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Vigilance constante ! (Kata & Viktor)

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Vigilance constante !


Après le banquet désastreux de début d’année, l’ambiance générale était à la morosité. Et pour cause : ce n’est pas tous les jours qu’on apprend qu’une épidémie sévit au château et qu’un petit groupe d’élèves doit être mis en quarantaine parce que leur niveau de contamination est extrêmement haut. Le fait qu’elle connaisse quelques personnes lui faisait encore plus mal au cœur. Elle avait beau ouvertement mépriser Kamen, Yassen et Andreï, aucun des trois ne méritait ça. Hope, son amie, n’avait, à ses yeux, pas montré de preuves de perte de magie pendant les tests de la grande salle. Zirwya l’avait aidée à cacher et déclarer son animagie, et apprendre qu’elle n’avait plus de magie, c’était un coup dur. Adélaïde, elle ne la connaissait pas vraiment. Elle l’avait aidée pendant les tests, cette dernière étant figée devant son épouvantard, mais c’était tout. Elle ne pouvait pas encadrer Zoya, qui était devenue son alliée forcée pour protéger Lou, mais elle était quand même inquiète de la savoir enfermée avec les autres. Oui, la russe s’inquiétait. Et comme si ça ne suffisait pas, elle venait juste d’être convoquée par le prof de sécurité magique pour une raison qu’elle ignorait.

Ça ne pouvait pas avoir trait avec ce qu’il s’était passé en début d’année. Impossible. Pourtant, elle ne voyait que ça. Mais comment le professeur Blackstone aurait-il pu savoir qu’au beau milieu de la nuit, elle avait pris du Polynectar pour entrer par effraction dans la salle commune de Serpentard ? Avec la cape d’invisibilité et la carte du maraudeur, elle avait pu faire l’aller-retour sans croiser personne, et chez les Serpentard, personne ne l’avait repérée. Elle avait passé la nuit avec Lou, et était repartie avant l’heure du lever pour retourner dans sa salle commune, ne s’arrêtant que le temps de reprendre son apparence pour pouvoir entrer chez les Gryffondor sans alerter la Grosse Dame. Il n’y avait aucun moyen pour qu’il soit au courant. A moins que ce ne soit pour autre chose. Mais quoi ? Elle n’avait rien fait d’illégal… Sinon se promener dans les lieux de contrebande pour aider Skye. Elle y avait stupéfixé un Auror pour protéger son frère pris au piège. Peut-être que le prof, ancien Auror de métier, menait sa petite enquête pour savoir qui avait fait ça ?

Les élèves de première année en sécurité magique quittaient la pièce quand elle arriva à hauteur de la porte. Elle fit un sourire à Aileas, une de ses amies de Serdaigle, qui quittait le cours avec les autres, mais lui indiqua d’un mouvement de tête qu’elle n’était pas là pour elle. La Serdaigle n’insista pas, et quitta les lieux avec les autres. L’Auror qui l’avait accompagnée jusqu’ici prit la tête du groupe pour les mener où il le fallait, la laissant seule devant la classe. Elle avait un mot signé du professeur, de toute manière, elle ne risquait pas de s’enfuir. Mais les quelques règles de l’an dernier n’avaient pas été levées : où qu’ils aillent, ils étaient accompagnés, et c’était avec un certain agacement qu’elle avait dû se résoudre à être accompagnée jusqu’au sixième étage comme une enfant de première année, alors qu’elle était tout de même majeur, et qu’elle avait profité des vacances pour passer (et obtenir) son permis de transplanage. Finalement, la Gryffondor rentra dans la salle de cours sans s’annoncer, la porte étant toujours grande ouverte, et le prof sachant de toute manière qu’elle était là.

« Bonjour, professeur Blackstone. »

La jeune fille avait toujours été très polie. Question de bon sens et d’éducation. Elle avait appris très tôt que la politesse et un sourire permettaient d’obtenir plus de chose que la rudesse et les menaces. Avec une certaine curiosité (c’était la première fois qu’elle mettait les pieds ici) elle tourna la tête pour observer la pièce. La plupart des fresques et tableaux accrochés aux murs étaient les mêmes qu’en Défense contre les Forces du Mal, et les tables étaient pareilles que dans ses propres cours. Bref, c’était un lieu d’étude, de savoir et d’apprentissage, et rien d’autre. Ce qu’il y avait d’écrit au tableau semblait très intéressant, mais elle n’était pas là pour ça. Aussi reporta-t-elle son attention sur son professeur. Il dégageait une assurance certaine, celle des Aurors qui ont frôlé la mort et qui se sont blasés d’un peu tout. Mais qui, cependant, restent perpétuellement aux aguets. On ne savait jamais d’où le danger pouvait surgir. Vigilance constante.

« Vous vouliez me voir, professeur ? »
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L’enquête arrivait à son terme. Après avoir passé des heures à réfléchir, à repasser les images dans sa tête, à interroger des témoins, il pouvait apercevoir le bout du tunnel.

De base, tout était parti d’une descente d’Auror dans les zones ou sévissaient contrebandiers et malfrats en tous genres, où un ancien coéquipier avait appelé Viktor en renfort, en « consultant avec autorité pour représenter la loi » pour la forme officielle, une sorte d’adjoint du shérif, l’aide du Faucon étant toujours la bienvenue. Mais tout était rapidement parti en vrille, avec des tirs de sorts, des fuyards, mais, alors que Viktor s’apprêtait à attraper l’un des fuyards, un jeune homme apparemment vu son timbre de voix, il avait subi un assaut dans le dos. Trop concentré sur ce qui l’entourait, une seule petite seconde d’inattention avait suffi pour que quelqu’un lui lance un Stupéfix, emportant avec lui l’inconnu que Viktor tentait d’appréhender. Cela avait certes permis à ces deux personnes de s’enfuir, mais les graines avaient été semées. Si elles avaient fui, c’est qu’elles avaient forcément quelque chose à se reprocher, une personne blanche comme neige aurait simplement coopéré sans faire d’histoires. Viktor comptait bien les traquer, et les trouver. Peu importe ce qu’ils avaient fait, ou comptaient faire, il cumulaient d’ores et déjà au moins deux délits : Délit de fuite et agression sur un représentant de la loi, ce qui n’était pas rien et méritait une enquête.

Plusieurs recoupages dans les témoignages et des souvenirs de Viktor lui avaient mis la puce à l’oreille sur une piste. Une fille, aperçue du coin de l’œil, cachée sous une capuche, mais laissant apparaître des cheveux blonds. Une partie des témoins évoquant justement une fille blonde ayant pris la fuite durant la descente. D’après certains vendeurs, prêts à donner leurs clients ou des infos pour sauver leurs peaux, une fille blonde avec un accent russe serait passée les questionner durant la soirée. Plus tard on lui décrivit également un homme ayant pris la fuite avec une silhouette féminine encapuchonnée. Plus cela avançait, plus cette fille méritait que l’on s’intéresse à elle. Il commença alors à éplucher les registres pour voir si des filles d’origine russe ou des pays limitrophes étaient établis dans la région ou de passage. Rapidement la majeure partie des suspectes potentielles fut écartées : trop âgées, trop grandes, pas d’accent assez prononcé… Même si le Polynectar n’était pas à écarter, il lui fallait bien une base physique d’où copier l’apparence. Finalement après quelques jours de recherches et de recoupages, la piste se dirigea à Poudlard…

Viktor éplucha alors les dossiers des élèves. Finalement un nom attira plus particulièrement son attention : Katarina Azarova… La petite sœur de Teodor, ce Serpentard qu’il surveillait depuis quelques temps, le suspectant de faire de la magie noire de manière assidue, sans pouvoir apporter la moindre preuve de ça. A vue de nez, son âge, ses origines, et le fait d’être de la famille Azarov ne constituait pas des preuves directes, mais pour un vieil Auror comme Viktor, les petits détails sont les plus importants. Il choisit alors de prendre le risque de la convoquer. Soit c’était elle, soit il se tromperait et l’information pourrait fuiter, mettant en péril son enquête en permettant au suspect de fuir avant d’être épinglé.  

Il la convoqua alors après les cours, elle fut d’ailleurs parfaitement à l’heure, s’annonçant et entrant dans la pièce juste après que les Gisis soient sortis de leur cours de Légilimancie.


Bonjour, professeur Blackstone. Vous vouliez me voir, professeur ?


- Bonjour Katarina. Oui tout à fait, patiente juste deux minutes je rassemble mes affaires et nous allons nous installer dans mon bureau.

D’un tour de baguette suivi d’un ‘’Failamalle !’’ Il rangea alors ses affaires, et invita la jeune fille à le suivre. Ils traversèrent alors simplement le couloir, arrivant au bout, une porte donnait sur le bureau de Viktor. Ils y pénétrèrent alors.

- Installe-toi, j’arrive tout de suite, pense juste à fermer derrière toi, je ne suis pas fan de ragots, ni en être la source car je ne sais qui est passé et à entendu trois mots qu’ils a sorti de leur contexte… Bref, j’arrive tout de suite.


Il laissa alors la jeune fille seule l’espace d’un ou deux minutes, le temps de déposer son sac et de se délester de son manteau, etc. Au moins cela laisserait le temps à Katarina d’admirer les trophées de Viktor. Trônant sur une étagère, nombres de coupes de médailles sportives, tir de baguette à longue distance, et bien d’autres… Même si la pièce maîtresse restait la vitrine juste à coté du présentoir, où résidait des fragments de baguettes, touffes de poils, écailles, toutes issues des combats de Viktor, accompagnées d’une étiquette portant une date, et les nom du propriétaire du petit souvenir de Viktor, du moins, quand le nom était connu. Il revint alors, plus à l’aise, cigare au bec, détournant la fumée et en masquant l’odeur par un sort de sa composition, moyen habile de fumer en public sans pour autant gêner.

- Excuse moi pour l’attente. Je t’ai vu regarder la vitrine, beau tableau hein ? Il m’a fallu des années pour amasser tout ça, c’est un peu un souvenir de mes aventures. Mais bon, venons-en au fait, je pense bien que tu ignores pourquoi je t’ai convoquée et que tu te demandes ce que peut bien te vouloir un professeur de GISIS. Je pense que comme tout les élèves, tu es au courant que j’étais Auror. Parfois, je suis même appelé sur mon temps libre en renfort, comme consultant officiellement. Or, ma dernière mission date d’il y a peu, un petit tour dans la zone de contrebande magique.

Viktor aspira alors la fumée de son cigare, fixant Katarina dans les yeux, avant de relâcher un épais nuage blanchâtre.  

- Il se trouve que ce jour-là, alors que j’appréhendais un suspect, j’ai subi les effets d’un Stupéfix lancé dans mon dos. L’homme à alors fui, avec une femme encapuchonnée, au cheveux blonds. Femme qui, d’après mes recherches, serait assez jeune, avec un accent russe prononcé. J’ai alors cherché, d’abord sans grands succès.

Le professeur pris alors un lampée dans une flasque sortie d’un tiroir de son bureau, sur laquelle on voyait un ours et un faucon. Cadeau offert par son défunt ami Alex il y a des années, en rapport à leur surnom de l’Ours et du Faucon.

- Puis j’ai cherché dans les registres de l’ école, et je suis tombé sur toi, même si au début je n’ai pas vraiment suivi la piste. J’ai donc tourné en rond plusieurs jours. Puis au fil de mes cours, j’ai observé depuis la rentrée un changement dans le comportement de Skye, comme si quelque chose l’affectait, et je sais que vous vous appréciez particulièrement… Si un mal le ronge, ne serait-ce pas là une idée comme une autre d’aller faire un tour dans la zone de contrebande, là où les moyens classiques atteignent leurs limites, et où certains produits plus rares et moins connus peuvent se montrer utiles… J’ai recoupé les infos plusieurs fois, je retombe toujours sur toi. Alors dis-moi, cette nuit là, que faisais tu là-bas ?


C’était là un gros coup de poker. Si la théorie de Viktor était juste, le fait qu’il ait enjolivé les choses et ses talents suffiraient probablement à déstabiliser son interlocutrice et la pousserait aux révélations, ou du moins à la faute. Par contre, s’il se trompait, même s’il pensait que les chances étaient faibles, il lui faudrait présenter alors de plates excuses et trouver un arrangement pour que les infos relevées ne fuitent pas...      
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Vigilance constante !


La discussion, apparemment, n’aurait pas lieu ici, mais dans le bureau du professeur. Tandis qu’il tournait le dos pour s’engager le premier dans le couloir, elle se crispa légèrement. Pour un élève, être convoqué dans le bureau d’un prof était tout sauf une bonne nouvelle. Ça voulait dire qu’il avait fait une connerie, et que ces dernières avaient des retombées. Or, des conneries, elle en avait fait, mais normalement, elle aurait dû avoir affaire avec Tamara, sa prof principale, plutôt qu’avec un prof de GISIS dont elle ne suivait même pas les cours puisqu’elle était en septième année. « Installe-toi, j’arrive tout de suite, pense juste à fermer derrière toi, je ne suis pas fan de ragots, ni en être la source car je ne sais qui est passé et à entendu trois mots qu’il a sorti de leur contexte… Bref, j’arrive tout de suite. » La jeune slave esquissa un sourire amusé avant de fermer la porte, laissant le prof passer à côté tandis qu’elle observait la décoration. Son regard passa rapidement sur les tableaux et trophées avant de s’accrocher à une immense vitrine prenant tout un côté de la pièce. Curieuse, elle s’en approcha en se demandant ce que c’était.

Il s’agissait de fragments de baguettes. Saule, pin, érable, noisetier, houx, cèdre, il y en avait des tas, certains possédant une petite étiquette où était annoté la composition et le propriétaire de la baguette. Il y avait de nombreux inconnus, mais quelques noms ne lui échappèrent pas. Avery, Selwyn, Nott et Rosier étaient des noms de mangemorts avérés, après tout. Elle se rappelait, maintenant. Skye lui avait dit, avec beaucoup de respect dans la voix, que son prof, un ancien Auror, avait pour habitude de prélever un éclat de la baguette de chaque mangemort qu’il mettait en taule ou qu’il contribuait à mettre sous les verrous. Ça faisait une belle collection. Assez imposante pour lui faire comprendre, si besoin était, que lui mentir en le regardant droit dans les yeux serait impossible. Mais ce n’était pas grave. Elle venait de Durmstrang, et là-bas, elle avait dû apprendre mille et une manières de ne pas être ennuyée par plus fort que soi. Déformer la vérité en faisait partie.

« Excuse-moi pour l’attente. » La rousse ne sursauta pas. La renarde l’avait entendu arriver quelques secondes avant qu’il ne revienne dans la pièce. « Je t’ai vu regarder la vitrine, beau tableau hein ? Il m’a fallu des années pour amasser tout ça, c’est un peu un souvenir de mes aventures. » Elle esquissa un sourire en jetant un dernier coup d’œil à la collection. Heureusement, aucun Azarov ne s’y trouvait, et il n’avait aucune raison d’ajouter sa baguette dedans puisqu’elle méprisait assez ouvertement les arts sombres et les gens capables de les pratiquer pour un peu de pouvoir superflu. « Mais bon, venons-en au fait, je pense bien que tu ignores pourquoi je t’ai convoquée et que tu te demandes ce que peut bien te vouloir un professeur de GISIS. Je pense que comme tous les élèves, tu es au courant que j’étais Auror. » Elle hocha la tête, à nouveau sans répondre. Skye et Flynn ne lui avaient dit. Cependant, elle avait la désagréable impression qu’elle allait avoir du mal à s’en tirer. « Parfois, je suis même appelé sur mon temps libre en renfort, comme consultant officiellement. Or, ma dernière mission date d’il y a peu, un petit tour dans la zone de contrebande magique. » La russe ne broncha pas. Il lui avait fallu, cependant, mobiliser toute son énergie pour ne pas pâlir d’un coup. Loin d’être stupide, elle avait bien compris qu’à moins d’un miracle, elle était carrément dans la merde.

« Il se trouve que ce jour-là, alors que j’appréhendais un suspect, j’ai subi les effets d’un Stupéfix lancé dans mon dos. L’homme a alors fui, avec une femme encapuchonnée, aux cheveux blonds. Femme qui, d’après mes recherches, serait assez jeune, avec un accent russe prononcé. » A nouveau, elle ne broncha pas. Mais il n’était pas bien dur de voir qu’elle s’était tendue. Il l’accusait tout de même de s’être baladée dans les entrepôts de contrebande et de l’avoir attaqué dans le dos… Bon, à juste raison, d’accord, mais justement, elle cherchait tous les moyens à sa disposition pour s’en tirer. Flemme blonde, accent russe. Ça pouvait être n’importe qui. Ça la rendait curieuse. Comment avait-il réussi à remonter jusqu’à elle ? « Puis j’ai cherché dans les registres de l’école, et je suis tombé sur toi, même si au début je n’ai pas vraiment suivi la piste. » D’autant plus qu’il était tombé sur elle mais qu’il avait lâché la piste, ne la trouvant pas assez intéressante ! Bordel, où avait-elle capoté pour qu’il ait flairé que c’était elle ?

« Puis au fil de mes cours, j’ai observé depuis la rentrée un changement dans le comportement de Skye, comme si quelque chose l’affectait, et je sais que vous vous appréciez particulièrement… » Bordel. Skye. C’était tellement logique. Cela faisait plusieurs mois qu’il était dans cet état, et sa frustration était de plus en plus visible. Pas difficile, pour un Auror, de comprendre qu’il n’était pas dans son état normal, et que cela durait depuis trop longtemps pour que ce ne soit qu’un état passager dû à l’adolescence ou une autre de ces conneries. « Si un mal le ronge, ne serait-ce pas là une idée comme une autre d’aller faire un tour dans la zone de contrebande, là où les moyens classiques atteignent leurs limites, et où certains produits plus rares et moins connus peuvent se montrer utiles… » Ce n’étaient que des suppositions. Ça ressemblait clairement à des suppositions lancées en l’air en espérant que l’une d’elle fasse mouche. Etait-il réellement tombé sur elle, ou la suspectait-il assez fort pour tenter un coup de poker très risqué ? En réfléchissant vite et bien, elle pouvait se sortir de cette situation tendue. « J’ai recoupé les infos plusieurs fois, je retombe toujours sur toi. » Ou pas. Elle n’y arriverait pas. Il lui avait juste fait part de son raisonnement pour l’empêcher de nier. Il savait. « Alors dis-moi, cette nuit-là, que faisais-tu là-bas ? » La Gryffondor garda le silence quelques secondes, cherchant un moyen de s’échapper. Mais il n’y en avait pas. Alors elle rendit les armes, et elle lâcha un profond soupir, passant une main dans ses cheveux roux.

« Pour ce que vous avez dit. Skye. » Elle ne chercha plus à lui mentir. Si elle était honnête, elle aurait une chance de s’en tirer. « Une vieille malédiction touche sa famille. Pas la peine de vous expliquer pourquoi, je présume. » Ça aurait été insultant. Tout le monde connaissait les Krushnic de réputation, à cause du mage noir ayant porté ce nom, celui-là même qui avait maudit sa famille par le biais d’un meurtre sanglant. « Il a essayé de la lever en prenant part à un espèce de rituel vaudou un peu glauque, et quand il s’est rendu compte que ça impliquait de la magie noire, il s’est rétracté. Mais c’était trop tard. Depuis ce jour, il est extrêmement lunatique, il a des accès de violence, et tout ce qu’il mange ou boit a le goût du sang. »

Elle n’intéressait pas l’Auror, elle le savait. Elle n’était que du menu fretin, alors que lui voulait le gros poisson. Comme un flic qui laisse échapper un petit dealer pour mettre la main sur le chef de l’organisation. Sa liberté, cependant, ne tenait qu’à un fil très tenu, celui de son honnêteté. Cependant, son honnêteté se heurtait à sa famille. Il voulait savoir qui elle avait sauvé, et pourquoi. Si elle lui disait qu’il s’agissait de son frère, s’il comprenait par ses non-dits qu’elle avait protégé Teodor, il ne lui faudrait que quelques minutes pour le jeter sans procès à Nurmengard. Et même si la colère qu’elle ressentait envers son frère aîné était toujours aussi vive et brûlante qu’au moment où un vendeur qu’il avait volé l’avait agressé pour récupérer son bien, elle ne pouvait pas dénoncer son frère comme ça. La famille, c’est sacré. C’était la première chose qu’elle avait appris chez les Azarov. La famille se serre les coudes, quelles que soient les dissensions qui pourraient exister entre ses membres. Heureusement, elle avait une idée. Ou, comme on lui aurait dit à Durmstrang, une légère déformation de la vérité. Un mensonge par omission.

« Je cherchais juste des infos, pour voir s’il y avait déjà eu des cas comme ça. Je n’ai rien acheté, là-bas, même si un type bizarre insistait pour me vendre une main desséchée sous verre. » Fin de la vérité. Début de l’impro. Mais jusque-là, elle avait été honnête, alors il n’y avait aucune raison pour que le prof remarque qu’elle ne disait plus toute la vérité. « J’avais réussi à mettre la main sur quelqu’un qui avait des infos quand les Aurors sont arrivés. J’ai décidé de rester avec lui pour en savoir plus. Il a été attaqué ; je l’ai défendu, et on s’est enfuis. Mais il a profité de la confusion dans les ruelles pour s’échapper, et j’ai fini par rentrer au camp sans avoir eu mes informations. »

La slave essayait de rester calme, même si ce n’était pas facile. Attaquer un Auror, c’était passible d’une lourde peine. Mais elle avait des circonstances atténuantes : le fait qu’elle ait agi pour Skye, et qu’elle n’ait rien acheté là-bas. Certes, ses actes étaient stupides, mais elle avait un tout petit espoir.

« J'ai fait ça pour Skye, pas pour moi. Je n'aurai pas dû attaquer, mais j'ai paniqué et j'ai agi sans réfléchir. » Elle leva les yeux vers le professeur de sécurité magique, et attrapa son regard sans le lâcher, déterminée à avoir ce qu'elle voulait. « Je me fiche de ce qu'il pourrait m'arriver. Même si je finis à Nurmengard, ce n'est que la conséquence de mes actes. Mais Skye n'y est pour rien. Il n'était même pas au courant que j'étais là-bas. »

Viktor Blackstone avait été un Gryffondor, et il n’y avait rien de mieux qu’un Gryffondor pour savoir comment un autre Gryffondor pouvait fonctionner. De manière irréfléchie, certes, mais complètement désintéressée.

« S'il vous plaît, professeur, est-ce que vous pouvez l'aider ? »
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