Lumos


Les gobelins de Mumblemumps
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Version 7
La version sept est enfin arrivée ! Centrée sur l'épidémie, les problèmes politiques,
de nouveaux clans se forment, venez voir de quoi il en retourne.
Découvre tout ici
L'épidémie dévoilée !
Le Ministre parle de l'épidémie en conférence de presse,
les Médicomages sortent leur premier rapport, les premières conclusions sur l'épidémie !
Jette un oeil au nouvel épisode !
Besoin d'adultes !
Nous manquons d'Aurors à Poudlard et à Pré-au-Lard, de Professeurs et d'habitants de Pré-au-Lard
nous en attendons avec impatience !
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In this together | Zephyr

Keir D. Lowe
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Élève de Poufsouffle
Maison/Métier : 1e année GISIS zoomagie en redoublement
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Pseudo : Zire Âge : 24 Parchemins : 864 Gallions : 187 Date d'inscription : 01/05/2017

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In this together
zephÿr rosenberg & keir lowe
Son souffle est court, paniqué. Ses sourcils froncés. Il se tourne, se retourne. Il se bat, se débat. Ses gémissements ressemblent à des plaintes. Même dans cet état, il reste discret, assez pour qu'aucun Auror ne vienne voir ce qui se passe. Pourtant, dans sa tête, c'est une tornade. Le genre de chose qu'il ne peut pas contrôler, le genre de chose qui le balance dans tous les sens, comme une simple poupée. Passif, il subit. Il ne peut pas faire autrement. Et quand ses yeux s'ouvrent subitement, ses pupilles écarquillées, un poids sur la poitrine comme si on avait posé une brique sur son torse, les images restent gravées derrière ses prunelles. Keir se demandait combien de temps il mettrait avant de revivre tout ça dans sa tête. Sa peur. Ses angoisses. Combien de temps passerait avant que ses nuits soient de nouveau hantées par cette crainte que tout s'arrête dans la violence et le sang, pour lui comme pour ceux qu'il aime. Une semaine. Voilà combien de temps. Sept jours. Les sept premières nuits étaient passées, et la huitième était finalement celle qui le laisserait dans l'état le plus déplorable. Ses cernes sont marqués comme jamais, son cœur ne parvient pas à se calmer, peu importe combien de temps il fixe le plafond ou ferme les yeux. Pour être honnête, il ne sait même pas combien de temps il passe à ça. Ça pourrait être trente secondes comme cinq minutes, peu importe. Aucun changement.

L’Écossais finit par se relever, avec un peu de peine due à la fatigue. Il ne dort que peu, mange encore moins, et les deux commencent avoir leur impact sur son corps. Son regard vient fouiller la salle, pour finir par se poser sur son camarade de cellule. Il fait encore sombre, il est certainement très tôt. Il lui faut un moment pour que ses yeux finissent par distinguer les traits de Zephÿr, pour qu'il remarque que celui-ci ne dort pas plus que lui. Mais là où lui tremble à cause de ce qui lui reste en tête, le garde-chasse semble emmitouflé dans sa couverture, immobile. Impassible. Un état dans lequel il ne l'a pas vu depuis plusieurs jours. Depuis qu'ils sont là, et que l'Allemand se bat pour en sortir, révolté.

Il hésite un long moment, fixant Zephÿr de ses grands yeux clairs, cet homme qui ne fait que regarder la porte, encore et encore, sans presque ciller. Il hésite. Il n'est pas à l'aise avec l'idée et en même temps... En même temps, il en a sacrément besoin, là, tout de suite. Parce que seul sur son lit, tout ce qu'il voit, ce sont ces cadavres devant lui. Et cette culpabilité qu'on lui met sur le dos. Si rien n'est vrai, si rien n'est jamais arrivé, cette culpabilité, elle, il la connait. Parce qu'il se considère responsable de leur fuite. Alors plus il y pense, plus les larmes lui viennent, plus la panique remonte, plus il s'emballe. Incapable de contrôler ses émotions, comme un enfant. Sa famille lui manque. Leur chaleur lui manque. Keir finit par se lever, maladroitement, puis un faible pas chancelant après l'autre, il s'approche du lit de Zephÿr pour venir s'échouer sur le matelas à côté de lui, couverture sur les épaules. Il ne dit rien, n'ose pas demander quoi que ce soit de peur d'essuyer un refus. A genoux à côté du garde-chasse, il se contente de venir poser sa tête contre son épaule, les yeux fermés, le souffle tremblant. Comme un enfant.
9 Septembre 2000
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Zephÿr Rosenberg
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Keir & Zephÿr

« L'enfant est turbulent, égoïste, sans douceur et sans patience ; et il ne peut même pas, comme le pur animal, comme le chien et le chat, servir de confident aux douleurs solitaires. » - C. Beaudelaire
Une semaine. Une semaine qu'il est là. Une semaine qu'il se bat, pour sortir d'ici, avec une volonté telle qu'il s'est blessé à maintes reprises. Il va devenir fou. Il va finir en isolement, si les choses continuent ainsi. S'il ne se contrôle pas. En vérité, il a perdu le contrôle comme jamais il en l'a perdu. En même temps, jamais on ne l'a enfermé contre son gré, jamais on a sous-entendu qu'il était malade, jamais on lui a retiré sa baguette pour lui interdire de l'utiliser, jamais on ne l'a forcé à vivre cette vie là. Il se sent mal. Les journées sont longues, son corps ne suit plus. Peut-être qu'il malade, oui. Dans sa tête, surtout. Il ne dort quasiment plus, bien que fatigué par ses tentatives inutiles pour sortir, bien que fatigué par toutes ces pensées qui se ramènent dans son esprit. Le métamorphomage se voit changé par sa mise en quarantaine, changé parce qu'il se rend compte d'à quel point il est vulnérable. Il a juste fallu qu'on l'enferme pour que tout change. C'était donc ça ce qu'à ressenti Sabal en étant enfermé ? C'est la pire chose qui pouvait lui arriver, en fin de compte. C'est comme une mort lente et douce. Il est fatigué de se révolter. Il est fatigué de foncer sur ces murs en verre, croyant qu'il aurait la force nécessaire pour les briser. Il est fatigué d'espérer pour rien. Zephÿr sait très bien qu'il n'arrange personne en se comportant ainsi, mais il ne sait plus comment agir. Il est tombé de haut, en pensant qu'il serait capable de se libérer, et de retrouver sa liberté volée contre son gré. En se réveillant, Zephÿr ne se sentait plus apte à montrer ne serait-ce qu'une once de révolte. Il a trop donné de lui cette semaine. Suivre tous ces tests, ces horaires, suivre les règles est compliqué dans cet état. Combien de temps va-t-il réussir à tenir ici ? Il l'ignore. Il espère sortir le plus tôt possible, s'il sort un jour.

Zephÿr s'est donc réveillé presque soudainement, les yeux écarquillés. A force de ne pas dormir, sa tête est douloureuse, ses yeux aussi. Il frisonne, il a froid. Toujours couché, il s'enroule un peu plus encore dans la couverture, tout en fixant le plafond. Il pense, il pense au fait qu'il ne peut plus avoir un oeil sur ce gosse, qu'il ne peut plus parler à personne, que finalement, ce n'était pas si mal sa vie de garde-chasse. Il ignore qui va bien s'occuper de ses tâches. Il n'a pas eu le temps de faire quoi que ce soit, il a laissé ses clefs aux Aurors et il a été enfermé. Il fait encore bien sombre, il doit être affreusement tôt. Évidemment, les jours où veiller tard est autorisé, il ne le fait pas. Il se redresse, avec difficulté. Il ne s'est pas vraiment ménagé ces derniers temps, il a mal au dos. La couverture toujours autour de lui, il se colle au mur et rapproche ses jambes de lui, pour se réchauffer. Le garde-chasse lance un regard vers Keir, encore endormi. Égoïste comme il est, Zephÿr ne lui a pas prêté attention, n'a pas pensé une seconde au Poufsouffle qui partage ce cachot avec lui. Il a fait du bruit, beaucoup de bruit. Il a été con. Il se dit qu'à l'âge de Keir, les choses aurait été pires pour lui si on l'avait foutu là. Seul, sans personne, sans but, sans avenir. Il se demande bien comment celui qui partage son cachot voit les choses. Il soupire, puis regarde cette porte, cette seule porte qui l'empêche de s'enfuir loin, très loin. Sa place n'est pas ici.

Zephÿr ne sait pas combien de temps il est resté là, comme un con, à fixer l'entrée du cachot comme un demeuré. Il a à peine senti Keir s'approcher, s'installer près de lui. Ce n'est que quand il a posé sa tête sur son épaule qu'il a remarqué sa présence. Il ne bouge pas, il le laisse faire. Il n'a pas envie de le brusquer. Il sent qu'il a du mal, lui aussi. Mais contrairement au Poufsouffle, Zephÿr s'est donné le droit de crier, de frapper les murs, de foncer dedans, de se plaindre. Lui, il ne l'a pas entendu. Il se plie aux règles, il fait ce qu'on lui demande. Il faut toujours que le garde-chasse complique les choses. Laissant la tête de Keir sur son épaule, il soupire doucement. « Ca va aller... » Il n'est pas doué pour réconforter les gens, même en faisant le plus d'efforts possible. « Ils vont... Ils vont bien finir par nous laisser sortir d'ici... » Il l'espère au fond. Le fil des jours avait beau avoir anéanti ses espérances au fur et à mesure, il ne peut pas lui montrer. Déjà, pour qu'ils sortent, il faudrait qu'ils ne soient pas malades. Il n'en sait rien pour Keir. Pour lui... Il a bien remarqué quelques changements ces derniers temps. Ces tâches étranges qui sont apparues, notamment. Est-ce un signe ? Ses cheveux semblent devenir fou, mélangeant les couleurs. Tout est étrange. Il a peur, Zephÿr.
(c) DΛNDELION
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Keir D. Lowe
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zephÿr rosenberg & keir lowe
Il n'a jamais connu Zephÿr très tactile. A vrai dire, il n'a jamais osé essayer de faire le moindre geste dans sa direction, se contentant de sa présence, du fait qu'il l'accepte à ses côtés. Ça lui suffit, en temps normal. Il n'est pas exigeant, pas intrusif, surtout pas ces derniers mois. Mais il ne l'a jamais vu, jamais imaginé comme quelqu'un qui serait à l'aise avec ce genre de contact. Alors il s'attendait un peu, juste un peu, à ce que l'Allemand bouge une épaule pour tenter de le déloger. Il aurait compris, se serait écarté, malgré son besoin de contact humain, de chaleur. Il aurait fait avec. Mais à sa surprise, le garde-chasse ne fait pas le moindre geste, le laisse reposer sa tête là, sur lui. Il l'entend soupirer mais il ne fait rien qui le laisse imaginer qu'il le dérange, pas une seule seconde. Ca va aller... Ces mots, Keir est à peu près certain qu'ils en doutent tous les deux, après une semaine, après toutes ces nuits pénibles, ces journées difficiles pour le moral et pour le corps. Il l'a bien remarqué, le Poufsouffle, cet épuisement qui gagne les traits de l'adulte avec lui. Ils commencent à être en piètre état, l'un comme l'autre, et la possibilité que les choses finissent par aller semble de plus en plus distante. Ils vont... Ils vont bien finir par nous laisser sortir d'ici... Il sait que c'est pour le rassurer, tenter de lui apporter un peu de réconfort. Lui offrir une vision positive des choses, autant qu'elle peut l'être. Un peu d'espoir. Sept jours, et les voilà déjà à se demander s'ils vont vraiment quitter ce cachot un jour ou l'autre. Lui se dit que oui, que ça va finir par venir. Poudlard ne peut de toute façon pas garder des gens enfermés aussi bas dans le bâtiment indéfiniment, n'est-ce pas ? Des gens apparemment malades, surtout ? Le ministère ne laisserait pas le directeur faire ça, pas vrai ? Il se raccroche à cette idée, parce que la laisser lui échapper n'apporterait rien de bon. Alors, il acquiesce doucement, son front frottant contre le tissu de la couverture qui couvre les épaules de Zephÿr, resserrant un peu la sienne autour de lui.

Il garde le silence un long moment, assez longtemps pour que son souffle se calme un peu, que son cœur cesse de battre dans ses tempes. Il se sent un peu moins faible, a l'impression qu'il a un peu plus de contrôle sur son propre corps. Pour ce à quoi ça peut bien lui servir... Qu'est-ce qui va nous arriver, à votre avis ? Ces examens, qu'on passe, est-ce qu'on va les passer en boucle, les mêmes toutes les semaines, jusqu'à ce qu'ils décident que ça leur suffit ? Plus il avance dans sa phrase, plus il réalise que c'est très probablement ce qui va se passer. Il n'a pas hâte d'entamer la semaine à venir, vraiment. Il n'est d'ailleurs pas particulièrement à l'aise avec ses camarades de tests, pas même avec le bibliothécaire. Il doute réussir à être à l'aise avec quiconque ici, de toute façon. Sauf peut-être Zephÿr. Zephÿr, et Hope, qui a aussi eu la malchance de se retrouver emmenée dans ce lieu horrible. Hope, bon sang. Il ne sait pas comment elle va. Il ne communique quasiment pas, n'y arrive pas. Mises à part avec les personnes venues le voir, il n'échange pas, pas vraiment. Il devrait aller la voir, demain matin, au petit-déjeuner. Voir comment elle tient le coup. J'aimerais... J'aimerais pouvoir aller m'asseoir dehors. Même maintenant. Je sais que je n'aurais de toute façon pas le droit, pas à cette heure, mais j'aimerais... Il veut voir les étoiles. Il veut voir la lune. Il veut sentir l'air frais des nuits d'Ecosse sur sa peau. La fatigue jouant, les larmes lui montent aux yeux. Il remercie la presqu'absence de lumière et sa position, qui cachent ce désastre au garde-chasse. Et s'il renifle un peu, il s'imagine que c'est suffisamment discret pour ne pas se faire remarquer. Quand on sortira, j'irai vous chercher... Je ne sais pas... Un gâteau, à Pré-au-Lard. On fêtera ça ensemble. Ou chacun tout seul, comme vous préférez. Je ne veux pas... Je ne veux pas m'imposer. Il espère que faire des plans pour leur sortie des cachots lui permettra de garder un peu le moral, en prévision. Qu'est-ce que vous ferez, une fois dehors ?
9 Septembre 2000
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Zephÿr Rosenberg
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Keir & Zephÿr

« L'enfant est turbulent, égoïste, sans douceur et sans patience ; et il ne peut même pas, comme le pur animal, comme le chien et le chat, servir de confident aux douleurs solitaires. » - C. Beaudelaire
Le temps passe à une lenteur qui rend Zephÿr dingue. Il a beaucoup de mal à s'imaginer rester encore longtemps ici. Qu'on le sorte de là, par pitié. Il sait très bien qu'il peut implorer autant qu'il veut, il ne sortira pas tant qu'ils ne l'auront pas décidé. La fatigue le tue, tout comme ce sentiment d'impuissance qui lui prend aux tripes. Il a cette impression horrible que les choses ne vont pas aller en s'arrangeant, mais pourtant, il a dit à Keir que les choses allaient bien se passer. Il lui a dit qu'ils vont sûrement les laisser sortir. Il n'y croit pas lui-même, alors pourquoi ment-il ? Sûrement pour faire passer les choses autrement, pour laisser cette lueur d'espoir. Il est complètement paumé. Comment en est-il arrivé là, exactement ? Lui qui a passé tant de temps à ignorer cette épidémie, en se pensant intouchable, le voilà qu'il est suspecté d'être atteint. Il le vit franchement mal, au fond. Le silence dans le cachot le pèse un peu. Il aimerait dire les choses, parler, mais il n'y arrive pas, pas comme il voudrait. Cette situation le dépasse complètement. Il lance un regard à Keir, qui ne dit rien. Déjà qu'il n'arrive pas à gérer lui-même, il ne sait pas quoi faire pour le Poufsouffle. Zephÿr voit bien que ça ne va pas. Ils ont beau ne pas passer les tests ensemble, il lui arrive de jeter un coup d'oeil vers lui lors des repas, et il ne mange pas plus que lui. Vu comment ils sont, ils ne vont pas tenir bien longtemps à vivre comme ça. « Qu'est-ce qui va nous arriver, à votre avis ? Ces examens, qu'on passe, est-ce qu'on va les passer en boucle, les mêmes toutes les semaines, jusqu'à ce qu'ils décident que ça leur suffit ? » Le métamorphomage soupire, lassé de se poser des questions, les mêmes que Keir, et de ne pas avoir de réponses. Il aimerait répondre que tout irait bien, une seconde fois, mais il ne peut plus continuer à lui mentir, et à se mentir à lui-même. Alors il pense, sans savoir ce qu'il est censé répondre. « J'aimerais... J'aimerais pouvoir aller m'asseoir dehors. Même maintenant. Je sais que je n'aurais de toute façon pas le droit, pas à cette heure, mais j'aimerais... » Zephÿr lui lance un regard, presque peiné. Il aimerait, lui aussi, sentir l'air frais sur son visage, comme tous les jours. Limite, il préférerai avoir une montagne de travail plutôt que d'être là à attendre que le temps passe et que le verdict tombe. Il aimerait retrouver sa cabane, ses affaires, son violon. Depuis qu'il travaille ici, il n'a pas vraiment eu le temps de jouer. Il peut passer un mois sans jouer, mais là, ça lui manque vraiment. Ça le calme. Il entend Keir renifler, légèrement, et espère qu'il n'est pas entrain de pleurer parce qu'il n'arrivera pas à le consoler comme il le voudrait. « Quand on sortira, j'irai vous chercher... Je ne sais pas... Un gâteau, à Pré-au-Lard. On fêtera ça ensemble. Ou chacun tout seul, comme vous préférez. Je ne veux pas... Je ne veux pas m'imposer. » Le garde-chasse lâche un vieux sourire, discret. Il n'arrive plus à s'imaginer sortir d'ici. Habituellement, il déclinerai l'offre sans hésiter. Là, il se contente d'hocher la tête positivement, ignorant bien ce qu'il allait devenir si on le laisse sortir un jour. « Qu'est-ce que vous ferez, une fois dehors ? » Il n'a aucune réponse à ces questions, et cela le désole fortement.

Zephÿr se redresse doucement, histoire de ne pas brusquer Keir. C'est dans ce genre de moments où il se rend compte qu'il n'est pas seul, et qu'il ne peut pas agir comme un égoïste, ce qu'il fait depuis le début. Il s'éloigne un peu, le regarde un peu plus attentivement et soupire de nouveau, désemparé. « J'espère qu'ils vont en être très vite lassés, de leurs tests. Je pense pas pouvoir continuer à ingurgiter leurs potions encore longtemps, c'est elles qui vont me rendre malade à force. » Deux ou trois fois, il avait fini par vomir les potions qu'on leur donnait, et cela n'aide pas à lui donner envie de manger quoi que ce soit. « Je ne peux pas te dire combien de temps encore cela va durer... Le moins de temps possible, je l'espère. » Il s'enroule un peu plus dans sa couverture. « Je note ta proposition dans un coin de ma tête, j'oublierai pas. » Il oubliera sans doute, s'il sort d'ici, mais il tente d'apprécier le geste au maximum. Keir n'a jamais été un problème pour lui et il s'était surpris à l'apprécier un minimum. « Qu'est-ce que je ferais, une fois dehors... » Il réfléchit, histoire d'avoir une réponse à donner. Il lance un regard vers la porte. Il ignore quelle heure il peut bien être mais les Aurors s'agitent. « Hm... Je resterai un petit moment enfermé chez moi, à jouer du Beethoven. » Réponse improbable, mais c'est la seule qui ne débouche presque pas sur un isolement complet. Finalement, jouer du violon lui manque plus que prévu. Il ignore comment il va vivre les choses en sortant de la quarantaine. « Et toi, alors ? Tu comptes faire quoi en sortant d'ici ? En retournant en cours ? » Zephÿr tente de s'intéresser un minimum, histoire qu'ils ne restent pas tous deux muets, à broyer du noir. Au fond, il broie toujours du noir depuis qu'il est ici. C'est son caractère initial, celui du Zephÿr perdu, meurtri, qui prend le dessus dans ces moments là où rien ne va. Alors, il tente de se rattacher au peu de lumière qu'il reste. Est-ce qu'on l'attendra, dehors ?
(c) DΛNDELION




DEMOLITION LOVERS
I'm trying, i'm trying, to let you know just how much you mean to me. And after all the things we put each other through and i would drive on to the end with you. A liquor store or two keeps the gas tank full and i feel like there's nothing left to do but prove myself to you and we'll keep it running until the end of everything. (by endlesslove)
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Keir D. Lowe
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zephÿr rosenberg & keir lowe
Quand il sent Zephÿr bouger, Keir redresse la tête, le dos un peu plus droit, ses mains venant tirer davantage sa couverture sur ses épaules. Il a l'impression de le déranger, quand il l'entend soupirer, et il se tasse un petit peu plus, comme si ça pouvait le faire disparaître. J'espère qu'ils vont en être très vite lassés, de leurs tests. Je pense pas pouvoir continuer à ingurgiter leurs potions encore longtemps, c'est elles qui vont me rendre malade à force. Il acquiesce doucement. Il a détesté cette journée-là, cette journée où il a eu l'impression d'être un cobaye. Et en soi, il l'était, un peu, à devoir ingurgiter ce qu'on lui donne pour voir ce qui en ressort, quels résultats ils obtiennent. Il se demande dans quelle mesure les médicomages tâtonnent, s'ils savent vraiment ce qu'ils font ou s'ils y vont au hasard, utilisant les personnes en quarantaine « pour voir ». Il préfère se dire que si, ils ont une idée de ce qu'ils leur font subir, parce que l'inverse est effrayant. L'inverse le laisse imaginer que tout peut arriver, y compris le pire. Ça lui glacerait le sang. Je ne peux pas te dire combien de temps encore cela va durer... Le moins de temps possible, je l'espère. Ainsi, ils sont deux. Il aurait aimé que Zephÿr ait la réponse, qu'il puisse lui dire avec certitude qu'ils seraient dehors demain, dans une semaine, dans deux, peu importe le nombre tant qu'ils en sont sûrs, mais personne ne l'a, cette réponse. Personne pour réellement le rassurer, lui donner la date de fin de ce début d'enfer. Je note ta proposition dans un coin de ma tête, j'oublierai pas. Lui non plus. Il trouvera bien un moment pour aller à Pré-au-Lard, puis s'éloigner du château, prendre un peu l'air ailleurs, ne pourra que lui faire du bien. Il y pense déjà, même s'il ne devrait pas, parce que la réalisation qu'il en est peut-être encore loin lui fait plus de mal qu'autre chose. Il ne sait pas ce qu'il est censé faire, s'il est censé laisser sa tête fonctionner au risque de davantage souffrir de la réalité, ou s'il doit tout bloquer, se contenter de laisser s'écouler chaque jour comme le précédent, comme une poupée, encore. Il se ternit, petit à petit.

Qu'est-ce que je ferais, une fois dehors... Hm... Je resterai un petit moment enfermé chez moi, à jouer du Beethoven. Ça lui semble être un plan totalement valable. Peut-être que lui aussi fera de même, cloitré dans sa salle commune ou dans son dortoir, à jouer jusqu'à en lasser ses camarades, à en blesser ses doigts, à avoir ces taches de couleur définitivement imprimées derrière ses paupières. Jouer. Jouer jusqu'à ce que le monde autour n'existe plus. Jouer jusqu'à ce que plus rien d'autre n'ait la moindre importance. Il a de la chance, lui. Il a son ukulele avec lui, au moins, grâce à Joanie. Il peut jouer, s'il le veut. Il a un peu de mal à trouver l'envie, ou à ne pas ressentir de culpabilité quand il enroule ses doigts autour du manche de l'instrument, mais il est là, avec lui. Zephÿr, lui, est loin de son violon. Il n'a pas la moindre chance de s'échapper grâce à ça. Et toi, alors ? Tu comptes faire quoi en sortant d'ici ? En retournant en cours ? L’Écossais replie ses jambes contre son torse, les enroule de ses bras, relevant les épaules. Je ne sais pas trop... J'ai envie de beaucoup de choses, et de rien du tout à la fois... L'une de ses mains se détache de son avant-bras, sort de sa couverture pour venir dégager une de ses mèches de cheveux. Je crois que j'aurais tendance à vouloir profiter des dortoirs, profiter de mon lit à moi, mais je doute qu'ils apprécient que je sèche les cours, même si mon professeur est ici avec nous, actuellement... Après tout, s'ils lui ont trouvé un remplaçant, c'est bien pour qu'on puisse continuer à étudier, non ? Je doute avoir un traitement de faveur, même s'ils m'ont gardé ici. Au contraire, il s'attend presque à être jugé plus sévèrement que d'autres, puisqu'il aura loupé une partie des cours. Il espère que non. Il n'est pas sûr de tenir le coup, si ça se passe ainsi. J'aimerais bien aller voir ma famille, aussi... Ils me manquent, mais... On sait, vous comme moi, qu'ils me laisseront jamais faire non plus, pas vrai ? Le Poufsouffle vient poser sa tête sur ses genoux, ferme les yeux quelques instants. Sa voix, quand elle se fait de nouveau entendre, est étouffée, mais il n'a pas le courage de relever la tête. J'imagine que je vais... Je ne sais pas... Tenter de retrouver un rythme normal, avec les cours, les repas, les devoirs... C'est déprimant, de se dire qu'au final, rien ne va vraiment changer, si ce n'est que ses tests pour l'épidémie laisseront la place à ses cours de Zoomagie, et qu'il ne se rendra plus dans son cachot mais dans sa salle commune une fois l'heure venue. Rien ne va changer, et en même temps, tout va changer. Perturbant.

Vous voulez... Vous voulez mon ukulele, pour jouer un peu ? Il lui propose ça comme ça, à peu près sûr qu'il va refuser, mais de manière égoïste, ça lui permet de se sentir un peu mieux vis à vis du fait que lui a son instrument avec lui alors que le garde-chasse, non.
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Zephÿr Rosenberg
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Keir & Zephÿr

« L'enfant est turbulent, égoïste, sans douceur et sans patience ; et il ne peut même pas, comme le pur animal, comme le chien et le chat, servir de confident aux douleurs solitaires. » - C. Beaudelaire
Il a envie de jouer. De prendre son violon, de s'asseoir, et de jouer chaque note qui lui vient à l'esprit. S'apaiser, se calmer, de la meilleure manière possible. Jouer pour échapper à ce quotidien morose, à ce quotidien qui le rend malade. Il ne peut pas. Son violon est resté dans sa cabane, avec toutes ses affaires. Pourtant, c'est la seule chose qu'il aurait voulu avoir avec lui, s'il avait eu le choix, s'il avait pu récupérer des choses avant qu'on l'enferme ici. Il aurait pu demander à Sabal, quand il est venu, mais il croyait encore qu'il allait pouvoir sortir, c'était le cas de ses soucis. Alors là, oui, il en aurait vraiment besoin. D'un côté, il envie Keir d'avoir son instrument avec lui, parce qu'il donnerait n'importe quoi pour avoir des notes en tête plutôt que le brouhaha qu'il a actuellement. « Je ne sais pas trop... J'ai envie de beaucoup de choses, et de rien du tout à la fois.. » Il compatis. En dehors de jouer du violon pendant des heures et des heures, il n'a aucune idée de ce qu'il fera, s'il sort un jour. Il ira voir Sabal, ça c'est sûr et certain. Après, il a d'autres idées, mais elles sont hésitantes. « Je crois que j'aurais tendance à vouloir profiter des dortoirs, profiter de mon lit à moi, mais je doute qu'ils apprécient que je sèche les cours, même si mon professeur est ici avec nous, actuellement... Après tout, s'ils lui ont trouvé un remplaçant, c'est bien pour qu'on puisse continuer à étudier, non ? Je doute avoir un traitement de faveur, même s'ils m'ont gardé ici. » Zephÿr hoche doucement la tête. Il ne peut pas tout comprendre car il n'a jamais été en cours dans une école et les souvenirs qui lui restent en tête de cette période de sa vie sont globalement mauvais. Il espère quand même que Keir, s'il sort d'ici, sera traité correctement. Il doute que les personnes de l'extérieur savent comment se passent les choses ici. « J'aimerais bien aller voir ma famille, aussi... Ils me manquent, mais... On sait, vous comme moi, qu'ils me laisseront jamais faire non plus, pas vrai ? » Le métamorphomage soupire discrètement, regardant le Poufsouffle poser sa tête sur ses genoux. Cela non plus, il ne peut pas le comprendre, enfin pas autant qu'il le voudrait. En dehors de son frère, il ne considère plus personne dans sa famille, et encore pour son frère, rien n'est sûr. Il ne sait pas ce qu'il ressent à ce sujet, il ne sait pas si il lui reste quelqu'un, en fin de compte. Sa mère n'est plus, et il ne veut plus rien savoir de son père. En même temps, il est loin d'arranger les choses avec la seule personne qui est près de lui, actuellement.

Quand il regarde Keir, il a un peu l'impression de se voir quelques années plus tôt. C'est sans doute pour cela qu'il arrive plus à le supporter lui plutôt que d'autres élèves. « J'imagine que je vais... Je ne sais pas... Tenter de retrouver un rythme normal, avec les cours, les repas, les devoirs.. » Zephÿr regarde Keir. Sa tête est baissée, sa voix est beaucoup moins audible qu'au début. Il se sent incroyablement con à ne pouvoir rien faire pour tenter ne serait-ce que dire un truc qui pourrait améliorer le moral du Poufsouffle, mais vu son état à lui aussi, c'est compréhensible. Le garde-chasse n'est pas empathique, il ne l'a jamais été d'ailleurs. Pourtant, la situation fait qu'il ressent, ou du moins semble ressentir, ce que Keir ressent. Il se met à sa place, s'imagine à son âge, coincé ici. « Vous voulez... Vous voulez mon ukulele, pour jouer un peu ? » Zephÿr s'étonne de cette proposition. Est-ce que le Poufsouffle se sent coupable d'avoir son instrument alors que lui ne l'a pas ? « Non, ça ira, mais merci. » Il ne veut pas le blesser en refusant, mais il n'est pas franchement emballé à l'idée de jouer un autre instrument que son violon. Ce n'est pas la même chose, ça ne sera jamais la même chose. Puis, il n'est même pas sûr d'arriver à jouer quelque chose de correct. « Je suis sûr que quand tu sortiras d'ici, tout ira mieux... » Il ignore pourquoi il balance ça comme ça, d'un air blasé, fixant la couverture sur ses genoux. Il l'espère pour lui, au fond, même si y croire s'avère plus que compliqué. Il regarde Keir, et pose sa main sur son épaule. Il tremble un peu. « Tu voudrais pas jouer quelque chose ? Je sais pas.. Ce qui te vient à l'esprit ? » Il ne veut pas l'obliger, son ton est calme et s'il refuse, eh bien soit, il n'insistera pas, il n'en aura pas le courage. Zephÿr veut entendre autre chose que ce silence, autre chose que la voix des Aurors ou la sienne, dont les cris se sont renfermés au fond de lui, se heurtant à ses peurs et à son espoir qui n'est plus que vain.
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Keir D. Lowe
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zephÿr rosenberg & keir lowe
Non, ça ira, mais merci. Il est un peu déçu, quelque part. Il aurait aimé lui faire plaisir. Il aurait aimé que ce petit geste lui arrache un début de sourire. Et en même temps, il ne sait pas trop à quoi il s'attendait. Ils sont enfermés depuis des jours, le moral tombant un peu plus chaque minute qui passe. Bien sûr qu'il ne sourirait pas. Lui-même n'en a plus vraiment l'envie, même quand il pense à ce qu'il peut y avoir de bien. Il se doutait de la réponse. Il aurait mis sa main à couper. Mais il est déçu. Étrange. Je suis sûr que quand tu sortiras d'ici, tout ira mieux... C'est vague, « tout ». Ça veut tout et rien dire à la fois. Il ne sait pas s'il parle de sa famille, de son état physique, de son état mental. Des cours. De sa fatigue. De son appétit. Il n'arrive pas à comprendre ce à quoi il fait référence, exactement, et ça semble plus être une phrase lâchée dans une faible tentative de lui remonter le moral qu'autre chose. Il apprécie, vraiment, mais sur le coup... Sur le coup, ça n'apporte rien. Mais il ne dit rien, ne commente pas, se contente juste de remuer vaguement la tête de haut en bas, autant que sa position le lui permet. Il ne va pas aller se mettre son camarade de quarantaine à dos pour lui avoir dit que ce genre de remarque n'aide en rien. Et depuis quand pense-t-il que ça n'aide en rien, d'ailleurs ? Son manque de sommeil, son cauchemar doivent jouer. Il ne voit que ça.

Tu voudrais pas jouer quelque chose ? Je sais pas.. Ce qui te vient à l'esprit ? Keir se redresse un peu, la couverture tombant légèrement de ses épaules alors que ses yeux s'écarquillent de surprise. Il ne s'attendait pas du tout à cette demande, vraiment pas. Il ne joue plus trop pour les gens, n'ose plus. Il le fait avec Joanie, mais c'est un accord mutuel, il joue, elle dessine. Il n'est pas fixé, écouté, seul créateur, seul artiste sur l'instant comme il pourra l'être ici. Il laisse un long moment s'écouler en silence, à hésiter, son cœur s'emballant face à une telle perspective. Tellement longtemps, à vrai dire, qu'il se demande si Zephÿr va se rendormir tant tout semble calme, tant tout est silencieux. D'accord. Sa voix est faible et s'il ne sonne clairement pas sûr de lui, il ne décide pas non plus de le faire à contre-cœur. Il se lève, lentement, et se dirige vers son propre lit, près duquel son instrument repose. Il l'attrape doucement, l'époussette du bout des doigts alors qu'il n'y a quasiment aucune poussière dessus, puis va se rasseoir près du garde-chasse. Il se racle la gorge, réflexe idiot quand il ne compte pas utiliser sa voix -ce qu'il ne compte clairement pas faire maintenant, merci bien-, et joue quelques notes pour vérifier que le Ukulele est toujours accordé. Il sait qu'il l'est, il a joué quelques heures plus tôt. Mais ça aussi, c'est un réflexe. Et il ne veut pas prendre le risque d'imposer à l'Allemand un morceau joué sur un instrument désaccordé. Doucement, faiblement, d'abord, les notes commencent à se faire entendre dans le cachot. Puis un peu plus fort, et elles viennent rebondir sur les murs. Il sait que l'instrument à cordes est trop petit pour réellement faire du bruit, pour déranger les autres personnes enfermées, aussi ne se sent-il pas trop coupable de jouer alors qu'il est aussi tôt et qu'ils sont encore surement nombreux à dormir. Il ferme les yeux, laisse les couleurs danser sur ses paupières closes, laisse ses doigts mener la danse d'instinct, sans qu'il ne force quoi que ce soit. « Ce qui lui vient à l'esprit », lui a demandé Zephÿr. C'est ce qu'il fait. C'est lourd, terriblement triste, avec une nostalgie qu'on ne peut pas louper même en essayant. C'est présent, ça remplit la pièce, ça l'entoure comme une seconde couverture, la première abandonnée sur ses genoux. Ça lui serre la gorge et ça le fait doucement trembler. Il s'exprime, à sa façon, sur tout ce qui le hante, ce soir, ce mois-ci, cette année. Depuis sa fuite. Il se lâche, il se laisse faire, il laisse les rênes à son corps et ça se fait si puissant qu'il ne parvient plus à jouer, ses doigts maladroits n'appuyant plus suffisamment sur les cordes pour en sortir un son net. Pardon ! Je... Pardon. Même ses mots tremblent. Cette nuit-là, pour lui, il semble n'y avoir aucun réconfort possible.
9 Septembre 2000
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Zephÿr Rosenberg
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Keir & Zephÿr

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Il ne sait pas pourquoi il lui a demandé de jouer quelque chose. Peut-être que ça lui manque, au fond, d’entendre un instrument, n’importe lequel. Il aurait pu accepter l’offre de Keir et s’en donner à cœur joie. Problème, la joie n’y est pas. Peut-être que ça lui aurait fait du bien. Dans le doute, il a préféré refuser. Zephÿr se demande si Keir acceptera, de son côté. Si oui, il l’écoutera sans un mot. Il ne s’inquiète pas quant aux capacités du Poufsouffle à jouer du ukulélé. S’il refuse, il s’adaptera et respectera sa décision. Il n’aura pas vraiment le choix, il ne veut pas le brusquer. Puis, au fond, il n’a pas le moral à l’emmerder, à insister. Le garde-chasse ne se connaissait pas si raisonnable, mais visiblement, il apprend à se connaître un peu plus, enfermé ici, il se doit de le reconnaître. Sa soif de liberté était trop grande pour que les choses fonctionnent correctement, pour qu’il agisse moralement et de manière réfléchie. Il se sent idiot, et encore, le terme est sympathique étant donné ce qu’il pense là, tout de suite. Il regarde le Poufsouffle et voit sa surprise. Personne ne lui a jamais demandé de jouer quelque chose ? Est-ce que cette simple demande est trop compliquée pour lui ? Il ne sait pas, mais il s’attend à un refus, sur le coup. Peut-être qu’il aurait refusé, lui aussi, si les rôles étaient inversés, si c’était lui qui avait la chance d’avoir son violon. Il n’est même pas sûr qu’il pourrait jouer quelque chose, même en l’ayant. Cela n’empêche en rien que ça lui manque terriblement de l’avoir entre les mains. Le silence pèse un peu sur les épaules de Zephÿr, qui voit bien que Keir hésite. Il va sans doute refuser. « D’accord. » Le métamorphomage regarde le Poufsouffle, étonné. Il accepte. Très bien. Il est loin d’avoir l’air sûr de lui, cela s’entend à sa voix, mais il a donné son accord. Patient – pour une fois dans sa vie -, Zephÿr attend sagement, dans un calme loin d’être habituel, mais il ne veut rien manquer. Il a une attirance particulière pour les instruments à cordes, alors il a envie d’écouter Keir, même pour quelques secondes uniquement. Il le laisse prendre le temps de se préparer et même de revenir sur sa décision s’il en a envie. Quand les premières notes se font entendre, le garde-chasse ferme les yeux, adossé contre le mur, analysant le tout. Étrangement, malgré la tristesse du morceau, cela lui fait du bien. Ça l’apaise. Il laisse le Poufsouffle le transporter autre part, pendant quelques minutes. Zephÿr ne sait pas pourquoi il se trouve si sensible face au jeu de notes du jeune homme, mais il apprécie vraiment qu’il ait accepté En y réfléchissant, il n’aurait pas réussi à jouer quoi que ce soit, ses mains blessées par les coups précédemment donnés contre les murs de verre. Puis, plus rien. Le silence redevient maître du cachot. Il réouvre les yeux. Keir semble être dans un désarroi auquel il ne s’attendait pas. « Pardon ! Je… Pardon. » Le métamorphomage soupire. La voix tremblante de Keir lui fait comprendre qu’il a perdu le fil, qu’il s’est sans doute laissé submergé par un tas d’émotions qu’il ne prévoyait pas forcément. Et si Zephÿr a apprécié ce qu’a joué le Poufsouffle, il ne lui demandera pas de continuer s’il ne le peut pas.

Le métamorphomage pose se redresse doucement, pris d’un soudain vertige. Il pose sa main sur l’épaule de Keir, un peu tremblant. « Ne t’excuse pas. » Cela sonne comme un ordre, mais ce n’est pas de cette façon que Zephÿr voulait dire la chose. Il se mord la lèvre inférieure puis, retirant sa main de l’épaule de l’élève, il soupire. « Je veux dire... Ne t’excuse pas. C’était très bien. Merci, vraiment. » Il le remercie parce qu’il a pu oublier deux secondes où il était, transporté ailleurs, il ne sait pas où, mais pas en quarantaine, pas ici. Loin, très loin. Bon sang que ça lui a fait du bien sur le coup, juste d’entendre autre chose que ce silence, les bruits de pas ou encore les chuchotements des Aurors qui lui sont insupportables. Il regarde Keir un moment, pensif, avant de baisser la tête. Il aimerait pouvoir faire quelque chose, au fond, pour leur situation, mais il n’a plus la force de se lancer dans une énième bataille perdue d’avance. Il ressasse cette semaine passée, et se rend compte que oui, il s’est battu inutilement. Ses espoirs envolés, il se retrouve là, tombé de haut. Il relève la tête. « Navré pour le bruit, les cris. Tout ça. » Zephÿr s’excuse sans doute un peu tard, mais il doit avouer qu’il a agi par égoïsme. Il a complètement omis le fait qu’il n’était pas seul dans cette situation – et surtout pas le seul adulte – et il s’est permis de faire des choses que tout le monde aurait pu faire. Il se doute bien que certains avaient une folle envie de faire la même chose mais par pur respect, ne l’ont pas fait. Lui, le respect, il l’a envoyé directement pâtre. C’était sa liberté, et rien d’autre. Rien. « J’ai, disons, perdu le contrôle. Totalement. J’avais oublié que je n’étais pas tout seul en quarantaine… Tout seul dans le cachot. » Il ne sait pas vraiment ce qui le pousse à s’excuser, mais il se dit qu’il le lui doit bien, rien que pour avoir accepté sans broncher quand il lui a demandé de jouer quelque chose avec son ukulélé. Zephÿr se frotte les yeux, s’adosse de nouveau contre le mur, fixant pendant encore quelques secondes, cette porte de verre contre laquelle il a tant combattu.
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Keir D. Lowe
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zephÿr rosenberg & keir lowe
La main sur son épaule lui arrache un sursaut qu'il ne contrôle absolument pas, son cœur s'emballant un court instant avant qu'il ne réalise qu'il ne risque rien, absolument rien, juste là avec Zephÿr. Son souffle s'est bloqué dans sa gorge, forçant un début de toux. Ne t’excuse pas. Il acquiesce doucement, la pression des doigts du garde-chasse disparaissant aussi rapidement qu'elle est apparue. Je veux dire... Ne t’excuse pas. C’était très bien. Merci, vraiment. Au milieu de cette panique, de cette tristesse qui noie son torse, ça réveille une chaleur qui étire un sourire sur ses lèvres, délicat, discret. Il n'y a pas de quoi. Ce n'est rien, vraiment. Ses mots aussi, ils sont discrets et délicats, presque inaudibles malgré le calme de la nuit qui règne en maître, même à l'approche du petit matin. Le silence se fait entre eux et aucun des deux ne le brise, n'échangeant plus aucun regard. Les doigts de l’Écossais frottent à peine les cordes de l'instrument, aucun son n'en sortant.

Navré pour le bruit, les cris. Tout ça. Keir pose son ukulele sur le lit à côté de lui, venant remonter sa couverture jusqu'à la clavicule, l'une de ses mains allant repousser une mèche qui se bloque dans ses cils, le poussant à cligner des yeux quelques fois. J’ai, disons, perdu le contrôle. Totalement. J’avais oublié que je n’étais pas tout seul en quarantaine… Tout seul dans le cachot. Il ne sait pas trop quoi dire, ne sait pas trop quoi répondre. Clairement, les cris poussés par l'Allemand ne l'ont pas aidé à mieux vivre cet enfermement, et après une semaine, ça n'a fait qu'ajouter à sa fatigue, à sa nervosité. Il mentirait s'il disait que ce n'était rien. Mais il comprend. Il comprend d'où ça vient, il comprend pourquoi il a fait ça. Chacun réagit de façon différente face à tout ça, face à toute cette histoire et si lui parvient à rester silencieux, laissant le tout se jouer dans sa tête, c'est loin d'être le cas de tout le monde. Il ne peut pas lui en vouloir, pas pour ça. Puis même s'il le voulait, il n'en aurait pas la force. Cette quarantaine, ça met tout le monde sur les nerfs, je crois. Il suffit de voir le visage de tous ceux qui sont là au petit-déjeuner. Il suffit de voir la quantité de nourriture qui reste au fond des assiettes quand on commence nos journées. Il suffit de voir la motivation qui manque pendant les différents examens qu'ils nous font passer. Sept jours... Sept jours qu'on est là, et ça semble être tellement plus long que ça... Alors vous n'avez pas à vous excuser. Vous avez tenté de faire bouger les choses à votre manière, ce qui est bien plus que ce que j'ai pu faire. Je suis désolé... Pour la façon dont on vous traite. Je... Il se sent idiot, à lui dire tout ça. Il n'y est pour rien, dans toute cette histoire, alors pourquoi est-ce qu'il s'excuse ? Certainement parce que personne d'autre ne le fera, parce qu'il sera le seul à prononcer ces mots, et qu'il veut que Zephÿr les entende. Il les mérite. Si ça vous aide à supporter tout ça, vous pouvez continuer. Je comprendrai parfaitement. Il faudrait... Je ne sais pas, nous donner le moyen de nous défouler ? De vraiment lâcher tout ce qui s'accumule ? Ce serait une bonne chose, je pense. Je ne sais pas trop. Je n'en sais rien. Au moins, on serait fatigués. Ce serait une bonne chose, je crois, peut-être que là, on parviendrait à dormir un peu mieux. Il n'en est même pas certain, à vrai dire. Parce que même dans son état, même sans avoir dormi les nuits précédentes, il peine à fermer les yeux. Et quand il y arrive, il se réveille avec des cauchemars, comme cette nuit. Les épuiser un peu plus n'arrangerait peut-être rien, en fin de compte. Il n'a pas d'idée, rien qui puisse vraiment les aider, dans tout ça. Il doute que quiconque soit de la moindre utilité. Les Aurors font leur travail. Le directeur aussi, il ose l'espérer. Le seul qui pourrait mettre fin à tout ça, c'est le Ministre. N'est-ce pas ?

Le Poufsouffle finit par récupérer son instrument, se relever, sa couverture toujours autour de lui, menaçant de glisser sur le sol à chaque seconde qui passe, s'échappant d'entre ses doigts. Il s'éloigne, lentement, pour aller s'asseoir sur son propre lit, le ukulele reposant enfin contre le mur et l'un des pieds. Autrement, on peut écrire une chanson, vous et moi. A propos de tout ça. Pour vous défouler. Un léger rire lui échappe, parce l'idée l'amuse. Il n'est pas du genre à s'en prendre verbalement aux gens, à se moquer, même pour évacuer, mais là, ça le séduit étrangement. Il sait qu'il n'en est pas capable. Il contemple juste la chose.
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Zephÿr Rosenberg
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« Il n'y a pas de quoi. Ce n'est rien, vraiment. » Le simple sourire qui apparait sur le visage de Keir fait plaisir à voir sur le coup, même si Zephÿr sait bien qu’il ne durera pas. Tout est éphémère, ici, visiblement. La seule chose qui semble durer, c’est ce quotidien monotone, sans couleurs. Pourtant, cela ne fait pas si longtemps que ça qu’ils sont enfermés ici. La musique, ça l’apaise, le garde-chasse. Ça lui a toujours fait ça, même s’il a mis du temps à le comprendre. La musique classique, surtout. Les cordes, les doigts qui glissent dessus, délicatement. C’est beau, ça lui parle. Son violon est l’objet le plus important qu’il possède. Toutes ces années, il en a pris soin. Il n’a pas une éraflure, une marque. En dehors de la poussière qui doit le recouvrir dans la cabane, il n’a rien. Ses initiales sont gravées dessus. Sans doute Keir ne se rend-t-il pas forcément compte, mais il a vraiment apprécié de l’écouter. Le garde-chasse esquisse un sourire discret, tout en s’étirant. Cette situation n’est pas simple, que ce soit pour lui ou pour Keir. Rien ne peut être simple lorsque l’on est enfermé contre son gré, soupçonné d’être malade, atteint d’une maladie dont on ne sait pas grand-chose, quasiment rien. Le temps est déjà trop long. Son comportement n’est pas excusable, mais il a préféré prendre l’initiative de s’excuser auprès du Poufsouffle. Parce que oui, il a agi comme un con, et oui, il n’a clairement pensé qu’à lui. Keir aurait pu se plaindre, demander à changer de cachot. Pourtant, il n’a rien fait de tout cela. Il est resté là, silencieux, à l’entendre hurler. Insupportable. « Cette quarantaine, ça met tout le monde sur les nerfs, je crois. Il suffit de voir le visage de tous ceux qui sont là au petit-déjeuner. Il suffit de voir la quantité de nourriture qui reste au fond des assiettes quand on commence nos journées. Il suffit de voir la motivation qui manque pendant les différents examens qu'ils nous font passer. Sept jours... Sept jours qu'on est là, et ça semble être tellement plus long que ça... Alors vous n'avez pas à vous excuser. Vous avez tenté de faire bouger les choses à votre manière, ce qui est bien plus que ce que j'ai pu faire. Je suis désolé... Pour la façon dont on vous traite. Je.. » Le métamorphomage hausse un sourcil, et l’observe. Il est désolé de quoi, exactement ? En plus de ne pas pouvoir faire grand-chose face à la situation, il l’a vit aussi, autant que lui. Zephÿr a du mal à comprendre. « Si ça vous aide à supporter tout ça, vous pouvez continuer. Je comprendrai parfaitement. Il faudrait... Je ne sais pas, nous donner le moyen de nous défouler ? De vraiment lâcher tout ce qui s'accumule ? Ce serait une bonne chose, je pense. Je ne sais pas trop. Je n'en sais rien. Au moins, on serait fatigués. Ce serait une bonne chose, je crois, peut-être que là, on parviendrait à dormir un peu mieux. » Zephÿr soupire. Non, il ne continuera pas. La tempête semble terminée, bien qu’elle gronde au fond. Il ne sait pas vraiment comment se défouler ici. Les murs glacés ? Il s’en est lassé. Crier ? Il a arrêté, sauvant les oreilles de ceux qui l'entoure.

Le garde-chasse lance un regard vers la porte, et inspire lentement. Il sent que Keir se lève, et l’observe du coin de l’œil. « Autrement, on peut écrire une chanson, vous et moi. A propos de tout ça. Pour vous défouler. » Écrire une chanson… Il a toujours été très mauvais dans les exercices d’écriture. Écrire des notes, ça va, c’est simple, rapide. Écrire une chanson, il doute pouvoir faire quelque chose de bien. « Je te remercie mais je pense que vu l’heure, il faudrait peut-être qu’on tente de dormir... Un peu... Mais merci. » Il sait bien que trouver le sommeil risque d’être compliqué, pour lui comme pour le Poufsouffle. Ses yeux lui brûlent, et il veut essayer de les reposer un peu, ne serait-ce que dix ou quinze minutes. Zephÿr replace la couverture sur son lit, puis se couche, dos à Keir. Il ferme les yeux, soupire une nouvelle fois, et tente de ne pas laisser échapper ces larmes de frustration, de colère, qui menacent de frayer leur chemin sur ses joues. « Ne t’excuse pas. Nous sommes dans le même bateau, et j’imagine que nous n’avons pas le droit de couler. Alors, ne coule pas. Tiens bon. » Calme, le garde-chasse ne dit plus un mot. Il ne sait pas si lui pourra le faire, mais il espère vraiment que Keir pourra tenir le coup quelques temps encore, jusqu’à ce qu’il soit libre de ses faits et gestes. Bientôt, lui dit l’espoir.
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