Lumos


Les gobelins de Mumblemumps
Le staff à votre service
Version 6
La version six est enfin arrivée ! Nouveau design, nouveau codage,
nouvel évènement, c'est l'anniversaire du forum et la rentrée, venez fêter avec nous !
Découvre tout ici
Joyeux anniversaire !
Mumblemumps vient de souffler sa première bougie. Venez la célébrer avec nous !
Plusieurs animations ont été mises en place pour festoyer comme il se doit !
Jette un oeil aux animations !
Besoin d'Aurors !
Nous manquons d'Aurors à Poudlard et à Pré-au-Lard,
nous en attendons avec impatience !
Pour en savoir plus
AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  Connexion  

Partagez | 

Freedom is what we do with what is done to us. (Anna & Maddox)

Anna MacMillan
Consumed by the shadows
avatar
Modo
Maison/Métier : Cinquième année à Serpentard.
Célébrité : Mackenzie Foy.
Pseudo : Champifeuille. Âge : 26 Parchemins : 72 Gallions : 130 Date d'inscription : 09/07/2017
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mumblemumps.com/t2094-anna-broken-doll http://www.mumblemumps.com/t2120-anna-0-days-without-sarcasm http://www.mumblemumps.com/t2121-anna-i-dont-give-a-hoot http://www.mumblemumps.com/t2069-journal-d-un-champignon

Freedom is what we do
with what is done to us.


Flashback Septembre 1999

« N’oubliez pas, je veux trois rouleaux de parchemins sur les loups-garous pour le prochain cours. » Les élèves quittèrent la salle de cours en parlant entre eux. Anna leur emboîta le pas sans se mêler aux conversations. Elle n’en avait pas envie. Elle détestait ne pas comprendre ce que les gens disaient, et avait l’impression que les nouveaux venus ne saisissaient pas l’histoire de l’école, et ce qu’il s’était produit ici, à peine un an auparavant. Ce que de nombreux sorciers avaient subi à cause d’un groupe d’imbéciles persuadés que la pureté du sang devait l’emporter sur tout le reste. Elle s’en tenait éloignée, pour le moment. Elle n’avait rien contre eux, mais elle continuait à penser que leur place n’était pas ici. Leurs éclats de rires étaient déplacés dans le château encore endeuillé. Cette opération com’ du ministère était stupide. Qu’est-ce qu’ils pensaient ? Que fréquenter des français et des russes aideraient ceux qui avaient souffert à s’ouvrir à nouveau à la vie ? Eh bien ils avaient tort. Serpentard s’était remplie d’abrutis intimement sûrs que leur sang leur valait tout, à commencer par une place de choix dans la plus bâtarde des quatre maisons. Anna avait pris le parti de rester silencieuse. Alors on lui fichait la paix. Ça lui allait très bien.

Elle n’avait pas cours, après ça. Son prochain cours aurait lieu dans quelques heures, ça lui laissait le temps de vagabonder, bien qu’elle ne sache pas trop quoi faire. Se poser à la bibliothèque, pour commencer ces trois rouleaux que le prof leur avait demandés ? Se trouver un coin tranquille dans le parc pour passer le temps ? Elle ne savait pas trop. Elle déambulait un peu au hasard dans les couloirs, esquivant souplement les groupes d’élèves qui parlaient et qui riaient. Plutôt petite, plutôt discrète, elle réussissait à se faufiler sans attirer l’attention sur elle. C’était parfait. Elle n’aimait pas trop qu’on l’embête, qu’on lui parle pour ne rien dire, qu’on se mêle de ses affaires. Depuis les sombres évènements du règne du Seigneur des Ténèbres, elle s’était renfermée sur elle-même, devenant plus dure, plus froide, plus agressive quand on lui cherchait des ennuis. Quelques Serpentard en avaient vite fait les frais, en début d’année, en la prenant pour une née-moldue traumatisée par Azkaban. L’un d’eux avait fait un vol plané, elle avait cassé le poignet d’un deuxième, et le troisième avait préféré s’enfuir quand elle l’avait désarmé d’un mouvement souple. Elle n’avait plus du tout envie de se laisser faire.

Elle tourna à l’angle d’un couloir. Et se figea. Devant elle, dans un groupe, il y avait un garçon, qu’elle reconnaissait beaucoup trop clairement pour que ses souvenirs ne refassent pas surface. La cellule grise et glaciale, le vent, la pluie, les corps se pressant contre les autres pour récupérer un peu de chaleur. Il était là, dans son enfer, dans son cauchemar. Il était à Azkaban. Sans trop réfléchir, elle se rapprocha. Il fallait qu’elle lui parle. Azkaban lui apparaissait comme un sombre cauchemar, qui la réveillait en sursaut la nuit et qui l’empêchait de se rendormir pour ne pas y retourner, et ne jamais en sortir. Elle ne l’avait vu ni au moment de sa sortie, ni à l’hôpital, ni après. Elle l’avait cru mort. Et elle l’avait balayé, comme le reste, pour se focaliser sur sa propre reconstruction. Mais elle savait qu’il était à Poudlard, bien qu’elle ignore son nom. Et ce n’était pas à Azkaban qu’elle allait lui demander, puisqu’ils étaient tous persuadés qu’ils allaient mourir là comme la vermine qu’ils étaient aux yeux de la société magique. Le voyant se détourner pour partir, elle tendit le bras pour saisir son poignet, avant de le lâcher, comme si elle s’était brûlée. Elle avait oublié. Depuis Azkaban, elle avait du mal avec le contact humain. Cependant, elle avait attiré son attention, et il se retourna vers elle, se demandant sans doute ce qu’elle lui voulait.

« Hey, euh… » Blocage. Elle ne voulait pas parler d’Azkaban, mais elle avait agi sans réfléchir. La reconnaissait-il, au moins ? « Je me demandais si tu étais toujours vivant. Je suis bien contente de voir que oui. »

Elle ne savait même pas s’il la reconnaissait, mais elle commençait à se sentir mal à l’aise. Quelle idée stupide d’aborder un garçon inconnu pour lui rappeler l’une des périodes les plus sombres de sa vie ! Mais c’était une période qu’ils avaient traversé ensemble. Ils s’étaient croisés dans les couloirs de l’école, et en se reconnaissant en enfer, ils étaient restés proches de l’autre, pour garder un repère de leur vie d’avant, et ne pas sombrer dans la folie comme d’autres l’avaient fait. Si elle l’avait enlevé de son esprit, c’est parce qu’elle n’avait plus eu de nouvelles de lui après ça, et qu’elle avait préféré compartimenter cette information plutôt que de se torturer le cerveau en cherchant une personne dont elle ignorait jusqu’au nom.

« Euh, je suis désolée de t’avoir attrapé le bras comme ça. Tu dois sans doute avoir cours, je te retiens pas plus longtemps, désolée. »

Pourtant, elle ne voulait pas partir. Elle était vraiment, sincèrement, ravie de le savoir en vie, et elle espérait que tous les autres l’étaient aussi, bien qu’elle en doute. Tout le monde n’avait pas tenu le coup, et en fermant les yeux, elle revoyait encore les détraqueurs récupérer des corps probablement sans vie pour les emmener eux seuls savaient où. Mais eux deux, ils s’en étaient sortis. C’était un miracle. Et il était peut-être temps de lui demander ce qui ne leur avait jamais traversé l’esprit à Azkaban.

« Je m’appelle Anna. Et toi ? »

_________________
anna macmillan
Comment je me suis fâchée avec tout le monde, je ne sais plus très bien. Longtemps, j'ai cru aimer les autres. Peut-être que je croyais les aimer parce que je voulais qu'ils m'aiment. Vous voulez toujours que les autres vous aiment. Enfin, vous croyez. C'est des gens bizarres, les autres. Vous pensez qu'ils sont comme vous.  Et pas du tout. Ils sont comme les autres. J'aime pas les autres.

Revenir en haut Aller en bas
Maddox Berkeley
Consumed by the shadows
avatar
Élève de Serdaigle
Maison/Métier : 2e année de GISIS Médecine magique
Célébrité : Matthew Daddario
Pseudo : Estelle ⊹ .sparkle Âge : 26 Parchemins : 1122 Gallions : 1343 Date d'inscription : 28/02/2017

Feuille de personnage
Liens:
Inventaire:
Épidémie:
0/0  (0/0)
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mumblemumps.com/t1334-if-i-don-t-see-it-it-doesn-t-ex http://www.mumblemumps.com/t1340-maddox-liens-rp http://www.mumblemumps.com/t1433-maddox-je-vous-presente-chouette
En ligne

Maddox & Anna
freedom is what we do
with what is done to us
Ces derniers jours étaient difficiles pour Maddox. La rentrée venait à peine d’avoir eu lieu et il était déjà épuisé. Il dormait mal, il était sur ses gardes en permanence, il voyait le mal partout. Il ne faisait plus confiance à personne ou presque. Il ne savait plus qui croire de ses anciens amis, certains avaient complètement changé depuis la fin de la guerre, comme Rowan Moore. D’autres étaient toujours les mêmes, comme Flynn et Hope. Ils faisaient partie des rares élèves à qui Maddox faisait encore confiance. Il y en avait quelques autres, bien sûr, mais Maddox avait tellement peur, il évitait un peu tout le monde pour le moment. Ce jour-là, justement, Maddox était en compagnie de Flynn et Hope. Ces deux-là ne s’entendaient pas vraiment, mais pour le Serdaigle, ils faisaient quelques efforts. Maddox avait besoin d’eux. Flynn était comme un frère pour Maddox. Il lui ferait aveuglément confiance. Hope lui avait tenu compagnie l’année passée par ses lettres et ils s’étaient rencontrés pendant l’été et rapprochés. Il fallait qu’il aille voir le professeur Abberline pour lui donner de ses nouvelles. Elle lui avait écrit des lettres après sa sortie de prison, mais il n’y avait jamais répondu. Il avait décidé d’aller la voir avant qu’elle ne cherche à l’approcher au moment où il ne serait pas prêt à parler. Mais à l’instant où il s’en allait, il se sentit retenu en arrière. Une main s’était accrochée à son poignet et il sursauta, son cœur rata un battement de panique. Quand il allait retirer d’un geste vif son poignet, la main l’avait déjà lâchée, comme si elle avait réalisé son erreur. Maddox se retourna pour voir qui venait de l’attraper et ce qu’on lui voulait. Il était prêt à sortir sa baguette s’il le fallait pour se défendre, mais il savait qu’en réalité, s’il y avait un réel danger, il ne ferait que prendre ses jambes à son coup. Il n’avait pas la force de se battre, il ne l’avait jamais eu. Toute sa vie, il avait fui. Et quand il ne l’avait pas fait, il finissait toujours par le regretter. Face à lui, une jeune fille âgée de quelques années de moins que lui. Il mit quelques secondes à la reconnaître avant de se figer sur place. Il la connaissait d’Azkaban. Il l’avait reconnue là-bas car il l’avait déjà vue dans les couloirs de Poudlard. Elle était née moldue, comme lui. On lui avait réservé le même sort. Incapable de dire quoique ce soit, il resta face à elle comme un idiot en attendant qu’elle lui dise ce qu’elle lui voulait. « Hey, euh… » Ils se regardèrent un long moment sans rien dire. Elle semblait elle aussi avoir du mal à lui parler. Pourtant elle était celle qui l’avait attrapé. Maddox l’observa. Elle était à Serpentard. Pas étonnant qu’il ne la reconnût qu’à peine. « Je me demandais si tu étais toujours vivant. Je suis bien contente de voir que oui. » En effet, il était encore vivant sinon il ne se trouverait pas face à elle. Maddox était surpris qu’elle se soit posé la question, ce n’était pas comme s’ils avaient discuté quand ils étaient en prison. Il se demandait pourquoi elle avait pensé à lui. Il était trop surpris pour avoir la moindre réaction et il devait paraître froid à cet instant. Des tas de sentiments l’envahissaient. C’était comme s’il était retourné à l’époque où ils étaient tous les deux enfermés pendant quelques secondes. Il dût se rappeler qu’il était sorti d’Azkaban pour pouvoir à nouveau bouger. S’en suivit une terrible honte. A la fin de leur emprisonnement, ils étaient vraiment dans un sale état au point de devoir être hospitalisé plusieurs jours. Des souvenirs qu’il voulait enterrer et ne plus jamais déterrer. Maddox sentait la présence de Flynn dans le coin, même si Hope était partie, Flynn veillait. Il devait savoir que son ami n’était pas très à l’aise, mais il avait choisi de ne pas intervenir. En fait, la jeune fille de Serpentard et lui n’avaient vraiment pas l’air à leur aise.

« Euh, je suis désolée de t’avoir attrapé le bras comme ça. Tu dois sans doute avoir cours, je te retiens pas plus longtemps, désolée. » Dit la jeune fille à Maddox. Il sortit alors un peu de sa torpeur et baissa les yeux vers son bras. Il n’y avait pas de mal, il avait juste été surpris, puis replongé dans ses souvenirs. Elle n’avait pas à s’excuser, il n’avait jamais beaucoup aimé le contact et la prison n’avait pas amélioré les choses. Il n’avait pas non plus cours dans l’immédiat. Une rencontre des plus étranges entre deux ex-prisonniers. Il s’attendait à la voir fuir, cependant la jeune fille resta plantée face à lui. « Je m’appelle Anna. Et toi ? » Anna. Mettre un prénom sur un visage rendait ce qu’ils avaient vécu plus réel. Maddox fit un signe de la tête à Flynn pour lui dire qu’il n’avait pas à s’inquiéter et qu’il pouvait les laisser. C’est d’ailleurs ce qu’il fit. Seul face à Anna, Maddox répondit : « Moi c’est Maddox. » Elle venait probablement d’entendre sa voix pour la première fois. A Azkaban, personne ne parlait. Enfin, ce n’était pas tout à fait vrai. Ceux qui venaient d’arriver essayaient. Ils n’avaient pas encore perdu tout espoir. Jusqu’à ce que le silence revienne. De temps en temps, ils entendaient des cris. Mais les conversations n’avaient jamais lieu. Le Serdaigle observa à nouveau Anna. Elle avait l’air d’être en forme, plus ou moins. Il se doutait qu’elle ne devait pas beaucoup dormir comme lui et que les détraqueurs hantaient encore ses cauchemars. Anna était la première qu’il croisait de son passé de prisonnier, si on ne comptait pas celui qui l’en avait délivré : Aldous. « Je n’ai pas de cours dans l’immédiat… Désolé d’avoir réagi un peu froidement. » Un peu, le terme était faible. Il s’en voulait. Elle ne l’avait probablement pas mérité, après tout, ils avaient traversé la même chose. Maddox fit signe à Anna de le suivre pour qu’ils s’éloignent un peu des salles de classe et qu’il y ait un peu moins de monde autour d’eux. « Je suis content de voir que tu es toi aussi toujours en vie… J’avoue qu’après ma sortie, j’ai essayé de ne plus penser à Azkaban… C’est presque impossible, mais bon… » Le Serdaigle y était parvenu parfois en écrivant à ses amis, en en rencontrant certains. Il avait fini par dormir plus paisiblement. Mais depuis la rentrée, son état mental n’avait fait qu’empirer. « Quel âge as-tu, Anna ? » La jeune fille n’était probablement même pas majeure à l’époque où elle avait été enfermée. Il se sentait tellement triste pour elle et sa famille. Il se demandait comment elle avait tenu le coup. Elle devait être incroyablement forte. Elle avait l’air forte, plus forte qu’il ne l’avait jamais été.
Mumblemumps ϟ Tous droits réservés.

_________________
if not now...
then when?
Revenir en haut Aller en bas
 
Freedom is what we do with what is done to us. (Anna & Maddox)
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Ki manti sa -a ???- Rapport de Freedom House /sujet fusionne
» freedom for Leonard Peltier!
» City of Heroes Freedom
» DORIAN † Enjoying of your freedom, you're alive
» A great day for freedom (19/06, 19h42)

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Mumblemumps :: Elsewhere :: flashback-
Sauter vers: