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Nostalgie || Alexis&Lysandre

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Puis-je tourner la page? L'as-tu fait?
Alexis et Lysandre


Est-ce que la nostalgie est quelque chose que nous devons alimenter, ou nous devrions plutôt passer à autre chose ? Continuer d’avancer veut-il nécessairement dire oublier? Je ne suis pas de cet avis. Je dirais même que ce sont grâce à nos souvenirs que nous pouvons continuer d’avancer, en apprenant de nos erreurs, en grandissant de notre vécu. Nous ne devons pas être hanté par notre passé, parce que nous resterons cloué sur place, mais il est bien d’apprendre à en faire au moins une certaine réflexion. Pour ma part, ce qui s’est passé dans ma vie me fais d’excellente leçon, cela fait en sorte que je suis qui je suis aujourd’hui, cependant, il y a un événement pour lequel j’ai besoin de faire un certain deuil… en suis-je prêt ? Tel est la question, mais je dois tout de même essayer, plutôt que de ressasser le passé encore et encore… Je suis passé par plusieurs émotions, l’incompréhension, la rage, la peine, la peur, la résilience… J’ai encore énormément de mal à l’accepter, ce fut un tournant à 90 degré à ma vie et ça m’a quand même perturbé… Mais j’ai peut-être justement besoin d’apprendre à mettre tout ça derrière moi, d’accepter ce qui s’est passé, je ne peux rien y changer, après tout…

J’ai réfléchis à plusieurs façons de m’en remettre. À plusieurs façons à tourner la page. Et je crois que la façon la plus simple, c’est d’en parler. C’est ce que l’on dit, à ce qu’il paraît. Mais à qui? Comment? Où? Je sais depuis  un an que parler à un thérapeute ne me fais pas de bien. J’ai l’impression, sans être jugé, que je ne suis pas compris. Qu’on ne peut pas me comprendre. Nous vivons chacun les événements de manière unique, nous sommes uniques… mais m’écouter alors qu’on n’a pas vécu de près ou de loin ce qui s’est passé dans ma vie, c’est un peu difficile de pouvoir comprendre non? Et puis, en général, je suis plutôt la personne qui écoute, et non la personne qui parle… Les gens me font généralement suffisamment confiance pour s’ouvrir à moi, je dois donc trouver quelqu’un avec qui j’aurais assez confiance pour m’ouvrir… et j’ai finalement trouvé quelqu’un.

Après lui avoir écrit, je me suis demandé pendant un temps si elle allait me répondre. Peut-être qu’elle n’a pas envie pour sa part de se rappeler de ce moment. Alexis… C’est fou comme parfois on retrouve le chemin de quelqu’un qu’on n’aurait jamais cru recroiser dans notre vie. Je me souviens vaguement d’Alexis à l’école. Nous nous sommes parlé à quelques reprises, nous avions certains champs d’intérêts communs, mais notre différence d’âge à l’époque à empêcher plus de rapprochement, et quand je parle de rapprochement je parle d’amitié sans plus. C’est fou comme à l’adolescence, quelques années de différence peuvent sembler être une montagne, mais une fois adulte, 5 ans, 6 ans, 8 ans, ce n’est rien du tout. Le temps passé à l’hôpital ensemble, même s’il fut court, m’a tout de même permis d’avoir un peu d’espoir. Qui sait, peut-être que sans ses encouragements, je n’aurais aucunement la force de me battre pour m’en sortir. Nous avons vécu la guerre chacun à notre façon, et si notre « cohabitation » fut courte, c’était mieux ainsi, c’est qu’elle allait mieux et c’est l’important. Depuis, sachant qu’elle était finalement revenue à Poudlard, j’ai repris contact avec elle, mais si le courrier fut agréable, nous n’avons pas eu la chance de ce revoir. Cette fois, je prendrai le temps de la voir, peu importe quand elle sera libre…. Et j’eu une réponse favorable.

Marchant lentement, voyant le château s’afficher de plus en plus nettement devant moi, j’inspire profondément. Je me demande comment elle a trouvé la force de retourner entre ses murs. Comment tous on réussi à y retourner. Malgré tout ce temps qui s’est passé, je n’arrive pas à… non, je ne serais pas capable. J’ai l’impression d’être mort dans l’enceinte de cette école, cela ne ferait que me faire sombrer à nouveau. Je la trouve très forte au fond, peut-être qu’un jour j’y arriverai… mais on verra. Je fini par m’arrêter et je fais apparaître un banc un peu en dehors du chemin menant à l’école, pour y prendre place et attendre la jeune femme… j’avais besoin de prendre un peu l’air, de sortir de mon environnement, sans l’éloigner trop de son environnement et je crois qu’ici c’est un bon équilibre… les mains dans les poches, assis sur le banc, je m’évache un peu pour regarder le ciel et inspire profondément. Ce doit être agréable de savoir voler… De planer dans le ciel, d’avoir une vue imprenable sur le monde, de sentir le vent nous faire flotter… d’être léger. N’avoir rien d’autre à ce soucier que… voler.

J’entends des bruits de pas et je redresse la tête doucement avant de voir la jeune femme apparaître sur le chemin et je souris un peu. Instinctivement je me lève et viens doucement à sa rencontre en prenant la parole.

-Ce sourire sur tes lèvres brille plus que le soleil… Alexis tu es rayonnante!

Prenant sa main pour embrasser le dos de celle-ci avec un sourire. Il est vrai que la dernière fois que je l’ai vue c’était à l’hôpital, personne ne rayonne dans de tel cas, elle semble beaucoup mieux c’est un fait.  Je ne tente pas de la charmer, je suis ainsi, tout simplement, je suis gentlemen, voilà. Je serre sa main doucement et reprends.

-Je suis vraiment content de te voir…

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Alexis M. Abberline
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Lexis & Lysandre

Nostalgia paints a smile on the stony face of the pas
Mon cœur s'accélère dans ma poitrine et une sueur désagréable coule dans mon dos. Mon souffle devient fuyant et j'ai la sensation que mes jambes se dérobent sous moi. Un voile noir se forme devant mes yeux. Je m'assieds sur le bord de mon lit alors que des points lumineux clignotent sur le voile noir. Je me force à inspirer profondément par le nez, expirer longuement par le bouche. Je m'applique pour me calmer. Je m'efforce de faire retourner au fond de moi l'élan de panique qui vient de me gagner. Je lutte contre l'angoisse pour l'enfouir tout au fond de mon cœur Je ne dois pas me laisser gagner par la mélancolie car elle ne mène jamais en des territoires bien maîtrisés ni même très doux. Je me force à me redresser pour aller passer de l'eau fraîche sur mon visage et je me sens un peu mieux. Une nouvelle journée commence, elle n'a rien de plus qu'hier et rien de moins que demain. C'est une journée tout à fait normale qui sent simplement l'été. Je n'apprécie pas cette période de l'année. Si l'air embaume le retour du beau temps, les soirées plus longues et festives, la bonne humeur estivale en approche, je n'arrive pas à totalement en savourer l'odeur caractéristique. Deux années, il y a exactement ce temps là que la grande bataille de Poudlard avait lieu. L'effervescence des examens mais aussi des préparatifs pour la coupe du monde de Quidditch, le tout sur un fond dramatique alors que l'épidémie semble se répandre sans qu'aucun remède ne soit trouvé alors que les mois s'écoulent. Je dois avouer que j'ai à peine le temps de souffler et de m'accorder une pause méritée. Je me surmène un peu et je dois avouer qu'inconsciemment, je crois que je me cherche volontairement quelque chose dans quoi m'investir. Je ne veux pas vraiment de temps à moi pour ne pas penser aux événements dramatiques du passé ou à Johannes que je retrouve à peine. Je ne veux pas penser à toutes ces petites choses qui peuvent m'angoisser. L'annonce des festivités de cet été a pu au moins me rassurer sur un point. Je ne vais pas devoir aborder avec Johan la question de comment vivre ces mois de pause dans nos occupations professionnelles respectives. Je ne dois pas lui demander s'il compte partir ou rester avec moi, ni où il envisage de passer ces deux mois. Mais fuir la discussion ne me permet pas non plus d'être certaine qu'il va passer les vacances ici. Il pourrait très bien décider de laisser la route l'appeler et l'emmener au loin. Je n'ai pour ma part pas été capable de refuser de rester pour m'assurer que tout fonctionne au mieux, que les élèves ne se retrouvent pas livrés à eux-mêmes. Il y avait décidément bien trop de choses dans ma tête et dans ma vie.

Je réalise que ce n'est pas l'accumulation de toutes ces pensées qui a provoqué la mini crise d'angoisse mais plutôt l'idée de ma rencontre avec Lysandre un peu plus tard dans la journée. Je n'étais pas certaine de réussir aujourd'hui à faire revivre ces souvenirs douloureux. Mais paradoxalement je désirais pouvoir me retrouver avec lui, retrouver ce lien réconfortant. Il avait su apporter de la douceur dans ma vie quand je me sentais dépassée, quand j'étais bouleversée par l'idée des dégâts causés par cette guerre sur chacune de nos vies, un peu à l'image du château détruit. Nous avions partagé une chambre à l'hôpital et si ma convalescence avait été plus courte, j'avais puisé en lui une certaine force. Nous nous étions écrit quelques fois mais depuis la rentrée, la distance s'était installée entre nous. J'avais vaguement tenté de garder notre lien mais il semblait replié sur lui-même. J'avais entendu dire qu'il avait sombré mais sa missive sollicitant que nous puissions nous rencontrer avait su me donner espoir qu'il sorte enfin de sa retraite forcée. Je suis assez occupée toute la journée et je ne souffre donc pas de nouvel accès d'angoisse. Je me change rapidement avant de sortir. Je lève la tête vers le ciel inspirant profondément pour gonfler mes poumons de cet air frais et doux qui procure une sensation revigorante. Je marche tranquillement avant d'apercevoir Lysandre et instantanément un sourire éclaire mes traits. Je presse le pas en m'approchant du banc où il m'attend. Le sourire sur mes lèvres n'est que pour lui, le plaisir de retrouver un ami. « Merci pour ce compliment. Je me sens vraiment flattée. » Je le regarde et je suis surprise par son geste mais je dois avouer qu'il est tout à fait charmant. Je sais qu'il n'y a aucune ambiguïté entre nous et j'en souris reconnaissante. Je le fixe un instant pour savourer le moment. « Je suis contente aussi de te voir. Tu me manquais et j'avais la sensation que tu aurais eu besoin d'une main amie mais je savais pas comment l'être. Tu sembles plus en forme que la dernière fois mais c'est pas vraiment compliqué. » Je viens poser un baiser amical sur sa joue prenant le temps de le détailler un peu. Il avait l'allure d'un gentleman. Il avait des manières et un certain parlé qui était tellement inspirant. Il permettait de se sentir à l'aise en sa compagnie et je souris doucement. « Dis-moi comment tu vas? » Je me dirige vers le banc où il était assis pour y prendre place à mon tour. Je ferme les yeux offrant mon visage au soleil en un geste d'une simplicité et d'une confiance absolue. Je ne cherche pas à me la jouer, à paraître plus que simplement moi-même. Je n'ai jamais été soucieuse des apparences que je donne. Je n'ai jamais voulu donné une autre image de moi-même que celle du naturel, il me sied bien mieux au teint même si je savais aussi me bichonner. Je ne mourrais tout simplement pas si je sortais sans maquillage.
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Puis-je tourner la page? L'as-tu fait?
Alexis et Lysandre


J’espère ne jamais savoir que la jeune femme a fait une crise d’angoisse à l’idée de venir me voir aujourd’hui. Ce n’est pas du tout ce que je voulais au fond. Loin de là. Oui, peut-être reparler de ce moment, dans le sens où j’aimerais savoir ce qu’elle en pense, ce qu’elle en ressent, si elle en ressent quelque chose… si ça là hante, si elle y repense souvent, si à l’approche de cette date elle en ressens différentes émotions ou si elle a su faire la part des choses et tourner la page. Ce n’est pas parce que j’ai du mal, que c’est nécessairement son cas. Et même que je lui souhaite qu’elle ait été capable de passer à autre chose. Vraiment. C’est le mieux que nous pouvons faire, de penser à autre chose, de s’en rappeler mais comme un souvenir seulement, et non pas quelque chose qui pose encore un impact important à notre présent. Je n’en suis malheureusement pas encore totalement arrivé là, mais ça viendra. Je le sais. Je le sens. J’ai déjà fait un bon bout de chemin, j’arrive aujourd’hui à vivre le jour sans m’enfermer dans ma prison interne, j’arrive à profiter un peu des moments qui ce présentes à moi, j’arrive à penser à autre chose. Alors, il suffit que je trouve quelque chose qui m’occupera suffisamment, qui me fera vivre des émotions positives et me redonnera l’envie de vivre à fond ma vie, et le tour sera joué… si j’ai écris à Alexis, c’était parce que j’en avais besoin. Est-ce que j’ai besoin de parler de ce fameux jour? Ou simplement d’avoir une présence particulière pour un moment? Je n’en sais pas encore. Une chose est certaine cependant, si je vois que la jeune femme est passée à autre chose, je ne passerai pas ce moment à lui casser les oreilles avec le passée. Je profiterai juste de ce moment présent avec elle.  

Lorsque je la vois arrivée, je sais déjà à ce moment-là que parler du passée ne sera sans doute pas le sujet de discussion le plus omniprésent de notre rencontre. Je suis sincère lorsque je dis qu’elle est rayonnante, elle semble nerveuse, stressée, peut-être un peu fatiguée, mais son regard est illuminé d’une étincelle qu’elle n’avait pas la dernière fois. Il est illuminé d’un éclat de vie bien particulier, et je dois admettre que voir cette vie me rassure. Elle a perdu beaucoup d’élèves, je sais qu’elle a un attachement particulier, même voir maternelle pour chacun d’eux, ce vue une épreuve difficile, mais elle a visiblement su ce dire que les élèves qui sont toujours là mérite d’avoir pleinement la femme qu’elle est. Ils ont énormément de chance, je sais qu’ils pourront toujours avoir quelqu’un pour eux s’ils avaient besoin. Alexis a un cœur grand comme l’univers, j’ai eu la chance d’avoir droit à sa bonté quand j’en ai eu le plus besoin. J’ai envie de la remercier, comment, où, avec quoi, c’est encore en état de développement, je ne sais pas trop comment m’y prendre mais je sais que je finirai par trouver quelque chose.

Tenant sa main fraiche dans la mienne, je relève les yeux sur elle et souris doucement à ses mots. Je ne lui en veux pas, elle a eu sa vie, ses propres épreuves, et ce n’est sommes toute pas évident de soutenir quelqu’un qui atteint le fond. Je serre un peu plus sa main et inspire doucement.

-Le simple fait de mentionner ton désir d’avoir voulu être là me satisfait amplement.

Je tire doucement sur sa main et l’attire doucement avec moi vers le banc que j’ai fait apparaître un peu plus tôt. J’aurai envie de me dégourdir un peu les jambes un peu plus tard, mais pour le moment, s’asseoir et prendre le temps est ce qui me semble être la meilleure chose à faire pour le moment. Je lui souris un peu, je n’arrive pas à rire de sa remarque, même si en effet il n’est pas difficile d’être mieux que ce que j’étais. Cependant, j’ai perdu tellement, que j’ai encore du mal à me dire que je dois simplement me réjouir et me foutre du reste. J’acquiesce cependant d’un signe de tête une fois assis.

-Je tiens debout, c’est déjà beaucoup mieux.

Je réfléchis un peu à comment, ou plutôt à quoi répondre à sa question. Je regarde un peu le ciel qui nous offre une magnifique teinte de bleu avec quelques nuages d’un blanc éclatant qui semble tellement moelleux… Puis j’inspire profondément, avant de reprendre.

- Et bien… une réponse simple et concise serait impossible à t’offrir. Je suis partagé entre trop d’émotions contradictoires à chaque moment qui passe que je ne pourrais affirmer aller bien ou aller mal. Cependant, je suis en constante évolution et je dirais avancer vers le bien-être… C’est le plus important.

Je sais, j’aurais pu simplement dire : je suis un peu au neutre. Cela aurait été plus simple, plus concis, cependant je ne suis pas un être simple. C’est moi, tout simplement, c’est ma façon d’être, et que je sache encore agir de cette manière démontre que j’ai encore un peu d’espoir malgré tout. Je lui souris doucement puis je me redresse légèrement sur le banc, mon dos n’appréciant pas ma position actuelle.

-J’ai été heureux d’apprendre que tu reprenais ton statut de professeur, j’avais déjà décelé cette passion qui t’animait, le monde de l’enseignement et tes étudiants ont une chance inouï de t’avoir. Tu semble épanouie dans ta décision d’y retourner, cela n’a pas été trop dur ?

Lysandre, tu failli à ta propre parole… tu t’étais dis que tu n’allais pas lui en parler. Ne pas revenir sur le passée. Je me râcle donc un peu la gorge et rit un peu de moi-même en hochant la tête de gauche à droite. Je m’exaspère un peu moi-même.

– Non, en fait, j’aimerais plutôt savoir qu’est-ce qui te fait sourire aujourd’hui ? Qu’est-ce qui anime ton bonheur ces jours-ci ?


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Alexis M. Abberline
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Lexis & Lysandre

Nostalgia paints a smile on the stony face of the pas
Je ne mentionnerais pas la crise d'angoisse que j'ai pu faire pour la simple raison qu'il n'en est pas réellement responsable. Seul le passé est coupable de cette anxiété née au plus profond de mon être. Les événements portent en eux tellement de souffrance, de douleur. Je ne me suis pas autorisée le droit une seule fois en plusieurs mois à juste ressentir. Je n'arriverais pas à les gérer et continuer à avancer dans les couloirs de l'école sans rien laisser paraître. J'ai eu peur de finir par craquer si je laissais les images remonter à la surface. Il y a eu tant de douleur entre ces murs que je chéris pourtant. Je ne crois pas que la vie puisse jamais chasser ces pensées de mon esprit. Non elles ne me réveillent plus toutes les nuits, le dos couvert de sueur alors que les cauchemars étaient peuplés de toutes ces visions d'effroi. J'avais eu besoin d'énormément de temps pour me reconstruire, pour chasser mes démons. Mais je n'étais plus la même fille qu'avant. Je n'étais plus totalement aussi maître de mes émotions et de mes pensées. Je ne serais plus jamais totalement comme avant. Mais j'avais appris à laisser s'en aller ces sombres pensées, à laisser la rage et la colère s'évaporer. Il avait fallu du temps mais aujourd'hui, je m'étais quelque peu libérée même s'il restait des traces. J'aspirais au jour où je ne craindrais plus du tout que l'avenir ne se révèle sombre. Depuis que l'épidémie était une menace planant sur nos têtes à chacun, je me rendais compte que ma peur avait su renaître de ses cendres pour venir me chambouler. Je n'aimais pas du tout la pensée que demain il se pourrait fort bien que nos petits protégés ne se retrouvent à devoir gérer de nouvelles sources de souffrance. Je ne voulais pas apprendre que certains élèves auxquels je m'étais attachée risquait leur vie. Je savais que les cas mortels étaient peu nombreux mais ils existaient. Je suspectais que Maddox ne soit atteint de cette satanée « maladie » et je n'osais pas vraiment confirmer mon hypothèse car je doutais de savoir garder mon calme. Je pressentais déjà mon instinct maternel prendre le dessus alors que je serais portée à lui avouer la vérité sur tout cela. Je ne supporterais pas d'apprendre que ses jours étaient comptés. Mon attachement pour lui était profond et sincère. Il faisait partie de ma vie d'une certaine manière. Non je ne supportais pas la perspective de porter le deuil de ces enfants à nouveau. Il fallait vraiment que le Ministère se bouge les fesses et ne trouve la cause de ce nouveau fléau pour y apporter une solution avant que la peur ne se répande comme une traînée de poudre prête à tout enflammer. Ils avaient déjà tous bien trop souffert. Je chasse ces sombres pensées d'un battement de cils pour regarde l'homme face à moi. J'écoute sa voix qui sonne douce à mes oreilles.

« Je dois avouer que oui c'est un très bon début comme le fait d'être sorti de ton terrier.» Je ris avec une certaine complicité. Il n'y a pas une once de reproche ou quoique ce soit dans mes mots. Je constate simplement positivement et je lui manifeste que cela me fait plaisir de manière indirecte. Je lui accorde toute mon attention alors que j'éprouve un peu de peine de me rendre compte combien il a beaucoup plus de mal que moi à se relever. Je replace une de mes mèches de cheveux derrière son oreille songeant qu'il avait bien plus souffert que moi pendant la bataille. Je ne m'étais jamais sentie le droit de porter le deuil car je n'avais perdu aucun être proche. Joahnnes était loin à l'époque. Je savais que je pouvais me sentir sereine. Mes parents étaient à l'abri. Je n'avais pas vécu dans la peur de ceux que j'aurais perdu et pourtant, je me souvenais du nom de chaque élève mort. Je ne voulais jamais oublier. « Je dirais qu'essayer d'aller mieux et que ne pas rechuter chaque jour est une bonne avancée. De mon expérience, je peux affirmer que chaque bonne journée vaut mille fois plus que les mauvaises surtout quand ce sont plus souvent des mauvais moments que des bons. » Je laisse mon regard se détourner de lui pour se poser sur le ciel. Je voudrais m'envoler. Je voudrais planer avec légèreté. Je voudrais juste tout oublier. Je souris doucement à ses mots songeant à combien oui j'aime mon métier, c'est une vocation, une passion chez moi que d'enseigner mais revenir à Poudlard a été l'enfer. Durant l'année sabbatique forcée, j'ai essayé en vain de me reconvertir dans le monde moldu. Mais personne ne m'a donné ma chance vu mon absence de formation et d'expérience que je puisse faire valoir. Je le regarde intriguée de le voir se reprendre de lui-même. Je lève les yeux au ciel un instant. « Je souris devant la force de ces jeunes gens. Ils se relèvent et ils ont la force d'affronter la vie. Ils ne se laissent pas détruire. Je les en admire et je me dis que je me dois d'être à la hauteur comme eux. S'ils ont pu se reconstruire, je me devais moi aussi de le faire. S'ils ont trouvé l'énergie de revenir à Poudlard, je n'allais pas me défiler pour ma part. Ils sont des exemples à mes yeux alors même si c'est parfois dur, je souris pour chacun d'eux. » De manière indirecte, je viens à la fois de répondre à ces deux questions. J'ai songé fuir Poudlard au début de l'année académique mais j'ai tenu bon. J'ai parfois passé mes nuits à pleurer. J'ai connu des nuits sans sommeil. Mais j'ai su m'accrocher car la vie est une lutte. « Je me sens à ma place et ça fait mon bonheur mais j'aspire à être animée par un bonheur tout différent, plus puissant. Je me dis qu'aujourd'hui, je désire ma propre famille. Mon bonheur tient à si peu dans la vie. Il réside dans les sourires de ces élèves qui sont un peu comme mes enfants en attendant que j'ai les miens. » Je souris à la fois paisiblement et tristement. Je me décourage certains jours de voir mon désir de maternité accomplit. Je désespère certains jours, surtout ceux où Johannes me semblait rester inaccessible mais je finis par passer au-dessus. « Mais toi dis-moi ce qui arrive à te faire sourire? Ce qui pourrait te faire sourire avec tout ton cœur Parle-moi de ce qui te fait rêver pour l'avenir? » Même si je sais qu'il a du mal, commencer par en parler pourrait l'aider à ressentir un bonheur tout neuf.
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Puis-je tourner la page? L'as-tu fait?
Alexis et Lysandre


Comment la vie pose des épreuves sur notre chemin? Le fait-elle de manière aléatoire? Est-ce que qu’un dirige véritablement notre histoire? Est-ce que quelqu’un juge quand on mérite de payer, quand on mérite d’être malheureux, quand la vie va trop bien et qu’il décide que c’est à notre tour de morfler? Ou est-ce vraiment juste le jeu du hasard, que je me suis simplement trouvé au mauvais moment au mauvais endroit? Je ne suis pas tomber sur une scène par hasard, j’ai fait le choix de me présenter là en sachant les risques que j’encourais. Au fond, tout ce qui m’arrive, c’est moi qui l’ai décidé. C’est moi-même qui ai tracé la route de mon propre parcours, j’ai fais mes choix, je dois en assumer les conséquences. Une chose que j’ai réalisé cependant en cours de route, c’est que oui, mon boulot me rendait heureux. Oui, j’aimais ma vie, je m’y plaisais, mais il y a bien une chose, peut-être infime, mais bien une qui me manquais. J’ai eu tous le temps pour y penser dernièrement, j’ai eu le loisir de réfléchir à ma vie, à où je me suis dirigé, là où je me suis rendu. J’ai 27 ans, j’ai eu une carrière bien remplis et j’ai fais ce que j’ai toujours voulu faire… Mais, il y avait un manque… aujourd’hui que je me suis posé de manière obligatoire, trouverais-je ce qui me manquait? Saurais-je trouvé ce qui pourrait réellement faire en sorte que je me sente mieux? J’ai tout le temps d’y penser maintenant…

Je tourne la tête vers elle en l’écoutant, puis inspire doucement. Être sortie de mon terrier… Je me mords la lèvre. Je sais très bien qu’elle n’est pas du genre à me dire cela comme un reproche, et je ne le prends pas comme tel, mais je sais cependant qu’elle a raison. Je suis resté enfermé des mois dans le noir, refusant presque toute interaction avec la vie extérieur… oui, j’ai eu énormément de mal. Et oui, je fais des progrès maintenant. Ce n’est pas encore tout à fait ça, mais comme je l’ai dit, je crois que je m’en vais vers le bien. Je crois que je m’en vais vers le mieux. Je crois avoir pris le bon chemin. Mais j’inspire profondément et regarde à mon tour le ciel.

-Mais je serais sortie pour aller où? Pour voir qui? Pour faire quoi? Rien ne m’attendait à l’extérieur, alors aussi bien resté dans le rien intérieur… Je n’étais de toute façon pas de la meilleure compagnie qui soit, alors plutôt que d’importuner quelqu’un avec mon esprit défaitiste, je préférais en effet rester tapi dans l’ombre… Là, au moins…

Mais je ne termine pas ma phrase. Je ne veux pas garder cet état d’esprit négatif dans lequel je me suis complètement perdu pendant des mois. Je fini par hocher lentement la tête de gauche à droite pour couper court à l’élan de parole que j’ai eu, puis l’écoute me parler de comment elle, elle s’en ai sortie. Et je suis réellement heureux pour elle. Je comprends que les choses n’ont pas été simple, retourner là où elle a vécu ces pertes, ce dû être terrible. Je ne sais pas si moi, j’y arriverais. Retourner entre les murs de cet endroit où j’ai perdu une partie de moi-même… Qui sait. Mon psy m’avait dit un jour que c’est peut-être en acceptant le passé que je retrouverais quelque chose. Peut-être qu’en étant prêt à y retourner, peut-être qu’en y remettant les pieds, je retrouverais une part de moi-même, ou au moins trouver une paix que je n’ai pas aujourd’hui, me dire que je n’ai pas tout perdu ça pour rien. Je me le dis, mais je ne sais pas si au fond de moi, j’y crois réellement. Je l’écoute me parler de la force de ses élèves, de comment elle sens qu’elle ce doit de lui donner au moins ça, puis je regarde les nuages blancs flotter au dessus de nous et je souris un peu.

-Ils ont la chance d’être ensemble… ils ont pas mal tous vécu l’événement, chacun de leur façon mais ils peuvent, ils ont la chance de pouvoir, ce tenir ensemble. Tu peux te laisser porter par ce lien toi aussi, c’est une chance inouï que vous avez. Vous tous. Votre force, c’est ce qui est démontré là, à quel point être unis et soudé peut vous rendre tous plus fort.

La famille. Qu’elle soit de cœur, de sang, elle peut être un élément tellement sauveur. Peut-être que c’est ça qui me manquait, d’avoir des liens, d’être entourés. J’ai trop peu d’amis, je n’ai pas réellement de famille. J’ai ma mère, mais pour son bien et sa sécurité, il était mieux pour elle qu’il n’y ai aucun réel lien qui nous relie. Donc… qui ais-je aujourd’hui? Je réalise que je n’ai pas grand monde… Quand on pense à qui sera présent le jour de votre enterrement si vous mourrez demain, soit vous voyez personne, soit vous vous dites que ceux présent ne sont qu’hypocrite… Je sors de mes pensées en souriant un peu, elle sera une excellente mère, ça, c’est assuré. Le jour où elle trouvera quelqu’un qui lui permet de faire de ce rêve une réalité.

-Les élèves ont une chance incroyable de t’avoir à leur côté. Et tes enfants, qui grandiront dans ton sillon, en auront une encore plus grande.

Je la regarde doucement et lui souris un peu, avant de réfléchir un peu à sa question, qu’au fond elle ne fait que me renvoyer. J’aurais du me douter qu’elle me le demanderait à son tour. J’inspire profondément, puis hoche la tête.

-C’est une question qui pourrait avoir tant de réponse possible… mais qui mal…

Je n’ai pas le temps de terminer ma phrase que la vie me rappelle à quel point je ne peux plus prétendre être fort. Cette fois, ce n’est pas par une douleur quelconque au dos, aux mains ou aux jambes, pour une fois que mon corps me laisse tranquille. Cependant j’aurais préféré cette fois-ci que cela ne s’en prenne qu’à moi. Mais non. J’ai mentionné que le banc était de mon cru non? Que je l’avais moi-même fait apparaître par ma magie? Et bien voilà ce que sa donne.  Dans un moment de manque de concentration, ailleurs dans les vapes, et bien pouff. La magie a cesser de faire son effet, ma force magique m’a quitter, et le banc sous nos fesses aussi. C’est donc assez violement qu’elle et moi, nous nous retrouvons au sol, alors que le banc disparais dans un léger plop. Heureusement, nous ne sommes pas dans le gravier mais dans l’herbe, mais tout de même! Je tente de me redresser un peu rapidement, après le moment de surprise passé et me lève en lui tendant la main, la honte lisible dans mon regard.

-Je suis tellement désolé… C’est ma faute. Ma… magie me joue des tours…


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Alexis M. Abberline
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Lexis & Lysandre

Nostalgia paints a smile on the stony face of the pas
J'accorde toute mon attention à l'homme qui me fait face. En cet instant précis, il est ma seule réalité et je m'efforce de ne pas songer que notre rencontre pourrait facilement être interprétée comme un rencard alors que pas du tout. Je pourrais paniquer mais je ne me rappelle pas n'avoir jamais eu la sensation que Johannes soit du genre jaloux. Au contraire, il semblait me faire tout simplement confiance. Mais je ne peux nier que notre relation est plus fragile aujourd'hui alors que nous commençons à peine à nous reparler. On a brûlé les étapes c'est un fait avéré. On s'est précipité et le passé que nous avons partagé nous a empêché de prendre notre temps, tout comme le manque. Je songe que j'aurais dû éventuellement le prévenir avant de venir rencontre un autre homme. J'aurais pu lui expliquer dans quelles conditions j'ai rencontré Lysandre et essayer de décrire l'amitié qui s'est tissée entre nous. Je culpabilise un peu soudainement mais je chasse cette sensation rapidement car comme je le pensais quelques instants plus tôt, je veux que seul mon compagnon du moment soit au centre de mes préoccupations. Je veux aussi lui offrir une version de moi sans stress et complètement détendue. Je veux réellement qu'il puisse sentir combien il peut compter sur moi. Je veux sincèrement lui faire plaisir car je pense qu'il le mérite réellement. Il n'a pas eu la vie facile et je n'ai pas été très présente. Je n'estime avoir qu'une chance de me racheter pour l'avoir délaissé. Je sais que le plus important dans la vie ce sont ceux sur qui on peut compter dans les moments cruciaux. J'avais l'impression que s'il parvenait à saisir la main tendue alors il pourrait aller mieux. Je voulais le voir se relever de toutes ces épreuves et je voulais croire qu'une épaule sur laquelle se reposer l'aiderait dans cette renaissance. Tel le Phénix, il se devait de renaître de ses cendres car Lysandre était une bonne personne qui avait simplement bien trop souffert, se perdant lui-même en chemin. Ses mots me confirment qu'il a bien besoin que la lumière qu'un sourire peut diffuser resplendisse sur lui. « Tu aurais pu sortir pour venir boire un café ou une tasse de thé avec moi. Tu aurais aussi pu me proposer d'aller à Londres et boire pour noyer sa peine. Puis sortir pour simplement voir le soleil, ça peut faire un bien fou. Je ne dis pas que tu avais des opportunités à la tonne mais disons que même si je ne te l'ai pas rappelé et que je ne l'ai pas montré, j'ai toujours été là. Et j'aurais compris que tu ne puisses pas être super joyeux mais je t'aurais juste accepté comme tu es, dans l'état d'esprit où tu étais. » Je lui offre un doux sourire alors que je me souviens au début de l'année scolaire, je passais mes journées enfermée dans mes appartements à lire encore et encore les mêmes livres qui avant m'émerveillaient mais qui ne laissaient qu'un pâle sentiment de plaisir. Puis, j'avais su rectifier la trajectoire pour combler le vide en moi né de la souffrance accumulée dans les murs de cette école qui semblait étendre son spectre sur tout un chacun.

« À la rentrée, j'avais tendance à sortir un minimum de ma chambre ou de mon bureau. Il y a un parc à l'extérieur de Pré-au-Lard, j'ai toujours aimé y aller. J'ai réalisé que je n'avais pas respiré l'air pur depuis un temps et par la suite, je me suis forcée à y retourner. J'y allais seule puis j'y ai emmené un livre et j'ai retrouvé le bonheur de m'évader dans la lecture. C'est ainsi que j'ai retrouvé contact avec le monde. Je ne dis pas que nous sommes tous pareils mais juste que maintenant tu peux surmonter tout cela et je ne vais pas te lâcher cette fois, d'accord? Ensemble on peut y arriver. » Je lui fais un clin d’œil complice espérant ainsi parvenir à le rassurer sur le fait qu'il n'était vraiment pas seul. Son aveu sur la chance d'être ensemble me touche profondément. Je sais que mes derniers mots tendent à lui prouver qu'il a lui aussi cette même chance mais il semble qu'ils arrivent un peu tardivement malheureusement. Il a dû avoir besoin d'être rassuré, de se sentir soutenu et personne n'était au rendez-vous. Je baisse la tête me sentant quelque peu coupable. Je fixe le sol un instant ne pouvant lutter contre la vague de tristesse qui me submerge. J'inspire profondément à la mention d'enfants qui pourraient évoluer dans mon sillage, mes enfants. Je doute un peu d'avoir cette chance. Je veux y croire mais je ne peux pas en être certaine à cent pourcent car Johan et moi n'en avons jamais réellement parlé. J'inspire profondément mais je me suis promise d'être rayonnante pour lui alors mon sourire resplendit tandis que je redresse la tête. « Je ne sais pas s'ils ont de la chance ou non. Je sais que moi j'ai de la chance de les avoir plutôt. Je les considère un peu trop comme mes propres enfants, certains suscitent des élans maternels en moi. Mais c'est vrai que tous ont souffert et ils partagent cette conscience. Ils savent se serrer les coudes mais étonnamment je ne ressens pas toujours cet élan de solidarité entre eux. Je ne sais pas si ensemble, nous sommes réellement plus forts. Je m'inquiète souvent pour eux en fait, pour leur avenir mais au moins, ils nous ont pour veiller sur eux. » Je ne saurais décrire ce que j'éprouve en pensant à eux tous. Il a à la fois raison et tort mais je n'ose pas trop le contredire. Je suis assez soulagée d'orienter la conversation vers lui. Je suis impatiente de connaître sa réponse et je le fixe avec attention. Il allait s'exprimer quand le banc disparaît sous nous et je heurte le sol assez brutalement grimaçant un peu avant de le fixer. Je vois sa gêne alors qu'il se relève rapidement mais nous sommes tombé dans l'herbe et il fait bon. La surprise m'a fait poussé un petit cri plutôt que de m'être réellement fait mal. Je prends sa main mais j'ai besoin de faire quelque chose pour alléger à nouveau l'atmosphère entre nous. « Ce n'est rien du tout Lysandre, plus de surprise que de mal. Ne te tracasse pas pour cela, vraiment. » Je suis toujours assise dans l'herbe et taquine, je tire sur sa main sans réfléchir pour le faire tomber dans l'herbe, pour l'attirer à mes côtés. Ainsi non seulement on sera quittes mais en plus, je pense que l'on sera bien à fixer le ciel bleu assis dans l'herbe. « Ne résiste pas. Je ne veux pas te voir perdre ton sourire. » Je rigole un peu alors qu'il finit enfin par basculer. Je ferme les yeux alors que je savoure la simplicité du moment.
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