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All monsters are human (Yaskye ♥)

Yassen Yordanov
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all monsters are human
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Yassen n’avait jamais vraiment aimé le balai. Dans sa famille, peu d’importance était accordée au sport, l’adrénaline que le clan bulgare recherchait se trouvait dans les combats et dans les dragons. Comme les siens, Yassen se fichait totalement de savoir qui allait remporter la Coupe du Monde de Quidditch, même si ça ne l’avait pas empêché de boire et de fêter comme il se devait la victoire de la Bulgarie sur la France. Il avait lancé des sourires provocateurs à la petite bande de Français qui semblait avoir du mal à digérer la défaite de leur équipe. Ils devraient commencer à comprendre qu’ils étaient condamnés à perdre, qu’ils étaient inférieurs au reste du monde avec leurs coutumes excentriques et leur école qui cumulait le retard en magie et en enchantements.

Ce qu’il aimait du campement, le jeune homme, c’était la quantité d’étrangers qui était venus au village pour assister à la Coupe. Il avait eu l’occasion de rencontrer des gens qui venaient de tous les coins du monde. Il avait courtisé des filles qui venaient de partout dans le monde et avait fait l’amour comme il ne l’avait jamais fait auparavant. Il avait découvert des nouvelles positions, des nouvelles pilosités, tout pour attiser sa curiosité et lui permettre de se vider sans prendre la moindre précaution. Il avait joui comme il n’avait jamais joui auparavant.

Il prend la main de la fille avec qui il vient de terminer la soirée dans un bar. Il est dans une douce ivresse, il ne lui manquerait que de la musique et un joint pour danser et planer un peu. Il prend la main de sa conquête et lui demande à l’oreille si elle veut voir de nouveaux lieux. Il l’entraîne un peu plus loin, dans une ruelle du village où il savait pertinemment que personne ne passait, parce que personne ne passait le soir, parce que les personnes avaient peur des gens comme lui qui traînaient dans la rue aux petites heures de la nuit. Tout ce qui sort de la bouche du jeune homme est dans un accent à couper au couteau qui le rend aussi attirant et aussi dangereux : « Je vais te faire crier. » promet-il à son coup du soir. Il passe son nez dans sa nuque avant de plaquer sa bouche contre celle de la jeune femme. Avant que celle-ci ne puisse hurler, il enfonce sa langue dans sa bouche afin de la faire taire.

Un peu plus tard, il sort de la ruelle en boutonnant son pantalon. Il entend des voix. Levant la tête, il regarde autour de lui ; il sait que la petite ville magique d’Halloweentown est connue pour ses esprits et pour les créatures surnaturelles qui y avaient élu domicile. Il passe un joint sur ses lèvres. Sortant sa baguette pour l’allumer, il ne parvient cependant pas à jeter le moindre sort. Soupirant, le jeune homme passe le joint sur son oreille.

Il passe devant le cirque. Il ralentit avant de complètement arrêter sa marche. Son regard se pose sur le carrousel qui tourne et qui tourne. Une ambiance angoissée émane des lieux, mais rien qui ne puisse faire peur à l’ancien meneur du club de combat de Durmstrang. Ce dernier a un sourire quand il entend les rires au loin. Attiré par le lieu, il avance en direction du chapiteau sur lequel il jurerait voir des traces de carmin. Comme un chien affamé, il est impatient de se retrouver dans l’arène pour combattre son adversaire, il est impatient de laisser la faim le contrôler pour que ses canines ne déchirent la chair et se subsistent de la faiblesse de tout ce qui se trouvait en ce lieu.

En tournant, il aperçoit un jeune homme qui ne semble pas du tout en bon état. La carrure carrée et l’odeur de chien mouillé ne le trompe pas : il s’agit bien du petit Krushnic. Étonnant de le voir traîner dans de tels lieux. Il était une honte pour toute sa famille et même s’il semblait bien s’amuser en sécurité magique, Yassen savait à quel point son camarade devait combattre ses pulsions. Il aurait pu compatir, mais le problème était qu’il se fichait complètement de Skye.

« Je ne m’attendais pas à te voir ici. » se contente-t-il de dire. Il se rend compte que sa chemise est mal boutonnée et que la fermeture éclair de son pantalon n’est pas complètement fermée. Amusé, il la remonte avant d’hausser les épaules. Il n’avait jamais vraiment été du genre à s’embarrasser pour ce genre de détails. « Pardonne-moi la tenue. Je suis complètement débraillé. J’étais avec une fille, je l’ai prise par tous les trous. » Il continue. « En parlant de trous, où est Katarina ? » Il fait mine de regarder un peu plus loin avant de lancer un sourire carnassier à son camarade. « J’ai pensé à elle toute la soirée. » Il avait promis à la belle rouquine de lui gâcher son existence et il comptait bien tenir sa promesse. Yassen avait tous ses défauts, mais malheureusement pour ses ennemis, il demeurait un homme d’honneur. Il avait une guerre à mener, et pour atteindre la reine, il devait blesser celui que les autres considéreraient comme le roi, même s’il savait mieux que quiconque que Skye Krushnic n’était rien d’autre que fou, que le pauvre fou de Katarina Azarova.

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Skye M. Krushnic
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All monsters are human
  Yassen & Skye

 

Le silence de la nuit a envahi la campagne et la forêt. D’ici, on entend à peine la foule humaine qui continue à pourrir le monde de ces cris de soûlards, de ces chants vulgaires et de ces rires crasseux. Sous les arbres, seul le murmure des feuilles agitées par le vent s’élève dans les airs. Il n’y a personne, il n’y a rien. Que cette panthère accroupie. Elle est aussi immobile que les rochers qui l’entourent. Elle a senti sa proie. Un rat. Elle ne l’a pas encore vu, pas encore entendu. Mais elle le sent proche. Soudain, un bruissement dans les feuilles mortes. La proie a repris sa recherche de nourriture, elle s’agite, plonge son nez dans l’humus et apparait enfin sous les yeux de la panthère. Il est gros. Un rat de ville qui s'est perdu. Ils ont dû se multiplier rapidement avec l’arrivée massive d’humains ; leur population croissant au même rythme que la nourriture gaspillée par la foule.
La panthère se jette. Sa patte s’écrase sur le dos du rongeur, lui brisant l’échine. Déjà, il est mort. Les crocs se plongent dans la chair. Le goût du sang lui empli la gueule.

Le goût du sang.
La mère de Skye ne comprend pas pourquoi il mange si peu, pourquoi il boude les repas qu’elle a pourtant mis tant de temps à préparer. Ils s’engueulent. Parfois il s’en veut, souvent il la trouve vraiment trop conne. Tout l’écœure, tout le dégoûte. Tout goûte le sang. En une soirée, il a perdu l’un de ses meilleurs amis et sa langue s'est mise à transformer la saveur de ses aliments. Il a la nausée constamment, le sorcier. Il laisse trop souvent la panthère envahir son esprit pour ne pas vomir ses repas. Les gens autour de lui, ils voient que ça va mal. Ils tentent de l’aider, de lui tendre la main. Mais Skye il ne sait pas comment faire pour attraper ces mains sans les contaminer. Il pense à Makho qui est blessé à cause de lui et il ne veut pas que ça se reproduise. Alors il fait semblant de sourire. Des fois, il s’amuse vraiment, ils lui font du bien ses amis. Mais d’autres fois, il les fuit ou il s’énerve. Et il se déteste pour ça. Alors, il sort le soir pour laisser courir la panthère. Il l’a toujours contrôlée ; l’esprit humain guidant l’instinct animal. Mais ces derniers temps, il se laisse envahir par la bête. Elle est calme et sereine. Elle n’a pas peur de son instinct violent, elle le contrôle. Alors, quand il a l’impression de devenir fou, Skye lui laisse guider leurs pas. L’animal lui permet de rester humain.

La chair du rat était peu savoureuse. Mais c’était toujours mieux que ces barbes à papa au goût du sang. L’once se redresse, elle veut repartir à la chasse. Skye dirige leurs pas vers la ville, il ne veut plus tuer ce soir. Il ne veut plus tuer jamais. Mais il mange de la viande. Il se trouverait stupide de ne pas être capable de lui-même porter le coup mortel. Tellement hypocrite. Les humains sont hypocrites. On leur sert un rôtit de veau et ils se régalent, on leur demande de tuer un veau et ils pleurent. Bande de cons.
HalloweenTown s’étend sous la colline, sous les pattes de la panthère. L’odeur âcre de la ville remonte jusqu’ici. A l'opposé, vers Pré-au-Lard, le campement s’étend. Skye hésite à contourner la bourgade hantée mais quelque chose l’attire. Il a besoin d’adrénaline, il a besoin de se défouler. Sinon il le fera sur sa mère. Alice ne mérite pas ça, elle est bien trop gentille et lui bien trop injuste. Les contours de l’once se troublent. Un humain la remplace. Il parcourt les champs qui le séparent de la ville. D’ici, il voit le chapiteau du cirque, un peu en recul par rapport aux maisons. Il est énorme et Skye croit y déceler des déchirures comme dans les toiles de navires pirates. Mais l’illusion disparaît. Du côté de la campagne, le cirque s’étend en un village de roulottes pour abriter les forains et leurs animaux. Le griffon s’engage en silence dans cette agglomération éphémère. Les cages contenant les animaux sont surélevées. Derrière des barreaux, il voit des hippogriffes, des occamys, des claberts qui s'accrochent au grillage ou même un éruptif gigantesque. Quelques créatures non magiques mais majestueuses les côtoient. Des animaux commencent à s’agiter. Ils ont sentit l’odeur d’un fauve qu’ils ne connaissent pas. Ils posent des regards effrayés ou furieux sur cet humain qui sent l’animal. Skye les ignore. Il a le regard fixé sur une panthère. Il s’approche lentement tandis qu’elle se lève pour le dévisager. Elle est d’un noir de jais. Ses yeux jaunes le scrutent avec intelligence. Skye tend une main pour atteindre les barreaux mais il sent la magie frémir autour de ses doigts et arrête son geste. Ils restent longtemps à se fixer l’un l’autre. Dans les yeux de la panthère, le griffon lit la peur, la tristesse et l’incompréhension. Elle sent une panthère, elle voit un humain. L’animal finit par se coucher à nouveau en poussant un gémissement. Elle est prise au piège. Elle ne peut courir, elle ne peut ni grimper ni chasser. Skye s’écarte de la grille, les larmes aux yeux. Il se détourne. La prochaine fois, il lui apportera du gibier.

Skye se faufile à travers les roulottes des forains et contourne le chapiteau pour arriver face à l’entrée. Les rues d’HallowenTown se dressent enfin devant lui, étroites et peu avenantes. Skye ne s’effraye pas de cet aspect. Il a peur de dire à une fille qu’il l’aime, il a peur de voir son ami partir habiter au loin, il a peur de lui-même. Mais il n’a pas peur de ce genre de danger.
Skye s’avance vers un manège où des chevaux de bois tournent en grinçant sans pour autant qu’aucun enfant ne participe à l’attraction. À vrai dire, il n’y a personne. L’ambiance est pesante et le griffon frémit en entendant la toile du chapiteau claquer à quelques mètres de lui, comme agitée sous un vent puissant alors que l’air est immobile. Il voit alors une ombre marcher dans sa direction. Un des jumeaux. Un de ces imbéciles pétris de fierté qui avaient pour seul avantage de rassurer Skye sur sa propre folie. « Je ne m’attendais pas à te voir ici. » Skye le parcourt d’un regard sombre. Il est débraillé. Son pantalon est ouvert. Yassen. Le clown des Yordanov, comme c’était approprié. Le griffon veut partir. Il sait qu’il finira par le taper sinon. Il a lu les lettres. Il n’a pas voulu jouer aux gros bras protecteurs de Katarina. C’aurait été desservir sa cause, c'aurait été prouver à ces imbéciles que la jeune fille ne pouvait se débrouiller seule. Il a réussi à ne rien dire, ne rien faire. Mais simplement parce qu’il les évitait. Yassen remonte sa fermeture éclair en souriant. « Pardonne-moi la tenue. Je suis complètement débraillé. J’étais avec une fille, je l’ai prise par tous les trous. » Skye lève les yeux au ciel avant de détourner le regard avec dégoût. Il se fout pas mal de ce que ce consanguin fait de ses nuits et est peu impressionné par sa vulgarité. Mais il a déjà envie d’effacer cet air narquois de sa face. « En parlant de trous, où est Katarina ? » Skye repose son regard sur le serpent, un rictus rageur sur le visage. Il sert les poings. C’est ce qu’il cherche, ce frustré, à l’énerver. Et Skye sait déjà que Yassen va gagner ; il a envie de hurler rien que d’entendre le nom de la fille qu’il aime émerger de ces lèvres. « J’ai pensé à elle toute la soirée. » Il a envie de vomir à cette idée. Il ne doute même pas que ces paroles soient vraies. Son cœur s’emballe. Son cœur humain s’emballe. Celui de l’once est serein. Bientôt la fureur de l’humain atteindra l’animal mais Skye profite du calme de l'once pour gagner quelques secondes de lucidité. Il laisse l’esprit de la panthère se mêler au sien. La transformation n’a pas lieu mais ses sens se décuplent. L’odeur du Yordanov le frappe de plein fouet. L’alcool, la sueur et le sexe. Il le dégoûte.

« T’’es qu’un petit con, Yoradnov. Mais t’es surtout un énorme frustré parce que tu viens de réaliser avec Katarina qu’un être humain ça ne se contrôle pas. Et toi qui veut que tout se passe selon ton bon plaisir, ça doit te les briser sévère, hein ?»

Il devrait peut-être se montrer plus prudent, le griffon. Le Yordanov est un combattant. Il a créé le club de duel de Durmstrang, il est rompu aux arts martiaux. Ce n’était pas un Thomas de La Rivière, incapable de se défendre. Mais Skye oublie d’avoir peur et la panthère n'envisagerait même pas de considérer cette proie comme un danger.

« Je suppose que tu vas prendre ton pied quand mon poing s’écrasera sur ta sale gueule. Parce que tu croiras avoir gagné, tu croiras me contrôler. Mais tu contrôles rien ; je tabasse les gens sans raison. » Il s’avance vers Yassen, un petit sourire rageur sur les lèvres. « Et surtout, tu en seras toujours au même point ; le seul endroit où Katarina t’appartiendra, c’est dans tes putain de fantasmes. »

Le cœur de la panthère s’accélère face à la rage qui anime l’être humain. Skye la repousse. Il ne veut pas de cette rage animale, de cet instinct sauvage. Il a déjà du mal à gérer le sien. Mais quoiqu’il fasse, il sait comment ça va se finir. Des coups de poings. Ou un coup de crocs dans la jugulaire du bulgare. Il doit avoir le même goût que le rat.


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Yassen Yordanov
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Tous les monstres sont humains. Tous les monstres se cachent derrière des masques arborant des apparences humaines pour œuvrer dans le plus grand des silences. Yassen ne prend cependant pas la peine de se cacher. Il porte son maquillage coloré avec un naturel qui le rend terriblement plus réel que toutes les personnes autour de lui. Dans cette fête foraine, il est un acrobate, un amuseur, une honte pour toute sa famille, il fait rire avec ses plaisanteries et ses badineries, comme l’aurait si bien dit son camarade, il était le clown des Yordanov.

Le seul problème, c’est que le clown est trop souvent sous-estimé ; il fait rire, il est le parfait compagnon dans les journées où on recherche simplement une personne pour se comparer et se consoler sur notre sort, mais il a aussi une autre facette. Derrière le grand nez rouge dont on se moque se cache un bec rougi par l’alcool. Derrière la bouche sur laquelle se fend un large sourire se profile des lèvres gonflées à force d’être trop embrassées. Derrière le maquillage blanc se cache une personnalité bien plus noire et bien plus sombre, il y a cette facette de tueur et cette capacité malsaine, si manipulatrice consistant à jongler avec les émotions de son adversaire. Derrière les tissus nobles et colorés, il y avait une noirceur que personne ne pouvait soupçonner. Yassen trouve ses couleurs dans ses drogues. Il passe son joint sur ses lèvres et l’allume, il recrache la fumée en se sentant plus léger, les herbes lui avaient toujours permis de balancer son équilibre entre le noir et le blanc, tout ce qu’il recrachait était gris.

Il avait sa personnalité, fonceuse, sans ambiguïté, ce qu’il pensait, il le disait, sans se soucier des conséquences. Il a conscience de se retrouver devant une personne qui se retient de peine et de misère pour ne pas le dévorer, mais il n’y accorde pas la moindre importance, il a toujours aimé les risques, le combattant, il aimait l’adrénaline qui coulait dans ses veines, qui le faisait vibrer. Il avait face à des créatures de toutes sortes quand il organisait les parcours du combattant à Durmstrang ; ce ne serait pas un chiot bâtard qui l’importunerait. En regardant ce genre de personnes, Yassen commençait à reconsidérer l’idée de refaire son club de combat à Poudlard ; il était temps que les gens retrouvent un semblant de virilité.  

Yassen voit parfaitement la rage sur le visage de son camarade. Il lui suffit de baisser le regard pour constater que les mains du lion tremblent ; il se retient pour ne pas l’attaquer. Le serpent est presque déçu jusqu’à ce qu’il constate l’étincelle qui brille dans le fond du regard de son camarade ; manifestement, il était énervé. Ça n’en avait pas pris beaucoup. Yassen pouvait sentir son cœur battre sans même l’entendre, il avait toujours su comment lire les signaux chimiques ; le stress dans un combat, l’agitation, il lisait dans les corps comme on lisait dans des livres, c’était pour cela qu’il arrivait à faire jouir les femmes et à faire pleurer les hommes, il maîtrisait les carcasses comme un homme de cirque maîtrisait les marionnettes.

Le jeune homme commence en le traitant de con et en lui disant qu’il était un énorme frustré qui venait de comprendre qu’un humain ne se contrôlait pas et que cela allait contre son bon plaisir. Yassen hausse les sourcils en hochant la tête. Il est totalement désintéressé des insultes que lui sort le brun. Il contourne le carrousel en caressant les chevaux du bout des doigts ; il se demande ce que cela fera s’il ouvrait les cages, et il porte alors son regard sur la toile du chapiteau, sachant que ce serait des effusions de carmin et lui qui tenterait de ne pas se faire prendre par les griffes des fauves.

Le défenseur de la veuve et de l’orphelin commence alors à lui expliquait qu’il ne le contrôlera jamais parce qu’il tabassait les gens sans raison (avec une contradiction dans ses mots qui faisait presque pitié au Yordanov) en concluant que Katarina ne lui appartiendrait que dans ces putains de fantasme. Yassen s’autorise un rire gras, obscène ; dans ses obsessions, la belle rousse faisait bien plus que lui appartenir.

Certaines personnes aimaient bien penser que les humains sont fallacieux. Simulateurs, ils se cachent derrière des apparences et ne font rien d’autre que de se livrer à un éternel double-jeu. Le clown a cependant remarqué que tout dans les paroles du Krushnic appelait au machisme, sans même qu’il ne s’en rende compte ; il n’était pas si différent de lui. Une femme n’appartient à personne, et traiter une personne de con était la pire insulte qui soit pour un compagnon d’une féministe, en sachant que le con désignait de façon originelle le sexe de la femme. Certains diraient que les mots ne veulent plus dire ce qu’ils voulaient dire auparavant.

Ceux-ci n'étaient rien d'autre que des hypocrites.

Yassen sait parfaitement que Skye et lui sont similaires. Le lion est né dans une des plus grandes familles de mages noirs du continent, et tout le monde savait que leur clan était condamné à la magie noire, à la souffrance, à la folie et à la violence. Yassen avait déjà été témoin de l’agressivité que Skye pouvait avoir à l’égard de certaines personnes, quand il pensait être seul, et il se consolait sur sa propre folie. Au moins, il pouvait se "contrôler" et se battre avec des gens capables de le contenir, que ce soit son meilleur ami ou ses anciens partenaires de combat. Entre les deux, si une personne était bel et bien factice, ce serait probablement Skye Krushnic, celui qui se battait tous les jours pour tenter de faire le bien, qui voulait combattre les mages noirs et qui avait étudié en France, comme si on ne pouvait pas empirer son cas.

« Je n’ai pas envie que Katarina m’appartienne. » se contente de répondre Yassen à ce beau discours qui l’avait totalement ennuyé. Si seulement les Français pouvaient se la fermer de temps à autre. En plus, ces discussions sur le contrôle étaient d’un ridicule. « Nous pouvons amplement la partager. » Il fume et tient son joint entre ses doigts. « Tu prends l’avant et je prends l’arrière. » Yassen forme un O avec son pouce et son index gauche, fait un mouvement de translation avec son joint pour que ce dernier entre et sorte du trou. Le mouvement est très explicite, encore plus avec le jeune homme qui souriait, comme si de rien n’était. Le seul problème, c’est que les tartes à la crème que le clown lançait n’était pas blanches simplement en raison de la crème. Près du carrousel, tout ce que le jeune homme pouvait songer, c’était qu’avec Katarina, il allait bel et bien bander comme un cheval.

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Skye M. Krushnic
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  Yassen & Skye

 

Le clown s’éloigne. Il ne semble pas l’écouter, il semble se croire au-dessus. C’est qu’on lui a fait croire qu’il était un prince durant toute sa vie, à ce clown. À habiter dans un grand château, à s’entendre dire qu’il était l’héritier jusqu’à vouloir en vomir, il n'a pas appris à faire attention aux autres. Malheureusement, une vie de petit prince, c’est ennuyeux, c’est contraignant. Alors il a dû décider de quitter cette vie qu’on lui a imposé. Mais devenir un clown ne le rend pas meilleur. Il sait performer pour faire rire les autres mais il n’est pas habitué à faire partie du public. Il ne sait pas écouter. Et avec ce masque de clown plaqué sur sa tête, il ne doit plus bien y voir non plus, le petit héritier. Alors que son regard sur porte sur les cages abritant les animaux, il semble vouloir les libérer. Il n’a pas vu, l’inconscient, qu’il a déjà un fauve face à lui. Il n’y a pas de barreaux pour les séparer. Ce fauve, il a visage humain mais le cœur qui bat dans sa poitrine ne ment pas. Il demande du sang et de la chair.

Le fauve en Skye grogne et gronde. L’humain laisse paraître son dégoût et crache ses paroles au clown mais elles rebondissent sur son masque d’indifférence. C’est extrêmement irritant. Il aimerait pouvoir percer cette carapace de ses mots, l’atteindre et le mettre à terre. Il le débarrasserait de ce grand sourire rouge peint sur sa figure de clown, le débarrasserait de sa couronne de prince qui lui fait croire qu’il est si important. Rien n’y fait. Les doigts de Yassen caressent les chevaux du carrousel avec négligence. Skye enrage de son impuissance. Yassen finit par se retourner vers lui. Il a l’air ennuyé. Skye aurait dû le savoir. Personne ne peut divertir le clown. Personne d’autre qu’un autre clown et Yassen n’a pas encore trouvé son égal. Il est si seul que ça frappe Skye de plein fouet. Et le fait sourire avec joie.

Lorsque Yassen affirme qu’il n’a pas envie que Katarina lui appartienne, le griffon lâche un rire sec et sans joie. Le clown a le mérite d’être amusant. Il n’y croit pas une seule seconde cependant. Est-ce un préjugé de sa part, de croire que Yassen ne voyait en Katarina rien d’autre qu’un objet qui lui avait été retiré ? C’est ce que Katarina lui a répété à de nombreuses reprises. C’est un frustré. Un imbécile qui ne supporte pas qu’on l’ait donnée à son frère. Il la veut pour lui. Pourtant, face aux effluves de sueur et de sexe qu’il reçoit en provenance du serpent, Skye peut imaginer le serpent s’offrir entièrement à des femmes. Il ressentirait presque le plaisir qu'il pouvait avoir de vouloir posséder quelqu’un de tout son être, mais d’aussi vouloir être possédé. Jouir en faisant souffrir mais, surtout, en souffrant. Il n’y avait pas l’air d’avoir de demi-mesure avec Yassen. Est-ce que dans ses fantasmes, Katarina faisait partie des femmes qu’il possédait ou qui le possédaient ? Skye ne voulait pas savoir. Car il savait que de toute façon ça serait pire que tout ce qu'il pouvait imaginer.
« Nous pouvons amplement la partager. » Un sourire glacé sur les traits du griffon. Partager. Parce qu’évidemment, pour ce petit prince misogyne, si Katarina ne pouvait lui appartenir à lui, c’est qu’elle appartenait à quelqu’un d’autre. À Skye, à un homme. Certainement pas à elle-même. Alors Skye, le possesseur de la femelle pouvait la partager. Le griffon a bien comprit que le clown ne sait pas écouter. Qu'il ne sait pas regarder. En cet instant, pourtant, Skye ne sait même plus si Yassen est réellement à côté de la plaque ou s'il cherche juste à le provoquer. Il y réussit bien en tout cas. « Tu prends l’avant et je prends l’arrière. » Nouveau rire bref et froid. Mais derrière cette attitude faussement amusée, Skye sent son cœur se soulever. Quelque chose au fond de lui est conscient que cette vulgarité devrait glisser sur lui sans l’atteindre. Sauf que ce sont des milliards de flèches qui viennent le transpercer. Des flèches minuscules. Elles ne font pas vraiment mal mais elles irritent terriblement. Il a envie de hurler. De vomir aussi. Car il a peur. Peur que Yassen soit assez fou pour passer à l’acte, pour blesser Katarina.

Yassen est trop loin pour qu’il s’attaque à lui. Et Skye ne veut plus s’approcher de lui. Il ne veut plus de son odeur répugnante. Il s’efforce de respirer avec calme. Il enfonce ses mains dans ses poches. Du bout des doigts, il effleure sa baguette en bois de vigne. Il l’agrippe un peu plus. La serre avec force. Le contact le calme un peu. Il sait qu'il peut infliger ses pires sortilèges si Yassen continue à le provoquer. Il sait qu'il va le faire. Pour l'instant, il réussit péniblement à s'en empêcher. Il a cette envie malsaine de voir jusqu'où Yassen peut aller dans la provocation. Il a cette envie de se faire provoquer, encore, pour justifier l'agressivité qui l'habite.

« Je comprends pourquoi tu charmes tant de filles, Yassen. Tu es un véritable poète et moi-même je me sens excité. »

Il se mord les lèvres avec dégoût et détourne les yeux. Il jette un regard rapide à la cage de la panthère noire. Elle est loin. Mais elle est debout, le regard rivé sur les deux êtres humains. Skye aimerait rejoindre sa cousine africaine. Se réfugier derrière les barreaux pour être certain de ne pas se jeter sur l’humain qui lui fait face. Le léopard plante ses pupilles couleur jungle dans les siennes. Lorsqu’il parle, Skye ne regarde pas Yassen.

« Mais alors, tu partages aussi. Ma moitié contre la tienne. »
Un petit sourire passe sur les lèvres de Skye alors qu’il tourne à nouveau ses yeux sur le clown qui semble si seul près de ces chevaux de bois. Si seul... Skye est presque sûr qu'il n'a pas vraiment de moitié. Qu'il la cherche encore avec désespoir. « Helge me plait bien à moi aussi. »

Le souvenir des lèvres du serpent déposées sur la clavicule du griffon. L’envie d’en avoir plus, la frustration que ce ne soit pas le cas. Skye ne serait pas étonné qu’il y ait effectivement quelque chose entre les deux vipères. La tension se lisait dans chacun de leurs mouvements. Pourtant, en cet instant, Yassen semblait si seul. Le clown ne semblait pas avoir d'égal, personne pour le distraire lui.


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Yassen Yordanov
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Une vie de petit prince peut être qualifiée de pénible. Existence passée dans une cage dorée, tout ce qu’il aurait pu apprendre, le dernier héritier, c’est à marcher droit pour ne pas que la couronne tombe, mais aussi, à se discipliner, à choisir les aliments et les entraînements qui le rendraient fort, à affûter les armes qui se passaient dans la famille. Il était habitué aux coups de couteaux dans le dos, Yassen, mais il n’en ferait jamais à sa famille, il laissait cela au roi et à la reine qui jouaient aux révolutions sans se douter que le dernier-né avait bel et bien envie de renverser tous les systèmes pour mettre un nouveau monarque au pouvoir.

Il ne vivait pas autant la vie de petit prince que celle de soldat. Yassen ne pourrait jamais avoir le manoir principal parce qu’il n’était pas celui qui était né en premier. Il vivait dans un grand château pour protéger les siens ; il n’en connaissait que les profondeurs où il apprenait à se battre et à performer, en se cachant derrière des masques. Avec ses allures avenantes et sociables, il pouvait refaire la guerre de Troie.  

L’animal ne voit que le sourire et que le masque, sans même remarquer que sous les vêtements se cachent la pire des cottes de maille. Yassen ne prête pas attention à l’écoute, il n’est pas fait pour écouter, il est fait pour vaincre et pour jouer, jouer la comédie, jouer au petit guerrier en attendant de livrer bataille à la princesse des runes. Il gagnerait l’affrontement, et il enfermerait la jolie rousse au sommet de la tour, en lui montrant que rien ne pourrait jamais vaincre un dragon.

Faire partie du public, ce n’est pas son truc, mais ce ne sont pas tous les spectacles qui sont faits pour être joués devant les autres. Certains ne se font que devant une personne. Parfois, les masques tombent. Cette fois-ci, le clown songe qu’il laissera tomber le maquillage ; il avait beaucoup plus à gagner en emmenant le spectateur dans son propre spectacle, qu’en le divertissant et en le provoquant. Il avait atteint la limite. Yassen ne voulait pas d’un affrontement, pas ici, pas tout de suite, il voulait que le chaos éclate plus tard, au visage de celle qui avait passé trop d’années à le sous-estimer.

Krushnic porte son cœur en bandoulière. Il est beaucoup trop sensible ; son éducation l’a affaibli et l’a empêché de se développer comme le brillant combattant qu’il aurait pu être. S’il était allé à Durmstrang, il aurait probablement été le meilleur. Malheureusement, ses amis, sa copine, son programme de sécurité magique, tout le retenait comme une ancre. Krushnic ne s’en rendait pas compte, mais il avait créé sa propre cage, similaire à celle de la panthère ; s’il laissait tomber tout ce qui le retenait, alors il pourrait voler jusqu’au ciel, un ciel qui lui appartenait, qui lui avait toujours appartenu, il suffisait de voir son prénom.

De dos, Yassen a perdu son sourire. Il a un air sombre qu’il ne montre à personne, il pressent quelque chose de beaucoup plus noir que ce qu’il n’avait jamais ressenti auparavant. Il sent de la folie, de la démence, de la souffrance, beaucoup d’émotions venir de son camarade, probablement amplifiées par l’atmosphère du village sorcier. Le clown avait fini de se divertir, maintenant, il se faisait maître de cérémonie, l’animal, il l’avait fait joué, sauter au travers des anneaux de feu, mais cette fois-ci, il avait envie de laisser tomber la comédie. Il était temps d’en finir avec ce cirque. Le spectacle était terminé. Que la panthère se jette sur le public au lieu de passer sa vie à écouter, c’est frustrant que de toujours écouter, il était temps de vivre pour soi et seulement pour soi.

C’est probablement un préjugé de penser que le Français aurait le même sort que sa funeste famille, mais il était temps de laisser tomber tous les masques et de se révéler comme on était. Yassen était beaucoup plus qu’un simple frustré désirant avoir la fiancée de son frère. C’était bien drôle de le prétendre, mais tout jeu avait ses limites. Il préférait largement avoir Skye de son côté que contre lui. De toute façon, si Skye n’a pas déjà du sang sur les mains, il finira par en avoir, car tel est son destin.

Yassen monte sur le cheval de bois et se tient debout. Il y a quelque chose de capricieux et de princier dans le geste, mais aussi, de particulièrement cinglant dans l’inutilité même du geste. C’est simplement le plaisir de fixer le joli lion du haut des airs. Son camarade le regarde et lui avoue comprendre maintenant pourquoi il charmait autant les filles. Yassen retrouve son sourire. Le joint entre son index et son majeur, il le ramène à sa bouche avant de cracher un nouveau nuage de fumée, à l’image du dragon qui ornait ses côtes. Il suit le regard de Skye en direction de la panthère noire. Le contact dure un bon moment, trop longtemps pour que ce soit simplement naturel ; on aurait cru voir Lou devant un serpent.

« Je sais que je t’excite, mais cesse de frotter ta baguette. » rétorque-t-il. Cette fois-ci, il n’y a plus aucune touche d’humour dans la voix de Yassen. Il savait parfaitement que son camarade serait prêt à tout pour lui jeter un sort, mais il lui dit autre chose, il lui demande de partager aussi. Yassen est interdit.

« Helge… » répète-t-il. Il lève les yeux en l’air, un peu perdu, cherchant dans ses souvenirs de qui le jeune homme pouvait bien parler avant de finalement remettre un visage sur le nom. « Le voleur ! Je ne savais pas que tu étais aux hommes. Katarina le sait-elle ? » Ils ne formaient vraiment que des pédés à Beauxbâtons. Une chance qu’il était là pour refaire l’éducation magique de Krushnic, avant que les Français ne gâchent les dernières marques de magie noire dans son cœur. Yassen saute du cheval. Il atterrit agilement sur le sol, sans vaciller, comme un chat qui retombe toujours sur ses pattes. Cette fois-ci, il décide d’arrêter ses petits jeux. « Je n’ai pas envie que Katarina m’appartienne. » répète-t-il, sans pousser la plaisanterie plus loin.

« Je te parle sérieusement. Je ne penserai jamais me faire la fiancée de mon frère. Kamen est appelé à devenir le meneur de notre clan, et Katarina sera sa femme. » À la base, Yassen avait été un des seuls à soutenir cette union et à refuser qu’on annule le mariage. C’était amusant de provoquer Katarina en faisant des références à son petit cul, mais il ne coucherait jamais avec elle. Il arque un sourcil. « C’est elle qui t’a dit que je ne la voulais que pour moi ? » demande-t-il. Il marche en direction du jeune homme. Il pouvait sentir son dégoût, mais ce n’était pas grave, Yassen n’avait qu’à orienter le dégoût vers… une autre personne. Il ne savait pas ce qu’il faisait, mais il fallait réveiller la colère de l’humain pour contrer celle de la bête. En pesant bien ses mots, le brun hoche la tête, avant de parler doucement :

« Katarina a cette fâcheuse habitude de penser qu’elle est le centre du monde. Quand je lui ai dit qu’elle ne s’en sortirait pas en ridiculisant mon frère, tout ce qu’elle a trouvé à me répondre était qu’elle ne perdrait pas de temps avec ma jalousie. Elle a aussi traité ma fiancée d’une fiancée de seconde zone. » Il y a un tremblement de colère dans la voix du jeune homme. C’était comme si tout tournait autour de la princesse des runes. Elle prenait personnellement tout ce qu’il lui disait, comme si dans son petit monde, il n’y avait qu’elle, et les autres gravitant autour de sa petite personne comme des satellites. Yassen savait que Mérope n’avait pas apprécié les mots de la Azarova. Dans son plan, il avait quelqu’un derrière lui. Il n’était pas seul, Yassen.

Il n’était pas seul parce qu’il avait Mérope.

« Tu n’es pas obligé de m’apprécier, mais je te dirai de faire attention à ta copine. Elle n’est pas différente des siens. Crois-moi, elle est comme tous les  autres sorciers, à juger sur les origines, à se penser au-dessus des autres et à ne se soucier que de sa famille. »  C’est simplement pour son frère que Yassen soutenait les fiançailles. « Katarina aime ses parents et elle aime son frère. Elle ne les laissera jamais tomber. Eux non plus ne la laisseront jamais tomber. Dans quelques années, ils lui pardonneront d’être sorti avec toi. » Yassen ne blessera jamais Katarina, mais Katarina n’hésitera jamais à blesser Skye. Avec une certaine tristesse, Yassen hausse les épaules. « Comparativement à toi, elle n’a rien à perdre. »  

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Skye M. Krushnic
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Le clown est perché sur son cheval de bois. De là, il semble observer le monde de haut, se rire de tout. La panthère est au sol. Dans l’expectative. Elle a du mal à comprendre l’être qui se trouve devant elle. Il ressemble à un humain, une proie. Il est plus que ça. Il a le regard d’un prédateur qui sait exactement ce qu’il fait. Et la panthère ne comprend pas d’où peut provenir ce regard. Il a l’air si faible. Les humains sont si sensibles aux coups de griffes. Même au niveau de la magie elle sait que Skye pourrait le battre. Alors pourquoi ce regard de prédateur ?

La panthère frémit devant le sourire du clown. Les sourires de clown sont toujours terrifiants ; trop larges, trop faux. Skye sait que c’est lui qui est faible. Il se fait submerger par ses émotions si facilement. Yassen, lui, semble les contrôler. Skye l’envie, Skye le hait. Il sait qu’il n’est pas un beau parleur comme le serpent. Il ne sait pas user des mots pour obtenir ce qu’il veut. La panthère n’aide pas. Elle s’agite en lui, elle gronde, elle grogne. Elle sait rester immobile pendant des heures et écouter. Communiquer ça, elle ne sait pas. Les formes d’interactions qu’elle apprécie sont celles qui consistent à planter ses crocs dans la chair de l’autre. Elle se demande bien le goût que pourrait avoir le clown. Skye se demande bien comme il pourrait battre Yassen à son propre jeu.
Un jeu dont il ne connait pas les règles. Le clown a cessé de sourire lorsqu’il lui a demandé d’arrêter de se frotter la baguette. Les blagues de bites, simple et efficace, toujours si drôle. Skye ne sourit pas non plus. De son pouce, il caresse sa baguette. Un sortilège est tellement moins satisfaisant qu’un coup de griffe, cependant.

Les règles du jeu deviennent de plus en plus incompréhensibles. Yassen ne semble pas comprendre de qui il parle. Le voleur. C’est comme ça qu’il appelait Helge. Comme un inconnu. Skye ne sait quoi répondre. Il a cru pouvoir tester le serpent au sujet de son ami. Encore une fois ces mots n’ont aucun impact. Le clown porte une côte de maille invisible sur laquelle rebondit chacune des attaques. Le griffon s’agite et s’énerve. Yassen saute de son cheval. Il est souple et léger. La panthère voit à nouveau le prédateur en lui. Un reptile. Des créatures au sang-froid infâmes.
« Je n’ai pas envie que Katarina m’appartienne. » Skye répond par un regard glacé. Cette fois-ci, il ne rigole pas. Le serpent a l’air sérieux. Ça ne semble pas être une bonne nouvelle pour autant. « Je te parle sérieusement. Je ne penserai jamais me faire la fiancée de mon frère. Kamen est appelé à devenir le meneur de notre clan, et Katarina sera sa femme. » Skye a envie de se jeter sur Yassen, de le secouer. De lui faire comprendre l’absurdité de ses propos. Meneur de clan ? Skye hésite entre le rire hystérique et la consternation. Au lieu de quoi il s’agace. Le serpent vit dans un autre monde. C’est son problème. Qu’il ne vienne pas l’imposer aux autres.

« C’est elle qui t’a dit que je ne la voulais que pour moi ? » Yassen s’avance. Skye doit user de toute sa volonté pour ne pas reculer. Il chasse la panthère, il ne veut pas de son odorat ni de sa vision. Il préfère les sens atrophiés humains. Il ne répond pas à la question, se contente de grimacer. Il sait que, s’il parle, il aura  l’air essoufflé. La rage qui l’habite à l’idée que les parents de Katarina aient pu la fiancer à une famille qui se considère comme un clan lui coupe le souffle. Il n'est pas de ce monde. Il ne comprend pas son fonctionnement ni l'honneur qu'on peut ressentir à appartenir à une grande famille. Il trouve ça tellement débile.
« Katarina a cette fâcheuse habitude de penser qu’elle est le centre du monde. Quand je lui ai dit qu’elle ne s’en sortirait pas en ridiculisant mon frère, tout ce qu’elle a trouvé à me répondre était qu’elle ne perdrait pas de temps avec ma jalousie. Elle a aussi traité ma fiancée d’une fiancée de seconde zone. » Ta gueule. Ferme ta gueule. Skye recule d’un pas pour ne pas se jeter à la gorge du serpent et le faire taire. Skye a lu les lettres. Il sait exactement ce qui s’y trouve. Et il sait aussi que les seules personnes qui se prennent pour le centre du monde sont les Yordanov. À imposer leur bon vouloir, à se vexer d’être rejetés, à rejeter les solutions par fierté, à croire que c’était un honneur d’entrer dans leur putain de clan.

Il continue. Il délire. Il parle de Katarina qui juge sur les origines et se pense aux dessus des autres. Skye rigole jaune. Il se souvient de ses poings sur le visage de Thomas. De ses propres mots qui accusaient les sangs-purs d’être tous les mêmes. Il sait que c’est faux. Il sait que Katarina n’est pas celle décrite par le serpent. Qu'elle n'est pas celle qu'il a décrite à Thomas. Il refuse de laisser la colère le monter contre elle cette fois-ci encore. Il refuse de se faire avoir par le serpent. Un serpent qui a dû se faire crever les yeux à la naissance pour être aussi aveugle et croire ce qu'il dit. Un serpent à la langue bien pendue quand il continue. « Katarina aime ses parents et elle aime son frère. Elle ne les laissera jamais tomber. » Touché. C’est là qu’est la peur. Pas que Katarina soit une puriste, la peur que son amour pour sa famille l’empêche de se libérer.
Le serpent aveugle, le clown sourd, il continue de parler devant l’esprit embrouillé de Skye. Il est vraiment beaucoup trop stupide. « Comparativement à toi, elle n’a rien à perdre. »  

Skye éclate de rire. Petit clown si drôle. Il performe bien. « Ferme ta sale gueule, Yassen, tu captes rien. » Cette fois-ci, c’est le griffon qui s’approche du serpent. « C’est moi qu’ai rien à perdre. Au pire j’ai eu une relation géniale avec une meuf géniale et ça se termine. Au mieux, elle fait face à ses parents et je passe toute ma vie à ses côtés. » Il n’est plus qu’à quelques centimètres maintenant. Il remercie son odorat défaillant. Mais il peut voir le serpent de si près. Il est beau et fascinant. Quelque chose le révulse pourtant intensément. « C’est elle qu’a tout à perdre. Si elle ne convainc pas ses parents, soit elle perd sa famille, soit elle se retrouve piégée dans votre château d’merde à pondre des gosses pour ton crétin de frère. Tu crois qu’elle en a quelque chose à foutre de faire partie de votre clan d’arriérés ? »
Skye sort sa baguette et la pointe vers Yassen. Qu’il puisse encore faire des blagues de bites si ça l’amusait. Il va lui refaire le portrait à ce sale petit con qui croit pouvoir le monter contre Kat. Bien sûr qu’il a peur qu’elle le rejette pour sa famille. Bien sûr. Mais elle ne le fera pas avant qu’il casse la gueule à cet imbécile. « J’laisserai pas sa vie se faire gâcher par des tarés comme vous. Puis si ça peut permettre de libérer Mérope en même temps, j’vais pas me gêner. » Fiancée de seconde zone. Pauvre con, va. Skye savait très bien que jamais Katarina n’avait dit ça. Qu’elle accusait au contraire Yassen de l’avoir fait. Tant mieux s’il avait changé d’avis, tant mieux si Mérope l’appréciait aussi. Qu’on aille pas utiliser cette excuse pour promouvoir le couple Kamen/Kata. Faudrait apprendre à ce clan la notion de consentement. Et Skye se dévouait pour le leur imprimer à coup de poings.
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Le petit ciel d’amour ne comprend pas. Du haut de son nuage, il rit en se disant que la pluie ne peut toucher que les gens se trouvant sur la terre, que ce sont ses pensées, ses émotions, ses sentiments, qui font la pluie et le beau temps ; si seulement il se rendait compte qu’il n’avait aucune importance. Comme la grande étendue bleue, il était présent, mais personne ne lui portait attention, tout le monde avait ses occupations, et même si le ciel tente de se faire imperméable aux remarques du dragon, il ne le peut pas, car le dragon est le seul qui est capable d’atteindre le ciel, quand le reste du monde se fiche totalement de son existence.

Le garçon céleste n’a pas compris que même si du haut de sa tour, il pouvait voir les cités, il était complètement aveugle à la réalité du monde, perdu dans sa cécité. Le petit prince refuse de l’admettre, il lui demande se taire. Lever les yeux au ciel, l’expression prend tout son sens quand on est avec Skye ; Yassen est agacé, fait de même, et cesse de parler. Dans le fond de son regard, la lueur joueuse disparaît, les flammes le quittent pour laisser place aux prunelles de glace qui avaient tant fait peur à sa fiancée. La parole divine, il pouvait bien l’écouter, si Skye décidait de se livrer à ciel ouvert.

Le jeune homme se lance dans une longue tirade selon laquelle il n’avait rien à perdre, et qu’au pire des cas, il aurait tout gagné le temps que cela aurait duré. Yassen a envie de dégueuler devant une telle mièvrerie ; il était atroce de se dire que le jeune homme se dressant devant lui avait le sang des plus grands mages noirs dans les veines. Avoir été son père, il l’aurait étranglé à la naissance avant d’assister à ce spectacle douloureux.

Krushnic s’avance. Yordanov ne recule pas. Il lève la tête et plonge son regard dans celui de son camarade, assumant avec une rare assurance son odeur, sans se soucier de savoir s’il sentait l’herbe ou le cuir des corps s’étant frottés les uns contre les autres. Il y a quelque chose dans la manière de vivre de Yassen qui a le goût d’un point final, mais il ne cachait pas ce qu’il était, si ce n’était l’horreur de sa personnalité qui se dissimulait derrière les joints bien serrés. Par contre, il ne reculerait jamais devant un ennemi. Il avancerait, même si pour cela, il fallait que la lame du couteau s’enfonce dans sa propre gorge ; il l’avait fait, il le referait.

Le ciel lui dit que Katarina est celle qui a tout à perdre. Le dragon se dit que manifestement, ils ne vivent pas dans le même monde, parce que le dragon, même s’il pouvait voler haut, il était aussi un serpent qui pouvait retrouver sa place sur la terre et se faufiler dans toutes les situations. Le ciel ne pourrait rien faire sans sa jolie petite rousse dans les parages, une petite rousse qui était comme son Soleil, qui comblait ses jours, ses nuits, mais qui ne serait pas là éternellement.

Skye sort sa baguette et la pointe sur Yassen. Se mordant l’intérieur de la joue pour ne pas laisser un sourire satisfait se glisser sur les lèvres, ce dernier est purement satisfait. Tout fonctionnait comme il le voulait ; il apprendrait au louveteau comment hurler, car il savait qu’aussi clair ne puisse être le ciel, il était aussi capable de porter les ténèbres, de crier de rage et de revendiquer les orages. Simplement, il suffisait de redresser un héritier qui avait traîné trop de temps parmi la vermine, mais qui avait tout pour devenir un grand sorcier. Le Bulgare ne faisait pas autant cela pour le Français, qu’il ne le faisait pour gâcher la vie d’une jolie Russe. Il ne comptait la toucher, il allait seulement détruire toutes les choses auxquelles elle tenait pour lui montrer que les garçons de sang pur gagneraient toujours à la fin de la partie. Elle avait beau fuir et jouer les féministes, cela ne changeait rien à sa situation, bientôt, elle arriverait dans un cul-de-sac, au jour où Kamen pourrait mettre un ou deux doigts dans son petit cul.  

Skye ne semble pas croire que Katarina a traité Mérope de fiancée de seconde zone. C’était normal, c’était difficile à prouver et les paroles s’avéraient toujours suspicieuses. Ce n’était pas grave si le jeu durait. Par contre, quand il parle de libérer Mérope, c’est au tour de Yassen de se sentir froissé. Alors, il continue : « Les filles aiment les mauvais garçons. Plus elles sont bonnes et prudes, plus elles aiment qu’on les fasse crier. Crois-moi, je n’ai jamais entendu des filles hurler plus fort que les intellos. » Il y a un sourire salace sur les lèvres du jeune homme. Le regard rêveur, il ne tente même pas de cacher les pensées lubriques qui le saisissent, se retenant pour ne pas passer une main sur son sexe en se rappelant des bons souvenirs. Il reprend son sérieux, comme si de rien n’était. Cette faculté de passer entre les deux univers faisait toute l’horreur de la personnalité de Yassen, mettant bien en lumière ses deux facettes, la première qui semblerait lumineuse et plaisante, tout de suite éteinte par celle d’un petit prince dont on avait trop pris soin.

« J’ai proposé à Mérope la même entente que celle que Katarina a reçue. Mérope a pris la décision de conserver l’union, mais elle a pris cette décision avec moi. » C’était dans la chambre d’hôpital. Il s’en souviendrait probablement toute sa vie. « Katarina prend les décisions seule. Elle ne se laisse retenir par personne parce qu’elle sait ce qu’elle veut. Tu peux te contenter du fait que tu as passé un bon moment avec elle pour te rassurer. Tu en as le droit, mais tu seras quelqu’un qui n’a rien à perdre, parce qu’on se fichera simplement de te perdre. » Skye Krushnic serait éternellement le dernier à manger, le dernier à boire, le dernier à passer sur une traînée… C’était horrible d’avoir ses attentes aussi à la baisse, de se contenter de n’attendre rien alors que l’on pouvait espérer tout. Yassen reprend, avec une indifférence totale à la baguette contre son cou. Skye manquait de couilles et de contrôle magique ; il avait passé un savon à Thomas, mais contrairement à Thomas, Yassen savait parfaitement se battre, et il doutait fortement que le petit ciel ne lui lance un sort. Plus sérieux que jamais, il continue : « C’est difficile pour toi de comprendre, mais c’est parce que nous avons tout à perdre que nous nous reposons sur notre famille. Quand le monde entier me tournera le dos, j’aurais toujours mes parents, mon frère, mes sœurs, ma femme. » Il continue.

« Plutôt que d’attendre que ta copine prêche la bonne parole, tu devrais chercher à connaître les tiens. Dans notre univers, nos familles peuvent bien être peu recommandables, mais elles ne laisseront jamais quoi que ce soit nous arriver. Tes amis comme Lemaire ou Vaher n’ont pas de famille. Ils se réunissent pour combler un vide, mais toi, tu en as une. » Pas n’importe laquelle, en plus ; si seulement cet abruti pouvait en prendre conscience. « Même si tu détestes notre monde, tu peux amplement te faire ta place. À la place de te dire que tu n’as rien à perdre, tente de voir si tu n’as pas quelque chose à gagner. » Après tout, si Katarina l’abandonnait, il finirait bien seul.

Yassen n’avait jamais été fort sur la manipulation, mais il savait comment créer le chaos et éveiller la rage ; il l’avait fait tant de fois dans sa confrérie. Le cas de Krushnic n’était pas désespéré, il avait tout pour devenir puissant et craint dans le monde sorcier, en dépit de son sentimentalisme et de ses idées à l’eau de rose. Des flammes, il renaîtrait, encore plus fort et menaçant, et Yassen pourrait alors se satisfaire d’avoir complètement ruiné la vie de Katarina, afin qu’elle comprenne qu’elle aussi n’aurait pas la moindre issue dans le monde du sang pur, elle qui tentait, comme une petite souris dans un labyrinthe, de le fuir, sans se douter que Yassen, du haut du ciel, avait pris la peine de fermer toutes les portes de sortie qu’un dieu salvateur avait laissé ouvertes avant de quitter.  

Aide-toi et le ciel t’aidera,
mais maintenant, c’était un dragon qui, à sa propre façon, venait à la rescousse du ciel.

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