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Waiting for the end • Les frères Rosenberg

Alexis M. Abberline
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Johannes & Zephyr & Alexis
Waiting for the end
La fin d'année était finalement arrivée, elle était toute proche. Je ressentais un certain soulagement. Je ne pouvais déterminer concrètement comment se déroulerait l'été mais je voulais croire que le temps festif de la période de l'année me permettrait de me remettre des émotions fortes et en montagne russe que j'avais vécues cette année. Je voulais réellement y croire. J'avais besoin de souffler un peu, non pas parce que je me sentais mal par rapport à tout ce qui avait pu se dérouler mais juste que respirer un peu ne me ferait pas de mal. J'avais cru l'amour de ma vie perdu, j'avais désespéré et aujourd'hui, l'espoir avait pu renaître de ses cendres en moi. Je voulais tellement croire que l'avenir serait plus facile entre nous mais j'avais conscience que rien n'était jamais gagné dans la vie. Je sentais que notre équilibre restait précaire et que lentement nous retrouvions nos marques l'un avec l'autre mais je ne lui avais toujours pas avoué la raison de mon silence soudain il y a quelques années. Je ne sais pas pourquoi je n'osais pas lui en parler alors que je pressentais que ça pourrait le rassurer. Pourtant chaque fois que j'avais senti que le moment était propice aux confidences, je m'étais dégonflée bêtement. Je voulais attendre que le stress des examens, de la fin d'année scolaire soit derrière moi pour prendre le temps de m'asseoir calmement avec Johannes et lui ouvrir mon cœur en espérant qu'il ne m'en veuille pas trop de lui avoir caché l'objet de mes tourments à l'époque. Je préférais ne gérer qu'une chose à la fois mais surtout j'espérais que de jour en jour, notre relation se renforce suffisamment pour ne pas souffrir de cet aveu. Entre temps, je m'efforçais de ne pas trop m'en faire alors que je m'inquiétais pour ces élèves qui allaient quitter mon giron protecteur plus que de raison mais surtout pour cette épidémie qui gagnait du terrain et qui bouleversait de plus en plus la magie au sein des murs de l'école si chère à mon cœur Je ne pensais pas être infectée mais pourtant, j'avais vécu quelques mésaventures dernièrement et je me demandais à quel moment, nous ne serions plus en mesure de cacher l'horrible vérité à ceux qui évoluaient entre les murs défaillants de la célèbre école de sorcellerie. Je sentais que nous serions bientôt rattrapés par nos cachotteries car il était manifeste que l'ombre étendait sa toile sur nous tous et nous menacer d'une manière bien cruelle.

Je venais de terminer une journée à corriger des travaux dans mon bureau jusqu'à une heure bien tardive ayant raté l’heure du repas depuis un bon moment quand mon ventre se manifesta bruyamment. Je ne pus retenir un petit rire solitaire dans les couloirs alors que mes pieds semblaient connaître mieux que moi la direction des cuisines prenant les commandes sur mon corps. J'étais une rêveuse et mon esprit vagabonda assez spontanément sans même que je me rende compte que j'approchais du lieu désiré mais plus encore sans avoir reconnu la silhouette qui avait la même destination que moi. Avoir été plus attentive, j'aurais très certainement choisi de faire demi-tour et de changer mes plans. Je n'avais pas envie de me retrouver à nouveau dans la même pièce que celui dont je venais de reconnaître l'allure alors que j'étais déjà bien trop proche de lui. J'aurais dû faire plus attention car je ne me sentais pas l'envie ou le courage de lui faire face aujourd'hui. Mais fuir maintenant aurait été comme avouer que j'avais peur de lui ou qu'il m'impressionnait et il n'en était pas question. Ma peau se couvrit instantanément de chaire de poule alors que mon sourire s'envola dans la seconde où mon regard se porta sur lui. Ses cheveux étaient rouge vif, signe qu'il ne devait pas être de bonne humeur mais j'étais toujours un peu trop distraite. Je l'ignorais simplement en passant devant lui pour chercher de quoi me contenter mais j'étais contrariée de partager le même espace que lui et faisant allusion à notre dernière rencontre, je ne pus me retenir de lui faire un petit rappel de mes mots acerbes. « J'en reviens pas que personne ne t'aie encore réglé ton compte Zephÿr. J'avais pourtant espéré que tu sois crevé depuis notre dernière rencontre. Je suis vraiment déçue. Tu veux pas mourir? Ça nous ferait des vacances? » Comme pour mieux l'insulter, je ne prends même pas la peine de le regarder jusqu'à la fin de ma phrase plus intéressée par chercher de quoi manger que par sa présence. Je ne sais pas pourquoi j'avais besoin de me comporter comme une garce avec lui mais disons qu'il m'agaçait et que parfois, il m'arrivait d'être rancunière. J'avais du mal à enterrer la hache de guerre même si ça aurait sans doute mieux valu pour chacun. Je trouve une pomme et viens m'appuyer au mur en lui faisant finalement face croquant nonchalamment dans ma pomme en attendant qu'il me réponde.
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Zephyr Rosenberg
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Waiting for the end
Abberline & Rosenberg Brothers
Durant le mois Juin, les tâches du garde-chasse étaient moins nombreuses, merci aux examens qui pointent le bout de leur nez. Les élèves se dirigent généralement vers la bibliothèque, ou se retrouvent dans leurs salles communes respectives pour étudier. Il a donc moins d’élèves à surveiller du coin de l’œil dans le parc. Évidemment, il y a toujours de petits malins pour ne pas faire comme tout le monde, sinon les choses seraient beaucoup trop simples. La veille, il a donc été de corvée pour une retenue dans la forêt interdite avec deux élèves. A croire que réviser ne les fatigue pas assez... s’ils révisent, n’est-ce pas ? Il a passé la journée entière à nettoyer le parc, à jardiner. Il aurait aimé utiliser la magie pour aller plus vite, mais il n’a pas eu le courage de se confronter à un nouvel échec. L’épidémie prend visiblement de l’ampleur dans l’école, et cela ne le rassure pas. Les tests quelques mois plus tôt n’ont plus été évoqués, et il a la boule au ventre à s’imaginer infecté par cette… chose. Pour le moment, il a plutôt l’impression d’être touché comme tout le monde, et même si cela le fait royalement chier, il préfère être comme ça plutôt que d’être touché à un stade supérieur. Il peine à se voir sans magie, lui qui a pourtant vécu quelques temps sans elle, et en plus volontairement. Le fait qu’il l’aie réutilisée aussi souvent après sa vie chez les moldus lui donne l’impression qu’elle est désormais indispensable. Zephÿr sait pourtant que ce n’est pas le cas – ses tâches sont souvent accomplies à la main et ce, depuis le départ. Il aurait dit, à l’époque, « vaut mieux faire les choses par soi-même plutôt que se fier à un bout de bois ». Le métamorphomage ignore s’il dirait la même chose aujourd’hui. Le soleil se couche lentement, les journées s’allongeant un peu plus au fil des jours. Zephÿr termine de retirer les mauvaises herbes qui envahissent le potager, avec acharnement. Il s’énerve seul, complètement lessivé par sa journée. Il n’a aucune idée de l’heure qu’il est, mais il doit se faire tard, si le soleil quitte le ciel. Alors, il accélère le rythme, emportant avec lui quelques fleurs ouvertes. Tant pis, il fera plus attention la prochaine fois. Il ramasse les divers outils éparpillés sur le sol, puis se dirige vers chez lui, en soupirant de soulagement. Enfin, il est libre pour le reste de la soirée. Il a à peine pris le temps de déjeuner et n’a toujours pas dîné. La faim commence à arriver, et ça lui donne presque mal au ventre. Le garde-chasse se nettoie le visage et ses mains, noircies par la terre. Ses cheveux sont d’un beau rouge vif, celui qui fait mal aux yeux. La moindre broutille l’agace ce soir. Il met ça sur le compte de la fatigue. Zephÿr prie secrètement qu’il ne rencontrera personne en se dirigeant vers les cuisines. La simple présence d’un elfe de maison le rendrait complètement chèvre. Il a besoin de silence, de calme. Rien de plus, rien de moins.

Après s’être changé, le métamorphomage s’avance dans le parc, vers l’une des entrées de la bâtisse. Il a l’habitude de manger seul dans sa cabane – par choix, du coup il est inhabituel chez lui de venir manger alors que le couvre-feu est déjà passé depuis un certain temps. Il tente de se dépêcher un peu, se demandant s’il mange sur place ou s’il emmène quelques trucs chez lui. Après tout, il a le droit normalement, non ? Il n’est sans doute pas le seul membre du personnel à qui cela arrivait de louper un repas. Zephÿr marche dans les couloirs, le bruit de ses pas comme seule preuve de sa présence. Il ne sent pas la présence derrière lui, alors qu’il s’approche des cuisines. Alors que la porte n’est qu’à quelques mètres, il voit qu’on lui passe devant. Il a le temps d’apercevoir le visage, ce visage qu’il connait si bien pour avoir craché à sa gueule. Juste devant la porte, il s’arrête. Ce n’est absolument pas le moment de voir Abberline. Il n’a pas du tout la patience de supporter sa présence, pas ce soir. Il regarde la femme qui ouvre les placards d’un regard perçant. Elle a pris au moins la précaution de l’ignorer. Tant mieux pour elle.« J’en reviens pas que personne ne t’aie encore réglé ton compte Zephÿr. J’avais pourtant espéré que tu sois crevé depuis notre dernière rencontre. Je suis vraiment déçue. Tu veux pas mourir ? Ça nous ferait des vacances ? » Les bras croisés sur le pas de la porte, celui tout juste nommé hallucine. Alexis n’a visiblement pas perdu son tempérament de la dernière confrontation. Elle est déçue, lui aussi. Déçu de sa présence ici, déçu de voir sa soirée gâchée par sa simple présence. Lui qui voulait seulement manger quelque chose. Il serre les poings, alors qu’il regarde de nouveau Alexis, qui semble avoir trouvé de quoi manger. Il s’avance dans la cuisine, alors qu’elle est adossée contre le mur, pomme à la main. Il ouvre l’un des frigos, en sort un plat de viande et attrape du pain sur la table. Avant de manger quoi que ce soit, il s’approche de cette femme qui s’amuse tant avec ses nerfs. « Moi je n’en reviens pas qu’une pauvre femme comme toi en vienne à souhaiter ma mort autant de fois... ça me toucherait presque. » Sa voix est calme, mais elle trahit son agacement, en plus de ses cheveux. Il attrape son pain, où il y a glissé un morceau de viande, et croque dedans. Il n’est pas forcément très fan, trouvant ça très sec, mais il se contentera de ça pour ce soir. Zephÿr n’a, de toute façon, pas l’envie ni le courage de faire autre chose. Il se frotte les mains pour retirer les miettes. Le garde-chasse fait deux pas de plus vers Alexis. Ils sont désormais affreusement proches. « C’est devenu l’un de tes fantasmes, que je crève, pas vrai ? Tu es si peu maternelle que tu retirerais même son tuteur à ce pauvre enfant..., il hausse les épaules, puis viens poser ses mains sur celles d’Alexis, tu me déçois. On se demande qui devrait crever, à ce stade. » Il parle beaucoup trop pour ne rien dire. Il resserre un peu plus sa prise, le visage stoïque. Ses nerfs sont en train de le lâcher, et c’est sans se contenir qu’il lâche violemment ses épaules et qu’il envoie la professeure valser plus loin, au sol. Il regarde la pomme rouler sur le sol, près d’elle. « Maintenant, tu peux me laisser manger en paix, et te la fermer, ou c’est trop demandé ? » S’éloignant d’elle, il retourne vers son pain qui n’attend plus que d’être englouti. Encore une fois, sa violence s’est de nouveau lâchée, et c’est un peu plus énervé encore qu’il termine de manger son pain.
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Alexis M. Abberline
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Johannes & Zephyr & Alexis
Waiting for the end
Je me souviens de la couleur bleutée de mon bras. Je me souviens de la sensation de sa main qui serre ma peau à m'en faire mal. C'était imprimé dans mon esprit avec une netteté assez surprenante malgré que plusieurs mois se soient écoulé depuis. Pendant plusieurs jours, j'avais fixé les traces de doigts imprimées sur ma peau comme un rappel qu'il ne faut jamais provoquer plus fort que soi. Je n'éprouvais aucune peur en repensant à mon altercation avec Zephÿr car je savais me défendre. La guerre m'avait appris à croire en moi et en mes capacités. Je n'étais pas une femme faible et sans défense. J'étais tout à fait capable de me défendre, de rendre coup pour coup et même de donner le premier. L'allemande en avait fait l'expérience et j'avais pu lire la surprise dans son regard que j'ose porter ce premier coup alors que mon poing heurtait sa pommette. Je me souvenais que plus jeune, j'étais incapable de me défendre. Je n'avais jamais su quoi répondre à mes aînés qui pouvaient se moquer de moi. Je n'avais jamais montré les dents ou fait preuve d'un répondant qui aurait incité tous les autres à ne plus jamais me chercher des ennuis. Je devais avouer que j'étais une passive et une pacifiste dans l'âme mais j'avais eu droit à mon lot de mésaventures. On imagine pas combien les enfants peuvent parfois être cruels entre eux. Je n'étais pas la petite fille la mieux habillée, non pas parce que je ne possédais que des vêtements de mauvais goût mais au contraire, car je manquais de talent pour marier les couleurs. J'étais jeune quand j'avais pris la responsabilité de me choisir mes vêtements, merci à des parents trop absents. Certains enfants s'étaient clairement moqué de moi. J'aurais pu choisir d'en cultiver une certaine originalité vestimentaire et en faire mon petit truc. Mais je n'avais aucun talent pour la confrontation alors j'avais fini par entre dans le moule. J'avais baissé la tête et éliminer les couleurs flash de ma garde robe pour des tons plus sobres. Et devinez quoi? Ce style me collait encore à la peau aujourd’hui. J'aurais très bien pu rester cette petite fille effacée et effrayée une fois arrivée à l'âge adulte mais j'avais su évoluer pour oser m'affirmer. Je n'étais pas une fonceuse ou une rentre dedans mais je savais aujourd’hui me défendre. Je n'avais pas ma langue dans ma poche et si on me provoquait, je n'irai plus jamais me cacher dans les toilettes pour verser des larmes au goût amer comme à l'école primaire. Je ne dis pas avoir eu une enfance malheureuse ou été une martyre à l'école mais j'avais eu quelques mauvaises expériences contrebalancées par une foule de bons souvenirs pour dissiper la part plus sombre de mon parcours.

Zephÿr aurait clairement préféré cette enfant à la femme qui lui faisait face aujourd’hui. Cette fille aurait eu peur des menaces qu'il proférait et n'aurait jamais osé lui tenir tête. Cette fille n'aurait pas eu une sensation de puissance en se rendant compte qu'elle avait un moyen de pression, espérant simplement qu'il soit suffisant pour obliger le garde chasse à adopter un comportement plus adéquat. Je me sentais clairement comme la maître du jeu. Mais étonnement, je n'en éprouvais aucune satisfaction. Je ne comprenais pas pourquoi Zephÿr avait choisi d'assumer ce rôle qu'on lui avait attribué de force. Je n'avais pas envie de rester dans cette confrontation perpétuelle et d'être en guerre avec l'allemand. J'avais été déçue de me rendre compte que l'enfant ne se portait pas si mal au final. Cela m'avait donné de l'espoir pour celui qui avait mis sa vie en danger en trahissant le camp du mage noir pour jouer les agents doubles. Je me demande où est mon répondant quand il s'approche. Je me le demande encore plus quand il me saisit créant une proximité malaisante entre nous. Je ne tente même pas de me défendre sans doute car ses mots ont su faire mouche. Il a raison. La haine que j'éprouve pour lui m'en ferait oublier l'intérêt de cet enfant et j'ai soudain honte alors que mes joues rosissent sous l'effet de ce sentiment. Je me retrouve au sol en un battement de cils et je grimace alors que je ne peux retenir un grognement sous l'effet de la douleur. J'en oublie l'idée même de m'excuser dans la seconde alors que je le foudroie répondant d'abord à sa question avant de poursuivre sur ma lancée incendiaire. « Non. T'as raison, la mort aurait quelque chose de trop doux pour un être aussi violent que toi. Ce serait presque te faire un cadeau. » Je crache ses mots en me redressant lentement frottant mes vêtements comme pour chasser de la poussière invisible. Je serre les poings et je dis froidement en m'approchant à mon tour sans me laisser démonter, comme si je n'avais pas été projetée au sol par lui quelques instants avant. « Je sais qu'en temps voulu, je serai une bonne mère mais toi Zephÿr pourrais-tu affirmer être un bon tuteur? Ou un bon père? Mais t'as raison que cet enfant mériterait pas cela, malheureusement. Il finira par être assez vieux pour prendre son envol et se défaire de toi. Tu finiras alors seul comme tu le mérites. Tu pourras aller pleurer dans les bras de ta maman. Ah non, c'est vrai qu'elle est pas du genre maternelle du tout. » Je suis quelque peu orgueilleuse mais je suis venue ici pour contenter ma faim. Je prends une tranche de pain sur laquelle je mets du jambon et du fromage avec une petite sauce savoureuse alors que ma pomme est bonne à jeter par sa faute. Je l'ignore tout en me préparant un sandwich. J'ignore le fait que je suis juste à côté de lui et je mange quelques bouchées en silence avant de me tourner pour lui en le regardant droit dans les yeux. Moins d'un mètre nous sépare mais je n'ai pas peur de lui. « C'est donc ce genre de modèle que tu veux lui montrer? Un homme incapable de gérer ses frustrations autrement qu'en recourant à la violence? Un homme qui a si peu d'éducation qu'il n'hésite pas à violenter une femme? C'est quoi la prochaine étape Zephÿr? Le meurtre? Ah non ça c'est déjà fait. Le viol? » Pure provocation! Je sais que je me suis enflammée et que j'ai les joues brûlantes. Je le provoque sans doute un peu trop pour mon propre bien mais ça me touche qu'il me rappelle cette envie d'enfant insatisfaite en moi mais surtout qu'il semble douter que je m'en sortirais. Mais c'est pas comme si son avis m'importait pourtant.
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Zephyr Rosenberg
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Waiting for the end
Abberline & Rosenberg Brothers
Zephÿr mange avec rapidité, l'envie de prendre son temps n'est plus que souvenir. Il est sur les nerfs. Elle le fout sur les nerfs, dès qu'elle ouvre la bouche. C'est encore pire depuis la dernière fois qu'ils se sont vus, où elle n'a pas hésité à le menacer, à se montrer autrement. Elle lui avait même donné un coup de poing. Enfin, tenté. Il avait été affreusement surpris qu'elle en arrive là. A vrai dire, il l'a toujours vu comme une femme faible. Il s'est peut-être trompé, mais cela ne change rien. Le garde-chasse en a assez. Il en assez de ne pas pouvoir lui faire confiance. Il regrette tellement qu'elle aie été là ce fameux jour, mais y pouvait-il quelque chose ? Non. La situation l'avait complètement chamboulé, et sur le coup, il n'a pas fait attention à qui était là ou pas. Le fait qu'elle aie été dans l'Ordre du Phénix ne change rien non plus. Ce n'est pas gage de confiance. Il termine de manger, boit un peu d'eau. Elle est au sol, elle l'a bien cherché. Lui qui avait prévu de l'ignorer, elle a perdu une chance de se taire. « Non. T'as raison, la mort aurait quelque chose de trop doux pour un être aussi violent que toi. Ce serait presque te faire un cadeau. » Zephÿr réprime un rire nerveux. La mort. Trop douce pour lui, qu'elle dit. Il en a peur, il l'a craint. Il a tant de fois vu la mort le frôler, frôler les gens qu'il côtoyait dans le passé, pendant ce temps sombre. Avoir vu des gens mourir a complètement changé sa vision de la vie. Parfois, lorsqu'il prend le temps de se souvenir, il se dit que tout serait plus simple de partir comme ça, paf, d'un coup. Il n'a pas le droit. Mais pourtant, Alexis n'a pas totalement tort. Un cadeau.

Il débarrasse ses affaires en un clin d'oeil, évitant soigneusement de lui répondre. Il l'entend se relever, alors qu'il revient à sa place initiale. Elle s'approche un peu, lui ne scille pas. « Je sais qu'en temps voulu, je serai une bonne mère mais toi Zephÿr pourrais-tu affirmer être un bon tuteur? Ou un bon père? Mais t'as raison que cet enfant mériterait pas cela, malheureusement. Il finira par être assez vieux pour prendre son envol et se défaire de toi. Tu finiras alors seul comme tu le mérites. Tu pourras aller pleurer dans les bras de ta maman. Ah non, c'est vrai qu'elle est pas du genre maternelle du tout. » Zephÿr a un mouvement de recul. Non, il ne peut pas se prétendre bon tuteur. Il ne l'a jamais fait, d'ailleurs. Il sait qu'il se débrouille mais qu'il pourrait faire bien mieux en y mettant un peu plus du sien. Il est maladroit, incertain. Il n'a jamais su comment s'occuper d'enfants. En même temps, il en a jamais voulu. Pas envie de faire de la merde, pas envie de faire comme eux. Au moins, il a pas conçu le gosse qu'il a à charge, il n'ose même pas imaginer le bordel. Le rouge de ses cheveux s'intensifie dès qu'elle l'entend parler de sa mère. Celle qui est partie il y a quelques mois maintenant. Il ne l'a pas revue depuis des années, il a refusé de lui parler quand il a appris, sans étonnement, qu'elle et son père fricotaient avec les Mangemorts. Au moins, grâce à eux, il a pu s'immiscer plus facilement. Malgré tout ça, il a du mal à se dire qu'elle n'est plus là, même s'il a à peine connu l'amour maternel. La seule chose que Zephÿr veut, là, tout de suite, c'est qu'Alexis se taise. Ils se regardent tous deux. « C'est donc ce genre de modèle que tu veux lui montrer? Un homme incapable de gérer ses frustrations autrement qu'en recourant à la violence? Un homme qui a si peu d'éducation qu'il n'hésite pas à violenter une femme? C'est quoi la prochaine étape Zephÿr? Le meurtre? Ah non ça c'est déjà fait. Le viol? » Le premier réflexe de Zephÿr est de tâter sa poche, pour y trouver sa baguette. Rien, il n'y a rien. Il a laissé sa baguette sur la table à manger, dans sa cabane. Hé merde. Il se débrouillera sans. Elle va trop loin. Beaucoup trop loin. Il ne peut plus l'entendre. Il faut que cela cesse. Pas demain, tout de suite. Prenant à peine son élan, il fonce littéralement sur elle, attrape le col de son t-shirt, et volontairement, la fait chuter au sol, lui avec, les restes de sandwich éparpillés un peu partout. « LA FERME ! » Il a gueulé. Il va rameuter des gens, c'est clair et net. Zephÿr est sur elle, dans une position des plus douteuses, qui ferait presque écho à ce que la brune a dit plus tôt. Il ne fera rien, pas ça en tout cas. Ses gestes sont brusques, il est à deux doigts de lui foutre un coup de poing dans la figure. « Tu me rends malade, Abberline, malade. » Sa voix est rauque, presque à bout de souffle. Cette situation est loin de l'amuser, au contraire. Elle a compris comment le foutre en rogne. Elle a compris et elle semble s'amuser. Elle ne va pas s'amuser longtemps comme ça. « J'ignore de quelle manière ou de quelle façon tu sais ce genre de détails, mais j'te conseille vivement de ne plus jamais l'ouvrir sur ma mère. » Zephÿr renforce sa poigne, et approche son visage du sien. « Je ne joue plus, Abberline. Maintenant si tu veux qu'on parle de meurtres et les viols, allons-y. » Elle aime visiblement parler. Si Alexis est violente, provocante, si elle n'hésite pas à balancer tout ce quel pense, Zephÿr lui s'exprime par la violence physique, pour lâcher ses nerfs. Pour lâcher ce qu'il ressent, au fond de lui.

Pour tout lâcher.

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