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Maybe I can't stop the downpour [...] • Mila&Alexis

Alexis M. Abberline
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Mila & Alexis
Maybe I can't stop the downpour, but I will always join you for a walk in the rain

Certains visages me hantent. Je ferme les yeux et leur vision revient, parfois, avec force, d'autres fois, plus floues. Je n'avance jamais totalement sans me rappeler les traits déformés par la douleur, par la mort de ceux qui ne s'en sont pas sortis. Je ne peux pas oublier chaque seconde de chaque minute de cette bataille. Certaines zones sont floues mais je me souviens de l'essence même de cet instant de chaos. Je me souviens de la souffrance qui semble planer dans l'air venant heurter mon corps comme un millier de coups de poignard. Je ne pourrai jamais oublier l'odeur de l'air alors que les personnes autour de moi tombait. Je ne pourrai jamais chasser de ma mémoire la sensation de mon cœur qui bat la chamade mais surtout qui se brise. La volonté de l'esprit est immense. Plusieurs fois, je me suis retrouvée au sol et j'ai songé ne jamais trouver la force de me relever mais pourtant je l'ai toujours fait. Je ne pouvais pas abandonner car ça aurait signifier mourir et laisser mourir ceux que j'aime du plus profond de mon cœur J'ai continué de courir au devant du danger sans jamais me demander si c'était sage ou non quand la douleur me rappelait que mon corps était meurtri. Je n'avais pas ménagé mes efforts mais j'avais ainsi pu préserver mon âme et ne pas être animée par la culpabilité. J'aurais pu souffler après, quand l'annonce de notre victoire était tombée. J'aurais dû célébrer mais pouvions-nous réellement parler de victoire? Encore aujourd'hui, je songe que nous étions tous des monstres. Nous nous étions entretués au nom d'idéaux idiots. Nous les soit-disant gentils, nous avions tués et blessés grièvement nos ennemis. Nos actions n'étaient pas plus louables même si nos motivations étaient « justes ». Je n'avais jamais ressenti qu'un faible apaisement de la finalité des combats car je savais que désormais ces enfants avaient un avenir mais le prix en était trop cher. Durant l'après bataille, j'avais dépensé mes faibles réserves en énergie restantes pour aider les blessés, secourir ceux qui en avaient besoin. J'avais ainsi mémoriser les traits de tous ceux qui venaient de souffrir mille morts dans un combat qu'il n'avait pas voulu. Je ne voulais jamais oublier car la peur, la douleur jamais ne se tairait. Je ne voulais pas laisser les souvenir s'en aller car c'était une part de notre histoire à chacun et j'espérais que dans le rappel se trouverait la force de ne jamais permettre à de telles horreurs de se reproduire. Mon corps m'avait finalement lâché cette nuit là et Sainte-Mangouste m'avait accueillie. J'avais pris quelques jours pour laisser mon corps se remettre. Mon esprit avait eu besoin de nettement plus de temps. Cette partie de ma vie était sans doute la plus sombre. J'avais eu mes moments de déprime, voire même de dépression, pendant l'année où l'école renaissait de ses cendres. J'avais été animée par de nombreux doutes mais avec de la patience, j'avais finalement su me relever. J'avais trouvé la force en moi de me remettre sur pieds mais plus encore de revenir enseigner dans cette école qui n'était plus totalement l'incarnation d'un rêve à ce jour.

Ce vécu me permettait aujourd'hui de mieux comprendre ces jeunes gens en souffrance. La porte de ma classe était ouverte à tous ceux qui éprouvaient le besoin de se confier, d'ouvrir leur cœur J'avais essayé d'aider ceux dont la douleur était palpable, qu'ils soient mes élèves ou non. Je partageais avec eux ce passé, plus que les membres enseignants nouvellement arrivés. Je n'avais jamais la sensation d'en faire assez. J'avais toujours l'impression que peu importe mes efforts, je ne pouvais pas réellement leur venir en aide. Je doutais de moi, de mes capacités. Lors de tests dans la grande salle, je m'étais aperçue combien chacun d'eux étaient fragiles dans le fond. J'en avais vu certains s'effondrer sous la peur alors que l'horreur hantait leur regard, revenait en force. Je me souviens du regard clair de Mila ce jour là. Je me souviens de son incapacité à se relever pour fuir le basilic. J'y ai souvent repensé et quand elle est venue me remercier, j'ai continué à prendre sa main pour la guider sur le chemin de la guérison. Elle est mignonne dans cette manière de me remercier quand je n'ai fait que suivre mon cœur Je l'ai serrée contre mon cœur et une tendresse toute particulière est née. Je peux compter sur les doigts de ma main ces êtres uniques qui sont les plus proches de mon cœur Elle éveille un certain instinct maternel, protecteur en moi. Nous nous sommes vues quelques fois depuis lors. Je l'ai laissée venir à moi. Mais j'ai surpris une conversation surprenante au détour d'un couloir. J'ai entendu un membre de la fratrie Silaïev tenir des propos honteux sur la « bâtarde » et son inutilité dans la vie. J'ai dû me retenir d'intervenir mais j'éprouve le besoin de venir à celle que la vie a bien trop malmenée. Je réfléchis un instant avant de sourire me doutant fort bien du lieu où je pourrai trouver cette charmante demoiselle. Il est inhabituel pour moi de me hasarder en ce lieu quand il pourrait grouiller d'étudiants mais je suis surpris de découvrir que c'est assez désert. Je suis déçue craignant devoir trouver une autre idée brillante mais un regard par la fenêtre me montre combien le ciel ensoleillé a pu attirer les jeunes gens dehors. Je parcours l'espace mais mon intuition s'avère finalement bonne alors que la chevelure châtain de la demoiselle brille sous l'éclat de soleil qui émane de la fenêtre dans son dos. Je la regarde un instant avant de venir m'installer face à elle et dire la voix posée et douce. « Bonjour Mila. J'espère que je ne te dérange pas. J'avais envie de venir te voir pour discuter. Notre dernière conversation a été interrompue à mon grand regret donc je voulais venir vers toi pour pouvoir vous prouver que tu peux compter sur moi. » Je lui souris avec une infinie douceur. Je ne veux pas être trop directe mais lorsqu'elle était venue me voir, un cours de rattrapage avait stoppé ses confidences en plein envol. Je prends une boîte rose en carton avec des poids blancs et un joli ruban que je lui tends. « J'ai apporté ce petit quelque chose pour toi. J'ai pensé que cela pourrait te faire plaisir. Enfin je ne sais pas trop mais je me suis dit que c'était une bonne idée. Ne te sens nullement forcée à apprécier le petit présent, je ne suis pas susceptible je te rassure. » Il y a dedans six cupcakes aux couleurs vives et au glaçage succulent, parsemé de sucre cristallisé. Je les ai fait livrer spécialement pour elle, j'avais pensé les lui faire parvenir mais je pouvais au contraire les lui remettre en mains propres. Je faisais rarement des petits cadeaux de ce genre à mes étudiants mais elle était particulière.
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je t'ai cherchée partout, même ailleurs. je t'ai trouvée, où que tu sois, je m'endors dans tes regards. même sans toi, je ne serai plus jamais seul, puisque tu existes quelque part •• ALASKA (marc levy)

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Mila V. Silaïeva
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Maybe I can't stop the downpour
Alexis
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Δ but I will always join you for a walk in the rain


C'était la vue des Silaïev qui l'avait poussé à faire demi-tour. Elle aurait voulu n'y prêter aucune attention, pouvoir faire comme si de rien n'était et continuer son chemin tranquillement pour aller s'installer sous son arbre favoris non loin du lac noir, mais elle en avait été incapable. Dès que ses prunelles ambrées s'étaient posées sur les quatre étudiants elle avait su qu'elle serait incapable de leur faire face sans sentir son cœur se déchirer et son âme hurler son désespoir. Ses bras s'étaient resserré convulsivement sur les grimoires qu'elle portait contre elle, les pressant un peu plus contre son cœur comme si elle voulait s'en faire un bouclier et elle avait fait demi-tour sans un mot ni un regard en arrière. N'importe qui assistant à cette scène aurait pu croire qu'elle avait simplement changé d'avis et qu'elle souhaitait trouver un autre endroit pour terminer ses dernières révisions dans le calme mais ses lèvres étaient pincées et quelque chose s'était éteint dans son regard. Elle n'avait aucune affection pour les Silaïev, ils avaient tous, chacun à leur manière, fait en sorte d'éliminer la moindre possibilité qu'elle puisse un jour les apprécier, mais la question n'était pas là. Ils étaient sensé être sa famille,mais au final tout ce qu'il représentait c'était à quel point Mila pouvait se sentir seule parfois, ils étaient le rappel constant que son existence n'était qu'une erreur et que jamais elle ne trouverait sa place parmi eux. Le fait qu'elle porte leur nom depuis plus de six ans n'était qu'une mascarade et jamais il ne lui laissait l'oublier. Alors les voir là, tous ensemble étendus sur les bords du lac noir, détendu, presque heureux, ça avait été trop pour elle. Elle n'avait pas eu le courage de s'imposer cette vision et encore moins de se mettre à la portée de leur venin en traversant le parc seule sous leurs yeux. Elle avait choisi la fuite, elle n'était pas une Gryffondor et ne retirait aucune fierté de posséder un quelconque courage alors elle avait opté pour l'option la plus simple, et aussi certainement la plus sage en bonne Serdaigle qu'elle était : elle avait tourné les talons et était retourné dans l'atmosphère feutrée du château.

Sans même avoir à réfléchir, ses pas l'avaient mené au quatrième étage de l'école et avant qu'elle n'ait pu réellement choisir ce qu'elle allait faire elle s'était retrouvée devant la porte de la bibliothèque. Elle n'était même pas surprise, depuis sa toute première année à Poudlard elle avait passé tant de temps entre ces étagères remplies de grimoires que c'était devenu un automatisme de s'y rendre dès quelle avait besoin d'un peu de calme et de concentration. Elle aurait pu retourner dans la salle commune des aigles, elle s'y était toujours sentie parfaitement à son aise, mais les distractions y étaient également bien plus nombreuses. Elle aurait pu y croiser Hope ou Maddox et alors sa dernière session de révision se serait drastiquement réduite à quelques pages lues entre deux discussions avec ses amis. Si habituellement Mila appréciait de réviser avec ses camarades, là elle avait besoin de toute son attention, les examens de fin d'année étaient dans quelques jours à peine et plus il approchaient, plus la préfète se sentait étreinte par un sentiment d'urgence. Elle avait toujours apporté une grande importance à ses études mais maintenant il lui semblait que les enjeux étaient encore plus grands. Elle arrivait doucement à la fin de cette étude et si cette idée lui faisait un peu peur elle avait aussi envie de réussir haut la main. Elle avait besoin de réussir. Elle avait besoin de pouvoir se faire sa place dans le monde magique, pour échapper à l'emprise des Silaïev. Ce n'était même plus un besoin, c'était une nécessité. Et pour ça elle était prête à passer ses journées entières à réviser. De nouveau ses pas trouvèrent tout seul le chemin dans le labyrinthe que représentait la bibliothèque de Poudlard. Elle ne regardait même plus où elle tournait ou dans quelle section elle se trouvait tant elle avait l'habitude de parcourir ces lieux. Depuis plus de sept ans, elle avait eu le temps d'apprendre à connaitre cette pièce par cœur. Sans avoir besoin d'y penser, elle retrouva son emplacement favoris, dans un coin un peu reculé de la bibliothèque, entre les grimoires dédiés aux soins des créatures magique. Elle tira une chaise et s'installa dos au soleil pour laisser sa chaleur la réchauffer. La seconde d'après elle était plongée dans ses grimoires.

Quand une présence vint se faire sentir à ses côtés, Mila était incapable de dire combien de temps s'était écoulé depuis qu'elle avait ouvert ses livres et sorti sa plume. Trente minutes, une heure, deux heures ? Elle n'en avait aucune idée. Comme souvent elle s'était plongée corps et âme dans ses cours et elle n'avait pas vu le temps passé, le soleil brillait toujours dans son dos ce qui lui montrait que l'après-midi poursuivait toujours tranquillement son cours mais elle ignorait quelle heure il était. Depuis son entrée dans le bibliothèque elle n'avait pas bougé de sa place mais sur la table les grimoires s'était entassés, certains ouverts, d'autres fermés, de nombreux parchemins tâchés de son écriture étaient venus s'entasser par dessus et quelques plumes et bouteilles d'encre étaient venues compléter ce tableau presque apocalyptique. Malgré tout le soin qu'elle apportait à ses affaires, Mila n'avait jamais été particulièrement ordonnée quand elle se lançait dans des révisions. La preuve que chaos et connaissance étaient intimement liés. Ce ne fut que quand la chaise face à elle fut tirée en arrière pour laisser quelqu'un s'assoir que la préfète se rendit compte qu'elle n'était plus seule. Elle se tira de sa concentration et releva la tête, clignant des yeux quelques instants avant de reconnaitre Alexis Abberline la professeure d'études des Runes, aussitôt elle repoussa le livre qu'elle était en train de parcourir. « Bonjour Mila. J'espère que je ne te dérange pas. J'avais envie de venir te voir pour discuter. Notre dernière conversation a été interrompue à mon grand regret donc je voulais venir vers toi pour pouvoir vous prouver que tu peux compter sur moi. » Un sourire vint étirer les lèvres de Mila, éclairant son visage fatigué par les heures de révision et le stress des examens à venir. « Bonjour professeur, vous ne me dérangez pas du tout, au contraire. » Elle n'avait jamais suivi le cours d'étude des Runes pourtant le professeur Abberline avait une place bien spéciale dans son cœur. C'était elle qui l'avait aidé le jour des tests dans la Grande Salle, quand l'épouvantard avait pris la forme d'un basilic géant et qu'elle s'était retrouvée à terre complètement tétanisée tant la scène qui se déroulait autour d'elle lui rappelait douloureusement la bataille de Poudlard. Ce jour là les souvenirs et les traumatismes de la guerre étaient remonté brutalement à la surface et elle avait été incapable de retrouver le contrôle d'elle-même. Si elle n'avait pas été piétinée par des élèves en fuite ou figée par le regard empoisonné du basilic c'était uniquement grâce à l'aide qu'Alexis lui avait fournit. Elle avait pris la peine de lui tendre la main dans ce moment difficile et c'était le genre de geste que Mila n'oubliait pas. A ce moment là elle avait comprit qu'elle devait beaucoup à sa professeur mais elle n'avait absolument pas devinée à quelle point elle allait devenir importante à ses yeux. Quand elle avait été la remercier, quelques jours après l'incident, l'enseignante ne s'était pas contenté d'accepter ses mots comme Mila l'avait pensé, elle avait pris le temps de lui parler, de la rassurer et surtout de lui assurer qu'elle était là pour elle. Ça aussi ça avait touché la Serdaigle, certainement plus qu'elle ne pouvait le réaliser. Depuis elle avait retrouvé Alexis plusieurs fois, pour discuter, pour passer un peu le temps mais surtout pour exorciser les démons que la guerre avait insufflé en elle. Le professeur Abberline aussi avait participé à la bataille de Poudlard, elle connaissait les horreurs qui hantaient encore Mila et avec son regard et son recul d'adulte elle était certainement la mieux placée pour l'aider à avancer. Habituellement, la préfète n'aimait pas aborder le sujet de la guerre, elle n'aimait pas voir à quel point elle était encore marquée par ce qu'elle avait vécu, mais avec le soutient d'Alexis elle avait le sentiment qu'elle pouvait finalement avancer. Ce ne serait pas aisé, encore moins rapide, mais au moins ça ne lui semblait plus insurmontable. « Je pense que j'ai assez révisé pour le moment. » Ajouta-t-elle en réalisant le désordre qu'elle avait mis sur la table. Avec des gestes empressés elle entreprit de remettre de l'ordre, refermant les grimoires ouverts devant elle et rassemblant ses parchemins noircis par son écriture penchée.

Elle s'arrêta dans ses mouvement en voyant le professeur Abberline poser devant elle une boîte rose constellée de pois blancs et fermée par un élégant ruban. Une légère exclamation de surprise s'échappa de ses lèvres. Se pouvait-il que l'enseignante lui ait apporté quelque chose ? Elle ne s'était absolument pas attendue à un tel geste et l'espace d'un instant elle ne trouva plus ses mots. « J'ai apporté ce petit quelque chose pour toi. J'ai pensé que cela pourrait te faire plaisir. Enfin je ne sais pas trop mais je me suis dit que c'était une bonne idée. Ne te sens nullement forcée à apprécier le petit présent, je ne suis pas susceptible je te rassure. » Mila appréciait beaucoup le professeur Abberline mais elle devait avouer que parfois elle ne savait pas comment elle devait se comporter en sa présence. C'était la première fois qu'elle se sentait aussi proche d'un de ses enseignants et si elle appréciait cette situation parfois elle ne savait pas trop comment réagir. Jusqu'où elle pouvait se confier à elle ou quelles questions elle pouvait lui poser sans risquer de dépasser les limites de la relation étudiant-professeur. De manière générale elle avait une relation plutôt neutre avec tous les professeurs de l'école, elle aimait bien le directeur de sa maison, James Martell, en grande partie parce qu'il lui avait apporté son aide quand elle avait trouvé une chouette blessée quelques années plus tôt et qu'elle suivait le cursus de Zoomagie mais leur lien n'avait rien à voir avec celui qui s'était créé entre Alexis et elle depuis plusieurs semaines. Elle ne s'était jamais sentie aussi à l'aise auprès d'un professeur mais elle ignorait encore les codes et les limites de cette relation. Alors pas un instant elle n'avait imaginé que le professeur Abberline pourrait lui offrir un présent et elle n'avait absolument pas pensé à lui rendre la pareille. Après un instant d'hésitation, elle se décida à attirer la boîte à elle, elle devait bien avouer qu'elle était curieuse de découvrir ce qu'Alexis lui avait apporté. Et surtout que ce cadeau lui faisait extrêmement plaisir. « Oh vous n'auriez pas dû, merci ! » S'exclama-t-elle avec ravissement en découvrant que la boite renfermait six cupcakes aussi beaux qu'ils avaient l'air bons. Elle observa un instant les petits gâteaux, presque fascinées par leurs couleurs vives et leur glaçage appétissant. Elle se rendit compte qu'après toutes ces heures à accumuler les connaissances, elle avait un petit creux. « Ils sont très beaux, et ils ont l'air terriblement bons. » Continua-t-elle en sentant que son estomac la poussait vers ces gourmandises particulièrement tentantes. Elle pinça les lèvres, n'osant pas toucher les gâteaux tellement ils semblaient parfaits. « Mais je n'ai rien pour vous. » lâcha-t-elle avec de grands yeux et un sentiment de culpabilité grandissant. Le professeur Abberline l'avait beaucoup aidé depuis le fiasco des tests dans la grande salle et maintenant elle s'en voulait de ne pas avoir eut la même attention à son égard. Son cadeau et son aspect désintéressé la touchaient particulièrement. Elle regrettait de ne rien pouvoir offrir à Alexis pour lui montrer à quel point elle appréciait tout ce qu'elle faisait pour elle. « Et si on partageait ? Je ne pourrais jamais manger autant de cupcakes à moi toute seule et ça me ferait plaisir. » Proposa-t-elle avec un petit sourire. Elle avait beau être gourmande, Mila savait quelle serait incapable de manger six cupcakes à elle seule sans se rendre malade. Et de cette manière elle ne se sentirait plus aussi coupable de ne rien avoir prévu pour Alexis. Délicatement elle retira deux petits gâteaux de leur boîte pour en poser un devant elle et un devant l'enseignante. Elle referma leur emballage et fit tourner le cupcake entre ses doigts, appréciant le côté brillant du sucre cristallisé dont ils avaient été saupoudré. « Normalement le règlement interdit de manger dans la bibliothèque, mais peut-être pouvez-vous fermer les yeux pour cette fois ? » reprit-elle avec une petite grimace complice. Elles se trouvaient dans un coin assez reculé de la bibliothèque, il y avait donc assez peu de chance que la bibliothécaire ne vienne les surveiller. Mila était une grande habituée des lieux et le bibliothécaire savait maintenant qu'il n'avait pas besoin de garder un œil sur elle. C'était certainement bien la première fois qu'une préfète osait proposer à un professeur d'ignorer délibérément le règlement. Et Mila était heureuse que ce soit à Alexis qu'elle propose ce petit accord.
© Gasmask



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Alexis M. Abberline
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Mila & Alexis
Maybe I can't stop the downpour, but I will always join you for a walk in the rain

J'avais été une adolescente comme toutes les autres. J'avais connu les tracas habituels de ce que l'on appelle l'âge ingrat. J'avais douté de moi avant de prendre conscience que j'étais la seule maître de mon propre destin. Il m'avait fallu du temps pour trouver ma voix et pourtant j'avais toujours éprouvé une profonde admiration pour mes enseignants. Mais si j'admirais le corps professoral de Poudlard dans son ensemble, je vouais une réelle fascination envers le professeur de potions à l'allure bedonnante mais au savoir impressionnant. Il avait une telle source de connaissance que je l'enviais. Je n'avais jamais été une passionnée des potions et je ne le suis toujours pas mais pourtant à l'époque, j'étais une élève assidue. Je me donnais pleinement dans ce cours cherchant à obtenir les meilleures notes possibles. Je rêvais d'enfin parvenir à capter l'attention de l'homme illustre qui avait su retenir mon attention du débat à la fin de mes études. Les potions étaient le rare cours dont je ne me sois jamais totalement désintéressée. Je n'étais pas fière d'avoir eu ma période rebelle où je délaissais les savoirs académiques pour des savoirs plus « pratiques ». J'avais éprouvé ce besoin d'expérimenter et vivre pleinement chacun des aventures offertes aux jeunes gens de mon âge. J'avais connu mes premiers flirts. J'avais aussi vécu mes premières nuits trop alcoolisées où je m'effondrais sur mon lit après une nuit trop folle. Horace Slughorn avait su me rappeler que les plaisirs faciles qui s'offraient à moi ne devait pas m'amener à délaisser mes études. Il m'avait offert de rejoindre son club à la condition que je me reprenne en mains et que je retrouve le sens des priorités. J'étais fière comme un paon après cette nouvelle. J'avais su me replonger dans mes bouquins mais j'avais eu le temps de commettre quelques erreurs qui aujourd’hui me donnaient la sensation d'avoir profité de ma jeunesse. J'avais su casser le sérieux de mes passes temps. J'avais su savourer les petits plaisirs qui m'étaient offerts. J'avais senti mon cœur s'affoler dans ma poitrine et l'adrénaline monter alors que je transgressais certaines limites. Mais quand j'aurais pu me perdre, dans toute cette agitation, un visage avait pris tout son sens. J'avais eu la sensation de pouvoir compter sur l'un de mes professeurs qui avait même recueilli certaines de mes larmes alors que je vivais les drames typiques de cet âge comme un échec scolaire ou un cœur brisé. Il avait été une oreille attentive agrémentant mes moments de larmoiement de petites anecdotes issues de sa jeunesse. J'avais appris de sa propre expérience et si parfois, certaines des petites histoires dont il nous réservait le secret dépassait les limites de la relation professeur-élève, j'en avais énormément appris. Je savais où placer la barre pour ne pas transgresser la mince barrière entre ce qui est correct et ne l'est pas mais je savais aussi que ma force en tant que professeur résidait dans ma propre expérience d'étudiante mais aussi de vie. Aujourd'hui, je m'efforçais de garder cette proximité avec ces jeunes enfants qui seraient projeter dans le monde bien assez tôt. Je m'efforçais de laisser la porte de mon bureau ouverte mais aussi celle de mes appartements pour que jamais aucun d'entre eux ne soit saisi de la moindre hésitation au moment de s'ouvrir à moi. J'espérais du plus profond de mon cœur être aussi accueillante et ouverte d'esprit que je le pensais de moi-même. Ou plutôt, j'espérais que c'était l'image de moi que je dégageais. J'avais eu le sentiment d'y parvenir que ce soit en accueillant au fil des années les confidences de Maddox Berkeley ou en forçant Rowan Moore à m'avouer ses doutes concernant la culpabilité de ses parents dans la mort de sa petite amie. Mais plus que tout, j'avais cette impression alors que depuis quelques semaines, j'avais le sentiment qu'un lien assez fort et particulier se tissait entre l'adolescente et moi-même. Je voulais croire qu'elle voyait en moi une épaule sur laquelle s'épancher si le besoin s'en faisait sentir alors que je devinais que sous ses traits doux et paisibles se cachait une certaine forme de douleur née de certaines épreuves comme la bataille mais aussi son sa place dans sa famille. J'éprouvais une compassion sincère pour celle qui semblait forte cachant sa souffrance sous un visage toujours souriant. J'avais envie qu'elle sente que non elle n’était pas seule pour faire face à tout cela.

« Cela me fait plaisir Mila. J'espère bien qu'il semble bon et de ma propre expérience, ils devraient l'être. Je n'attendais pas que tu aies quelque chose à m'offrir en retour. Le plaisir d'offrir est dans le plaisir que ça procure et non dans l'attente de recevoir en échange. » J'avais pu lire la culpabilité qui naît dans son regard et je me refusais à ce qu'elle la ressente ce genre de sentiment. Il n'y avait aucune raison de culpabiliser de ne rien avoir à m'offrir. Je n'étais pas venue à elle dans ce but mais au contraire pour m'assurer qu'elle allait bien et surtout lui prouver mon attachement tout ce qu'il y a de plus sincère. Je suis heureuse de la voir rebondir et m'offrir de partager les petits gâteaux qui j'avoue me font envie à moi aussi. Son visage est expressif. Il trahit ce qu'elle ressent avec une telle simplicité que l'expression lire en elle comme dans un livre ouvert lui colle particulièrement à la peau, expression qui semble encore plus à propos en ces lieux emplis de magie. Elle semble particulièrement à l'aise entre les murs de la bibliothèque et je ne peux m’empêcher de me retrouver un peu plus encore en elle qu’auparavant. Moi aussi, j'aimais ces lieux plus que tout à l'époque où j'étudiais dans la célèbre école de sorcellerie. Je pouvais y passer de nombreuses heures à me perdre dans les récits, les recueils de savoir ou mes pensées. Bien souvent, la bibliothécaire était venue me sortir de mes pensées pour me dire que l'heure de fermeture était arrivée. Je me demandais si cela lui était arriver à elle aussi. Je me sentais bien nostalgique aujourd'hui alors que mon adolescence ici me revenait en mémoire avec une netteté assez surprenante. J'avais rarement la sensation que tout était aussi clair dans mon esprit. Mais je me force à rester dans le moment présent car il y a nombre de souvenirs qui pourraient envahir mon esprit et me tenir à rêvasser pendant de longues heures. Je m'empresse d'accepter son offre généreuse. « Je dois avouer que j'adhère totalement à ton idée de partager ces petites merveilles. Ce n'est pas très bon pour ma ligne mais il faut parfois se faire plaisir dans la vie. Les privations ont tendance à nous frustrer et je dois avouer que je n'aime pas particulièrement me sentir frustrée. » Elle nous sert à chacune un petit gâteau et je ne peux me retenir de venir poser mon doigt dans le glaçage avant de le porter à mes lèvres. Je sais que nous n'avons techniquement pas le droit de manger à la bibliothèque et je regarde autour de nous un moment. Il n'y a presque personne. Je sais que ce serait mal de lui octroyer ce passe droit mais je suis bien trop tentée et son sourire est bien trop sincère et doux pour que je puisse réellement lui refuser quoique ce soit. Je prends un air de conspiratrice pour à voix basse sur un ton bienveillant. « Je ferme les yeux pour cette fois mais ne dis à personne que je t'aie donné une autorisation exceptionnelle. Cela pourrait nous attirer des ennuis à toutes les deux. Puis en plus, c'est plus amusant quand on partage un secret de ne pas le dévoiler à tout un chacun. Je compte donc sur toi pour ne pas ébruiter que le professeur Abberline apporte des cupckaes à ses étudiants dans la bibliothèque et les autorise à les savourer à la bibliothèque malgré que ce soit un interdit. » Je lui fais un clin d’œil alors que je ris. Je me reprends par contre rapidement car ce n'est définitivement pas le moment d'attirer l'attention sur nous. Le lieu demande que le silence domine et je ne vais pas transgresser un autre principe de base pour aujourd'hui, ça ferait un peu trop surtout que je voue un culte assez religieux à cet endroit de savoir. Je serais du genre à rager contre ceux qui ne respectent pas le côté sacré d'une bibliothèque ou des livres qui y sommeillent dans l'attente de dévoiler leurs richesses. Mais je sais que rien de ce que nous faisons ne l'est dans le but de manquer de respect aux autres ou au lieu car je pressens que toutes deux nous avons conscience que c'est un lieu un peu privilégié.

J'observe les doux traits de la préfète avant de montrer l'exemple et vient mordre dans la sucrerie avec appétit. Je ne me soucie pas réellement de m'en mettre partout car mon plaisir a toujours été d'ensuite savourer les traces de glaçage qui sont restés sur mes traits, de m'en régaler. Les gâteaux pourvus d'un glaçage et le lait sont mes deux petits péchés mignons où je ne me suis jamais souciée de veiller à ne pas m'en mettre partout. J'ai toujours adoré arborer les moustaches de lait alors que je venais de savourer la boisson à la couleur pure qui apporte un certain réconfort. En été, rien ne me semble plus savourer qu'un verre de lait froid ou un milk-shake. En hiver, j'adore le chocolat fondu dans le lait ou encore le lait chaud, avec ou sans miel, qui vient réchauffer et réconforter. Les journées sombres, les journées de déprime, les jours où le moral n'est pas là alors ce sont les petits gâteaux au chocolat qui deviennent mes meilleurs amis. J'étais une fille simple dans le fond et j'avais des habitudes typiquement moldues dont j'étais tellement fière. C'était une partie de moi dont je ne voulais jamais totalement me défaire. J'avais besoin de ce retour aux sources, de pouvoir renouer avec mes racines quand tout mon monde était peuplé de magie. Parfois, j'avais l'impression de m'y perdre alors l'été bien souvent, je m'efforçais de ranger ma baguette dans un coin et de ne pas la ressortir pendant les deux longs mois de vacances. Alors je pouvais retrouver mon monde sorcier avec le même regard émerveillé que mon premier jour à Poudlard. Je pouvais en apprécier toutes les subtilités mais j'avais ce besoin de parfois m'en éloigner. Mon regard se fait rêveur alors que je pense que bientôt l'été pointera le bout de son nez mais cette année, je ne pourrai pas m’adonner à ma petite tradition personnelle. « Je vais te faire une petite confidence. Chaque année depuis que j'enseigne, j'ai un petit rituel. À la fin de l'année scolaire, j'embarque dans le Poudlard Express et je profite de ce moment pour observer chaque étudient qui a su capter mon attention espérant retrouver cette même étincelle dans mon regard à la rentrée. Une fois arrivée à Londres, je vais me balader sur le chemin de Traverse. Je repère ce que j'achèterai à la fin des vacances. Je vais ensuite chez moi. J'ai un appartement dans la capitale. J'y range précieusement tout mon matériel scolaire et je ressors mes trucs moldus. Je n'emporte avec moi que ma baguette le lendemain alors que je rejoins la campagne en train. C'est terriblement long comme voyage mais je renoue avec mes racines. Je passe du temps avec mes parents,s mes proches et j'oublie tout de la magie sauf en cas d'urgence bien évidemment mais disons que c'est plutôt rare et heureusement. Je suis une moldue comme les autres pendant tout l'été. J'adore ce que j'éprouve de me sentir libre d'une certaine manière et je suis d'autant plus heureuse de retrouver Poudlard de m'être octroyée ce break. J'aime les deux mondes auxquels j'appartiens et je ne veux jamais l'oublier, jamais en délaisser un au profit de l'autre même si la magie domine clairement ma vie. J'ai l'impression de me retrouver et de retourner aux sources. » Je laisse quelques instants s'écouler après ces mots terminant de savourer la pâtisserie. Mon regard est embrumé par une forme de tristesse née du manque de passer du temps avec mes parents. Ils m'ont mise au monde et je ne les vois pas autant que je le désirerais. J'ai envie de pouvoir les retrouver et savourer le temps qu'il me reste avec eux car la vie a une date de péremption malheureusement et parfois, on ne sait tout simplement pas quand elle arrivera. Je m'efforce de me concentrer sur le bien être que j'éprouve là-bas pour ne pas me sentir déprimée d'avoir ainsi ouvert mon cœur avec une facilité assez surprenante. Je lui fais confiance à ma manière et cela me rappelle que notre différence d'âge n'est pas aussi grande qu'elle n'y parait. Je finis par reprendre sur un ton très doux et assez bas, toujours pour instaurer ce climat de complicité entre nous. « Dis-moi Mila, qu'est-ce qui toi te donne la sensation de te retrouver toi-même? Y arrives-tu ou as-tu le plus souvent la sensation de te perdre dans ton monde? Je suis curieuse de nature et j'aimerais en savoir plus sur ton univers à toi. » Je veux par ce partage et ces quelques mots l'aider à m'ouvrir son cœur sur comment elle vit son quotidien, comment elle ressent la pression familiale qui doit peser sur ses épaules en permanence.
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je t'ai cherchée partout, même ailleurs. je t'ai trouvée, où que tu sois, je m'endors dans tes regards. même sans toi, je ne serai plus jamais seul, puisque tu existes quelque part •• ALASKA (marc levy)

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