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Dans l'ombre de la nuit ✘ Atos

Alcyone Shafiq
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Élève de Serpentard
Maison/Métier : 1ère année GISIS en Zoomagie, Serpentard
Célébrité : Emily ❤ Didonato
Pseudo : Loupiotre Âge : 31 Parchemins : 655 Gallions : 928 Date d'inscription : 06/02/2017

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Dans l'ombre de la nuit
L’orée de la forêt s’étends par dessus l’ombre noire du lac dans laquelle elle se reflète. Elle ne devrait pas être là. La nuit a déployé ses ailes sur la pierre du château depuis plusieurs heures. Quelques jours se sont écoulés depuis que le campement a plié bagage. L’été est terminé. Il s’est envolé avec une vélocité sans égal. Avec son absence, le vent frais est revenu. Il fait doucement virevolter les cheveux d’Alcyone. Son regard perdu sur la surface du lac. Eternelle clope à la main dont la fumée se consume plus qu’elle ne la fume. Elle est nostalgique l’Etoile. Réminiscence des concerts, notes de musiques. Rires. Peines. Elle voit le regard de Brooke, celui de Dimka. Elle aurait voulu que ça dure. Encore et encore. Elle qui avait détesté l’idée de rester à Pré-au-Lard. A présent, le retour à la réalité est difficile. Les murs de Poudlard ressemble davantage à une prison qu’à une école. Elle avait presque oublié les aurors, les règles rigides qui s’étaient instaurées. Elle avait presque oublié ses nuits où son sommeil se troublait. Etouffée. Presque une angoisse en cette nuit trouble. Bien sûr, les bras de Dimka l’auraient accueilli. Pourtant, c’était à peine la rentrée. Etrangement, elle n’avait pas osé. Peut-être parce qu’entre eux rien n’était clair. L’été avait semé encore plus le doute et les avait pourtant rapproché plus que jamais.


Mais en cette nuit fraiche, elle avait choisi la pénombre du lac. La fumée acariâtre de la clope frôlant sa langue en un réconfort obsolète. Parfois la solitude était agréable. Assise dans l’herbe, adossée contre un arbre. Elle complète la nature. Se perds dans le silence. Plusieurs minutes qu’elle ne pense même plus quand son attention est attirée par une silhouette. Elle s’arrête de bouger ne voulant pas attirer l’attention. Pourtant elle réalise. C’est une silhouette qu’elle ne connait que trop bien. Elle plisse légèrement les paupières se demande ce qu’Il fabrique. Visiblement, elle n’est pas la seule à avoir chassé Morphée. ’Qu’est-ce que tu fous Atos?’ pense-t-elle en l’observant s’enfoncer à la lisière de la forêt. La Shafiq se mord un instant la lèvre inférieure. Elle a bien compris qu’il y avait quelque chose. Cet été, ils avaient fait comme si de rien n’était. Comme si leurs derniers échanges n’avaient jamais existé. Une parenthèse dans ce monde complètement fou. Plus d’une fois, ils s’étaient retrouvés durant des soirées, alcool parcourant leur veine. Douce illusion que tout allait pour le mieux. Mais ce soir, alors qu’elle le voit filer d’un pas déterminer entre les arbres, elle s’inquiète.

Alcyone se lève. Hésite. Elle sait qu’elle ne devrait pas le suivre. Que s’il est parti la dedans tout seul, c’est qu’il y a bien une raison. Sa main écrase sa clope dans l’herbe puis cache nerveuse le mégot dans son paquet.  Ses doigts jouent avec quelques secondes puis elle se lance. Elle devrait savoir que la dernière fois qu’elle a fouiné sans le vouloir, que ce n’est pas ce qu’il y a de mieux. Elle avait encore failli se disputer avec Dimka pour ce genre de gestes pourtant innocents. Mais, elle ne peut pas faire comme si elle n’avait rien vu. Silencieuse, attentive aux alentours, ses pas se hâtent vers la foret avant de le perdre de son champs de vision.

Elle le suit, sans le héler. Sans se faire remarquer. Parce qu’il est trop loin. Parce qu’elle ne se voit pas crier son prénom en cet instant pour l’arrêter dans sa progression. Elle est plusieurs mètres derrière, tente de le rattraper avec difficulté. Pour elle se fige. Parce qu’il s’est arrêté de marcher. Il observe le sol. Alcyone se demande à quoi ile joue. Sa respiration se coince sans qu’elle ne le réalise vraiment. A l’ombre d’un arbre, elle le voit dans mouvement de baguette faire voler la terre. Il aurait caché quelque chose ? Un pressentiment étrange ébranle son être. Ce sont sûrement pas des bouteilles de whisky qui se trouvent la dessous. Puis elle le voit. Elle cligne des paupières. Restent un instant ébêtée alors qu’un cadavre se dévoile. Un centaure. ’Bordel…’ Atos s’était-il transformé en un nécrophile zoophile ? La pensée aurait pu lui arracher un rire amer mais c’est loin d’être le cas. Alcyone avance alors un peu. Se dévoile doucement alors qu’elle a jeté un faible lumos de sa baguette pour révéler sa présence, pour éclairer son chemin. « Atos ? » Un murmure. Son regard se glisse dans celui de son ami. Celui qu’elle a toujours considéré comme un frère. Un frisson la traverse alors qu’elle ne peut s’empêcher de regarder un instant la carcasse étendue au sol. Pour une fois, la brune a perdu sa verve naturelle. Elle cherche à comprendre mais il n’y a rien qui ne lui semble logique dans ce qu’elle voit. Pourtant elle ne ressent pas la peur. Parce qu’elle a confiance en Atos. Mais elle sait plus quoi dire. Elle sait qu’elle devrait pas être là. Elle est larguée devant cette scène. Elle ressent une légère nausée l’envahir tandis que l’odeur du cadavre en décomposition commence à s’infiltrer jusqu’à elle. Elle a arrêté sa progression, immobile devant ces limbes. « Je…Tu… » Elle se coupe. Non vraiment l’Etoile est paumée et prends appuie contre l’écorce d’un arbre comme pour pouvoir tenir debout. « Est-ce que… » La question meurt contre ses lippes. ’Est-ce que c’est toi qui a fait ça ?’
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Ce soir, c’était la dernière chance. Ce soir, c’était la dernière expérience. Ton avenir, il dépendait de ce qu’il se passerait là, dans la nuit noire, dans cette forêt sombre dans laquelle tu avais placé ton dessein. Tu connaissais le chemin par cœur, tu savais à quelle heure toute la chambrée finirait par dormir. Tu savais quelles marches du château grinçaient, les passages à éviter. Tu connaissais ta route pour l’avoir déjà empruntée, pour avoir suivi ton cousin dans les ténèbres, autrefois. Ton cousin, lui aussi envolé, parmi les disparus. Victime des bizarreries constantes de cette école. Ce soir, c’était un peu pour lui aussi que tu tentais une dernière fois de mettre ta passion et tes talents à l’épreuve. Un corps vivant devant toi, et tu replongerais dans la magie noire qui t’avait tant séduite par le passé. Un corps inerte, et la blondinette aurait raison de toi, tu ne te dédierais qu’à elle, pour toujours, pour l’éternité. Tu deviendrais l’homme contrit, l’homme qui se repentit, et tu oublierais ce que la vie avait fait de toi jusqu’ici, l’homme au sang sur les mains.

La nuit était silencieuse, tu percevais seulement le hurlement des loups, par intermittence, comme s’ils te mettaient au défi de reculer, d’oublier ce que tu avais planifié. Mais il y avait dans ton regard tant de détermination que tes pas te guidèrent eux-mêmes jusqu’à la clairière qui s’était imprimée dans tes songes depuis ta dernière visite en ces lieux. Le sol, contrairement à celui alentour, semblait plus meuble, plus étrange. Sous les copeaux de terre se cachaient de la peau, une âme, un être qui ne demandait qu’à être réveillé. Ta baguette se leva, et avec elle la terre sembla s’écarter pour découvrir l’épiderme sale et déjà bien décomposée de trois centaures. Leurs visages te haïssaient déjà de vouloir troubler leur repos. Tu savais ce qu’il s’était passé la dernière fois. Ils s’étaient retournés contre vous, des inferi non contrôlés. Cette fois-ci, c’était toi qui serais le maître, c’était toi qui aurais les rênes, tu ne les laisserais pas filer. Il y avait en chacun de tes membres un picotement témoignant de ta tension en cet instant. Les frissons montaient, parcouraient ton échine, dévoilaient ton impatience. Les incantations étaient prêtes à franchir tes lèvres, lorsque ton propre prénom te coupa dans ton élan. La voix féminine qui l’avait prononcé provoqua une gêne. Comment expliquer à Alcyone, car tu aurais reconnu son intonation entre mille, ce que tu étais en train de faire ? Tu ne te retournas pas. Pris sur le fait, comme un criminel, tu ne voulus pas t’enfuir. Tu allais lui expliquer, à cette amie bredouille qui ne savait plus par quels mots décrire la vision d’horreur qui venait de lui apparaître sous les yeux. Tu allais lui expliquer, elle ne dirait rien, et tu reprendrais ton rituel. Ce soir, tu réveillerais les morts. Tu l’avais décidé.

« Ce sont des cadavres de centaure, oui. » Doucement, tu te retournas vers la Shafiq, ton visage était dur, angoissant. Des années de souffrance, de mal et de noirceur venaient se greffer aux marques d’une face si sévère. Une face que tu ne lui avais que rarement, voire jamais montrée. « Je ne les ai pas tués, si c’est ce que tu veux savoir. » Eux, non. Mais il y avait au fond tellement d’histoires que tu avais omis volontairement de lui raconter. Des meurtres que tu portais seul sur ta conscience. Tu n’avais peut-être pas assassiné froidement des êtres magiques, mais des moldus, eux, tu n’avais eu aucune pitié. Pour la science. Pour la découverte. C’était ton credo morbide ; il résonnait en toi, te donnait la force de continuer, de dépasser des limites qu’on avait trop vite imposées. « Au contraire, je veux leur donner un nouveau souffle. » C’était ça la vérité. La nécromancie n’était pas l’art du désespéré, de celui qui veut bâtir une armée. C’était le bel art de la vie, de la seconde chance.  
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Alcyone Shafiq
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Dans l'ombre de la nuit
Alcyone se demandait ce qui lui avait pris. Pourtant, ce n’était pas dans ses habitudes. La curiosité n’était pas l’un des défauts qui la caractérisait le plus. Surtout lorsque c’était mal placé. Pourtant, son instinct l’avait poussé à le suivre. Peut-être qu’au fond elle, un sixième sens lui murmurait que c’était sa place. Qu’elle devait être proche de son ami. Parce qu’ils étaient là sans l’être. Ils se fréquentaient depuis leur arrivée dans ce château. Alcyone ne voulait pas s’imposer mais ce qui s’offrait à ces yeux, cette scène… Son esprit ne parvenait pas à comprendre. Elle voyait. Les éléments. Les cadavres, Atos qui les cherchait. La forêt. La nuit. Les reflets argentés de la lune qui balayaient cette image tortueuse. Mais non. Rien d’intelligible, rien de tangible pour donner à l’Etoile une quelconque compréhension. Elle n’avait le droit qu’à son dos. Cette silhouette qu’elle connaissait par coeur sans avoir la moindre idée de ses démons les plus profond. Les mots s’entrechoquèrent. Les questions ne sortirent même pas de ses lippes pourtant elles se percutaient dans son esprit avec virulence. Elle voulait comprendre. Savoir ce qui se passait. Et quelque part, pour la première fois en présence d’Atos, Alcyone ressentit un frisson de crainte.

Il s’était enfin tourné. Son visage. Les traits éthérés qu’elle connaissait pourtant si bien semblaient lui livrer un inconnu. Elle s’appuya un peu plus contre l’arbre contre lequel elle se trouvait. Elle se demanda un instant si elle devait faire demi-tour. Fermer les yeux et oublier. Faire comme si elle n’avait jamais rien vu. « Ce sont des cadavres de centaure, oui. » Le regard céruléen d’Alcyone glissa de nouveau sur les corps. L’odeur putride de la mort lui donnait la nausée. Que faisait-il donc à jouer avec des cadavres ? Le regard d’Alcyone était un livre ouvert en cet instant. « Je ne les ai pas tués, si c’est ce que tu veux savoir. » Elle hochait la tête, légèrement rassurée. Parce qu’elle le croyait malgré l’ambiguïté de ce qui se passait. Ce qu’elle ne savait pas, il valait mieux, pour le moment, que cela reste dans l’ignorance. Une information à la fois… « Au contraire, je veux leur donner un nouveau souffle. » La brune glissa ses doigts fin dans sa chevelure signe de sa nervosité. Son palpitant soutenait un rythme abrasif.

« J’imagine que tu ne comptes pas les empailler pour faire ça ? » Le cynisme. C’est tout ce qui lui venait à la Vipère. Il lui semblait comprendre que trop bien à quoi jouait Atos. La même chose que tous les Serpentard en cherchant la Pierre de Résurrection. Si les raisons qui avaient poussé la brune à chercher cette pierre avait changé, cela n’empêchait en rien qu’elle puisse comprendre ce besoin. Mais elle n’avait jamais pensé à l’envers du décor. Au corps, aux mains souillées pour les faire revenir. Elle se détacha légèrement de l’arbre contre lequel elle était restée, faisant à peine un pas vers le Serpent. Son regard courrait sur les corps. Elle n’avait vu de dépouilles. Le sentiment était inexplicable. Ecoeurant, la peur aussi. La gêne. Un flot d’émotions qu’elle ne parvenait pas à déterminer. « Pourquoi ? » C’est une bonne question après tout. Quelle raison pousse un homme à déterrer au milieu de la nuit des cadavres ? Ses yeux s’imposent dans ceux d’Atos. Peut-être ne répondra-t-il pas. Il en aurait le droit après tout. Elle s’est imposée. Elle n’aurait jamais du être là. Il ne le souhaitait pas. Il agissait seul. Depuis quand ? La morosité avait envahit depuis bien longtemps leur soirée. Pourtant jamais elle ne se serait doutée de quoi que ce soit. Et quelque part, aussi étrange cela fut-il, elle parvenait à comprendre. Elle croisa les bras, ses iris oscillant entre les centaures sans vie et Atos. « Tu veux que je parte ? » Dis oui… dis non ! Alcyone ne savait pas ce qu’elle voulait dans le fond. Le trouble l’envahissait. Elle ne savait pas comment agir. « Je suis là si tu as besoin… » Son regard se détourne. Un murmure léger soufflé dans la pénombre nocturne. Elle ne sait pas à quoi, ni à qui -dans le fond- elle propose son aide. Mais c’est ainsi.
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Tu pensas. Tandis qu’Alcyone réagissait à la découverte morbide qu’elle venait de faire, tu pensas que si elle était ici, à cet endroit exact où tu te trouvais, elle ne pouvait que t’avoir suivi. Il ne pouvait pas y avoir de mauvaise coïncidence. La jeune fille te retardait dans tes plans, en plus d’avoir douté de toi. Elle avait toutes les raisons de douter, mais tu ne t’étais pas attendu à un tel comportement. Jamais elle ne t’avait espionné. Jamais elle ne s’était mêlée de tes affaires. Des confessions silencieuses, voilà ce qui vous unissait. Visiblement, ces confessions ne lui suffisaient plus. Le regard vif, tu observas autour de toi pour vérifier qu’elle n’avait pas amené quelqu’un d’autre avec elle. Personne. Alcyone voulait satisfaire sa curiosité, mais elle te restait pour autant loyal, fidèle amie à qui tu avais toujours pu faire confiance. Une colère grandissait en toi d’avoir été ainsi exposé mais c’était elle, pas quelqu’un d’autre. Tu savais qu’à la vue d’une autre personne, ta rage se serait déversée comme elle s’était déjà renversée sur Teodor il y a près d’un an maintenant. Tu ne voulais pas reproduire le même schéma.

La Shafiq n’avait rien perdu de son cynisme mais pour l’heure, elle n’aurait même pas su tirer la commissure de tes lèvres, ces lèvres qui restaient impassibles, balançant entre gémissements et cris. Tu restais pourtant silencieux. Une odeur âpre s’élevait des corps, venait chatouiller tes narines comme l’appel de la mort. Des mois que tu n’avais pas commis d’impaires. Des mois que tu t’étais tenu éloigné de tout acte répréhensible depuis que tu avais agressé Günter. Tes mains étaient devenues trop oisives. Tu voulais faire ce pour quoi tu étais là plutôt que d’entendre les pourquoi inquiets de ton amie. Elle ne comprendrait pas. Personne ne pouvait comprendre ce que c’était que ce désir ardent, provenant de tes entrailles, cette manie nocive qui s’était propagée dans ton corps pendant toutes ces années, qui ne pouvait plus partir. Manie contre laquelle tu luttais, jour après jour, espérant chasser tes démons, mais ils ne partiront pas. Jamais. On t’avait détraqué depuis ton plus jeune âge, il n’y avait pas de retour. « Arrête de poser des questions Alcy, je serais même pas en mesure de te répondre. » Ta voix semblait sortir d’outre-tombe, tu parlais fort, trop fort pour quelqu’un qui voulait rester discret. Tes émotions parlaient à ta place. Au fond, tu voulais qu’elle reste, qu’elle t’aide, que quelqu’un te soigne. Ton esprit le voulait. Ton cœur, lui, voulait goûter encore à cette souffrance que tu infligeais à des cadavres innocents : meurtrir les autres pour guérir soi-même. Ton âme était noire, mais ton corps n’avait jamais été aussi vivant.

Tu t’avanças vers la serpentard sans même savoir si une telle proximité lui convenait. Tu n’arrivais pas à voir si elle était apeurée ou impressionnée, tu n’en avais que faire. Ta main prit la sienne un peu trop violemment et tu retournas vers les centaures, la main d’Alcyone dans la tienne. « Fais-le avec moi. » Tu ne voulais plus être seul dans ta folie, et tu savais qu’elle était celle qui pouvait te comprendre le mieux. A deux, tout semblait différent. A deux, tout semblait normal. Un simple rite accompli par deux scientifiques avides de connaître les mystères de la Faucheuse. Elle était ton amie la plus proche, ne dit-on pas que ça donne le droit de tout partager ? Tu ne voulais pas qu’elle parte, tu voulais qu’elle approuve, qu’elle te donne le droit de continuer. Tu ne pouvais pas le faire avec Colombe, ni Lou. Elles étaient si douces, si innocentes à tes yeux. La vérité, c’est que tu n’avais de proximité avec personne d’autre et qu’elle était l’unique personne capable de t’accompagner dans tes noirs désirs qui déferlaient et s’abattaient sur toi. « Fais-le avec moi ou va-t’en. » Tu connaissais les incantations par cœur, depuis le temps. Elles étaient ancrées en toi comme des phrases du plus commun usage. Tu commencerais à les répéter si elle restait. Tu lui montrerais.
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Alcyone Shafiq
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Dans l'ombre de la nuit
La nuit s’est étendue au-dessus d’eux. Cela fait bien longtemps qu’ils auraient du être dans leur salle commune. Depuis la rentrée les restrictions étaient drastiques. Les aurors au sein du château veillaient rudement sur leurs agissements. S’ils venaient à les trouver là, au milieu de la foret avec leurs pieds des dépouilles… Ses yeux posent toutes les questions silencieuses qui la traversent. Les traits du visage d’Atos sont fermés, froids. Elle se demande pourquoi son instinct l’a poussé à le suivre. Ce n’était tellement pas dans ses habitudes. Le regard d’Atos était en alerte. Il observait. Les alentours. Alcyone et sa présence non désirée. L’Etoile ne sait pas elle même ce qu’elle fiche ici. Et dans le fond, elle aurait peut-être préféré ne jamais découvrir ce troublant secret que le jeune homme gardait en lui. Elle voyait la colère dans son regard et son palpitant aux creux de sa poitrine s’accéléra un peu plus si cela était possible. Alcyone accordait sa confiance aux gens. Elle était une fidélité infaillible mais parfois, cela frôlait la naïveté. Etait-ce le cas en cet instant ? Devrait-elle se méfier plutôt que de rester plantée face à Atos ?

Elle garde pourtant un air qui se veut assurer même si derrière le doute s’anime. Son regard, lui la trahit souvent. Colère, joie, doute. Il laisse toujours tout transparaitre. C’est sa franchise naturelle qui la rattrape bien souvent. « Arrête de poser des questions Alcy, je serais même pas en mesure de te répondre. »  Mais putain… Elle venait de trouver celui qu’elle considérait comme un frère en train de déterrer des centaures. Elle avait bien le droit de se poser des questions et de flipper. Sans le vouloir, elle se referme elle aussi. Son regard s’assombrit légèrement. Elle n’arrive pas à se positionner. Lorsqu’il avance vers elle brusquement tout en se saisissant de sa main, la brune se braque un instant. Elle n’a pas envie d’approcher de ses carcasses. L’odeur est omniprésente. Insupportable. Insoutenable. Et même si elle cherche à se dérober, c’est trop léger. Parce que cette conne de conscience lui dit de ne pas laisser Atos là, seul au milieu de cette forêt. Alors la Shafiq se laisse aller dans son sillon mais elle ne peut s’empêcher de river son regard sur les centaures. Insoutenable vision d’un corps sans vie. Sa main se crispe dans celle d’Atos. Ses ongles doivent même meurtrir sa chair. Elle ferme un instant les yeux. C’est peut-être qu’un cauchemar. Un des innombrables qu’elle fait chaque nuit. Pourtant lorsqu’elle ouvre de nouveau ses paupières. Rien n’a changé. Les cadavres. Sa main dans celle d’Atos, la nuit qui les enlace sournoisement. « Fais-le avec moi. » Elle l’entends mais ne réagit pas. Elle ne peut s’empêcher de se demander comment s’appelait ces centaures. Comment ils sont morts. Comment Atos avait bien pu trouver ces carcasses si ce n’était pas lui qui les avait tué ? Ce n’était pas quelque chose qu’on trouvait dans la boutique du coin !

« Fais-le avec moi ou va-t’en. » Elle tourne brusquement son visage vers celui du Serpent.  Un souffle s’échappe d’entre ses lippes. Alcyone a une magie délicate. Pure. Elle s’en sert pour créer des bijoux, des vêtements. Elle les anime de sortilèges travaillés et complexes certes, mais comme lui disait Madame Sandoval, sa magie était douce, artistique. Elle révélait la beauté de ses créations. Pourtant Merlin savait que sa famille avait certainement plus que de raison plongée dans la magie noire. Sombre dessein qu’Alcyone avait toujours évité ne voulant se mêler à ces jeux qu’elle débectait. Pourtant ses doigts restent serrés autour de ceux d’Atos. Elle le fixe toujours avec cette incompréhension dans les yeux. La seule chose tangible, c’était qu’elle ressentait le besoin de son ami. Le besoin qu’elle reste. « J’ai jamais fait ça Atos… » Murmure qui glisse d’entre ses lèvres. Elle abdique. Prête à faire un acte qui lui semble complètement irraisonné. Complètement fou. Alors elle l’entends. Il murmura des incantations qu’elle ne connait pas. Elle écoute. Plusieurs fois. Elle ne lâche pas sa main. Son emprise se serre peut-être davantage encore lorsque sa propre voix, peu assurée, se joint à celle d’Atos une fois qu’elle a retenu les formules. Elle espère que ça ne fonctionnera pas. Et pourtant dans le fond, une curiosité s’éveille. Et si cela fonctionnait ? Etait-ce aussi simple ? Si elle était tout à fait honnête. Elle était bien prête à faire la même avec la Pierre de Résurrection pour Keith.
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Alcyone lui enfonçait ses ongles dans sa chair, mais il savait qu’elle ne partirait pas. Si elle avait dû le faire, elle l’aurait fait il y a déjà bien longtemps. La sorcière se contentait de rester plantée là, de faire savoir à Atos qu’elle n’avait jamais fait ce genre de pratique. Lui non plus. Tout ceci, bien que finement observé par le passé, le propulsait dans la peau d’un néophyte, et il ressentait au plus profond de ses entrailles cette excitation de la première fois, de la chose nouvelle que l’on découvre sous son plus beau jour, lorsque l’habitude n’a pas encore ternie la chose, lorsque la beauté de l’acte reste encore intacte. Atos prononça le début de quelques incantations, d’un ton tout de suite très assuré. Il avait l’impression de marcher dans les pas de Yuri, son cousin, Atos avait l’impression de vivre la scène qu’il avait vécu. Bientôt, il entendit une voix féminine prononcer les mots exacts qui sortaient de sa propre bouche, et un coup d’œil ne lui fut pas utile pour s’apercevoir qu’Alcyone jouait le jeu, qu’elle l’avait rejoint dans ses activités macabres. Sa baguette pointait les corps, dont l’odeur lui chatouillait les narines mais ne lui faisait pas tourner le regard, au contraire, il les fixait avidement, attendant le moindre geste, le moindre frémissement, venant d’un doigt, d’une lèvre, d’un œil. Pendant quelques minutes encore, les centaures restèrent amorphes, endormis dans leur sommeil thanatique. Qu’il portait bien son nom, Atos. Il était né pour se dédier corps et âme à la mort, paradoxalité de son existence.

Soudain, la terre bougea, mouvement subtil qui n’était pourtant pas passé à côté de l’attention du jeune serpent. Il savait ce qui adviendrait s’il réussissait son coup. D’autres centaures, bien vivants cette fois, le blâmeraient pour avoir profané la sépulture de leurs congénères. Mais Atos, pour le moment, n’en avait que faire. Il observait les corps, encore inertes quelques minutes plus tôt, s’animer doucement pour sortir de leur sommeil d’outre-tombe. Leurs corps s’élevaient enfin pour faire part de leur grandeur et de leur puissance ; leurs yeux, eux, étaient morts, tout comme leur cœur et leur âme. Ils lui appartenaient. Il en était le maître. Maître de la mort. Atos n’avait réussi qu’un maigre exploit, la nécromancie était un art compliqué et ardu, et s’il était plus simple de le pratiquer sur des êtres pas tout à fait humains, il savait pourtant que le plus gros de la difficulté restait logé dans les corps entièrement sorciers. Cet essai pourtant lui prouvait qu’il était capable de grande chose, qu’il avait le pouvoir d’y arriver.

Il lui fallait maintenant arrêter cette armée de centaure, contrôlée, mais féroce. Atos n’était pas venu les mains vides, il avait appris de ses erreurs passées, de cette fois où il s’était retrouvé dans cette forêt avec une armée de centaures morts prêts à s’abattre sur lui. « Incendio. » Les créatures commencèrent à se consumer, bien vite un autre sortilège suivit, celui de désillusion, lancé par Atos pour tenter de cacher au mieux les corps, pour éviter qu’on ne les surprenne à immoler des cadavres innocents. A cette heure-ci, personne ne devrait constater la fumée s’élever de la forêt interdite. Lorsque le feu eut accompli son devoir, Atos l’arrêta d’un nouveau sortilège, le crépitement cessa, et la forêt redevint soudain calme et sereine. Atos tomba à terre, épuisé. La fatigue ainsi que l’énergie qu’il avait perdue durant ses incantations, étaient en train d’avoir raison de lui. Il leva la tête, observa le visage de sa coéquipière. Il lui avait demandé l’impensable, et elle l’avait fait. Atos, malgré l’affection qu’il lui portait, avait l’impression d’avoir ce soir gagné en puissance, sur elle, sur eux, sur le monde. Satisfaction personnelle qui se transformait en perspective changée. Les règles du jeu n’étaient plus exactement les mêmes. Atos était déterminé, perdu, torturé. Mais il avait envie de plus, toujours plus. Il s’aperçut que la main d’Alcyone était toujours dans la sienne. Il s’en détacha progressivement. « Il existe un pouvoir qui nous échappe, Alcy. Et je veux en percer tous les mystères. » Il n’y avait plus de Colombe qui tînt. Il ne pouvait plus s’empêcher d’être qui il était. Il ne pouvait refouler ses vraies passions, ses vrais désirs. C’était bien trop fort pour que la poufsouffle réussît à l’annihiler. Il allait reprendre ses recherches, tout ce qu’il avait entrepris depuis des années désormais. « Tu comprends n’est-ce pas ? Cette impression de ne pas comprendre le monde qui nous entoure. L’envie de reconstituer enfin un puzzle, quelle que fut sa complexité. » Il passa sa main, encore tremblante d’adrénaline, sur son visage. Il leur fallait partir d’ici avant qu’une bande de centaure ne rappliquât et ne se rendît compte de la situation. Il se releva, certain que la Shafiq le suivrait, et commença le chemin inverse dans la forêt sombre de tous ses secrets. « Maintenant tu sais. »

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Alcyone Shafiq
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Dans l'ombre de la nuit
La forêt semblait soudainement être un théâtre macabre. Un théâtre où se jouait une pièce lugubre ; une pièce qui n’avait pas de fin propre. La main de la Shafiq s’était enroulée, crispée dans celle d’Atos. Elle avait accepté de l’aider au nom de leur amitié sans détour, sans pourtant mesurer l’ampleur de la situation. Et l’inquiétude la rongeait. Parce que ce genre de choses, c’était typiquement ce que sa famille était capable de faire. La magie noire courrait partout chez les Shafiq. Elle l’avait vu sous toutes ses formes. De plus délicate, celle qui tentatrice donne l’envie de la frôler du bout du doigt, à la plus destructrice. Il n’y avait qu’à voir le coeur de pierre qui s’était installé dans la poitrine d’Erèbe. Ces déviances n’avait rien de bons. C’était comme une drogue. Plaisirs salvateurs aux prémices de la rencontre. Une addiction destructrice à mesure que le temps passait. Atos avait-il déjà sombré ? Etait-ce vraiment l’aider de rentrer dans son jeu ? Pourtant elle pouvait comprendre l’envie de revoir un défunt. Elle était prête à tout avec la pierre pour revoir Keith. Et même qu’elle le savait vivant d’une certaine façon, elle avait mis de côtés ses desseins. Si le silence avait d’abord scellé les lippes de la brune, écoutant avec attention les incantations, elle l’avait rapidement rejoint. De sa main libre, elle tenait sa propre baguette. L’odeur putride des cadavres lui donnait la nausée. Elle avait l’impression insidieuse que quelque chose de brisait en elle. Elle avait franchi une limite qu’elle s’était toujours jurée de pas passer. Elle dont le nom était le synonyme de la magie sombre et usée à mauvais escient. Elle avait beau aimer ses frères, leurs actes eux, elle préférait fermer les yeux.

Elle eut pourtant un léger mouvement de recul. Parce que dans le fond, elle s’imaginait pas que cela puisse fonctionner. Pourtant cela avait bouger. Imperceptible au départ. Etait-ce son imagination qui lui jouait des tours ? Puis cela soudainement se précipiter. Les centaures encore sans vie se levait avec grâce. Alcyone les observa fascinée. Ils étaient à présent dressés devant eux, de toute leur hauteur. Leur corps était là mais leur âme ? Leur esprit ? Quand elle croisa leurs yeux, un frisson parcouru son échine. Leurs yeux étaient vides. Ils n’avaient plus rien d’humain. Ils n’étaient que des carcasses. Des coquilles vides. Pourtant la magie avait ramené une partie d’eux. Etait-ce parce qu’ils n’étaient pas assez puissants pour faire mieux ? Ou la nécromancie ne parvenait à faire revenir qu’un corps sans émotion ? Les questions s’éveillaient dans l’esprit de la Shafiq, elle qui ne voulait pourtant pas. Et quelque part, elle en voulait à Atos. De l’avoir mêlé à ça indirectement.

Elle se détourna alors qu’il lançait un incendio sur les centaures. Une deuxième mort pour ses êtres qui n’avaient rien demandé à personne. Les carcasses crépitaient sous les flammes. La chaleur s’enroulait autour d’eux. Et si la fumée se mettait à s’élever, Atos, lui semblait avoir tout prévu avec un sort de désillusion. L’odeur, elle, était toujours présente.

Malgré le fait qu’il se laisse tomber à terre, leurs mains restèrent encore liées quelques instants. Comme si Alcyone en avait besoin. Pour s’assurer que cela était réel, qu’elle n’avait pas abusé d’alcool ou d’une drogue quelconque. « Il existe un pouvoir qui nous échappe, Alcy. Et je veux en percer tous les mystères. » La brune planta son regard dans celui d’Atos. La nécromancie était un art ancestrale que très peu de sorciers étaient capable de maitriser. Elle s’appuya contre le tronc d’un arbre, le temps de remettre de l’ordre dans ses pensées. « Tu comprends n’est-ce pas ? Cette impression de ne pas comprendre le monde qui nous entoure. L’envie de reconstituer enfin un puzzle, quelle que fut sa complexité. » Plutôt que de répondre tout de suite, Alcyone se contenta de s’occuper en sortant de ses poches son paquet de clopes. Elle en alluma une et tira lentement dessus. Longtemps. Comme pour s’abreuver de la fumée, de la nicotine qui viendrait détendre ses nerfs. Et alors qu’elle relâchait doucement la brume d’entre ses lippes, elle le suivit alors qu’il commençait à marcher. Elle se sentait épuisée. Vidée. « Maintenant tu sais. » Elle hôcha lentement le visage. Le secret du Serpent serait bien gardé avec la Shafiq, il n’y avait pas de doute. Maintenant il fallait qu’elle se mette d’accord avec elle, elle n’arrivait pas à décider. Quel était son avis sur tout cela ?  « J’aimerais juste comprendre pourquoi tu cherches à les faire revenir. » C’était le mot qui revenait en boucle dans son esprit. Pourquoi. « Ce n’était que des carcasses vides. Tu crois vraiment qu’avec assez de pratique tu pourrais vraiment faire revenir quelqu’un ? Pas seulement son enveloppe corporelle ? » Elle s’intriguait la Shafiq. Mais elle ne disait pas ce qui pouvait germer dans son esprit. Après tout Keith, lui, elle savait où était son essence… Mais depuis le temps son corps ne devait-être que lambeaux…
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L'air était pesant dans cette forêt. Les deux compères étaient déjà sur le chemin du retour, mais dans l'esprit d'Atos, les images de cet acte qui venait de se produire revenaient en une boucle incessante, un film sans fin. Une avant-première qu'il aurait fait partager, pour la première fois, à son amie. Il lui en demandait trop, il lui en demandait beaucoup trop. Et il ne lui laissait pas le choix. Mais après tout, c'était elle qui l'avait suivi, elle qui n'avait pu taire sa curiosité : il ne l'en blâmait pas, mais il espérait qu'elle non plus ne lui en tiendrait pas rigueur, car elle s'était, seule, fourrée dans ce pétrin et dans cette histoire glauque. En revanche, il n'était pas contre répondre à ses éventuelles questions, il se doutait qu'après tout ça elle devait forcément en avoir la Shafiq. Et il savait qu'il pouvait répondre à chacune d'entre elles, car cette obsession ne provenait pas d'une lubie passagère, c'était du long terme, quelque chose qu'il avait dans le sang depuis des années, une passion qu'il entretenait. Passion macabre, lugubre. Passionné par la mort, aussi fou que cela puisse sembler. Cette mort qui le fascinait, ce mystère du monde qui échappait aussi bien aux sorciers qu'aux moldus, mystère qui les reliait étrangement.

Il n'en était qu'aux prémices de la science, ainsi les recherches seraient encore longues, il tentait d'avancer avec des postulats, d'en déduire des faits qui paraissaient incontestables, mais il savait que si ces axiomes étaient faux, tout ce qui en découlait le serait aussi. Et alors il faudrait tout recommencer. Il progressait, c'était indéniable, mais il ignorait même si son but ultime était réalisable. En tout cas, il n'avait jamais été perpétré par quiconque qui fût encore vivant pour en témoigner. Ressusciter les morts relevait d'une fiction digne de Mary Shelley, et il avait tant envie de pouvoir donner vie aux récits de cette grande dame. « Il faut bien commencer quelque part non ? » Mais ses débuts pourtant ne se comptaient plus en jour, c'était là l'une de ses énièmes expériences, la première qui avait aboutit à un résultat à peu près concluant. Il était peut-être encore trop tôt pour faire part à Alcyone de tous les crimes qu'il avait désormais à son actif, les événements de ce soir devaient déjà bien la tourmenter, chaque chose en son temps. Maintenant qu'il savait qu'il en était capable, qu'il avait maîtrisé une partie de cette force qui était nécessaire pour avoir complètement ce don de nécromancie, il ne comptait plus se défiler ni s'arrêter, il fallait qu'il aille au bout. « Les inferi sont de sacré bête, et leur définition même est que ce sont des cadavres, des cadavres animés. » Ces sortilèges de magie noire lui permettaient donc d'animer un corps, ne restait plus qu'à trouver comment animer l'esprit. Ce n'était pas une armée qu'il voulait, c'était retrouver ces gens disparus, retrouver ces illustres sorciers, c'était battre la mort, la contrôler. C'était aussi un peu le pouvoir qui l'animait, il ne pouvait le cacher, Atos, que posséder un savoir que les autres ignoraient le confortait dans ses convictions. Ça lui apporterait une notoriété, on marquerait sûrement son nom dans les livres d'histoire, plus tard. Ce n'était pas la raison première de ses recherches, mais elle était une raison indéniable. A quoi bon chercher pour emporter ses connaissances dans sa tombe ? « De telles sortilèges, ça doit bien exister, ou s'inventer. » La magie ne cessait d'évoluer, des sortilèges se créaient chaque jour, pourquoi pas lui ? Pourquoi pas pour ça ? Ça l'étonnait que personne ne se fût encore penché sur le sujet.

Il y avait bien une chose qui le poussait à continuer, il savait que c'était possible, quelque part. La pierre de résurrection avait ce pouvoir. Elle ramenait au monde des vivants des esprits envolés. Lier les deux permettrait alors de vaincre une fois pour toute la faucheuse. « Il me faudra du temps, mais pourquoi pas ? Pourquoi ça ne serait pas possible ? La magie a-t-elle jamais montré une seule faiblesse ? On est capable de tout, Alcy, et on pourrait être bien plus puissants que ça encore. » Cette manie de la grandeur l'obnubilait. Atos devenait fou de ces capacités qui se présentaient à lui. Il devenait fou de ces idées qui lui traversaient l'esprit et qui lui donnaient l'espoir d'une faculté supérieure à tout ce qu'ils auraient pu jamais imaginer.
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Alcyone Shafiq
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Dans l'ombre de la nuit
Alcyone suivait Atos sur l’un des sentiers que l’usure avait créé dans la forêt. La nuit les enveloppait de ses bras voluptueux. Le silence n’était interrompu que par le bruit de leurs pas mais aussi les cris d’une créature ou deux un peu plus loin. La fumée s’effaçait lentement derrière eux et la cigarette entre les doigts de la Shafiq lui permettait de se concentrer sur autre chose que les cadavres en train de calciner non loin d’eux. Les questions chahutaient dans l’esprit de la Shafiq. Elle ne savait même plus si ce qu’elle avait vu était réel. Après tout, ses nuits étaient hantés de cauchemars bien étranges. Cela aurait très bien pu en être un de plus. Ce qui la troublait le plus était davantage les motivations d’Atos. Avait-il le besoin de retrouver quelqu’un ? Elle avait le sentiment qu’il ne lui avait tout dit et elle ne parvenait pas à comprendre les tenants et aboutissants de cette lubie. Alcyone posa malgré tout quelques questions. Elle n’était pas du genre à insister, surtout lorsqu’elle sentait que la personne ne voulait pas se confier. Les gens parlaient d’eux-même s’ils en avaient le besoin. Un tord selon certains qui avaient jugé la Shafiq insensible à leurs problèmes. « Il faut bien commencer quelque part non ? »

Bien sûr… Poudlard ne s’est pas construit en un jour. Les découvertes les plus importantes ne ce sont pas toujours fait avec de belles et douces expérimentations, Alcyone en était consciente. Ce qu’elle avait vu ce soir l’avait troublé. Elle se sentait fatiguée et incapable d’user de sa baguette. Elle n’avait jamais ressenti ce vide. Peut-être parce qu’elle n’avait jamais poussé sa magie dans de telles limites. Des limites aussi fortes, aussi puissantes. Et elle devait admettre que cela avait quelque chose de grisant. « De telles sortilèges, ça doit bien exister, ou s'inventer. » La brune porta de nouveau sa cigarette à ses lèvres et resta pensive. Si cela était si évident, pourquoi aucun sorcier n’y était encore parvenu. Visiblement ramener une carcasse sans esprit était faisable. Mais son essence, son âme ? Tandis qu’ils continuaient de marcher, la brune cherchait quelques brides d’explications. « Il me faudra du temps, mais pourquoi pas ? Pourquoi ça ne serait pas possible ? La magie a-t-elle jamais montré une seule faiblesse ? On est capable de tout, Alcy, et on pourrait être bien plus puissants que ça encore. » Sur ce point là, la brune doutait. « La magie semble instable en ce moment. » Il y avait plein d’évènement à Poudlard qui montrait à quel point cela déraillait en ce moment. Et cette rentrée n’allait certainement pas faire exception. « On dit que les fantômes restent ici lorsqu’ils n’ont pas achevé quelques choses ou lorsque leurs morts ont été brutales. Ils sont ces esprits qui manquent aux cadavres que tu ranimes. » La brune marque un instant un arrêt, observe la lisière de la forêt qui se dessine devant eux. « Après tout, si la personne est partie sereine, comment récupérer son esprit ? Et puis… est-ce qu’elle le voudrait ? » Alcyone reprends doucement sa marche perdue dans ses pensées. « Il y a des limites à ne pas franchir avec la magie. Même si égoïstement j’aimerai que tu arrives à tes fins, car je pense que nombreux seraient ceux qui voudraient retrouver leurs proches partis trop tôt. Mais rivaliser avec la mort ? » Alcyone cherche le regard de son meilleur ami. Elle ne le juge pas. Non, elle partage ses pensées troublées qui oscillent et qui n’arrive pas à savoir où est le bien et le mal. Ou se trouve le juste et l’immoral.
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