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a little party never killed nobody ( perséphone&blaise )

Perséphone Rosier
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Élève de Serpentard
Maison/Métier : deuxième année de GISIS en sécurité magique, chez les Serpentard.
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Âge : 20 Parchemins : 258 Gallions : 513 Date d'inscription : 22/05/2017

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a little party never
killed nobody
Blaise & Perséphone
Ceux qui contrôlent leur désir, c'est que leur désir est assez faible pour être contrôlé ; et la raison qui contrôle prend la place du désir et commande à l'insoumis.

Les cris résonnent. Les rires sont là. L’effervescence et la joie t’accompagnent. Tu suis le groupe, un fin sourire aux lèvres. On t’avait prévenu d’une petite soirée un peu plus loin du camping. Petite soirée, petite soirée… Tu regardes autour de toi. Vous êtes une bonne quinzaine, vingtaine ? Plus ? Tu ne sais pas combien vous êtes, mais vous faites du bruit. Vous êtes dans le bon âge. L’âge mur. L’âge des folies. L’âge des conneries surtout. Tu continues de suivre, le groupe, te demandant où tes pas vont t’emmener ? Tu regardes autour de toi. Anglais, Bulgares, Américain, Français, … Toutes nationalités confondues. Ils sont tous là, dans le seul but de s’amuser. Certains se font des paris sur la coupe de Quidditch. D’autres essayent d’échanger des paroles, surmontant maladroitement la barrière des langues. Tu rigoles en voyant une jeune Égyptienne essayer de se faire comprendre en anglais. De ton pas un peu sautillant, vous arrivez vers une grande prairie. Au loin, tu peux encore voir les tentes, si petites d’où tu es. La tienne est perdue parmi des centaines d’autres. Un simple point, dans l’immensité de l’endroit. Tu t’es échappée en douce. Tes parents sont invités, tu ne sais trop où et ton frère est bien trop occupé à faire le grand héritier digne de ce nom. Tu es sortie, suivant le bruit et la chaleur humaine. Tu vois quelques camarades de Poudlard. Particulièrement, Blaise Zabini. Un petit sourire s’installe sur tes lèvres. Le cousin de Lucrezia. Il t’arrive de te consoler dans ses bras musclés. Chaud secret qui vous relie, vous n’en avez jamais parlé à quiconque. De ton côté, seul Rowan est au courant. Du fait de votre faux couple, tu devais le mettre au courant. Tu ne trompais pas Rowan. Pas à proprement parlé. Ce n’était que de la fiction, de la poudre aux yeux. Il n’y avait rien de vrai, pas de sentiment. Blaise était bien la seule tâche sur ton tableau si parfait pour éviter les fiançailles. Pour l’instant, cela avait marché. Tes parents te laissent tranquille. Pour l’instant, tu savoures ta liberté. Le verre plein, tu trinques par les autres. À la coupe de quidditch. La phrase résonne dans la nuit, mélange parfait de langues hétérogènes. La jeunesse sorcière, ce soir, est représentés dans sa diversité la plus totale. Que ce soit dans les nationalités ou dans le sang. Une majeure partie de l’aristocratie sang-pure est là, mais parmi eux se fondent quelques sangs mêlés accepté dans la soirée et, plus rare, des né-moldus un peu plus loin. Tu décides pour un moment de délaisser des amis afin de te mélanger aux étrangers. Tu essaies de te faire comprendre d’eux, tout comme eux essayent de se faire comprendre de toi. Véritable discussion de sourd, tes débuts en ce que tu appelles des relations diplomatiques sont un véritable carnage. Tu n’as jamais été douée en langues. Le français à la limite. Mais le bulgare est une véritable boucherie. « водка ? » Tu ris. Tu n’es pas sûre, mais sa prononciation sonnait un peu comme ‘’vodka’’. Tu souris donc au jeune russe qui a l’air de vouloir te resservir un verre. Allons, Perséphone, tu sais que ce n’est pas correct. Tu sais que tu ne dois pas abuser de l’alcool. Qu’importe. Ce soir, tu envoies chier toutes tes fausses valeurs. Tu trinques alors ce jeune russe. Toujours en souriant, un petit jeu de langage s’engage entre vous. Il te dit comment on dit certains mots en russe, tu l’aides avec l’accent anglais. À chaque faute, vous buvez. Le jeu est drôle. Sympathique. Et l’adversaire très séduisant. L’effet russe sans doute. L’accent russe qui ressort plus que l’accent anglais dans les paroles du jeune homme. Les fautes à presque chaque mot. Les moments d’incompréhension qui sont automatiquement suivis d’un grand éclat de rire. De grands gestes pour se faire comprendre. Tu arrives tout de même à comprendre qu’il s’appelle Dimitri Aslanov, sang pur, étudiant à l’école de Mahoutokoro quand Dumstrang fut fermé. Dans ta tête, il est le stéréotype pur du bulgare. Grand, fort, l’accent correspondant, l’air dur. En même temps, tout n’est plus trop clair dans ta tête actuellement. Tu oublies le nombre de verres que tu bois, au fur et à mesure que Dimitri le remplis. Tu oublies combien l’alcool russe est plus fort que votre whisky pur-feu. Tu as chaud. Très chaud même. L’alcool te brûle la gorge, l’estomac et le corps entier à chaque gorgée que tu fais. Tu souris un peu pour rien. Et merde, Perséphone ! Te voilà un peu bourrée, non ? Le monde tangue un peu, ton monde tourbillonne légèrement. Tu te sens très joyeuse. Mais arrête peut-être de boire. Parler russe devient de plus en plus compliqué. Le bruit environnant est de plus en plus fort. Les bouteilles se vident, les verres se remplissent, les rires explosent. Pendant un moment, tu regardes autour de toi, pensant que tu ne regrettes vraiment pas d’être venue à cette soirée. Tu te penches vers Dimitri pour comprendre un minimum ce qu’il dit. Incompréhensible. Tu éclates de rire. « T’es bien mignon, mais j’comprends pas un seul mot qu’tu dis. » T’oublies qu’il te comprend à peine. T’oublies un peu où t’es. La nuit noire jure avec le feu magique au centre qui propage des lueurs jaunes et orangées. Du feu sort des danseuses, des étincelles, des animaux, … Tu es obnubilée par ses flammes. Tu es comme aspirée par cet enfer juste là, ce feu dansant si fascinant. Tu veux te lever. Marcher un peu autour du feu. Voir les autres personnes. Tu t’excuses auprès du russe. Il te retient, t’attrapes la main, te tire vers lui. Et toi, pauvre fille bourrée, tu tentes de résister, de rire du fait qu’il ne veuille pas te laisser partir. Il t’attrape par la taille, tu fais semblant de le frapper en riant. Tu arrives à te délivrer, tu te retournes. Tu t’apprêtes à partir, mais entre une fois, le russe te retient. Ca t’énerve un peu maintenant, mais t’es bien trop faible pour te dégager. Tu n’essaies même pas en réalité. Encore une fois, il t’attire à lui. Tu ne comprends plus rien. Quelque chose s’écrase sur tes lèvres. Sous le choc, tu fermes les yeux. Qu’est-ce qui se passe ? Tu comprends un peu trop tard que tu es en train d’embrasser ce Russe qui était il y a quelques heures un pur inconnu. Tu le repousses automatiquement. Tu te sens soudainement très conne. Oui, Persé, t’es conne d’avoir autant bu. T’es conne de t’être laissé aller comme ça. Et t’es conne de t’être fait avoir par un pur imbécile. Tu n'aurais pas dû boire autant. Tu ne sais plus contre qui t’es réellement en colère, contre toi ou ce crétin de Russe, mais tu ne repousses assez fort pour le faire trébucher et qu’il tombe par terre. Il n’a pas l’air de comprendre. Tu n’es pas de ses filles faciles à avoir. Enfin, tu l’espères. Tu as toujours ce souci pour réfléchir comme il faut. Chaque pensée met une décennie à émergée de tes pensées et une autre décennie à être comprise par ton cerveau. « Crétin… » Tu murmures une dernière insulte avant de te retourner. Non, tu n’es pas une fille facile. Tu ne tombes pas aussi facilement dans les pièges des hommes. Cette pensée te fait rire intérieurement. Et Dimka ? Erreur de jeunesse. Ne pas y penser. Et Blaise ? Là, c’est plus complexe. Il a su jouer de tes faiblesses pour t’attirer dans son lit. Cette histoire devait durer qu’une nuit. Une simple nuit. Il y en a eu tellement d’autre. En même temps que tu réfléchis à cela, tu le cherches des yeux. Il est ici, tu le sais. Tu l’as vu en venant. Avant d’aller voir cet idiot de Bulgare. Tu ne le trouves pas. Tu es comme une idiote à tourner telle une girouette à la recherche d’un garçon. Puis, tu vois une ombre, un peu plus loin. Qui s’éloigne. Seul. Blaise. Pourquoi quitte-t-il la soirée ? Tu décides d’aller le voir. Peut-être qu’il ne s’amuse pas. Qu’il rentre. Dans ce cas-là, tu rentreras avec lui. Dans ton état, mieux vaut rentrer accompagné. Tu n’es pas suffisamment saoul pour ne pas reconnaître le danger quand il y en a un. C’est trop dangereux pour une jeune fille comme toi, dans ton état, de rentrer seule. Qui sait sur qui tu peux tomber. Mais tu es suffisamment bourrée pour te faire embrasser par le premier venu. Super. « Blaise ! Attends ! ». Tu te rends compte que tu ne veux pas que Blaise parte. Il n’y a que tous les deux, vous êtes loin de groupe, loin des tentes. Vous êtes un peu perdu au milieu de la forêt. Tu entends la rivière couler un peu plus bas. C’est si calme ici. Si calme. Vous êtes loin de vacarme de la soirée, loin des flammes enivrantes. Ici, les ténèbres vous entourent et le silence y est roi. On entend que vos deux respirations. Tu t’approches doucement de Blaise, un léger sourire provocateur aux lèvres. Ici, tu peux respirer. Ici, tu peux penser comme il le faut. L’alcool est un peu redescendu, bien qu'encore très présent dans ton sang et ton cerveau. « Qu’est-ce que tu fais là ? » Tu frissonnes un peu, loin de la chaleur des flammes. Tu n’es habillée que d’une simple robe fluide blanches qui s’arrête à mi-cuisse. L’alcool ne te suffit plus à te réchauffer. Tu t’approches toujours plus de Blaise. Il y e eu tant de nuits entre vous. Tant de plaisir charnel. La boisson, l’isolement, tu n’as pas quitté la soirée pour aller te coucher tout de suite, et seule en plus de cela. « C’est trop tôt pour rentrer, non ? » Ton sourire s’étire, se veut provocateur. Les yeux brillent d’excitation. Tu uses de tes charmes. Tu commences à être bien proches de Blaise. De sa peau ébène. De ton souffle chaud qui jure avec la fraîcheur de la nuit. Une de tes mains glisse doucement sur son torse, laissant tes ongles griffer le tissu qu’il porte. Un oiseau s’envole et tu te transformes en réelle déesse de toutes les tentations. Minuit, l’heure du crime…

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Je me dis que ça peut pas être comme ça qu'il doit y avoir autre chose. Jusqu'ici j'ai pas trouvé des tas de raisons d'exister, mais j'ai besoin de croire en quelque chose de profond, de solide. J'ai besoin d'être porté par un espoir — .
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Blaise Zabini
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Blaise & Perséphone
Ceux qui contrôlent leur désir, c'est que leur désir est assez faible pour être contrôlé ; et la raison qui contrôle prend la place du désir et commande à l'insoumis.

Au loin, un écho grésillant d’oiseau qui rouspètent. Le chaud. Le beau. La bise, aussi. La tendance routinière de certaines plaintes se faisant trop nombreuses. Epuisantes. Fatigantes. Migraineuses. T’essaies pourtant d’entendre d’autres choses, mais les discours de la jolie brune sur tes genoux ne t’intéressent pas. Encore une qui s’emmêle dans ta toile. Proie facile. Prédateur dangereux. L’araignée qui menace. Qui tue, aussi. Elle pense certainement t’extorquer une autre faveur sexuelle ; ne sait-elle donc pas que tu ne manges jamais deux fois le même plat, pas deux fois dans la même assiette ? Leurs courbes te semblent de plus en plus fades – elles sont sans saveur. Toutes. – tu m’excuses ?  D’un revers un peu brusque tu la pousses de ta cuisse, tu te redresses et inaugures la quête suprême d’aller remplir ton verre à nouveau. Il y a du monde. Un monde qui semble drôlement s’amuser. Des rires que tu n’as pas forcément envie de partager. Lucrezia occupe tes pensées ; ou plutôt, son état occupe tes pensées. Tu ne te sors pas de la tête que cette larme, tu l’as vu couler. Qu’elle ne va pas bien. Les rumeurs disent que Néréo a accepté des fiançailles arrangées. Un fracas, ton verre qui se casse au creux de ta main ne manquant pas de t’entailler la paume malgré qu’il soit en plastique. Tu y passeras, Blaise, toi aussi. Et l’idée ne t’enchante pas. Tu sais que tu vas perdre au compte. Deirdre aurait été parfaite, mais votre idylle est trop lointaine. Terminée. La page est tournée. Perséphone ? Les fiançailles étaient pourtant en bonne voie mais vos caractères dominants de l’époque vous ayant poussés à vous détester les avaient faits tomber à l’eau. Lucrezia demeurait une épouse inconcevable. L’étau se resserrait autour de toi, tu en es bien conscient. Et à vrai dire, tu t’en passerais bien. T’es comme un loup, Blaise, solitaire. Seul aussi, souvent. Accompagné néanmoins trop fréquemment par des femmes que tu oublies bien trop vite.
Un bulgare essaie de faire le malin. Ô mais t’as horreur des bulgares, Blaise. La simple mention de l’échange entre les écoles a suffi à te donner la nausée. Ils ne t’ont pas demandé ton accord, et c’est bien regrettable. Leurs airs supérieurs, leur manière brute de s’adresser aux gens ; sans l’art, encore moins la manière. Et toi t’aimes bien les beaux discours. Les phrases joliment construites ; tout dans l’art d’une subtile manipulation. Que les choses soient bien faites. Et ces françaises ! Ah ! Ces françaises. Ces attitudes de princesses. Ces vierges farouches. Ces hochements de tête qui puent l’appel au sexe. Et ces françaises qui font les prudes ; qui jouent un peu trop aux saintes-nitouches. Ouais, t’as de la peine avec ce qui ne vient pas de chez toi. Ça t’irait tout aussi bien que tout le monde reste chez soi. Il te pousse encore pour te montrer qu’il est là.  – commence pas à me chauffer, gros. Un regard défiant. Provocateur. De toute manière, t’as déjà la main en sang, un peu plus un peu moins… et cette française, justement, qui retiens le mollusque par le poignet, qui se met à le supplier de pas se battre. Un sourire victorieux se dessine sur ton visage, sourire qui nargue beaucoup, aussi. L’art et la manière à l’anglaise.  – so quoi ? tu te dégonfles ? Tes sourcils dessinent un arc insolent. Tu ne perds rien pour attendre. Elle le prend dans ses bras, l’alcool embaume tes narines. Mais c’est qu’en plus d’être con il empeste. – bon sur ce, j’ai pas ton temps. Il écarquille les yeux, coincé entre sa poupée de polichinelle et toi. Nonchalant tu reprends ta route, tu sais que le fût n’est pas loin. En vrai tu l’as déjà oublié, le bulgare. Mais c’est qu’il a réussi à te chauffer. Et t’étais déjà pas de bonne humeur, Blaise. Et ta main qui sanguinole sur l’herbe fraichement coupée. Ton pantalon déjà tâché – et cette entaille… c’est qu’elle est profonde. Arrivé au fût, tu verses une lampée de bière dessus. C’est toujours ça de désinfecter.
Mais il est où Qentrys ? Ces temps-ci, il est absent. C’est compliqué pour toi, d’apprendre à te pavaner sans lui. Tu perds ton ombre, avec ses conneries. Tu sais pas trop ce qu’il manigance mais ça sent pas bon. En ami digne de ce nom, tu le laisses faire, ne poses pas trop de questions même si tu ne peux t’empêcher d’espérer qu’il sait ce qu’il fait. Et puis t’as pris tes distances, aussi, un peu. Depuis qu’il t’a dit qu’il avait le béguin pour Lucrezia. Même si sa franchise est honorable, ça reste une trahison. Trahison que t’as du mal à avaler. Un verre ; bu d’une traite. Puis un autre. Un regard autour de toi pour analyser la scène. Dimka est là, un peu plus loin, entouré d’un groupe de jolies anglaises. Un sourire que tu ne peux pas empêcher ; elles sont sur la liste, elle aussi. Tomas t’a dit qu’il viendrait mais tu ne le trouves pas dans la foule. Sûrement fourré - again - avec Belladona. Incompréhensible le pourquoi du comment elle sait tant lui plaire. Un groupe de françaises gloussent à ta gauche, autour du feu de camp. Feu inutile dont l’éclairage se restreint à dix mètres au carré. Quelques sang-purs que tu connais depuis toujours ; tu les salues d’un geste de la main. Ça t’embête de l’admettre, mais tu te fais chier ici. Un verre bu un peu vite et t’aperçois Perséphone dans les bras d’un soviet. La scène ne te plaît pas. Merde ! Et t’es déjà de mauvaise humeur, Blaise. En temps normal t’aurais été récupérer ce qui t’appartient, mais là t’en as ras le cul. T’as qu’une envie ; aller te coucher. C’est alors que tu sens quelque chose de dure dans ta poche. Ta flasque ! Tu ne peux tout de même pas rentrer sans l’avoir bue. Un whisky pur feu de vingt ans d’âge. Ce genre de bail à se ruiner pour une gorgée. Il te semble aussi avoir un reste de joint dans la poche intérieur de ta veste à capuche. Tout l’attirail pour aller finir sa soirée solo, loin de la foule, avant de rejoindre ton lit pour un sacré roupillon.
En partant, tu te saisis d’un vieux pull qui traine par là en guettant que son propriétaire ne se manifeste pas. Un bandage de fortune autour de cette main qui ne cesse de dégouliner. Faudra que t’ailles voir Néréo, en rentrant, il est plutôt doué pour les sortilèges capables de réparer les sales entailles. Quand vous étiez petits, parfois, il s’amusait à soigner les écorchures que vous vous faisiez avec Lucrezia, quand vous jouiez dans la forêt. C’est alors que tu t’éloignes, tu laisses les bruits se faire moins proches, le feu éclairer de moins en moins. Chaque pas que tu fais t’éloigne de l’effervescence de la foule. Et enfin tu peux respirer ! L’air à peu près pur de la prairie. Le vent qui fuse doucement caresse tes pommettes légèrement marquées. Ton pas est lent, cependant, t’es pas entrain de fuir. Tu t’éloignes, c’est tout. Comme le loup solitaire. Le vieux loup de mer à la chaloupe tanguant et docile. Pèlerinage rythmée par le bruit des feuilles qui lâchement se décrochent des branches – virevoltent – et s’écrasent finalement au sol. Un tourbillon mélodieux d’une procession qui te fait un sacré bien. La claustrophobie qui s’évapore, plus tu t’éloigne. L’étau qui se desserre. T’es libre ici. Loin de tes potentielles prétendantes. Assoiffées plus par la gloire des Zabini que par l’habileté de tes supercheries.
T’es déjà bien loin quand tu l’entends, cette voix. Pensées embrouillées, rêveries interrompues trop abruptement, t’as de la peine à mettre un nom sur cet écho. Et pourtant tu sais que tu la connais. Que tu la connais bien même. Que cette voix t’as arraché à de nombreuses reprises des soupirs. Ah et quand elle jouit ! Cette voix ! Mais tu ne t’arrêtes pas, Blaise, même si indistinctement tu ralentis la cadence afin qu’elle te rejoigne, un rictus silencieux dessiné sur ton visage sournois.
Son pas à elle qui accélère. Bientôt, elle sera à ta hauteur. Un. Deux. Trois. La voilà qui est là. Et son parfum ! Bon Dieu ce parfum ! Les mains dans les poches, tu donnes un petit coup de pieds dans un galet, au sol. T’es jaloux, Blaise. Elle le sait. Tu n’aimes pas trop qu’on la touche et puis tu l’as vue … avec ce bulgare ! T’as pas vraiment envie d’être gentil en ce moment. Même si pourtant elle est libre, qu’elle ne te doit rien. Mais t’aimes pas manger les restes. Puis tu l’aimes bien, Perséphone. T’as de la peine à vraiment nommer ce que tu ressens pour elle et encore plus à expliquer pourquoi t’acceptes (et que tu veux, aussi) de remettre les couverts à chaque fois.  – Perséphone… Elle te demande ce que tu fais là. T’aimerais lui dire que ça ne la regarde pas et qu’elle a qu’à retourner dans les bras de son mollusque. Tu ne dis rien. Plutôt mourir que de se rabaisser à son niveau tout de suite, du moins pas comme ça. Pas sans avoir bien pesé l’ampleur de chaque mot, l’avoir choisi distinctement et attentivement pour que celui-ci sonne juste. Ait un impact. Mais au final, tu ne dis rien. Tu la vois trembler. A nouveau t’aimerais lui dire qu’elle s’habille un peu plus, qu’elle ne fasse pas comme toutes ces autres. Mais elle est tellement belle comme ça que tu te tais. C’est là que tu décides de t’arrêter, de sortir les mains de tes poches et de lui passer ton haut de training. Et tu vois que le pull blanc que t’as ramassé par terre est déjà imbibé de sang. Ça, c’est la loose. Mais c’est loin de t’inquiéter. (T’es un bonhomme maggle). Comme un grand frère l’aurait fait, et avec soin, tu déposes l’habit sur ses épaules et te permets quand même  – dans ton état manquerait plus que t’attrapes la mort. T’es plutôt ferme, quand tu dis ça, mais sa remarque suffit à te faire oublier le reste. Tu la connais bien, Perséphone, tu sais qu’elle n’est pas farouche. Et qu’est ce qu’elle te plait aussi. Et elle s’approche. De plus en plus. Tu restes un homme ; t’es faible devant la tentation. Et son sourire mutin ! Ah ce sourire ! Le tien qui s’étire, plus vers la droite que vers la gauche. En coin. Prédateur. Un sourcil arqué vers le ciel. Ta main qui vient se perdre dans le creux de ses reins et qui l’attire encore plus proche de toi. Qui la tire contre ton torse. Un regard provocateur. – t’as quelque chose de mieux à me proposer ? Ton visage qui est maintenant proche du sien. Vos souffles qui s’entremêlent. Sa main qui laisse doucement s’enfoncer ses ongles dans ton torse. Seuls au monde. Mais tu ne craqueras pas. Pas tout de suite. C’est pas l’envie de dévorer une nouvelle fois ses lèvres qui te manque mais elle n’a pas été à toi, ce soir. Tu n’es pas son premier choix. Au moins décide-t-elle de rentrer avec toi. Mais qui sait… t’as toujours été faible devant les femmes et ce soir, ce n’est pas n’importe quelle femme !


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