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take care of me (zirwya)

Colombe A. Devereaux
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take care of me
zirwya & colombe
Oh simple thing where have you gone? I'm getting old and I need something to rely on. So tell me when you're gonna let me in, I'm getting tired and I need somewhere to begin. And if you have a minute why don't we go talk about it somewhere only we know? This could be the end of everything, so why don't we go somewhere only we know?

   

Le tonnerre venait frapper sans relâche contre les fenêtres du laboratoire, si fort qu'il aurait pu les faire éclater en morceaux. L’été était en colère. Pourtant, le mois de juillet avait merveilleusement bien commencé, le soleil était présent, chaud, accompagnant les touristes et sorciers de Pré-au-Lard comme un vieil ami. Mais le temps était souvent instable au Royaume-Uni, Colombe l’avait compris en y passant une année entière. La jeune femme attendait sagement son tour, elle savait qu’il n’y aurait plus beaucoup de temps maintenant. Elle attendait qu’on vienne la chercher, pour de nouvelles tortures, pour de nouveaux tests. Elle avait promis, et elle n’y échappait jamais. En attendant, elle écoutait le vent souffler, elle regardait par la fenêtre la tempête. C’était impressionnant. Le lieu aurait pu paraître morbide, presque hanté, mais Colombe s’y était habitué. Et dernièrement, elle s’était sentie plus en sécurité dans le laboratoire, que n’importe où. Mais elle se sentait moins lourde depuis qu’elle avait révélé son secret. Elle leur avait dit, aux deux hommes de sa vie. Lionel, l’amoureux, et Atos, le mystère. Ils ne lui avaient encore rien dit, Lionel semblait perplexe, et il voulait des nouvelles d’Adélaïde. Atos… elle ne savait pas si il lui pardonnerait. Elle voulait le revoir, mais il lui avait demandé d’attendre. Elle attendait, toute sa vie elle avait attendu.

Quand la médicomage apparut, Colombe se sentit aussitôt moins seule. Le sourire aux lèvres, elle suivit celle qui s’était occupée d’elle toute l’année, sans broncher. Les tests avaient été une corvée, puis, ils étaient devenu un rituel. La douleur n’était plus aussi intense, Colombe mettait moins de temps à se remettre des différents sorts qu’on testait sur elle. Elle n’approuvait pas les choix du ministère, les cramcolles ne devraient pas avoir à subir cela, mais elle se laissait faire tout de même. Pour Adélaïde, pour sa liberté. Jamais elle n’aurait pensé pouvoir sortir de sa chambre française, de ses barreaux invisibles. Jusqu’à l’année dernière, elle se contentait de ses leçons de piano, et des livres. Heureusement, il y avait leur elfe de maison, qui avait été dans la confidence, mais à part elle, personne n’était au courant de son existence. A Poudlard, Colombe avait découvert les joies de l’amitié, de l’amour, de la peur, du risque. La jeune fille se sentait presque normale, vivante. Elle avait redouté tout le mois de juin le retour en France. Retrouver sa chambre dans le sous-sol, ses parents froids… et surtout, subir la colère des Devereaux, parce qu’elle n’avait rien trouvé pour sauver Adélaïde. Mais heureusement, il y avait la Coupe du Monde. Les Devereaux ne pouvaient pas être absents de l’évènement. Alors ils allaient bientôt arriver, il restait encore quelques semaines, mais Colombe était déjà très inquiète. Les retrouvailles ne seraient pas comme celles des autres familles. Le regard triste, Colombe pénétra dans la pièce principale du laboratoire. Les murs étaient toujours en pierre, mais le mobilier était beaucoup plus récent. Un lit d’hôpital occupait une grande partie de l’espace. Une table de travail en fer était à côté, dessus étaient posés divers instruments de médecine, des ciseaux, des couteaux, des seringues. Colombe les connaissait par cœur. Elle n’avait plus peur des piqures, et ça surtout grâce à Zirwya. La médicomage l’avait rassurée depuis le début. Colombe lui avait révélé de nombreuses choses, elle l’avait même mise au courant concernant sa mission : chercher un remède et la source de mal d’Adélaïde. Colombe s’installa sur le lit, elle portait déjà la blouse de patiente. « Je suis prête. » s’exclama-t-elle en souriant. Elle préférait sourire, elle préférait voir le positif, elle préférait ne pas penser à la douleur. Elle observa Zirwya, se demandant ce que celle-ci allait lui faire aujourd’hui, essayant d’évaluer à quelle niveau serait la douleur. Elle pensa à Atos, à son doux visage, à ses lèvres, et tout de suite, ça allait mieux.


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Zirwya Izlechen
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Take care of me


 

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Sale journée qui s’annonçait là, pour un mois de juillet. Il en fallait bien, ils avaient vécu de beaux jours jusqu’ici. Zirwya avait enfilé sa blouse, avait rangé ses potions. Eux, les médicomages, ils ne s’arrêtaient pas de travailler. La russe avait de plus en plus de mal à se concentrer, elle se sentait faiblir à tout moment de la journée. Parfois, elle se retrouvait au dessus de son chaudron, se demandant ce qu’elle était bien en train de faire, oubliant sa tâche, ne comprenait pas quel était ce lieu, cet endroit. Ca semblait irréel. Ca semblait magique. Puis tout lui revenait. Elle devenait confuse, se mélangeait les pinceaux. Elle ne parvenait plus à travailler dans de telles conditions, mais elle s’acharnait, elle ne reculerait pas devant la difficulté. Elle essayait alors de se rappeler tant bien que mal ce qu’elle était en train de faire, mais la plupart du temps, elle finissait déboussolée, oubliait son chaudron sur le feu, ratait ses heures de garde à l’infirmerie. D’aucuns auraient pris ça pour de la fatigue, auraient lancé un « vivement les vacances » et seraient retournés au travail. Mais Zirwya ne s’arrêtait pas, le laboratoire était en activité permanente.

Lorsqu’elle passa la porte, elle sursauta. La médicomage découvrit Colombe, là. Elle avait oublié que la jeune fille continuait de venir pendant les vacances, elle avait oublié qu’elle aussi, elle était torturée. Zirwya la torturait. C’était comme si la marque ne l’avait jamais quittée, elle continuait à faire le mal autour d’elle. Un mal pour un bien, certes. Un mal tout de même. Elle n’avait pas le droit de se plaindre, c’étaient les ordres du Ministère, c’était le prix à payer pour trouver une solution à tous leurs maux. Elle, elle ne comprenait pas pourquoi on ne faisait pas plutôt des tests sur des infectés. Pourquoi elle, cette douce Colombe qui n’avait rien demandé. Elle n’avait jamais eu de magie, peut-être qu’elle avait fini par être habituée, à cette vie condamnée, à cette vie de moldu. Mais le destin l’avait choisie, elle, l’objet de la science, pour tenter de les soigner, eux, les sorciers. Et Zirwya savait exactement ce qui se cachait derrière les idées lumineuses du Ministère : ils préféraient sacrifier une cracmolle, plutôt qu’un sorcier. Si un test tournait mal, il préférait qu’elle en paye les conséquences, plutôt qu’un pauvre étudiant, amené à faire de grandes choses. Pourquoi une cracmolle aurait-elle un quelconque avenir décent, de toute façon ? La manie de la pureté du sang. Elle ne quittait jamais ceux qui avaient toujours cru en la suprématie. Elle était dans leur gêne, malgré la fin de la guerre. Le pire, c’était si Zirwya commençait à imaginer Olga sur ce lit d’hôpital. Un cauchemar.

La jeune fille lança de sa voix fluette qu’elle était prête. Zirwya se demanda bien comment on pouvait être prêt pour la torture. Comment on pouvait s’habituer. Elle infligeait, elle ne subissait jamais. Les quelques tests que Zirwya testaient sur elle, elle se les administrait elle-même, c’était différent. Elle regarda le plateau à côté de la poufsouffle, une série de flacons l’attendait, les différentes potions synthétisées durant la semaine, leurs nouvelles trouvailles, leurs nouveaux échecs. C’était inutile. Colombe souffrait pour rien, depuis septembre. Les marques sur sa peau autrefois si douce rappelaient davantage à Zirwya l’image d’un martyre que celle d’une élève. Son statut était ancré dans sa peau. Tu es cracmolle. Tu n’es pas des nôtres. Tu souffres. Le métier de la médicomage lui semblait si dénaturé, si profané. Si seulement elle avait le choix. Alors elle tentait de rendre le moment le moins pénible possible, en discutant avec Colombe, en souriant. En faisant comme si tout ceci était normal. « Il y en a beaucoup aujourd’hui ma douce, ça devrait être plus long que d’habitude, j’en suis navrée. » Elle attrapa une première fiole qu'elle tendit à Colombe, celle-ci était à boire. Une sorte d’antidouleur avant de commencer. Zirwya ignorait s’il avait une quelconque efficacité. Elle saisit ensuite une seringue. C’était de plus en plus dur, les mêmes gestes, chaque semaine, depuis septembre, être consciente de ce qu’elle faisait. Elle pensa à Kamen, le jeune homme qui s’était lui-même proposé pour ce poste. Pourquoi ? Ca lui échappait. L’Homme n’était pas fait pour souffrir, encore moins pour vouloir souffrir. Elle avait déjà du mal à faire subir ça à une élève, mais à plusieurs… Elle savait qu’elle n’arriverait pas à lui faire entendre raison, mais le fait était que Zirwya allait finir par haïr son métier. Elle se détestait déjà tellement. Elle posa sa main sur l’épaule de Colombe pour plus de précision, et enfonça la seringue.  


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Quand elle était petite, après chaque séances de travail avec son père, avant qu’ils ne découvrent qu’elle était un monstre, elle analysait la douleur grâce à un barème qu’elle s’était inventée. Si elle appuyait à l’endroit où on l’avait frappé, et qu’elle pouvait rester appuyer plus de cinq secondes, elle n’avait pas si mal. Par contre, si elle ne pouvait même pas toucher ou effleurer la peau, c’était qu’elle souffrait atrocement. C’était amusant de noter sa douleur, parce que d’une certaine manière, elle essayait toujours de l’affronter. De se rendre plus courageuse, plus forte à chaque fois. Elle faisait pareil après chaque séance de tortures dans le laboratoire. Et la fiole d’anti-douleur que lui donnait Zirwya n’y changeait rien. Mais Colombe la buvait quand même, pour soulager la médicomage. Elle voyait bien le regard désolé de la sorcière, derrière ses gestes doux et maternels.  « Il y en a beaucoup aujourd’hui ma douce, ça devrait être plus long que d’habitude, j’en suis navrée. » Pourquoi Zirwya s’excusait-elle à chaque fois ? La décision de lui faire du mal ne lui appartenait pas. Ça venait d’en haut. Parfois, Colombe se disait que Zirwya était sans doute encore plus surveillée qu’elle. L’Auror ne la quittait pas des yeux. Souvent, il l’attendait même à l’entrée du laboratoire, comme pour s’assurer qu’elle remplissait bien la mission. En un an, Colombe ne lui avait pas adressé la parole plus de trois fois, mais à chaque fois elle en avait froid dans le dos. Zirwya devait avoir des gens encore plus menaçants sur son dos, finalement, la cracmolle n’était pas à plaindre.

La jolie blonde avala la boisson, en pensant à son prochain rendez-vous. Dans quelques jours, elle les comptait désormais sur les doigts de la main. Dans quelques jours, elle retrouverait Atos. Et ses parents arriveraient. Colombe préférait penser aux premiers, elle ne voulait pas imaginer ses retrouvailles avec les Devereaux. Elle savait déjà qu’elle y verrait la déception de son père. Il comptait sur elle, pour trouver des informations, mais elle n’était pas une enquêtrice très douée. Il était venu le moment de se lancer. Zirwya appuya sur la seringue, et Colombe sentit le premier liquide lui glacer le sang. C’était très désagréable. Ça voyageait dans ses veines, ça semblait presque vivant. Mais Colombe ne faisait pas la grimace. « Est-ce qu’on trouvera un jour une solution ? Est-ce que vous approchez de… quelque chose ? » Est-ce qu'il y en a d'autres comme moi ? Colombe avait une lueur d’espoir dans le regard. Elle ne pensait pas à elle, elle pensait à Adélaïde. Il fallait trouver un moyen de soigner sa cousine. C’était horrible ce qui lui était arrivé. Parfois, elle en rêvait la nuit, s’imaginant à sa place.

Colombe sentit l’aiguille quitter son bras, mais elle avait l’habitude maintenant. Elle regarda Zirwya, celle-ci semblait regarder le vide. Ça lui arrivait souvent ces derniers temps. L’infirmière était surement surchargée. Avec les récents évènements à Poudlard, elle avait dû être débordée. Le basilic avait fait des dégâts. A la pensée du monstre, Colombe se rappela de ce que Zirwya avait fait pour elle lors des tests. Elle posa une main sur la peau olive de son aînée. « Je ne t’ai jamais remercié… Sans toi, et sans Atos, j’y serais restée je pense. » dit-elle d’un ton reconnaissant. Même si elle redoutait l’arrivée de sa famille, elle savait qu’elle avait des gens sur qui compter. Zirwya en faisait partie. Elle lui avait prouvé qu’elle pouvait compter sur elle. Alors que l’infirmière préparait une nouvelle injection, Colombe se mit à battre des pieds. Elle voulait discuter d’Atos, mais elle savait que le plus important était les recherches médicales. Elle se pinça les lèvres, et finalement, elle déballa son secret. « Je lui ai tout dit… » chuchota-t-elle, de peur que les murs aient des oreilles. Mais elle savait que Zirwya comprendrait. Ce n’était pas la première fois que la colombe lui parlait de l’élu de son cœur.


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Zirwya Izlechen
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La question de la jeune fille lui provoqua un frisson. C’était comme un élan d’espoir pour elle. Si seulement la médicomage pouvait lui répondre oui, voir s’étirer un long sourire sur son visage. C’était tout ce qu’elle aurait voulu. Même si Colombe paraissait plus heureuse ces derniers temps, et Zirwya n’était pas sans savoir qu’un certain garçon y était pour quelque chose, savoir que tous ses sacrifices n’étaient pas vains serait une consécration pour elle. Consécration que la russe ne pouvait malheureusement pas lui donner. Mais cet espoir, cette lueur dans ses yeux, elle ne pouvait pas la lui retirer, pas maintenant. Elle voulait la ménager et pouvoir enfin dire qu’elle lui avait fait du bien, qu’elle avait apaisé le poids que la jeune poufsouffle trainait sur ses épaules. Le mensonge sortit tout seul d’entre ses lèvres, un oui à peine audible, pas vraiment franc mais qui paraissait plutôt convainquant. Elle le regretta presque aussitôt, mais ses lippes formèrent le reste des mots sans même qu’elle ne puisse les retenir. « Les tests nous ont aidé, et les expériences que nous te faisons aussi. Il nous faut encore du temps, mais nous avons quitté le stade zéro » Et si seulement elle pouvait s’en persuader, elle aussi. Elle se demanda si, comme Colombe, être entourée aidait. Si Zirwya avait une situation familiale, plutôt qu’une sœur qu’elle laissait tomber à toutes les occasions. Si elle avait des amis ici à qui parler. Si elle avait un homme qu’elle pouvait aimer. Est-ce que ça rendrait les choses plus simples ? Moins difficiles à porter ? Elle s’interrogeait.

Zirwya se sentait mal après tout ce qu’elle faisait à cette pauvre enfant, et lorsqu’elle entendit Colombe la remercier, elle sentit que le feu lui montait aux joues. Elle ne le méritait pas. « C’est une maigre compensation par rapport à… tout ça. » Elle désigna les flacons et les seringues, la pièce et les objets de tortures qui la composaient. Elle n’avait même pas aidé Colombe par simple affection pour elle, ni dans un acte de solidarité, comme elle l’aurait voulu. Elle l’avait simplement fait parce que c’était son devoir, parce que personne ne devait connaître les lourds secrets que Poudlard cachait cette année. Elle était devenue un être de devoir, non de moral. La fin nécessite les moyens. Bel adage pour cacher l’horreur des actes que l’on commet. Colombe semblait placer une confiance en Zirwya, et cette dernière l’entachait, la réduisait en miettes, sans même que la jeune fille ne s’en rende compte. Elle n’était qu’un pion dans le jeu du ministère. Son sourire, ses belles phrases, ses mots rassurants, ça rendait juste le travail moins pénible, si tant était que ce fut encore possible. Aussi, lorsque la colombe finit par changer complètement de sujet pour aborder le sujet d’Atos, sujet assez récurrent au sein du laboratoire ces derniers temps, la russe sentit un certain soulagement, mais aussi un peu d’excitation. Atos et Colombe. Elle était toujours avide de connaître la suite de l’histoire. C’était un peu comme suivre l’intrigue d’un livre, ou un conte de fée. Vivement le prochain chapitre. La seringue resta en l’air tandis que Zirwya inspectait le visage de sa patiente. Avait-elle l’air soulagée, anxieuse, déçue, d’avoir dit la vérité ? A vrai dire, elle avait plutôt l’air heureuse. « Comment a-t-il réagi ? » C’était la seule question qu’elle avait en tête. Elle savait que personne n’était censé être mis dans la confidence de ce qu’il se passait ici. Et pourtant elle avait laissé Colombe faire, consciente de ses projets de parler à Atos. Elle savait que la jeune fille avait le droit à un confident, à quelqu’un qu’elle avait choisi elle-même. Oui, elle avait le droit de faire ses choix, comme n’importe quel individu. Elle voyait en elle une jeune Olga, elle ne cessait de comparer les deux. Elle voulait qu’elle vive sa liberté. Elle espérait seulement qu’Atos n’était pas l’un de ces adorateurs de sang-pur qui enverrait balader une fille s’il apprenait que celle-ci était dépourvue de toute capacité magique. « J’espère seulement qu’il te traite bien. » Au vu de l’air béat sur le visage de la douce blonde quand elle en parlait, elle pouvait se douter que tout se passait comme un charme. Elle-même, elle pensa comme ça devait être bon d’être aimé, de sentir des bras entourer son corps, de goûter à la chaleur d’un baiser. Ce n’était pas un sujet qui avait occupé souvent les rêves de la russe, mais elle y pensait, de plus en plus. Parce que quand on est au fond, on attend simplement d’être relevé, de trouver celui qui vous rattrapera avant la chute fatale.  


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Colombe A. Devereaux
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Souvent, les médecins utilisent des mots compliqués pour annoncer des mauvaises nouvelles. Ça avait été le cas pour Adélaïde. De nombreux médicomages sont passé dans le manoir des Devereaux, et aucun n’a su déceler son mal. Tout ce qu’ils ont pu dire avec certitude, c’est qu’elle ne vivrait pas éternellement ainsi. Mais même Colombe qui est dépourvue de magie aurait pu s’en douter. Sa cousine a la peau jaunâtre, les ongles qui tombent, les cheveux qui grisonnent, et elle est maigre, aussi maigre qu’un moineau. Finalement, à côté d’elle, Colombe paraît désormais en pleine santé, presque forte, malgré tout ce qu’elle endure avec les test. Même si Colombe considère Zirwya comme une véritable confidente, quand celle-ci porte son masque de médicomage, elle le voit. « Les tests nous ont aidé, et les expériences que nous te faisons aussi. Il nous faut encore du temps, mais nous avons quitté le stade zéro » Combien de temps ? Combien de temps lui reste-t-il à elle ? Colombe pense à Adélaïde, elle pense à la pression des Devereaux sur ses épaules. Finalement, elle aussi, elle doit porter un masque, comme Zirwya. Mais, Colombe ne bronche pas. Après tout, si il y a toujours des tests à faire, elle sait qu’on la considère comme utile. Quand elle ne servira plus à rien, que feront-ils d’elle ? Parfois, Colmombe y pense le soir, et elle s’imagine en train de subir des tests encore plus douloureux, et y succomber. Et si un jour, ils la tuaient ? Avec Zirwya, Colombe sait que cela n’arrivera jamais. Mais Zirwya n’est pas éternelle,  des rumeurs courent à son sujet. Ne serait-elle pas elle aussi en train de faiblir en magie ?


En la regardant avec un peu plus d’attention, Colombe se dit que c’est impossible. La russe est sans aucune doute l’une des femmes les plus courageuses qu’elle connaisse. Un peu comme Adélaïde. Si les deux filles s’étaient rencontré, elles se seraient tout de suite entendues, cela ne faisait aucun doute. Quand Colombe avoue son secret à Zirwya, l’infirmière s’arrête aussitôt. « Comment a-t-il réagi ? » Colombe sent de la curiosité mais aussi une certaine inquiétude dans la voix de la médicomage. Elle ne comprend pas pourquoi tout le monde se méfie d’Atos. « Très bien, il m’a dit que c’était moi, Colombe, qu’il appréciait. Il a l’air sincère. Et puis, ne t’en fais pas, je lui ai juste dit que j’étais là pour remplacer ma cousine malade, je ne lui ai rien dit sur le laboratoire. » Au fond d’elle, Colombe sait qu’elle ne peut pas lui avouer qu’elle n’est pas une sorcière. Elle sait qu’il est pour les sangs-purs. Elle sait qu’il pourrait la haïr, qu’il serait dégoûté. Elle n’en est pas certaine, mais elle a trop peur et elle risque bien trop.  « J’espère seulement qu’il te traite bien. » Colombe hoche la tête, le sourire jusqu’aux oreilles. Elle a encore en tête leur dernier rendez vous. Le baiser qu’il a déposé sur ses lèvres sucrés. Elle ne peut pas le chasser de ses pensées, grâce à lui, les tests deviennent presque agréables. « Ne t’en fais pas, je sais me défendre ! » dit-elle en souriant, même si au fond, elle est plus démunie que n’importe qui à Poudlard. Une nouvelle aiguille transperce sa peau et cette fois penser à Atos ne l’aide pas à ignorer le mal. Elle pousse un petit cri. « Et si il n’y avait pas de remède ? » soupire-t-elle pleine de désespoir. Elle parle plus pour sa cousine que pour elle-même.



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