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But you've already bought a ticket, And there’s no turning back now — Tomadona

Belladona Rosebury
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Élève de Gryffondor
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But you've already bought a ticket, And there’s no turning back now Tomadona;
Elle avait mis une robe. Elle qui détestait ça, qui avait déclamé des discours à la Jude devant sa mère pour s’excuser, pour justifier son refus de la porter. Rosa Rosebury avait tout essayé, elle la lui avait même envoyée, avec sa lettre annonçant qu’elle et Marcus arriveraient dans quelques jours au camping. En ouvrant le paquet, Bella avait soupiré. Sa mère la connaissait si mal que cela pour croire qu’elle accepterait de la mettre, qu’elle accepterait de perdre sa liberté de mouvement pour de la dentelle ? Peut-être que sa mère la connaissait mieux que ce que la gryffondor aurait pu penser, même si elle avait enfilé ce vêtement très certainement pour une toute autre raison que celle imaginée par la matriarche Rosebury. Cela avait fait sourire la jeune fille lorsqu’elle l’avait finalement passée par dessus sa tête, quelques heures auparavant. Oui, elle porterait cette robe que sa mère lui avait achetée, mais rien qu’imaginer la tête que la Flint rejetée ferait si elle savait qu’elle l’avait mise pour plaire à un petit serpentard sang-pur la faisait jubiler. Elle se vengeait comme elle pouvait.

Elle se sentait si débile à attendre devant l’entrée de la fête foraine avec ce vent qui s’engouffrait dans sa robe, qui lui caressait la cuisses et manquait de révéler ses sous-vêtement à tout moment. Quelle idée. Depuis quand Bella mettait-elle une robe pour plaire à un garçon ? Elle le petit singe qui débarquait généralement à ses rendez-vous totalement débraillée, de retour d’une excursion avec Cassandre. Elle se passa la main sur le visage. Elle était bête. Bête de croire qu’une robe pourrait la rendre plus jolie qu’Elle. Elle, la magnifique. Elle, l’élégante serdaigle au visage de poupée qui servait de fiancée à Thomas. Belladona avait appris la nouvelle de ces fiançailles pendant les examens. Elle s’en était etonnée auprès de connaissances, qui avaient ri en disant que ce n’était pas une nouvelle bien fraîche. Ah bon ? Pourquoi était-elle la dernière au courant ? Elle s’était alors sentie triste, mais avait refusé de se laisser abattre. Elle ne savait même pas de quoi il retournait : Belladona était peut-être une sang-mêlée mais en tant que descendante de Flint, elle connaissait bien leurs mariages arrangés et autres magouilles de pouvoir, comme le disait si bien sa mère. Était-ce le cas pour Thomas ? Avait-il eu son mot à dire ? Ou bien Oktavia était-elle son premier choix, et elle son amusement ? La gryffonne n’en savait rien et n’avait pas encore réussi à déterminer si cela la gênait. Se connaissant, elle finirait sûrement par aller butiner une autre fleur, à la rentrée, comme d’habitude. Et puis, ce n’était pas comme s’ils formaient un couple, malgré les nombreux baisers échangés près du lac. L’après midi s’était terminée au soleil, avec une Belladona surexcitée qui avait interrogé Thomas en long, en large et en travers sur plusieurs chapitres d’histoire de la magie, faisant un bruit marrant lorsqu’il se trompait, et entamant une séance de bisous plus ou moins longue lorsqu’il répondait juste. Heureusement, il avait souvent eu la bonne réponse.

Puis, il y avait eu les examens et la coupe du monde. Les évènements s’étaient enchainés et les deux vacanciers n’avaient pas encore eu le temps de se retrouver plus d’une heure, multipliant les rencontres plus ou moins fortuites. Belladona avait hurlé la première fois qu’il lui avait saisi le bras dans un couloir de Poudlard, la tirant violemment dans l’ombre pour coller sa bouche à la sienne, la faisant taire. C’était le soir de leur deuxième jour d’examen et les évènements du genre s’étaient reproduits à de nombreuses reprises, même si aujourd’hui les tentes avaient remplacé les murs. C’était presque leur nouveau jeu, faire disparaître l’autre à tout moment en laissant pantois leurs amis qui parlaient dans le vide, s’embrasser longuement en échangeant quelques paroles murmurées à la hâte. Comme s’ils ne pouvaient échanger leurs pensées tant qu’ils ne seraient pas repus de l’autre. Et Belladona n’était toujours pas satisfaite ; elle se sentait comme un ogre ayant à peine commencer son entrée. Ils n’avaient pas évoqué les fiançailles du serpentard.

Mais aujourd’hui, c’était différent. Aujourd’hui, ils avaient rendez-vous à la fête foraine. Bella s’y était déjà rendue en compagnie d’Evie, son amie danoise, mais cela n’entachait en rien sa joie devant les manèges colorés et l’odeur sucrée qui enivrait ses narines. Malgré la nouvelle des fiançailles qui planait au dessus de sa tête, Bella était bien décidée à passer une bonne après-midi, de ne pas en tenir compte. De quel droit aurait-elle son mot à dire, de toutes manières ? Fière comme un pan, elle était bien déterminée à ne pas les mentionner. Cela ne la concernait pas, elle s’en fichait. Oui bien sûr, tout à fait.

Quand enfin elle aperçut le visage de Thomas approchant de l’endroit où elle se tenait, malgré l’incertitude, malgré sa fierté, un énorme sourire vint illuminer son visage.
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Thomas de La Rivière
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Tomadona


La petite bague tournoyait entre les doigts du serpent. Elle semblait presque danser ; l’or rose et l’argent se fondant l’un dans l’autre dans ce mouvement. Cette bague n’avait rien de bien prétentieux. C’était sa finesse qui avait attiré l’attention de Thomas. Les brins d’or et d’argent s'enlaçaient autour de l’autre et, au sommet, l’or rose se parsemait de minuscules pierres d’onyx. Elle était simple mais élégante. Les pierres noires semblaient absorber la lumière alentour. Ce n'était le cas que parce que la bague n’avait pas encore été offerte. Une fois portée par son propriétaire final, les pierres changeaient de couleur et brillaient avec plus ou moins d'intensité en fonction de la proximité de la personne qui avait offert la bague. Du moins c’est ce que le vendeur avait promis. Plus Thomas serait proche de Bella, plus la bague serait étincelante. Grand romantique, le serpent avait trouvé l’idée excellente sur le moment mais il se demandait désormais si le cadeau n’en faisait pas un peu trop. Après tout, il n’avait aucune idée de sa situation avec Bella.
Depuis leur après-midi d’étude et plus car affinité, ils n’avaient pas eu l’occasion de beaucoup parler. Les examens, les heures interminables d’études et ensuite les vacances accompagnées de leurs nombreuses sorties, tout ça n'avait pas aidé à les rapprocher. Sans oublier des groupes d’amis totalement opposés. Thomas n’avait jamais douté que les amis de Bella tenteraient de l’éloigner de lui et il en avait sans cesse la confirmation. Il le comprenait grâce aux regards qu’ils lui jetaient, aux quelques paroles acides, aux coups de Skye et aux remarques de Katarina qui avaient clairement laissé comprendre qu’ils avaient longuement discuté de son cas. Cette animosité l’aurait fait rire de par son caractère vain si elle ne l’avait pas tenu aussi éloignée de la rouge et or. Et ces attitudes ne lui donnaient même pas envie de faire semblant de les apprécier un petit peu. D’autant plus que Bella traînait beaucoup avec d’anciens élèves de Beauxbâtons. Ils connaissaient le Thomas manipulateur et odieux qu’il avait été. Qu’il était sans doute toujours un peu. Thomas savait qu'il faudrait bien se frotter à eux s’il voulait aller plus loin avec Bella. Il faudrait qu’il apprenne à passer au-dessus des complexes de héros de Lionel et Skye, qu’il apprenne à supporter l’insupportable Jude. Seul Zackery semblait potable dans l’histoire mais il était proche de l’albinos et ne l’appréciait pas trop non plus. Il faudrait réussir par un tour de maître à leur faire oublier son passé. C’était loin d’être gagné. Alors, pour l’instant, la griffonne et le serpent ne se retrouvaient que par hasard. Au début dans les couloirs de Poudlard, maintenant entre deux tentes. Thomas la tirait par le bras pour l’éloigner de ses amis et la collait contre lui. Ils s’embrassaient avec avidité comme s’ils ne s’étaient plus vu depuis des années, comme s’ils ne se reverraient plus jamais. Mais ils se parlaient peu. Alors qu’elle était leur situation ? Etaient-ils en couple ? Ils n’avaient même pas parlé d’Oktavia et Thomas ignorait si Bella était au courant. La situation avec l’aiglonne était claire ; ils pouvaient bien faire ce qu’ils voulaient chacun de leur côté. Ça ne rendait pas les choses plus faciles auprès de ses parents et certainement pas auprès de son éventuelle copine. Ça ne rendait pas la situation plus claire non plus. Car s’embrasser entre deux tentes et se murmurer des âneries en gloussant, c’était bien mignon mais ça n’était pas bien concret.

Le serpent referma son poing sur la bague. Elle était tiède dans le creux de sa main. Il soupira. Il s’était décidé à l’offrir à la rouge et or. Tant pis si ça la surprenait. Thomas appréciait beaucoup la griffonne et, ses derniers temps, il se rendait compte de l'importance qu'avaient prises dans sa vie les quelques minutes passées en sa présence. Les vacances l’avaient bien occupé, assez pour chasser la déprime qui l’avait assaillie durant les examens, mais il restait maussade. Et personne ne réussissait à le faire se sentir mieux que Bella. C’était peut-être égoïste comme raison de rester avec elle ou peut-être était-ce la meilleure raison qui soit. Il s’en moquait bien. Il comptait bien la garder à ses côtés, voir même s’en rapprocher plus encore si possible. Et ce malgré ses amis qui semblait prêts à l’écarteler sur place.
Thomas glissa la bague dans un petit écrin noir et le glissa dans la poche de son pantalon. Se relevant, il jeta un petit regard au miroir. Son reflet lui convenait et il se sourit avec satisfaction. Il était temps de se mettre en route pour la fête foraine. Puisqu’aujourd’hui, il avait enfin convenu d’un vrai rendez-vous avec la rouge et or.

Elle était déjà là. Elle ne l’avait pas encore vu. Elle portait une petite robe et Thomas sourit, étonné. Lors de son passage à la braderie, avant de trouver la bague, il avait laissé ses doigts couler sur le tissu doux d’une robe. Il avait rigolé tout bas en imaginant que jamais Bella ne voudrait la porter. Pourtant, elle se tenait là les mains plaquées sur le volant un peu trop léger de sa robe. Si le côté garçonne de Bella plaisait bien au serpent, il ne pouvait que s’avouer satisfait de ne pas la voir porter un des t-shirt de ses amis qui gardaient toujours l'odeur masculine de leur propriétaire ou, pire, le fameux t-shirt TeamJude qui lui donnait envie de hurler à chaque fois. Et puis, cette robe lui allait vraiment bien.

Lorsqu’elle l’aperçut, un grand sourire se dessina sur ses lèvres. Thomas lui répondit tout en lui lançant un clin d’œil pour la saluer. En quelques pas, il fut enfin à ses côtés. Le serpent l’attrapa doucement à la taille et l’attira un peu vers lui.

« Salut. » Se mordant les lèvres pour s’empêcher de trop sourire, il baissa le regard pour détailler la robe. Lorsqu’il releva les yeux, il s’autorisa enfin à sourire en grand. « Tu es vraiment belle, tu sais. »

Il posa rapidement ses lèvres sur celles de la belle avant de se reculer légèrement. Cette fois-ci, ils avaient des heures devant eux pour s’échanger autant de baisers qu’ils voulaient. Et sans doute pour parler aussi. Il passa une main dans les cheveux de Bella et lui caressa la tempe en souriant.

« Ça fait plaisir d’avoir enfin quelques heures devant nous. Comment tu vas ? »

Thomas jeta un regard vers la fête foraine. Il voyait d’ici la grande roue et les montagnes russes sur lesquelles des dizaines de personnes hurlaient à plein poumon. Il n’avait pas encore eu l’occasion de s’y rendre mais Bella lui avait déjà murmuré entre deux bisous qu’elle y avait été.

« Tu as déjà tout fait ou tu t’es gardé quelques surprises à découvrir avec moi ? »

Il espérait qu’il restait encore un peu d’inconnu pour Bella, qu’il puisse profiter de la surprise que les attractions lui procureraient.
Le serpent sentait le poids de l’écrin dans sa poche et ses mains lâchèrent la jeune fille pour s’en saisir.

« Avant que je n’oublie, j’ai trouvé quelque chose pour toi en me promenant dans la braderie. » Il tendit la petite boite de velours noir à Bella, un petit sourire sur les lèvres. « Elle devient plus brillante en fonction de la proximité de celui qui l’offre. Ça devrait te permettre de me retrouver plus facilement dans la foule. »

Il rigola doucement en lui lançant un clin d'oeil . Il murmura une prière silencieuse pour que la bague plaise à la griffonne et qu'elle n'ait pas l'impression qu'il précipite les choses. Thomas se demandait à quel point la bague pouvait briller lorsqu’il tiendrait Bella tout contre lui.


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❝ Like a prayer❞ I hear you call my name and it feels like home. When you call my name it's like a little prayer. I'm down on my knees, I wanna take you there. In the midnight hour I can feel your power. Feels like flying I close my eyes, Oh God I think I'm falling out of the sky, I close my eyes Heaven help me.

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Belladona Rosebury
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Ses mains sur sa taille, son regard dans le sien. Elle aimait sentir la chaleur de ses paumes transpercer le fin tissu de sa robe alors qu’il l’attirait vers lui en se mordant la lèvre. Une légère brise soufflait, faisant voleter quelques mèches de ses cheveux et rafraîchissant sa peau chauffée par ce soleil de juillet. « Salut. » « Salut. » C’était presque bizarre de commencer leur entrevue par des mots et non par des baisers, comme si toutes les règles et habitudes qu’ils avaient mis en place volaient en éclats. C’était la première fois qu’ils aurait l’occasion de passer autant de temps ensembles, sans parents à rejoindre, sans amis qui appelaient leur nom.

Il s’éloigna un peu, détaillant son accoutrement et ce fut au tour de la gryffondor de se mordre la lèvre. Quelle idée elle avait eu, vraiment… Alors que son regard caressait le tissu de sa robe, Bella ne put s’empêcher de se dire qu’elle aurait du mettre un short, comme d’habitude. Qu’elle… Ses incertitudes volèrent en éclat quand il la regarda à nouveau dans les yeux, la complimentant. « Tu es vraiment belle, tu sais. » Son sourire s’étira encore plus. Belle, c’était si rare que quelqu’un lui dédit ce mot. Alors, elle ne savait pas quoi répondre, comment réagir alors que ses pommettes se teintaient très légèrement. « T’es pas mal non plus, même si t’as pas mis de robe. » Alors qu’elle lui souriait, taquine, il posa ses lèvres sur les siennes, brièvement, trop rapidement à son goût. Il l’avait habituée aux longs baisers passionnés et celui qu’il venait de lui donner lui semblait si… petit. Elle posa sa main sur celle du garçon qui caressait sa tempe, appuyant sa joue contre sa paume avant d’y déposer un léger baiser.

« Ça fait plaisir d’avoir enfin quelques heures devant nous. Comment tu vas ? » Elle laissa échapper un éclat de rire, esquissant une expression faciale qui voulait tout dire : il avait plus que raison. Un mois, c’était long, c’était bizarre. Comme si, alors qu’ils se touchaient enfin du bout des doigts, tout ce qui les entourait faisait en sorte de les séparer. Les séparer, alors qu’ils n’étaient même pas ensembles. « Ma mère me rend déjà dingue alors qu’elle n’est même pas encore arrivée. » Elle rit à nouveau, un peu jaune. « Alors bon, je profite du temps de liberté que j’ai encore… » Collée à Jude, à Lionel, à Zeke, à Cassandre, à Rowan, à Hadès, à Evie, à Niall à tout le monde… Et enfin à Thomas. « Et toi ? » Elle caressa doucement ses doigts toujours poser contre sa tempe avant de baisser son bras, le laissant retrouver sa place le long de son corps.

« Tu as déjà tout fait ou tu t’es gardé quelques surprises à découvrir avec moi ? » Bella haussa les sourcils, moqueuse. Oh, il n’avait pas à s’en faire, elle avait garder le plus amusant pour lui. Avec Evie, elle avait tenté les attractions les moins fortes, son amie n’ayant jamais mis les pieds dans une fête foraine. Elle avait préféré commencé doucement, ne pas risquer de la tuer. Et puis, elles avaient des choses à se raconter. Quant à Cassandre… Elles s’étaient bien vite isolées sur un banc en mangeant de la barbe à papa. Le cœur de Bella se serra une fraction de seconde alors qu’elle repensait à ce que son amie lui avait dit… Sans elle, Poudlard ne serait plus jamais le même. Mais jamais Bell n’empêcherait Cassandre de chercher à s’épanouir, où qu’elle soit pour y arriver. « J’ai déjà testé la Kelpy et le stand de voyance. Des gros nuls, d’ailleurs. Mais je sais déjà par quoi on va commencer ! » Elle jeta un regard excitée au Vif d’Or, cette attraction gigantesque qui dominait tout le lieu. Elle commençait déjà à le tirer vers la foule lorsqu’il la ralentit, ayant visiblement autre chose à dire. Elle lui lança un regard inquisiteur.

« Avant que je n’oublie, j’ai trouvé quelque chose pour toi en me promenant à la braderie. » Les yeux de la gryffonne s’agrandirnt alors, encore plus excitée devant la perspective de recevoir un cadeau, d’avoir une surprise, que de hurler dans un wagon doré. En un rien de temps, des tonnes d’hypothèses passèrent devant ses yeux. Encore de la glace au chocolat ? Un paquet de bonbons ? Un livre d’histoire de la magie... Il n’aurait pas osé ?

Puis, son regard se posa sur la petit boîte noire. Son souffle s’arrêta alors qu’elle la caressait du bout du doigt avant de la prendre doucement. Elle jeta un regard rapide à Thomas, qui souriait en la regardant. Il n’avait pas osé ? Il n’avait pas… Si. Elle ouvrit l’écrin d’un mouvement fluide et resta interdite quelques instants devant le bijoux magnifique qu’elle caressait du regard. Il lui offrait une bague. À elle. Et elle était parfaite. Bella suivit ses courbes gracieuses qui s’entremêlaient, n’écoutant que d’une oreille discrète les explications du serpentard. Elle se sentait perdue. Était-ce correct de la part de Thomas de lui offrir une bague, à elle ? Est-ce qu’elle n’était pas censée la refuser ? Est-ce qu’il n’était pas trop tard pour les états d’âme après ces longues minutes qu’ils avaient passées à perdre haleine, ensembles ? Elle n’osait pas relever le visage, sachant d’avance que Thomas pourrait y lire tous les sentiments contradictoires qui l’envahissaient.

Tant pis. Voilà, ce qu’elle se dit. Tant pis pour sa fiancée, tant pis pour le politiquement correct. Tant pis pour ses amis qui allaient lui poser des questions, puis sûrement lui faire les gros yeux. Tant pis, tant pis, tant pis, tant pis, tant pis. Elle la voulait. Alors, elle osa enfin déposer l’un de ses doigts sur l’une des pierres qui l’embellissaient avant de l’hôter de son réceptacle. Elle l’essaya à plusieurs doigts avant de la glisser à l’un de ses index dont le diamètre était parfait. Elle se mordit la lèvre inférieure en se sentant craquer totalement. Enfin, elle releva le regard, le braquant dans les prunelles de Thomas. « Merci… Elle est vraiment trop jolie… » Elle s’avança d’un pas et se hissa sur la pointe des pieds pour déposer un baiser sur sa lèvre du bas, endroit le plus haut de son visage qu’elle pouvait atteindre. Avant même qu’elle n’ait fini son baiser, une pensée amusante la fit sourire. « Mais fais gaffe, je pourrais te surprendre en… fâcheuse posture ? » Elle leva plusieurs fois les sourcils dans une mimique graveleuse en souriant comme une imbécile. « Moi par contre, je pourrais disparaître sans problème. » Elle accompagna sa phrase d’un claquement de doigt sonore, amusée. Elle ne comptait pas disparaître, bien entendu.

Bella glissa sa main ornée dans celle de Thomas avant de porter leurs doigts joints à la hauteur de ses yeux. Les pierres brillaient d’une lueur douce et apaisante, comme les sentiments que la main de Thomas dans la sienne provoquait chez la jeune fille. Elle tourna la tête vers le jeune homme, souriante. « Ça a l’air de marcher, en tous cas, regarde ! » Bella se demanda à quel point ils pourraient amener les pierres à briller… Avant d’attirer Thomas vers la foule. « Aller, on va par là ! » Elle pointa son index vers l’attraction la plus sensationnelle de la fête foraine. Il fallait espérer que Thomas avait le cœur bien accroché.
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Thomas de La Rivière
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Ils étaient des exacts opposés. Comme une photo dont on aurait fait le négatif. Cela se reflétait tous les jours, bien sûr aujourd’hui ne serait pas différent. Même leurs contradictions internes s’opposaient l’une à l’autre. Alors qu’il était réfléchi et menteur, Thomas n’avait pourtant pas de mal de dévoiler ses sentiments. Peut-être parce qu’il ne faisait plus la différence entre la vérité et ses mensonges. Alors il ne craignait pas de s’exposer puisqu’il pouvait tout aussi bien être en train de mentir. Mais elle, elle qui était si spontanée et sincère, elle n’arrivait pas à accepter les compliments. Elle qui était aussi lisible qu’un livre ouvert déviait toujours la conversation lorsqu’il s’agissait d'être sérieux.  En lançant le compliment, le serpent savait déjà qu’elle allait le tourner à la blague. « T’es pas mal non plus, même si t’as pas mis de robe. » Gagné. Il lui jeta une moue boudeuse avant de dévisager sa propre tenue. Lorsqu’il releva les yeux, il déposa un baiser rapide sur les lèvres pourtant si attirantes de la griffonne. Il garda sa tête à quelques centimètres de la sienne et passa une main dans sa crinière blonde. Elle se cachait derrière ses blagues mais le serpent l’attendait au tournant. Il ne perdait pas une miette de tous ces petits gestes. De ses joues qui rosissaient, de cette main qui se posait sur la sienne et du bisou rapide qu’elle y avait déposé lorsqu’il lui avait caressé les cheveux. Elle était comme une petite fille, qui dit que tous les garçons sont nuls de peur d’être embêtée, mais qui dessine des cœurs pour les offrir à son amoureux. Elle était trop mignonne et Thomas rigolait doucement.

« J’en mettrai une la prochaine fois si je te plais plus en robe. »

Cette fois-ci, lorsqu’il déposa ses lèvres sur celles de la rouge et or, elles y restèrent plus longtemps. Après ces longues minutes passées derrières les tentes à s’échanger des baisers jusqu’à en perdre haleine, c’était comme s’il ne savait plus comment faire autrement.

« Ma mère me rend déjà dingue alors qu’elle n’est même pas encore arrivée.  Alors bon, je profite du temps de liberté que j’ai encore… » Thomas fronça les sourcils, surpris. Dans son esprit, les sangs-mêlés et les nés-moldus n’avaient pas autant leurs parents sur le dos. Leurs parents ne les fiançaient pas et ne leur bourraient pas le crâne des normes rigides auxquelles il fallait se conformer. Il n’y avait jamais réfléchi mais, inconsciemment, il avait imaginé la mère cracmole de Bella comme étant quelqu’un de tout aussi peu attentif aux conventions que la griffonne. Comme si ce trait de caractère avait été lié à son manque de pouvoir et s’était transmis par la suite à sa fille. Maintenant qu’il y pensait, il se demandait bien comment pouvait être une Flint rejetée par sa famille. C’est clair que ça devait pas rire tous les jours.

« Tu ne m’as jamais parlé d’elle. Dans quel sens, elle te rend dingue ? » Jouant avec les cheveux de la belle, il sourit d’un air narquois. « Si grâce à elle tu ne portes plus de t-shirt au parfum de tes amis, je t’avoue que ça ne me dérange pas plus que ça. »

Mais si Bella se retrouvait réellement privée de liberté  et que leurs instants ensembles diminueraient encore,  il risquait de beaucoup moins apprécier l’ancienne Flint.
Lorsqu’elle lui demanda comment il allait en effleurant une dernière fois ses doigts, le serpent haussa des épaules. Il laissa retomber sa  main le long de son corps et détourna le regard. Il allait mieux qu’en mai et en juin. C’était pas bien difficile, cependant. La tâche noire évidente au tableau était la présence de ses parents.

« Disons que ça va quand je ne suis pas avec mes parents. Eux aussi ont une certaine capacité à me rendre dingue. »

Toujours sans regarder la jeune fille, il se mordit nerveusement la lèvre du bas. Ses parents n’avaient jusqu’ici pas évoqué Alexandre et ne parlaient que peu d’Oktavia. Mais Thomas savait bien qu’ils inviteraient probablement les Silaïev à venir partager leur repas, un de ces jours. Pas qu’il ait envie de venir s’en plaindre à Bella dont il ne savait toujours pas si elle était au courant de ces fiançailles.

Le serpent finit par reporter son regard sur la rouge et or et sourit un peu. Il lui demanda si elle avait déjà exploré l’entièreté du parc d’attraction et elle le dévisagea d’un air moqueur. Elle semblait trouver amusant qu’il veuille savoir si elle lui avait réservé des activités. Thomas répondit à son air narquois en plissant les yeux et en lui donnant une petite pichenette sur l’épaule. « J’ai déjà testé la Kelpy et le stand de voyance. Des gros nuls, d’ailleurs. Mais je sais déjà par quoi on va commencer ! » Visiblement surexcitée par son plan pour la journée, Bella l’agrippa et le tira dans la foule. Le serpent ne lui avait toujours pas offert la bague et se voyait mal le faire après une journée à avoir gardé le cadeau dans sa poche. Se saisissant de la main de la jeune fille, il l’arrêta et lui expliqua avoir trouvé quelque chose pour elle à la braderie. Sans rien dire de plus, il sortit l’écrin qu’il tendit en souriant à Bella. Il avait déjà assez pesé le pour et le contre de ce cadeau et espérait désormais simplement qu’elle saurait l’accepter sans en faire toute une histoire. Après tout, il avait simplement voulu lui faire une attention particulière, qui ne soit pas de la nourriture, et espérait que ça ne soit pas sur-interprété.
La griffonne garda longtemps la tête baissée. Assez pour que le serpent commence à s’inquiéter de ce qui pouvait bien lui passer par la tête. Il se passa une langue nerveuse sur les lèvres en observant la tignasse blonde qui cachait le visage de Bella. Finalement, elle bougea et Thomas respira à nouveau. Bordel. Qu’est-ce qui lui avait pris tant de temps ? Il était nul à ce jeu qui consistait à se mettre à la place de l’autre. Il préférait quand il pouvait lire ses émotions.
Toujours en silence, Bella fit glisser la bague à tous ses doigts avant de se décider pour l’index. Thomas était en train de se dire qu’elle devait trouver la bague moche - vu qu'elle avait réussir à rendre Belladona Rosebury muette- lorsqu’elle releva un regard brillant vers lui, se mordillant la lèvre du bas. Enfin, elle lui dit à quel point elle trouvait le bijou joli. Le serpent inspira,  soulagé, et la regarda d’un air sérieux. La prochaine fois qu’il offrirait un cadeau à Bella il la forcerait à lui montrer son visage. Ce qu’il détestait ne pas savoir ce qui se passait dans sa tête. Bella se redressa sur ses pieds, ce qui l’amena à la lèvre du bas du serpent qu’elle embrassa doucement. « Mais fais gaffe, je pourrais te surprendre en… fâcheuse posture ? » Le serpent fit une petite grimace innocente, faisant mine de ne pas voir ce dont elle parlait. « Moi par contre, je pourrais disparaître sans problème. » Elle claqua des doigts pour mimer sa disparition. Thomas l’attrapa à la taille et l’attira contre lui, les sourcils froncés dans une expression de défi. Il posa son front sur celui de Bella, rapprocha ses lèvres à quelques millimètres des siennes.

« J’en doute. »


Sans lui laisser le temps de répondre, il la repoussa du plat de la main et se recula. Il détourna le regard, faisant mine de bouder, mais un léger sourire étirait ses lèvres.
Lorsque la griffonne entremêla ses doigts aux siens et leva leurs mains au ciel, il porta enfin le regard sur les pierres de la bague. Elles brillaient bien différemment de tout à l’heure et le serpent se pinça les lèvres pour s’empêcher de sourire trop largement. « Ça a l’air de marcher, en tous cas, regarde ! » Il acquiesça en silence et serra un peu plus fort les doigts de Bella dans les siens.

« Tant mieux si elle te plait. Je voulais pas te faire peur ou… te faire disparaître en t’offrant une bague. » Il avait claqué des doigts en la caricaturant d’un air moqueur. « Mais je la trouvais jolie. Et elle te va très bien. »

Il jeta ensuite un coup d’œil vers la fête foraine et leva un sourcil interrogateur vers Bella. Elle lui avait dit qu’elle savait déjà par quoi ils allaient commencer mais il n’avait pas vu de quelle attraction elle parlait. Déjà, elle l’attirait à travers la foule, gardant sa main dans la sienne. « Allez, on va par là ! » Le serpent leva les yeux vers la montagne russe qu’elle désignait. Le Vif d’Or. D’ici, on voyait des chariots dorés voler à toute vitesse sur un parcours de rails invisibles. Une attraction intense à en faire perdre haleine. Il pouffa un peu.

« Ça ne m’étonne pas. C’est une attraction qui te ressemble. »

En ce qui le concernait, il n’appréciait pas spécialement les montées d’adrénalines que pouvaient provoquer ces montagnes russes. Lui qui avait toujours besoin de garder le contrôle, il avait du mal à se soumettre volontairement à une attraction où il n’en aurait aucun. Mais il n’allait pas l’avouer à Bella.
La foule était dense et Thomas devait parfois jouer des épaules pour leur permettre de se frayer un passage à travers. La petite main de Bella était douce, blottie dans la sienne, mais ça lui faisait bizarre. Il avait l’impression d’être l’un de ces vieux couples qui se tiennent par la main plus par habitude qu’autre chose. Pour ne pas se perdre. Lui n’avait pas peur de perdre Bella, il était dans un stade où il voulait simplement la sentir contre lui sans penser à plus tard. Gardant sa main entremêlée à la sienne, il leva le bras pour le passer autour du cou de la jeune fille et la serrer contre lui.

« Alors dis-moi, qu’est-ce que cette voyante t’a prédit pour que tu la traites de nulle ? Une vie calme et ennuyeuse ? » Le serpent leva les yeux vers le Vif d’Or qui se rapprochait dangereusement. « Parce que je peux te prédire que ça va pas être calme dans les minutes qui suivent. »



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Belladona Rosebury
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C’était tellement plus simple de prendre les choses à la rigolade, de minimiser les compliments, d’y échapper avec une pirouette. Thomas semble s’y attendre car il observe ses propres vêtements, préparant sa réplique. Sa main dans les cheveux de Bella, ses lèvres sur les siennes, Bell profite de tous ces petits contacts. Mais tout lui semble bizarre. Comme si chacun de leurs gestes étaient à la fois trop et pas assez, comme s’ils effectuaient une danse maladroite à mi chemin entre du tango et une valse élégante.

En riant, Thomas parle de mettre une robe et Bella laisse un éclat de rire passer ses lèvres. Il serait surement très drôle avec un tel accoutrement. Sans même lui laisser le temps de répliquer, il l’embrasse à nouveau, un plus longtemps, un peu plus fort. Pas assez au goût de la gryffonne. C’est comme devoir se sevrer et avoir la bouteille tentatrice à porter de main. Ils étaient là, comme un vieux couple en rendez-vous alors qu’ils n’étaient pas un couple tout court.

Thomas prend des nouvelles, ce n’était pas comme s’ils avaient beaucoup parlé, jusque là… Alors Bella lui répond en grimaçant, elle parle brièvement de sa mère en levant les yeux au ciel. Elle n’en parle pas trop, mais Bella redoute l’arrivée de ses parents. Elle redoute de les découvrir plus déchirés, encore, elle redoute la poigne de sa mère. Et elle se sent triste de ne ressentir que fatigue et rancoeur au lieu de la joie qu’elle peut voir sur le visage de certains élèves.
Thomas, lui, semble surpris devant sa déclaration. « Tu ne m’as jamais parlé d’elle. Dans quel sens, elle te rend dingue ? » Bella lui sourit doucement. La gryffondor était un moulin à paroles, mais elle choisissait bien plus ses sujets qu’il n’y paraissait. Sa mère, ses parents, sa situation familiale n’était pas son thème préféré, alors elle n’en parait pas. Triturant la robe qu’elle porte, elle sourit narquoisement alors qu’elle commence à parler. « Dans le sens où même à distance, elle veut me contrôler. Elle veut toujours que j'sois bien coiffée et que j'me tienne droite. Comme si ça importait à quelqu'un ! Elle voulait que je porte cette robe pour quand ils arriveraient. Elle me l’avait achetée de force. J’ai trouvé qu’aujou’dhui était une meilleure occasion… » Elle lui adresse un sourire complice et moqueur. « Si elle savait que j’avais finalement accepté de la mettre pour aller faire des bisous à un héritier sang pur, je crois qu’elle criserait un peu. » L’idée amuse clairement Belladona alors que Thomas joue avec ses cheveux. « Si grâce à elle tu ne portes plus de tee-shirts au parfum de tes amis, je t’avoue que ça ne me dérange pas plus que ça. » Surprise, Bell tourne son regard vers celui de Thomas. « Bah pourquoi ? » Elle ne comprenait pas trop. Pour elle, c’était un tel plaisir que d’enfiler des vêtements appartenant aux gens qu’elle aimait. C’était comme avoir un peu de ses amis avec elle ; Jamais seule.

Bella lui retourne la question et elle sent un léger changement d’attitude. Sa main s’écarte d’elle, son regard se pose ailleurs. Son corps s’éloigne, de presque rien, mais c’est suffisant pour que la jeune fille le remarque. Même s’il ne la regarde pas, elle, elle ne le quitte pas des yeux. Alors qu’il lui répond, qu’il parle lui aussi de ses parents, Bell a l’impression qu’il ne lui dit pas tout. Comme elle ne lui a pas tout dit. À ce moment, Bell sent un peu plus l’espace qui s’étend, entre eux. Elle ressent son statut de fiancé. Elle ne fera certainement jamais partie de sa vie, il ne lui racontera sûrement jamais tout ce qu’il se trame sous son crâne, détournant les yeux comme il le fait à présent. Bella n’insiste pas.

Le serpentard change alors de sujet, éloignant les nuages noir qui s’étaient momentanément approchés de leurs têtes. Les attractions, le parc, l’amusement. Lorsqu’il lui met une pichenette dans le bras, elle ne peut s’empêcher de sourire avant d’énumérer les stands et attractions qu’elle avait déjà visités. Au fur et à mesure, elle sent l’excitation monter, trop contente de se trouver dans cette fête foraine. Alors qu’elle l’entraine, Thomas l’arrête, la retient. Surprise, elle se retourne et se voit alors se faire offrir une bague.

Une fois de plus, Bella sent ses émotions jouer aux montagnes russes. Des milliers de questions se bousculent dans sa tête, alors elle garde le visage baissé, elle cherche à faire le point, à ne pas laisser l’entièreté de ses sentiments à la vue de tout le monde. Pour une fois.
Lorsqu’enfin elle accepte le bijou et le passe à son doigt, elle le voit soupirer, sans vraiment comprendre pourquoi. Elle l’embrasse, le remercie et ne peut s’empêcher, une fois de plus, de faire des blagues. Thomas entre clairement dans son jeu lorsqu’il prend d’abord un air innocent avant de l’attirer à lui fermement, les sourcils froncés. Les commissures des lèvres de Bella redescendent lentement alors que le visage de Thomas s’approche du sien. D’abord surprise, elle sent son cœur accélérer alors que leurs lèvres se rapprochent si doucement. Elle retient sa respiration alors que ses mains se posent sur les bras du jeune homme. « J’en doute. » Il la repousse du plat de la main, lui tirant une grimace incrédule, avant de se mettre faussement à bouder. Un petit silence s’installe, la gryffonne observe Thomas en se mordant la lèvre. Lorsqu’il prend son air boudeur, on dirait un enfant et Bella n’a pas l’habitude de le voir comme cela, lui qui semble tout contrôler, être toujours sûr de lui. Alors elle s’approche et elle mêle ses doigts aux siens avant de les lever à hauteur d’œil. Les pierres brillent, même sous le soleil d’été.

Thomas l’imite, claque des doigts, reprend ses paroles, ce qui la fait rire. Au début de leurs échanges, Bella avait parfois l’impression que Thomas ne la comprenait pas. Il lui jetait un drôle de regard et semblait hésiter. Aujourd’hui, même si tout n’est pas limpide entre eux, elle apprécie de le voir retourner ses propres blagues contre elles. « Mais je la trouvais jolie. Et elle te va très bien. » Bella le gratifie d’un énorme sourire.

Alors qu’elle le tire en avant vers la foule, Bella lui montre le vif d’or du doigt. Elle l’a repéré depuis un moment déjà, mais aucune occasion ne s’est présentée. Alors elle tire son ami qui compare l’attraction à son propre tempérament, la gryffondor ne peut que s’avouer qu’il na pas tout à fait tord. L’attraction grossit lorsqu’ils s’approchent, Thomas finit par passer son bras autour de la jeune fille, la rapprochant de son corps. Bell passe son bras autour de sa taille et son pouce se fraye un chemin sous l’ourlet de son tee-shirt, caressant la peau douce du jeune homme. Bella était bien contente qu’il ait pris l’initiative de les rapprocher. « Alors dis moi, qu’est-ce que cette voyante t’a prédit pour que tu la traites de nulle?  Une vie calme et ennuyeuse ? Parce que je peux te prédire que ça va pas être calme dans les minutes qui suivent. » En y repensant, Bella s’agite. Elle avait été tellement déçue ! « Elle m’a dit que mon avenir était incertain et elle nous a foutu à la porte ! » Même à l’heure actuelle, on peut encore sentir son incrédulité face à l’attitude de l’arnaqueuse. « Du coup, C’est Cass qui m’a lu l’avenir. Elle m’a dit qu’un garçon me tournait autour mais qu’il fallait que je fasse attention. » Cette fois, Bella n’a aucune note d’humour dans sa voix. Elle énonce une simple déclaration dont elle ne connaît pas la véracité future. Son regard lui, est ailleurs. Posé sur une grande roue.

Sans demander son avis à Thomas, elle décide de bifurquer, sans pour autant le lâcher. « On va aller là, d’abord ! » La grande roue. La jeune fille ne renonce pas au Vif d’Or, bien sûr, mais lorsque la roue est entrée dans son champs de vision, elle a soudainement eu envie d’y traîner le sang-pur. Cela fait tellement longtemps qu’ils ne se sont pas retrouvés tout les deux que Bella a eu envie de simplement s’asseoir à côté de lui, de profiter du paysage, de l’embrasser. Après tout, elle ne sait même pas quand l’occaison se représentera. Si elle se représente. Et la grande roue sera parfaite pour cela. La queue est si petite que lorsque leurs pas les mènent devant l’attraction, une nacelle les attend déjà.
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Thomas de La Rivière
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Ils ne se connaissaient pas, pas vraiment. Ils avaient passé la majorité de l’année à faire les pitres en cours puis s’étaient retrouvés propulsés dans cette relation bizarre où le contact physique importait plus que leurs discussions. Il était rare que leurs conversations se tournent vers des sujets sérieux. Surtout depuis qu’ils s’étaient disputés dans la salle du rised. Ils avaient appris à se connaître d’une autre manière que par le dialogue. En s’observant, en se touchant. En voyant la partie fragile de l’autre, en s’exposant, en se disputant et en se pardonnant. Thomas avait l’impression que cette forme d’apprentissage de l’autre était plus intense que ce qu’il avait pu vivre auparavant. Elle laissait place à de nombreuses incompréhensions mais à des surprises aussi.
Lorsque Bella lui expliqua comment sa mère se comportait avec elle, le serpent ne put s’empêcher de s’étonner. Il n’avait jamais imaginé que la griffonne ait grandit sous la houlette d’une personne qui avait tant besoin de la contrôler. Il s’était toujours imaginé qu’elle avait des parents plutôt laxistes qui avaient favorisé son caractère impulsif. Quelque part ça le troublait de savoir qu’elle avait eu une enfance plus semblable à la sienne que ce qu’il avait pu imaginer. D’un coup, leur éducation ne justifiait plus tellement leurs différences. « Si elle savait que j’avais finalement accepté de la mettre pour aller faire des bisous à un héritier sang pur, je crois qu’elle criserait un peu. » Thomas tiqua. Autant il lui paraissait envisageable que les parents de sangs-purs refusent ce genre de couples de peur de voir la pureté de leur sang se faire bafouer, autant il ne voyait pas ce que les sangs mêlés pouvaient y trouver comme points négatifs. Si ce n’est pour une question de valeur mais apparemment la mère de Bella l’avait éduqué de manière tout aussi stricte que les sangs-purs. Fallait croire qu’elle devait avoir du ressentiment envers sa famille. Thomas ne connaissait pas l’histoire de la cracmole Flint. Il n’était pas bien difficile d’imaginer que ça se soit mal passé pour elle, cependant. Le serpent ne savait pas comment aborder ce sujet sans risquer de blesser la jeune fille. Il savait bien qu’il risquait à chaque instant de faire preuve de son esprit étriqué de sang-pur. Alors il faisait ce que Bella lui avait appris pour éviter un sujet aux mieux ; balancer une blague. « Elle aurait peur que je te transforme en sang-pur d’un coup ? P’tête que je suis contagieux, tu devrais pas trop m'embrasser. »
Il sourit, jouant avec les cheveux de la griffonne. Au final, la mère de Bella avait tout de même réussi à faire en sorte que sa fille porte une robe. Selon ses dires, c'était un exploit. Un exploit qui ne déplaisait pas au serpent qui fit part de sa satisfaction qu’elle ne porte pas de t-shirt au parfum de ses amis. « Bah pourquoi ? » Thomas leva un sourcil, surpris qu’elle ne comprenne pas. Il rigola un peu. « Parce que c’est pas leur parfum à eux que je veux sentir quand je t’embrasse, sinon c’est eux que j’irais plaquer derrière une tente. » Le serpent baissa la tête pour poser ses lèvres dans la nuque de la griffonne. « Tu fais ce que tu veux mais moi je préfère quand c’est ton odeur à toi sur ta peau. »

Lorsque Bella lui retourna la question afin de savoir comment se passaient ses vacances, Thomas s’éloigna. Imperceptiblement. Il lui aurait bien parlé de ses parents, de leurs attitudes. Mais s’il se lançait là-dedans qu’est-ce qui justifierait encore qu’il taise ses fiançailles ? Il ne savait pas comment en parler. Il n’osait pas en parler. Il ne savait pas comment Bella réagirait à cette annonce et il ne voulait pas qu’elle s’éloigne. Alors, le serpent changea de sujet. Il parla de la fête foraine et s’amusa de voir la griffonne s’enthousiasmer pour les activités qui leur restaient à faire. Elle semblait sur le point de s’élancer dans le parc d’attraction alors il la retint d’un geste. Il voulait d’abord lui offrir la bague.
D’aucun auraient dit que c’était particulièrement déplacé de la part d’un homme fiancé. Il s’en moquait. Il n’avait rien promis à personne. En anglais, les fiançailles se disaient engaged. Comme s’il s’était engagé à respecter une promesse. C’était traitre comme terme. S’il devait en parler à Bella, il devrait lui dire qu’il s’était engagé envers Okta. Or, il ne s’était pas engagé envers Oktavia, on l’avait engagé de force. Il offrait bien une bague à qui il voulait.
Il eut un instant peur que Bella ne comprenne pas mais le sourire qu’elle lui offrit dissipa tous ses doutes. Fidèle à elle-même, la griffonne plaisanta aussitôt et le menaça d’un air rieur de disparaitre. Elle n’avait pas intérêt. Il l’attira à lui, il la regarda retenir sa respiration alors que leurs lèvres se rapprochaient. Pour mieux la repousser d’un air boudeur. Pour se faire croire que c’était lui qui avait le contrôle. Que c’était lui qui pouvait disparaître et la blesser, pas le contraire.
Bella brisa le petit silence qui s’était installé en mêlant ses doigts aux siens. Il serra tendrement sa main alors qu’ils observaient les pierres briller intensément au contact de leurs peaux. Calmé, il plaisanta à son tour et s’ouvrit un peu. Le sourire qu’elle lui renvoya le fit fondre un peu. Elle avait plus de pouvoir sur lui qu'il voulait bien se l'admettre.

Quand Bella finit par l’attirer dans la foule et lui désigner le Vif d’Or, Thomas ne put s’empêcher de regretter qu’elle ne l’ait pas déjà fait avec ses amies. Sans détester ou être pétrifié par ce type d’attraction ce n’était pas non plus sa tasse de thé. Il se doutait cependant que ces montagnes russes à fortes sensations plaisaient à Bella et il était prêt à faire un effort. Aussi parce qu’il n’admettrait pas à la griffonne que cette sensation de lâcher prise lui était très peu plaisante.
Passant son bras sur l’épaule de la jeune fille, il la colla contre lui. Il répondit par un petit sourire au pouce qui se glissait sous son t-shirt pour le caresser avec douceur. Le temps de traverser la foule, Thomas se renseigna sur cette nulle de voyante. La divination était un art complexe où de nombreux escrocs exerçaient encore et il n’avait aucun mal à imaginer que la voyante sur laquelle Bella était tombée ne soit pas très douée. Il ne s’attendait cependant pas à ce qu’elle allait dire. Pouffant lorsqu’elle expliqua qu’elle s’était fait jeter à la porte, il fronça les sourcils lorsque Bella parla de la deuxième prédiction. « Du coup, C’est Cass qui m’a lu l’avenir. Elle m’a dit qu’un garçon me tournait autour mais qu’il fallait que je fasse attention. » Il jeta un regard vers la griffonne pour tenter de voir si elle se moquait de lui mais, pour une fois, elle semblait sérieuse comme le pape. Leurs rôles étaient inversés. Il ne savait pas s’il devait le prendre personnellement, il ne se considérait pas comme un danger pour Bella. « Un garçon qui te tourne autour ? Si je vois ce mec je le défonçe, l’a pas le droit. »

« On va aller là, d’abord ! » Bella avait bien failli le faire trébucher en changeant brusquement de direction sans l’en avertir. Thomas sourit en voyant qu’elle l’emmenait vers la grand roue. Se retrouver dans un endroit clos à pouvoir observer le paysage et, surtout, passer du temps au calme avec Bella était un programme qui lui parlait bien plus. D’autant que la lenteur indécente de la grand roue, qui permettait aux passagers de profiter au maximum de leur voyage, ne semblait pas avoir d’impact sur la file d’attente. Une nacelle vide arrivait en même temps qu’eux. Le serpent laissa entrer Bella avant de la suivre et de s’installer bien plus proche d’elle que ce que la taille de l’habitacle imposait. Il posa une main sur la cuisse de la griffonne, à la frontière entre la robe et la peau, et lui sourit. « T’as remarqué comme c’est tout petit ici ? On est obligé d’être super serré. »

La nacelle s’était ébrouée avec douceur et avait entreprit de s’élever lentement. Ils n’étaient pas encore bien haut mais le serpent lançait déjà des regards vers l’extérieur. « Peut-être qu’on pourra voir nos tentes d’ici ou même nos amis. Au moins ils pourront pas venir essayer de nous séparer. » Il disait ça d’un ton amusé mais il le pensait. Il appréciait moyennement de devoir limiter son temps avec Bella à cause de leurs amis. Et lorsqu’il utilisait la première personne du pluriel pour désigner leurs amis ce n’était que par politesse, parce qu’en réalité c’étaient seulement les amis de la griffonne qui râlaient de les voir ensemble. Ses amis sangs-purs soi-disant fermés d’esprits se moquaient complètement de cette relation, voir l’encourageait. Mais ce n’était pas le moment d’en parler. Quoique. Quoiqu’ils avaient justement décidé de consacrer cette journée à plus parler que d’habitude. Il n’était pas question d’accuser les amis de Bella, pas alors que pour l’instant c’étaient eux qui avaient le mauvais rôle à force de le critiquer sans cesse, mais cela n’empêchait pas de lui faire savoir qu’il appréciait qu’elle ne les écoute pas. « À propos d’amis, j’ai parlé un peu avec Katarina et j’ai cru comprendre qu’on te racontait pas mal de choses à mon sujet. » Il se saisit de la main de la griffonne qu’il serra légèrement. Il regardait fixement cette petite main, c’était plus facile que d’affronter les yeux de Bella. Qu’elle puisse lire dans son regard que ses amis n’avaient pas tout à fait tort à son sujet. « Et je voulais te remercier de tout de même me faire confiance. » Malgré son besoin de se donner le bon rôle, il était réellement reconnaissant à la griffonne de lui donner une chance. Il savait à quel point ça pouvait être difficile de s’opposer à ses amis. Un grand sorcier n’a-t-il pas dit qu’il faut du courage pour affronter ses ennemis mais qu’il en faut encore plus pour affronter ses amis ?



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Les relations amoureuses de Belladona pouvaient aisément être comparées à une attraction. Un manège qui s’envolerait haut dans le ciel, qui voudrait tutoyer les étoiles dans une ascension vertigineuse avant de redescendre à toute allure. Le crash de fin arrivait généralement beaucoup trop vite pour que qui que ce soit n’ait pu s’y préparer. Il ne restait plus qu’à sortir de l’attraction pour aller en trouver un autre, peut-être meilleure, peut-être plus amusante, peut-être plus dangereuse. Mais avec Thomas, c’était différent. Avec le serpentard, Bella se sentait plutôt comme prise au piège qu’un wagon infernal sur une montagne russe carrément imprévisible. Elle ne cessait de monter, de plus en plus haut et de redescendre, soudainement, sans signe avant coureur. C’était comme un manège qui vous secouait dans tous les sens et qui vous surprenait encore alors que vous pensiez que la ligne d’arrivée était proche. Être avec lui, c’était s’exposé à des sautes d’humeur et à des caresses, c’était ne pas savoir comment serait prise la phrase qui sortait de sa bouche et à quel moment il allait décidé de s’en aller.

Leur sortie ne faisait que commencer et pourtant Bell avait déjà eu le droit à quelques ascenseurs émotionnels. Des blagues, des confidences sur sa famille, une bague. L’héritier avait semblé bien surpris lorsque Belladona avait parlé de sa mère, signe évident de l’incompréhension et de la distance qui régnait encore entre eux. Pourtant, Thomas apprenait. La gryffondor découvrait petit à petit sa capacité à l’imiter, à retourner ses blagues contre elles, choses qu’il n’aurait pas forcément faîtes au début. C’est ainsi qu’il lui parla de contamination par bisous alors que sa main jouait dans ses cheveux. Bella rit, comme souvent en sa présence, comme souvent dans sa vie, avant de lâcher qu’elle voulait bien être contaminer si c’était ça. C’était assez bizarre de rire d’un tel sujet, pour la gryffondor. Il y avait encore deux ans, la blague n’aurait vraiment pas été drôle.

Puis s’en était suivi une de leurs nombreuses scènes de questionnements vouées à mieux se comprendre. Thomas exprimait son mécontentement de la voir porter les affaires des autres et Bella ne comprenait pas pourquoi. À trop vouloir être léger et détaché, la gryffonne ne comprenait pas toujours ce qui le dérangeait. Pourtant, quand il lui parla d’odeur sur sa peau et de plaquage derrière les tentes, Bella comprit où il voulait en venir. Elle non plus, elle n’aurait pas aimé sentir un autre parfum de femme sur sa peau à lui. Pourtant c’était ce qui allait arriver, inévitablement. Elle s’était mordu la lèvre brièvement avant de lui dire qu’il n’avait qu’à lui donner de quoi s’habiller pour toute l’année.

Et il s’était éloigné alors que sa vie à lui arrivait sur le tapis, comme à chaque fois. Comme dans la salle du Risèd. À croire que Thomas ne voulait pas trop lui en dire. C’était si compliqué d’être proche de quelqu’un quand les deux parties gardaient chacune leurs secrets, lors que l’on ignorait tout de l’autre. Une relation, c’était avouer que l’on marchait en équipe. C’était se faire confiance, c’était se connaître pour accepter les défauts de l’autre. En tous cas, c’était comme cela que Bella avait toujours fonctionné. Mais une fois de plus, avec Thomas tout était différent. Ils ne se connaissaient pas, pas vraiment, c’était un fait. Et il allait passer le reste de sa vie avec quelqu’un d’autre, c’était aussi une vérité. Et pourtant, il lui offrait une bague à elle. Ce n’était rien qu’un bijou, au même titre que des boucles d’oreille ou un collier, mais aux yeux de tous cela signifiait quelque chose. Même si Bella savait qu’il ne fallait pas y voir un quelconque signe, elle savait aussi que tout son entourage y verrait quelque chose. Elle ne portait aucune bague, sauf la sienne.

Bras dessus, bras dessous, ils ressemblaient à des amoureux. Malgré la joie d’être ainsi collée au serpent, la gryffonne ne pouvait ignorer la légère boule de culpabilité nichée au creux de son ventre. Elle jouait au couple avec le futur mari d’une autre. Un jeux, voilà à quoi leur relation ressemblait. Ils niaient en bloc les côtés négatifs et faisaient fi de toutes mises en garde. Ils ne pensaient pas aux conséquences parce que lorsqu’ils étaient ensembles, c’était comme si rien ne comptait ; Ce n’était pas la réalité, juste un jeu.
Bella lui racontait son aventure avec la voyante et lui rapportait les paroles de sa meilleure amie alors que le Vif d’Or se rapprochait petit à petit. Thomas sauta sur l’occasion, une fois de plus, pour signifier une sorte de droit sur la jeune fille, comme si elle lui appartenait. Une bague, le mécontentement devant les affaires des autres, le bras protecteur sur ces épaules… ET le refus qu’elle se fasse approcher par un autre garçon. Tout lui était jeté à la figure avec nonchalance, sans autorité, avec humour. Mais le fond, la vérité était bien là. Bella lui répondit par un sourire discret avant de l’emmener vers la grande roue, détournant le sujet. La vérité, c’était qu’une pointe de colère l’avait saisie. Elle ne serait pas à Thomas alors que lui même appartenait clairement à une autre. Elle ne se laisserait pas enfermée dans cette situation à sens unique. Thomas plaisantait, bien entendu, mais ses mots avaient un impact.

Pourtant, lorsque Belladona pose ses fesses sur le banc de la nacelle et que Thomas se colle à elle en laissant un espace énorme derrière lui, elle ne peut une fois de plus que sentir une vague de chaleur l’envahir et cette envie irrépressible d’être près de lui l’animer. « T’as remarqué comme c’est tout petit ici ? On est obligé d’être super serrés. » Elle repousse la main sur sa cuisse pour mieux lui grimper dessus, pour s’installer sur ses genoux en passant ses bras autour de son cou. « Je vais être obligée de m’installer comme ça, sinon les autres ont plus de place. » Elle hausse les épaules, jouant la fatalité. La nacelle commence à s’élever ; ils sont tous seuls dans cet espace bien trop grand pour eux. Ils prennent de la hauteur, très lentement, presque trop vite pour Bell qui aimerait figer le temps. Petit à petit les alentours apparaissent et leurs regards se portent sur le bout du campement qu’ils peuvent apercevoir. La main de Belladona joue avec les cheveux de sa nuque. « Peut-être qu’on pourra voir nos tentes d’ici ou même nos amis. Au moins ils pourront pas venir essayer de nous séparer. » Nos amis, le terme était si mal choisi, si bancal. Belladona et Thomas avaient de nombreuses connaissances en commun, pourtant il n’y avait personne qu’ils pouvaient appeler « nos amis », bien au contraire. Bell soupire alors que son regard se porte sur une tente plus colorés que les autres, peut-être celle qu’elle partage avec les garçons, peut-être pas. Elle en a marre de toujours devoir se battre contre les autres, de supporter leurs regards scrutateurs lorsqu’elle croisait le français. Tout ceci ne pouvait pas être simple ? Thomas, lui continue. « À propos d’amis, j’ai parlé avec Katarina et j’ai cru comprendre qu’on te racontait pas mal de choses à mon sujet. » Bella reporte son attention sur lui. Menteur, manipulateur, élitiste, égoïste et sans cœur. Des mots extraits des commentaires de ses amis à son sujet ; Thomas, lui, c’est la première fois qu’ils parlent d’eux. Elle le regarde, ne sachant trop où il voulait en venir. Sa discussion avec Katarina ne pouvait pas lui avoir ouvert les yeux ; il y avait une telle inimité entre ses amis et lui qu’il était plutôt évident qu’ils l’avaient mise en garde au moins une fois. Plutôt cent qu’une, d’ailleurs. Thomas lui prend la main et la serre dans la sienne, sans lever le regard. Bella, elle, l’observe. Ils ont inversé les rôles. « Et je voulais te remercier de tout de même me faire confiance. » Finalement, ça arrange bien la gryffondor que le serpent garde la tête baissée.

Confiance, amitié, séparation, révélation. Thomas semble vouloir en parler ; Acculée, Belladona n’a pas vraiment le choix. À son tour de perdre son regard par delà les vitres. « Je suis fatiguée, tu sais. De tout ça. » un mouvement de bras vague, désignant tout ce qui les entoure. « J’en ai marre de ne pas savoir qui croire, de me faire écarteler entre des gens que j’aime. Je te fais confiance parce que tu m’as jamais montré que c’était une erreur. T’en as sûrement fait avant, je sais pas… Mais tout le monde à le droit qu’on le juge sur ce qu’il fait au présent et pas ce qu’il a fait dans le passé. » Belladona rigole, un peu jaune. « Et je suis pas la dernière à en avoir fait, et mes amis non plus. Lionel, Jude, et les autres, eux aussi ils font des conneries des fois, et ils se comportent pas toujours comme il faudrait. Lionel s’est comporté comme un connard avec moi, mais je l’aime, il allait pas bien et je sais qu’il est là alors je l’accepte comme il est. » Alors que la nacelle monte, les secouant parfois un peu, Belladona pose son regard sur Thomas. « Mais toi Thomas, je sais que tu seras pas toujours là. Je sais qu’on s’appartient pas et que tout ça c’est un peu comme un jeu avant que tu te retrouves à devoir grandir. C’est pas grave… Mais c’est fatiguant et c’est compliqué de leurs tenir tête alors que des fois, ils n’ont pas tout à fait tord. » Bella ne parle pas des mensonges  et manipulations supposés, mais bien de ses fiançailles. Ses amis lui ont répété qu’il l’abandonnerait, de toutes manière, qu’il irait se marier avec la parfaite Oktavia. Et elle n’avait pas eu besoin d’eux pour se rendre à cette évidence.
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Thomas de La Rivière
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Sans que Thomas ne s’en rendre compte, la tension et les incompréhensions grandissaient. Jeune homme qui n’avait jamais dû vivre le sexisme, il ne pouvait comprendre ou envisager qu’elle interprète ses gestes comme possessifs. Alors qu’il voulait la rapprocher de lui en posant un bras sur son épaule et interrompre ainsi le main dans la main qui le rendait mal à l’aise, elle y voyait un geste protecteur comme si elle avait besoin d’un homme dans sa vie pour être bien. Alors qu’il faisait remarquer qu’il préférait son odeur à celle de ses potes, Bella comprenait qu’il voulait qu’elle lui appartienne à lui. C’était elle pourtant qui avait blagué sur le fait que le serpent pouvait lui fournir ses propres t-shirt, il ne l’avait même pas envisagé. Alors qu’il lui offrait une bague, elle y voyait encore un symbole d’appartenance. Les seules symboliques reliées au bijou pour Thomas étaient le défi et la liberté. Le défi face à ses parents de pouvoir toujours offrir une bague à qui bon lui semblait, la liberté de ne pas être considéré comme un homme trompant sa femme parce qu’il le faisait. Bien sûr, il jouait sur la symbolique de la bague qui relie deux personnes l’une à l’autre. Bien sûr, mais ce qui lui importait à lui c’était cette liberté de se lier à qui le voulait bien, de se séparer s’ils le voulaient.
Il ne pouvait le comprendre, que ces petits gestes pouvaient la rendre mal à l’aise. Si on le lui avait expliqué il aurait ri devant l’absurdité de la situation. C’est que même en étant conscient de la culture archaïque qui disait que les femmes appartenaient à leur père, leur frère, leur mari, lui n’avait jamais eu à le vivre. Mais elle, elle n’aurait jamais à vivre un mariage forcé. Elle ne pouvait pas le comprendre non plus. Elle ne pouvait pas savoir ce que ça faisait d'être conscient depuis son enfance qu’il n’avait pas le droit de tomber amoureux sans que ce choix doive être confirmé par ses parent. Combien d’Alessia ou d’Eleanor qu’il avait plaquée au moment de se rendre compte qu’il les aimait un peu trop, elles, ces sangs impures ? Combien de Mérope avec qui il avait essayé de forger une relation bancale parce qu’elle pourrait convenir à ses parents ? Thomas ne savait plus combien. Il avait appris à vivre ses relations sans se laisser tomber amoureux. Pour lui, ça s’opposait à cette forme de possessivité qui pouvait irriter Belladona. Il ne se rendait pas compte que ses relations gardaient malgré tout le schéma classique du couple. Deux êtres qui se possèdent. Or, quand l’un est fiancé, d'un coup ce schéma fonctionne beaucoup moins bien.

Lorsque Bella grimpa sur ses genoux, Thomas passa ses bras autour de sa taille et leva la tête pour croiser son regard avec un grand sourire. « Je vais être obligée de m’installer comme ça, sinon les autres ont plus de place. » Le serpent lança un regard vers la porte de la nacelle, vérifiant que personne d’autre n’entrait malgré les dires de la jeune fille. La Grande Roue était vendue en tant qu’attraction romantique. Et ça lui semblait beaucoup moins romantique un voyage avec d’autres passagers. Pas que Thomas et Bella soient l’exemple même du romantisme dans leur manière de faire fonctionner ce qui leur servait de couple.
Thomas posa un baiser sur l’un des bras de Bella qui l’entouraient au niveau du cou. Pensif, il hésita quelques secondes avant de lancer la conversation vers leurs amis respectifs qui n’approuvaient pas leur relation. Le serpent savait que c’était risqué mais il savait aussi que s’ils ne parlaient pas, ils ne seraient jamais rien de plus que deux ados qui s’embrassent dans des recoins de couloirs. Il voulait leur donner une chance d’être plus que ça, ils verraient bien si ce serait possible ou non.

Bella dévia son regard du sien pour le perdre à l’horizon. « Je suis fatiguée, tu sais. De tout ça. » Thomas laissa échapper une petite grimace attristée. Il se doutait bien que si de son côté l’attitude des amis de la griffonne était irritante, pour elle ça devait être plus difficile encore. « J’en ai marre de ne pas savoir qui croire, de me faire écarteler entre des gens que j’aime. Je te fais confiance parce que tu m’as jamais montré que c’était une erreur. T’en as sûrement fait avant, je sais pas… Mais tout le monde a le droit qu’on le juge sur ce qu’il fait au présent et pas ce qu’il a fait dans le passé. » Le serpent se mordit les lèvres. Des erreurs, des méchancetés, il en avait commises. Bien plus que ce que les amis de Bella pouvaient lui avoir raconté. Il était tellement reconnaissant que la griffonne décide de ne pas le juger sur ça. D’autant plus qu’il jugeait lui-même très facilement. Il ne savait pas si l’attitude de Bella était admirable ou naïve mais il savait qu’il avait de la chance qu’elle se comporte ainsi.
Lorsque que la rouge et or évoqua ses propres erreurs et celles de ses amis, principalement Lionel, Thomas acquiesça doucement. Il ne pouvait être plus d’accord sur ce point-là. À part Zackery, aucun des amis de Belladona n’était exactement des anges. Pas que ça justifie les actions du serpent mais ça décrédibilisait certainement leurs demandes de ne pas lui accorder de chance. Bella reporta ses yeux sur lui et Thomas frémit devant son regard. « Mais toi Thomas, je sais que tu seras pas toujours là. Je sais qu’on s’appartient pas et que tout ça c’est un peu comme un jeu avant que tu te retrouves à devoir grandir. » Le serpent sentit ses muscles se tendre. Elle était donc au courant qu’il devrait grandir. Et tout ça n’était donc qu’un jeu. « C’est pas grave… » Thomas détourna le regard, sentant son cœur s’accélérer face à ces paroles. « Mais c’est fatiguant et c’est compliqué de leurs tenir tête alors que des fois, ils n’ont pas tout à fait tort. » Ainsi, c’était ça qu’ils racontaient à la griffonne, ces fameux amis. Qu’il était fiancé, que ça n’avait donc aucun sens de s’investir à ses côtés. Qu’il ne serait pas toujours là pour elle, qu’il ne lui appartiendrait jamais. Et elle ne savait comment leur donner tort puisque ces fiançailles étaient ô combien réelles.

« C’est pas grave ? »
Thomas déglutit lentement. Il avait le cœur qui battait dans ses oreilles et les yeux perdus à l’horizon. « Non, en effet, c’est pas vraiment grave si ça n’est pas sérieux entre nous. » Il murmurait. Il serra Bella dans ses bras et colla ses lèvres sur son épaule dénudée. Lorsqu’il redressa la tête, ses yeux se perdaient toujours au loin. « Mais le fait que on n’ait pas le choix de vouloir prendre ça au sérieux ou non, ça, ça me semble grave. » Il frémit sans même s’en rendre compte. Pas grave. Fuir les relations avec les filles qui lui plaisaient réellement de peur de tomber amoureux et d’être confronté à un choix qu’il se refusait de faire. Forcer les relations avec des filles insipides à cause de la pureté de leur sang pour espérer pouvoir les présenter à ses parents. Puis finalement être fiancé et perdre tout espoir de tomber amoureux d'elle. Pas grave. Il en avait la nausée. « Après tout, c’est pas grave que tu te dises dès le début que je ne serai pas toujours à tes côtés, que je ne suis qu’un jeu ? C’est pas grave que je ne puisse pas te promettre d’être toujours là ? Non… non peut-être que ce n’est pas grave pour toi. » Il se mordit les joues. Son ton était étonnement neutre. Il était en train de réaliser que sa prison était encore plus petite que ce qu’il ne pensait. Qu’il était complètement isolé en son centre. Le choc de cette réalisation surpassait encore l’acidité qu’il sentait poindre en lui. « Tu pourras toujours arrêter ce petit jeu quand tu seras trop fatiguée ou quand ce sera trop compliqué de se battre contre ce qu’ils disent de moi, de nous. Si tu veux, tu pourras partir et espérer trouver quelque chose de plus sérieux, quelque chose de durable. » Soudain, il y avait une certaine rancœur dans ses paroles. Il était jaloux. Pas jaloux d’imaginer Bella avec un autre, il n’avait jamais osé espérer que leur relation dure éternellement. Pas alors que sa mère lui parlait d’Oktavia tous les deux jours. Non, il était jaloux de la liberté de Bella et irrité qu’elle juge la situation compliquée alors qu’elle n’avait pas encore essayé de la comprendre. « Mais quand tu seras partie pour essayer de combiner relation amoureuse et relation durable, moi je pourrai jamais faire ça. Pas sans perdre des gens que j’aime. Pas sans devoir choisir entre ma famille ou ma liberté. Et tout ça…ce genre de choix, je trouve ça grave, un peu… » Il avait terminé sur un murmure. Il ne précisait même pas qu'il n'aimait pas Oktavia. Il ne serait pas avec la griffonne si c'était le cas. Thomas baissa la tête qu’il posa contre le bras de Bella. Son cœur battait toujours trop vite. Il n’avait jamais parlé ainsi de ses fiançailles, à personne. Il était entouré de sangs-purs qui considéraient ceci comme bien dommage mais aussi comme une fatalité. Il n’avait jamais osé être sincère sur le sujet. Comme sur bien des sujets.



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Belladona Rosebury
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La culpabilité. D’abord d’être dans des bras destinés à une autre, de sentir ce cœur battre alors qu’il ne serait jamais relié au sien. De rêver de lui, la nuit, et de lui envoyer des photos pour lui souhaiter de beaux rêves. Et puis, celle qui vous prend lorsque votre langue a fonctionné trop vite, prenant de court ce qui vous servait de cervelle. La culpabilité qui pointe lorsque l’on se rend compte que l’on est peut-être trop ceci ou pas assez cela. Lorsque l’on se sent pris en défaut et qu’inévitablement, nos actes se répercutent sur les autres.

D’abord, il y a ce regard qui se détourne alors que les mots s’écoulent de sa bouche, trop limpides, trop sincères. Ce regard qui trouve plus rassurant de se fixer ailleurs, plutôt que de chercher de la force dans le sien. Puis, ce cœur qui bat un peu trop vite, qui propulse trop de sang dans ses veines et qui créé cette légère tension palpable que si l’on y prête attention. Et enfin ces muscles qui se tendent, l’étreinte dont elle est le centre qui se durcit. Lorsque Thomas parle, Bella est presque surprise. Elle s’attendait à des cris, l’écho de ceux qu’il avait proféré dans la salle du Risèd encore frais dans sa mémoire. Mais il reste calme, dans les apparences. Si lui ne la regarde pas, elle, elle l’observe avec attention. Elle sent ses bras qui se resserrent, cette tension dans son visage. Ils sont si différents. Rouge et vert, couleurs complémentaires. Bella, elle sait qu’elle se serait sûrement énervée. Qu’elle serait descendue de ses genoux en fronçant les sourcils, en mettant de l’espace entre eux. Elle l’aurait sûrement repoussé, de peur d’être rejetée. Thomas, lui, s’accrochait. Calme, serein, sûr de lui. En apparence. Elle aurait aimé gratter sa peau pour découvrir ce qui se cachait à l’intérieur. En un sens, elle aurait presque préféré les hurlements blessés.

Mais à la place, il chuchote, il reste stoïque, telle une statut. Sa voix s’envole dans la cabine, marquant Bella au fer rouge. « C’est pas grave ? Non, en effet, c’est pas vraiment grave si ça n’est pas sérieux entre nous. » Le cœur qui se serre, la gorge qui se bloque. S’il ne l’avait pas un peu plus serré contre lui, s’il ne l’avait pas ancrée d’un baiser, sûrement qu’elle se serait éloignée. Imperceptiblement, mais sûrement. Bella aurait aimé qu’il lui crie que ce n’était pas un jeu, elle aurait aimé être rassurée. Mais avec Thomas, elle n’avait jamais ce qu’elle voulait, elle ne comprenait jamais ses réactions. Alors elle se tait, son regard fixant son visage, ou du moins ce qu’elle en voit. « Mais le fait qu’on n’ait pas le choix de vouloir prendre ça au sérieux ou non, ça, ça me semble grave. » Elle ne le voit pas, mais elle le sent frémir, juste un peu, comme si une fois de plus il se retenait. Alors cette fois, c’est à son tour de le serrer un peu plus fort, de poser sa tête contre son crâne, de déposer un baiser à l’arrière de sa tête. Il semblait déterminé à ne pas la regarder, mais ce n’était pas important. « Après tout, c’est pas grave que tu te dises dés le début que je ne serai pas toujours à tes côtés, que je ne suis qu’un jeu ? C’est pas grave que je ne puisse pas te promettre d’être toujours là ? Non… Non peut être que ce n’est pas grave pour toi. » Bella, elle ne sait plus quoi penser, quoi dire. Elle ne sait plus si ses sentiments sont légitimes. Peut-être qu’après tout, elle est encore un enfant alors que Thomas, lui, est depuis bien longtemps dans le monde adulte. Peut-être qu’elle ne comprend rien ; Sûrement qu’elle n’est qu’une égoïste. « Tu pourras toujours arrêter ce petit jeu quand tu seras trop fatiguée ou quand ce sera trop compliqué de se battre contre ce qu’ils disent de moi, de nous. Si tu veux, tu pourras partir et espérer trouver quelque chose de plus sérieux, quelque chose de durable. » Un jeu. C’était elle qui l’avait employé, ce mot. Et pourtant, à chaque fois qu’il sortait de la bouche de Thomas, elle sentait la boule dans sa gorge grossir. Bella, elle aimait s’amuser. Mais pas comme ça, pas ici, pas avec lui. Elle ne dit rien, parce qu’elle ne sait pas quoi dire, parce qu’il n’a pas terminé, parce qu’elle n’est de toutes manières, sûrement pas capable de prononcer un mot sans trémolo dans la voix. « Mais quand tu seras partie pour essayer de combiner relation amoureuse et relation durable, moi je pourrai jamais faire ça. Pas sans perdre des gens que j’aime. Pas sans devoir choisir entre ma famille ou ma liberté. Et tout ça… ce genre de choix, je trouve ça grave un peu… » Une enfant capricieuse, voilà ce que Bella a l’impression d’être. Comme une môme voulant à tout prix être considérée avant même de considérer l’autre. Elle se sent débile, coupable et égoïste. Alors que la voix de Thomas s’éteint dans un murmure, un silence s’installe dans cet endroit qui paraît à présent si grand aux yeux de la jeune fille. Thomas pose sa tête sur son bras et Bella le regarde faire. Elle pourrait se mettre à crier, à hurler que ça change rien au fait qu’il est putain de fiancé et que sa nana c’est de la bombe alors qu’elle, elle n’est… qu’elle.

Mais ce n’est pas ce qu’elle fait. La main sur la tête du serpentard, la jeune fille lui caresse doucement les cheveux alors qu’elle pose son front contre la nuque du jeune homme. La vérité, c’est qu’elle ne sait pas quoi lui répondre. Et peut-être qu’elle ne le saura jamais, parce qu’elle ne sera jamais dans sa situation. « Pardon… » Parce qu’elle ne voit pas quoi dire d’autre, elle, l’enfant capricieuse. « Désolée de pas avoir vu plus loin que le bout de mon nez… » Elle aussi, sa voix n’est que murmure, alors que la boule obstruant sa gorge se résorbe un peu. Elle dépose un baiser sur la nuque de Thomas avant de redresser le visage. Doucement, elle glisse ses main sur les joues du français pour lui relever le visage, l’obliger à la regarder en face. Ses yeux à elle sont sûrement plus brillants que les siens, et pour ça aussi elle se sent ridicule. Mais tant pis. « J’espère que t’auras jamais à choisir entre des gens que tu aimes, parce que personne ne devrait avoir à faire ça. » Elle soupire, écarte une mèche de cheveux du front du jeune homme. « J’espère que tu seras heureux… » Elle détourne le regard un instant, incapable de terminer sa phrase dans les formes ; son ‘avec elle’ refuse de sortir. Elle ne sait même pas si ce qu’elle dit est approprié, s’il ne va finalement pas se mettre à hurler d’un moment à un autre parce qu’elle aura encore dit une ânerie plus grosse qu’elle. Alors, elle se mord la lèvre, tentant de tourner sept fois la langue dans sa bouche alors que son pouce caresse la joue de Thomas. Elle est incapable de le regarder à nouveau lorsque les mots sortent, finalement. « T’es pas un jeu pour moi. Vraiment pas… » Vraiment, vraiment pas.
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Un jeu. C’est le mot qu’ils avaient tous les deux employé pour décrire leur relation. Mais quel jeu, au juste ? Un jeu de cache-cache, peut-être. C’était à celui qui réussissait à trouver l’autre dans la forêt de tentes de Pré-au-Lard ou dans les labyrinthes de couloirs de Poudlard. À moins que ce soit un jeu du chat et de la souris. Le chat a le droit d’attraper la souris dans un recoin pour la couvrir de bisous. Un jeu. Pourtant ils grimaçaient tous les deux lorsque l’autre prononçait le terme. Thomas le faisait presqu’exprès, ressentant une satisfaction malsaine en sentant les muscles de Bella se raidir lorsqu’il prononçait le mot. C’était elle qui avait commencé avec ce mot. Alors, comme un gamin vexé, il continuait. C’est toi qu’a commencé. C’est celui qui dit qui est. Deux enfants. Que leur relation soit un jeu ou non, ils étaient deux enfants. Ils se méritaient sans doute l’un l’autre, après tout.

La tête résolument tournée vers le sol, Thomas laisse les paroles s’écouler de ses lèvres. Il ne peut pas la voir, il ne veut pas la voir. Il est beaucoup trop sincère, il n'a pas l’habitude de s’exposer ainsi. La simple pression de la tête de Bella contre sa nuque, la légrerté d’un baiser déposé là comme pour le rassurer, lui donnent déjà envie de s’arrêter. Comme s’il craint pour son honneur. Comme s’il a peur que se dévoiler ainsi l’expose à la pitié de Bella. Quelque chose en lui le pousse à continuer, cependant. Il veut qu’elle comprenne. Qu’elle est libre et que même lorsqu’elle se trouve dans une situation pourrie elle garde cette liberté. Lui, non. Il veut qu’elle comprenne car il ne supporte pas de recevoir une leçon de morale de la part de quelqu’un qui ne sait rien de sa situation. Il veut qu’elle comprenne car il supporte encore moins qu’elle croie qu’il a choisit Oktavia, que Bella n’est que son amusement. Ses mots se veulent piquants mais, malgré lui, sont surtout blessés. Sa voix se brise par moments. Et il déteste ça. Il finit par se taire, le regard toujours fixé sur le sol, il pose sa tête contre le bras de Bella. Le silence qui suit en dit beaucoup. Elle a dû comprendre. Au moins un peu. Comprendre que, oui, le fait que leur relation soit obligatoirement un jeu c’était grave.

La main de Bella vient se perdre dans ses cheveux mais il ne réagit pas. Son cœur bat encore trop vite. C'est plus facile de gérer ses émotions quand on les invente. « Pardon… Désolée de pas avoir vu plus loin que le bout de mon nez… » Elle pose un baiser sur sa nuque. Le serpent ne bouge toujours pas. Quelque part, il est toujours fâché. Pas contre Bella, il est le dernier à pouvoir critiquer quelqu'un d'avoir manqué d'empathie. Mais il est fâché contre la situation, contre ses parents, contre ce système. Et ces émotions se bousculent dans sa poitrine à tel point qu’elles risquent d'affecter la griffonne contre son gré. Les mains de la jeune fille glissent sur ses joues et le forcent à relever la tête. Il lui sert un regard neutre. Quelque chose en lui refuse de montrer qu’il est blessé, comme si le moindre signe de faiblesse serait une honte dont jamais il ne pourrait se remettre. « J’espère que t’auras jamais à choisir entre des gens que tu aimes, parce que personne ne devrait avoir à faire ça. » Il soupire en même temps qu’elle. « J’espère que tu seras heureux… » Elle ne comprend pas. Ce choix, il lui faudra obligatoirement le faire. Il ne pourra pas être heureux avec Oktavia, il lui suffit de voir l'aiglonne s’exprimer pour le savoir. Il ne sera pas non plus heureux s’il se fait déshériter. C’est à son tour à elle d’éviter son regard. Il la regarde pourtant attentivement. Elle est si belle et visiblement si dépassée par les événements. Quelque part ça le rassure de savoir qu’il n’est plus le seul à être perdu. Il aimerait pouvoir lui dire quelque chose de réconfortant mais une certaine amertume lui reste dans la gorge. « T’es pas un jeu pour moi. Vraiment pas… » Elle ne le regarde pas en disant ça. Il n’est pas le seul à être incapable d’affronter le regard de l’autre lorsqu'il se dévoile. Elle est si mignonne. Il soupire doucement et caresse la tempe de Bella du bout des doigts. À un autre moment, il se serait réjoui des paroles de la griffonne. Là, ça le rendait étrangement triste.

« Pour moi non plus, tu n’es pas un jeu. » Lentement, il fait glisser la main sur la joue de la griffonne jusqu’à ce qu’elle retombe sur la banquette sur laquelle ils sont assis. Il la regarde d’un air grave. À quel moment est-ce que cette relation a cessé d’être un jeu. À quel baiser volé à l’arrière d’une tente est-ce que tout ça est devenu plus que le chat et la souris ? « Et si ce n’est pas un jeu, ça veut forcément dire que je vais devoir le faire ; le choix entre mes parents ou toi. Habituellement, quand ça devient trop sérieux avec une fille, je choisis vite. Avant que ça ne finisse par me blesser. » Comme un bandage qu'on arrache d'une traite. C'était lâche, il ne s'en cachait pas. Thomas soupire. Cette fois-ci, il n’évite pas le regard de Bella. Cette fois-ci, il est provocateur, il veut voir chacune de ses réactions. « Habituellement, je te dirais quelque chose comme "désolé, Bella, mais tout ça est allé trop vite pour moi." Ou alors, "je t’apprécie beaucoup, Bella, mais plus comme une amie." Tu vois l’genre. N’importe quoi. Tu finirais par partir et je trouverais quelqu’un avec qui je pourrais jouer sans avoir peur d'avoir mal. » Cette fois-ci, sa voix ne se brise pas. Le rythme de son cœur a ralenti ; après l'irritation, l’amertume de la situation le rend étrangement calme. Les mots s’envolent, limpides. Il marque un petit silence. Il finit par entourer Bella de ses deux bras. « Sauf… que je n’ai pas envie de te dire ça à toi. Je n’ai pas envie que tu partes. » Il cherche le regard de la griffonne. Il veut qu'elle comprenne ce à quoi s'était résumé ses relations précédentes. Il veut qu'elle cesse de croire que ces fiançailles pourraient le rendre heureux. Il veut aussi qu’elle le croie quand il dit que c'est différent avec elle. Les autres filles, celles qu’il avait jetées, c’était avant Oktavia. À l’époque où l’espoir de trouver un bon parti à présenter à ses parents était encore possible. Cet espoir était mort. Il ne tomberait pas amoureux de celle qu’il épouserait. « Je ne peux pas te repousser comme les autres parce que... parce que c'est toi. Parce que si je ne peux pas être heureux dans le futur, je veux être heureux le plus long possible dans le présent. » Et toi, tu me rends heureux. Les mots étaient mielleux, il en avait conscience. Ils n'en étaient pas moins vrais. Il n'avait plus envie de jouer avec quique ce soit. Certainement pas Bella.



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❝ Like a prayer❞ I hear you call my name and it feels like home. When you call my name it's like a little prayer. I'm down on my knees, I wanna take you there. In the midnight hour I can feel your power. Feels like flying I close my eyes, Oh God I think I'm falling out of the sky, I close my eyes Heaven help me.

BELLADONA EST LA MEILLEURE ET LA PLUS BELLE
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Belladona Rosebury
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But you've already bought a ticket, And there’s no turning back now Tomadona;
Le silence, qui s’installe, ultime preuve de leur incompréhension mutuelle. Dans les œuvres de fiction, les amoureux venus de situations sociales opposées se comprennent souvent en un regard. Ce sont les facteurs extérieurs qui les séparent, alors que leurs âmes ne font qu’un. Mais Belladona et Thomas ne seraient jamais une Juliette et un Roméo, une Jasmine et un Aladin. Thomas ne semblait pas comprendre les sentiments contradictoires qui hantaient la jeune fille, ce besoin viscéral d’entendre que « tout ira bien ». Trop honnête, pour cette fois-ci. Un comble. Bella, elle, était incapable de comprendre la situation dans laquelle il se trouvait. Et, elle ne savait pas quoi lui dire. Alors elle s’excuse, prononce surement des paroles qui auront un écho d’une couleur bien différente lorsqu’elles passeront les barrières de sa compréhension. Alors elle parle, avec les gestes. Une caresse sur la joue, un baiser sur la nuque alors que les phrases passent ses lèvres, hésitantes, parfois inachevées.

Le langage, quelle science pourrie et inexacte. Oral, physique, même combat. Un mot peut-être si vite mal compris, une caresse al interprétée. L’Homme est cependant un animal de communication, alors Bella tente de se faire comprendre, elle tente d’être juste, de dire les bons mots, d’avoir les bons gestes. Le serpentard, lui, est une statut. Immobile, comme incapable de communiquer plus, après en avoir autant dit. Et la gryffondor ne sait pas, ne comprend pas. Est-il fâché ? Triste ? Vexé ? Las ? Tout à la fois ?
Le regard détourné, Bella l’oblige à la regarder. Établir un contact, réussir à communiquer. Lorsqu’elle plonge son regard dan le sien, elle ne sait toujours pas ce qu’il ressent, ce qu’il pense. Muré derrière ses barrières.

Ultime tentative ; avouer que sur ce coup-ci, la jeune fille ne joue pas. Pour une fois. Et c’est à elle, de repousser la communication. À la fois pour ne pas être trop transparente et par peur ; La peur de voir encore ce regard neutre se poser sur elle alors qu’elle se dévoile, même juste un peu. Sans blague vaseuse pour détourner l’attention, sans maladresse qui coupe la discussion. La vérité nue.

Ses doigts sur sa tempe, une caresse sur sa joue. « Toi non plus, tu n’es pas un jeu. » L’élève redresse le visage, plante son regard dans celui du français. En quête de réponse, à la recherche d’un indice, pour se rassurer, pour être sûre. Mais Bella n’a jamais été capable de lire en Thomas ; elle n’est jamais sûre de ce qu’il pense. Comme c’est rageant, alors que lui semble parfois déchiffrer chaque frémissement de son échine. Alors elle garde ses yeux plantés dans les siens. S’accrochant à cette lueur d’honnêteté qu’elle pense apercevoir. « Et si ce n’est pas un jeu, ça veut forcément dire que je vais devoir le faire ; le choix entre mes parents ou toi. Habituellement, quand ça devient trop sérieux avec une fille, je choisis vite. Avant que ça ne finisse par me blesser. » Bell ne dit rien. Réputation de connard ; Les choses sont tellement plus simples à en croire les rumeurs, les impressions, les jugements hâtifs. Ses mains sont posées sur ses cuisses alors que ses doigts jouent avec la dentelle de sa robe. Pour la première fois depuis le début de leur rendez-vous, aucun des deux ne détourne le regard.

« Habituellement, je te dirais quelque chose comme "désolée Bella, mais tout ça est allé trop vite pour moi." Ou alors, "je t’apprécie beaucoup, Bella, mais plus comme une amie." Tu vois l’genre. » Bella sourit, laisse même sortir un léger ricanement. Elle voyait parfaitement le genre. « N’importe quoi. Tu finiras par partir et je trouverai quelqu’un avec qui je pourrais jouer sans avoir peur d’avoir mal. » Bella n’avait presque rien vu venir. En une phrase, Thomas venait d’inverser la situation. Ses amis, tout le monde lui avait répété qu’il partirait. Qu’il la quitterait, comme il avait quitté les autres. Et pourtant, le sang-pur avait peur qu’elle parte. Il affirmait même, que ce serait elle qui partirait, qui le laisserait. Comme pour appuyer ses paroles, il entoure l’anglaise de ses bras. « Sauf… que je n’ai pas envie de te dire ça à toi. Je n’ai pas envie que tu partes. Je ne peux pas te repousser comme les autres parce que… Parce que c’est toi. Parce que si je ne peux pas être heureux dans le futur, je veux être heureux le plus long possible dans le présent. »

C’était si amer, comme déclaration. Les mots qu’il prononçait auraient dû être joyeux. Ils auraient dû s’embrasser à pleins poumons, profitant des dernières minutes qu’il leurs restait avant que la nacelle ne redescende, ne les fasse retourner sur terre. Ils auraient dû se sourire, sentir leur cœur se soulever à l’idée que chacun rendait l’autre heureux. Mais ils restent stoïques, à se regarder. La langue de Bella, si sèche, reste collée à son palet. Elle sait qu’elle doit dire quelque chose, et pourtant rien ne vient. Alors elle le repousse, doucement, ses deux mains sur ses épaules. Elle se détache de lui, juste un peu.

Juste le temps de passer sa jambe par dessus les cuisses du jeune homme pour être bien en face, les genoux bien ancrés de part et d’autre de Thomas. Pour mieux se rapprocher, pour mieux passer ses bras autour de son cou, pour mieux poser son front contre le sien, sans jamais le lâcher du regard. Elle pourrait s’excuser. S’excuser d’être une bombe à retardement, d’avoir débarquer dans sa vie et de sûrement lui causer autant de mal que de bien. Mais la vérité, c’était qu’elle n’était pas désolée d’être là, assise sur ses genoux. Elle n’était pas désolée de sentir ses bras se refermer sur sa taille au détour d’une tente. Elle n’était pas désolée de s’être accrochée à ses épaules, cette après-midi de juin, dans le lac.
Les paroles de Thomas étaient comme une promesse qui disait « tu me largueras » alors qu’il n’y avait qu’elle qui pouvait en décider. Elle était désolée de ne pas pouvoir le contredire. Sa prise se resserre autour du jeune homme alors qu’elle rapproche son corps du sien. Elle partirait sûrement avant qu’il ne se résolve à faire son choix. Avant qu’il ne l’abandonne, inévitablement. Il n’y avait pas d’autre choix possible.
Mais pas tout de suite, vraiment pas maintenant.

« On a qu’à jouer, alors. Faire comme si le jeu, c’était les autres. Prétendre qu’on peut les oublier et que ça n’a pas d’importance. » Bella sait qu’ils sont bons, tous les deux, pour faire semblant. Pour faire comme si. Thomas venait de le confirmer. S’il voulait être heureux dans le présent, alors soit. Elle aussi elle ne voulait pas partir, elle aussi elle voulait rester avec lui. Tant qu’elle le peut. « Un jeu à durée indéterminée. Jusqu’à ce qu’un de nous en ai marre, ou jusqu’à ce qu’on ait épuisé tous nos billets verts à la banque. » Comme une partie de Monopoly, ce jeu moldu qui se terminait plus souvent par l’abandon des joueurs que par une réelle victoire. Il n’y aurait pas de gagnant, dans leur partie à eux, Bella le savait bien.
Son nez contre le sien, elle le caresse doucement, de haut en bas, sans jamais le lâcher du regard. « Au moins pour aujourd’hui. Peut-être pour demain. » En espérant à jamais.

Bientôt, leur tour de grande roue serait terminée et ils n’auraient plus qu’à faire face à nouveau à la réalité.
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