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L'amour & son contraire | Elijah & Ielena

Ielena S. Dimitrova
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Elijah Kavanagh & Ielena Dimitrova

« Chère K.

Présente à mes côtés au soir du banquet annonçant la nouvelle année, tu as pu me voir prendre à cœur une scène qui, l'an passé, au même jour, m'aurait certainement plongée dans l'euphorie. J'ai conscience, au fil de toutes ces années passées dans la douleur, de l’aberration de ce sentiment qui m'anime ; il est pourtant là et bien présent, car j'ai su. Aussi étonnant que cela puisse sembler, j'ai su avant toi, avant elle, avant eux tous, quel mal s'était glissé en mon frère et crois-moi, par cent fois, j'ai songé m'en servir pour mieux prendre sur lui une revanche méritée. Comment aurais-je pu alors deviner ce qu'il adviendrait de notre confrontation ? Moi la première, fut saisie de stupeur, à le voir bras ballants attendre que sonne sa fin. Moi la première, fut saisie d'horreur en comprenant, le voyant ainsi, qu'il ne restait plus rien de haine en mon cœur, car cet homme est mon frère. Ma famille. La seule q ue je n'aurai jamais, lui qui le seul peut se farder de partager mon sang. Que devais-je faire alors ? Pour lui, j'ai pensé à cent moyens différents pour faire que reste cachée cette abomination, mais il n'en a rien voulu entendre et je suis restée là, blottie contre lui, sans plus rien dire.

J'ai cherché. Ai tenté de comprendre comment ce mal était survenu et comment l'en défaire, mais ne suis ni médicomage, ni scientifique. Je n'étais après tout rien de plus qu'une étudiante parmi mille autres à ne pas en comprendre plus que le reste du monde. J'ai été son alliée, rien que cela, le temps qu'il nous est resté de laisser le reste du monde dans l'ignorance de son cas. Tous savent désormais, et un jour, je le sais, notre père saura lui aussi. Alors, je le sais, nous le savons tous : lui, toi, moi, nous savons bien que je n'aurai plus aucune famille à chérir. J'ai peur tu sais. Peur, chaque jour, de le voir surgir au milieu de nos murs. Peur du jour où il faudra rentrer. Et s'il renvoyait simplement Andreï chez nous, en me gardant là ? J'ai vu couler ce soir-là les larmes de Pandore, lesquelles faisaient écho à celle que je ne pouvais verser. Alors ma décision était prise et je sais que tu l'approuveras : Je ferai évader tout ceux qui se trouvent retenus en quarantaine, Andreï en premier et j'aimerai t'avoir auprès de moi dans cette tâche. Ainsi que Pandore, si elle s'en sent capable, ce dont je ne peux douter.

Je t'attendrai ce soir dans la salle de divination, aux alentours de 21h. Nous y serons suffisamment à l'aise pour veiller tout le soir et loin des oreilles indiscrètes de la salle commune. Tendrement,

Ielena. »





L'encre à peine séchée, voici les doigts de la lionne s'en venant saisir le parchemin qui se trouve roulé, plié et placé à la pattes de l'oiseau nocturne lui faisant office de messager. Bolvan. Malgré toute l'affection qu'elle pouvait éprouver pour cet oiseau de malheur, son esprit songeait de plus en plus à le laisser couler des jours paisibles en sa demeure de Saint-Pétersbourg et de confier ses propres tâches aux soins d'un hibou plus jeune et surtout plus malin. Pour l'heure, elle n'avait pourtant plus que lui, petite boule de plumes, à laquelle elle offrit trois miamhiboux et autant de caresses afin de s'assurer son service.

« Ce message est pour Katarina, tu entends ? Pour Katarina. Tu la connais Bolvan, alors concentre-toi, veux-tu ? Ka-ta-ri-na, d'accord ? »

Plissant ses grands yeux à voir sa maîtresse lui parler de la sorte, le volatile s'en vint lui pincer doucement le doigt de son bec avant que de prendre son envol. Elle avait confiance, sans doute pour la première fois. Après tout, Bolvan connaissait et appréciait particulièrement les caresses de l'Azarova et puis – Il ne pouvait décidément pas être aussi stupide...



Ainsi, la journée se passa, plus longue qu'elle ne lui avait jamais semblé. Sa chère Russie au fond du cœur, la Dimitrova avait surpris plus d'un de ses professeurs, grattant rigoureusement de nombreux parchemins tout au long de ses différents cours. Pauvres professeurs, qu'ils auraient surpris de découvrir le contenu des notes de la fille d'un ministre, laquelle avait passé tout le jour à imaginer pièges et astuces, sortilèges et ruses afin de tromper la vigilance de dizaines d'aurors et médicomages et ainsi sauver ceux qu'elle considérait malgré elle comme les prisonniers involontaire d'une école totalitaire, plus froide et dure encore que ne lui avait jamais semblé Durmstrang. Enfin, s'en vint l'heure du souper. Enfin, s'en vint l'heure du couvre feu.

Confortablement installée sur les nombreuses banquettes douillettes de la salle de divination, dans une lueur chaleureuse portée par l'odeur des encens consommés, ses parchemins s'en vinrent méticuleusement prendre place sur une table toute proche. D'un côté, ses idées. De l'autre, les différents plans du château qu'elle avait dessiné de mémoire et copié dans les ouvrages de la bibliothèque. Ne manquait plus à présent que sa lionne d'amie. Peut-être Pandore serait-elle là aussi, du moins l’espérait-elle, sa confiance n'ayant pas suffisamment d'ampleur pour lui souffler qu'elle puisse y arriver seule. Enfin, le bruit de la trappe se fit entendre, attisant le sourire ravie de l'ange se relevant pour accueillir son amie, mais le sourire s'éteignit et le ravissement fut brisé. Devant elle, ne se trouvait ni la silhouette onduleuse de Katarina, ni la grâce de Pandore. Devant-elle, se trouvait à présent une armure de glace, sans sourire, ni amabilité au visage.

Devant-elle, se trouvait Elijah.




©Aloysia




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Elijah R. Kavanagh
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Ielena & Elijah
I can't help thinking of you
Cela faisait quelques jours qu’Elijah n’avait pas croisé Ielena. Cela datait de leur altercation à la bibliothèque, qui avait plutôt bien terminé. Malgré cela, le Russe ne savait pas où en était vraiment leur relation. Pouvait-il se considérer en couple avec elle ou non ? Au final il préférait ne pas se poser de questions et de laisser les choses se faire. La dernière fois, il lui avait quand même avoué qu’il était le fils de la femme qui avait mis au monde la jeune femme. Ce n’était pas le genre d’information qui pouvait se digérer facilement. Le sorcier savait qu’il allait devoir lui laisser du temps et attendre de voir si elle revenait vers lui. Il n’avait pas envie de gâcher quelque chose et il avait surtout aucune envie de la perdre. Pour la première fois de sa vie il avait rencontré quelqu’un qui faisait battre son cœur. Ce qui n’était jamais arrivé en 19ans. Pourtant, depuis qui l’avait embrassé à l’infirmerie, toute leur histoire sonnait comme une évidence, comme un signe du destin. L’homme froid, l’armure de glace avait fondu face au feu de la Lionne. Pour une fois, il avait réussi à déposer son armure pour laisser ses sentiments prendre le dessus.

Après leur altercation, il avait traversé le château main dans la main. Beaucoup d’élèves les avaient alors vu. Elijah avait cru que cela allait entacher sa réputation et que les autres élèves allaient le considérer comme un élève plus fragile que ce qu’il laissait paraitre. Pourtant, à sa grande surprise, rien ne changea pour ce qui était des élèves de Poudlard et Beauxbâtons. En effet, le Russe avait de la chance d’être tombé amoureux d’une autre élève de Durmstrang. Cela semblait logique pour les autres élèves que le Russe choisisse une élève de son école même si dans la réalité il n’avait jamais rien demandé. En revanche, il avait reçu des remarques de la part de ses camarades de Durmstrang, comme quoi il voulait se rapprocher de la fille du ministre Russe pour pouvoir plus facilement atteindre la direction de l’école d’Europe de l’Est. Elijah n’avait pas hésité à punir les élèves qui s’étaient permis de dire ça. Depuis ce moment, plus personne n’avait tenté de se moquer ou même tenté de lui faire une remarque. Le Russe avait réussi à garder son rang du sorcier à qui il ne fallait pas s’en prendre. Même les têtes brulées de Durmstrang le respectaient.

Comme chaque matin, avant le petit déjeuner, le sorcier se rendait dans la tour des hiboux. Cela faisait deux ans qu’il possédait Raven, un magnifique hiboux gris venant de Russie. Son animal avait un caractère aussi fort que son maître, un vrai caractère de cochon. Il n’en faisait qu’à sa tête et il n’hésitait pas à montrer son mécontentement à son maitre s’il y avait une raison de le faire. C’était pour ça qu’Elijah s’était pris d’affection pour cette boulle de plumes. À la différence de la plupart des autres élèves, le jeune sorcier aimait beaucoup pouvoir passer du temps avec son hiboux, pour lui donner à manger et lui tenir compagnie. Plus son animal se sentait bien avec son maître, plus il sera loyal et remplira au mieux ses missions. Son hibou était particulièrement intelligent, il comprenait facilement ce que l’on lui disait. En rentrant dans la volière, le Russe fut pris d’un haut le cœur. Avec les fientes des oiseaux, l’air n’était pas vraiment respirable. Il siffla pour que Raven le rejoigne et quand ce dernier se déposa sur son épaule, il sortit dehors. Le jeune sorcier donna alors à manger à son hiboux ses biscuits préférés. Pendant qu’il mangeait, Elijah regardait autour de lui. Le soleil commençait seulement à se lever. L’automne pointait son nez et cela se remarquait par les journées de plus en plus fraiches.

Sans que le Serdaigle ne s’y attendre, il vit un hibou se poser devant lui, avec une lettre accrochée à sa patte. Il ne reconnaissait pas cet animal. Ce n’était pas celui de ses parents, ni celui de ses proches camarades. Intrigué, il décrocha la lettre de la patte de l’animal et lui tendit un des gâteaux de Raven pour le remercier. En dépliant le parchemin que contenait la lettre, il ne reconnut pas l’écriture, qui devait être celle d’une femme. Elijah se mit enfin à lire la lettre et remarqua tout de suite qu’elle ne lui était pas destiné « Chère K », c’était au féminin. Cela aurait possible de le nommer juste avec la lettre « K » puisque c’était l’initial de son nom de famille. Pourtant, là ce n’était pas possible. Sans lire le reste de la lettre, il préféra déjà regarder si c’était signé. C’était le cas, « Ielena ». Le Russe n’en revenait pas, c’était assez incroyable qu’il intercepte une lettre de sa jumelle. Il se mit alors à la lire, en ne comprenant pas tout de suite où la jeune fille voulait en venir. Une phrase finit par l’interloquer « Je ferai évader tous ceux qui se trouvent retenus en quarantaine, Andreï en premier ». Ce fut cette phrase qui fit bouillir le jeune homme de colère.

« Tu te rends compte Raven, elle va être suffisamment stupide pour tenter de sauver son frère, tout en s’opposant à des dizaines d’aurors ? »

Son hibou le regarda sans réellement comprendre ce qu’il voulait lui dire, il vit juste que son maitre était en colère. Il préféra s’éloigner pour ne pas subir sa mauvaise humeur. Elijah se mit à réfléchir, cette lettre n’avait pas atteint sa cible, ça serait donc lui qui se rendrait au rendez-vous d’Ielena.

La journée fut longue pour le jeune sorcier. Sa mauvaise humeur persista et il s’impatientait pour la surprise qu’il allait faire à sa jumelle, qui ne s’attendait pas un instant à le voir débarquer à la place d’une de ses amies. Après le diner du soir, il se prépara à monter au septième étage pour se rendre à la salle de divination. Quand il fut arrivé en dessous de la trappe, il empoigna l’échelle pour monter. Arrivé dans la salle de divination, il prit le temps de la contempler. C’était une grande pièce circulaire où était disposé de nombreuses banquettes et de tables. Le jeune sorcier n’avait jamais mis le pied dans cette pièce, il avait toujours détesté la divination et l’avait donc pas choisi dans ses options en arrivant à Poudlard.

Devant lui, se trouvait sa jumelle, Ielena, qui le regardait d’un air stupéfait. En effet, c’était une bonne surprise qu’il soit là. Elle devait surement être en train de maudire intérieurement son hibou. À cause de lui, tout son plan était compromis. Elijah la regarda attentivement. Il la trouvait toujours aussi belle, à chaque fois qu’il l’a voyait, il succombait à son charme et son cœur battait la chamade. À ce moment, face à elle, il décida de mettre tous ses sentiments de côté, ce n’était pas le moment d’être gentil et compatissant. Plus loin, derrière Ielena, il pouvait voir de nombreuses feuilles posées sur une table. Le Russe décida de contourner la jeune femme pour s’approcher de cette table. Il y avait de nombreux plans de Poudlard. Sa jumelle voulait donc vraiment faire évader son frère. Le Russe décida de s’assoir sur la banquette la plus proche de la table et fixa sa jumelle qui s’était retourné pour lui faire face.

« Alors comme ça tu penses vraiment réussir à déjouer la protection des aurors qui protègent la zone de quarantaine ? Des aurors ayant affrontés des mangemorts durant la Grande Guerre, face à toi, faisait sa crise d’adolescence ? »



   
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Ielena S. Dimitrova
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Elijah Kavanagh & Ielena Dimitrova

Interdit, le temps semble s'être arrêté dès l'instant où le regard de la rouge et or croisa celui furibond de l'aigle la toisant de tout son être. Cet homme, telle une tempête impérissable, ne semblait être fait que pour surgir dans sa vie et y déranger chaque petit élément qu'elle s'obstinait à vouloir mettre en place. Qu'elle soit résolue à se battre, à se montrer plus forte ou à déjouer l'autorité, celui qui se voulait son ange gardien de toujours s'en revenait constamment à la charge, ébranlant chacune de ses barrières avec une dureté à laquelle Andreï lui-même n'aurait su l'habituer. Car Elijah veillait, non pas à l'imprégner toute entière de souffrances, mais bien à en faire une jeune femme docile, sage et se tenant loin des vagues. Bien pitoyable contradiction qu'il imposait, quand à vouloir son bien, il ne cessait inconsciemment de vouloir la ramener à cette part d'elle même que la Russe tenait tant à déchirer. Pour l'heure, elle se trouve néanmoins défaite, toute entière à la merci de ce regard posé sur elle et n'ayant plus rien de la tendresse de leur dernier échange. Rencontre houleuse, ou d'un énième combat s'en était venue se jeter sur elle une vérité criante qui changerait tout, pour toujours. Reconnecté indirectement à la femme lui ayant fait office de mère, la lionne avait baissé la garde : ses armes à terre et ses lèvres aux siennes. Un contact doux et chaud, empli de promesses auxquelles elle ne parvenait vraiment à croire, car cet homme était un corps étranger dans son monde. Un intrus, qu'elle ne savait devoir accueillir ou repousser. Des quelques jours qui s'étaient écoulés sans qu'elle ne le voit vraiment, la brune en avait pourtant bien profité pour tâcher de faire le point. Cette étreinte, ces baisers, ce serment... Tout cela avait-il seulement un sens ? Que devait-elle déduire de leurs élans enfiévrés ? Qu'elle lui appartenait ? Qu'ils formaient désormais un tout, comme Katarina et Skye ? Non, décidément elle ne s'y retrouvait pas. Le cœur en berne, l'esprit obnubilé par la vision de son frère entraîné par une horde d'aurors, le cri de Pandore faisant écho à la détresse et à l'impuissance ressentie, elle n'avait de pensée tangible depuis lors qu'envers son méfait. Qu'envers cette terreur lancinante de voir surgir un beau jour Iouri Dimitrov au sein même de Poudlard. « Tu veux que je te dise quoi Ielena ? S’il l’apprends, il va me buter. C’est ça la vérité. Et tu le sais aussi bien que moi. » Oui, elle le savait. Elle le savait parfaitement, qu'importait à quel point l'idée pouvait lui être insupportable. Il avait fallu près de deux décennies aux enfants d'Eliena Droganova, feu épouse Dimitrov, pour que leurs mains enfin ne se touchent, pour que leurs voix enfin ne s'entendent et elle ne laisserait personne menacer ce miracle. Ni cette épidémie de malheur. Ni le directeur de cette prison nommée école. Ni même cet homme, qu'importait la cadence qu'il ai pu imposer à son cœur. Russe, elle était après tout et jusqu'au bout des ongles, les valeurs d'une famille qu'elle n'avait jamais pu atteindre férocement accrochées à son sein. En son for, dès lors, une seule certitude : il était sa seule famille. Il passerait avant tout, jusqu'à sa vie-même.

Mais comment un fils unique de bonne famille, choyé qu'il avait toujours été, pouvait-il seulement le comprendre ? Qu'importait au fond la chaleur que son être faisait naître à ses reins, qu'importait que la vie les aient voulu jumeaux d'armes et enfants d'une même femme, l'un par le sang, l'autre par le cœur, il ne savait pas. Il ne saurait jamais ; Et ses mots, bruts et cruels s'en vinrent affirmer cette malheureuse constatation en l'esprit de la lionne.


« Alors comme ça tu penses vraiment réussir à déjouer la protection des aurors qui protègent la zone de quarantaine ? Des aurors ayant affrontés des mangemorts durant la Guerre, face à toi, faisant sa crise d’adolescence ? 
Oui, c'est exactement ce que je vais faire ! »


Sa réponse avait sifflé froidement, malgré elle. Par Merlin, qu'elle aurait aimé, pourtant, pouvoir lui répondre autrement que par cette sécheresse brutale dont elle venait de faire preuve. N'entrave-pas mon chemin, ne t'avise pas de juger et mes ambitions et mes compétences pour y parvenir, crachait son regard qu'elle imposa à celui du Serdaigle. Il n'en avait pas le droit après tout, pas plus que de légitimité. Parce qu'elle ne lui devait rien. Parce qu'elle ne lui appartenait pas, apeurée qu'elle était au fond d'elle à la seule idée de pouvoir attacher de nouveau sa vie à celle d'un autre homme.

Faisant volte-face pour ne pas le perdre des yeux, le ton monte et s'égare. C'en est assez. Assez de ces jeux stupides entre eux deux, à qui aurait le dernier mot ! Cognant brutalement la table du deux plats de ses mains, ce ne fut non sans une lueur de défi dans le regard qu'elle découvrit à son homonyme une expression malveillante que ce dernier n'aurait pu lui deviner.

« Mais tu comptes sûrement m'en empêcher j'imagine ? Que vas-tu faire cette fois-ci Elijah : me projeter contre un mur, me suspendre dans les airs, comme la dernière fois ? M'attacher au fond des cachots et me pétrifier pour t'assurer que je n'en fasses rien ? Ou peut-être que tu te contenteras simplement de me dénoncer à ces aurors que tu sembles tenir en grande estime !? »


Cent questions posées,
Elle ne lui donne pourtant pas une seconde de répit pour y répondre, glaçante de cynisme qu'elle se trouve être sur l'heure.


« Comme je t'envie, au fond, cette aisance que tu as a toujours préféré l'inaction, à toujours te confondre dans tes belles positions de sage Serdaigle. Mais devines quoi trésor ? Contrairement à nos baguettes, toi et moi, on est pas fait du même bois ! Et ce que tu appelles si délicatement crise d'adolescence, chez nous les lions, on appelle ça simplement AGIR ! »

Le dernier mot est crié, lancé à la volée telle une gifle qu'elle décoche sans la moindre empathie pour celui qu'elle défi. A son silence, le calme s'en revient pourtant un instant. Un court instant, dont la fille du Griffon use pour se redresser de toute sa hauteur.


« Je ne te demande pas de te faire mon allié si cela te semble inconcevable, mais il y a peu, tu as juré que tu ne me ferais plus jamais le moindre mal. C'est pourtant bien ce que tu es en train de faire quand tu me traites indirectement de gamine écervelée. »


Un temps.
Silence.


« La prochaine fois qu'il te prendra l'envie de faire une promesse, assures-toi d'abord d'être en mesure de la tenir. »





©Aloysia




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Elijah R. Kavanagh
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Ielena & Elijah
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À peine avait-il terminé sa phrase que la Lionne s’enflamma, comme il l’avait prévu. « Oui, c'est exactement ce que je vais faire ! ». Elijah savait qu’il était facile de mettre le feu aux poudres avec la jeune femme, comme c’était le cas pour lui. Les jumeaux avaient tout d’eux des caractères extrêmement forts et ils étaient très faciles de les énerver. Le Russe avait la fâcheuse manie de punir les autres personnes à la moindre parole déplacée, sans en attendre les explications. Les autres élèves avaient intérêts à réfléchir avant de lui parler et ils devaient même faire attention à la tournure de leurs phrases. C’était leurs caractères respectifs qui avaient fini par les réunir. Durant leur dernier duel, les deux s’étaient énervés et avaient réellement poussés leur baguette à se combattre, ce qui avait produit un « Priori Incantum ». Ils avaient alors terminé ensemble à l’infirmerie. Depuis ce jour, tout avait été chamboulé dans la vie du Russe. C’était sa beauté mais aussi son caractère qui avait poussé Elijah dans les bras de sa jumelle. Il savait qu’elle ne se laissait pas faire et qu’elle ferait tout pour atteindre ses objectifs. Il était particulièrement fier de cette fille sur qui il avait veillé durant toutes ces années. Aujourd’hui c’était presque devenue une femme à part entière.

Ielena était manifestement très en colère de ce que le Russe avait pu lui dire. Son regard était rempli de fureur. Elijah savait qu’un nouveau duel venait de commencer. C’était un nouvel affrontement. Seulement quelques jours étaient passés depuis le dernier. S’ils continuaient à ce rythme-là, il ne savait pas dans quel état ils allaient finir dans quelques mois. Malgré leur ressemblance, les jumeaux étaient différents sur de nombreux points. Aujourd’hui, c’était la témérité et l’imprudence de la jeune fille qui venaient poser problème. Elle pensait pouvoir élaborer un plan pour sauver son frère ainsi que les autres élèves en quarantaine. Malgré qu’il n’ait jamais eu de frère ou de sœur, le jeune sorcier pouvait comprendre que voir un être cher, enfermé, avec aucune possibilité de lui parler, pouvait rendre fou. Pourtant la quarantaine était un choix judicieux de la part du ministère de la magie. Si l’épidémie était contagieuse, ces élèves menaçaient tous les autres élèves de perdre leurs pouvoirs. Ielena devait comprendre qu’en voulant faire sortir son frère de son enfermement, elle pourrait causer d’irréversibles problèmes dans le monde magique. L’épidémie ne devait pas se répandre, au risque que le monde sorcier ne s’effondre.

Un bruit l’avait sorti de ses pensées, sa jumelle venait de cogner brutalement ses mains sur la table. Elle arborait un air mauvais. En l’écoutant, Elijah avait l’impression d’avoir été un tortionnaire avec elle. Pourtant, tout ce qu’il avait fait pour elle, c’était seulement pour la protéger. Malheureusement elle avait encore du mal à comprendre. Peut-être était-elle trop jeune. Peut-être que certains enjeux la dépassaient. Le Russe s’était levé pour faire face à la jeune fille et avait soupiré. Il était fatigué de toujours devoir s’énerver pour lui faire comprendre les choses. Pourquoi était-elle aussi belle que têtu ? Il avait pris une grande inspiration pour répondre mais il n’avait même pas eu le temps. Sa jumelle ne le laissait pas répondre, elle préférait enchainer sur autre chose. Elle était toujours dans un état de colère noire.

La suite réussit à faire bouillir de colère le Russe. Pourtant il préférait ne pas répliquer tout de suite et lui laisser l’occasion de vider son sac. Il voyait bien qu’elle n’avait pas encore terminé. Elle voulait encore rajouter des choses. Comme dans un vrai duel, Elijah considérait que c’était la manche d’Ielena et qu’il devait attendre sa manche pour pouvoir répliquer. Elle était tellement en colère que sa voix se répercutait sur les murs de la salle de divination. Heureusement, à cette heure tardive, personne ne pouvait venir les déranger à cet endroit. Sa jumelle reprit une nouvelle fois la parole pour l’accuser de lui avoir fait mal et d’avoir déjà rompu sa promesse de ne pas lui en faire. Le Russe était presque découragé du comportement de la jeune femme. Elle ne comprenait pas pourquoi il agissait ainsi, pourtant, comme depuis toujours c’était pour la protéger. Elijah s’approcha à quelques centimètres de la Lionne, sans pour autant la toucher. Il planta son regard dans le sien, il pouvait y percevoir toute la colère qui animait la jeune femme. Puis d’une voix ferme, il parla lentement, pour être sûr qu’elle allait bien retenir ce qu’il allait lui dire.

« Arrête de penser que tu me connais. Arrête de croire que tu sais tout de moi. Arrête de faire des accusations qui ne sont pas fondées. J’ai passé toute mon adolescence à devoir me battre contre des sorciers bien plus forts que moi et j’ai bien failli y perdre la vie à plusieurs reprises. Ensuite, je te rappelle que j’ai dû veiller sur toi. En tant que fille du ministre, tu ne pensais pas avoir de nombreux ennemis à Durmstrang ? Si je n’avais pas réglé leur compte aux élèves qui voulaient s’en prendre à toi, tu aurais surement été torturée, violée et enfin tuée. Alors crois moi, j’ai bien plus agi que toi durant ces dernières années. »

Quelques secondes s’écoulent.
Il la fixe pour voir si elle comprenait ce qu’il lui disait.
Il reprend, sur le même ton.

« Je ne veux pas qu’il t’arrive quelque chose. Tu vas défier l’élite du monde sorcier pour sauver des personnes qui pourraient contaminer les autres élèves. Tu vas juste te retrouver à Azkaban. C’est ce que tu veux ? Je ne vais pas te dénoncer, au risque de te voir emprisonné, mais je t’empêcherai de libérer les autres élèves. Tu sais que je ne ferai qu’une bouchée de toi, que tu sois seule ou avec tes amies. »

Elijah s’était retourné pour se rasseoir sur le divan. Il fixa à nouveau la jeune fille avant de lui dire d’un ton moqueur :

« Arrête de te prendre pour une Lionne, tu n’es pas une élève de Poudlard, mais une élève de Durmstrang. »




   
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Elijah Kavanagh & Ielena Dimitrova

Ne tremble pas, cri cette voix en son for lui ordonnant de ne rien laisser paraître de son trouble à l’heure où rugissent les paroles de son autre. Elle tremble pourtant, la lionne, d’une colère innommable dans laquelle la plonge l’assurance de cet insupportable Némésis la tenant au fait de ses actions du temps de Durmstrang. Je te protège. Je t’ai toujours protégé et le ferai toujours, dussé-je te protéger contre toi-même, voilà ce qu’elle entend et se refuse à écouter, car la longue tirade de cet homme ne lui tire rien sur l’instant que du mépris. Ce même mépris qu’elle ressent de sa part, en fruit cruel de mauvaises interprétations. A l’entendre, la fille du ministre avait été l’objet des pires complots, tous habilement déjoués par ses soins. Ineptie. Ses années à Durmstrang n’avaient été qu’indifférence générale à son égard. Un désintérêt, à peine ponctué de violences, toutes découlant de son comportement introverti, de sa fragilité apparente au sein d’une école où seules les Hommes fait de pierre pouvaient avoir l’assurance du paisible. Brimée, elle l’avait été et n’avait jamais demandé d’aide à qui que ce soit pour autant, parce qu’au-delà de ce qu’elle percevait d’elle-même autrefois, Ielena avait grandi au sein de la famille Dimitrov et que cela l’avait rendue fière. Fière à n’en pouvoir supporter que, toute faible puisse-t-elle être, quelqu’un s’en vienne brandir baguette pour la secourir. Elle n’était pas une princesse en détresse et plus vraiment une poupée cassée non plus. Elle n'était rien. Rien de plus que la cadette d’un monstre tout puissant que son inconscient avait juré d’abattre, du jour de sa naissance. Alors en ces conditions, comment supporter ce flot d’informations qu’Elijah aimait à faire pleuvoir sur elle ? Violée, torturée, tuée. Et cela tourne en son sein. Violée, torturée, tuée. Il avait empêché cela, mais le lui annonçait si brutalement que la reconnaissance ne parvint pas un instant à percer la bulle de rancœur grondant dans les yeux de la Russe. Violée, torturée, tuée, mais sur quoi se basait-il seulement pour jurer que cela serait arrivé sans qu’elle ne parvienne à s’en défendre ? Et plus encore…

« J’ai bien plus agi que toi durant ces dernières années »

Les lèvres s’entrouvrent de stupeur devant l'effronterie de telles affirmations. Qui étaient-ils donc, l’un et l’autre, pour ainsi se paver de leurs belles actions ? Par-dessus tout, pourquoi ne parvenaient-ils jamais à être fiers, à deux, des actions de l’autre, sans besoin de le rabaisser par le récit de ses propres faits d’arme ? Elle aurait pu se radoucir pourtant, Ielena, à l’entendre dire qu’il ne voulait pas lui voir arrivé le moindre mal, mais la conclusion est amère, la propulse sans possible retour vers une envie destructrice de le faire taire. Parce qu’en témoignant de cette louable volonté de la garder à l’écart du moindre mal, le Serdaigle, malgré lui, la conditionnait dans cette position de victime dont la jeune femme s’extirpait un peu plus jour après jour et que ce qui lui aurait semblé une touchante attention autrefois, lui apparaissait aujourd’hui comme une insulte ouverte à la force qu’elle revendiquait de pleins droits. C’était ainsi entre eux et toujours pareil. Si désirable Elijah, comme elle pouvait le maudire pour la maladresse de son entreprise et le mot semblait faible quand le déchaînement de raison du Serdaigle la rappela au passé.

« Arrête de te prendre pour une lionne. Tu n’es pas une élève de Poudlard, mais une élève de Durmstrang.
Et qu'est-ce que cela signifie pour toi, être une élève de Durmstrang ? »

Un pas, puis un autre, la voici désormais droite face au méprisant la toisant depuis la place qu’il s'est choisi.

« Cela signifie que je n’ai pas besoin d’agir tant qu’un preux chevalier voudra bien défendre mon honneur ? Que je ne suis qu’une petite chose dénuée de vigueur et qui n’a pas son mot à dire face à ta force tellement supérieure à la mienne ? En somme, rien de plus qu’une faible femme ne pouvant survivre sans le soutien des hommes ? » Rire sans couleurs, à l’heure où la voici qui se penche et cueille la nuque du bleu et bronze entre ses doigts pour mieux l’attirer à elle ; son souffle glissant au sien.

« Tu jures sans cesse que moi je ne te connais pas, mais c’est une situation que nous semblons partager à armes égales. De fait, je voudrai que tu me fasses une autre promesse Elijah : Que l’on veuille me trancher la gorge ou que l'on m'arrête, qu'on cherche à me blesser ou simplement que l'on m'insulte...»

S’approchant plus encore, elle ferme les yeux, frôlant cette bouche méprisée de ses lèvres, sans les y presser. Elle a la fièvre au cœur Ielena et dans ses gestes, tellement des Lions. Si peu du Basilic. Elle s’écarte, légèrement, rien que ce qu’il fallait de distance pour que leurs yeux se rencontrent. S'entrechoquent.

« N’interviens plus jamais dans ma vie. »


De la cruauté de ses paroles à sa non-considération pour le serment qu'il avait formulé à sa propre mère, elle ignore tout, balayant d'un revers de main invisible tout argument pouvant aller à l'encontre de sa demande. Ainsi, silencieuse donatrice, Ielena s'en était devenue égoïste. Assurée, sans doute trop pour ceux qui n'avaient connu d'elle que la discrète et délicate fleur de Saint-Pétersbourg. Le glas sonne pourtant la fin d'une ère, alors même que ses jambes s'en viennent encadrer celles de son Jumeau, la laissant là, sans plus de pudeur, à la merci de cet homme qu'elle caresse et cajole.


« Promet-le Elijah. Si tu tiens vraiment à moi, promet-le. »

Si elle ne le connaît pas suffisamment encore, elle sait pour lui l'importance des mots et les choisis ce soir à merveille, cruelle qu'elle est. Fleur de fiel aux pétales éclatant, ce soir s'en devient femme.




©Aloysia




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Elijah R. Kavanagh
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Ielena & Elijah
I can't help thinking of you
« Et qu'est-ce que cela signifie pour toi, être une élève de Durmstrang ? »

Celle qui se prenait pour une Lionne avait tout de suite répliqué au pique que lui avait lancé son jumeau. Elle s’était positionné en face de lui, de manière à le regarder d’une manière méprisante. Pour Elijah, être un élève de Durmstrang signifiait beaucoup de choses. C’était déjà être issu d’une famille de sang pur et appartenir pleinement à l’histoire du monde magique. C’était un héritage à honorer et à respecter. Être un élève à Dursmtrang c’était appartenir à une grande famille d’élèves qui deviendraient de puissants sorciers. C’est la droiture, le respect, la force mentale. Aucun autre élève d’une autre école ne pouvait être aussi fier qu’un élève de l’école bulgare. Le monde entier connaissait la réputation de cette école qui formait les meilleurs sorciers du monde. Grindelwald, le plus puissant de tous les sorciers dans l’histoire avait étudié à Durmstrang.

Sa jumelle n’avait pas encore terminé ce qu’elle avait à lui dire. Malgré cela, Elijah était déjà complétement basé de leur échange. C’était une nouvelle fois une guerre entre eux deux pour savoir qui allait avoir le dernier mot. Les deux jumeaux avaient le même caractère, la même fierté. Aucun des deux ne voulaient avouer ses torts. Le moindre sujet de discorde pouvait virer en une véritable joute verbale. Le jeune sorcier n’avait pas été habitué à une telle intensité de débats. Depuis leur dernier duel, Elijah avait eu l’occasion d’être beaucoup bousculé dans sa vie qui avait été routinière depuis quelques années.

Ielena ne put s’empêcher de lui parler une nouvelle fois de façon méprisante. Le jeune sorcier ne comprit pas vraiment pourquoi elle venait de lui faire tout un discours sur le sexisme. À aucun moment il n’avait sous-entendu que la femme était inférieur à l’homme et qu’elle avait besoin de lui. Le jeune sorcier avait seulement voulu lui expliquer qu’en tant que fille du ministre de la magie Russe, elle était une cible facile pour tous ses détracteurs. Si elle avait été un homme, cela aurait été la même chose. Pourquoi devait-elle à chaque fois rendre les choses plus compliqués qu’ils ne l’étaient ? Son rire qui avait suivi ses paroles avait le don d’agacer le Russe. C’était dans ce genre de moment qu’il ne pouvait pas la supporter. Il essaya de se défaire de la main qui était passé dans sa nuque mais se fut en vain, elle le tenait bien.

En plus de cela, elle n’avait toujours pas terminé de lui dire tout ce qu’elle avait à lui dire. Elle pensait qu’il ne la connaissait toujours pas. Pourtant c’était le cas, il connaissait son histoire, il connaissait son enfance et la vie qu’elle avait eu. Pourtant elle ne voulait pas perdre la face. Les jumeaux ne pouvaient s’empêcher de se comparer pour savoir qui était le meilleur, qui avait le plus souffert, qui en avait fait le plus. Ils n’étaient pas capables de se mettre sur un pied d’égalité ou d’être content l’un pour l’autre.

« N’interviens plus jamais dans ma vie. »

La phrase était tombée. C’est à ce moment-là qu’Elijah se rendit compte qu’il n’aurait jamais dû lui dire toute la vérité. Il s’était emporté à la bibliothèque, sous le coup de la colère il avait mal agit. Lui révéler toute cette vérité ne pouvait que poser des problèmes. Il en avait la preuve à cet instant précis. Ielena avait l’impression de dépendre de quelqu’un et de lui devoir quelque chose. Bien sûr, au vu de sa fierté et de son égo, elle ne pouvait pas le supporter. Tout ce qu’elle voulait, c’était savoir qu’il ne serait plus derrière elle. Sa liberté étant plus importante que sa sécurité. Le Russe savait que la situation était délicate. Sa mère lui avait fait promettre de veiller sur cette fille jusqu’à ce qu’elle termine sa scolarité. Il ne pouvait pas rompre cette promesse. La famille étant sacrée pour un Kavanagh, les promesses l’étaient aussi.

« Promet-le Elijah. Si tu tiens vraiment à moi, promet-le. »

Cette demande était de trop pour le Russe. En plus de cela, sa jumelle s’était assis sur lui. Il avait l’impression d’être pris au piège. Il ne pouvait pas briser la promesse qu’il avait faite à sa mère mais ça allait encore être la crise entre Ielena et lui s’il lui refusait. En plus de cela, Elijah n’avait pas vraiment envie de faire cette promesse. Depuis des années, il avait veillé sur elle et il n’avait pas envie d’arrêter. Encore moins depuis qu’il était tombé amoureux d’elle. Il ne voulait pas qu’il lui arrive malheur, il n’avait pas envie de la perdre. À cet instant, il était complétement perdu. La jeune fille qui était collée à lui ne l’aidait pas à réfléchir correctement. Pour la première fois de sa vie, il ressentit un profond désir pour cette femme qui était contre lui. Il préféra arrêter de réfléchir. Elijah bascula la jeune femme sur le divan et se positionna au-dessus d’elle. Il planta son regard dans le sien.

« Je te promets de tout faire pour ne plus intervenir dans ta vie. »

Sans attendre sa réaction, il l’embrassa avec un désir brulant d’unir son corps au sien.



   
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Ielena S. Dimitrova
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Elijah Kavanagh & Ielena Dimitrova

Au serment le plus doux, s'en joint le plaisir douloureux: celui d'un remord qu'elle pressent dans la promesse qu'il lui fait. Le défaire de sa vie, lui en interdire l'accès, tout cela sonne comme des paroles en l'air, comme un secret tenu au su de tous. Ainsi, ployait-il de nouveau face à sa requête d'enfant capricieuse, éperdue de liberté, obligeant, dans l'instant, l'heure à s'en venir lui offrir son due. Car dans les yeux de son autre, c'est une poussière qu'elle découvre à présent. Un grain rugueux, infime, presque un rien ; la raison de cet éternel face à face au seuil de l'ivresse qu'elle contemple comme pour la première fois. Oui, tout ce déchaînement déraisonné de cris et de larmes, toutes ces joutes s'en finissant toujours dans l'étreinte... Ce regard. Voilà ce qui en était la seule cause. Ce regard, sertie de milles innommables lumières et qui s'en vient couper le souffle du cruel coupable la foudroyant, renversant leur doux équilibre, pour mieux s'en venir goûter à ses lippes.

Et elle, éperdue, laisse faire. Réfléchit-elle encore seulement dans cet instant la privant de raison ? Sans doute pas. Elle ne le peut plus. Parce qu'au dehors tout fait trop mal et que cet homme-là, à lui seul, fait trop de bien. Parce qu'à la fin d'une guerre qu'il signe, s'en déclenche une autre, ravivée des parfums de sa peau se pressant fiévreusement à la sienne. Ce parfum, elle le respire. Elle le garde. Cela l’enivre. Il est trop proche. Beaucoup trop, à en faire battre le sang à ses tempes pour n'en plus rien faire entendre que cette palpitation sourde en son sein. Alors, lentement, ses mains s'en viennent glisser sur lui, remontent de sa nuque à ses épaules ; de ses épaules à sa poitrine. Elle va le repousser. Elle posera ses doigts sur le plat de son torse, trouvera même par en dessous les blessures qu'elle avait su raviver quelques instants plus tôt. Elle lui fera mal et il lui fera mal en retour. Tout redeviendra comme avant. Mais avant quoi ? Dès l'instant où la surveillance lointaine du Serdaigle s'était muée en une véritable rencontre, l'équilibre même du monde en avait été bouleversé, arrachant à leurs jours toute raison. Insupportable. Dans ce silence pesant aux allures d'éternité, elle s'en veut les voir reprendre la valse des injures et des douleurs. Déterrer la hache pour mieux repartir en guerre, car ce combat-là, qui s'entame, la paralyse, la conduit dans des retranchements plus angoissants que tout ce que l'un et l'autre semblent avoir jamais connu. Va t-en Elijah. Fuis et emporte avec toi ces flammes qui me brûle, voilà ce qu'elle devrait lui crier. Voilà les mots qu'elle se prépare pour l'instant où cette bouche vénéneuse s'en viendra quitter la sienne à l'appel de l'air dont il la prive.

Mais sa peau a frôlé la sienne et déjà, leur sort se scelle dans la douce chaleur de cette étendue de volupté qu'aucune parole ne coupe. Ses mains remontées vers lui ne l'ont pas repoussé. Il est trop tard. Elle sent tout son corps qui se tend, qui se crispe. Elle en pleurerai presque de rage tant l'impuissance la contrôle, tant elle se trouve là, incapable du moindre geste qui pourrait empêcher l'inévitable d'arriver. Et celui-ci s'en vient. Elle n'entend plus rien, ne ressent plus rien que ce désordre sans fondement lui arrachant toute pensée de la débacle au dehors. Séparée de chacun de ses sens, séparée du monde même, elle n'est plus qu'un brasier se consumant sur les lèvres du Dragon, mais déjà elle a oublié son nom. A oublié ce qu'il est. Ce qu'elle est. Ce qu'ils sont. Ce baiser n'a pas lieu d'exister, il est pourtant la seule chose dont elle ait vraiment conscience alors que les lèvres du bleu et bronze se referment à nouveau sur les siennes et la douceur qui se résulte de cette timide approche électrise son corps en une décharge d'adrénaline sans nom. Que sont-ils en train de faire au juste ? Si quelqu'un s'en venait à les voir, il les croirait sans doute devenus fous. Mais de tout cela elle se moque. Lorsqu'il quitte sa bouche, c'est le poids du monde qui s'affaisse sur elle, un vide infini qui la crève et elle le hait pour cela. Le haïra plus encore au lendemain. Le haïra à s'en damner jusqu'au dernier jour de sa vie quand, pour l'heure, son esprit, sa conscience, son fragile équilibre se démonte et se remonte en une effroyable chimère nommée désir. Son esprit comme mis à l'arrêt, elle cherche ses yeux quand enfin l'homme s'écarte d'elle et ne lui laisse pas le temps de s'éloigner plus encore que ses mains s'en viennent se perdre à son cou pour le ramener à sa source. L'envie seule, alors, prend le dessus. Une envie qu'elle ne comprend pas mais tente tant bien que mal de se justifier. Le dévorer, le faire sienne. Poser ses mains sur sa peau pour que cette dernière en soit à jamais marquée, pour qu'à chaque jour qui se lèvera, Elijah Kavanagh ne voit plus dans le reflet de son miroir qu'une peau ayant appartenu le temps d'une nuit à celle qu'il avait eu le malheur de sauver. A celle qui avait accueilli sa faiblesse sans pour autant la condamner. Elle pense ainsi et réaffirme de cette façon sa prise sur son Autre, pour le garder contre elle jusqu'à ce que les rôles ne s'inversent. Encore.

Me trouveras-tu, si je me caches ?

Encore.

Et m'en voudras-tu, si je t'attaches?


Encore, à la mesure de sa bouche, affamée de lui, s'en venant glisser de ses lippes à sa nuque qu'elle marque au fer de son envie. Ici et là, et chaque parcelle de tissu s'en fait de trop. Cette danse qu'elle semble mener alors ne laisse pour vision, au dehors, que la vue d'un corps tanguant maladroitement sous l'impulsion bestiale dont il est la seule cause. Existe-t-il au dehors, une quelconque épidémie pouvant réduire le monde magique à néant ? Existe-t-il par de là cette salle, un homme qu'elle aurait aimé depuis l'enfance jusqu'à jurer ne plus pouvoir aimer que lui ? Tout cela sonne faux, mais elle n'en entends déjà plus rien, ses mains trop bien affairées à délivrer le dessin de sa peau à sa vue, à sa propre avidité ne pouvant déjà plus se tarir. Une seconde sans ses mains, sans son souffle mêlé au sien, et tout se désagrège en une violente décharge la poussant plus encore contre lui. L'offrant toute entière au supplice de ces mains jumelles l'écrasant d'une merveilleuse fatalité, lui enseignant dans l'instant tous des usages de l'amour et de son contraire.


©Aloysia




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L'amour & son contraire | Elijah & Ielena
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