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One thing you’ll say for skeletons, they’ll always give you a smile. (Kata & Zoya)

Katarina Azarova
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Élève de Gryffondor
Maison/Métier : Septième année à Gryffondor.
Célébrité : Ebba Zingmark.
Pseudo : Champifeuille, Champi. Âge : 26 Parchemins : 1301 Gallions : 839 Date d'inscription : 25/02/2017

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One thing you’ll say for skeletons,
they’ll always give you a smile.


Ses pattes frôlaient à peine le gravier du cimetière, qui ne crissait pas à son passage. Nul mort ne s’outrait de son passage en ce lieu de repos éternel. Passage bien respectueux, il fallait le dire. Loin de se faufiler effrontément entre les tombes, la renarde suivait le sentier tracé sans s’en éloigner. Bien qu’animale, elle s’efforçait de rester humaine pour ne pas laisser le goupil prendre le dessus sur elle. C’était dur, pour elle, animagus depuis quelques mois à peine. Skye avait sans doute plus de facilités qu’elle. Mais Skye passait-il autant de temps sous forme de panthère des neiges ? Elle en doutait un peu. Et elle devrait apprendre à en faire de même. Mais depuis le début des vacances, c’était le fait de se transformer régulièrement en renarde qui l’aidait à ne pas exploser. Et pourtant, elle en avait, des points sur lesquels exploser. Le chantage de Kamen, la présence de ses parents, et Lou qui essayait de recoller les morceaux pour que l’annulation de mariage se fasse le plus harmonieusement possible…

Parfois, c’était trop pour elle. Cette pression constante sur les épaules, le fait qu’elle devait jouer le jeu devant son père, qu’elle devait se passer de voir ses amis pour que ses parents ne s’indignent pas de la voir fréquenter des traîtres à leurs sangs, ou pire encore, des nés-moldus, tout cela contribuait à beaucoup l’isoler. Cela ne faisait que dix jours depuis le début des vacances, mais ces dix jours étaient intenses. Et quand ça devenait trop intense, et qu’elle se sentait sur le point de craquer, elle fermait les yeux, et laissait la renarde prendre sa place et guider sa vie le temps de quelques heures. La vie de la renarde était simple. Elle était faite d’odeurs, de rongeurs dévorés entre deux tentes, de course dans les hautes herbes près de la cabane hurlante, et de cette grisante sensation de liberté. Après quelques heures comme ça, elle se sentait mieux. Pas prête à conquérir le monde, mais au moins prête à faire semblant devant ses parents pour quelques heures de plus, jusqu’à ce que la renarde décide qu’il en était assez.

C’était la raison pour laquelle c’était une renarde qui se faufilait dans le cimetière, et non pas une humaine. Elle avait rendez-vous, cependant, et elle ne tenait pas à ce que son interlocutrice voit arriver une renarde face à elle. Katarina ne doutait cependant pas qu’elle serait la première arrivée. Elle avait une bonne longueur d’avance, puisqu’elle s’était débrouillée pour échapper à sa famille et qu’elle avait rôdé autour du cimetière, chassant les quelques rongeurs qui se pensaient en sécurité à proximité des pierres tombales. Les sorciers craignaient cet endroit, laissant la mauvaise herbe et les nuisibles s’y accumuler. Cela faisait le bonheur du goupil, qui n’avait pas aussi bien mangé depuis un moment. Elle avait eu du mal, au début, à manger des animaux crus. Mais la renarde aussi devait bien se nourrir. Alors quand elle chassait, l’humaine s’effaçait, laissant l’animal à sa vie le temps que son repas soit terminé. Ce n’était pas plus mal.

Sans le moindre effort, la renarde amorça un mouvement pour se relever sur ses pattes arrières, et la seconde suivante, les pas de l’humaine crissèrent sur le gravier. Elle était seule dans le cimetière, de toute manière. Son regard ne s’attarda pas sur les tombes délabrées et dépourvues de décoration, parce qu’elle avait trouvé quelque chose de plus intéressant. Un banc. Il était en aussi bon état que les tombes, mais c’était un banc, et c’était inespéré. Elle préférait clairement se poser là-dessus plutôt que sur une pierre tombale. Elle était, de toute manière, bien trop respectueuse des morts pour se laisser aller à une telle inconvenance. Aussi, ce fut sur le banc qu’elle se laissa tomber, ne s’inquiétant pas de l’entendre grincer. Il ne manquait plus que Zoya, maintenant. C’était bien la première fois qu’elle pactisait autant avec quelqu’un qu’elle ne pouvait pas supporter. Des lettres calmes et posées, et maintenant, un tête à tête pour discuter sans s’énerver. Mais il le fallait.

L’obstination de Lou devenait inquiétante, et si elle l’avait tout d’abord poussée dans les bras de Kamen, en pensant que ça motiverait cet idiot à annuler le mariage, il fallait bien avouer que maintenant, elle préférerait tout autant qu’elle s’entiche de quelqu’un d’autre. Mais Lou était têtue. Et son obstination la détruisait, puisque Kamen semblait porter plus d’importance à la grandeur de son nom qu’à l’amour inconditionnel que sa camarade lui portait. Lou s’entêtait à vouloir les réconcilier, Kamen et elle. Elle était tiraillée entre deux loyautés, alors que ni l’un ni l’autre ne lui demandaient de choisir. Lou ne voulait pas choisir. De toute manière, elle ne le pouvait pas. Mais elle se détruisait à tenter de calmer le jeu, alors que l’explosion n’était qu’à un fil. Un fil qu’elle tenait entre les doigts en espérant que ça suffise à calmer la guerre. Ça ne la calmerait pas, et elle s’inquiétait pour Lou. Pour son amour destructeur pour Kamen, pour cet obscurus qui menaçait de l’engloutir à tout instant. Il fallait que ça cesse. Et justement, Zoya arrivait. Katarina leva à peine la tête pour la regarder approcher, mais elle se décala sur le banc pour lui laisser une place.

« Salut. Merci d’être venue. »

Personne n’avait forcé Zoya à venir, et pourtant elle était là. Elle aussi s’inquiétait beaucoup pour Lou. Elle la côtoyait au quotidien puisqu’elles partageaient le même dortoir, et mieux que quiconque, elle pouvait voir l’effet que Kamen avait sur elle. C’était sans doute la raison pour laquelle elle avait accepté d’enterrer momentanément la hache de guerre pour lui parler. Parce qu’elle avait cette relation destructrice sous les yeux tous les jours et qu’elle devait s’inquiéter de voir Lou s’y complaire au risque d’y perdre son âme. Tout ceci concernait Lou. Et Kamen. Et comme on dit, l’ennemi de mon ennemi est mon ami…

« Pour te tenir au courant, disons que je me suis arrangée pour renégocier mon contrat de mariage avec mes parents. Kamen n’a pas du tout aimé l’idée parce que ça portait atteinte à son nom, et il m’a fait une scène parce que le fait que je sorte avec ton cousin l’humilie alors qu’il ne se gênait pas pour s’afficher avec sa poule de Lundgren. C’est à ce moment que ça a dégénéré. Maintenant, il pense pouvoir me faire chanter pour que je me tienne tranquille. »

Un grondement de mépris purement vulpin roula dans sa gorge. La faire chanter ? Bonne blague. Katarina n’avait pas encore réagi à sa lettre débile, mais elle le ferait. Elle aussi avait matière à faire chanter Kamen. Sa magie fluctuait beaucoup trop pour que ce soit normal, et son addiction pour ses propres poisons était connue de tous. A Durmstrang, déjà, il n’était pas discret. A Poudlard, il s’était lâché, sans doute parce que des milliers de kilomètres le séparaient de sa famille de psychopathes. Ils s’étaient tous lâchés, de toute manière. Même elle. Sortir avec Skye, elle ne l’aurait probablement pas fait en Russie, et pourtant, c’était officiel, ils étaient en couple depuis le mois de Mai. Zoya était sans doute au courant. C’était pour ça qu’elle n’avait pas pris de gants pour lui annoncer, sachant que de toute manière, ça n’intéressait probablement pas la Serpentard.

« Bref. Lou s’est mise en tête de nous réconcilier. Elle a le cul entre deux chaises et s’obstine à vouloir poursuivre avec Kamen. Je m’inquiète beaucoup pour elle. Il a joué avec son cœur en passant de Willa à elle, avant de la jeter pour revenir ramper devant elle, et maintenant il est prêt à m’épouser par la force pour montrer qui commande… Et par amour, Lou continue de subir ces humiliations quotidiennes. Je déteste la voir dans cet état de détresse évidente, à arpenter les lieux comme une âme en peine et à se dire qu’elle mérite tout ce qui lui arrive. J’ai peur de ce qu’il pourrait arriver quand elle arrivera à saturation. »

L’obscurus. Sans son opiniâtreté à lui tenir la bride, il s’échapperait d’elle, la tuant peut-être au passage, et ravagerait tout jusqu’à ce qu’il soit stoppé. Une telle éventualité faisait frissonner la Gryffondor. Suffisamment pour la pousser à se rapprocher des gens qu’elle jugeait infréquentables pour s’assurer que sa sœur de cœur soit bien entourée. Autrement, elle se serait tenue loin de Zoya, de son aura sombre et de ces rumeurs disant qu’elle pratiquait activement la magie noire au sein même de Poudlard. Pour elle, la magie noire était une aberration. Il suffisait de la toucher du bout des doigts pour être entièrement immergé dedans. La magie noire, c’était l’arme des faibles et des lâches. Les mangemorts en avaient usé, et ils avaient perdu. Tous ceux qui en avaient usé avaient perdu. Et certains, comme son frère, feraient bien d’en tenir compte.

« Tu ne m’aimes pas beaucoup, mais tu es venue quand même. Pour Lou. Alors dis-moi : qu’est-ce que tu en penses ? »

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Zoya M. Krushnic
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Élève de Serpentard
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One thing you’ll say for skeletons,
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Katarina Azarova &  Zoya Krushnic


J'avais réussi à oublier Lou, depuis quelques temps. J'avais réussi à ne pas me sentir comme une merde en sa présence, à ne pas avoir ce pincement ridicule à chaque fois que je croisais son regard. J'avais réussi à ne pas vouloir frapper dans un mur à chaque fois que je voyais son regard attristé, probablement par la faute de Kamen. J'avais réussi parce que les examens, je m'y étais plongée comme je le faisais avant, à Durmstrang. Il faut avouer que j'avais également usé de divers moyens pour ne pas trop en souffrir, car au final, j'avais bien d'autres raison de m'apitoyer sur mon sort. J'avais bien d'autres soucis auxquels en vouloir, pour lesquels je pouvais damner ma propre existence. Bien sûr, Lou souhaitait que tout reste comme avant, sauf que j'avais besoin de temps. Une partie de moi refusait d'y croire, de croire que je pouvais ressentir ce genre de chose, alors qu'une autre partie de moi se battait à m'y convaincre. Un coeur brisé était bien pire que tout ce que j'avais pu vivre par le passé, mais je m'obstinais à l'ignorer, plutôt qu'à faire un deuil, idiote que j'étais. Les matins, je me levais avant elle, me rendais à la salle commune et fourrait le nez dans un grimoire pour éviter de trop devoir lui faire la conversation. Lorsque j'arrivais me me faufiler hors du château, j'allais me défouler à l'arc dans la forêt. Être pétrifiée m'avait donné un excuse de plus pour ne pas faire face à la réalité, l'espace d'un instant. Autant les diverses victimes semblaient troublées par l'expérience, autant je m'en étais relativement réjouie. Bien-sûr, l'expérience était effrayante, désagréable, mais bien moins douloureuse qu'une peine comme la mienne.  

Puis, l'école s'était terminée. Me voilà coincée avec les parents, qui n'avaient certainement pas l'intention de me laisser respirer. Il m'en voulaient de ne pas avoir donné assez de nouvelles et désormais avaient décidé qu'il était de leur devoir de m'inculquer leur autorité, ou quelque chose du genre. Bien-sûr, ils faisaient face à un mur. Mischa ne savai me faire réagir que par la peur - ce qu'il ne réalisait point - alors que ma mère ne savait pas atteindre ce niveau. Parfois, j'aurais souhaité pouvoir me transformer sur demande et le bouffer, lui ôter la vie comme il m'avait pris la mienne. Le reste du temps, je ne faisais que l'ignorer. Je crus que la Coupe du monde de Quidditch aurait sûr me changer les idées, mais pour l'instant, c'était raté. Je pensais à elle. Surtout avec ce hibou que la Azarova m'avait envoyée. Elle voulait mon aide. Elle voulait aider Lou. Si je restais loin de Lou ces derniers temps, il y avait une promesse que je lui avais faite, que je n'allais point briser : jamais je ne t'abandonnerai. Je ne pouvais pas refuser. Ça avait certainement quelque chose à voir avec Kamen, car tous savaient bien qu'il était son promis contre son gré. Lou en souffrait. Elle devait cesser de souffrir.

Beaucoup auraient eu un malaise en ces lieux, beaucoup ressentaient tristesse, mélancolie ou peur. Moi, je ne ressentais rien. J'avais connu la mort d'une façon inconcevable, j'avais causé la mort à un homme qui n'aura jamais de cercueil ni de tombe. Ces morts étaient en paix, ils avaient un lieu où être et où attendre leurs proches, qui viendraient à leur rencontre. Ces morts étaient. L'homme que j'avais dévoré n'était plus. L'air n'était pas des plus frais, ni des plus légers, mais il était mieux que celui dans la tente familiale. Ici, je pouvais respirer. Je restai un moment à marcher entre les pierres tombales, à penser sans réellement réfléchir. Contradiction aussi forte que ce haut de coeur qui me prit et cette salive qui emplis ma bouche à l'idée de la victime que j'avais faite. La bête contredisait l'humaine. Je vis la lionne au loin, assise sur un banc. Je soupirai, ravalai ma salive, puis m'approchai. Elle me salua.
« Je suis là pour Lou. »
Ces mots s'étaient échappés d'un simple souffle. Je ne me souvenais pas avoir dit son nom depuis un moment, mais peut-être était-ce ma mémoire qui me faisait défaut. Elle me laissa enfin savoir ce que voulait dire tout ceci, n'oubliant pas les détails à propos de son mariage, de sa vie personnelle qui, je devais l'avouer, ne m'intéressaient point. Si ça l'amusait de salir son agréable odeur canine - que je venais tout juste de déceler - à copuler avec un chat puant, c'était son propre problème. Les problèmes de Lou, toutefois, je souhaitais m'en mêler.
« À entendre toutes ces histoires, j'ai l'impression d'entendre des histoires d'enfants, sauf que ce ne sont pas des sujets d'enfants. Je n'en ai rien à faire de ce que les Yordanovs peuvent bien trafiquer avec ces histoires de mariages, tant que ça ne touche pas Lou. Ce qui n'est pas le cas. Je ne suis pas là pour t'aider, toi, saches-le, mais elle.  »

Sans réellement le vouloir, je me fis sèche et relativement froide. Mon coeur se serrait à la simple idée de Lou, dont je pouvais me souvenir mieux qui quoi que ce soit le regard de détresse. Non, Lou n'avait pas la force de se battre contre toutes ces choses, contre ces jeux de pouvoir. Je ne connaissais pas Kamen de cet angle, sauf qu'il fallait avouer qu'il ne m'était pas des plus familiers. Il n'avait plus partagé de concoction depuis la fois où je lui en avais demandé plus. Son visage m'était familier que par les moment que je passais avec son jumeau, pour oublier. Qu'en était-il de Yassen, était-il impliqué ? Si j'aidais Katarina, je marcherais sur une dangereuse et fine ligne.
« Kamen a été là pour moi quand j'en avais besoin, quand personne d'autre n'aurait sû m'aider. Je lui en dois une, je vais toujours lui en devoir une. Peut-être même lui dois-je ma vie. Sauf que ça ne vaut pas celle de Lou. Je veux aider, mais tu dois me promettre que tu sais ce que tu fais, que ça aidera réllement Lou. »

Était-ce ma bie qui ne valait pas celle de Lou ? Bien-sûr, je le savais plus que tout et ne lui avait pas caché. J'allais sombrer avant elle, car contrairement à moi, elle ne le méritait pas. Ma gorge se serra. Katarina ne devait pas voir ce genre de faiblesse chez moi, personne ne devait savoir ce qui se passait dans ma tête. Je plongeai ma main dans ma poche, mais me résignai à la dernière seconde. L'herbe n'avait pas sa place à ce moment. Je serrai passai simplement une main dans mes cheveux pour me remettre les idées en place.
« Qu'est-ce que tu as en tête ? »




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Daughter of Darkness and Light — I'm not crazy, i just have this twisted mind as the result of other people's mistakes. Madness was forced upon me, and I simply can't fight it.


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Katarina Azarova
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Zoya était arrivée, et elle semblait d’aussi bonne humeur que d’ordinaire. D’aussi bonne humeur, et toujours aussi sympathique, accessoirement. « À entendre toutes ces histoires, j'ai l'impression d'entendre des histoires d'enfants, sauf que ce ne sont pas des sujets d'enfants. Je n'en ai rien à faire de ce que les Yordanovs peuvent bien trafiquer avec ces histoires de mariages, tant que ça ne touche pas Lou. Ce qui n'est pas le cas. Je ne suis pas là pour t'aider, toi, saches-le, mais elle. » Elle s’était montrée sèche et cassante, et la blonde ne trouva rien de mieux à faire que de lever les yeux au ciel avec un soupir s’agacement bien marqué. Zoya le faisait-elle exprès ? Ça ne touchait pas Lou ? Que ce soit en Russie ou ailleurs, cette slave n’avait décidément rien appris. Puisqu’elle le prenait comme ça, Katarina se ferait un plaisir de lui ouvrir les yeux si elle persistait dans cette voie. Doucement, elle se força au calme. Ça aidait, de partager son esprit avec une renarde. Cet animal pragmatique calmait grandement ses pulsions imprévisibles.

« Kamen a été là pour moi quand j'en avais besoin, quand personne d'autre n'aurait su m'aider. Je lui en dois une, je vais toujours lui en devoir une. Peut-être même lui dois-je ma vie. Sauf que ça ne vaut pas celle de Lou. Je veux aider, mais tu dois me promettre que tu sais ce que tu fais, que ça aidera réellement Lou. » La Gryffondor se détendit. Avant même qu’elle ne se soit offusquée de sa froideur, Zoya avait rattrapé ses mots. Elle semblait bien comprendre que ce mariage imposé était un problème, non pas parce qu’il concernait une fille qu’elle n’encadrait pas, mais parce que son amie en souffrait. Lou aimait profondément Kamen, et leur guerre déchirait la pauvre Serpentard. Si Katarina et Kamen se retrouvaient mariés, elle n’aurait probablement pas la force de continuer à avancer. Et là, même sa meilleure amie ne pourrait l’empêcher de totalement sombrer, de se laisser dévorer par son Obscurus et de se déliter complètement. « Qu'est-ce que tu as en tête ? » Elle n’avait rien en tête. Absolument rien. Mais elle se sentait déjà forte, de savoir que Zoya avait accepté de mettre leurs différents de côté pour le bonheur de Lou.

« Toute cette histoire est en train de la détruire, et Kamen n’arrange pas les choses. Parfois, j’ai l’impression qu’il n’a pas envie de mettre fin à ce mariage malgré le fait qu’il aime profondément Lou. » Elle soupira à nouveau. « Comme tu dis, ce ne sont pas des sujets d’enfants. Si Kamen et moi nous retrouvons mariés, Lou se foutra complètement en l’air. Ça ne doit surtout pas arriver. »

Lui faire un dessin de ce qu’il pouvait se passer était inutile. Tout Poudlard pouvait voir Lou se mourir d’amour pour Kamen, au point d’accepter de se laisser traîner dans la boue, d’être traitée comme un chien, d’être humiliée, d’être rejetée et rappelée… Ça faisait mal à Katarina. Rien que d’y penser, elle avait envie de coller une deuxième trempe à son pseudo fiancé. Pour se calmer, elle tournait dans les mains une perle accrochée à son sac en un mouvement répétitif.

« Donc je me suis dit que tu pourrais peut-être m’aider. Qu’on pourrait s’aider l’une et l’autre pour que ça n’arrive pas. Je sais qu’elle tient à toi, je sais qu’elle t’écoutera. Lou t’aime vraiment beaucoup, tu sais. »

La blonde n’avait aucune idée du fait qu’elle était en train de retourner le couteau dans la plaie et d’appuyer dessus avec violence. Elle ignorait que Zoya avait le béguin pour sa sœur de cœur, et que si son coming-out avait été accueilli avec la douceur habituelle de Lou, elle n’y avait cependant pas donné suite. Zoya faisait doucement son deuil et elle mettait un coup de pied dans le bordel qu’étaient devenus ses sentiments. En aurait-elle fait de même, si elle l’avait su ? Probablement pas. La sang-pure disposait tout de même de suffisamment de tact pour ne pas attaquer gratuitement sur le sujet. C’était bas, et lâche. Mais elle ne savait pas. Elle ne faisait qu’énoncer une évidence. Lou l’aimait beaucoup. Elle avait tenté de les rapprocher, mais avait laissé tomber en comprenant qu’elles ne se supporteraient jamais, et que c’était trop viscéral pour qu’elle réussisse à lutter. Elles ne se supportaient que sur quelques sujets, dont celui-là ; le bonheur de leur amie commune passait avant tout, au point de réunir deux ennemies pour empêcher un désastre.

« Lou m’a convaincu de faire profil bas, de ne pas répondre aux provocations de Kamen, de la laisser gérer. J’ai accepté… Parce qu’elle ne m’en a pas vraiment laissé le choix. » Un grognement vulpin roula dans sa gorge. Cette situation l’agaçait beaucoup. « Tu connais Kamen mieux que moi. Tu penses pouvoir le gérer ? Je ne te demande pas de t’en mêler, ni de te mettre en porte-à-faux vis-à-vis d’eux. Juste… D’essayer de les tempérer tous les deux. Tu sais comment il est, et tu sais à quel point elle peut se montrer dangereuse quand elle est acculée. »

Dangereuse était le mot. Avec son obscurus, elle pouvait tuer n’importe qui dans un accès de colère, sans même s’en rendre compte. Raison pour laquelle Katarina se gardait bien de l’énerver. Raison pour laquelle elle s’était pliée aux demandes de Lou, de ne pas affronter Kamen et de la laisser gérer. Mais cela ne l’empêchait pas de s’inquiéter de ce qu’il se pourrait se passer. Kamen l’avait traitée tellement mal, dernièrement, qu’elle préférait prendre les devants pour empêcher Lou se s’écrouler d’un coup quand cette enflure lui aurait encore brisé le cœur.

« Je me fais peut-être des films, mais Kamen a tellement fait le con avec elle que je m’inquiète de la savoir si éperdument amoureuse de lui… »

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Zoya M. Krushnic
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Katarina Azarova &  Zoya Krushnic


J'aurais tout fait pour empêcher Lou de souffrir, mais passer du tempsa avec elle me faisait également souffrir. Elle devait l'avoir remarqué, que je m'étais éloignée. Elle devait le savoir, malgré mes promesses. Je savais que ça devait lui faire du mal. Et pourtant, je continuais à me tenir loin. Égoïsme peut-être, Lou était bien la seule souffrance que j'évitais. J'avais probablement tort, elle avait besoin de moi. J'étais déchirée. Ceci étant dit, Katarina était probablement celle qui saurait m'aider à prendre une décision, aussi étrange semblait-il. Ma peine finirait par passer, je le savais. Celle de Lou vis-à-vis de Kamen, j'avais du mal à m'imaginer qu'elle passerait. Un petit coup de pied dans le cul de la Gryffondor n'était pas une mauvaise chose. Je ne pouvais pas abandonner Lou, je ne pouvais simplement pas. J'écoutais la lionne parler, je réfléchissais. Mon coeur se serra lorsqu'elle indiqua que Lou m'aimait beaucoup. Je baissai les yeux. Katarina ne savait vraiment pas. Elle n'avait pas tort, j'en étais pleinement consciente. Lou tenait à moi, elle me l'avait fait très bien savoir. L'entendre de quelqu'un d'autre me semblait encor eplus difficile. Mais on était pas là pour parler de moi.

« Tu sais, je ne m'y connais pas en mariage. Les Krushnics ne sont pas trop du genre à se marier, et encore moins à faire de mariage forcé. Personne ne veut marier un Krushnic, de toute façon. » Me retrouver devant une prétendante de mon cousin de m'empêchait pas de croire que mon nom empêchait tout intérêt de la part des autres sorciers. « Mais je sais une chose : si lui n'annule pas le mariage, tu peux bien le faire toi-même. Ce genre de chose, ça se fait à deux. Il ne peut pas te marier si tu n'es pas là. Tu n'es plus une enfant, tu peux faire tes choix. »
Je savais bien fortement que ce n'était pas aussi simple, que ça finirait par la rattrapper. Mais Katarina ne devait pas oublier qu'elle avait aussi une part dans tout ceci, que Kamen n'avait pas le dernier mot. Ils l'auraient ensemble.
« J'ai été un peu hostile avec Kamen avec toute cette histoire, mais je ne crois pas qu'il soit trop tard pour me rattrapper. Je peux me rapprocher de lui à nouveau et le travailler pour qu'il change d'avis. Kamen ne porte par le vert pour rien, il tient à son honneur et manipulera les autres pour le faire, crois-moi on est tous comme ça. Il faut simplement lui faire croire qu'il est gagnant au bout de la ligne, même s'il ne l'est pas. Je... » Je ne voulais pas l'avouer, mais je ne pouvais pas l'éviter. J'évitai de regarder mon interlocutrice. « Je me suis un peu éloignée de Lou dernièrement.... Il ne croira probablement pas que je viens pour me mêler de cette histoire. »
La manipulation n'était probablement pas le moyen favori de la rouge, elle n'avait certainement pas cette solution en tête. Sauf que je connaissais mes pairs et je savais que c'était le moyen à utiliser, que ça lui plaise ou non. Elle ne pouvait pas comprendre, elle ne savait pas comment jouer dans notre cours. À Durmstrang, nous étions répartis par force, ce qui en disait peu sur nous contrairement à la répartition de Poudlard qui était bien plus précise. Katarina était forte, oui, mais pas fourbe comme nous pouvions l'être.
« Si tu veux jouer avec une vipère, soit prêt à en recevoir le poison. Tu dois t'adapter. Sinon, tu utilises tes propres forces. Tu ne devrais pas faire profil bas, du moins pas sans raison. Je sais que tu as un caractère assez fort pour le faire fuir, Katarina, fais-en preuve.»
Sauf que Lou ne voulait pas, Lou voulait être la gentille dans tout les cas. Elle ne voulait pas prendre place, mettre son pied à terre et s'imposer. Lou était une fleur malgré le monstre qu'elle contenait. Lou n'était pas la fourbe que ses comparses étaient. C'était probablement la raison pour laquelle j'étais tombée amoureuse d'elle. Cette perle qui se retrouvait au milieu de ce monde sombre, qui est toujours au même endroit que moi, ou pas très loin, alors qu'elle mérite d'être sous le meilleur des jours. Celle qui me donnait une raison de m'éloigner de la noirceur, mais qui désormais me poussait à me battre un peu plus.

« Je sais que tu ne veux pas contrarier Lou, je sais que tu ne veux pas qu'elle t'en veuille ou qu'elle en souffre. Mais tu sais aussi que Lou a cet amour inconditionnel autant pour lui que pour ses amies. Elle a cette idée de "famille" dans laquelle elle nous a mise. Lou n'abandonnerait jamais sa famille, quoi qu'elle fasse. Et nous, on se doit de la protéger, quoi qu'elle dise.   »
Je me doutais bien que Katarina refuserait de se battre plus, mais il n'y avait pas de mal à tenter le coup.



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Daughter of Darkness and Light — I'm not crazy, i just have this twisted mind as the result of other people's mistakes. Madness was forced upon me, and I simply can't fight it.


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Katarina Azarova
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Élève de Gryffondor
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Pseudo : Champifeuille, Champi. Âge : 26 Parchemins : 1301 Gallions : 839 Date d'inscription : 25/02/2017

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One thing you’ll say for skeletons,
they’ll always give you a smile.


La Gryffondor et la Serpentard avaient réussi à trouver un terrain d’entente. Quelque part, c’était assez inespéré pour marquer ce jour d’une pierre blanche. Les deux filles n’avaient jamais réussi à s’apprécier, mais elles étaient là, assises sur un banc défoncé dans un cimetière sordide, à discuter le plus naturellement du monde, sans se prendre le bec. « Tu sais, je ne m'y connais pas en mariage. Les Krushnics ne sont pas trop du genre à se marier, et encore moins à faire de mariage forcé. Personne ne veut marier un Krushnic, de toute façon. » La blonde préféra ne pas réagir. Comme tout le monde, elle savait, pour la malédiction des Krushnic, et si Zoya semblait s’être résolue au fatalisme en se disant qu’elle n’y pourrait rien changer, Katarina aimait Skye pour la détermination qu’il mettait à faire changer les choses. Deux maisons, deux points de vue. Inutile de revenir là-dessus. Elle ne savait pas très bien si elle voulait épouser Skye ou pas, mais quoi qu’il en soit, elle voulait au moins être libre de choisir sans devoir en référer à une autorité supérieure. « Mais je sais une chose : si lui n'annule pas le mariage, tu peux bien le faire toi-même. Ce genre de chose, ça se fait à deux. Il ne peut pas te marier si tu n'es pas là. Tu n'es plus une enfant, tu peux faire tes choix. » La blonde hocha doucement la tête. Elle le savait très bien, mais c’était bien plus compliqué que ce que pensait Zoya.

« Non, justement. La décision ne nous revient pas, ni à lui ni à moi. Ce sont nos parents qui ont contracté ce mariage, et ils sont les seuls à pouvoir le rompre. Le seul moyen, c’est de dire non le jour J, et je sais qu’il ne le fera pas, même pas pour Lou. Je sais que je le ferai, si j’en suis réduite à ça, mais ça jetterait la honte sur ma famille… Et ça, je préfère éviter. »

La seule solution était donc de convaincre Kamen de faire pression sur son père pour que le mariage saute. Heureusement, Zoya semblait prête à l’aider. Cette dernière s’était vraisemblablement éloignée de son camarade, mais elle était prête à se rattraper avec lui pour tenter de le persuader que son entêtement était une mauvaise chose parce qu’il faisait du mal à Lou. « Je peux me rapprocher de lui à nouveau et le travailler pour qu'il change d'avis. Kamen ne porte par le vert pour rien, il tient à son honneur et manipulera les autres pour le faire, crois-moi on est tous comme ça. Il faut simplement lui faire croire qu'il est gagnant au bout de la ligne, même s'il ne l'est pas. » Pourtant, si, il serait gagnant. Avec la fin de leurs fiançailles, il serait libre de sortir avec Lou et de faire pression sur ses parents pour qu’elle devienne sa future femme. Lou était une sang-pure, que leur fallait-il de plus ? « Je me suis un peu éloignée de Lou dernièrement.... Il ne croira probablement pas que je viens pour me mêler de cette histoire. » C’était de la manipulation pure et dure, une chose que la Gryffondor ne maîtrisait pas, contrairement à Zoya. Aussi se contenta-t-elle d’hocher la tête pour lui signifier qu’elle était d’accord.

« Si tu penses que ça peut marcher, je te fais confiance. »

Oui, la manipulation pure et dure pouvait peut-être marcher. Katarina avait essayé de discuter avec Kamen, ça n’avait pas marché. Lou avait essayé de les séparer, ça n’avait pas marché. Peut-être que la manipulation marcherait. Ce n’était pas la meilleure arme de la blonde, trop franche et trop directe pour ce genre de choses. A Durmstrang, ils étaient classés par force et par puissance magique. De la force, elle en avait, indéniablement. Une force de caractère à l’épreuve des balles, qui l’aidait à tenir tête à ceux qui voulaient la faire plier. Elle pouvait se montrer rusée et perfide, quand le besoin s’en faisait sentir. « Si tu veux jouer avec une vipère, soit prêt à en recevoir le poison. Tu dois t'adapter. Sinon, tu utilises tes propres forces. Tu ne devrais pas faire profil bas, du moins pas sans raison. Je sais que tu as un caractère assez fort pour le faire fuir, Katarina, fais-en preuve. » Contre toute attente, la Gryffondor ne put s’empêcher de sourire. Que Zoya lui reconnaisse sa force de caractère était un sacré compliment, venant d’elle. Elle comprenait mieux pourquoi Lou l’aimait beaucoup. Quand on s’attaquait aux personnes qu’elle aimait, Zoya devenait dangereuse, comme elle. Mais elle l’était de manière insidieuse, quand elle-même l’était d’une façon plus visible pour éviter qu’on ne se frotte trop à elle.

« C’était prévu, tu sais. A la réception de sa lettre, j’étais prête à en toucher deux mots à mes parents. A leur raconter comment Kamen est bizarre en ce moment, ce qu’il fait avec ses poisons, et surtout la manière dont il m’a humiliée avec Willa. Puis j’ai reçu une lettre de Lou, alors j’ai attendu, et pour Lou, j’ai accepté de ravaler ma colère. Ce qui ne veut pas dire que je ne ferai rien. »

Elle s’installa un peu mieux sur le banc. Non, elle ne ferait pas rien. Elle attendait, tout simplement. Elle connaissait Kamen, et savait ce dont il était capable. Zoya, cependant, reprit la parole, parlant de Lou, cette fois-ci. Lou et sa douceur, sa force de caractère assez puissante pour obliger deux dominants à courber l’échine devant elle et faire un temps mort le temps que les choses se tassent. « Je sais que tu ne veux pas contrarier Lou, je sais que tu ne veux pas qu'elle t'en veuille ou qu'elle en souffre. Mais tu sais aussi que Lou a cet amour inconditionnel autant pour lui que pour ses amies. Elle a cette idée de "famille" dans laquelle elle nous a mise. Lou n'abandonnerait jamais sa famille, quoi qu'elle fasse. Et nous, on se doit de la protéger, quoi qu'elle dise. » A nouveau, la slave ne put que hocher la tête. Elle était d’accord avec elle, et ça l’énervait beaucoup. Lou avait la désagréable habitude de s’interposer dans les disputes, de prendre des coups pour que son idéal de famille survive. Quelque part, la petite vipère devait penser que sa douceur suffirait à désamorcer les choses, à annuler ce mariage, et à lui permettre de vivre avec Kamen. Et apparemment, Zoya pensait qu’à cause de ça, Katarina n’osait plus bouger d’un cheveu pour ne pas relancer la guerre, pour ne pas se mettre Lou à dos. Tranquillement, elle tourna la tête pour regarder sa camarade.

« Tu connais l’histoire du scorpion qui voulait traverser la rivière ? Il demande son aide à une grenouille, en lui promettant qu’il ne la piquera pas. Mais au milieu de la rivière, le scorpion pique la grenouille, parce que c’est dans sa nature, et les deux animaux se noient. » Son regard se fit calculateur et déterminé. La slave était patiente. Elle savait que ce jour arriverait. « Voilà ma logique. J’attends que Kamen brise le contrat que Lou nous a obligés à passer, parce que je sais qu’il finira par le faire un jour ou l’autre. Et quand il le fera, j’aurai les mains libres pour lui faire payer son chantage sans que la faute ne m’en échoie. » Elle soupira doucement. « Lui et moi, nous sommes deux dominants. Il y aura bien un jour où ça éclatera, et même Lou ne pourra rien y faire. »

Le silence retomba entre les deux. Quand quelque chose, dans sa poche, lui piqua la jambe, la Gryffondor y mit la main. C’était une sucette. Elle s’en rappelait maintenant. Une jolie vendeuse la lui avait donnée devant Honeydukes pour l’inciter à rentrer. L’endroit était blindé de monde, elle avait préféré s’en aller, mettant la sucette en poche avant de reprendre son chemin. Perdue dans ses pensées, elle fit tourner la sucette entre ses doigts en la tenant par le bâtonnet. Elle s’attendait à ce que la discussion avec Zoya se finisse en pugilat, mais elles réussissaient à discuter comme deux personnes cordiales et bien élevées. Elle n’aimait toujours pas la Serpentard, mais elle comprenait pourquoi Lou l’aimait bien. Lou réussissait à voir le bien dans chaque personne, même en Zoya, même en Kamen. Même en Teodor. Ironiquement, sa propre petite sœur n’y arrivait plus. Depuis qu’il avait décidé de se consacrer corps et âmes à sa magie noire bien-aimée, son petit soleil s’était éloigné, et était à ça de lui tourner définitivement le dos.

« Je n’aurai jamais cru dire ça un jour, mais je comprends pourquoi Lou t’aime bien. Tu es prête à tout pour aider les gens que tu aimes, et tu sais jauger les gens. C’est une qualité rare. Je pense que j’ai bien fait de te demander ton aide. Lou a de la chance de t’avoir comme amie. » Pour la première fois depuis le début de la conversation, elle esquissa un sourire sympathique, avant de lui tendre la sucette. « C’est une suçacide à la cerise. Tu la veux ? On me l’a donnée devant Honeydukes, mais je n’aime pas ça. La dernière fois que j’en ai mangé, ça m’a fait un trou de la taille d’une noise sur la langue ; depuis, j’évite. »

La slave se retint de pouffer de rire en se rappelant ce jour-là, quand elle était toute petite. Teodor était resté à son chevet toute la nuit, jusqu’à ce que la potion finisse de faire effet. Elle n’aurait jamais cru faire un cadeau, même aussi petit, à Zoya. La preuve que, quelque part, les temps changeaient, et qu’elle s’adaptait comme il le fallait.

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like a catchy song
We're far apart in every way, but you're the best part of my day, and sure as I breathe the air , I know we are the perfect pair, on a prickly path that goes on for miles, but it's worth it just to see you smile, and I cannot be pulled apart, from the hold you have on my heart, and even if the world tells us it's wrong, you're in my head like a catchy song.
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