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Magic, especially dark magic, leaves traces. (Kata & Skye)

Katarina Azarova
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Magic, especially dark magic,
leaves traces.


La tente était extrêmement silencieuse. Ça faisait du bien. Dehors, c’était bruyant. Et pour cause : avec la Coupe du Monde de Quidditch, des gens étaient arrivés en masse à Pré-au-Lard, posant çà et là leurs tentes de forme diverses et variées, parfois moldues, parfois sorcières. Le contraste était amusant à voir. Mais cet afflux de personnes avait ses inconvénients. Comme le bruit, par exemple. Heureusement, ses parents avaient prévu le coup, et la tente, d’une taille respectable en extérieur, de la taille d’une villa confortable en intérieur, était complètement insonorisée. Coupée du reste du monde. Il pouvait s’écrouler, les Azarov n’entendraient rien du tout. Pour le jour comme pour la nuit, c’était parfait, surtout que la fête ne s’arrêtait pas avec le coucher du soleil. Rassembler autant d’étudiants avec deux bars ouverts en permanence, c’était le risque à courir !

Elle savait ses parents dehors. Quelques jours plus tôt, un collègue de son père était arrivé et avait planté sa tente non loin de la leur. Posés sur des chaises, autour d’un verre de vodka, ils discutaient. Katarina avait préféré rester à l’intérieur de la tente avec son frère, pour profiter de la fraîcheur et terminer ses lectures. Ses parents avaient eu l’excellente idée de ramener quelques livres de la bibliothèque familiale, et si elle aimait beaucoup celle de Poudlard, gigantesque et bien fournie, elle appréciait de pouvoir mettre la main sur des ouvrages plus avancés en termes d’étude des runes. Elle devrait noter quelques titres pour les donner à sa prof, d’ailleurs, qui serait sans doute ravie de pouvoir étoffer sa collection et son savoir runique. Mais il lui fallait bien sortir, cependant, elle commençait à s’endormir à l’intérieur, et elle savait ce que son frère lisait. Depuis leur petite altercation en Février dernier, à l’infirmerie, elle avait décidé de l’ignorer, et d’ignorer ce qu’il faisait. S’il tenait tant que ça à se noyer dans la magie noire, c’était son problème. Mais le faire si près d’elle, c’était autre chose.

Pour éviter de se prendre la tête avec son aîné, elle préféra s’en aller et sortir hors de la tente, insensible à la vague de chaleur qui l’attaqua aussitôt qu’elle mit un pied dehors. C’était bien plus bruyant et bien plus chaotique que dans la tente, mais elle s’en contenterait. S’installant assez loin de ses parents, mais assez proche pour être tout de même visible, sait-on jamais, elle se laissa tomber sur une chaise longue à l’ombre pour retourner à sa lecture. Cachée derrière son livre, elle traçait les runes du bout des doigts, s’amusant toujours de les connaître de tête. C’était la tradition, chez les Azarov, de toute manière. Sa famille avait fait de l’étude des runes son bateau de guerre, et il était hors de question qu’un membre de cette famille ne soit pas versée dans ces arts. C’était ce qui avait donné cette curiosité du passé à Katarina, par ailleurs. Elle aimait beaucoup les runes, et tout ce qu’elles étaient capables de créer quand le sorcier était assez sage et expérimenté pour les utiliser à bon escient.

« Bonjour jeune homme ! Vous venez pour ma fille, j’imagine ? » La blonde ne leva pas les yeux de son livre. La phrase de sa mère avait glissé sur elle comme de l’eau. « Katarina, tu as de la visite ! »

Elle sursauta, et enfin, leva les yeux de son livre, avant de se figer. Elle avait de la visite. Et pas n’importe quelle visite. C’était Skye. Il avait dû passer par là complètement par hasard, la voir, et s’arrêter, sans doute en se demandant s’il pouvait l’aborder alors que ses parents étaient si proches. Et il s’était fait voir par sa mère. Et trop tard. Helena Azarova, qui avait toujours été plus ouverte d’esprit que son mari, et qui s’était efforcée d’élever ses enfants dans cette optique (inutile de dire que ça avait mieux marché avec Katarina qu’avec Teodor), avait compris d’un regard pourquoi il était ici. Et pourquoi donc ne réunirait-elle pas deux amoureux ? Ça pourrait redonner le sourire à sa fille, après tout. Alors sans autre forme de procès, elle avait attrapé le bras de Skye pour l’entraîner avec le sourire vers la tente, faisant stresser de plus en plus sa fille. Son père allait le voir. Il allait hurler. Nikolaï Azarov tourna la tête vers sa femme, et en apercevant Skye, se contenta de hocher poliment la tête pour l’accueillir avant de retourner à sa conversation. Comme ça, le plus naturellement du monde. La blonde cilla. Elle avait stressé si fort que ses parents apprennent qu’elle avait un petit ami… Et c’était tout l’effet que ça leur faisait ? Sa mère l’invitait en souriant et son père l’accueillait sans protester ? Sans déconner ?

« Salut Skye, tu vas bien ? »

Katarina esquissa un sourire quelque peu désabusé. La réaction de ses parents l’avaient tellement surprise qu’elle ne savait plus trop comment réagir. Alors autant être normale, non ? Enfin, presque normale. Ses parents se révélaient peut-être excessivement sympas, mais elle n’allait pas non plus l’embrasser, pas avec son père si près. C’était surtout de lui dont elle se méfiait. Après tout, c’était lui qui avait négocié ce mariage, lui qui l’avait renégocié après le meurtre de Zahari, lui qui était à l’origine de tout ça. Il allait falloir qu’elle joue de prudence. Si sa mère semblait complice, elle ne pourrait pas aller contre la volonté de son mari. Et Katarina préférait tout autant ne pas commencer sa septième année avec le nom des Yordanov…

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Skye M. Krushnic
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Élève de Gryffondor
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Magic, especially dark magic,
leaves traces.


Les rires de la foule, les chants des supporters, les cris des enfants. Ces derniers jours, Skye s’y était noyé. Il avait profité de l’effervescence pour rester occuper. S’occuper constamment pour ne pas penser à la nausée qui lui tordait le ventre, s’occuper pour faire passer le temps sans Kata, s’occuper pour ne pas revenir voir sa mère, s’occuper pour ne pas ressentir cette rage qui l’animait. Parfois, il allait voir ses mousquetaires, parfois la TeamJude. Parfois d’autres amis. Souvent, il traînait entre les tentes et se laissait bercer par les bruits de la Coupe du Monde. Il rencontrait des étrangers. Des camerounais, des argentins, des vietnamiens. Tous avaient des histoires à raconter, des tours de magie à dévoiler. Et Skye se sentait vivant.
Les choses étaient plus compliquées que ça. Skye était plus compliqué que ça. Toute cette joie, cette fascination, cet engouement, tout ça pouvait s’éteindre d’un coup.

Les rires de la foule, les chants des supporters, les cris des enfants. Soudain, ça lui devenait insupportable. Comme une mélodie qu’on a trop écoutée. Alors qu’on l’aimait tant, alors qu’on connait les paroles par cœur, la simple idée de l’entendre une fois de plus vous fait mal à la tête, vous noue la gorge. Vous avez l’impression que vous allez devenir fou. Ce n’est pas un sentiment, c’est un dégoût physique.
Skye s’était éloigné de la forêt de tentes de Pré-au-Lard. Il avait grimpé une colline et observait le village de loin. Son cœur se calmait avec la solitude environnante. Il se coucha dans l’herbe haute et ferma les yeux. Parfois, il ne comprenait pas ce qui lui arrivait.

Le soleil était déjà haut dans l’azur du ciel. La faim commençait à se faire sentir. Autour de lui, des bruits d’animaux révélaient la présence de nombreux rongeurs. La panthère les aurait facilement tués. Ces derniers temps, il la laissait souvent faire. Aujourd’hui, l’idée de mettre fin aux jours d’un être vivant lui paraissait insupportable. Il était si versatile sur son humeur comme sur ses opinions, il se serait giflé.
Le griffon se releva et se dirigea vers le village. L’envie d’être seul n’était plus aussi pressante. Elle était de plus dominée par la faim. De nombreux foodtrucks parsemaient le campement et leur nombre s’élevait encore près de la fête foraine. Il y en avait de toutes les nationalités, pour tous les goûts, pour tous les régimes alimentaires. Et Skye ne pouvait pas profiter de ce festival de saveurs.

Les premières allées de tentes qu’il parcouru ne contenaient que peu de stands offrant de la nourriture. Ou alors rien de végétarien. Le campement était organisé par petits quartiers et celui-ci était visiblement assez huppé. Même de l’extérieur les tentes avaient l’air grandes. Elles étaient étonnement propres, malgré les orages qui avaient attaqués l’Ecosse ces dernières semaines, et certaines étaient même frappées aux armoiries de grandes familles. Skye dévisageait ces démonstrations de grandeur d’un air boudeur, appréciant moyennement l’étalement de la richesse.
Son regard tomba sur une tête blonde, cachée derrière un bouquin. Un bouquin sur les runes. Il n’avait pas besoin de voir son visage pour la reconnaître, il connaissait par cœur sa silhouette. Il connaissait cette manière de pencher légèrement la tête, de tracer les runes du bout des doigts. Probablement que, derrière ce livre, ses lèvres bougeaient aussi légèrement lorsqu’elle récitait le nom des runes. « Bonjour jeune homme ! Vous venez pour ma fille, j’imagine ? » Skye sursauta légèrement et leva les yeux vers la dame qui venait de lui parler. C’était le portrait craché de Katarina. Le griffon déglutit lentement sans répondre. Il ne s’était pas rendu compte qu’il s’était arrêté pour dévisager Kat. Quel con. La griffonne lui avait clairement fait comprendre qu’elle ne voulait pas qu’il rencontre ses parents. Voilà qu’il s’arrêtait comme un idiot devant sa tente pour la regarder d’un air niais et amouraché.

« Euh… je ne faisais que passer… »

Il avait balbutié d’un air sans doute un peu paniqué. Katarina lui avait présenté ses parents comme des personnes conservatrices qui ne permettraient pas qu’elle sorte avec quelqu’un d’autre que son fiancé. Et Skye lui-même n’avait pas une très haute opinion de personnes capables de fiancer leur fille de force. Pourtant, la dame lui sourit avec une grande gentillesse. « Katarina, tu as de la visite ! » La mère de Kat s’approcha de lui et lui agrippa le bras d’un geste vif. Skye croisa le regard paniqué de la griffonne et rougit. Merde, merde, merde. Il avait encore fait une connerie. Kata jeta un regard en direction de son père et Skye sentit sa gorge se nouer. Le patriarche Azarov, en discussion avec un autre homme, se contenta pourtant de le saluer d’un signe de tête. Le griffon répondit par un sourire tendu et se retrouva planté de force devant Kata. « Salut Skye, tu vas bien ? » Elle lui offrit un petit sourire auquel il répondit avec nervosité. Il avait cru créer la troisième guerre mondiale en se faisant attraper par la mère de Kat et voilà que tout le monde agissait comme si sa présence était la chose la plus normale au monde. La griffonne avait visiblement mal évalué la réaction de ses parents au sujet de ses relations. Si Skye devait s’en avouer soulagé, il restait cependant très gêné.

« Super. »
Sa réponse était un souffle qui avait bien failli ne pas sortir de sa bouche. Il se laissa quelques secondes pour reprendre contenance. « Excuse-moi, je ne voulais pas te déranger je… je revenais d’une ballade et je suis tombé ici par hasard. »

Il jeta un coup d’œil autour de lui pour désigner le « ici » et croisa le regard de la mère de Kat. Cette fois-ci, il réussit à ne pas mourir de peur en la regardant et lui sourit avec plus un peu d’aplomb. Il reporta son regard sur la griffonne, toujours un peu hésitant. Il ne savait pas s’il devait se présenter, laisser Katarina le présenter ou ne pas se présenter du tout. Merde. Il n’y connaissait rien à la manière de se comporter avec des sangs-purs. Il ferait le pire parti au monde pour Kata selon ses parents.

« Je devrais sans doute y aller. Je cherchais à manger de toute façon. Je voulais pas te déranger. »

Mal à l’aise, il se répétait un peu trop. Il fit une petite grimace en se tortillant sur place. Il aurait bien voulu demander à Kata de l’accompagner. De venir faire un tour à la fête foraine avec lui, de découvrir des spécialités étrangères et de monter sur la grande roue. Sauf qu’il ne savait pas comment le lui proposer sans que les parents de la griffonne ne cessent de se montrer aussi chaleureux. Car s’ils n’étaient pas les monstres de rigidité qu’il s’était imaginé, Skye était loin de se sentir confiant en leur présence.

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Katarina Azarova
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Très franchement, la blonde ne savait plus sur quel pied danser. On lui avait répété et martelé que l’honneur de la famille était plus fort que tout, qu’il y avait des limites à ne pas dépasser, et pourtant, alors que son petit ami débarquait comme une fleur devant sa tente, sa mère l’invitait joyeusement à les rejoindre et son père le saluait poliment sans s’indigner de sa présence… Alors que bon, ça se voyait, qu’ils n’étaient pas que des amis. Ça semblait faire beaucoup rire sa mère, et laisser son père complètement indifférent. Alors pourquoi n’arrêtait-elle pas de trembler intérieurement ? Skye n’était pas mieux, ça se voyait. « Excuse-moi, je ne voulais pas te déranger je… je revenais d’une ballade et je suis tombé ici par hasard. » Par hasard, hein ? Katarina trouvait ça un peu gros. Elle lui manquait. Il lui manquait aussi beaucoup. Ah, l’amour ! « Je devrais sans doute y aller. Je cherchais à manger de toute façon. Je voulais pas te déranger. » Il allait partir avant même qu’elle n’ait pu dire un mot ! Heureusement, sa mère intervint très vite sans se départir de son merveilleux sourire de femme rusée.

« Mais vous ne dérangez pas du tout, jeune homme, pensez-vous ! Ce n’est pas tous les jours que l’on peut rencontrer les amis de sa fille ! N’est-ce pas Katarina ? » La blonde ne put que lancer un regard reconnaissant à sa mère, la mieux placée pour savoir que la vie d’une femme sang-pure n’était jamais facile. « Allez, filez, vous deux ! Sortez donc ma fille de ses études, jeune homme, j’ai l’impression d’avoir élevé une vieille femme ! Profitez un peu de l’été avant qu’il ne finisse ! »

D’un geste vif, Helena se saisit du bouquin de sa fille, et elle força gentiment cette dernière à se lever avant de la pousser vers Skye. Ce fut en pouffant de rire que la blonde obtempéra, entraînant son camarade dans son sillage avec un bonheur mal dissimulé, laissant sa mère ranger le livre tandis qu’ils disparaissaient entre deux tentes. Katarina attendit de s’être suffisamment éloignée pour lui attraper la main, et finalement, se retourner sur la pointe des pieds, s’appuyer sur lui au point de presque le faire tomber, et l’embrasser spontanément. Ils faillirent se prendre les pieds dans les sardines d’une tente, et elle éclata de rire quand ils se stabilisèrent in extremis. Ses parents se fichaient bien qu’elle ait un petit ami. Sa mère les avait poussés dehors pour qu’ils passent du temps ensemble, et son père n’avait pas bronché. Ils s’en fichaient ! C’était tellement merveilleux. La vie était tellement belle. Et elle était tellement heureuse d’être avec lui.

« Bon ! Tu voulais aller manger, du coup ? Un endroit en particulier ? » Elle sourit spontanément. « Il faut qu’on trouve un food-truck français ! Depuis le temps que tu me parles de la merveilleuse gastronomie de France, j’ai envie d’en profiter ! »

Main dans la main, ils se perdirent dans la foule à la recherche d’un food-truck français. Malheureusement, ils trouvaient plus de friandises et de tentes anglaises que le reste. Mais ce n’était pas bien grave. Le seul fait d’être avec Skye faisait son bonheur. Il avait l’air un peu morose, mais elle s’efforçait de ne pas faire attention. De ne surtout pas penser à ce que Thomas lui avait dit. Que Skye était lunatique, et pouvait parfois devenir dangereux. Ce qu’il pensait des sangs-purs et de leurs mariages forcés. Mais alors, qu’est-ce qu’il pouvait bien penser d’elle ? Malgré tous les efforts qu’elle faisait, la considérait-il comme les autres sangs-purs ? Comme une pimbêche qui, au final, se détournerait de lui pour plaire à sa famille ? Elle n’espérait pas. Mais il fallait qu’elle pense à autre chose avant de totalement déprimer. Ce serait tellement dommage de plomber sa journée en amoureux de la sorte.

Heureusement, la trouvaille fortuite d’un food-truck apparemment français la sortit de cette morosité passagère. Enfin, français… L’origine des frites n’ayant pas été prouvée, belges et français se disputant son invention, c’était presque de la nourriture française. Quoi qu’il en soit, c’était super bon. Ses parents n’étant pas adeptes de la nourriture peu raffinée, elle n’était pas habituée à en manger. Et pourtant, qu’est-ce qu’elle ratait ! C’était super bon ! Alors qu’ils déambulaient, elle eut la surprise de trouver une tente russe, et y tira Skye pour acheter le dessert, des gâteaux de thé très légers et extrêmement bons, parfumés à la vanille, extrêmement légers et très appréciés quand il faisait chaud. Elle était tellement contente d’en trouver ! Une fois sortie de la tente, elle en sortit un du sachet en papier et le tendit à Skye, se fendant d’un sourire heureux qui, quelque part, n’admettrait aucune contradiction.

« Tiens, goûte ça, tu me diras ce que tu en penses ! »

Il attrapa le gâteau, et elle en saisit un autre pour elle. C’était aussi bon que dans ses souvenirs. Si doux, si frais ! Elle se faisait violence pour ne pas manger tout le paquet. Ça ne semblait cependant pas plaire à Skye. Venait-il vraiment de grimacer ? Surprise, elle termina son propre gâteau, et oublia d’en prendre un autre. Ce n’était pas si étrange, qu’il n’aime pas. La nourriture russe était particulière, et il n’avait pas aimé la vodka. Peut-être que les gâteaux de thé ne lui plaisaient pas non plus. Mais qu’il grimace comme ça… C’était étrange. Comme si le gâteau avait un goût vraiment atroce. Comme s’il avait mordu dans une dragée surprise au goût de poubelle. Ce n’était quand même pas si atroce, non ?

« Qu’est-ce qu’il y a, Skye ? Pourquoi tu es si bizarre ? » Elle se mordit la lèvre. Elle ne voulait pas dire ça comme ça. Trop tard. Tant pis. « Je ne pense pas que ce soit aussi mauvais qu’une dragée surprise… Et depuis quelques temps, tu es vraiment bizarre… »

Elle se tut. Eh merde ! Elle qui voulait passer une journée tranquille avec son copain, elle allait finir par se disputer avec lui pour des conneries. Mais c’était trop tard maintenant, le sujet était lancé, il allait être difficile à désamorcer sans en venir à bout. Mais d’accord, ça lui allait. En bonne Gryffondor, elle affrontait les problèmes de front, et estimait – espérait – que son couple serait assez fort pour tenir le coup. Ça ne devait pas être si grave, après tout. La présence de sa mère ? Sa petite sœur un peu étrange par moments ? Katarina n’était pas curieuse. Elle avait remarqué que parfois, mais toujours à toutes les nuits de pleine lune, Skye ne sortait pas avec elle dans le parc. Elle savait qu’il restait avec Ariel. Etait-elle une louve ? Elle s’en fichait complètement. Elle aimait bien Ariel, et ce n’était pas un petit problème de fourrure qui changerait ça.

« J’ai croisé un Serpentard, au début de l’été… Thomas, il s’appelle. Il avait la gueule complètement refaite, et il m’a dit que c’était ton œuvre. Que tu avais de forts aprioris sur les sangs-purs. » Elle se tut. Et sa voix se cassa légèrement. « Est-ce que tu me méprises aussi, Skye ? Parce que je suis une sang-pure ? »

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