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Don't judge the story by the chapter you walked in on - Lionel

Isaline R. Delatour
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Élève de Poufsouffle
Maison/Métier : Deuxième année de médecine magique à Poufsouffle
Célébrité : Holland Roden
Pseudo : Marie / Littlejuice Âge : 21 Parchemins : 1059 Gallions : 1586 Date d'inscription : 03/09/2017

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Don't judge the story by the chapter you walked in on
Lionel & Isaline


Elle est assise, à même le sol et ça n’a pas d’importance. Rien ne compte en cet instant que le calme des lieux. Elle est bien ici Isaline. Elle peut réfléchir, se vider l’esprit, ça dépend de son humeur et de comment elle se sent. Là, elle veut juste un peu de solitude. Après cet été passé loin de sa famille, elle a besoin de se retrouver. Parce que le constat est simple, ses parents ne lui ont pas manqué. Ce n’est sans doutes pas le genre de pensées correctes à avoir mais les faits sont là. Elle était bien à Pré-au-Lard, loin de leurs disputes incessantes. Elle était heureuse pour la première fois depuis longtemps. Ca la fait sourire de repenser à son été. Tout n’a pas été parfait, rien ne l’est, elle l’a appris avec le temps ça et pourtant, elle en revient toujours à penser qu’elle était proche cette perfection tant recherché par beaucoup de gens. Et la voilà maintenant de retour à Poudlard, une nouvelle année qui met fin à deux mois de solitude qu’elle a su apprécier à leur juste valeur. Elle est comme ça Isaline, son monde, sa bulle, c’est ce qu’il y a de plus important. Qu’importe ce qu’il se passe autour, le ciel pourrait s’écrouler qu’elle ne verrait rien, tant qu’elle est dans cette bulle protectrice qui fait d’elle qui elle est. Une jeune femme qui pourrait tout avoir pour elle si elle le désirait. Mais elle est différente, elle n’est pas comme ces femmes qui voient en la beauté une bénédiction. Pour elle c’est tout l’inverse, sa vie est gâchée par tout ceci et passer au dessus lui semble tout simplement impossible. Peut-être que le probleme, c’est elle. Peut-être qu’elle ne sait pas accepter à sa juste valeur ce qui lui est donné, offert. C’est peut-être ça effectivement le fond du problème : elle. Mais que peut-elle faire Isaline contre ça ? Rien. Elle est juste la victime, une des victime de la vie sans pouvoir aller à son encontre. C’est triste, c’est déplorable de voir les choses de cette manière, surtout à vingt ans mais comment faire autrement quand son propre père la qualifie de monstre. Et plus le temps passe, plus elle se dit qu’il a raison et qu’elle est bien ainsi. Mais ce qu’il ne semble pas comprenne son père, c’est qu’elle a une belle vie, aussi belle que puisse être celle d’une sorcière descendante de Vélane. Elle en rit Isaline de tout ceci. Oui, assise au milieu de la pièce aux miroirs, elle se met à rire. N’importe qui pourrait la prendre pour dingue de se mettre à rire ainsi, seule. Elle l’est sans doutes devenu avec le temps mais ça lui fait du bien de laisser la pression de la rentrée s’évacuer. Elle est bien ici, seule mais ça ne dure pas. Elle est dos à la porte mais ça ne l’empêche pas de sentir une présence. Puis des pas. Comme si c’était pas visible qu’elle cherche en cet instant une solitude que l’inconnu n’est visiblement pas prêt à lui offrir. Le soupir qu’elle pousse est presque imperceptible, il est juste pour elle. Un pas, deux pas. Plus il se rapproche et plus elle se crispe. Ses doigts se saisissent du bas de sa jupe alors qu’elle garde toujours les yeux clos. Un pas et puis plus rien. Il s’est arrêté, il est tout prêt d’elle, elle peut le sentir. Elle n’a pas besoin de se retourner, de le regarder pour savoir qui il est. Son parfum elle le connaît, elle l’a bien souvent senti quand il n’était que tous les deux à Beauxbâtons. Ca fait bien longtemps maintenant qu’elle n’avait pas ressenti cette sensation de bien-être parce qu’il est à côté d’elle. Mais elle n’oublie pas Isaline. Elle n’oublie pas qu’elle lui en veut et qu’il est sans doutes la dernière personne qu’elle désire voir ce soir. « Qu’est-ce que tu veux Lionel ? » Elle n’est pas énervée quand elle dit ça. Ton ton est juste neutre, peut-être un peu las mais c’est le reflet parfait de ce qu’elle ressent désormais à l’égard de Lionel. Oui elle est en colère mais là, c’est surtout son indifférence qui s’exprime et parle pour elle.
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Lionel Lemaire
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isaline & lionel
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Il marche dans les couloirs et ça n’a aucune importance, ça n’a aucune importance parce que son amie ne peut plus marcher dans les couloirs, parce que son amie est prisonnière. Dans une cage, la colombe ne peut plus chanter, la colombe est soumise à des épreuves qu’elle ne devrait même pas traverser. Un oiseau aussi blanc, aussi pur, devrait être à l’abri des misères du monde, mais la Grande-Bretagne, elle ne connaissait pas les coutumes, elle ne connaissait rien d’autre que les batailles.

Son Histoire était la plus sombre de toutes, son Histoire était une horreur, parce que son Histoire reposait sur des idéaux de pureté, de pureté dont on confondait le nacre des perles à la noirceur du pétrole, comme si on cherchait encore le mauvais trésor, même parmi les sorciers. Le lion ne devrait pas la juger, mais il a envie de fermer le livre de cette Histoire, parce que cette Histoire retient de plus en plus les personnes qui lui sont chères.

Lionel a perdu toute la résolution de ses vacances. Profondément heureux, il avait cru pouvoir entamer dans la bonne humeur ses études supérieures. Il avait redoublé. Personne ne pouvait comprendre à quel point avoir sa place en GISIS était une joie sans nom pour lui. Il avait attendu deux ans simplement pour pouvoir avoir accès à ce cursus. Ses études en politique auraient dû lui promettre le monde, l’univers, mais maintenant, il erre dans des passages oubliés de l’Histoire, il se faufile un chemin entre les phrases du récit pour savoir comment combler chaque espace, comment contourner chaque point qui lui donnait l’impression de s’approcher de la fin du récit de son existence.

Dans un tournant, il tente de se remémorer le banquet. Tout ce dont il se rappelle, ce sont les Aurors qui l’avaient assommé quand il avait commencé à perdre les pédales et à parler une langue maudite de magie noire. Quand il tente de chercher plus loin dans ses souvenirs, il ne tombe que sur du noir, comme si les étrangers avaient réussi à briser le peu de candeur et de clarté qui lui restait. Encore une fois, les Britanniques avaient assombri ce qu’il avait de plus beau en lui prenant une des seules personnes qui comptaient encore pour lui.

Il devait voir les choses en face : il n’a jamais su protéger Adélaïde. Adélaïde était la fille parfaite qui était capable d’être douce comme les fleurs et aussi passionnée que les flammes. C’était une battante dont rien ne pouvait venir à bout, si ce n’était ses déclarations d’amour qui avaient eu le don de la faire rougir. Auparavant, elle disait qu’il était un bon poète. Aujourd’hui, Lionel aurait eu envie de lui dire que tout ce qu’il avait fait ne rimait à rien. Colombe était prisonnière des aurores, et c’était là qu’il aurait eu envie de lui dire qu’il aurait pu rester dans ses bras, même si c’était les ténèbres de la nuit, les vestiges de mages sombres, au moins, elle aurait été en sécurité jusqu’à ce que le jour ne se lève, et dans le creux de son cou, elle aurait pu inspirer, respirer pour toujours.

Il arrive dans une salle. Tournant la tête, il voit autour de lui des miroirs dans toutes les directions. Certains le déforment. Certains l’allongent. Certains le grossissent. Les mains dans les poches, il ne porte pas attention au décor alors qu’il descend les escaliers de pierre. Ses pas résonnent dans la salle, où, au milieu, une jeune femme est assise. Une longue chevelure rousse tombe dans son dos et ne laisse pas de doute sur le nom de sa propriétaire. Isaline était une de ses plus proches amies à Beauxbâtons. Douce, timide, elle était un peu comme lui ; c’était par le biais d’Adélaïde qu’il avait pu se rapprocher d’elle, découvrant en la rouquine une oreille attentive et une jeune femme avec le cœur sur la main.

C’était quand sa petite amie était partie à la guerre que tout avait commencé à partir en vrille. Lionel avait commencé à tourner en rond dans son institution française. Il lisait des journaux, il ne parvenait plus à rien faire, son esprit était en Angleterre. Ses études en avaient tellement souffert, même les animaux ne parvenaient plus à le rassurer. Par la suite, il avait commencé à se blâmer, quand il avait terminé, il avait blâmé le monde, surtout Isaline, une des plus grandes amies d’Adélaïde qui n’avait jamais réussi à empêcher la blonde de partir à la guerre.

Alors, il avait saisi l’occasion, en compagnie de Jude, il avait quitté la France, il avait vécu à Londres. Il avait trouvé son réconfort dans d’autres amis et dans plusieurs petites amies, mais aucune union n’avait jamais véritablement duré, parce que le lion n’en avait toujours que pour sa belle blonde. Certains auraient dit de son histoire que c’était la plus belle des histoires d’amour, mais ce n’était pas le cas ; une histoire d’amour n’est heureuse que lorsque l’autre personne est présente, une histoire d’amour où un des protagonistes est mort est une histoire à mourir et à faire mourir celui qui reste, celui qui est esseulé, et Lionel, c’était pour cela qu’il avait quitté la France, quitté les bras des demoiselles, il n’avait aucune raison de rester.

Isaline l’avait toujours fixé d’un mauvais œil, à chaque fois qu’il traînait avec une fille ; c’était comme si elle lisait clairement dans son jeu, qu’elle pouvait voir au-delà de cette facette de mauvais garçon qui se fiche de tout. Elle le connaissait mieux que quiconque. Lionel avait bien noté ses regards sombres, mais il n’avait rien trouvé à répondre, se contentant d’embrasser sa conquête du moment, imaginant avec une nostalgie mêlée de honte les lèvres de sa Devereaux.  

Il est trop tard pour reculer. La jeune femme se retourne vers lui et ne semble manifestement pas enchantée de le revoir. Il ne peut pas vraiment la blâmer ; sa vie est partie d’astres en désastre en moins de deux ans, et en bon lunatique, il a fait beaucoup trop de collisions en chemin. Le lion tente de se rapprocher, pour la première fois, le lion essaie d’apprivoiser non une victime de la vie, mais une combattante, une camarade, une amie avec laquelle il n’avait jamais véritablement voulu couper les ponts. Sans cette passerelle, il n’existait que deux solitudes, tout comme sans la reliure d’un livre, il n’existe que des feuilles éparses, sur lesquelles ne peuvent se consister une simple histoire. Si cette passerelle ne pouvait plus être Adélaïde, alors, ce serait Lionel qui la serait.

La jeune femme lui demande ce qu’il veut. Le ton est neutre, mais il sait que la demoiselle ne pourrait pas plus se ficher de lui. Il avait fait le con comme ce n’était pas possible. Lionel ne sourit pas vraiment. Sans prendre la peine de s’asseoir, il se contente de hausser les épaules. « Là, tout de suite, je veux retourner en France. » Il est anéanti depuis le banquet. Il se demande si Adélaïde est atteinte de l’épidémie, il se demande si sa cousine va aller bien en quarantaine. Il fixe son reflet dans le miroir d’en face. « Je veux retourner en France, comme c’était avant. » Il fait référence à la bonne époque, celle où il marchait avec sa main dans celle de la Devereaux, qu’il ne cessait de couvrir de baisers, sous les regards attendris de ses amies. Il s’ennuie de la fontaine de Flamel, des jardins de Beauxbâtons, des professeurs, des chevaux ailés. Mais tout cela ne veut pas sortir. Il y a une boule de chagrin au creux de son ventre.

Il y a un vide au creux de son cœur.

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Je t’ai dans la peau, je t’ai dans la tête.



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Isaline R. Delatour
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Lionel & Isaline


Elle est partie Adélaïde. Partie, disparue et elle ne sait pas où. Pendant le banquet, elle a bien entendu ce prénom qui a été prononcé et c’était loin d’être celui de sa meilleure amie. Colombe. Elle l’a gardé en tête, ancré dans son esprit ce prénom pour le ressortir plus tard. Ce soir là, elle avait pas la force de s’interroger, de se poser des questions sur ce que tout ceci signifiait. Elle avait juste mieux à faire. Mais chaque soir depuis cette annonce, elle repousse un peu plus l’évidence. Elle se réfugie ici, dans cette pièce remplie de miroir. La plupart du temps, elle ne les regarde même pas. Ils ne sont là qu’en décoration et comme ce soir, elle s’assoit à même le sol, les yeux clos pour seulement profiter du calme. Mais ça ne dure pas. Elle entend des pas, elle sent son parfum, elle soupire. Il est bien la dernière personne qu’elle souhaite voir ce soir. Lui, il se rapproche Elle, elle pose une question simple. Depuis qu’ils sont arrivés à Poudlard, plus rien est pareil entre eux. On ne peut même pas parlé de fossé mais bien de gouffre qui s’est ouvert entre eux pour les sépares. Elle se souvient très bien comment c’est arrivé. « Là, tout de suite, je veux retourner en France. » Elle rouvre les yeux en vitesse. Elle ne s’attendait pas à ça. Pour elle, c’est bien l’inverse. Elle est bien à Poudlard. Retourner en France, c’est presque impensable. Même pendant les vacances, elle était bien contente de devoir rester à Pré-au-Lard. On ne peut pas dire que ses relations avec sa  famille soient au beau fixe. Alors son regard, elle le porte sur le français qui se tient debout un peu en retrait. Son regard le sonde, elle essaye de voir s’il plaisante mais il n’en a pas l’air. « Je veux retourner en France, comme c’était avant. » Elle ne sait pas vraiment si c’est l’école qui lui manque ou la situation. Les relations étaient bien différentes. Isaline, elle était toujours aussi seule que maintenant. Mais elle avait Adélaïde, elle avait Lionel qui eux, n’avaient pas peur d’elle. Elle se souvient de cette époque, elle lui adresse d’ailleurs un sourire des plus nostalgique pour lui montrer qu’à elle aussi ça lui fait quelque chose de ne pas être en France. Et puis elle se détourne, et tapote légèrement la place à côté de la sienne pour qu’il s’assoit et qu’elle n’ait pas à lever la tête sans arrêt si elle désire lui parler. Elle est rancuniere Isaline, tres et par leur proximité, il n’aura aucun mal à le lire dans son regard, dans celui qu’elle vient porter sur lui. « Tu te souviens, c’était il y a 4 ans peut-être, quand la directrice cherchait qui avait lancé un sort à ses chevaux ? » Elle sourit la rousse quand elle le regarde. Se remémorer ces souvenirs, ça ne veut pas dire qu’elle lui pardonne, c’est juste le moment de calme avant la tempête qui pourrait arriver bien rapidement. « Il y a des moments, quand je pense à tout ça, j’ai juste envie de venir te voir et te mettre une claque pour te remettre les idées en place et te faire réaliser quel con tu es. » Des mots qu’elle prononce d’un naturel déconcertant en s’allongeant sur le sol, son regard rivé sur le plafond, là où se trouve aussi des miroirs.
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Elle est partie Adélaïde, sans réellement être partie, c’était cela le drame de la vie de Lionel, c’était de ne pas savoir où se trouvait son amour, si elle était encore en vie, si elle respirait encore, si elle pensait à lui, de temps à autre, si elle le regardait du haut des nuages, veillait sur lui comme un ange veillait sur les siens, parce qu’Adélaïde, c’était sa vie, son cœur. Quand il l’avait vue partir à la guerre, quand il n’avait plus eu de nouvelles pendant un an, il l’avait crue morte, morte dans une nation étrangère qui ne la méritait pas, morte bien trop loin de ses bras.

Ensuite, il l’a retrouvée à la rentrée dans une autre école. Au début, il avait refusé de se faire des faux espoirs. Ses parents lui avaient dit qu’il allait tomber amoureux de nouveau, sa mère avait essuyé beaucoup de ses larmes en caressant ses cheveux bruns, embrassant le sommet de son crâne en lui promettant que le meilleur était encore à venir, et de ne jamais perdre son cœur de lion. Le problème de ce dernier, c’était sa peur de l’abandon. C’était tellement plus facile de laisser tomber le monde, avant de se faire jeter par les autres, quand les autres remarqueraient ses faiblesses, ses failles, le fait qu’il n’était pas à la hauteur, qu’il tombait plus bas que toutes les espérances.

Il avait été tellement heureux de la retrouver. Au monde, il avait annoncé le retour de l’amour de sa vie en coupant ses liens avec la plupart de ses camarades, pour se concentrer sur des sorties romantiques et des baisers volés dans les couloirs. Il n’avait même pas pris la peine de rompre formellement avec Belladona. Lionel était une personne tendre et pacifique, mais il ne voulait pas laisser les belles occasions voler sans avoir eu la chance de les attraper au vol, de les garder près de lui. Tout ce à quoi il tenait était recouvert de traces de griffes. C’était ce qui faisait sa personnalité. À l’intérieur, il était un chaton, mais au monde, il montrait la force, la rage d’un félin qui avait trop peur de se faire blesser par les autres.

Ensuite, il avait vu Adélaïde tourner autour de Thanatos, cet Allemand aux fascinations morbides qui l’avait accessoirement empoisonné durant une marche. Lionel avait eu le cœur brisé. Il avait rompu, il avait coupé tous les ponts, tous les liens, sous le coup de la colère, sans se douter qu’en brisant son cœur, il en fracassait un autre au passage.

Adélaïde et lui s’étaient retrouvés dans la forêt interdite, et elle n’avait manifestement pas été capable de se remettre de la rupture comme lui avait semblé le faire, profitant de son célibat et tournant autour de Sakura. Ce n’était que vers la fin où des secrets avaient commencés à être dévoilés qu’elle lui avait avoué ne pas être Adélaïde, mais Colombe.

Colombe, Colombe, ce n’était pas Adélaïde, Adélaïde était sa cousine, et alors, Adélaïde était revenue dans le cœur de Lionel, se nicher une place, même après qu’il ait cru qu’il l’avait oubliée. Son palpitant, il l’a senti se serrer, se retourner, et c’était sans penser qu’il était parti à la rescousse de Colombe, pour finir à terre, de la même façon qu’un animal incontrôlable. Avant de se faire euthanasier par l’Auror, la dernière pensée du lion était allé pour son premier amour ; « ne t’en fais pas, elle sera sauve. » lui aurait-il dit, à sa tendre moitié, s’il avait pu l'apercevoir, lui serrer la main, entrelacer ses doigts dans les siens.

Pourtant, toute la rage, toute la colère, avaient disparu. Lionel marche avec lenteur dans la salle où il était entouré de miroirs. Lionel tente de ne pas croiser son propre regard ; il pleurerait probablement toutes les larmes de son corps. Du coin de l’œil, il se voit, sa carrure peu musculaire, sa silhouette mince, rappelant qu’il était un amoureux au parfum d’orange et de rose, bien avant d’être un combattant.

Isaline a un parfum doux, sans être fleuri comme celui de Colombe, sans être sucré comme celui de Sakura, sans être envahissant, envahisseur. Lionel est à quelques pas d’elle, mais en cet instant, c’est comme si des kilomètres les séparent ; il est debout d’un côté de la falaise et elle est assise, à même le sol, à des mètres de lui, plus ancrée et certaine de ses choix qu’il ne le serait jamais.

Isaline est probablement en train de passer au peigne fin ses moindres mots ; il savait qu’elle l’avait fait, dans le passé, pour ne pas qu’il blesse la Devereaux, il savait qu’elle n’hésiterait pas à le refaire. Elle était la meilleure amie dont n’aurait jamais pu rêver Adélaïde.

Elle finit par lui sourire, par lui faire signe de s’asseoir près de lui, alors le lion sourit et obéit aux ordres de la princesse. Assis par terre, il l’écoute se remémorer leur temps à Beauxbâtons, mais il note bien la trace de rancune dans la voix de la jeune femme. Elle a beau avoir un sourire éclatant, c’est un de ces sourires quand on se remémore une époque que l’on ne pourra pas avoir de nouveau. Elle le lui confirme en lui disant qu’elle avait juste envie de lui mettre une claque en repensant à ce qu’ils étaient avant. Soudainemnt, le son du silence se fait entendre. Cela faisait un bon moment que l’on n’avait pas remis les pendules à l’heure avec Lionel. Tout le monde acceptait ses faits et gestes, le prenant pour un connard parisien, mais ses amis le connaissaient mieux que cela.

Lionel ne pourrait pas pointer le moment où il a commencé à changer. Il avait revêtu une armure le jour où il avait quitté Clermont, en apprenant à ne plus jamais porter son cœur en bandoulière, il avait revêtu un masque en arrivant à Londres, en jouant aux mauvais garçons et en profitant de sa nouvelle popularité pour bien montrer au monde qu’il n’était pas heureux. « Je mériterai chacune de ces claques. » finit-il par dire. Il a envie de fumer, soudainement, cette conversation le rend nerveux, mais il chasse cette pensée de sa tête. Il devait affronter les conséquences de ces actes. C’était ce qu’il avait appris avec Belladona. « Je ne l’ai jamais oubliée. » Il tourne la tête vers Isaline, allongée sur le sol. Il fait référence à Adélaïde, c’est bien clair, il n’a pas envie de s’attarder sur les différences avec Colombe, il préférait en parler avec la principale intéressée plutôt que d’ébruiter des rumeurs, que trahir la confiance qu’un petit oiseau avait placée dans le creux de ses mains.

« Chaque fois que je la vois, je pense aux années que nous avons passé ensemble, je pense à notre amitié, je pense à toi aussi, et je sais que je n’ai pas été particulièrement doué l’an dernier. » C’était un euphémisme. « J’ai fait semblant d’être quelqu’un d’autre pour ne plus me faire attaquer. C’était un réflexe de défense. » Ça n’a pas vraiment fonctionné comme il le voulait ; il était maintenant la victime préférée des étudiants de Durmstrang qui voyaient en lui un Français Fourchelang Sang-de-Bourbe qui portait les couleurs de Gryffondor, rien pour ne se faire aimer. « Le problème, c’est que ce réflexe de défense a fonctionné. Pour la première fois, je suis devenu populaire. Tout le monde venait me parler, et plus je tentais de me faire détester, plus je me faisais aimer. » Il montre de la main son uniforme modifié pour briser le règlement. C’était la seule face visible de son insubordination. Autrement, il y avait ses jurons, ses devoirs non faits, toute sa révolte contre le monde magique. « C’était comme si ma souffrance était devenue un spectacle. Soudainement, j’étais le lion en cage. Plus je hurlais, plus on m’applaudissait. » Sa voix s’évanouit soudainement. Il ne savait pas s’il faisait du sens. Ça faisait tellement longtemps qu’il ne se confiait plus.


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Elle ne veut pas le voir. Et pourtant, il fait partit des dernières personnes qui le rattache un minimum à son passé. Elle ne veut pas le voir et pourtant, elle a envie qu’il reste avec elle, elle a envie qu’il s’assoit à côté d’elle. Elle est contradictoire Isaline, elle est un peu perdu et surtout, elle a envie qu’il lui dise que tout ira bien. Tout ira bien même s’il n’en croit pas un seul mot. Elle n’a jamais été très doué pour déceler les mensonges alors aujourd'hui ne fera pas exception. Elle a juste besoin d’être rassurée et de se sentir sereine. Même si c’est avec Lionel qu’elle trouve ce réconfort. Elle voudrait le détester, elle voudrait lui dire de partir loin, qu’elle ne veut plus le revoir mais aussi grande soit sa colère à son égard, elle a du mal à admettre qu’elle a besoin de lui. Elle voudrait se tromper, se dire que c’est faux et irréel mais les signes ne trompent pas. Lionel c’est cet ami qu’on ne rencontre qu’une seule fois dans une vie. C’est cet ami qui sait de nous, des choses que nous même ignorons. Ca la tue ça, autant que ça lui fait du bien. Elle devrait le détester, elle déteste avoir besoin de lui aujourd’hui plus que jamais. Il a brisé Adélaïde, il a brisé sa meilleure amie et ce soir encore, elle se souvient comme si c’était hier du regard de son ami. Elle se souvient Isaline, des mots qu’elle a eu pour elle et elle sent une larme poindre au coin de son oeil. Elle ne peut pas, elle ne doit pas. Être forte devant lui, c’est ce qu’elle veut. Il ne doit pas savoir combien elle est faible parce que même si elle le connaissait, le connaissait, elle a peut qu’il profite de cette faiblesse et se l’approprie pour se jouer d’elle. Elle ne peut pas se le permettre, elle se veut forte Isaline, comme toujours alors elle essaye simplement de sourire et de lui faire croire qu’elle va bien. Et puis les langues se délient. Ils n’ont pas envie d’être ici, ni lui, ni elle. La France. Beauxbâtons. C’est ce qu’ils désirent, chacun pour des raisons différentes. Des raison qui pourtant pourraient se rassembler en une. Retrouver le passé. Ils ont grandit et changés tous les deux mais au plus profond d’eux, ils sont toujours ces deux gamins qui se connaissent depuis presque toujours. Lionel et Isaline, c’est une histoire qui dure. C’est une comme on en rêve et qui pourtant est taché par l’encre noir des erreurs commises. Alors elle finit par prendre sur elle, elle finit par lui faire signe de sa s’asseoir à côté d’elle aussi difficile soit ce geste. Elle n’a juste pas envie d’être seule ce soit la petite rousse même si une autre compagnie aurait été préférable. Elle fait avec, elle prend sur elle et quand elle lui dit que nombreuses ont été les fois où elle avait envie de le secouer pour le ramener à la raison, elle est plus que sincère. Elle en rêve encore. « Je mériterai chacune de ces claques. » Il l’admet, il le sait qu’il les mérite et ça la tue Isaline. Elle ne comprend pas comment on peut s’en foutre à ce point de tout. Elle ne saisit pas comment il peut rester aussi impassible face à tout ça. C’est son ex, c’est celle qu’il a aimé pendant de nombreuses années et c’est comme s’il suffisait d’un soupir pour tout faire s’envoler.  « Je ne l’ai jamais oubliée. » Il lui dit alors qu’elle s’est allongé à même le sol glacé. Ca ne lui fait rien, ça ne lui fait plus rien ce froid qui fait écho à son coeur. C’est comme ça qu’elle se sent en-dedans. C’est comme ça qu’elle déteste être et les mots qu’elle entend n’arrange rien. Non ils la font rire. Elle rit parce qu’elle n’arrive pas à croire à sa sincérité. Elle n’a qu’à penser à Belladona pour se dire que ça n’est que du vent ce qu’il lui dit. Qu’il a eu vite fait de l’oublier dans les bras de cette étudiante qu’elle n’a jamais su apprécier à cause de toute cette histoire. « Chaque fois que je la vois, je pense aux années que nous avons passé ensemble, je pense à notre amitié, je pense à toi aussi, et je sais que je n’ai pas été particulièrement doué l’an dernier. » Il l’admet, c’est déjà un bon début. Elle n’a jamais eu autant besoin de lui que l’année dernière et il n’était pas là pour elle. C’est l’année qu’il a choisit pour devenir un autre, pour changer du tout au tout sans qu’elle n’ai eu le temps de dire quoique ce soit. Parce qu’elle se connaît Isaline, elle sait que s’il lui avait laissé une chance, elle aurait tout fait pour le convaincre de tenir bon. Elle aurait pu être là pour lui, elle aurait sur faire les choses bien, comme l’amie qu’elle a toujours été mais lui, il a choisit la voie de la facilité. « J’ai fait semblant d’être quelqu’un d’autre pour ne plus me faire attaquer. C’était un réflexe de défense. » Les mots sont au bord de ses lèvres, elle voudrait le faire taire d'une remarque mais la douce Isaline, elle ne sait pas faire ça. « Tu n’avais pas besoin de faire ça avec moi. » Elle a les yeux fermés quand elle s’adresse à lui. Elle a peur de croiser son regard et de ce qu’elle pourrait y lire. Elle se contente ainsi du strict minimum, de simples mots, son visage tourné vers le plafond. « Le problème, c’est que ce réflexe de défense a fonctionné. Pour la première fois, je suis devenu populaire. Tout le monde venait me parler, et plus je tentais de me faire détester, plus je me faisais aimer. » Et c’est là que tout s’écroule pour la rousse. C’est là qu’elle se redresse pour s’asseoir et faire volte face vers lui, un regard dur sur le visage quand elle l’observe de nouveau. C’était donc ça. C’était de ça qu’il avait besoin. D’attention. Il avait besoin d’être aimé, d’être acclamé à en croire ses propos. « C’était comme si ma souffrance était devenue un spectacle. Soudainement, j’étais le lion en cage. Plus je hurlais, plus on m’applaudissait. » Il se confie et elle voudrait le supplier de se taire avant qu’elle ne dise quelque chose qu’elle pourrait regretter. Elle voudrait qu’il se taise pour laisser revenir ce silence préférable à tous ces mots. Elle était peut-être mieux seule finalement parce que là, c’est trop. Elle se lève Isaline et se met à faire les cent pas dans la pièce où ils ont trouvé refuge. Elle ne sait pas par où commencer, elle ne sait même pas si elle doit commencer ou non finalement. « J’avais besoin de toi Lionel. J’avais besoin de toi pour me dire que tout irait bien. Que tout irait mieux. » Elle commence d’une voix calme mais quelque chose en elle lui dit que ça ne durera pas éternellement. « Et toi, au lieu d’être courageux comme l’aurait soit-disant voulu ta foutue maison, tu as été digne des Serpentard. Tu as été un lâche. Tu as fuit tes obligations d’ami. » Elle est dure, elle s’en fout. Elle ne s’énerve pas souvent Isaline. Pas souvent pour ne pas dire jamais en réalité. « Et pourquoi tu les as fuit ? Pour une foutue popularité ? Oh je comprend que ça ne soit pas très valorisant d’être l’ami de la Poufsouffle demie-Vélane qui déteste sa condition et se renferme sur elle même. Mais tu crois que je l’ai choisi ? Tu crois que j’ai vraiment choisis d’attirer l’attention de cette manière ? Tu penses que c’est vraiment de ma faute tout ça, si je n’ai jamais été l’amie parfaite ? » Et plus elle parle, plus elle réalise qu’en réalité, elle lui reproche tout ce qu’il lui est arrivé depuis de trop nombreuses années. Elle l’accuse de maux dont il ignorait peut-être l’existence. Elle met la faute sur lui, parce que c’est facile, parce que c’est plus simple que de se dire que le monde n’est pas comme elle le souhaiterait. C’est plus simple de se dire que tout est de la faute de Lionel, que les larmes qui désormais dévalent ses joues, ne sont que le résultats de ses actes.
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Lionel Lemaire
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Chaque relation est une fleur.

Chaque relation a sa beauté, son charme, chaque relation est une fleur dont les pétales ne tombent pas toutes au même rythme. Certaines fleurs apportent de l’amour, d’autres blessent quand on tente de s’accrocher à un lien qui ne peut pas aboutir, qui se défait, comme les ficelles qui unissent les promesses et les lacets des souliers, quand les proches se promettent de parcourir de beaux chemins, de ne jamais laisser le temps les détruire.

Au fil des années, Lemaire a réussi à se constituer un bouquet. Ses meilleurs amis constituaient les amarantes. Près de ceux-ci se trouvaient les roses de toutes les jeunes femmes qui avaient fait une place dans son cœur, mais jamais dans son existence, éclipsées par les belles de nuit. Les ennemis formaient les chrysanthèmes et tout autour de cette construction, les dahlias soutenaient la structure, comme les connaissances, ornementaient son entourage.

Si chaque relation est une fleur, c’est pour la beauté, mais c’est pour aussi pour faire vivre le cœur, le coeur de toute chose, le jardin qui se cache en chaque individu, particulièrement le jardin secret d’un jeune homme sentimental. Ce n’était qu’une personne, qu’une opinion, mais Isaline, en ne comprenant pas la peine, la résolution qu’avait dû adopter le lion pour vider son cœur, venait de brûler l’entièreté de sa confiance, remettre en question l’agencement du bouquet ; le lion aurait peut-être mieux fait de vivre seul, de se contenter de sa savane, de son sable, si c’était pour se faire trahir de cette façon.

Lionel n’avait pas cherché à être fort devant Isaline. Sans porter son cœur en bandoulière, il ne lui avait pas caché son humanité, sa vulnérabilité, parce qu’avant d’être un lion, il était avant tout un humain, et que les humains avaient besoin des autres, et que les humains faisaient des erreurs, et que les humains se pardonnaient, embrassaient leurs plaies pour se reconstruire et se renforcer.

Pourtant, Isaline, elle n’est pas humaine.
(Pas même Vélane comme elle l’entendait.)

Dans le jardin des relations, elle est une statue, indifférente à ses confidences, ou incapable de les comprendre, de marbre devant les déclamations ou les déclarations. Elle ne comprend pas, elle ne cherche pas à comprendre. Lionel avait bien noté la désapprobation sur son visage quand il avait fait référence à Belladona ; pourtant, Isaline était son amie, elle ne devrait pas le juger. Malheureusement, elle était toujours aussi résolue, aussi entêtée à le voir comme un monstre. Se comportant comme les gens qui n’avaient rien de mieux à faire que de rejeter la faute sur les autres, elle lui reproche de ne pas avoir été là pour lui dire que tout irait bien.

Debout, elle faisait les cent pas, incapable de rester en place, mais toujours de marbre face aux confidences du lion. Sa voix était contrôlée, mais la fébrilité ne tardait pas à la gagner ; à voir la manière dont elle tremblait de rage, même Lionel comprenait qu’il passerait un mauvais quart d’heure. Par contre, il ne voulait pas, il ne voulait plus fuir. Reconnaître ses erreurs était la manière pour lui de devenir un meilleur homme.

Chaque relation est une fleur.

Certaines deviennent au fil du temps des mauvaises herbes. Certaines sont empoisonnées, mais on ne s’en rend compte qu’une fois que les blessures sont faites. Isaline dévoilait un venin redoutable en lui lâchant qu’il n’avait pas été courageux, qu’il avait été digne de la maison des serpents. Chacun des complexes, chacune des inquiétudes du jeune homme, elle les avait touchées. À l’intérieur de lui, Lionel aurait presque pu entendre son cœur se briser ; il ne voulait pas être incompris, il ne voulait pas être relégué à son seul statut de prince des serpents, mais la rousse venait encore de le réduire à son don portant une mauvaise connotation.

Il avale de travers. À Beauxbâtons, il aurait fui en direction de la salle de musique pour pleurer un peu avant de se poser devant la harpe, afin que ses larmes, ses inquiétudes ne deviennent des notes, des harmonies.  À Poudlard, il ne pouvait pas se permettre cette fragilité, et ce n’était pas pour cette foutue popularité dont parlait son amie. Il faisait les rebelles pour montrer à l’entièreté de l’école qu’il n’avait pas envie de se trouver au château, qu’il n’avait aucun amour pour la sorcellerie, qu’il haïssait le monde entier. C’était les gens qui avaient aimé sa facette de mauvais garçon. C’était les filles qui s’étaient mises dans tous leurs états devant lui, lui attribuant l’étiquette de prince charmant, rebelle romantique, lion tout droit venu de France.

Lui n’avait jamais rien demandé.

Fini les bonnes pensées. Lionel laisse échapper un rire amer. Il se tourne vers Isaline. Il grimace et il se relève. Il se tient bien droit, les mains dans ses poches. Il se tient droit. Il n’est plus l’adolescent qui avait été l’ami d’Isaline en France, il avait changé. Soudainement, il retrouve son accent français, pédant et cinglant de sa première rentrée dans l’école britannique, quand il avait fait semblant d’être ce Français assuré que tout le monde avait tant aimé. Si Isaline était résolue à le voir de cette manière, qu’il en soit.

Il s’arrête devant elle. Entouré de miroirs, il se tient à deux centimètres du visage de la jeune femme. Son regard se plonge devant celui de la jeune femme, mais le lion ne vacille pas.  « Putain, mais tu es une véritable connasse. » Il ne tente plus de jouer les doux ; il n’a jamais été du genre à tendre l’autre joue. Intérieurement, il se sent trahi.

« Après tout le temps que nous avons passé ensemble, après toutes les paroles que nous nous sommes dites, tu penses vraiment que j’ai cherché à ce que ces connards m’aiment. » C’est une affirmation, non une question. Lionel est outré, dégoûté. Isaline et lui avaient passé tant de temps ensemble, en France, parce qu’ils étaient les introvertis dans le monde d’assurance et de confiance d’Adélaïde Devereaux. Isaline avait été sa confidente sur sa relation avec la belle blonde de grande famille, elle l’avait soutenu dans les moments de doute, d’inquiétude, elle savait des choses sur lui que personne ne savait, elle connaissait son passé, son adoption, sa solitude, sa peur de l’abandon, elle le connaissait, et pourtant, elle brandissait la fourche, l’accusant de la sécheresse, de tous les maux du monde.  

« Tu peux continuer à parler parce que tu ne me connais pas. S’il y a une personne entre nous qui n’a pas rempli ces obligations d’ami, c’est toi. » Pas avec lui, lui, il s’en fichait ; il s’en remettrait, il lécherait ses blessures. « Adélaïde était supposée être ta meilleure amie. Tu n’as rien fait pour elle, alors qu’Adélaïde, elle, elle serait morte pour toi, elle aurait donné sa vie, son âme pour te sauver. » Quand il mentionne son ancienne copine, les émotions reviennent à la surface, et Lionel hausse la voix, la fureur revient, parce qu'Isaline le juge sur ses sentiments envers la Devereaux.

« Je l’ai aimé, Adélaïde ! Je me suis battu pour elle. Je l’ai cherché. Pendant un an ! Une putain d’année ! J’ai passé tellement de temps à la chercher que j’ai redoublé ! Est-ce que tu te rends compte ! Elle était supposée être morte ! Chaque jour, chaque nuit, je dois voir mon hibou revenir avec ma lettre, parce que mon hibou est incapable de la retrouver ! Merde ! » Lionel était au bord des larmes ; il n’avait jamais réussi à faire le deuil de son ancienne petite-amie. Dans tous les miroirs qui l’entouraient, la Devereaux lui soufflait des baisers, manifestation de son coeur, de ses désirs ; foutue salle, foutue existence, foutue vie.

Pour ne pas se faire distraire, le lion replante son regard vert dans celui de l’amarante qui était devenu chrysanthème. La voix de Lionel est ferme, d’un calme volcanique, où la colère était bien perceptible. « Tu as raison. Tu es une véritable demi-Vélane. Tu es belle de l’extérieur, mais de l’intérieur, tu es immonde. Tu penses juste à toi. » Il lance à la jeune femme un sourire hautain, blessé, surtout. « Tu n’es digne ni d’Adélaïde, ni de la maison Poufsouffle. » Enfoncer le pieu en plein coeur.

C'est comme cela que l'on tue les monstres.

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Je t’ai dans la peau, je t’ai dans la tête.



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Isaline R. Delatour
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Lionel & Isaline


L’amitié, c’est quelque chose d’abstrait. C’est étrange pour Isaline d’être l’amie, sincère de quelqu’un. Elle ne comprend pas vraiment comment c’est possible d’ailleurs parce qu’au fond d’elle, elle sait qu'elle va finir par tout foutre en l’air. Elle va juste réussir à tout briser comme si l’amitié n’était qu’un morceau de porcelaine. Elle parle sans réfléchir et si elle prenait le temps pour ça, peut-être que ses mots ne seraient en rien différent ou peut-être que si. Mais Isaline, elle a se probleme de confiance en elle qui grandit un peu plus de jour en jour. Elle ne sait pas d’où elle vient cette peur de faire confiance, veritablement confiance elle entend. Ou plutôt si, elle sait mais refuse de l’admettre. Avec Lionel, c’est différent, tout est différent avec Lionel bien qu’elle soit encore incapable de l’admettre. Elle a trop longtemps nier l’évidence, s’est trop longtemps voilé la face Isaline et aujourd’hui, ce qu’elle au fond du coeur éclate enfin au grand jour. Ce n’est pas glorieux, ça ne donne en rien envie de l’écoutant et pourtant, elle, elle se sent enfin libérée. Elle est bien loin d’être fière de ce qu’elle lui dit et pourtant, chaque mot, elle les pense. Ce n’est pas correct, elle a juste besoin que ça sorte. Le temps de la trêve est passé, la guerre froide à repris et elle entame ce nouveau round sur les chapeaux de roue. Mais le problème de cette histoire, c’est que de cette guerre, aucun d’eux n’en sortira indemne. Elle l’a compris au moment où elle l’a entendu rire. Ce rire qui ne présage rien de bon. Mais elle n’a pas peur. Elle n’en ressent pas l’intérêt parce que finalement, peu importe ce qu’il pourrait lui faire, elle le mériterait sans doutes. Elle est odieuse, elle ne se reconnait pas. Elle n’a honte de rien, elle est certaine de ses propos. Elle le voit s’approcher, ne dit rien, l’observe juste. Qu’est-ce qu’elle pourrait faire d’autre de toute façon. « Putain, mais tu es une véritable connasse. » Elle encaisse et ne dit rien. Elle garde seulement son regard dans celui de cet homme qu’elle ne reconnait plus. Peut-être ne l’a-t-elle jamais connu en fin de compte. Peut-être que tout ceci n’était qu’une illusion dans laquelle elle s’est bercée. Elle ne tendra pas l’autre joue pour recevoir une autre sentence, ce n’est pas pour ça qu’elle va détourner le regard ou ciller quand tout son corps lui ordonne de fuir loin d’ici, loin de lui. « Après tout le temps que nous avons passé ensemble, après toutes les paroles que nous nous sommes dites, tu penses vraiment que j’ai cherché à ce que ces connards m’aiment. » Elle ne sait pas Isaline. Elle ne sait plus vraiment ce qu’elle doit croire et c’est ça qui lui fait le plus de mal. C’est son monde, c’est sa bulle et ce qu’il y a autour en fin de compte, ça n’a plus vraiment d’importance, son amitié avec Lionel n’en a plus vraiment en tout cas. C’est ce qu’elle comprend qu’en elle l’entend, c’est ce qu’elle déduit sans bouger un membre. « Mais tu n’as rien fait pour que ça cesse.  » Sa voix redevient plus douce, elle n’est qu’un murmure. Elle ne cherche pas à être une manipulatrice, celle que tout le monde doit aimer au risque qu’elle leur pourrisse la vie. Non, ça, ce n’est pas Isaline. Elle est douce, elle est gentille Isaline, c’est ce qu’elle montre en tout cas et laisse croire au plus grand monde mais il faut croire que tout ça n’est pas l'entière vérité. Il faut croire que ça n’est pas vrai, qu’Isaline, ce n’est pas la gentille gamine qui se cache dans son monde pour éviter celui des adultes. « Tu peux continuer à parler parce que tu ne me connais pas. S’il y a une personne entre nous qui n’a pas rempli ces obligations d’ami, c’est toi. » Le premier coup en plein coeur est donné. Elle fait un pas en arrière, elle est fébrile, mal à l’aise face à tout ça. Parce qu’elle ne comprend pas Isaline à quoi il veut en venir. Elle ne sait pas, ne veut pas savoir en réalité parce qu’au fond d’elle, elle a cette peur désagréable d’entendre des mots qui sont justes. Des choses dont elle a conscience mais desquelles elle se voile la face. C’est ça son problème majeur en fin de compte. Sa naïveté. Vouloir bien faire mais échouer lamentablement. « Adélaïde était supposée être ta meilleure amie. Tu n’as rien fait pour elle, alors qu’Adélaïde, elle, elle serait morte pour toi, elle aurait donné sa vie, son âme pour te sauver. » Il l’a dit. Il l’a dit et elle, elle sent la premiere larme rouler le long de sa joue. Il n’a pas le droit Lionel de lui dire ça, de l’accuser de n’avoir jamais rien fait. Parce que c’est faut. « TU N’AS PAS LE DROIT TU M’ENTENDS ? PAS LE DROIT. » Le cri du coeur alors qu’elle vient taper à plusieurs reprises contre son torse de ses poings fermés. Les larmes sont toujours là, elles dévalent ses joues sans jamais s’arrêter et si elle aimerait être forte face à lui, elle n’en est plus capable. C’est trop dur, il lui rappelle tout ces souvenirs qu’elle essaye tant bien que mal de refouler au plus profond d’elle-même. « Je l’ai aimé, Adélaïde ! Je me suis battu pour elle. Je l’ai cherché. Pendant un an ! Une putain d’année ! J’ai passé tellement de temps à la chercher que j’ai redoublé ! Est-ce que tu te rends compte ! Elle était supposée être morte ! Chaque jour, chaque nuit, je dois voir mon hibou revenir avec ma lettre, parce que mon hibou est incapable de la retrouver ! Merde ! » C’est assez. Elle n’en peut plus de l’entendre parler ainsi. Elle le lâche, part s’asseoir dans un coin et ramène ses jambes contre sa poitrine. Le geste de la dernière chance, celui du désespoir. Elle cherche à se protéger de ce qu’il est en train de dire mais ça ne sert plus à rien. Elle est fissurée, brisée la rousse. Elle n’est plus rien, juste une coquille vide. « Tais-toi Lionel… s’il te plait… tais-toi. » Elle se balance d’avant en arrière comme si ça allait l’aider à passer outre de tout cela. Elle aimerait, elle n’en ai pas capable. Elle n’est plus capable de rien en réalité. Réfléchir est devenu trop difficile, elle ne veut plus et quand le silence vient remplir la pièce, elle a l’espoir que tout se soit arrêter. Que tout n’ai été qu’un rêve. « Tu as raison. Tu es une véritable demi-Vélane. Tu es belle de l’extérieur, mais de l’intérieur, tu es immonde. Tu penses juste à toi. » Elle a le coeur qui se brise de nouveau. Elle sait qu’il a raison, qu’elle est horrible mais elle a voulu espérer Isaline, elle a voulu croire que les choses pouvaient changer et redevenir comme au commencement de l’histoire. Le Il était une fois qui recommence éternellement pour ne jamais arriver au Et ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants. Parce que ça n’est pas la vrai vie. Rien de ce qui se dit dans les compte n’est la vérité. Et c’est ainsi qu’on tombe de haut en affrontant la vraie vie. C’est ainsi qu’on apprend, qu’on tombe et qu’on apprend à se relever. Mais elle n’a pas envie de ça Isaline, plus envie maintenant que son regard est ancré dans celui de Lionel. « Tu n’es digne ni d’Adélaïde, ni de la maison Poufsouffle. » Elle a perdu, il a gagné. Isaline, elle s’est trop longtemps volé la face. Pendant trop longtemps, elle a espérer qu’elle faisait fausse route mais à quoi bon. Maintenant, elle ne peut plus lutter contre la vérité. Elle ne peut plus dire non à ce qu’elle a sous les yeux. Dans cette histoire, la faute lui revient. C’est elle qui est coupable des maux dont elle l’accuse. Il a raison, elle a tort. Elle a mal, il peut rire.
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