Lumos


Les gobelins de Mumblemumps
Le staff à votre service
Version 6
La version six est enfin arrivée ! Nouveau design, nouveau codage,
nouvel évènement, c'est l'anniversaire du forum et la rentrée, venez fêter avec nous !
Découvre tout ici
Joyeux anniversaire !
Mumblemumps vient de souffler sa première bougie. Venez la célébrer avec nous !
Plusieurs animations ont été mises en place pour festoyer comme il se doit !
Jette un oeil aux animations !
Besoin d'adultes !
Nous manquons d'Aurors à Poudlard et à Pré-au-Lard, de Professeurs et d'habitants de Pré-au-Lard
nous en attendons avec impatience !
Pour en savoir plus
AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  Connexion  

Partagez | 

We're all a little broken ✘ Pahra

A. Mahra Vargas
Consumed by the shadows
avatar
Modo
Maison/Métier : Dresseuse de Sombrals
Célébrité : Ira Chernova
Pseudo : Loupiotre Âge : 30 Parchemins : 130 Gallions : 117 Date d'inscription : 18/09/2017
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mumblemumps.com/t2459-i-m-an-invisible-monster-mahra http://www.mumblemumps.com/t2471-mahra-h-o-p-e-hold-on-pain-ends#63372 http://www.mumblemumps.com/t2559-send-me-a-letter-mahra

We're all a little broken
Créature éphémère de la nuit. Etre nocturne, ma vieille carcasse fatiguée semble revivre dès que les rayons du soleil ont fini de lécher les rondeurs de la Terre. Mon âme s’éveille à la lueur argentée de la lune. Je ferme les yeux alors qu’une brise légère fouette mon visage et fait virevolter mes cheveux. Je ne me sens jamais aussi vivante que durant ces instants. Ces moments passés avec Eux. La forêt dégage cette aura envoutante qui me dérobe au monde. Son odeur s’enroule autour de moi. La terre humide, l’herbe tendre. Le craquement des feuilles sous mes pas alors que j’avance. Ils ne sont plus très loin. Je sens leurs présences. Les bois sont vastes, Piros m’avait dit que l’endroit serait idéal pour mes Sombrals. La crainte de les laisser seuls me harponnait les entrailles pourtant… Il avait raison. Ils étaient bien plus heureux ici. Emmitouflée dans un pull noir, je porte un de mes éternels pantalon d’entrainement et des bottes.

Keshi est le premier à arriver. Il a bien grandi depuis que je suis ici. Il n’est pas loin de sa taille adulte. Dans son sillon apparaissent Xanthe et Balios. Ils étaient déjà présents quand j’ai pris possession des lieux. Ils faisaient certainement partis de cette horde présente au sein de la forêt. Ils étaient plus grands et forts que les sombrals que j’avais au Nuestra Familia. Mes yeux courent sur leurs ailes, leurs croupes. Un frisson s’empare de mon être comme à chaque fois que je les vois. C’est toujours comme une première rencontre. C’est un coup de foudre qui me fait vaciller encore et encore. Le plus chétif arrive derrière. Un sourire s’étend sur mes lippes. Epona. Dernière arrivée entre mes mains. Avec Keshi, ils sont ceux qui me font le plus confiance. Le plus jeune car je l’ai élevé. Epona, contre toute attente m’avait adopté. James me l’avait emmené alors qu’il l’avait récupéré blessée et frêle. Visiblement torturée des mains de l’homme… J’aurais aimé retrouver le coupable et lui faire subir le même sort. Epona gardait sur sa peau les marques des séquelles qu’on lui avait imposé. L’une de ses ailes étaient malheureusement percée. Xanthe et Balios restaient méfiants et j’avais eu plus de difficultés devant leur caractère farouche. Mais j’adorais cela. Les Sombrals étaient majestueux et fiers. Ils avaient raison de rester en retrait. Je les aimais d’autant plus pour cette raison. Je tendais la main vers Keshi, frôlant son museau entre ses naseaux et posais ma joue contre la sienne. Il était le seul lien qui me restait de mon passé.

Les quatre Sombrals m’entouraient à présent et je savais ce qui les intéressaient. Ma besace s’ouvrit captant leur attention. La viande rouge est l’un de leurs repas préféré. Mieux les appâter afin de les faire travailler. Au beau milieu de la nuit puisqu’ils aiment davantage cela au jour.  « Il va falloir bosser à présent mes tout beaux… » Ma voix se fait douce, presque un murmure. Je ne parle même pas ainsi ainsi à mes congénères humains. De mon sac, je sors ma baguette, puis agrandit ma houssine. Je ne les touches jamais avec. Du moins, avec aucune violence, elle n’est que le prolongement de mes bras. Mon sac au pied d’un arbre, je me tourne vers mes amis ailés. L’aise s’étend dans tout mon corps. Je pointe le sol à plusieurs endroits afin qu’ils s’alignent. Tout n’est qu’organisation, synchronisation. Avec eux, je suis détendue comme nul part ailleurs. Je lève vivement le bras devant Kelshi qui se dresse instinctivement sur ses jambes arrières, se cambre avec cette élégance qui lui est propre. Et lorsque je lui adresse une révérence gracieuse, il en fait de même avant de s’allonger. Je répète les mêmes enchainement avec ses comparses. Si Balios fait de la résistance, il finit par obtempérer. A tous, la viande vient dans leurs bouches en guise de récompense. Mes mains se promènent sur Keshi. Je le caresse de son encolure jusqu’à sa croupe. Mes doigts filent sur ses ailes. Une inspection méticuleuse pour palier toutes blessures. Egoïstement aussi j’aime ces contacts. A sa gauche, il sait déjà ce que je vais faire. Ce n’est d’ailleurs pas ce que je préfère, mais le public lui, en redemande. Je me hisse sur son dos. Il est le seul pour le moment à m’accepter ainsi. Les autres le tolère mais pas assez encore pour le spectacle. Mes doigts filent dans sa crinière rêche alors que me penchent en avant. Légère talonnade dans ses flancs, il avance. Une autre et il trotte. La pression de mes cuisses l’oriente sur son chemin. Enfin, un dernier geste. Je me penche totalement contre son corps squelettique alors qu’il s’envole légèrement rasant le sol. Quel effet parait-il… entre ceux qui me voit chevaucher la mort et les autres qui ne l’ont jamais croiser et semblent me voir voler. Lorsque je remets pied à terre, je leur lance les dernières bouchées de viande. Et si je les sens se tendre, je ne m’inquiète pas. Leurs oreilles sont légèrement en arrière, leurs regards observent un endroit. Je n’ai rien entendu, mais Eux oui. Mais s’ils ne fuient pas, c’est qu’ils connaissent la personne. « Tu sais que se cacher derrière les arbres en pleine nuit pourrait faire douter de tes intentions…. » je marque volontairement une pause, me tournant vers la direction que regarde mes Sombrals. Je le vois pas vraiment d’ailleurs, mais je sais que c’est lui. Celui qui sans le savoir m’a donné une seconde chance. Celui qui m’a permis de revivre, de survivre. Je me suis imposée dans sa vie. Sans tact. Sans douceur. Sa silhouette se dessine enfin dans la pénombre. « Piros. » Un murmure alors que je prononce son surnom. Si cela n’avait pas été lui, mes chevaux ailés auraient été bien plus craintifs. Mais ils connaissent Piros. Du moins, autant qu’on peut le connaitre.
black pumpkin

_________________
Holy image of Lies.
©crack in time
Revenir en haut Aller en bas
O. Piros Fortescue
Consumed by the shadows
avatar
Administrateur
Maison/Métier : ancien gryffondor, choixpeau flou qui n'avait pas l'étoffe d'un lion, il est désormais directeur d'un cirque, maître des cauchemars.
Célébrité : kit harington
Pseudo : elly Âge : 22 Parchemins : 2536 Gallions : 791 Date d'inscription : 14/11/2016

Feuille de personnage
Liens:
Inventaire:
Épidémie:
100/100  (100/100)
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mumblemumps.com/t2148-my-cure-and-my-curse-piros#5490 http://www.mumblemumps.com/t2156-piros-le-maitre-des-cauchemars#54910 http://www.mumblemumps.com/t2155-bernie-atterrissage-d-urgence#54906 http://www.mumblemumps.com/t2489-journal-d-elly#63955

We're all a little broken  
piros & mahra
The smoke is part of circus legend: once upon a time, we were burned to the ground. But we did not die. Instead we kept burning, kept moving, kept growing. The smoke surrounds us, even if we no longer burn.  

Il regarde derrière les rideaux de velours en lambeaux le public chatoyant, leurs bouches pleines de pomme confites et de jus de tomate. Avec leurs visages pâles rougis par l’excitation et la chaleur, ils semblent aussi crédules que des pissenlits, tout comme les spectateurs des cinq dernières représentations. Le cirque des horreurs a énormément de succès depuis qu’ils se sont installés à Halloweentown. Quand Piros a entendu parler de ce village fantôme, il y a près d’un an, il ignorait que ce serait un tel paradis pour lui et sa famille, et pour tous ceux qui voulaient les rejoindre. Le spectacle est horrifiant. Les spectateurs crient, pleurent, se cachent même les yeux pour les plus jeunes. Le clou du spectacle pour ce soir, c’est Gill qui s’en charge. Il a la peau faite d’écorce. Une malédiction, mais Piros ne lui demandera jamais de lui en dire plus. Il est comme ça Piros, il ne juge pas ceux qui arrivent dans son cirque. Il est mal placé pour le faire de toute façon. Gill est replié sur lui-même, un genoux à terre. C’est un arbre humain. Il est difficile de distinguer les traits de son visage dans les morceaux de bois tordus, à l’exception de son creux, des yeux noirs scarabée et vide d’expression. Des feuilles tombent des branches qui sortent de ses épaules. Avec ses doigts de petits bois, il fait signe à la foule, la salue. Il y a des rires, mais quelques secondes après le silence se fait. Puis de nouveaux les cris.

Gill vient de s’arracher l’écorce sur son ventre, jusqu’à ce que le sang coule comme une sève.

Le cirque des horreurs va bientôt fermer. La foule a disparue et s’est dispersée dans Halloweentown. La ville fantôme redevient brumeuse et vide. Piros regarde d’un œil distrait sa famille qui est installée autour d’un feu de camp. Après chaque spectacle, ils aiment se retrouver, ils aiment discuter. Piros se mélange rarement à eux. Pour une fois, il s’approche des flammes, silencieux. Gill termine de se bander le torse, pour empêcher la sève de couler et de coller. « Vous n’avez pas vu Mahra ? » c’est Piros qui vient de parler. Il la cherche. Quand elle n’est pas là, il se sent incomplet, il ne saurait l’expliquer. Elle n’était pas là aujourd’hui, son numéro ne faisait pas partie du spectacle. Mais d’habitude, elle assiste toujours aux représentations. Elle fait partie du cirque désormais, même si elle est arrivée parmi les dernières. Tous secouent la tête. Elle n’est pas passée de la journée.

L’obscurité s’installe alors qu’il s’élance dans la forêt. Il sait où la trouver. Elle vient là pour s’entraîner, pour se ressourcer. C’est lui qui lui a parlé du lieu, qui l’a amené ici pour la première fois. Mais que vient-il faire ? Après tout, il n’a rien d’important à lui dire. Il a juste besoin de la voir.

Il se cache derrière un arbre. Un arbre beaucoup moins imposant que la taille de Gill, mais assez pour le cacher. Il connait cette forêt. Il a passé tellement de temps à s’y promener quand il était adolescent avec ses amis. Avec ceux qu’il a trahi. Il sait où est-ce qu’elle entraîne ses créatures. C’est une petite clairière entourée d’arbres. Elle est là, et les créatures arrivent. Piros aurait aimé ne jamais les voir. Squelettiques, ils ont la silhouette de chevaux. Mais ils possèdent des ailes semblables à celles des chauve-souris. Créature mystérieuse préférant l’ombre à la lumière, ce noir destrier n’est perçu que de ceux qui ont déjà vu la mort.

Piros admire la patience de Mahra. Ses mouvement se fondent pour ne faire qu’un avec les Sombrals. Quand elle les touche, elle bouge en fonction de leur pas, elle les écoute et le lien qui les unie est indéfinissable. Piros pourrait la regarder des heures. Elle comprend ces créatures mieux que personne. Même lui qui a toujours été méfiant envers elles, a fini par changer d’avis. Mahra monte sur le dos de l’un d’entre eux. Piros retient son souffle. Il sait qu’elle ne court aucun danger, mais il ne peut pas s’empêcher d’être happé par le merveilleux et l’effroi. Elle frôle la crinière du cheval ailé, et il change de rythme dès qu’elle le demande. Ils sont en communion. C’est magique. Elle vole. Piros frissonne, mais ce n’est pas à cause de la température qui refroidit pour l’automne. Il est apaisé.

Quand elle repose un pied à terre, elle les soigne, leur donne à manger, comme une louve à ses louveteaux.  « Tu sais que se cacher derrière les arbres en pleine nuit pourrait faire douter de tes intentions…. » Elle n’a même pas regardé dans sa direction. Elle a juste senti sa présence. Piros ne bouge pas pour autant. Il n’a pas envie de gâcher le moment, son moment, et il ne veut pas qu’elle pense qu’il l’espionne. Finalement, elle se tourne vers l’endroit où il est caché et il finit par avancer. Alors elle murmure son nom. Avec son accent, les consones sont appuyées. Sa langue roule et Piros se dit que jamais son prénom n’a été aussi bien prononcé avant. Il aime sa voix. Mais si il n’y avait que cela.

Piros s’approche doucement. Il ne veut pas être brusque. Il sait que parmi les quatre créatures, deux seulement sont assez dressés pour le supporter, mais les deux autres sont encore trop sauvages. Malgré tout, il est admiratif du travail que Mahra a déjà accompli en si peu de temps. Bientôt, ils pourront tous faire partie du spectacle. « Je ne t’ai pas vu aujourd’hui. » Cela ne sonne pas comme un reproche. Il tient à ce que ses employés gardent leur liberté, même si la plupart ont décidé de vivre près du cirque. Il n’y a que lui et Mahra qui continuent d’habiter dans l’autre monde, à Pré-au-Lard. Lui, parce qu’il ne veut pas totalement couper les ponts avec sa vie d’avant, il n’y arrive pas. « Bientôt, tu pourras surplomber les arbres sur son dos. » dit-il en s’approchant de Keshi, le moins sauvage. Il pose une main sur sa croupe et l’animal frémit, mais ne se braque pas. Il s’apprivoise, tout comme les deux sorciers tentent de le faire.





Made by Neon Demon

_________________
wicked, wicked to the core
The smoke is part of circus legend: once upon a time, we were burned to the ground. But we did not die. Instead we kept burning, kept moving, kept growing. The smoke surrounds us, even if we no longer burn.  

Revenir en haut Aller en bas
A. Mahra Vargas
Consumed by the shadows
avatar
Modo
Maison/Métier : Dresseuse de Sombrals
Célébrité : Ira Chernova
Pseudo : Loupiotre Âge : 30 Parchemins : 130 Gallions : 117 Date d'inscription : 18/09/2017
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mumblemumps.com/t2459-i-m-an-invisible-monster-mahra http://www.mumblemumps.com/t2471-mahra-h-o-p-e-hold-on-pain-ends#63372 http://www.mumblemumps.com/t2559-send-me-a-letter-mahra

We're all a little broken

Mon regard ambré se perd sur la silhouette qui se dessine à travers la pénombre. Doucement, les traits éthérés de son visage se dessinent sous la lueur argenté de la lune. J’me demande depuis combien de temps il est là. Si discret ; une ombre dans les bras de la nuit. Tant et si bien que même mes précieux protégés n’ont su percevoir sa présence que tardivement. Je ne l’avais même pas entendu. Pourtant je savais que c’était lui. Par la réaction de mes chevaux. Par ce je ne sais quoi qui réagissait en moi lorsqu’il était dans les parages. Si je tourne à présent le dos à mes petits, je sais déjà que Xanthe et Balios s’éloignent. Leur courage n’égale pas leur grâce. Leur confiance est aussi indomptable qu’un fauve sauvage. Il leur faut du temps et je leur donne. Les gens pensent que je suis un chat noir. Que je dois porter malheur pour être si proche de ces bêtes mortelles. Cette union unique avec les Sombrals est pourtant la seule chose qui me fait vibrer. Me rend vivante. Sans eux, je n’étais, je ne suis qu’une carcasse vide. Vidée de son âme, de son être. De son essence. De tout ; de rien. Ils font de moi ce que je suis. Ils sont le moteur qui fait continuer. Que me tient encore debout alors que tant de fois je voudrais m’écrouler au fond d’un gouffre. Pour oublier. Pour tout oublier. Keshi est peut-être mon préféré. Parce que il vient de loin. Parce qu’il est un morceau de mon passé, de mon présent. De mon futur. Il a traversé les épreuves avec moi. « Je ne t’ai pas vu aujourd’hui. » Mes prunelles s’immiscent dans les siennes. Semblent chercher le sens de cette phrase. Il s’inquiète ? L’incompréhension laisse place à une autre lueur. Une note plus moqueuse. « J’t’ai manqué ? » Un sourire en coin étire mes lippes alors je fais à mon tour quelques pas vers lui tandis qu’il s’est approché de Keshi. La question se suspends un instant dans les airs. Elle n’attends pas de réponse. Mes yeux glissent sur sa main qui s’approche avec douceur de mon Sombral. Je juge souvent les gens par leur attitude devant les animaux. Les créatures m’intéressent toutes. Mais les Sombrals continuent de me fasciner. Je ressens un lien différent avec eux. Pour moi, une personne n’appréciant pas les êtres vivants ne sont pas dignes de confiance. Un critère primitif dans mes relations. Alors que dire de Piros qui est un réel passionné ? Il trouve grâce à mes yeux. Il fait même parti des rares personnes que je respecte. Pourtant… je le connais pas. Il n’est qu’un nom de scène tout comme moi. Une image. Nous ne sommes que l’apparence. Une représentation perpétuelle. Celle que nous voulons bien interpréter dans cette scène terrible : la Vie. Il ne pose pas de question ; moi non plus. J’ai bien compris que son passé était aussi interdit que le mien. Ma main se pose non loi de la sienne, caressant à mon tour Keshi. Je me perds un instant, observant l’animal réfléchissant à ses derniers mots. Je finis par répondre : « J’n’aime pas les monter. » Mes iris sombres se plantent dans les siennes comme si je cherchais à voir plus loin que son âme. J’ai besoin de comprendre, de voir ses réactions malgré la pénombre des lieux. « J’ai l’impression de les trahir, de ne pas respecter leur nature. Mais c’est ce que veut voir le spectateur… » C’est peut-être ce qui m’horripile. Les Sombrals me tolèrent. J’ne veux pas leur imposer les caprices de la société. Je n’irais jamais plus loin que leur volonté. Ma main glisse le long de la colonne squelettique de Keshi. Je repense à sa première remarque. A la raison qui m’a fait déserter le cirque toute la journée et à présent, une bonne partie de la nuit. En lien terrible avec ce que souhaite un public. Avec ce que ma fierté refuse s’obstinant à résister à l’abnégation.

Je finis par m’éloigner légèrement. Parce que j’ai envie de fumer et que j’le fais jamais à côté d’Eux. Je tue mes poumons, pas les leurs. C’est c’qu’une mère fait avec ses gosses. Pourquoi se foutre de moi quand je le fais avec mes Sombrals ? Piros connait mes habitudes de toute façon. C’est presque flippant qu’en si peu de temps je me sois habituée à lui, à sa présence. J’donne pourtant plus si facilement ma confiance. La trahison m’a bien trop fait souffrir pour que je m’attache aux gens. Elle m’a bien trop fait souffrir pour que j’leur donne l’occasion de s’attacher à  moi. Pourtant, une voix me dit qu’c’est différent cette fois. Mais le mur érigé autour de moi est solide. Tout autant que le Sien. Je prends appuie contre un arbre avec nonchalance tout en allumant ma clope puis tends le paquet à Piros s’il en désire une. « Anton veut me faire porter une tenue de scène. » Ma voix est rauque et étouffée parce que j’parle en relâchant de la fumée. Je cherche à nouveau ses yeux. « Elle trouve que mes tenues de ‘cavalière campagnarde gothique’ ne font pas le show. » Elle. Anton. J’ai jamais su si c’était une femme très masculine ou bien un homme travestit. Dans tous les cas, elle est plus féminine que moi, il n’y a pas de doute… « Elle m’a quand même piqué des fringues pour me faire faire une tenue. » Je grimace en repensant au pull échancré  sombre qu’elle m’a fièrement tendu. Au short en cuir que j’aurais dû adoré selon elle. Je me renfrogne. C’que j’aime moi, c’est être avec Mes sombrals. J'ai failli les lui faire bouffer ses bouts de tissus. Je relève un instant le visage sur la rondeur de la lune. « J’pas envie de m’exhiber et elle arrêtait pas de me poursuivre alors je me suis barrée. Mais je te jure Piros, si on me force à porter ce truc, j’arrête tout. » J’le regarde même pas en prononçant ses paroles. Parce que dans le fond, j’serais peut-être même plus capable de faire ce que j’ai déjà fait quelques mois plus tôt. J’aime l’horizon de cette stabilité que j’aperçois en restant dans l’ombre de Piros et de son cirque. J’le regarde pas, parce que dans le fond, je mens. J’ajoute en marmonnant. « Et j’la brulerais en partant. Elle et son costume de merdia. » Je jure encore parfois en espagnol même si l’anglais à même pris place dans mes pensées à présent. Je tire profondément sur ma cigarette tout en tournant mon visage vers lui.
black pumpkin

_________________
Holy image of Lies.
©crack in time
Revenir en haut Aller en bas
O. Piros Fortescue
Consumed by the shadows
avatar
Administrateur
Maison/Métier : ancien gryffondor, choixpeau flou qui n'avait pas l'étoffe d'un lion, il est désormais directeur d'un cirque, maître des cauchemars.
Célébrité : kit harington
Pseudo : elly Âge : 22 Parchemins : 2536 Gallions : 791 Date d'inscription : 14/11/2016

Feuille de personnage
Liens:
Inventaire:
Épidémie:
100/100  (100/100)
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mumblemumps.com/t2148-my-cure-and-my-curse-piros#5490 http://www.mumblemumps.com/t2156-piros-le-maitre-des-cauchemars#54910 http://www.mumblemumps.com/t2155-bernie-atterrissage-d-urgence#54906 http://www.mumblemumps.com/t2489-journal-d-elly#63955

We're all a little broken  
piros & mahra
The smoke is part of circus legend: once upon a time, we were burned to the ground. But we did not die. Instead we kept burning, kept moving, kept growing. The smoke surrounds us, even if we no longer burn.  

Sous sa main, il ressent presque les battements du cœur de l’animal. Ni trop vite, ni trop lent. Keshi n’est pas totalement en confiance, mais il se laisse faire. Peut-être sent-il que Piros n’est pas un étranger ? Peut-être que Mahra leur parle de lui parfois ? Piros n’a jamais trouvé étrange de parler à une créature. Pour beaucoup, c’est signe de folie, mais pas pour lui. Quand il a découvert Mahra, quelques mois plus tôt, il a tout de suite compris qu’elle pensait comme lui, d’une certaine manière. Pour autant, ils ne parlent pas la même langue, ils n’ont pas les mêmes habitudes. Deux étrangers qui se croisent et se recroisent sans jamais s’arrêter. Mais Piros veut l’arrêter justement, il veut l’interpeller. Et elle le provoque elle aussi. Parce que c’est ainsi qu’ils fonctionnent. Derrière l’humour, derrière le sarcasme, il y a une part de vérité. « J’t’ai manqué ? » Il ne dit rien. Heureusement qu’il fait nuit, sinon elle l’aurait vu rougir. Il n’y a qu’avec elle qu’il perd ce masque de marbre. Mais il fait de son mieux pour ne pas le montrer, pour ne pas qu’elle voit qu’elle l’atteint. Il adore sa façon de raccourcir les phrases. On pourrait appeler ça un langage de paysan, mais chez Mahra, c’est simplement beau. Il pourrait tout lui pardonner. Vraiment ? Peut-on tout pardonner, tout oublier ? Peut-on oublier le mal qui a été fait, les horreurs commises ? Piros secoue la tête. Il ne veut pas y penser, pas maintenant, pas ici.

Ici, ça ressemble à un sanctuaire, un lieu sacré. C’est celui de Mahra, et un peu le leur aussi. C’est ici qu’ils oublient qu’ils sont des artistes, qu’ils doivent faire plaisir au monde, apportés du divertissement. Ici, les voiles tombent. Mahra s’approche telle une ombre, elle se glisse près de lui. Elle caresse à son tour son cheval ailé, il ne bronche pas. Les autres sont déjà loin, trop sauvages pour accepter la présence de deux hommes en même temps. Piros ne leur en veut pas. Lorsqu’il a fui l’Europe après la Guerre avec son cirque, il assistait rarement aux spectacles, il ne voulait voir personne, pas de public, pas d’artistes. Il avait peur, peur des autres, peur du regard des autres. Il était exactement comme eux. « J’n’aime pas les monter. » Piros ne s’arrête pas. Il laisse la possibilité à Mahra de prendre un silence, puis de parler, de s’exprimer, de se libérer. « J’ai l’impression de les trahir, de ne pas respecter leur nature. Mais c’est ce que veut voir le spectateur… » Piros comprend. Elle croit leur faire du mal, et peut-être que c’est vrai, les Sombrals ne sont pas des chevaux domestiques. Mais en venant ici, elle savait dans quoi elle s’engageait. Piros sait qu’elle ne rompra pas son contrat, mais il se sent coupable lui aussi, de la rendre malheureuse. Parce qu’elle n’est pas heureuse quand elle est sur scène, même si c’est ce qu’elle veut faire croire. Piros aimerait la soulager, lui dire qu’il y a pire, que ses animaux ne lui en voudront pas, mais il n’y arrive pas. Comment pourrait-il être en droit de la réconforter, alors qu’il a fait dix fois pire ? Il espère que jamais elle ne sache, parce qu’alors, elle ne le verrait plus comme Piros, directeur du cirque, mais Piros, maître des cauchemars, monstre.

Mahra s’éloigne alors qu’il allait poser sa main près de la sienne. Elle n’a pas vu son geste. Elle a envie de fumer. Il aime le fait qu’elle pense toujours à ses animaux avant de prendre une décision. Elle ne pollue jamais leur air, elle s’éloigne tout simplement. Nombreuses personnes pourraient apprendre d’elle. Il la suit, laissant Keshi s’éloigner pour retrouver ses amis. Les sombrals l’accueillent avec un faible hennissement, ils le reniflent là où Piros a posé sa main. Piros les regarde faire et accepte la cigarette que lui propose Mahra. Il fume occasionnellement, mais dernièrement, avec la Coupe du Monde, il est retombé dedans aussi facilement que dans un piège. « Anton veut me faire porter une tenue de scène. » Piros reporte son attention sur la mexicaine. Il imagine déjà le discours qui va suivre. Et il comprend enfin pourquoi elle n’était pas là aujourd’hui. « Elle trouve que mes tenues de ‘cavalière campagnarde gothique’ ne font pas le show. Elle m’a quand même piqué des fringues pour me faire faire une tenue. J’pas envie de m’exhiber et elle arrêtait pas de me poursuivre alors je me suis barrée. Mais je te jure Piros, si on me force à porter ce truc, j’arrête tout. » Piros entend la colère, la honte, la frustration dans la voix de Mahra, et il ne peut pas lui en vouloir. Mahra, c’est une bête sauvage, aussi sauvage que ses sombrals. On ne peut pas lui donner des ordres en espérant qu’elle obéisse sans broncher. Anton a très mal fait son boulot. Et d’ailleurs, Piros ne se rappelle pas avoir demandé à Anton de s’occuper des costumes de Mahra. Il comprend la jeune fille, le besoin qu’elle ait de se sentir libre, jusque dans les vêtements qu’elle porte. « Et j’la brulerais en partant. Elle et son costume de merdia. » Elle jure en espagnol, et Piros étouffe un rire. Il aime la voir en colère.

Piros porte le bâton de la mort à sa bouche et inspire une première bouffée de tabac. La nicotine entre dans son organisme. Cette drogue douce lui rappelle ses instants de jeunesse en compagnie de la bande. Il sourit. « Tu serai pourtant très jolie en tutu. » Il s’attend à ce qu’elle le frappe alors il se protège de ses bras pour parer un coup. « Je plaisante. Je vais lui en toucher deux mots, ne t’en fais pas. » Il le fera. Piros a beau être un lâche, un traitre, il tient toujours ses promesses. « Mais essaie de ne pas te mettre tout le monde a dos, on est une famille. » Piros rappelle souvent à ses employés que même si il est directeur, même si il peut parfois prendre des décisions qui ne plaisent pas, ils sont sous le chapiteau chez eux. Ils sont là les uns pour les autres. Ils sont une famille. Mahra est la dernière arrivée, mais le lien qui l’unie avec la troupe est déjà très fort. Elle ne doit pas en douter. « Et oui. Je m’inquiétais. » Enfin, il l’a avoué. Il ne sait pas comment elle va le prendre. Va-t-elle croire qu’il veut l’espionner ? Va-t-elle le prendre pour une sorte de maquereau, prêt à tout pour savoir où elle se trouve n’importe quand ? Ce n’est pas ça. Il veut la laisser libre, mais quand elle n’est pas là, ça le rend dingue.






Made by Neon Demon

_________________
wicked, wicked to the core
The smoke is part of circus legend: once upon a time, we were burned to the ground. But we did not die. Instead we kept burning, kept moving, kept growing. The smoke surrounds us, even if we no longer burn.  

Revenir en haut Aller en bas
A. Mahra Vargas
Consumed by the shadows
avatar
Modo
Maison/Métier : Dresseuse de Sombrals
Célébrité : Ira Chernova
Pseudo : Loupiotre Âge : 30 Parchemins : 130 Gallions : 117 Date d'inscription : 18/09/2017
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mumblemumps.com/t2459-i-m-an-invisible-monster-mahra http://www.mumblemumps.com/t2471-mahra-h-o-p-e-hold-on-pain-ends#63372 http://www.mumblemumps.com/t2559-send-me-a-letter-mahra

We're all a little broken
Sous la coupole de la nuit, à l’abris de ces arbres sinueux, je me sens bien. Les lieux portent un nom étrange ‘forêt interdite’. J’ai cru comprendre qu’elle était nommée ainsi pour les gamins qui occupent Poudlard. Elle ne donne pas envie de s’y aventurer pour les êtres censés. Mais moi j’aime ce lieu. Parce qu’il est sauvage, empli de mystères. Je l’aime encore plus la nuit, à la lueur de la lune. Souvent, comme ce soir, j’allume un feu dans rond de pierres improvisé. Il crépite, accompagne le silence, il parsème les alentours d’une lumière tamisée. Un refuge. Un endroit à l’abris des regards, seule avec mes sombrals. Il n’y a que lui pour passer mes barrières, connaitre mes habitudes après si peu de temps. Il me trouble. Plus que je voudrais l’admettre. Parce que je suis comme cette forêt, parsemée d’embuches et farouche. Je dresse des barrières entre le reste du monde et mon univers. Il semble me comprendre sans que j’n’ai à me justifier. Ensemble, on ne parle pas du passé. Il ne sait pas vraiment d’où je viens. Il sait que j’ai grandi dans un cirque, que j’ai parcouru le monde sans mettre les pieds dans une école, seulement avec des cours à domicile. Il sait ce que j’ai bien voulu lui dire. Il s’en est contenté. Je ne connais que quelques brides de son passé. Je sais qu’il se montre peu. Je m’en contente. Nous savons tous les deux que nous ne sommes que des images sous un nom illusoire qu’on offre aux gens sans amuser ce que nous avons vécu, ce que nous avons été.

Quand je m’approche de lui, ce n’est pas pour surveiller ce qu’il fait. C’est juste une certaine osmose entre nous. J’arrive pas à parler de confiance. J’peux pas mettre ce mot, j’ai même du mal à croire qu’on puisse l’offrir à qui que ce soit dans le fond. J’sais que je fatigue les gens, que je suis trop méfiante à leurs yeux, trop sauvage. Mais on apprends de ses erreurs. En Angleterre, ils sont rares à parvenir à m’approcher. Piros est celui qui a creusé la plus grosse fissure dans mon mur. La preuve en est quand je lui déballe mes impressions quant au fait de monter sur mes sombrals. Jouer avec eux, engager une danse avec leur magnifique squelette, ça ne me dérange pas. J’ai ce lien étrange qui me lie à eux, je les comprends, je ressens ce qu’ils veulent, ce dont ils ont besoin. Grimper sur leur dos… ça me donne l’impression de les dégrader. Et pourtant égoïstement, c’est un moment unique, si privilégié avec eux. J’me fais peut-être des films après tout. Ils m’auraient déjà fuis si ce que je faisais ne leur convenait pas après tout… Mais Piros comprends. Je le sens dans son regard, je l’entends dans son silence.

Je m’éloigne et Piros est dans mon sillon. Il accepte la cigarette que je lui offre. Je lui dévoiles les raisons de mon absence alors que mes yeux glissent sur son visage alors qu’il contemplait les sombrals réunis. Il porte son attention sur moi, sur mes paroles qui se déversent parce qu’elle m’a gonflé avec sa tenue. Plusieurs jours qu’elle s’enthousiasme avec cette idée à la con. Plusieurs jours que je lui dis non. C’était la goutte de trop. « Tu serai pourtant très jolie en tutu. » Je ne le regardais pas alors qu’il prononçait ces paroles, mais je peux vous jurer qu’en à peine une seconde j’ai enfoncé mes yeux sombres dans les siens. « Un tut… » J’ai haussé le ton, attirant l’attention de mes sombrals qui se sont redressés inquiets mais ma phrase s’est arrêtée alors que je découvrais son sourire, cette note de malice dans son regard. Mes muscles qui s’étaient tendus retombent et si ma main veut effectivement le percuter pour lui faire payer sa moquerie, il a déjà anticipé pour m’éviter. « Estúpido… » Pourtant mes lippes s’étirent en un léger sourire. « Je plaisante. Je vais lui en toucher deux mots, ne t’en fais pas. » Je hoche la tête doucement. J’sais qu’il le fera mais je pense qu’Anton a compris qu’elle ne devait plus recommencer… Je tire quelques lattes sur le cylindre. Laisse la fumée envahir mes poumons prenant tout mon temps avant de la libérer. « Mais essaie de ne pas te mettre tout le monde a dos, on est une famille. » Je plisse légèrement les yeux. J’allais lui répondre que c’était elle la fautive, digne d’une enfant capricieuse. Pourtant les mots n’ont pas le temps de franchir mes lippes. Dans ma tête je lui dévoilais déjà comment je l’avais invité avec délicatesse à porter elle même ces fringues et qu’en faire si elle n’arrivait pas à rentrer dedans. Je ne sais même plus si je lui ai parlé en anglais ou en espagnol. Dans le fond… J’cherche même plus parce que les mots de Piros m’ont troublé. « Et oui. Je m’inquiétais. » Je me redresse quittant à moitié l’arbre sur lequel je m’adossais jusqu’à présent. Je regarde par dessus son épaule mes chevaux, je cherche une répartie qui ne vient pas. J’suis pas habituée à ce qu’on s’inquiète pour moi.  J’abandonne l’arbre et fais quelques pas vers lui. Je laisse même ma clope se consumer sous la légère brise. « Tu ne devrais pas… » Murmure qui m’échappe. Je ne sais pas moi-même dans quel sens je prononce ces paroles. Je ne devrais pas compter ? Je suis assez grande ? Ne t’attache pas, j’ai trop peur ? Ne t’attache pas, j’ai trop peur… Mes prunelles ombrées sondent son regard à la recherche du mensonge, à la recherche du piège. Pourtant j’sais que j’suis pas insensible à sa présence. Mais la trahison me fait peur… Alors je change de sujet, dérive pour détourner l’attention. « Quel est ton prénom Piros ? » Je relance un jeu qui semble ne pas avoir de fin. Je me suis approchée pour lui faire face, l’amusement dans le regard. Ma main vient alors percuter son épaule. « Ca, c’est pour le tutu… » Pourquoi savoir que quelqu’un s’inquiète pour moi semble soudainement réchauffer on myocarde complètement asséché ? Je ressens une douce légèreté que je n’ai pas connu depuis longtemps. Et Il en est le seul responsable.
black pumpkin

_________________
Holy image of Lies.
©crack in time
Revenir en haut Aller en bas
O. Piros Fortescue
Consumed by the shadows
avatar
Administrateur
Maison/Métier : ancien gryffondor, choixpeau flou qui n'avait pas l'étoffe d'un lion, il est désormais directeur d'un cirque, maître des cauchemars.
Célébrité : kit harington
Pseudo : elly Âge : 22 Parchemins : 2536 Gallions : 791 Date d'inscription : 14/11/2016

Feuille de personnage
Liens:
Inventaire:
Épidémie:
100/100  (100/100)
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mumblemumps.com/t2148-my-cure-and-my-curse-piros#5490 http://www.mumblemumps.com/t2156-piros-le-maitre-des-cauchemars#54910 http://www.mumblemumps.com/t2155-bernie-atterrissage-d-urgence#54906 http://www.mumblemumps.com/t2489-journal-d-elly#63955

We're all a little broken  
piros & mahra
The smoke is part of circus legend: once upon a time, we were burned to the ground. But we did not die. Instead we kept burning, kept moving, kept growing. The smoke surrounds us, even if we no longer burn.  

Une famille. Le cirque est la seule famille qui lui reste. Une grande partie de sa vie, Piros a été entourée par son père et par les clients du glacier. Ils étaient une famille. Piros a toujours pensé qu’on avait qu’une seule famille dans une vie, mais c’était faux. Quand il est arrivé à Poudlard, sa bande d’amis est devenu une deuxième famille. Puis, il a perdu son père. Il sait qu’il a perdu autre chose, quelqu’un d’autre, il ressent un vide dans son cœur mais il n’arrive pas à dire quoi. Une seule personne est capable de remplir ce creux, de le rendre moins douloureux. Cette personne est face à lui. La troisième famille qu’il a trouvé, c’est son cirque. Certains sont restés depuis la première version, quand Voldemort les a asservis. Mais d’autres sont arrivés, cherchant simplement un refuge, parce qu’ils étaient des freaks, des monstruosités, comme lui. Piros n’a jamais refusé personne dans son cirque, c’est ce qui les soude autant. Ils sont une dizaine à vivre ensemble et à s’aimer malgré les différences et les conflits. Mahra est la dernière arrivée, et pourtant, Piros a l’impression d’être liée à elle plus que par le sang. Il ne peut pas l’expliquer. Comme des frères et sœurs, ils se chamaillent. Il adore l’entendre l’insulter en espagnol, il adore la taquiner et la faire sortir de ses gonds, il aime aussi la déstabiliser.

Elle ne s’attendait pas à ce qu’il lui dise ça. Quand un homme dit à une femme qu’il s’inquiète pour elle, n’importe quelle femme se sent touchée, aimée, émue. Mais pas Mahra. Elle s’écarte, se ferme, rougit de colère. Elle ne laisse rien transparaître. Elle joue à la forte, parce qu’elle l’est vraiment. Elle ne veut pas être touchée, être atteinte par les paroles de Piros. Elle s’avance vers lui, comme pour lui montrer qu’elle n’est pas perturbée par ses mots et elle murmure simplement, froidement : « Tu ne devrais pas. » Il a envie de lui répondre qu’il n’a pas choisi, qu’il ne peut pas s’en empêcher, mais il ne veut pas paraître désespéré. Il sait qu’elle garde ça pour elle, comme il le fait lui aussi. Elle le regarde comme le ferait un Auror lors d’un interrogatoire, cherchant l’aiguille dans la botte de foin pour le faire tomber. Mais pour une fois, Piros ne peut pas tomber, pas tout seul en tout cas. Celle qui serait le levier qui déclencherait la chute est brune et voluptueuse, et juste en face de lui.

Piros se dit qu’il a eu tord. Il aurait dû se taire. Il ne veut pas compliquer les choses. Mahra semble lire dans ses pensées, elle change de sujet. « Quel est ton prénom Piros ? » Elle sourit, lance un jeu dont elle ne connait pas l’issue. Elle s’approche et lui lance une tape dans l’épaule, elle veut se venger : « Ca, c’est pour le tutu… ». Il l’a mérité. Et pourtant, il ne peut pas s’empêcher de l’imaginer dans un tutu noir avec des volants pailletés. Elle pourrait être magnifique. Mais elle n’en a pas besoin pour l’être déjà. Piros fait disparaître sa cigarette terminée, consumée. il change de place, va s’adosser à un arbre et se frotte doucement l’épaule. Il n’a pas eu mal, mais le contact était fort, percutant, électrique. « Je te le dis, si tu me dis le tiens. » Du chantage ? Un deal plutôt. Au cirque, personne ne sait quel était son nom d’avant. Beaucoup l’ont oubliés et Piros l’aurait oublié aussi si il n’avait pas recroisé d’anciennes connaissances, des fantômes de son passé. Parfois, il se dit qu’il a eu tord de venir à Halloweentown, d’amener le cirque ici. Il se dit qu’il aurait mieux fait de continuer de faire bouger le chapiteau dans les villes, dans le monde. Mais Piros était maintenant incapable de partir. Tout comme il ne veut pas bouger d’ici. La forêt interdite, celle qu’il craignait tant en étant enfant. Il était heureux de s’y réfugier avec Mahra. Les sombras de la belle commencent à s’agiter. Ils ont suffisamment travaillés pour aujourd’hui. « Tu veux que je te laisse ? » demande-t-il, alors qu’il n’a aucune envie de partir. Mais il sait qu’elle a besoin de son rituel pour les quitter, avant de les retrouver. Il sait qu’elle ne peut pas être apprivoisée. Alors pourquoi a-t-il envie d’être près d’elle ? Pourquoi ne peut-il pas s’empêcher de repenser à sa paume contre son épaule ? Il secoue la tête. Il doit faire sortir ces pensées de sa tête. Leur relation est strictement professionnelle, rien d’autre. Elle est de la famille, mais elle ne sera jamais sienne, il s’interdit d’y penser.  






Made by Neon Demon

_________________
wicked, wicked to the core
The smoke is part of circus legend: once upon a time, we were burned to the ground. But we did not die. Instead we kept burning, kept moving, kept growing. The smoke surrounds us, even if we no longer burn.  

Revenir en haut Aller en bas
A. Mahra Vargas
Consumed by the shadows
avatar
Modo
Maison/Métier : Dresseuse de Sombrals
Célébrité : Ira Chernova
Pseudo : Loupiotre Âge : 30 Parchemins : 130 Gallions : 117 Date d'inscription : 18/09/2017
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mumblemumps.com/t2459-i-m-an-invisible-monster-mahra http://www.mumblemumps.com/t2471-mahra-h-o-p-e-hold-on-pain-ends#63372 http://www.mumblemumps.com/t2559-send-me-a-letter-mahra

We're all a little broken
Je n’ai jamais su comment réagir face aux sentiments. La colère, la rancoeur, je les maitrisais. La douleur, la solitude. Mais l’inquiétude ? Pour moi ? Cela m’effrayait ; autant que cela m’intriguait. Cela fait longtemps que j’ai coupé toutes entraves à ma vie. Je me fous de tout. Je me détache. Du monde. De la réalité. Je m’enferme, je m’isole. Seule. Seule avec mes Sombrals. Parce que le monde est cruel. J’ai vu trop d’horreurs. Elles se sont dessinés sous mes yeux, j’ai cautionné des actes belliqueux en hissant tout autour de moi un mur. Evitant la souffrance. Esquivant la douleur. Oubliant la réflexion. Tout pour ne pas être atteinte. Tout pour me protéger. C’est comme ça que j’ai grandi. Traversant les contrées, les océans, les pays. L’indépendance comme seule étendard. Le cynisme et l’ironie comme bouclier. J’suis insensible. Enfin, c’est ce que je veux faire croire car dans le fond, j’ai l’impression d’être au fond d’un trou. Sombre et sans issu. J’ai trouvé la lumière avec mes Sombrals. Ils sont farouches, fiers, parfois arrogants. Je leur ressemble. Mais ce serait mentir que m’attacher à eux n’a pas été une source de douleur. Lorsque la mafia du Nuestra Familia a fini par me les prendre. Ce jour où j’ai décidé de tout envoyer en l’air. J’étais prête à tout détruire. La colère rongeait mes entrailles. Elle me consumait lentement insidieusement. Jusqu’à maintenant.

Ces derniers mois semblaient apporter une trêve dans cette vie chaotique. Le cirque de Piros à ses vices, je connais les histoires du passé par quelques anciens. Pourtant, je n’ai jamais ressenti cette cohésion, cette attache. Peut-être parce que le cirque n’est pas ambulant. Mais je m’y sens bien. Comme si c’était ma place. Comme si être avec Piros était naturel, instinctif. Il y avait une forme de complicité. Une complicité tortueuse, complexe. Par les silences, par les non dits. Une compréhension. Sans savoir. Sans question. Sans jugement. Cela ne s’expliquait pas. Cela n’avait pas besoin de s’expliquer. C’était là. Au fond de moi. Au fond de nous. Mais c’était inquiétant. Parce que depuis que j’avais mis les pieds ici, je m’étais attachée à peu de gens. En fait, seul le nom de Sören flottait dans mon esprit. Je voulais pas. Les mains tendues me faisaient peur. Elles étaient une bride. Une chaine de plus. Une ficelle prête à tirer sur les maux.  

Mes yeux glissent sur sa silhouette élégante alors qu’il s’éloigne pour s’adosser à un arbre. « Je te le dis, si tu me dis le tiens. » L’esquisse d’un sourire étire mes lippes. Je hoche la tête en signe de négation. Les règles de ce jeu sont floues pourtant il existe depuis les prémices de notre rencontre. Ces noms d’emprunts, cette nouvelle image que nous nous sommes offert. Alejandra tellement proche de mes origines, trop proche. Mahra, c’est celle que je suis à présent. Celle qui a vu un jeune mourir sans rien faire. Celle qui a observé dans l’ombre des spectacles des barbaries odieuses sans jamais lever la main. Mahra, c’est un mur. Je m’approche doucement de lui, comme un prédateur qui cherche a ne pas faire fuir sa proie. Pourtant il n’en est pas une. Au contraire. Est-ce que je cherche à l’apprivoiser, à le comprendre ? Comme je peux le faire avec mes sombrals ? Je ne sais même pas répondre à mes propres questions. Je m’arrête à quelque centimètres de lui. « Tu veux que je te laisse ? » Ma tête se tourne instinctivement vers mes précieux chevaux ailés. Ils s’éloignent petit à petit. Ils ont besoin de retrouver leur liberté. Peut-être que c’est cela la vie. Accorder un peu de son temps aux autres ; s’emplir de la satisfaction de faire plaisir. Pour mieux retrouver une indépendance. Aussi éphémère soit-elle. De nouveau mon regard sombre se plonge dans celui de Piros. Je reste silencieuse, mais encore une fois mon visage répond par la négative. Je glisse ma main sur son poignet pour l’attirer dans mon sillon, vers Keshi.

Je garde le bras de Piros contre ma hanche, le cachant à moitié derrière moi. Même s’il est plus grand bien sûr, je sers plutôt de bouclier. Une garantie pour rassurer ces quatre créatures. Ma main se glisse sur le dos de la sienne, l’invitant à caresser la joue de Keshi. Même si ses oreilles s’abaissent, il ne recule pas. Mon assassine sur les doigts de Piros le guide lentement. Sentir sa peau contre la mienne, sa présence dans mon dos me trouble. Trop. Je glisse sur l’encolure de Keshi et doucement c’est Epona qui s’approche de nous. Elle et son aile brisée. Curieuse de nous voir ainsi. « Pourquoi Piros alors ? » Mes yeux se concentrent sur nos mains qui continuent de courir sur Keshi, gardant un air détaché alors qu’en réalité, je me demande ce que j’suis en train de foutre. J’laisse jamais personne s’approcher d’eux, j'les y invite encore moins. Pourquoi ? Pourquoi c’est différent ? « J’imagine que cela à un sens à tes yeux. » Vos mains sont arrivées à la croupe de Keshi. Je ne me retire pas pourtant. J’attends. J’attends juste une réponse s’il veut bien me l’offrir.
black pumpkin

_________________
Holy image of Lies.
©crack in time
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
Consumed by the shadows

Revenir en haut Aller en bas
 
We're all a little broken ✘ Pahra
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Earthquake Relief Where Haiti Wasn’t Broken
» I WALK THIS EMPTY STREET ON THE BOULEVARD OF BROKEN DREAMS - 20 JUILLET, 18H34
» « Boulevard of Broken Dreams »
» Broken Wolves PV Tybalt
» narcisse sauvage || boulevard of broken dreams. [21/10]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Mumblemumps :: Hogwarts :: outside the castle :: forbidden forest-
Sauter vers: