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Magic, especially dark magic, leaves traces. (Kata & Skye)

Katarina Azarova
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Magic, especially dark magic,
leaves traces.


La tente était extrêmement silencieuse. Ça faisait du bien. Dehors, c’était bruyant. Et pour cause : avec la Coupe du Monde de Quidditch, des gens étaient arrivés en masse à Pré-au-Lard, posant çà et là leurs tentes de forme diverses et variées, parfois moldues, parfois sorcières. Le contraste était amusant à voir. Mais cet afflux de personnes avait ses inconvénients. Comme le bruit, par exemple. Heureusement, ses parents avaient prévu le coup, et la tente, d’une taille respectable en extérieur, de la taille d’une villa confortable en intérieur, était complètement insonorisée. Coupée du reste du monde. Il pouvait s’écrouler, les Azarov n’entendraient rien du tout. Pour le jour comme pour la nuit, c’était parfait, surtout que la fête ne s’arrêtait pas avec le coucher du soleil. Rassembler autant d’étudiants avec deux bars ouverts en permanence, c’était le risque à courir !

Elle savait ses parents dehors. Quelques jours plus tôt, un collègue de son père était arrivé et avait planté sa tente non loin de la leur. Posés sur des chaises, autour d’un verre de vodka, ils discutaient. Katarina avait préféré rester à l’intérieur de la tente avec son frère, pour profiter de la fraîcheur et terminer ses lectures. Ses parents avaient eu l’excellente idée de ramener quelques livres de la bibliothèque familiale, et si elle aimait beaucoup celle de Poudlard, gigantesque et bien fournie, elle appréciait de pouvoir mettre la main sur des ouvrages plus avancés en termes d’étude des runes. Elle devrait noter quelques titres pour les donner à sa prof, d’ailleurs, qui serait sans doute ravie de pouvoir étoffer sa collection et son savoir runique. Mais il lui fallait bien sortir, cependant, elle commençait à s’endormir à l’intérieur, et elle savait ce que son frère lisait. Depuis leur petite altercation en Février dernier, à l’infirmerie, elle avait décidé de l’ignorer, et d’ignorer ce qu’il faisait. S’il tenait tant que ça à se noyer dans la magie noire, c’était son problème. Mais le faire si près d’elle, c’était autre chose.

Pour éviter de se prendre la tête avec son aîné, elle préféra s’en aller et sortir hors de la tente, insensible à la vague de chaleur qui l’attaqua aussitôt qu’elle mit un pied dehors. C’était bien plus bruyant et bien plus chaotique que dans la tente, mais elle s’en contenterait. S’installant assez loin de ses parents, mais assez proche pour être tout de même visible, sait-on jamais, elle se laissa tomber sur une chaise longue à l’ombre pour retourner à sa lecture. Cachée derrière son livre, elle traçait les runes du bout des doigts, s’amusant toujours de les connaître de tête. C’était la tradition, chez les Azarov, de toute manière. Sa famille avait fait de l’étude des runes son bateau de guerre, et il était hors de question qu’un membre de cette famille ne soit pas versée dans ces arts. C’était ce qui avait donné cette curiosité du passé à Katarina, par ailleurs. Elle aimait beaucoup les runes, et tout ce qu’elles étaient capables de créer quand le sorcier était assez sage et expérimenté pour les utiliser à bon escient.

« Bonjour jeune homme ! Vous venez pour ma fille, j’imagine ? » La blonde ne leva pas les yeux de son livre. La phrase de sa mère avait glissé sur elle comme de l’eau. « Katarina, tu as de la visite ! »

Elle sursauta, et enfin, leva les yeux de son livre, avant de se figer. Elle avait de la visite. Et pas n’importe quelle visite. C’était Skye. Il avait dû passer par là complètement par hasard, la voir, et s’arrêter, sans doute en se demandant s’il pouvait l’aborder alors que ses parents étaient si proches. Et il s’était fait voir par sa mère. Et trop tard. Helena Azarova, qui avait toujours été plus ouverte d’esprit que son mari, et qui s’était efforcée d’élever ses enfants dans cette optique (inutile de dire que ça avait mieux marché avec Katarina qu’avec Teodor), avait compris d’un regard pourquoi il était ici. Et pourquoi donc ne réunirait-elle pas deux amoureux ? Ça pourrait redonner le sourire à sa fille, après tout. Alors sans autre forme de procès, elle avait attrapé le bras de Skye pour l’entraîner avec le sourire vers la tente, faisant stresser de plus en plus sa fille. Son père allait le voir. Il allait hurler. Nikolaï Azarov tourna la tête vers sa femme, et en apercevant Skye, se contenta de hocher poliment la tête pour l’accueillir avant de retourner à sa conversation. Comme ça, le plus naturellement du monde. La blonde cilla. Elle avait stressé si fort que ses parents apprennent qu’elle avait un petit ami… Et c’était tout l’effet que ça leur faisait ? Sa mère l’invitait en souriant et son père l’accueillait sans protester ? Sans déconner ?

« Salut Skye, tu vas bien ? »

Katarina esquissa un sourire quelque peu désabusé. La réaction de ses parents l’avaient tellement surprise qu’elle ne savait plus trop comment réagir. Alors autant être normale, non ? Enfin, presque normale. Ses parents se révélaient peut-être excessivement sympas, mais elle n’allait pas non plus l’embrasser, pas avec son père si près. C’était surtout de lui dont elle se méfiait. Après tout, c’était lui qui avait négocié ce mariage, lui qui l’avait renégocié après le meurtre de Zahari, lui qui était à l’origine de tout ça. Il allait falloir qu’elle joue de prudence. Si sa mère semblait complice, elle ne pourrait pas aller contre la volonté de son mari. Et Katarina préférait tout autant ne pas commencer sa septième année avec le nom des Yordanov…

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like a catchy song
We're far apart in every way, but you're the best part of my day, and sure as I breathe the air , I know we are the perfect pair, on a prickly path that goes on for miles, but it's worth it just to see you smile, and I cannot be pulled apart, from the hold you have on my heart, and even if the world tells us it's wrong, you're in my head like a catchy song.
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Skye M. Krushnic
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Les rires de la foule, les chants des supporters, les cris des enfants. Ces derniers jours, Skye s’y était noyé. Il avait profité de l’effervescence pour rester occuper. S’occuper constamment pour ne pas penser à la nausée qui lui tordait le ventre, s’occuper pour faire passer le temps sans Kata, s’occuper pour ne pas revenir voir sa mère, s’occuper pour ne pas ressentir cette rage qui l’animait. Parfois, il allait voir ses mousquetaires, parfois la TeamJude. Parfois d’autres amis. Souvent, il traînait entre les tentes et se laissait bercer par les bruits de la Coupe du Monde. Il rencontrait des étrangers. Des camerounais, des argentins, des vietnamiens. Tous avaient des histoires à raconter, des tours de magie à dévoiler. Et Skye se sentait vivant.
Les choses étaient plus compliquées que ça. Skye était plus compliqué que ça. Toute cette joie, cette fascination, cet engouement, tout ça pouvait s’éteindre d’un coup.

Les rires de la foule, les chants des supporters, les cris des enfants. Soudain, ça lui devenait insupportable. Comme une mélodie qu’on a trop écoutée. Alors qu’on l’aimait tant, alors qu’on connait les paroles par cœur, la simple idée de l’entendre une fois de plus vous fait mal à la tête, vous noue la gorge. Vous avez l’impression que vous allez devenir fou. Ce n’est pas un sentiment, c’est un dégoût physique.
Skye s’était éloigné de la forêt de tentes de Pré-au-Lard. Il avait grimpé une colline et observait le village de loin. Son cœur se calmait avec la solitude environnante. Il se coucha dans l’herbe haute et ferma les yeux. Parfois, il ne comprenait pas ce qui lui arrivait.

Le soleil était déjà haut dans l’azur du ciel. La faim commençait à se faire sentir. Autour de lui, des bruits d’animaux révélaient la présence de nombreux rongeurs. La panthère les aurait facilement tués. Ces derniers temps, il la laissait souvent faire. Aujourd’hui, l’idée de mettre fin aux jours d’un être vivant lui paraissait insupportable. Il était si versatile sur son humeur comme sur ses opinions, il se serait giflé.
Le griffon se releva et se dirigea vers le village. L’envie d’être seul n’était plus aussi pressante. Elle était de plus dominée par la faim. De nombreux foodtrucks parsemaient le campement et leur nombre s’élevait encore près de la fête foraine. Il y en avait de toutes les nationalités, pour tous les goûts, pour tous les régimes alimentaires. Et Skye ne pouvait pas profiter de ce festival de saveurs.

Les premières allées de tentes qu’il parcouru ne contenaient que peu de stands offrant de la nourriture. Ou alors rien de végétarien. Le campement était organisé par petits quartiers et celui-ci était visiblement assez huppé. Même de l’extérieur les tentes avaient l’air grandes. Elles étaient étonnement propres, malgré les orages qui avaient attaqués l’Ecosse ces dernières semaines, et certaines étaient même frappées aux armoiries de grandes familles. Skye dévisageait ces démonstrations de grandeur d’un air boudeur, appréciant moyennement l’étalement de la richesse.
Son regard tomba sur une tête blonde, cachée derrière un bouquin. Un bouquin sur les runes. Il n’avait pas besoin de voir son visage pour la reconnaître, il connaissait par cœur sa silhouette. Il connaissait cette manière de pencher légèrement la tête, de tracer les runes du bout des doigts. Probablement que, derrière ce livre, ses lèvres bougeaient aussi légèrement lorsqu’elle récitait le nom des runes. « Bonjour jeune homme ! Vous venez pour ma fille, j’imagine ? » Skye sursauta légèrement et leva les yeux vers la dame qui venait de lui parler. C’était le portrait craché de Katarina. Le griffon déglutit lentement sans répondre. Il ne s’était pas rendu compte qu’il s’était arrêté pour dévisager Kat. Quel con. La griffonne lui avait clairement fait comprendre qu’elle ne voulait pas qu’il rencontre ses parents. Voilà qu’il s’arrêtait comme un idiot devant sa tente pour la regarder d’un air niais et amouraché.

« Euh… je ne faisais que passer… »

Il avait balbutié d’un air sans doute un peu paniqué. Katarina lui avait présenté ses parents comme des personnes conservatrices qui ne permettraient pas qu’elle sorte avec quelqu’un d’autre que son fiancé. Et Skye lui-même n’avait pas une très haute opinion de personnes capables de fiancer leur fille de force. Pourtant, la dame lui sourit avec une grande gentillesse. « Katarina, tu as de la visite ! » La mère de Kat s’approcha de lui et lui agrippa le bras d’un geste vif. Skye croisa le regard paniqué de la griffonne et rougit. Merde, merde, merde. Il avait encore fait une connerie. Kata jeta un regard en direction de son père et Skye sentit sa gorge se nouer. Le patriarche Azarov, en discussion avec un autre homme, se contenta pourtant de le saluer d’un signe de tête. Le griffon répondit par un sourire tendu et se retrouva planté de force devant Kata. « Salut Skye, tu vas bien ? » Elle lui offrit un petit sourire auquel il répondit avec nervosité. Il avait cru créer la troisième guerre mondiale en se faisant attraper par la mère de Kat et voilà que tout le monde agissait comme si sa présence était la chose la plus normale au monde. La griffonne avait visiblement mal évalué la réaction de ses parents au sujet de ses relations. Si Skye devait s’en avouer soulagé, il restait cependant très gêné.

« Super. »
Sa réponse était un souffle qui avait bien failli ne pas sortir de sa bouche. Il se laissa quelques secondes pour reprendre contenance. « Excuse-moi, je ne voulais pas te déranger je… je revenais d’une ballade et je suis tombé ici par hasard. »

Il jeta un coup d’œil autour de lui pour désigner le « ici » et croisa le regard de la mère de Kat. Cette fois-ci, il réussit à ne pas mourir de peur en la regardant et lui sourit avec plus un peu d’aplomb. Il reporta son regard sur la griffonne, toujours un peu hésitant. Il ne savait pas s’il devait se présenter, laisser Katarina le présenter ou ne pas se présenter du tout. Merde. Il n’y connaissait rien à la manière de se comporter avec des sangs-purs. Il ferait le pire parti au monde pour Kata selon ses parents.

« Je devrais sans doute y aller. Je cherchais à manger de toute façon. Je voulais pas te déranger. »

Mal à l’aise, il se répétait un peu trop. Il fit une petite grimace en se tortillant sur place. Il aurait bien voulu demander à Kata de l’accompagner. De venir faire un tour à la fête foraine avec lui, de découvrir des spécialités étrangères et de monter sur la grande roue. Sauf qu’il ne savait pas comment le lui proposer sans que les parents de la griffonne ne cessent de se montrer aussi chaleureux. Car s’ils n’étaient pas les monstres de rigidité qu’il s’était imaginé, Skye était loin de se sentir confiant en leur présence.

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Katarina Azarova
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Très franchement, la blonde ne savait plus sur quel pied danser. On lui avait répété et martelé que l’honneur de la famille était plus fort que tout, qu’il y avait des limites à ne pas dépasser, et pourtant, alors que son petit ami débarquait comme une fleur devant sa tente, sa mère l’invitait joyeusement à les rejoindre et son père le saluait poliment sans s’indigner de sa présence… Alors que bon, ça se voyait, qu’ils n’étaient pas que des amis. Ça semblait faire beaucoup rire sa mère, et laisser son père complètement indifférent. Alors pourquoi n’arrêtait-elle pas de trembler intérieurement ? Skye n’était pas mieux, ça se voyait. « Excuse-moi, je ne voulais pas te déranger je… je revenais d’une ballade et je suis tombé ici par hasard. » Par hasard, hein ? Katarina trouvait ça un peu gros. Elle lui manquait. Il lui manquait aussi beaucoup. Ah, l’amour ! « Je devrais sans doute y aller. Je cherchais à manger de toute façon. Je voulais pas te déranger. » Il allait partir avant même qu’elle n’ait pu dire un mot ! Heureusement, sa mère intervint très vite sans se départir de son merveilleux sourire de femme rusée.

« Mais vous ne dérangez pas du tout, jeune homme, pensez-vous ! Ce n’est pas tous les jours que l’on peut rencontrer les amis de sa fille ! N’est-ce pas Katarina ? » La blonde ne put que lancer un regard reconnaissant à sa mère, la mieux placée pour savoir que la vie d’une femme sang-pure n’était jamais facile. « Allez, filez, vous deux ! Sortez donc ma fille de ses études, jeune homme, j’ai l’impression d’avoir élevé une vieille femme ! Profitez un peu de l’été avant qu’il ne finisse ! »

D’un geste vif, Helena se saisit du bouquin de sa fille, et elle força gentiment cette dernière à se lever avant de la pousser vers Skye. Ce fut en pouffant de rire que la blonde obtempéra, entraînant son camarade dans son sillage avec un bonheur mal dissimulé, laissant sa mère ranger le livre tandis qu’ils disparaissaient entre deux tentes. Katarina attendit de s’être suffisamment éloignée pour lui attraper la main, et finalement, se retourner sur la pointe des pieds, s’appuyer sur lui au point de presque le faire tomber, et l’embrasser spontanément. Ils faillirent se prendre les pieds dans les sardines d’une tente, et elle éclata de rire quand ils se stabilisèrent in extremis. Ses parents se fichaient bien qu’elle ait un petit ami. Sa mère les avait poussés dehors pour qu’ils passent du temps ensemble, et son père n’avait pas bronché. Ils s’en fichaient ! C’était tellement merveilleux. La vie était tellement belle. Et elle était tellement heureuse d’être avec lui.

« Bon ! Tu voulais aller manger, du coup ? Un endroit en particulier ? » Elle sourit spontanément. « Il faut qu’on trouve un food-truck français ! Depuis le temps que tu me parles de la merveilleuse gastronomie de France, j’ai envie d’en profiter ! »

Main dans la main, ils se perdirent dans la foule à la recherche d’un food-truck français. Malheureusement, ils trouvaient plus de friandises et de tentes anglaises que le reste. Mais ce n’était pas bien grave. Le seul fait d’être avec Skye faisait son bonheur. Il avait l’air un peu morose, mais elle s’efforçait de ne pas faire attention. De ne surtout pas penser à ce que Thomas lui avait dit. Que Skye était lunatique, et pouvait parfois devenir dangereux. Ce qu’il pensait des sangs-purs et de leurs mariages forcés. Mais alors, qu’est-ce qu’il pouvait bien penser d’elle ? Malgré tous les efforts qu’elle faisait, la considérait-il comme les autres sangs-purs ? Comme une pimbêche qui, au final, se détournerait de lui pour plaire à sa famille ? Elle n’espérait pas. Mais il fallait qu’elle pense à autre chose avant de totalement déprimer. Ce serait tellement dommage de plomber sa journée en amoureux de la sorte.

Heureusement, la trouvaille fortuite d’un food-truck apparemment français la sortit de cette morosité passagère. Enfin, français… L’origine des frites n’ayant pas été prouvée, belges et français se disputant son invention, c’était presque de la nourriture française. Quoi qu’il en soit, c’était super bon. Ses parents n’étant pas adeptes de la nourriture peu raffinée, elle n’était pas habituée à en manger. Et pourtant, qu’est-ce qu’elle ratait ! C’était super bon ! Alors qu’ils déambulaient, elle eut la surprise de trouver une tente russe, et y tira Skye pour acheter le dessert, des gâteaux de thé très légers et extrêmement bons, parfumés à la vanille, extrêmement légers et très appréciés quand il faisait chaud. Elle était tellement contente d’en trouver ! Une fois sortie de la tente, elle en sortit un du sachet en papier et le tendit à Skye, se fendant d’un sourire heureux qui, quelque part, n’admettrait aucune contradiction.

« Tiens, goûte ça, tu me diras ce que tu en penses ! »

Il attrapa le gâteau, et elle en saisit un autre pour elle. C’était aussi bon que dans ses souvenirs. Si doux, si frais ! Elle se faisait violence pour ne pas manger tout le paquet. Ça ne semblait cependant pas plaire à Skye. Venait-il vraiment de grimacer ? Surprise, elle termina son propre gâteau, et oublia d’en prendre un autre. Ce n’était pas si étrange, qu’il n’aime pas. La nourriture russe était particulière, et il n’avait pas aimé la vodka. Peut-être que les gâteaux de thé ne lui plaisaient pas non plus. Mais qu’il grimace comme ça… C’était étrange. Comme si le gâteau avait un goût vraiment atroce. Comme s’il avait mordu dans une dragée surprise au goût de poubelle. Ce n’était quand même pas si atroce, non ?

« Qu’est-ce qu’il y a, Skye ? Pourquoi tu es si bizarre ? » Elle se mordit la lèvre. Elle ne voulait pas dire ça comme ça. Trop tard. Tant pis. « Je ne pense pas que ce soit aussi mauvais qu’une dragée surprise… Et depuis quelques temps, tu es vraiment bizarre… »

Elle se tut. Eh merde ! Elle qui voulait passer une journée tranquille avec son copain, elle allait finir par se disputer avec lui pour des conneries. Mais c’était trop tard maintenant, le sujet était lancé, il allait être difficile à désamorcer sans en venir à bout. Mais d’accord, ça lui allait. En bonne Gryffondor, elle affrontait les problèmes de front, et estimait – espérait – que son couple serait assez fort pour tenir le coup. Ça ne devait pas être si grave, après tout. La présence de sa mère ? Sa petite sœur un peu étrange par moments ? Katarina n’était pas curieuse. Elle avait remarqué que parfois, mais toujours à toutes les nuits de pleine lune, Skye ne sortait pas avec elle dans le parc. Elle savait qu’il restait avec Ariel. Etait-elle une louve ? Elle s’en fichait complètement. Elle aimait bien Ariel, et ce n’était pas un petit problème de fourrure qui changerait ça.

« J’ai croisé un Serpentard, au début de l’été… Thomas, il s’appelle. Il avait la gueule complètement refaite, et il m’a dit que c’était ton œuvre. Que tu avais de forts aprioris sur les sangs-purs. » Elle se tut. Et sa voix se cassa légèrement. « Est-ce que tu me méprises aussi, Skye ? Parce que je suis une sang-pure ? »

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Skye M. Krushnic
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Comment avait-il réussi à atterrir chez les Gryffondors, Skye ne réussissait pas à le comprendre. Pris en étaux entre Katarina et sa mère, le patriarche lui lançant de temps en temps des regards, le noble lion n’en menait pas large. Il tentait de faire face avec un sourire qui se voulait confiant mais qui se transformait bien trop souvent en de grimaces timides. Affronter un chien à trois tête pour une renarde, il n’y avait pas de problèmes. Quand il s’agissait de se montrer courageux face aux parents de sa copine, ça rigolait moins. « Mais vous ne dérangez pas du tout, jeune homme, pensez-vous ! Ce n’est pas tous les jours que l’on peut rencontrer les amis de sa fille ! N’est-ce pas Katarina ? » Alors que Kat lançait un regard reconnaissant à sa mère, Skye lui jeta un coup d’œil étonné. Il n’en revenait pas que les parents de la griffonne soient aussi gentils. « Allez, filez, vous deux ! Sortez donc ma fille de ses études, jeune homme, j’ai l’impression d’avoir élevé une vieille femme ! Profitez un peu de l’été avant qu’il ne finisse ! » Ce fut le premier sourire sans gêne qui franchit les lèvres du griffon. Cette fois-ci il osa affronter le regard de la matriarche Azarova et constata la ressemblance avec sa fille. Helena posa une main ferme dans le dos de Skye et le poussa en avant, loin de la tente. Il rigola doucement et, avant de disparaitre dans le sillage de Kat, se retourna vers la mère de famille. « Merci, madame. » Il lui envoya un sourire étincelant, réellement reconnaissant. Il n’avait jamais été aussi heureux d’une erreur de jugement de Kat. À cet instant, il n’arrivait pas à concevoir que les parents de la griffonne la forceraient à épouser Kamen. À cet instant, il avait confiance en l’avenir.

Lorsque Katarina s’appuya contre lui pour déposer ses lèvres sur les siennes, Skye vacilla un instant. Ça faisait longtemps qu’il ne l’avait pas vu aussi libérée. Il recula légèrement, afin de capter le regard de la jeune fille et de lui offrir le plus grand des sourires, mais le tendeur d’une tente le prit en traître. Dans les bras l’un de l’autre, ils faillirent trébucher. Faillirent. Tant qu’ils seraient serrés l'un contre l'autre, rien ne pourrait les déstabiliser. Alors ils restèrent debout, riant.

« Il faut qu’on trouve un food-truck français ! Depuis le temps que tu me parles de la merveilleuse gastronomie de France, j’ai envie d’en profiter ! » Skye éclata de rire. La gastronomie française. Tout un monde. Il imaginait déjà lui présenter des cuisses de grenouilles ou des escargots de bourgogne. Histoire de l’introduire au plus fun et au plus cliché dans un premier temps. « A tes risques et périls. Tu sais ce que disent les anglais : frog-eaters. Mais je suis sûr que tu sauras apprécier nos grenouilles à leur juste valeur. » Ils s’enfoncèrent alors dans la foule à la recherche d’un food-truck français. Skye se demandait bien ce qu’il pourrait trouver. De la bouillabaisse ? Du gratin dauphinois ? Du coq au vin ? S’il aurait apprécié voir la tête de Katarina devant les cuisses de grenouilles, il espérait aussi qu’elle pourrait apprécier les plats plus communs.

Aucun food-truck français ne fit face, malheureusement. Ils s’arrêtèrent devant ce que les belges appellent une baraque à frite. French fries. Ça ferait l’affaire. D’autant plus que belges ou françaises, ces frites ne pouvaient qu’être meilleures que ces choses molles et informes que servaient ces anglais, handicapés de la cuisine. Si Skye était loin d’être chauvin, il avait cependant quelques difficultés avec la nourriture britannique. Pas que le goût des aliments ait une quelconque importance ces derniers temps.
Dégustant leurs frites, les deux griffons traînaient entre les tentes. Skye essayait de faire bonne figure malgré le goût aigre de l’aliment et, pour une fois, ce n’était pas trop difficile. Dernièrement il avait du mal à sourire sincèrement ou mimer l’amusement. Aujourd’hui, la réaction de la mère de Katarina l’avait mis de bonne humeur. Il essayait donc de cacher aux mieux son dégoût à chaque bouchée et se concentrait sur leurs discussions. À un moment, avec une exclamation de joie, Kata l’attira dans une tente d’où s’échappait un fumet sucré. Des pâtisseries russes s’étalaient devant lui et la blondinette en acheta plusieurs. Skye déglutit. Les frites lui avaient coupé l’appétit, seule chose qu’il demandait ces derniers temps, et il était peu enthousiaste à l’idée de devoir à nouveau manger. Katarina lui sourit avec tant de joie que le griffon n’eut pas le cœur de refuser lorsqu’elle lui tendit le paquet. « Tiens, goûte ça, tu me diras ce que tu en penses ! » Skye sourit à son tour et, désireux de finir rapidement ce dessert, enfourna une grosse bouchée. Une trop grosse bouchée. Le goût du sang l'attaqua, écœurant. Pris d'un haut le cœur, il détourna le regard, grimaçant. Skye amorça un début de métamorphose. La panthère avait plus de facilité à supporter ce goût. Il finit d’avaler la pâtisserie et s’apprêtait à sourire à Kat pour lui signifier que c’était bon lorsqu’il capta son regard. Elle avait bien vu sa grimace de dégoût. « Qu’est-ce qu’il y a, Skye ? Pourquoi tu es si bizarre ? » Il fronça les sourcils, touché en plein cœur. Bizarre ? Elle le trouvait bizarre. Skye ne comprenait pas cette réaction. Il n’avait pas apprécié sa pâtisserie, c’était pas un drame. Le terme bizarre, lui, était insultant. Blessé, il ouvrit la bouche mais la garda inutilement ouverte, s’efforçant de ne rien répondre qu’il pourrait regretter par la suite. « Je ne pense pas que ce soit aussi mauvais qu’une dragée surprise… Et depuis quelques temps, tu es vraiment bizarre… » Il lui jeta un regard glacé, offensé. Il faisait tout pour garder la face, pour ne pas qu’elle s’inquiète pour lui et voilà qu’elle s’énervait parce qu’il n’aimait pas sa putain de pâtisserie. Pire, ça faisait quelques temps qu'elle le trouvait bizarre sans lui en parler. Skye sentait le sang lui monter à la figure et battre au niveau de ses tempes. Il aurait sans doute été moins heurté par ces propos s'ils n'avaient pas été justifiés. « Bizarre… Putain, Kat, pas besoin de te montrer insultante parce que je n’ai pas aimé ton dessert. Calme-toi. » Il avait grincé des dents. Ne pas se montrer plus violent dans ses propos lui avait demandé un effort. Peut-être que c’est parce qu’il devait gérer la présence de son imbécile de mère, qu’il était si bizarre ? Peut-être que c’est parce qu’il devait gérer le fait que sa copine ait honte de lui et refuse de le présenter à ses parents –qui, soit dit en passant, n’étaient absolument pas les monstres qu’elle avait dépeint. Au contraire, ils avaient donné leur bénédiction pour qu'ils aillent se promener ensemble. Skye n’arrivait pas à croire qu’elle gâche ce moment pour quelque chose d’aussi futile qu'une pâtisserie.

« J’ai croisé un Serpentard, au début de l’été… Thomas, il s’appelle. Il avait la gueule complètement refaite, et il m’a dit que c’était ton œuvre. Que tu avais de forts aprioris sur les sangs-purs. » Skye ferma un instant les yeux et se passa une main devant le visage, comme pour essayer de rassembler ses idées. Evidemment. Evidemment que le de La Rivière n’allait pas laisser couler cet accès de violence. Bella était déjà venue le voir, visiblement fatiguée de voir que les griffons se comportaient ainsi envers son… copain ? Skye ne comprenait pas trop ce qui se passait entre son amie et cette vipère, il aurait bien voulu jouer les moralisateurs mais les circonstances faisaient qu’il n’avait pas trop le droit de jouer ce rôle. Il s’était donc contenté de marmonner des excuses tout en essayant de ne pas mourir de honte. Bien sûr, Thomas n’en était pas resté là. Il en avait parlé à Katarina. Il avait essayé de la monter contre lui. Il mériterait bien une deuxième raclée. « Est-ce que tu me méprises aussi, Skye ? Parce que je suis une sang-pure ? » Skye releva les yeux sur Kat d’un air paniqué. Était-elle sérieuse ? Pensait-elle réellement qu’il la méprisait ? Un petit clown dansa un instant devant les yeux du griffon. Katarina aime ses parents et elle aime son frère. Elle ne les laissera jamais tomber. Eux non plus ne la laisseront jamais tomber. Skye serra les poings avant de se rapprocher un peu trop vivement de Katarina et de la saisir pour l’amener contre lui. « Ne dis pas ! Ne pense pas ce genre de choses… » Il était terrifié, le petit lion. Terrifié que le pire de lui gâche le meilleur de Katarina. Elle avait tout à perdre si elle ne réussissait pas à convaincre ses parents d’annuler ses fiançailles. Mais le clown avait aussi raison, quelque part. Si Skye n’avait rien à perdre, il avait tout à gagner. Pire, maintenant qu'il avait gagné le cœur de Kat, il ne pouvait que le perdre. Et cette idée le paniquait. « Ce ne sont pas les sangs purs que je méprise mais les idées que certains véhiculent. Les idées que cet imbécile de Thomas véhicule par sa simple présence. Je… » Il inspira, il ne savait pas quoi dire pour sa défense. Il avait pété les plombs. Il avait tabassé le serpent sans raison valable. Juste parce qu’il était frustré de ne pas pouvoir être présenté à la famille de Katarina, parce que le de La Rivière était le symbole de ces traditions sang pures. Il n’avait aucune excuse. Il explosait si facilement ces derniers temps. Il n’avait jamais aucune excuse. « Je n’aurais jamais dû m’en prendre à lui, ni dire ce que je lui ai dit. Mais ne crois pas une seule seconde que je te méprise ou que je t’associe aux puristes. » Je t’aime, bordel.

Skye passa une nouvelle main fatiguée devant sa figure avant d’attirer Kat avec douceur vers un banc à quelques mètres de là. Savoir que la griffonne avait été au courant depuis plusieurs semaines de sa violence envers Thomas et ne le lui en avait jamais parlé, ne le lui avait jamais reproché, ça lui faisait mal. Mal de savoir qu’elle avait gardé ça pour elle. Il s’assit sur le banc. « Faudrait peut-être qu’on parle. » Parler. Activité pour laquelle il était le moins doué au monde. Les mots n’arrivaient jamais à sortir comme il le voulait. Ils s’embrouillaient, empiraient les choses. Mais Katarina méritait quelques éclaircissements. « Si t’as des questions sur ce que je pense de toi ou mon comportement, pose les. Mais ne garde pas tes sentiments pour toi, d’autant plus s’ils sont négatifs. Je… merde, ça me fait mal de penser que tu me trouves bizarre. »


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To be human
And in the middle of my chaos there was you. ▬ I felt you walk right through me. You're the thing that I invoke, my all persistent goal, sent to make me crazy. And though it's hard now with time, it works out. To be human is to love even when it gets too much, I'm not ready to give up
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