute jamais le faire.

Belladona était celle qui le connaissait le mieux ; elle connaissait ses charmes, ses complexes, ses secrets, elle connaissait aussi sa noirceur qu’il passait tant de temps à dissimuler pour ne pas se faire diminuer à sa simple réputation de prince des serpents. La blonde pouvait voir au travers de ses peurs et de ses doutes. Elle le connaissait, car elle avait été une des rares qui avaient eu la chance de passer toutes ses journées avec lui et de le voir au travers de chacune de ses phases. Lionel avait une réputation de rebelle romantique, de garçon mélancolique tout droit venu de France qui n’acceptait pas les injustices, un lion fier qui n’acceptait pas les injustices ; toutes les filles avaient été à ses pieds quand il était arrivé à Poudlard.

C’était encore le cas aujourd’hui, encore plus maintenant qu’il avait officiellement rompu avec la Devereaux. C’était normal, supposément, il était un garçon attachant, romantique, mais ce que personne ne savait, c’était que Lionel se cachait derrière toutes ses attentions et toute cette romance pour être certain que les gens ne l’aiment. Personne n’aimerait connaître la part de lui qui empoisonne les gens et qui traîne dans les marchés noirs pour faire des achats sordides. Il n’y avait que Bella qui acceptait ces ténèbres.

Il était chanceux. Il le savait. Bella ne lui en avait jamais voulu. Comparativement à ses anciennes copines, elle ne lui avait pas tourné le dos, elle avait toujours été présente pour lui quand il en avait besoin. Par contre, il y avait toujours une certaine incompréhension entre eux. Lionel savait que l’amitié pouvait devenir de l’amour, mais que l’amour pouvait rarement redevenir de l’amitié. Pourtant, il voulait croire que c’était différent avec la demoiselle. Il ne pouvait pas imaginer une vie dans laquelle Rosebury n’était pas près de lui.

Quand elle lui murmure à l’oreille qu’elle ne l’avait pas attendu pour se servir dans ses vêtements, le jeune homme se relève sur son coude. Il se contorsionne pour apercevoir sa valise complètement ouverte. Une vieille chemise dépassait et des chaussettes se retrouvaient un peu partout dans la chambre. Jurant en estonien, il se laisse tomber sur le lit en pestant intérieurement.

Bella tente une autre approche en lui disant que ses amis allaient manger tous les croissants. Un certain silence plane dans la tente, le même silence maladroit qui régnait de temps à autre quand ils ne se retrouvaient que tous les deux dans une même pièce. Auparavant, c’était facile, ils pouvaient se jeter l’un sur l’autre. Maintemant, c’était plus complexe et ce n’était pas seulement en raison de leur passif ; les deux avaient changé au cours de l’année.  

Cela faisait deux ou trois mois que Lionel avait cessé de manger des viennoiseries. Il penchait vers une pratique végétalienne. Son temps passé avec l’ancien professeur de métamorphose l’avait poussé à remettre les choses en perspective concernant sa vision du monde ainsi que son traitement des animaux. Il aspirait à devenir quelqu’un de bien ou à défaut, quelqu’un de mieux. Il ferme les yeux en souriant comme un enfant qui a fait un mauvais coup. Il sait parfaitement que Zackery, prévenant comme il était, avait pris la peine de préparer des croissants spécialement pour lui, et qu’il les avait mis de côté pour ne pas que Jude ne les dévore avant qu’il ne se réveille.

Elle se rapproche de lui et se colle contre son dos. Le geste lui arrache un sourire. Il fut un temps où il lui faisait la même chose. Il se pressait contre elle en l’entourant de ses bras, quand ils regardaient la télévision, quand ils regardaient les gouttes se faire la course entre elles sur les fenêtres londoniennes. Collé contre elle, il lui était souvent arrivé d’avoir une petite érection. Ça l’avait souvent embarassé, mais il avait toujours fini par en rire, grâce à la demoiselle. Bella avait une personnalité éclatante, et même si elle avait tué un homme, il ne parvenait pas à la juger. Si Lionel devait amener une personne à la guerre avec lui, ce ne serait pas Zackery, ce ne serait pas Jude, ce ne serait même pas Adélaïde, ce serait Belladona.

Son front exerce une douce pression contre son dos. Les lattes du lit craquent, mais Lionel ne s’en préoccupe pas, il avait l’impression de revenir en Auvergne où tout ne se faisait pas réparer instantanément par la magie, où on laissait la beauté dans les choses brisées. La demoiselle lui rappelle la Gay Pride que leur ami voulait organiser. Lionel ouvre les yeux. Il est de dos à son ancienne copine. Il en est content ! car il ne peut cacher son trouble. Il avait été présent quand le Vaher leur avait parlé de son idée. Il leur avait exposé les couleurs et les préparatifs de cet évènement qui allait être grandiose. Le Lemaire avait participé à l’échange en parlant des chansons et des fêtes, en donnant ses idées et en riant.

La vérité était toute autre.

En fait, il avait toujours eu un faible pour son ami. Il ne l’avait avoué à personne. Il n’y avait probablement que Gabriel de Musset qui était au courant de son attachement, mais il ne pensait pas que son camarade vende la mèche. Même si c’était le cas, il n’aurait que les lettres d’amour que le lion et la loutre s’échangeaient comme preuve, rien de bien incriminant, le plus important passait dans les regards et dans les dialogues, certains disent que les paroles s’envolent, mais que les écrits restent, Lionel se rappelle pourtant de tout, peu importe que cela ait été dit ou écrit.

« Il n’a pas besoin de moi. » se contente-il de répondre. Normalement, il aurait lâché une remarque acerbe selon laquelle le dernier évènement que Zackery avait tenté d’organiser avait très mal fini. Il en avait lâché un bon nombre à Jude, certaines se voulaient du sarcasme, mais les piques avaient souvent frôlé le bord de la méchanceté. Il ne pouvait cependant être aussi blessant quand cela concernait le brun. Il hausse les épaules.  

« Il a Skye. » Les mots ont un autre sens pour le lion, mais il se garde bien de le dire. Il se retourne doucement pour ne pas faire mal à la jeune femme. Ils sont face à face. Il caresse une mèche sur son front et lui fait une petite chiquenaude sur le front avant de sourire. « Skye a besoin de se changer les idées. Ça lui fera du bien de faire un peu de peinture, de mettre un peu de couleurs dans sa vie, il broie du noir en ce moment. » Il espérait intérieurement que le Krushnic aille bien. Il tenterait de le voir plus tard, quand il serait réveillé et qu’il aurait eu son sommeil réparateur que la Rosebury se faisait un malin plaisir de lui gâcher.  

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Pour beaucoup, cela relevait du miracle d’être encore amie avec son ex, pour Bella cela était surtout une question de relation et de rupture. Pourtant, elle n’avait sûrement jamais connu une relation entre ex aussi compliquée. Avec les autres, c’était simple : il y avait ceux qui lui parlaient encore et ceux qui la snobaient sans vergogne. Mais avec Lionel, tout était plus confus et complexe. À peine leur relation prenait-elle fin qu’ils se retrouvaient propulsés dans la même école à devoir composer avec la supposément petite-amie morte du lion. Bella en avait crevé de culpabilité et de gêne. Ils n’avaient jamais pu trouver leur équilibre, passant de journées collés l’un à l’autre à une distance de sécurité qu’ils avaient instaurée d’un accord tacite, sans même en parler.

Parfois, elle avait l’impression que sa présence le gênait, qu’il ne la supportait plus et à d’autres moments elle avait envie de le frapper lorsqu’elle le voyait revêtir son rôle du prince. Ils se connaissaient trop pour réussir à supporter ces habitudes un peu fausses qu’ils adoptaient avec les autres ; ils n’avaient alors affaire qu’à un étranger.

Bella retint un rire, une fois de plus, lorsqu’il se redressa précipitamment pour observer sa valise ouverte. Il n’avait vraisemblablement pas fait attention, mais pourtant c’était loin d’être la première fois qu’elle se servait directement à la source. Il jura en estonien et Bella crut entendre Zeke, l’espace d’un instant. Sans s’en rendre compte, sûrement, ces deux là adoptaient parfois les même intonations, comme un vieux couple. Bell trouvait ça mignon à en mourir. Il se recoucha. Visiblement, cela ne suffisait pas, alors Belladona tenta autre chose, parlant de croissants qui ne tarderaient pas à disparaître. Un silence s’installa alors et la gryffonne crut que Lionel faisait le mort pour qu’elle le laisse tranquille. Alors, elle abandonna momentanément et se coucha contre lui, posant son front sur son dos, en baillant. Comme ils l’avaient fait si souvent. En y repensant, Bella se rendait compte qu’ils avaient passé leur été collés l’un contre l’autre, comme si le simple fait de ne pas avoir au moins quelques centimètres de peau en contact risquait de les tuer. Généralement, ils se débrouillaient d’ailleurs pour que leur corps entier soit collé contre l’autre, mais cela était encore une autre histoire.

La gryffondor tenta alors une dernière chose et parla des préparations de la Gay Pride qu’ils voulaient lancer. Ils n’étaient pas sûrs du tout que cela aboutisse, mais ils avaient de longues journées à gaspiller, après tout. Enfin, Lionel sembla réagir. Toujours aussi amorphe, des mots franchirent pourtant la barrière de ses lèvres, suivis de phrases. Bella rouvrit les yeux, attentive. « Il n’a pas besoin de moi. » Elle fronça alors les sourcils, interloquée. Elle sentait de la tristesse et du ressentiment dans ses paroles, des émotions qu’elle n’avait pas l’habitude d’entendre de la bouche de Lionel concernant Zeke. Bien au contraire. Mais ces derniers temps, Lionel était parfois méchant et blessant ; Ses remarques acerbes étaient d'ailleurs bien souvent destinées à Jude, ce qui avait tendance à mettre la gryffondor en colère. Peut-être allait-elle enfin comprendre ce qu’il se passait dans la tête et dans le cœur de son amant perdu. « Il a Skye. » Bell sentit alors son cœur se serrer lorsque Lionel se retourna enfin pour lui faire face, pour la regarder. Il lui caressa le front, Bella avait ses yeux plantés dans les siens. Il ne soutenait jamais son regard. « Skye a besoin de se changer les idées. Ça lui fera du bien de faire un peu de peinture, de mettre un peu de couleurs dans sa vie, il broie du noir en ce moment. » Un sourire, une chiquenaude sur le front, que de diversions. Mais la gryffondor n’était pas dupe et elle continua de le fixer, attrapant la main de Lionel qui venait de se faire agressive. Elle glissa sa main dans celle de son ami, chaque doigt entrecroisé des siens, et la serra contre son cœur. « Qu’est-ce qu’il y a Lionel ? » Elle se rapprocha encore un peu du lion, faisant bouger le matelas allègrement, sans jamais le quitter des yeux.

« Pourquoi tu dis ça ? Tu sais très bien qu’il a besoin de toi, comme nous tous. » Bella prit soin de noter dans un coin de sa tête que Lionel avait conjugué sa plainte à la troisième personne du singulier. Il avait dit Il, et une petite voix dans la tête de Bella lui soufflait qu’elle savait pertinemment de qui il s’agissait. La relation entre Zeke & Lionel avait toujours été particulière. Elle avait lu leurs lettres en longs et en travers, affalée dans le lit du garçon, à Londres. Elle en avait gloussé comme une ado de 13 ans, tant elles étaient belles, romantiques et passionnées. Mais elle ne s’était jamais posée plus de question, les laissant profiter de leur relation telle qu’elle était sans avoir à se justifier auprès de personne.

« Pourquoi tu compartimentes, comme ça ? On va tous changer les idées de Skye, tous ensemble. Et on va bien rigoler. Et sûrement même que je te peindrai un peu la face au lieu de peindre les panneaux, sans faire exprès. » Le visage à moitié caché par son oreiller, Belladona ne put retenir un sourire taquin. Skye avait peut-être besoin d’eux, mais Bella comptait bien garder un œil sur Lionel. Ou peut-être les deux.
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Lionel Lemaire
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Il cherchait une manière de cacher son trouble, il tentait de trouver une issue qui se trouvait ailleurs que dans le sommeil. Auparavant, il avait tant cherché à dormir pour oublier les tracas de la vie qui pesaient sur ses épaules. À de nombreuses fois, il lui était arrivé de prendre des médicaments anti-allergènes simplement pour oublier un peu que le fardeau sur ses épaules était trop lourd, d’autres fois, il faisait l’amour en s’écroulant sur le lit. Quand il avait joui, il ne pensait plus à rien et il pouvait facilement dormir en espérant intérieurement ne jamais se réveiller le lendemain matin.

La relation avec Belladona avait été une relation dans laquelle il s’était pleinement investi, sans jamais utiliser d’artifices, sans jamais prendre la peine de se cacher ou de faire attention. Il aurait probablement pu trouver son bonheur auprès d’elle. La blonde était une fille extraordinaire, charmante et rieuse, qui avait de hauts standards envers elle-même, mais qui pouvait redevenir enfantine comme si de rien n’était.

Elle avait fait preuve d’une grande maturité quand ils étaient entrés tous les deux à Poudlard. Belladona et Lionel avaient formé un couple au début de l’année, jusqu’à ce que le jeune homme n’aperçoive le fantôme de sa petite-amie dans les couloirs. Alors, doucement, sa main s’était détachée de celle de son Anglaise pour tenter de rattraper celle de sa Française. Il rôdait autour de la blonde en se demandant si c'était réellement elle et soudainement, plus rien n’était pareil ; Lionel et Belladona mangeaient à une bonne distance à la table des Gryffondor et le jeune homme allait chercher la compagnie de ses autres amis en classe, tentant de se défaire de sa dépendance au corps de la Rosebury. Il avait un peu échoué ; entre les deux blondes, dans cette période confuse de sa scolarité, il avait couché à gauche et à droite, il avait même eu des amourettes, mais aucune n’avait aboutie parce que le lion n’en avait que pour sa petite-amie décédée.

Quand il y repensait, il se disait qu’il avait véritablement été un pauvre imbécile. Il avait été totalement égocentrique et il aurait dû se soucier davantage de ce que la jeune femme ressentait. Probablement avait-elle craqué pour Thomas parce que ce dernier se souciait d’elle. Simplement penser à cet imbécile stupide et pédant suffisait à l’irriter. Il savait que la jeune femme tenait à lui, et c’était la seule raison qui l’empêchait de lui coller un coup de poing entre les deux yeux. Il ne le disait à personne parce qu'il y avait des soucis de moralité, mais intérieurement, il était plus que ravi que Skye se soit déchaîné sur Thomas, ce dernier le méritait entièrement.

Belladona a senti que plus rien n’allait quand il a ouvert la bouche pour parler de leur camarade. Lionel et Skye avaient une très bonne relation ; le jeune homme avait toujours admiré le Krushnic qui était si fonceur et si sûr de lui, il avait toujours rêvé d’être comme lui à Beauxbâtons. Doucement, ils s’étaient rapprochés, ils avaient même commencé à jouer au Quidditch ensemble et c’était probablement grâce au brun que le lion avait pu devenir aussi passionné de ce sport magique, lui qui avait tant craché sur tous les enchantements.

Son cœur se serre quand il pense à son ami. Il ne devrait pas être aussi jaloux, mais il ne peut pas contrôler ce sentiment ou les papillons dans son estomac quand il voit le grand barbu se lancer dans des descriptions passionnées de ses voyages. Personne ne peut aimer un ami de cette façon. La blonde attrape son poignet avec une force qui le surprend toujours ; elle n’allait pas laisser le moment passer, pas quand le lion avait abaissé une de ses murailles, pour une rare fois, lui qui avait toujours eu si peur de se faire blesser. Elle entrecroise ses doigts dans les siens ; ça lui rappelle tellement de souvenirs. Lionel referme sa main sur celle de son amie, l’entoure de sa grande paume, apprécie toute la chaleur, toute la proximité. Il tente de soutenir le regard de la Rosebury, mais il y a quelque chose qui vacille au fond de son regard, un mélange de tristesse, d’incertitude, mais aussi d’amour. Seul ce sentiment pouvait lui donner un tel nœud dans l’estomac.

La jeune femme lui demande ce qu’il se passe et elle se rapproche de lui, et le lion sait qu’il est fait, qu’il est prisonnier parce qu’il ne peut pas cacher la peur dans son regard quand ils sont aussi proches. Belladona a toujours pu lire en lui comme dans un livre ouvert ; c’était probablement pour cela qu’elle lui pardonnait ses erreurs et ses comportements un peu factices qui lui avaient tant valu l’approbation des autres, mais qui le dénaturait.

Le jeune homme ne répond pas, mais elle continue en lui rappelant que leur ami avait besoin de lui, mais qu’il avait aussi besoin de tout le monde. Lionel hoche la tête, mais il baisse le regard. Comment lui dire que c’était justement cela le problème ? Comment lui dire que tout le monde aimait Zackery, et que Zackery aimait tout le monde, et que c’était justement cela qui causait son problème ?

Lionel cherche en-dessous de son oreiller et en ressort une lettre, une lettre toute récente qu’il avait écrite hier soir. Il avait hésité à l’envoyer, en se demandant si ce serait une bonne idée. Il la montre à Bella. Dans cettre lettre, il décrivait à quel point il ne comprenait pas l’importance de décrire ses sentiments, et que parfois, il suffisait simplement de passer du temps avec la personne aimée. Dans cette lettre, il y avait des mots que Lionel n’avait jamais formellement écrits :

« Je t’aime. »

Quand la jeune fille a fini sa lecture, il la regarde avec un peu de chagrin. « Il n’aura jamais besoin de moi comme j’ai besoin de lui. » Il retire sa main de celle de la jeune femme. Il passe ses mains sur son front avant de les passer sur ses tempes. Il cherche la manière de formuler ce qu’il n’avait jamais dit à personne. « Je l’aime depuis ma première année. Je l’ai aimé avant même de rencontrer Adélaïde. » C’était plus tard qu’il aurait rencontré la jolie blonde qui faisait battre son cœur, que Jude aurait tout fait pour les caser ensemble, fiers d’avoir formé ce qui serait probablement une des romances les plus connues et les plus enviées de Beauxbâtons.

« Nous avons commencé à nous écrire des lettres en première année, durant les vacances. En troisième année, tout a commencé à devenir plus affectif. Nous nous donnions des surnoms. Nous nous écrivions des mots passionnés. » Zackery lui avait dit de nombreuses fois qu’il avait du talent et qu’il devrait écrire un bouquin ; il avait commencé, mais ce n’était rien de fameux. Heureusement, l’aide de Gabriel l’aidait à rendre le manuscrit un peu plus potable. « Je me demandais s'il pensait ce qu'il écrivait, parfois. Parce que moi, je le pensais toujours. » Le seul problème, c'était que le Lemaire et le Vaher étaient tous les deux des hommes et le Lemaire, il ne pouvait pas aimer les hommes de cette manière. Toute sa vie, il avait couché avec des filles. Et il ne pouvait pas nier l'attachement qu'il ressentait envers Sakura. Il était totalement perdu. Il soupire.

« Les gens n’accepteront pas. Nous avons beau être en 2000, je ne suis même pas certain que l’on aura la permission de faire cette fichue Gay Pride. » Son ton est un peu rude, comme à chaque fois qu’il tente de repousser les gens pour ne pas que ceux-ci puissent briser son armure. En même temps, il se rend compte à quel point ça fait du bien de parler de ses problèmes. Lionel regarde la jeune fille, et pour la première fois, il arrive à soutenir son regard, parce que pour la première fois, il arrivait à se livrer tel qu’il était.

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Belladona Rosebury
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La vérité, c’était que Lionel lui manquait. Son sourire taquin lui manquait, sa mauvaise humeur du matin lui manquait, son affection lui manquait. La gryffonne ne se faisait aucune fausse idée sur la nature de ses sentiments : cela faisait bien longtemps qu’elle n’était plus amoureuse du prince français. Ça avait été difficile, au début, de perdre cette présence constante. Mais plus que tout, elle avait ressenti le manque de son ami. Les après-midi passées à rire, lui manquaient. Cet appartement à Londres lui manquait. C’était des détails, une idée de la relation, le réconfort que ses bras lui apportaient.

Mais tout cela avait toujours eu une date de péremption, depuis le début. Bella avait finalement du retourner à la réalité et la rentrée à Poudlard lui avait fait l’effet d’un seau d’eau glacée se répandant sur son crâne. Sa réception sur ce sol écossais si dur avait été tellement frontale et déstabilisante… Mais la blonde avait fait avec, s’accrochant à Jude, à Zeke, à la rancœur qu’elle avait contre Cassandre, à son incompréhension face à l’attitude de Rowan et à quelques rencontres qui n’avaient pas attendu le fil des années pour s’immiscer dans son cœur.

Mais, Lionel restait Lionel et le voir se desquamer en silence lui tiraillait les entrailles. Il fallait qu’elle fasse quelque chose… Elle lui attrapa donc la main qu’elle serra contre elle en tentant de lui offrir une ouverture et du réconfort. Mais, Bella avait l’impression de marcher sur des œufs, devinant ce qu’ils cachaient sans pour autant en avoir la certitude ; Certitude qu’elle ne posséderait entièrement qu’une fois que le lion se serait décidé à la lui offrir. Alors elle tâtonna, tenta d’ouvrir une piste, tenta de le coincer.

La princesse aux bois dormant s’agita, et fouilla sous son oreiller pour en ressortir un parchemin qu’il lui tendit, en silence. Il la laissa déplier le papier et se plonger dans la lecture sans jamais l’interrompre. Rapidement, Bella se mordit la lèvre et sentit la gêne s’emparer d’elle. Elle savait parfaitement à qui était destinée cette lettre et pour en avoir lu plusieurs, elle comprenait instantanément le saut dans le vide que Lionel s’apprêtait à faire. Elle était gênée par l’honnêteté, la profondeur et par la passion qui y étaient décrites, comme une spectatrice voyeuse qui n’avait aucune légitimité à observer tout cela. Lorsqu’elle replia soigneusement le parchemin, Lionel reprit la parole.

« Il n’aura jamais besoin de moi comme j’ai besoin de lui. » Déjà Bell soupira alors que Lionel récupèra sa main pour se la passer sur le visage. « Je l’aime depuis ma première année. Je l’ai aimé avant même de rencontrer Adélaïde. » Bella étreignit son oreiller, dans l’attente du dénouement finale. Elle savait. « Nous avons commencé à nous écrire des lettres en première année, durant les vacances. En troisième année, tout a commencé à devenir plus affectif. Nous nous donnions des surnoms. Nous nous écrivions des mots passionnés. Je me demandais s'il pensait ce qu'il écrivait, parfois. Parce que moi, je le pensais toujours. » Bella comprenait ce qu’il ressentait. Zeke était quelqu’un de génial. C’était le genre de personne à l’écoute et surtout qui te faisait te sentir spéciale, au moins à ses yeux. Mais lorsque l’on se rendait compte que chaque personne qui l’entourait était spéciale, cela pouvait faire tomber de haut. Il était affectueux, bienveillant et aimant. Mais pour quelqu’un comme Lionel qui ne savait pas où se situait la limite, la blonde comprenait que cela puisse être perturbant, voire blessant. « Les gens n’accepteront pas. Nous avons beau être en 2000, je ne suis même pas certain que l’on aura la permission de faire cette fichue Gay Pride. » Sa voix était de nouveau rêche et cassante, crachant une vérité qu’il aurait sûrement préférer balayer d’un revers de main. Pourtant, enfin Lionel la regardait, enfin Bella voyait ses prunelles claires se perdre dans les siennes. Enfin, elle retrouvait son Lionel.

Cependant, ce qu’il venait de lui dévoiler était loin d’être facile et Belladona ne lâcha d’abord qu’un soupire avant de laisser un petit silence s’installer entre eux, cherchant les mots adéquats. Se grattant la joue, elle finit par se lancer, hésitante, espérant trouver les mots justes. « Vous êtes aveugles, tous les deux… Tu sais, si Sakura était aussi jalouse de vos lettres c’était pas pour rien. » Elle roula cependant des yeux, excédée rien qu’en prononçant ce prénom aux consonances tranchantes. « Enfin, même si cette nana est pas une référence. Bref… Ce que je voulais dire : c’est que (…) » tout en parlant, Bella se redressa et s’allongea sur le ventre, se redressant sur ses coudes pour pouvoir appuyer ses propos avec des gestes de ses mains. « (…) Zeke peut peut-être donner l’impression d’aimer tout le monde pareil, mais… Avec toi c’est différent. Tu le vois peut-être mais pas, mais… heu… » Bella cherchait ses mots, elle cherchait ces détails, ces sensations qui se produisaient lorsque le lion rencontrait la loutre. Elle fit une petite grimace, c’était si dur à expliquer ; C’était comme une légère électrification de l’air, comme un sourire à moitié esquissé, comme des yeux qui pétillaient rien qu’en apercevant l’autre, comme des corps qui imperceptiblement se penchaient pour se frôler, comme une langue qui reproduisait inconsciemment les sons naissant au creux des lèvres de son alter ego. Mais, ces indices restaient bien dissimulés et n’étaient visiblement même pas perçus par ceux qui les semaient sur leur passage. Alors elle hésitait, elle butait, elle ne savait comment s’expliquer. « Y a un truc. Comme si le sourire de Zeke était plus brillant quand t’étais là et comme si il pouvait soulever des montagnes quand tu lui dis des mots gentils. » Tout cela devait lui sembler si abstrait, à ce bel endormi, pourtant c’était limpide comme de l’eau de roche pour la rouge et or.

Et puis, il y avait ce problème d’acceptation, du qu’en dira-t-on et de la légitimité. Et qui était-elle pour l’aiguiller ? Qui était-elle pour le conseiller sur quelque chose qu’elle ne connaissait pas et qui n’impacterait en rien sa vie à elle alors que cela pouvait changer tout son futur à lui ? Tout ce qu’elle avait à lui offrir, c’était son amour, son soutien et son honnêteté. « J’aurais aimé te dire qu’on s’en fiche des autres et que s’ils ne sont pas contents, ils ont qu’à aller se faire prendre par derrière, au moins ça les décoincera. Mais… La vérité c’est qu’effectivement beaucoup n’accepteront pas et que si tu décides que c’est un chemin que tu veux explorer tu auras forcément affaire à des imbéciles qui ne savent pas vivre autrement qu’en s’occupant des autres. » Elle soupira d’agacement, déjà, rien qu’à l’idée. C’était toujours la même histoire, avec des prétextes différents. Le sang, la puissance, la richesse, l’amour, le sexe. « Moi je pense qu’il faut que tu te demandes ce qui te rendra heureux. Tu vas répondre à une question. » Elle se retourna d’un mouvement de hanche en faisant craquer les lattes de bois, une fois de plus. Allongée maintenant face à Lionel, sa tête reposant dans sa main, elle poursuivit son raisonnement. « Réponds moi sans me mentir, hein ! Dans dix, quinze, vingt ans, si tu pouvais être n’importe qui, n’importe où et être avec qui tu veux, t’imagines ça comment ? »
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Lionel Lemaire
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Belladona lui manquait. Belladona lui manquait avec sa chevelure, sa chevelure blonde toujours dans une coupe faite rapidement, mais qui la rendait si belle. Vêtue de vêtements amples empruntés à ses meilleurs amis, avec elle, tout était spontané, avec elle, il était inutile de s’embarrasser de permissions ou de la crainte absurde de ne pas être à la hauteur. La vie auprès de la jeune femme ressemblait à un saut en parachute, on ne savait pas nécessairement quand on allait tomber, quand on allait se faire mal, mais on profitait du moment avant que tout ne se casse, comme si c’était la plus belle chose au monde, et pendant un moment, on avait espoir.

La vie loin d’elle ressemblait à une mort lente. C’était rapidement qu’il s’en était rendu compte, quand il avait commencé à sortir avec toutes ces filles qui lui demandaient de remettre sa cravate en place ou pourquoi il prenait tant de plaisir à contourner le règlement de l’école, alors que pourtant, il aurait dû assurer la réputation de sa propre académie française. La Rosebury, elle, avait une simplicité si rare, mais qui faisait tellement du bien, dans un monde factice, où toutes les filles passaient bien trop de temps à passer des couleurs sur leurs joues en oubliant les bonheurs les plus rudimentaires. Même si le Lemaire tenait tout de l’étudiant modèle, il aimait la compagnie d’une personne qui n’aurait pas peur de délaisser les apparences pour se lancer des couleurs, pour jeter de la peinture dans les recoins d’un monde bien trop sombre.  

Le lion s’en voulait un peu de ne jamais lui avoir vraiment reparlé depuis le dernier été. La jeune femme était exceptionnelle. Pourtant, il ne l’avait jamais aimé, pas de la manière dont il aurait voulu ou dont il aurait dû l’aimer. Il l’avait embrassé la première nuit, en pensant à sa petite amie partie à la guerre, il n’avait jamais vu la jeune femme comme elle l’était réellement. Il lui était arrivé trop de matins où il lui caressait les cheveux en regardant par la fenêtre, afin de ne pas croiser son regard. C’était dur d’admettre que l’on avait fait des erreurs, mais Lionel acceptait doucement qu’il n’était pas parfait, et que ce n’était pas plus mal que cela.

Il a son regard dans le sien. Pendant un moment, il a envie de coller ses lèvres contre celles de son amie, simplement pour se rassurer et s’assurer qu’elle ne l’abandonne pas, mais il se retient. Embrasser, ce n’est pas la bonne manière de retenir les gens, comme la romance ne l’est pas. C’est ainsi qu’il se perd, le lion, c’est ainsi qu’il se développe une réputation qu’il ne veut pas vraiment avoir. Bourreau des cœurs, ce n’est pas vraiment ce qu’il est ; pas à la manière des garçons de Durmstrang, pas comme ceux qui pensaient que les femmes ne servaient qu’à assouvir leurs plaisirs. Il osait se croire différent, un peu, c’est ce qui lui permettait d’avancer, et de ne pas se coincer dans l’image, le fait qu’il devait suivre les traces de ses parents.

Belladona ne semble pas vraiment savoir quoi dire. Il ne peut pas la blâmer. Il vient de lui montrer la lettre la plus personnelle qu’il n’ait jamais écrite à quiconque. Il est en train de lui dire qu’il a des sentiments pour leur meilleur ami alors que moins d’un an auparavant, c’était avec elle qu’il sortait, qu’il couchait et qu’il déballait ses secrets. Au moins, ce dernier point n’avait pas changé. La jeune femme soupire. Lionel aurait préféré de la colère. Il aurait préféré qu’elle le frappe en lui demandant si leur histoire avait été vraie, ou encore, qu’elle se lève en croisant les bras et en quittant la tente, en mangeant, comme ultime vengeance, les croissants mis de côté pour le lion herbivore. Pourtant, elle reste, même si elle semble loin en même temps, elle tente de chercher les bons mots. Lionel songe qu’il n’en existe pas vraiment, des bons mots, que leur vocabulaire venait de se confronter à un problème bien trop grand et complexe pour une langue aussi primitive que l’anglais.

Elle commence en lui mentionnant leur cécité avant de dévier sur le sujet Sakura (il a une boule dans la gorge, le lion, parce qu’il aime quand même la belle Japonaise, peu importe ce que son amie peut penser d’elle). Elle dit ensuite que Zackery pouvait donner l’impression d’aimer tout le monde (là, le lion songe qu’il aurait dû se taire, parce que les propos de la demoiselle ne l’aidaient pas du tout), mais elle lui dit qu’avec lui, le sourire de Zackery est plus brillant, et qu’il pouvait soulever des montagnes. Lionel tente un sourire. À l’intérieur, il est piteux ; il ne comprenait rien de ses conneries, et il savait pertinemment que son ami n’avait pas besoin de lui pour que se creusent les fossettes sur les coins de ses joues.

Après, elle lui dit en toute honnêteté que les autres ne vont pas forcément accepter, mais que c’est à lui de voir s’il souhaite explorer un chemin sur lequel il rencontrera des imbéciles qui ne savent pas vivre autrement qu’en se mêlant des affaires des autres. Lionel replace sa lettre sous son oreiller. Il regarde le haut de la tente pendant quelques instants. La couverture tombe sur son torse. Soudainement, il n’a plus sommeil. Ensuite, sa camarade lui pose la pire question, celle concernant le futur.

« C’est justement le problème. » répond Lionel, d’un ton posé. Beaucoup plus sérieux qu’il ne l’est habituellement, il plisse les yeux en regardant le plafond. « Je n’arrive pas à me projeter dans le futur. Je n’en ai jamais été capable. Je ne vois pas plus loin que le moment présent. C’était le problème avec nous. » Lionel se retourne vers Belladona. Il y a quelque chose d’un peu triste dans son regard. Ses yeux brillent. Il se redresse. Assis au milieu du lit, les lattes de celui-ci craquent. Les couvertures sont autour de lui, recouvrent ses jambes, ne montrent que les poils fins sur son bas-ventre.

Il passe une mèche de cheveux derrière l’oreille de la jeune femme, avant d’enfoncer sa tête dans son épaule. Cela faisait longtemps qu’ils n’avaient pas été aussi proches. Dans l’intimité de leur tente, le lion pouvait se le permettre. Ici, personne ne le jugerait. Il dit alors des mots qu’il n’a jamais dit à personne. Il s’excuse. « Je suis désolé. Je suis désolé pour t’avoir abandonné, pour t’avoir fait croire à une histoire, pour t’avoir laissé de côté, pour ne pas avoir participé à toutes ces conneries de jeux de piste et avoir fait la sieste quand vous cherchiez le Niffleur. Je suis vraiment désolé, Bell. » Ça faisait du bien de dire ces mots. Toujours dans la nuque de la demoiselle, il inspire son parfum. C’est plus facile que de la regarder. « Tu méritais mieux. »  Tout le monde méritait mieux que sa compagnie. Lionel songe que la seule façon d’avoir quelque chose à jamais est de le perdre.

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Belladona Rosebury
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@Belladona Rosebury a écrit:
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Leur histoire n'avait jamais eu droit à son point final, à son dernier acte. Ils s'étaient quittés en pleine scène, chacun quittant le plancher de bois par un bout différent pour ne jamais remonter sur les planches. Alors, cela avait été compliqué. Compliqué de composer avec l'autre, compliqué de faire abstraction de leurs envies primaires, de la facilité et des habitudes. C'était si facile, après tout, de tendre la main pour caresser sa peau, pour flatter cet endroit qu'il appréciait tant. C'était si simple de lover son visage contre son cou pour retrouver l'odeur caractéristique qui l'avait consolée durant l'été dernier.

Mais, ils n'avaient pas choisi l'option de facilité. Ils s'étaient quittés sans se dire au revoir et sans aucune perspective de retrouvailles. Mais, comment composer avec quelqu'un qui était là sans l'être ? Quelqu'un qui bafouait vos repères, les piétinait pour dessiner de nouvelles lignes qui semblaient si inconnues ? Là était bien le problème. Désespérée à l'idée de le perdre, Bella tentait une fois de plus de le retenir, là, dans ce lit.

Cela fait si longtemps que Lionel ne lui a pas ouvert à son cœur, à croire que se retrouver sous des couvertures à moitié à poils étaient des conditions non négociables pour qu'ils puissent dialoguer. Le jeune homme lui parle pourtant d'un autre, de son amour pour lui depuis toujours avec des intonations signifiant à jamais. Bella aurait sûrement dû se sentir jalouse. Jalouse, blessée et désavouée. Et pourtant, ses sentiments sont bien différents. De la joie, de l'espoir de voir ses amis heureux, mais aussi de la peine devant les difficultés qui les attendront. Elle leur souhaite simplement tout le bonheur du monde.

Alors, elle parle d'avenir, elle demande à Lionel de se projeter alors que son regard se perd dans la toile de tente. Que veut-il ? Comment se vit-il ? Elle était bien consciente de la difficulté de son questionnement : elle même n'était pas bien sûre de pouvoir y répondre. Pour le français, tout cela semble encore bien plus compliqué. « C'est justement le problème. Je n'arrive pas à me projeter dans le futur. Je n'en ai jamais été capable. Je ne vois pas plus loin que le moment présent. C'était le problème avec nous. »

La blonde a reposé sa tête sur l'oreiller, alors qu'elle l'écoute, attentive. Pourtant, elle ne le voit pas venir, elle ne le sent pas dévier le sujet pour parler d'eux. Alors que le « nous » passe ses lèvres, son regard croise celui de la belle qui peut y lire de la tristesse. Bella ne sait quoi répondre, une fois de plus depuis le début de leur entrevue. Il ne cesse de la surprendre et il ne semble pas en avoir fini. Quand ses doigts manipulent une mèche de ses cheveux, Bella appuie sa joue contre eux, l'espace de quelques secondes avant que la tête du jeune homme ne vienne trouver sa place dans son cou.

Et Bella a l'impression de retourner à la maison, de revenir à ces instants si rassurants, à cette sensation d'apaisement. Comme une habitude, elle passe un bras autour de la tête de Lionel pour poser sa main sur ses cheveux, pour caresser son crâne du bout des doigts. Des cercles, des lignes parallèles, cette chorégraphie qu'elle a tant de fois répétée, dans un autre temps. Les mots du gryffondor viennent se nicher en elle. « Je suis désolé. Je suis désolé pour t'avoir abandonné, pour t'avoir fait croire à une histoire, pour t'avoir laissé de côté, pour ne pas avoir participé à toutes ces conneries de jeux de piste et avoir fait la sieste quand vous cherchiez le Niffleur. Je suis vraiment désolé, Bell. Tu méritais mieux. » Son souffle caresse sa peau alors qu'elle reste silencieuse. Elle ne sait pas quoi lui dire alors que sa gorge se serre, alors qu'elle aurait aimé que Lionel lui dise tout cela des mois auparavant. Elle passe son deuxième bras sur ses épaules et serre son ami contre elle.

Elle n’arrive pas à parler, sachant pertinemment que sa voix ne ferait que trembler et qu’elle autoriserait la larme menaçant de couler à dévaler sa joue. Elle ne voulait pas pleurer, pas une fois de plus dans ses bras. Mais quand elle pose sa tête sur celle du garçon, l’odeur de ses cheveux réveille trop de sensations pour qu’elle puisse s’ignorer plus longtemps. Alors elle coule, son orpheline mouillée et elle laisse ses mots tremblant remplir l’espace alors que ses bras serrent Lionel contre elle. « T’es trop con Lionel. » Un rire mouillé et gêné passe ses lèvres. « C’était pas le seul problème avec nous, tu le sais. » Elle sourit, la tête enfouie dans ses cheveux. « On était pas fait pour se marier et avoir pleins de têtes blondes, mais c’est pas grave. Je regrette pas, tu sais. Même si t’as été con cette année… Ça arrive à tout le monde. » Elle s’écarte un peu, laissant l’une de ses mains traîner sur son épaule. De l’autre, elle dégage son visage d’une mèche de cheveux qu’elle vient de mouiller. « T’as été parfait, à l’époque… J’espère que j’ai pas été un trop gros fardeau. » Lui a été ce dont elle a eu besoin, mais elle n’est pas sûre que la réciproque est vraie. Elle et ses habitudes collantes, sa maladresse et sa spontanéité parfois malaisante. En y réfléchissant, Bella se dit que leur relation est vraiment étrange : comment avaient-ils pu être si proches, si fusionnels et pourtant si éloignés ? Comment avaient-ils pu se confier sans retenue pour n’être finalement même pas sûrs de ce qu’ils représentaient, l’un pour l’autre ?

Elle lui sourit, espiègle. « Je crois qu’on vient enfin de se quitter dans les règles… »
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You're so fine & you're mine. Tomadona;
I made it through the wilderness, somehow I made it through. Didn't know how lost I was, until I found you. I was beat, incomplete, I'd been had, I was sad and blue but you made me feel... × lizzou.
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Lionel Lemaire
Consumed by the shadows
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Maison/Métier : première année en politique magique, rugit son appartenance à la maison des lions.
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promises to keep,
and miles to go before i sleep
belladona & lionel
I used to believe we were burning on the edge of something beautiful. Smoke and mirrors keep us waiting on a miracle. Say go through the darkest of days, heaven's a heartbreak away. Don't fall asleep at the wheel, we've got a million miles ahead of us, miles ahead of us. All we need is a rude awakening to know we're good enough.

Ce n’est jamais beau de mettre un point final à une histoire. Ça ne laisse que la sensation pénible et dure du regret. Tourner une page est infiniment difficile. Ça donne l’impression que l’on ne pourra plus jamais regarder derrière soi pour regarder les choses que l’on a tant affectionnés dans le passé, sans éprouver la douleur cinglante, bien caractéristique, à laquelle se mêlait la honte. Lionel avait toujours préféré les livres ouverts. Ne jamais dire au revoir formellement, c’était facile ; ça donnait le droit de revenir si les choses devenaient trop difficiles, de croire en une seconde chance, même si au final, l’histoire dans laquelle il voulait revenir, il ne la connaissait plus comme avant.

Belladona avait tellement changé. De la demoiselle brillante et rutilante, insouciante qu’il avait connue, il venait d’avoir une preuve remarquable de sa maturité. Elle était devenue une femme extraordinaire, parce que maintenant, elle l’avait atteint d’une façon qui n’était plus superficielle ; elle venait de le toucher au plus profond de son âme. C’était bien différent de leurs ébats. Maintenant, Lionel et elle se comprenaient, les tableaux ne reflétaient plus les envies primaires, primales, ils se composaient des couleurs de base, de celles qui les permettaient de tracer un pont, des lignes qui les reliaient l’un à l’autre.

Comme les peintres abstraits, ils n’avaient pas choisi l’option de facilité. C’est facile de se moquer de l’artiste qui peint des formes et des couleurs qui semblent, en apparence, si faciles à tracer, à élaborer, comme le carré blanc sur fond blanc. En apparence, se plonger dans une relation charnelle, c’est sans risque, le pire qui pourrait arriver est un orgasme simulé ; en revanche, le tout est nettement plus complexe, car on connaît le corps d’une personne, on sait où le toucher pour la faire gémir, on sait où la caresser pour la faire crier, pour que le dos ne s’arque, comme un instrument, on en connaît les moindres recoins sans savoir de quoi il est fait, comment il est fait, quelle est son histoire. Si Belladona était un instrument, ce serait une flûte, une flûte, il aurait dû apprendre à la connaître plus tôt parce que c’était un trésor, un véritable trésor comme on envoyait rarement.

Son regard avait été si triste quand il lui avait parlé de leur couple. Lionel avait l’impression que les larmes allaient se pointer. Il avait brisé trop de cœurs pour ne pas être capable de reconnaître une fille sur le bord de pleurer. Il caresse sa joue, se plonge dans sa clavicule, apprécie le contact de cet instrument familier avec lequel il a vécu tant d’histoires, avec lequel, son cœur avait battu en harmonie, mais pour le bien d’un orchestre, pour que l’histoire s’achève sur la bonne note, il devait la conclure une bonne fois pour toutes, sans passer par un éternel coda.

Belladona reste silencieuse, le temps d’un soupir, d’un silence, d’une pause ; les pulsations sont marquées par les battements de son cœur. Ils ne sont plus aussi affolés qu’avant, en quelque sorte, ils sont apaisés, mais cela n’a rien de négatif, tout au contraire ; cela voulait dire qu’il avait fait quelque chose de bien. Il était en retard, Lionel le savait, mais il valait mieux tard que jamais. C’était la première fois qu’il fermait formellement une histoire, qu’il mettait un point à une phrase pour commencer un nouveau chapitre. C’était vivifiant de se dire que tout n’était pas terminé, même si on laissait de côté un certain passage de notre vie. Belladona le serre dans ses bras. Lionel n’est plus endormi. Il répond en entourant la jeune femme de ses bras musclés ; elle est toute petite entre ses pattes de lion, et il espère pouvoir la protéger cette fois-ci, ne plus la blesser comme il l’avait fait auparavant.

Elle le traite de con, lui dit que ce n’était pas le seul problème avec eux, qu’ils n’étaient pas faits pour se marier et avoir des enfants ; Lionel a un sourire. « Imagine-nous avec des enfants. » Le brun brise l’étreinte pour poser la question à son amie. Son sourire est trop plaisantin pour que l’on ne le sache sincère. Cela n’a cependant rien de négatif. Les yeux pétillants, il regarde son amie dans les yeux, la bonne humeur sur sa bouille d’ange. « Ce serait eux qui devraient nous demander de nous calmer. Ils ne nous supporteraient pas. » Belladona et lui aimaient la vie. Même s’il faisait semblant de ne rien aimer pour ne pas nuire à son image de mec au-dessus de tout, il n’avait pas peur du ridicule. Il avait dansé sur du Claude François et chanté devant des gens, il avait déménagé et s’était adapté à la nourriture britannique qu’il trouvait totalement infecte, mais qu’il avait appris à tolérer, petit à petit, non sans se plaindre, parce qu'une partie de lui, bien française, aimait bien râler sur tout.

Les mains de la blonde parcourent son corps, mais le contact est chaste. Il y a véritablement une page qui vient de se tourner. Elle lui dit qu’il a été parfait à l’époque. « Tu étais la plus belle chose qui ne m’est jamais arrivé. Si j’ai aimé l’Angleterre, c’est grâce à toi. » Il soupire alors qu'il se remémore leur été. Rêveusement, il poursuit : « En plus, quand tu étais là, Jude me laissait la chambre. Crois-moi, c’était beaucoup plus confortable que le canapé défoncé de salle de séjour. »  Il tente un trait d’humour, mais en vrai, Belladona avait été parfaite aussi. En fin de compte, chacun d’eux avait trouvé en l’autre ce qu’il recherchait. C’était facile de se confier sans retenue quand on ne se connaissait pas, parce qu’il n’y avait pas d’accroche, à la manière du carré blanc sur fond blanc, c’était facile, mais indéniablement complexe.

Belladona lui souligne qu’ils se sont enfin quittés dans les règles. Assis, Lionel est silencieux un moment avant d’hocher la tête. Il regarde autour de lui, comme s’il craignait qu’une météorite ne tombe sur la tente, et ne fasse s’écrouler le lit superposé au-dessus de sa tête. « Ce n’était pas si pire. » Il aurait dû apprendre à quitter les filles dans les règles, ça lui aurait épargné bien des soucis. Alors qu’il a cette pensée, son estomac gargouille, se serre dans son ventre ; il est affamé.

Agilement, il se penche, prend Belladona sur son dos. « Maintenant, allons déjeuner. » lui dit-il, tendrement. Il lui donne un sourire sincère, reconnaissant avant de retrouver son habituel air insolent, colérique. Ses traits se froncent aussitôt. « Jude ! » rugit-il, en se dirigeant vers la sortie de la tente. « Je te jure que si tu as ENCORE bouffé mes croissants, je vais te… » Le reste de la phrase se perdait dans les insultes, typiques du comportement habituel du Lemaire. Il venait de tourner la page, mais le plus beau était encore à venir, il en était persuadé.  

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