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Let the sky fall ϟ Maddox

Mila V. Silaïeva
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Élève de Serdaigle
Maison/Métier : Serdaigle, deuxième année de GISIS en Zoomagie, préfète & membre des clubs d'astronomie et du 2ACM
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Let the sky fall
Maddox
feat.
Mila


 

 



 

 

Δ Let the sky fall, when it crumbles, we will stand tall And face it all together

L’inquiétude rongeait Mila. Un peu plus chaque jour depuis la rentrée. Après avoir passé un été proche de la perfection en compagnie de ses amis, le retour à la réalité avait été difficile, et particulièrement cruel. Habituellement, c’était une saine anxiété qui accompagnait la rentrée scolaire, un peu de nervosité mêlée à de l’impatience. L’envie de retrouver un univers familier et la légère crainte de se confronter à une nouvelle année d’inconnu et de nouvelles connaissances. Mais cette année, ces sentiments qui exaltaient la Serdaigle avaient été balayés dès les premières minutes du banquet de rentrée. Les sombres machinations du directeur couplées à l’annonce de l’épidémie et de la mise en place d’une quarantaine pour certains élèves avaient laissé la sorcière amère et rongée par l’inquiétude. Elle qui parvenait habituellement à maîtriser ses nerfs et à relativiser toutes les situations se retrouvait bien incapable de faire taire ses craintes. L’anxiété s’introduisait dans ses veines et lui empoisonnait lentement l’esprit. Les cours avaient repris au château et si chacun tentait de gérer la situation au mieux, Mila voyait bien que tout cela n’était qu’une piètre mascarade. Sous le vernis du contrôle imposé par la présence des aurors dans l’école, les élèves étaient loin d’être tranquilles. Ils étaient partagés entre la menace de l’épidémie et les grondements de la révolte. Mila savait qu’ils marchaient sur le fil du rasoir et qu’à un moment ou à un autre cette situation était vouée à exploser. Ça la désolait, elle avait déjà bien assez souffert pendant l’année où les Carrow étaient présents, mais si la direction de l’école s’entêtait à les traiter avec aussi peu de considération, alors elle ne voyait pas d’autre alternative. La plupart des élèves de Poudlard avaient déjà dû faire face à la tyrannie et à la guerre, ils s’étaient déjà battus pour leur liberté, ils avaient risqué leur vie pour cette liberté. Ils n’allaient certainement pas accepter que le directeur les musèle sans rien dire. Mais le sorcier encapuchonné ne semblait pas vouloir le voir et ils étaient tous obligés de mener un simulacre de vie en attendant de mieux comprendre l’épidémie. Ils n’allaient certainement pas accepter que le directeur les muselé sans rien dire. Le lit vide de Hope dans son dortoir était un rappel constant que quelque chose n’allait pas. Cela faisait plus de trois semaines que la rousse avait été enfermée contre son gré, à cette simple idée, Mila sentait sa gorge se serrer. Malgré les lettres qu’elle lui avait fait parvenir et les visites qu’elle avait été autorisée à lui rendre, elle n’en savait pas plus sur le mal qui était censé l’avoir atteint. Et si elle était vraiment malade ? L’idée que son amie soit véritablement atteinte par l’épidémie effrayait Mila. Qu’allait-il se passer alors ? Elles avaient partagé la même tente pendant deux mois et elle ne pouvait ignorer que si l’épidémie était bien réelle, son moyen de contagion était lui encore inconnu. La préfète tentait de se rassurer en se disant qu’elle n’avait jamais connu de problèmes avec sa magie, mais une petite voix dans sa tête lui rappelait que plusieurs fois ses sorts avaient échoué pendant les missions que le Chevalier du Catogan leur avait confiées. Des sorts simples, qu’elle était censé maîtriser à la perfection et pouvoir lancer les yeux fermés. Elle avait expliqué ces phénomènes par les différentes pièces remplies de magie dans lesquelles ils s’étaient trouvés à ces moments-là. Mais s’il avait s’agit des premiers signes de l’épidémie ? C’était une idée terrifiante et Mila n’osait se poser la question.

Mila savait qu’elle n’était pas la seule à vivre avec ces inquiétudes, elle pouvait les lire sur les visages de ses camarades, entre la colère et l’angoisse leurs expressions n’étaient pas bien difficiles à déchiffrer. Personne ne pouvait rester indifférent à ce qu’il se passait et c’était bien la première fois qu’elle devait gérer autant de crises d’angoisse de la part de premières années. Habituellement, elle devait faire face aux élèves perdus, à ceux qui se sentaient mal loin de leurs familles ou à ceux qui avaient du mal à se plier au règlement de l'école. Pas à des élèves terrifiés à l'idée d'être touché par une maladie dont on ne savait rien. Elle n'avait eu aucune instruction, aucune consigne ou idée de quoi dire quand les élèves l'interrogeait et elle détestait se sentir aussi démunie. Mais même si c’était son devoir de préfète, ce n’était pas vers les plus jeunes que l’attention de la Serdaigle se tournait le plus souvent. Depuis l’annonce de l’épidémie et la mise en quarantaine de leurs camarades, Mila portait une attention toute particulière à Maddox. Elle ne voulait pas l’étouffer de ses attentions, mais elle savait que l’enfermement de certains sorciers devait rappeler au bleu les heures sombres qu’il avait passé à Azkaban durant la guerre et il était de son devoir d’être là pour lui. Même si sa relation actuelle avec Hope n’était pas au beau fixe, elle savait que son enfermement l’avait ébranlé. Elle était là pour lui, elle le lui avait déjà répété un nombre incalculable de fois et maintenant elle le lui prouvait. Mais depuis la fin des cours Maddox était introuvable et Mila pouvait sentir son inquiétude croître de minute en minute. Le bleu n’était ni dans leur salle commune, ni dans la bibliothèque et la préfète avait l’impression d’avoir parcouru tout le château sans résultat. Certes, Maddox aurait pu se trouver avec Oktavia qui était désormais sa petite amie, mais Mila avait le sentiment que dans ce cas l’un des amis du Serdaigle aurait pu le lui dire. Même si tout le monde savait qu’elle n’était pas particulièrement ravie par cette nouvelle, personne n’aurait songé à lui cacher que Madd et Oktavia passaient du temps ensemble, c'était peine perdue tant les secrets étaient vite éventés au sein de l'école. Or, même Flynn avait été incapable de lui indiquer où se trouvait son meilleur ami, et c’était sûrement ça qui inquiétait le plus Mila. Ils vivaient tous dans un univers assez fermé et il était rare de ne pas avoir une idée, même vague, d’où se trouvaient ses camarades, encore plus ses amis proches. D'ailleurs, maintenant qu'elle y pensait, elle ignorait où pouvait se trouver sa demi-sœur. Mais vu la relation qu'elles entretenaient, ça n'avait rien d'étonnant, au contraire. Cependant, Mila ne pouvait pas se défaire de la désagréable impression que quelque chose clochait.

Finalement, ce fut au moment où elle se résigna à rejoindre la salle commune qu’elle croisa un élève de deuxième année qui lui indiqua avoir aperçu Maddox se diriger vers les escaliers qui menaient à la tour d’astronomie. Après un bref remerciement, Mila fit aussitôt demi-tour et prit la direction du septième étage. Elle parcouru les couloirs et monta les escaliers tellement vite qu’elle dû s’arrêter sur le pas de la porte pour reprendre son souffle. Maddox était bien là, seul, il lui tournait le dos, à l’autre bout de la tour. Malgré les quelques mètres qui les séparaient, Mila pouvait dire que quelque chose n’allait pas. Peut-être était-ce la position légèrement affaissée de ses épaules ou sa tête baissée, ou peut-être était-ce simplement le fait qu’il se tienne près de la fenêtre d’une tour ouverte à tous les vents sans s’inquiéter d’attraper une pneumonie. Mila n’avait pas besoin de mots pour savoir que son meilleur ami allait mal et avant même de lui avoir parlé elle pouvait sentir ses angoisses se réveiller et sa gorge se serrer douloureusement. « Maddox ? » Lança-t-elle doucement pour qu’il prenne conscience de sa présence. En quelques pas, elle franchit les mètres qui les séparaient. Elle tenta de croiser son regard, mais il gardait ses prunelles obstinément dirigées vers le parc du château. Elle se résigna, mais, loin de s’avouer vaincue, elle passa son bras sous le sien. Tout en s’efforçant de faire taire les questions qui lui brûlaient les lèvres, la Serdaigle prit une profonde inspiration et promena ses prunelles sur le paysage qui s’offrait à elle. C’était surprenant à quel point tout pouvait sembler si paisible vu de si haut. Alors qu’à leur niveau tout n’était que peur et confusion. Elle laissa les minutes passer en silence. Prenant le temps de laisser Maddox s’habituer à sa présence, ou de lui laisser l’occasion de lui demander de partir si c’était ce qu’il voulait. Mais il n’en fit rien et Mila fini par exercer une légère pression sur son bras. Un geste rempli d’affection et d’encouragement. « Je suis là, je suis toujours là, Madd. » Souffla-t-elle à mi-voix. C’était une référence aux mots qu’elle lui avait dit quand ils s’étaient réconciliés l’année passée et ils étaient plus vrais que jamais. Plus forts que jamais alors que l’obscurité semblait de nouveau menacer la paix de Poudlard. Elle tourna de nouveau son regard vers lui et cette fois-ci elle s’attarda un peu plus dans l’espoir de pouvoir distinguer l’expression de son visage. « Parle moi. » Sa voix était d’une infinie douceur. C’était presque une supplique. Laisse moi t’aider.
Gasmask



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NOT THAT OKAY
On and on, like we're living on a broken record. Hope is strong, but misery's a little quicker.
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Maddox Berkeley
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Maddox & Mila
let the sky fall
Septembre avait été un mois particulièrement éprouvant pour Maddox. Mais aussi l’un des mois les plus heureux de sa vie. Son cœur était partagé entre ces deux états d’âme : l’angoisse et la joie. Le sorcier avait du mal à profiter de la joie quand l’angoisse pointait le bout de son nez. Si le Serdaigle était si heureux en septembre, c’était parce qu’il sortait avec la belle Oktavia Silaïeva. Elle était sa première petite amie et sa présence le réconfortait bien plus qu’elle ne pouvait l’imaginer. Oktavia comptait énormément à ses yeux et en un mois, il s’était encore plus rapproché d’elle qu’il ne l’avait fait en un an. C’était simple, en septembre, il était rare de les trouver l’un sans l’autre. Il recherchait sa présence constamment quand il n’était pas avec Mila ou avec Flynn. Maddox était amoureux. Il aurait dû rayonner, on aurait dû lire cette joie sur son visage, mais ce n’était pas le cas. Quand on le regardait, on voyait qu’il était fatigué, épuisé. Il tentait de garder son sourire devant Oktavia, Mila, Flynn et les autres. Il était en réalité rongé par l’angoisse, jour et nuit. Cette angoisse qui ne l’avait pas emmerdé de l’été, cette angoisse qu’il pensait enfin avoir mis derrière lui. Elle était là. S’il était si touché par la crainte, c’était parce qu’à la rentrée, ils avaient appris qu’une épidémie touchait le château et ses habitants, une épidémie qui affectait la magie. Depuis des mois, Maddox avait des problèmes avec sa magie, bien plus que la plupart des élèves. Il savait au fond de lui qu’il était aussi malade. Maddox en avait la conviction et cette certitude le rendait d’autant plus malade qu’il ne voulait surtout pas finir en quarantaine. Après Azkaban, Maddox ne pensait plus se retrouver dans une situation où il serait enfermé, privé de sa liberté. Il avait longtemps cru qu’il avait été libéré par erreur et qu’on finirait par le remettre derrière les barreaux, et quand il avait enfin réussi à mettre ses inquiétudes derrière lui, la quarantaine était une menace qui planait au-dessus de sa tête. Hope faisait partie des premières victimes de l’épidémie à être enfermée dans les cachots. Maddox avait voulu lui rendre visite, mais à chaque fois qu’il tentait de s’approcher de la quarantaine, il paniquait. Il avait peur que quelqu’un se rende compte qu’il était du mauvais côté de la vitre. Et puis, Maddox et la rouquine étaient en mauvais termes. Le Serdaigle s’en voulait, il avait beaucoup de peine pour elle. Ses craintes d’être malade, Maddox les avait partagées avec Flynn et Oktavia. Il leur avait dit qu’il pensait être malade. Flynn l’avait engueulé et Oktavia avait décidé d’ignorer la possibilité. Elle n’aurait pas dû. Ce matin-là, un auror était venu chercher Oktavia en classe. Maddox n’avait rien pu dire ou faire, elle avait été placée en quarantaine. Après Hope, qu’il pensait avoir contaminé, c’était maintenant le tour d’Oktavia. Il se sentait terriblement mal. Sans Oktavia, il se demandait comment il allait faire. A la fin des cours, le sorcier s’était vite éloigné des autres. Il avait profité d’un moment d’inattention pour s’échapper. Ses pieds le menèrent vers la tour d’astronomie, où Oktavia l’avait embrassé pour la première fois. Il s’en voulait tellement de ne pas s’être dirigé vers les cachots pour lui rendre visite. Elle devait se sentir terriblement seule et désespérée, elle ne s’attendait pas à être elle aussi enfermée en quarantaine. Seulement, Maddox était bien trop angoissé pour y mettre les pieds. Il ne savait vraiment pas comment il allait faire.

Au bout de la tour d’astronomie, près de la fenêtre, Maddox contemplait l’immensité du parc, mais aussi la hauteur du bâtiment. Il se pencha et regarda en bas. C’était bas, très bas. Et dangereux si on se penchait un peu trop. Et pour la seconde fois en deux ans, il y pensa, à la mort. Il était lâche, Maddox. Il pensait toujours que la mort lui simplifierait l’existence et celle des autres. Il souffrait et il faisait souffrir les autres. Si vraiment il avait contaminé Oktavia, qui contaminerait-il ensuite ? S’il mettait fin à ses jours, il ne ferait plus souffrir personne. Toutefois, cette fois-ci, les choses étaient bien différentes. Il sortait avec Oktavia, elle serait dévastée s’il mourait. Il s’était rapproché de Mila, elle aussi, serait dévastée. Et Flynn, et Hope, même s’ils s’en voulaient encore tellement. Il y avait encore plein d’autres choses. Il ne voulait plus penser à une solution si radicale. Maddox se pencha un peu moins sur le bord, il ne mettrait pas fin à ses jours aujourd’hui. Il continua un moment à se demander ce qu’il allait faire sans Oktavia. Il pourrait la rejoindre, en quarantaine. Il lui suffirait de se dénoncer lui-même, mais il avait bien trop peur d’être enfermé pour y songer. « Maddox ? » Dit la voix douce de Mila derrière lui, qu’il reconnut immédiatement. Son cœur se serra, il ne savait pas quoi faire. Mila ne devait pas encore être au courant. Il allait devoir le lui annoncer. Il se mordit la lèvre tout en gardant son regard pointé sur l’horizon. Quand Maddox sentit le bras de sa meilleure amie se glisser sous le sien, il faillit le retirer et s’éloigner. Il faillit briser le lien qu’ils avaient par peur de la contaminer elle aussi. Mais d’un autre côté, il avait tellement besoin d’elle. Il ne savait pas de quelle façon l’épidémie se propageait, mais si c’était par un baiser, alors Mila n’avait rien à craindre. Si c’était par les voies respiratoires, c’était une toute autre histoire. « Je suis là, je suis toujours là, Madd. » Il savait. Elle ne cessait de le lui prouver. Elle était toujours là et il s’efforçait aussi d’être là pour elle quand elle en avait besoin. Il voulait rattraper le temps perdu. Il voulait être meilleur dans son rôle de meilleur ami. « Parle-moi. » Finit-elle par quémander après un long silence. Maddox mit un instant de côté ses angoisses et se tourna vers Mila pour la serrer contre lui. « C’est Oktavia… » Dit-il doucement, tentant de ne pas se mettre à pleurer comme il le faisait quand il se laissait aller à sa sensibilité. Le né moldu respira un long moment pour se calmer, puis il continua : « Elle a été mise en quarantaine… Ce matin… En classe… Je… je n’ai rien pu faire. Je suis désolé… » Mila et Oktavia n’étaient pas proches, mais ces derniers temps, Maddox avait l’impression qu’il y avait peut-être une petite amélioration et il n’y était peut-être pas pour rien. Il ne savait pas comment elle réagirait à la nouvelle. Lors de l’annonce, Maddox était resté tétanisé. Il avait eu tellement peur d’être aussi appelé pour être mis en quarantaine alors qu’il devrait cesser de ne penser qu’à lui et à ses peurs. Il se sépara de Mila pour voir la réaction sur son visage, qu’il eut du mal à décrypter.

« Je ne sais pas ce que je vais faire sans elle… » Maddox ne voulait pas blesser Mila, sa présence le réconfortait souvent, il aimait qu’elle soit près de lui. C’était aussi le cas pour Flynn, c’était fraternel. Mais avec Oktavia, c’était différent. Elle était une des seules à pouvoir lui faire garder le sourire dans ces circonstances. Et Mila l’avait déjà constaté, avec Oktavia, il se sentait bien. Il ne pouvait pas trop l’expliquer. Maddox alla s’asseoir contre le mur, dos à la fenêtre. « D’abord Hope, ensuite Oktavia… et si la prochaine personne à être envoyé en quarantaine, c’était Flynn ou toi ? Ou… moi ? » Maddox ne savait pas comment il allait pouvoir dormir les prochaines nuits, rongé par l’angoisse qui n’allait que s’accentuer. Il pouvait tout de même compter sur l’aide de ses camarades de dortoir, Zackery, Jude ou même Dimka. Contrairement à Qentrys qui ne cessait de lui faire des remarques quand ce que le sorcier faisait ne lui plaisait pas. Souvent, Maddox se demandait si Qentrys se comportait de cette façon avec lui parce qu’il était le meilleur ami de Mila et qu’il y avait eu quelque chose entre les deux. « Si tu préfères t’éloigner de moi… en attendant qu’on en sache plus sur cette épidémie… je comprendrais… » A Mila non plus, Maddox n’avait jamais cherché à cacher ses doutes quant à cette maladie. Elle non plus, elle ne l’avait pourtant pas abandonné. Et puis, peut-être que tout était dans sa tête seulement, peut-être qu’il n’était pas atteint. Il replia ses genoux contre lui. « Je fais une crise d’angoisse à chaque fois que j’essaye de descendre aux cachots pour rendre visite à Hope… comment je vais réussir à aller voir Oktavia ? » Hope se fichait probablement qu’il ne se soit pas encore rendu en quarantaine pour la voir, mais Oktavia, elle, devait attendre qu’il vienne. Dans les prochains jours, s’il ne se montrait pas, il ne serait pas digne d’elle. Il était aussi trop lâche pour tenter quoique ce soit pour la libérer, de peur d’attirer l’attention vers lui et de se faire enfermer à son tour.
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Mila V. Silaïeva
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Let the sky fall
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Δ Let the sky fall, when it crumbles, we will stand tall And face it all together

Malgré l’inquiétude tenace qui lui serrait la gorge, Mila fut soulagée de voir que Maddox ne la repoussait pas. Elle avait pu le sentir se raidir quand elle avait passé son bras sous le sien et elle voyait bien qu’il évitait toujours soigneusement de croiser son regard mais il n’avait fait aucun geste pour s’éloigner d’elle. Et elle lui en fut reconnaissance. Elle aurait accepté sa réaction, bien entendu, la préfète s’était toujours efforcée de respecter les souhaits de ses amis, et encore plus ceux de Maddox, mais elle savait qu’une part d’elle aurait été blessée de se voir chassée alors que tout ce qu’elle souhaitait c’était lui offrir son aide. Car Maddox n’allait certainement pas bien. Malgré les mois qu’ils avaient passés séparés, l’anglaise connaissait toujours son meilleur ami par cœur et elle pouvait deviner en un clin d’œil l’état d’esprit dans lequel il se trouvait. Et là, tout, de son silence à son attitude, indiquait à Mila que quelque chose clochait. Instinctivement, elle raffermit sa prise sur son bras, comme pour lui rappeler que ses paroles étaient sincères. Elle était là pour lui. Maintenant plus que jamais. Ils auraient dû être en train de profiter de leur dernière année dans le château, s’enivrer du mélange d’excitation et de nervosité que cette idée pouvait créer en eux. Ils auraient dû être en train de s’appliquer à créer le plus de souvenirs possibles dans l’école pour pouvoir en franchir les portes une dernière fois avec le sourire. Mais ces droits, ces besoins aussi simples soient-ils, leur avaient été retiré dès les premiers instants de leur rentrée. Au lieu de l’année pleine de promesses à laquelle ils s’étaient attendus, ils se retrouvaient à vivre avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête. Avec la menace constante d’une maladie dont ils ne savaient rien. Et si c’était dur à vivre pour Mila, elle savait que c’était encore pire pour Maddox. Il avait connu l’enfermement à Azkaban et la quarantaine devait faire remonter de douloureux souvenirs. Alors même si elle savait que c’était compliqué, elle lui rappelait qu’il pouvait lui parler, qui devait lui parler si ça pouvait l’aider à exorciser ses démons. Elle voulait être son soutien, son rempart. Elle n’était pas d’une bravoure sans failles, elle ne pouvait pas lui promettre qu’ils allaient se rebeller pour tout arranger ou qu’elle aurait des solutions à tous ses problèmes, mais elle était sa meilleure amie et elle pouvait l’aider à chasser ses pensées les plus noires.

Après ce qui lui parut une éternité, le Serdaigle fini par se tourner vers elle. Mais une nouvelle fois Mila ne put apercevoir son regard, avant qu’elle n’ait pu lire dans ses prunelles, le sorcier avait glissé ses bras autours d’elle pour l’attirer contre lui. L’anglaise se laissa faire en silence, tiraillée entre le soulagement de voir Maddox accepter sa main tendue et la peine de le deviner en souffrance. Doucement elle vint poser ses mains dans le dos, comme pour lui rappeler qu’elle serait toujours là pour le rattraper s’il venait à chuter. « C’est Oktavia... » Mila pinça les lèvres en entendant le prénom de sa demi-sœur mais elle s’efforça de ne pas trahir la tension qui s’était emparée d’elle. Ce n’était pas un secret que la russe et Maddox étaient ensemble depuis l’été qu’ils venaient tous de passer à Pré-au-Lard, et ce n’était pas non plus un secret que cette idée avait été un peu compliquée à accepter pour Mila. Elle avait assuré à Maddox, et même à Oktavia lors d’une discussion étrange qu’elles avaient eue sur le campement, que jamais elle ne ferait quoi que ce soit pour nuire à son couple mais ce n’était pas pour autant qu’elle avait accueilli la nouvelle avec joie. Elle avait appris à l’accepter, pour Maddox, mais il lui avait fallu du temps et encore aujourd’hui elle mentirait si elle disait que voir Maddox et Oktavia en couple ne lui faisait rien. Mais elle s’efforçait de faire taire le ressentiment persistant que sa demi-sœur faisait naitre en elle, si c’était elle qui rendait son meilleur ami heureux alors elle n’avait pas le droit de se mettre en travers de leur chemin. Il était trop important pour elle pour qu’elle s’abaisse à de tels agissements. Elle voulait voir Maddox heureux, il le méritait tellement. Mais si elle avait fini par accepter qu’il ait choisi l’aînée des Silaïev, elle redoutait qu’il ne se tourne vers elle pour des conseils le jour ou leur couple rencontrerait ses premières difficultés. Comment pourrait-être faire preuve d’objectivité quand il s’agissait de sa demi-sœur ? Leur relation avait beau paraitre un peu plus apaisée depuis plusieurs semaine, la bleue n’avait pas très envie de se voir impliquée d’une manière ou d’une autre dans leur relation. Pour Maddox elle le ferait, seul lui pouvait lui demander une telle chose, mais non sans quelques réticences. Aussi les paroles qui franchirent les lèvres du Serdaigle ne furent pas celles auxquelles elle s’était attendue. « Elle a été mise en quarantaine... Ce matin... En classe... Je... je n’ai rien pu faire. Je suis désolé... » Mila s’était attendue à tout sauf à ça. Puisqu’il s’agissait d’Oktavia, la préfète s’était attendue à ce que Maddox souhaite partager des doutes ou rechercher des conseils suite à une dispute, mais elle était loin de se douter qu’il avait une telle nouvelle à lui apprendre. Elle tombait de haut et fut soulagée que Maddox la tienne dans ses bras pour l'empêcher de trébucher. Sous le choc, les mots lui manquèrent et seul un faible « Quoi ? » franchit la barrière de ses lèvres. Alors ça, elle ne l’avait pas vu venir. Ils vivaient tous sous la menace de l’épidémie et sous celle représentée par la quarantaine mais elle n’aurait jamais imaginée Oktavia malade. Cette idée lui semblait étrangement anormale, les Silaïev étaient des sorciers forts, aussi bien dans leur caractère que dans leur magie, si quelqu’un aurait dû être touché n’était-ce pas censé être le mouton noir de la famille, elle ? Oktavia lui avait toujours paru intouchable, comment pouvait-elle être atteinte ? Ça n'avait pas de sens. « Oh par Merlin... » Souffla-t-elle doucement. Elle comprenait maintenant pourquoi Maddox avait l’air si abattu et elle se maudit de ne pas réussir à trouver les mots pour le soulager de sa peine. Même si le semblant de relation qui existait entre Mila et Oktavia paraissait sur la voie de l’amélioration, la peine qu’elle ressentait à savoir sa demi-sœur enfermée n’avait rien à voir avec celle que pouvait ressentir le né-moldu.

« Je ne sais pas ce que je vais faire sans elle... » Mila sentit son cœur se serrer à l’entente de ses paroles. Il avait relâché son étreinte et enfin elle pouvait lire dans ses prunelles le désespoir qu’elle entendait dans sa voix. Elle détestait le voir comme ça et elle aurait tout donné pour pouvoir effacer sa peine d’un coup de baguette. Il semblait véritablement aimer la Silaïev, plus les jours passaient et plus Mila en prenait conscience, quant à elle, ce qu’elle pouvait ressentir pour la russe était infiniment plus compliqué. Mais malgré toute la rancœur qu’elle pouvait éprouver à son égard, Mila ne lui avait jamais souhaité le moindre mal. Lentement elle vint s’installer à côté de Maddox, trop ébranlée par la nouvelle pour porter attention au mur froid et inconfortable contre lequel reposait son dos. « D’abord Hope, ensuite Oktavia... et si la prochaine personne à être envoyé en quarantaine, c’était Flynn ou toi ? Ou... moi ? » Mila imaginait sans peine les angoisses que cette situation pouvait provoquer chez le sorcier. Elle-même n’en était pas immunisée et elle savait que tous ceux qui faisaient les fiers en étaient aussi victimes. Comment ne pas l’être face à cette maladie dont ils ne savaient rien. Le banquet et la mise en place de la quarantaine était dans tous les esprits et les murmures qui traversaient les couloirs étaient tous les mêmes. Qui serait le prochain à se faire enfermer ? Qui serait la prochaine victime de l’épidémie ? C’était insupportable. « Ça ne sert à rien de penser à ça Maddox, on est là, toujours ensemble, concentre toi là-dessus. » Répondit Mila d’une voix qu’elle tenta de rendre aussi douce que ferme. Si Maddox était en proie à l’angoisse alors elle devait se montrer forte pour eux deux. S’ils se laissaient ronger par la peur ils seraient tous perdus. Elle savait que ses doutes étaient légitimes, elle-même en était parfois victime quand elle se laissait aller à trop penser. Mais elle savait aussi que rien de bon ne pouvait en ressortir. Ils étaient impuissants, tout ce qu’ils pouvaient faire c’était de ne pas se laisser détruire par la crainte. Mais c’était plus facile à dire qu’à faire et pendant un instant la Serdaigle se sentit affreusement hypocrite. « Si tu préfères t’éloigner de moi... en attendant qu’on en sache plus sur cette épidémie... je comprendrais... » Mila tourna si vite la tête vers Maddox qu’elle manqua de se faire un torticolis sur le coup. Un mélange de stupeur et de mécontentement passa dans ses prunelles ambrées alors qu’elle tentait de croiser le regard de son meilleur ami. Plusieurs fois il avait partagé avec elle ses doutes sur son état et sa magie mais ce qu’il venait de lui suggérer ne lui avait jamais effleuré l’esprit tant ça lui paraissait inimaginable. « Ne dis pas de bêtises, je ne vais nulle part. Tu me crois vraiment capable de t’abandonner maintenant, alors que tout fout le camp ? Hors de question. » Répondit-elle aussitôt sans aucune trace d’hésitation dans sa voix. Cette fois sa fermeté n’avait rien d’hypocrite, elle pensait parfaitement ce qu’elle disait, avec toutes les cellules de son corps. Si elle pouvait avoir des doutes sur l’épidémie, sur sa magie ou sur le futur il y avait bien quelque chose sur laquelle elle n’avait jamais douté : elle n’abandonnerait pas Maddox. Quelles qu’en soit les raisons. Elle était même choquée qu’il puisse lui faire une telle suggestion. Elle aurait pu être blessée qu’il puisse la croire capable de s’éloigner de lui, mais elle savait que c’était l’angoisse qui parlait. « Puisque le directeur refuse de nous donner plus d’explications, on a aucun moyen de savoir qui est vraiment touché ou pas, ou comment ça se transmet. J’ai passé tout l’été dans la même tente que Hope, on a partagé un dortoir pendant des années, j’ai peut-être été touchée depuis longtemps mais je ne le sais pas. On est peut être tous malades sans le savoir. » Reprit-elle plus doucement. Elle avait conscience que ses paroles n’avaient pas grand-chose d’encourageant mais elle voulait souligner le ridicule de la quarantaine. Cela faisait des mois que la magie faisait n’importe quoi et c’était seulement maintenant que la direction prenait des mesures. C’était ridicule. Ils vivaient tous ensembles pendant des mois, quel que soit son moyen de transmission cette épidémie ne pouvait pas toucher qu’une dizaine de sorciers, pas dans ces conditions. Au fond, Mila avait le sentiment qu’il était déjà trop tard. Si le Ministère avait des doutes depuis des semaines, des mesures auraient dû être prises bien plus tôt, pas maintenant que tous les élèves de trois écoles de sorcelleries avaient vécus ensemble pendant plus d’un an. La Serdaigle ignorait à quoi cet échange inter-école rimait mais peut-être avait-il fini par tous les condamner. Si on leur apprenait qu’ils étaient tous malade, elle n’en serait même pas étonnée. « Alors, je ne sais pas toi, mais moi je ne vois aucune raison de rester éloignés. » Ajouta-t-elle avec un léger sourire pour tenter de contrebalancer ses paroles précédentes. Ils devaient trouver une lueur à laquelle se raccrocher, peu importe à quel point la situation pouvait leur sembler désespérer. Aux yeux de Mila, ils n’avaient aucune raison de s’éloigner, ça rendrait tout invivable.

D’un geste, la préfète vint chercher la main de son meilleur ami qu’elle serra dans la sienne. Elle ne voulait pas s’éloigner. Malade ou pas, elle savait qu’elle ne pourrait pas l’abandonner. Elle ne lui disait peut être pas de manière assez claire, mais Mila avait aussi besoin de lui à ses côtés. Vivre sans Maddox pendant plus d’un an avait été une terrible épreuve et pour rien au monde elle ne recommencerait. « Je fais une crise d’angoisse à chaque fois que j’essaye de descendre aux cachots pour rendre visite à Hope... comment je vais réussir à aller voir Oktavia ? » Mila sentit son sourire se teinter de tristesse devant l’état de Maddox. Il n’avait pas besoin de mettre des mots sur ses angoisses pour que la bleue les devine. L’idée même de la quarantaine se rapprochait affreusement d’Azkaban et Mila savait que le Serdaigle ne pouvait pas faire le parallèle entre l’enfermement de leurs camarades et son propre emprisonnement. Ils avaient tous vécus des moments difficiles pendant la guerre, mais les nés-moldus qui avaient été emmenés à Azkaban devaient vivre avec les souvenirs les plus durs à enfouir. Et les plus prompts à remonter à la surface. Si Mila faisait encore des cauchemars à cause de ce qu’elle avait vécu avec les Carrow, elle n’osait imaginer ce qui pouvait traverser l’esprit de son meilleur ami depuis la mise en place de la quarantaine. « Tu vas faire comme tu as fait pour mettre Azkaban derrière toi et pour te relever de la guerre, comme tu as fait pour avancer l’année dernière... Tu vas être fort. » Prononça-t-elle lentement en choisissant chacun de ses mots avec soin. Elle serra sa main dans la sienne. Il lui en avait fallu du courage pour se relever après Azkaban, pour lui avoir fait face dans la volière alors qu’il était rongé par les doutes, pour reprendre ses études dans un lieu qui avait été le théâtre de la mort. Et il ne semblait même pas s’en rendre compte. Si Maddox ne parvenait pas à ouvrir les yeux sur sa propre bravoure alors Mila s’appliquerait à la lui démontrer. Peu importe combien de temps ça lui pendrait, la Serdaigle lui ouvrirait les yeux. « Et si tu as besoin, je serais là pour te soutenir. » Elle ne chercha pas à lui camoufler les difficultés qu’il allait certainement rencontrer. Elle savait que pour se rendre dans les cachots il allait devoir faire face à ses peurs les plus terribles et il le savait aussi. Ça lui prendrait du temps mais elle était convaincue qu’il pouvait se montrer plus fort que ses angoisses. Elle savait qu’il pouvait le faire. « J’ai prévu d’aller voir Hope demain après les cours. Si tu veux, tu pourras venir avec moi pour aller voir Oktavia. » Elle aurait pu lui dire qu’il n’avait aucune obligation d’aller voir Oktavia, qu’elle comprendrait certainement au vu de son passé, mais elle pouvait sentir l’envie et les regrets se mêler dans la voix du Serdaigle. S’il n’allait pas rendre visite à sa petite amie, il s’en voudrait sûrement plus que de raison. Alors Mila serait celle qui l’aiderait à ne pas trébucher. S’il en avait besoin, elle serait celle qui l’aiderait à avancer.
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Maddox Berkeley
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Maddox & Mila
let the sky fall
« Quoi ? » Maddox avait serré Mila dans ses bras, contre lui, avant de lui révéler ce qu’il s’était passé avec Oktavia, sa demi-sœur, devenue récemment la petite amie de son meilleur ami. Oktavia avait été envoyée en quarantaine. Mila et Oktavia n’étaient pas les plus proches au monde, mais Maddox savait que la nouvelle serait difficile à entendre pour sa meilleure amie. Il le sentit tout de suite, car dans ses bras, elle ne pouvait rien lui cacher. « Oh par Merlin... » Peu à peu, Mila réalisait ce que lui disait le Serdaigle. Au fond, il était triste pour Mila qu’on ne l’ait pas prévenue avant qu’il ne le fasse. Freya ne devait pas avoir été mise au courant non plus. Maddox était abattu. Il tenait énormément à Oktavia. Sans elle, il ne savait pas comment avancer. Bien sûr, il y avait toujours Mila et Flynn, mais pour la première fois, il réalisait à quel point sa petite amie pouvait compter pour lui. Oktavia était la première, il avait encore des milliers de choses à découvrir avec elle. Il découvrait ainsi que quand elle n’était pas dans son champ de vision, elle lui manquait terriblement. Il avait peut-être passé un peu trop de temps à ses côtés en septembre pour supporter un changement aussi radical. Maddox avait fini par relâcher Mila et était allé s’asseoir contre le mur. Sa meilleure amie vint le rejoindre. Il lui fit part de ses doutes, de ses peurs. D’abord Hope, puis Oktavia, cette histoire de quarantaine le touchait indirectement, mais il avait l’impression d’être dans un cauchemar. Le Serdaigle savait qu’il pouvait lui aussi y être mis s’il était réellement malade, comme il pensait l’être. Il ne savait plus quoi penser ou quoi faire. Il se sentait terriblement mal. « Ça ne sert à rien de penser à ça Maddox, on est là, toujours ensemble, concentre-toi là-dessus. » Elle avait beau lui dire qu’il ne devait pas penser aux prochaines victimes de la quarantaine, c’était beaucoup plus facile à dire qu’à faire. Bien sûr, le Serdaigle était soulagé que Mila et Flynn ne s’y trouvent pas, mais son cœur était anéanti par cette séparation forcée avec Oktavia. Et s’il avait raison, s’il était réellement malade, il finirait de nouveau derrière les barreaux. Il dit à Mila qu’elle pouvait s’éloigner de lui si elle le souhaitait. Il se sentirait sûrement triste et seul si elle prenait cette décision, mais il comprendrait. Il ne voulait surtout pas qu’elle contracte l’épidémie elle aussi, à cause de lui. Ce à qui Mila répondit : « Ne dis pas de bêtises, je ne vais nulle part. Tu me crois vraiment capable de t’abandonner maintenant, alors que tout fout le camp ? Hors de question. » Si elle lui avait donné une autre réponse, Mila ne serait pas dans son état normal. Il était soulagé qu’elle soit toujours fidèle à elle-même et qu’elle protège leur amitié à ce point. Elle ne l’abandonnerait jamais, quoiqu’il arrive. Il pouvait compter sur elle. Ce n’était pas un test, mais si cela en avait été un, elle l’aurait réussi haut la main.

« Puisque le directeur refuse de nous donner plus d’explications, on a aucun moyen de savoir qui est vraiment touché ou pas, ou comment ça se transmet. J’ai passé tout l’été dans la même tente que Hope, on a partagé un dortoir pendant des années, j’ai peut-être été touchée depuis longtemps mais je ne le sais pas. On est peut-être tous malades sans le savoir. » Mila avait peut-être raison. Ils étaient tous affectés par les perturbations magiques depuis l’année passée, sa théorie n’était pas tirée par les cheveux. Il se pouvait qu’ils soient tous malades. Dans ce cas, Maddox ne serait peut-être pas le responsable. Mais cela n’empêchait pas le fait qu’il soit potentiellement malade et aussi contagieux. Il n’avait pas oublié que Mila partageait sa tente avec Hope. Après sa dispute avec cette dernière, c’était plus difficile pour lui d’aller voir Mila sans croiser la rousse. Il espérait qu’elle n’ait pas contaminé sa meilleure amie. Il ne voulait pas voir Mila malade, et encore moins en quarantaine. « Alors, je ne sais pas toi, mais moi je ne vois aucune raison de rester éloignés. » Maddox acquiesça. Il ne voulait pas se séparer d’elle, de toute façon. Il aurait probablement cherché à revenir vers elle malgré les risques. La main de Mila vint serrer la sienne. Il y répondit en serrant à son tour sa main. Ils ne se sépareraient jamais. Quelques instants plus tard, le garçon évoqua l’impossibilité d’aller en quarantaine pour rendre visite à Hope. Il ne pensait pas pourquoi le faire pour Oktavia non plus. Il était bien trop angoissé à chaque fois qu’il y pensait. Peut-être que s’il allait y faire un tour, il verrait que les conditions n’ont rien à voir avec Azkaban et que c’était bien différent, mais il n’y arrivait pas. « Tu vas faire comme tu as fait pour mettre Azkaban derrière toi et pour te relever de la guerre, comme tu as fait pour avancer l’année dernière... Tu vas être fort. » Maddox lâcha un léger rire, plus un souffle qu’autre chose. Il n’était pas fort. Il n’avait jamais été fort. Il avait mis presque deux ans à se remettre de ses traumatismes d’Azkaban. Il ne s’en était pas tout à fait remis à vrai dire puisque ce qu’il était en train de vivre faisait encore partie des séquelles de son emprisonnement. « Et si tu as besoin, je serais là pour te soutenir. » Il savait bien sûr qu’il pouvait toujours compter sur Mila. Il avait tellement de chance d’avoir croisé sa route et qu’ils se soient rapprochés à ce point. Mila était une amie en or.

« J’ai prévu d’aller voir Hope demain après les cours. Si tu veux, tu pourras venir avec moi pour aller voir Oktavia. » A ces mots, le cœur de Maddox commença à se serrer. Il n’en voulait pas à son amie d’aller voir Hope. Il savait qu’elles s’entendaient bien. Il voulait aussi aller voir Oktavia, mais l’idée de se rendre aux cachots le lendemain commençait déjà à lui faire tourner la tête. « Je ne sais pas, Mila… Je ne peux rien te promettre. » Sa meilleure amie était toujours là pour l’aider, comme le jour où elle avait tenu à l’accompagner pour aller parler avec Lyra Yaxley. Le sorcier était loin d’avoir le même courage que la préfète. « Je crois qu’il me faudra plus qu’une nuit pour me faire à l’idée. » Le lendemain, que ce soit la visite du matin ou du soir, même si elle avait précisé après les cours, c’était beaucoup trop tôt pour lui, même s’il savait qu’Oktavia aimerait qu’il vienne le voir. Oktavia était au courant de ses angoisses, il espérait quand même qu’elle ne lui en veuille pas trop. Elle lui manquait déjà. « Tu ne m’en voudras pas trop, si je ne viens pas avec toi demain ? » S’il lui promettait d’y aller avec elle, il angoisserait toute la soirée, toute la nuit, puis toute la journée le lendemain. Il ne se sentirait vraiment pas bien, comme à l’instant d’ailleurs. Il lâcha la main de Mila pour se passer les mains sur le visage. Il avait froid et il était probablement une ou deux teintes plus pâles que plus tôt. « Je préfère te dire non maintenant… plutôt que de te faire attendre demain… Je pense que je vais écrire une lettre pour Oktavia… tu voudras bien la lui donner ? » S’il écrivait une lettre et qu’elle allait en quarantaine, s’il chargeait Mila de la faire parvenir à Oktavia, peut-être que Mila irait voir la jeune femme pour lui ? Il n’osait pas le lui demander, mais c’était quand même sa sœur. « En fait… tu voudrais bien lui rendre visite, pour moi ? Je sais que c’est beaucoup te demander, mais… tu voudrais bien me parler de ce que tu vois là-bas ? De la quarantaine ? Des conditions ? Peut-être que tu l’as déjà vu… avec Hope. Si je lui demande par lettre, j’ai peur qu’elle cherche seulement à me rassurer et qu’elle ne me dise pas la vérité. » Il voulait déjà savoir avec qui elle était détenue. Il était presque sûr qu’elle n’avait pas un cachot pour elle. A Azkaban aussi, ils étaient plusieurs dans une cellule. Leurs conditions de détention étaient réellement cauchemardesques. Il n’y avait pas de lit, il n’y avait pas d’hygiène, il n’y avait que les murs gelés, un peu comme celui contre lequel il était appuyé, et l’humidité et d’autres choses bien plus gênants dont il ne parlerait pas. Maddox se leva parce qu’il n’était soudain plus à l’aise contre ce mur, parce que cela lui rappelait soudainement de très mauvais souvenirs. « J’ai l’impression qu’à chaque fois que j’avance, on me force à reculer… » Le sorcier tendit la main à Mila pour l’aider à se lever, il avait besoin d’elle près de lui. Il la serra dans ses bras une nouvelle fois quand elle était à sa hauteur. Depuis quelques temps, il acceptait un peu plus facilement les gestes d’affection. Il ne savait pas si c’était grâce à Oktavia, mais c’était probable qu’elle l’y ait aidé. « Je suis désolé, je ne parle que de moi… et toi Mila, comment tu te sens ? » Le Serdaigle s’en voulait terriblement d’être si égocentrique avec tous ses problèmes. Il voulait savoir comment Mila vivait cette histoire de quarantaine, d’épidémie. Il ne voulait pas qu’elle l’épargne parce qu’elle pensait qu’il avait déjà assez de poids sur ses épaules. Mila avait beau être parfaite, elle n’était pas immunisée contre la peine et la peur elle non plus.
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Mila V. Silaïeva
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Let the sky fall
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Mila


 

 



 

 

Δ Let the sky fall, when it crumbles, we will stand tall And face it all together

Malgré toute la volonté et la conviction qu'elle mettait dans ses paroles, Mila voyait bien que Maddox peinait à y croire autant qu'elle. Et ça lui faisait mal au cœur. La Serdaigle n'était pas déçue par la réaction de son meilleur ami, elle était chagrinée pour lui. Il ne voyait que ses faiblesses, pas ses forces. Il ne voyait pas le courage dont il avait fait preuve pendant son emprisonnement et la bravoure que ça lui avait demandé de reprendre une vie normale après avoir vécu une année dans la peur la plus totale. Il ne voyait que les difficultés qu'il avait rencontrées depuis, les faux-pas et les trébuchements qu'il avait expérimentés. Pourtant cela n'avait rien d'anormal, personne n'attendait de lui qu'il oublie avec facilité ou qu’il tourne la page du jour au lendemain, c'était même impossible. Mila en était parfaitement consciente, elle était dans le même cas. Mais le Serdaigle semblait s’imposer une pression considérable pour atteindre des objectifs irréalisables. Ses traumatismes et ses peurs faisaient maintenant partie de lui et il devait l’accepter pour pouvoir avancer. Ça ne le rendait pas plus faible, bien au contraire. Mais il était bien trop dur envers lui-même pour le voir, son jugement était faussé. Mila aurait voulu qu’il puisse se voir comme elle-même le voyait. Elle aurait aimé que ses mots soient suffisants pour lui rendre cette confiance dont il manquait cruellement, mais elle savait que la psychologie humaine était infiniment plus compliquée. Alors elle ne fut pas réellement surprise quand ses paroles retentirent dans le silence de la tour. « Je ne sais pas, Mila… Je ne peux rien te promettre. » Un sourire triste s’épanoui sur les lèvres de la Serdaigle. Elle réalisait que sa proposition était certainement prématurée, Maddox avait besoin de temps pour accepter qu’Oktavia avait été emmenée en quarantaine, et d’encore plus de temps pour affronter ses propres peurs. Elle-même avait eu besoin de plusieurs jours pour rassembler le courage nécessaire pour descendre aux cachots rendre visite à Hope. « Je crois qu’il me faudra plus qu’une nuit pour me faire à l’idée. » Doucement, elle serra sa main dans la sienne pour lui montrer que malgré ses hésitations elle était là pour le soutenir. Qu’elle accepterait sa réponse, quelle qu’elle soit. La vie du né-moldu venait d’être chamboulée une nouvelle fois et elle ne pouvait pas exiger de lui qu’il soit déjà prêt à affronter ses démons. « Tu ne m’en voudras pas trop, si je ne viens pas avec toi demain ? » En silence, la préfète observa son meilleur ami se passer les mains sur le visage. Il lui paraissait pâle, trop pâle et son cœur se serra à l’idée des angoisses avec lesquelles il devait vivre au quotidien. Alors que les choses semblaient enfin lui sourire, il avait fallu que l’épidémie vienne tout gâcher. Un sentiment d’injustice enserra le cœur de la Serdaigle. Maddox méritait tellement mieux. Elle aurait tout donné pour pouvoir le soulager de ce fardeau avec lequel il vivait au quotidien. Lentement elle secoua la tête. « Bien sûr que non. » Souffla-t-elle à mi-voix quand elle fut sûre de capter à nouveau son regard. Elle espérait qu’il pourrait lire dans ses prunelles toute l’affection qu’elle avait pour lui. Maddox était bien trop essentiel à sa vie, jamais elle ne pourrait lui en vouloir, surtout pas pour ces peurs qui lui gâchaient la vie depuis plus de deux ans. Il faisait de son mieux, elle le savait et elle était prête à le soutenir dans ses bons moments comme dans ses doutes. Il avait déjà fait tellement de progrès, elle espérait que toute cette histoire de quarantaine ne viendrait pas gâcher tous les efforts qu’il avait fournis jusque-là. « Je préfère te dire non maintenant… plutôt que de te faire attendre demain… Je pense que je vais écrire une lettre pour Oktavia… tu voudras bien la lui donner ? » Mila hocha pensivement la tête. C’était une bonne idée, une lettre permettrait de rassurer Oktavia tout en laissant un peu de temps à Maddox pour trouver le courage de descendre dans les cachots. Avec ou sans son ami, la bleue avait prévu d’aller voir Hope, alors elle pouvait tout à fait donner une lettre aux aurors à ce moment-là. « En fait… tu voudrais bien lui rendre visite, pour moi ? Je sais que c’est beaucoup te demander, mais… tu voudrais bien me parler de ce que tu vois là-bas ? De la quarantaine ? Des conditions ? Peut-être que tu l’as déjà vu… avec Hope. Si je lui demande par lettre, j’ai peur qu’elle cherche seulement à me rassurer et qu’elle ne me dise pas la vérité. » Encore toute occupée à penser à la lettre qu’elle devrait donner aux aurors, Mila mit quelques secondes à intégrer les paroles du bleu. Elle arrêta aussitôt son geste pour le fixer, les yeux écarquillés par la surprise. Elle ne s’était certainement pas attendue à une telle demande. Il lui sembla qu’une éternité passa en silence, mais elle peinait à remettre de l’ordre dans les émotions contradictoires que les paroles de son meilleur ami avaient provoqué. Elle voulait l’aider, lui être d’un soutien sans faille, vraiment. Mais aller voir Oktavia ? C’était une option qu’elle n’avait jamais envisagé et qui était loin de la ravir. « Maddox, je... » Commença-t-elle dans un murmure. Je ne crois pas que ce soit une bonne idée allait-elle dire avant de s'interrompre brutalement. Elle pinça les lèvres avant de dire quelque chose qu'elle ne manquerait pas de regretter. Elle lui lança un regard où la panique sous-jacente se mêlait à une supplique silencieuse. Se rendait-il compte de ce qu'il lui demandait ? Pourtant il était parfaitement au courant du traitement que sa petite-amie avait réservé à la préfète des années durant. Si lui avait de l’affection pour la russe, ce que Mila ressentait était infiniment plus compliqué. Elle avait, envers sa demi-sœur, beaucoup de rancune et de froideur. Leur discussion sur le campement avait semblé diriger leur relation vers un futur plus apaisé. Une lueur d’espoir était apparue, mais elle restait ténue et Mila ne pouvait pas oublier des années de mépris et d’humiliations aussi aisément. Se montrer plus ouverte avec sa demi-sœur, accepter -bien qu’un peu difficilement- sa relation avec son meilleur ami, était une chose, mais aller lui rendre visite, seule à seule, de son plein gré, était bien différente. Ça lui semblait inconcevable après toutes les souffrances qu’Oktavia lui avait causées. La préfète détourna le regard. Elle ne voulait pas décevoir Maddox, elle ne voulait pas briser toutes les promesses qu’elle lui avait faites. Lui avait fait un pas vers elle en acceptant d’aller parler avec Lyra, elle ne pouvait pas l’oublier. Une seconde, elle ferma les yeux. Malgré la panique et les doutes que cette demande avait provoqué, la réponse était évidente. « D'accord. » Souffla-t-elle finalement d'une voix blanche en plongeant ses prunelles dans celles de son meilleur ami. Elle prit une profonde inspiration et hocha lentement la tête comme pour inscrire cette nouvelle promesse dans son esprit. Elle espérait qu’il comprendrait son hésitation et qu’il ne lui en voudrait pas. « J'irai rendre visite à Oktavia. Pour toi. » Reprit-elle d’une voix plus assurée. Elle pouvait le faire. Pour Maddox. Pour avoir rendu visite à Hope plusieurs fois, Mila connaissait déjà les conditions de vie des sorciers enfermés, mais son meilleur ami n’avait pas ces certitudes et elle devinait qu’il en avait besoin pour apaiser ses peurs. « Mais, crois-moi, tu me devras un énorme paquet de chocogrenouilles après ça. » Lança-t-elle avec un léger sourire dans l’espoir de détendre l’atmosphère.

Mila sentit le Serdaigle remuer un instant à ses côtés avant de se décoller du mur pour se lever. « J’ai l’impression qu’à chaque fois que j’avance, on me force à reculer… » Lorsque la main du bleu apparue dans son champ de vision, la préfète n’hésita pas un instant à l’attraper avant de lui rendre son étreinte. Sans lui à ses côtés, l’endroit où elle était assise lui paraissait glacial. Elle garda le silence, elle aurait aimé trouver les bons mots mais à quoi bon répondre alors qu’elle ressentait parfois la même chose ? Ils avaient cru être libérés après la guerre mais après à peine deux ans de paix ils devaient de nouveau faire face à l’incertitude et la peur. Mila se demandait parfois quand la vie allait enfin les laisser tranquille. N’avaient-ils donc pas vécu assez d’horreur comme ça ? « Je suis désolé, je ne parle que de moi… et toi Mila, comment tu te sens ? » Mila pencha la tête sur le côté. Il n’avait aucune raison de s’excuser, c’était elle qui était venue le trouver après tout. Il venait de voir sa petite-amie, première de surcroit, être emmenée en quarantaine sans pouvoir agir, il n’avait aucune raison de se sentir égoïste. En fait, s’il y avait un moment où il pouvait se montrer égoïste, c’était bien celui-là. Mais la préfète fut touchée de son attention. Elle savait qu’elle était un soutien pour Maddox, elle voulait l’être, mais elle espérait qu’il savait que l’inverse était également vrai. Sans lui elle était perdue. « Pour être tout à fait honnête avec toi, je ne sais pas. » Les mots avaient un goût étrange sur ses lèvres mais ils étaient étonnement sincère. Après l’incompréhension et la peur qui s’étaient emparés de la Serdaigle suite au banquet, les émotions s’étaient succédées en elle à une vitesse folle et elle avait du mal à mettre le doigt sur ce qu’elle ressentait exactement. Elle était inquiète, bien évidemment, c’était certainement le seul sentiment qui ne l’avait pas quitté depuis le soir de la rentrée. Elle était rongée d’inquiétude, Mila, ses traits tirés étaient là pour en attester, mais c’était presque une habitude désormais et il y avait tant d’autres émotions. « J'ai l'impression de vivre en décalé, entre ceux qui sont rongés par l'angoisse et ceux qui ferment les yeux. » Tenta-t-elle d’expliquer lentement. Elle était peut-être un peu des deux, coincée entre deux extrêmes qui avaient du mal à cohabiter. Et elle se demanda ce qu’il était préférable. Se voiler la face pour maintenir une existence soi-disant normale ou garder les yeux grands ouverts et laisser l’angoisse lui ronger le cœur ? Elle passa une main dans ses cheveux. Elle ignorait si Maddox comprenait où elle voulait en venir, sûrement que ses paroles avaient aussi peu de sens pour lui qu’elles n’en avaient pour elle. Elle soupira doucement pour s’offrir le temps de remettre de l’ordre dans ses pensées. « J'ai peur. J'ai tout le temps peur. J'arrête pas de penser à ceux qui sont enfermés en quarantaine et à ce qu'il va se passer ensuite, mais en même temps on ne nous dit rien. On nous garde tellement dans le noir que j'ai parfois l'impression que tout ça c'est un mauvais rêve dont je n'arrive pas à me réveiller. » Avoua-t-elle finalement en espérant que ses mots soient plus cohérents cette fois. Comme elle aurait voulu que tout ça ne soit qu’un affreux cauchemar dont elle pouvait se réveiller en un instant. Quel soulagement ça aurait été. Mais elle savait que ce n’était qu’une sensation illusoire créée par son esprit dans l’espoir de la protéger. Et que c’était voué à l’échec. L’absence de Hope, elle la voyait tous les jours dans son dortoir ou à la table des Serdaigles pendant les repas. C’était une réalité douloureuse. « Je ne suis même pas capable de réagir quand tu m'annonces que ma demi-sœur a été emmenée à son tour et qu'elle est peut-être malade. » Souffla-t-elle, abattue. Elle n’avait jamais été proche d’Oktavia mais elle avait l’impression que depuis quelques semaines leur relation était en train de prendre un tournant plus positif. Pourtant, elle était restée tétanisée entre les bras de Maddox quand il lui avait appris pour l’enfermement de la russe. Mila ne pouvait s’empêcher de se dire qu’elle aurait dû réagir, dire quelque chose, n’importe quoi. Tout plutôt que d’être restée incapable du moindre geste ou du moindre mot face à son meilleur ami effondré. Après tout, il était question d’une demi-sœur dont elle partageait l’existence depuis plus de six ans, pas d’une inconnue. Pourquoi s’était-elle sentie si vide ? Elle n’avait jamais été particulièrement expansive, mais se demandait si toute cette histoire d’épidémie et surtout l’absence d’explications n’était pas en train d’émousser ses émotions. « Je ne sais même pas quel genre de personne ça fait de moi. » Murmura-t-elle. Elle ignorait si Maddox avait pu saisir ses paroles, mais ce n’était peut-être pas le plus important. Au-delà de l’angoisse constante de l’épidémie, elle se demandait quelles traces le traitement qu’on leur imposait allaient leur laisser.
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Maddox & Mila
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« Bien sûr que non. » Répondit Mila à Maddox lorsqu’il lui demanda si elle ne lui en voudrait pas de ne pas aller avec elle le lendemain pour rendre visite à Oktavia ou Hope. Bien sûr que Mila ne lui en voulait pas. Elle était une meilleure amie très compréhensive et attentionnée, elle ne l’aurait jamais forcé à faire quelque chose qui le rendait mal à l’aise. Elle l’aimait beaucoup, il le sentait. C’était bien entendu réciproque. Il s’en voulait toujours d’avoir un jour douté d’elle. Maddox pensa à écrire une lettre à Oktavia, mais finalement, il fit une requête à laquelle sa meilleure amie ne s’attendait pas. Il lui demanda si elle pouvait rendre visite à sa demi-sœur pour lui. Le sorcier était conscient qu’il en demandait beaucoup de la part de Mila. Une lettre, c’était déjà bien suffisant. Mais il serait bien plus rassuré si elle allait la voir et voir dans quelles conditions elle vivait réellement à présent. « Maddox, je... » Le Serdaigle était sérieux, il voulait réellement qu’elle lui rende ce service. Il ne voulait pas lui faire du mal, il était sur le point de lui dire que ce n’était pas grave, qu’il demanderait à quelqu’un d’autre, qu’elle n’était pas obligée. « D'accord. » Finit-elle par dire. Il était soulagé. Elle était une des seules à qui il faisait réellement confiance pour lui dire la vérité, pour ne pas chercher à le protéger en lui dissimulant des détails. Elle savait l’importance de tout savoir pour lui, pour calmer ses peurs et ses angoisses. Il comprenait qu’elle ait hésité à y aller. Oktavia n’avait jamais été très juste envers Mila. Il espérait qu’elles puissent recoller les morceaux de leur relation cassée un jour. Oktavia était une fille vraiment géniale. Mila était formidable. Maddox était chanceux d’avoir ces deux filles dans sa vie. Il espérait qu’un jour, elles réaliseraient qu’elles s’étaient trompées l’une sur l’autre, qu’elles s’étaient mal jugées. « J'irai rendre visite à Oktavia. Pour toi. » Maddox répondit immédiatement : « Merci. » Mila lui rendait un énorme service. Elle lui réchauffait le cœur en cette période sombre. Elle méritait tellement plus qu’un merci. Il trouverait un moyen autre de lui dire à quel point il était reconnaissant de ce qu’elle faisait pour lui. Elle ajouta : « Mais, crois-moi, tu me devras un énorme paquet de chocogrenouilles après ça. » Maddox sourit à la jeune fille. Si des chocogrenouilles lui faisaient plaisir, alors c’était ce qu’il lui offrirait. Il n’avait pas beaucoup de moyens, mais il trouverait une solution. Et puis, lui aussi, il aimait beaucoup les chocogrenouilles et collectionner les cartes. Au fil des années, les meilleurs amis en avaient d’ailleurs ouvert un sacré paquet ensemble. C’était de très bons souvenirs. « D’accord, mais si tu as des doubles et si je les ai pas, tu me les échanges ? Comme on faisait avant, tu t’en souviens ? Ma collection doit prendre la poussière. » Combien de son argent de poche avait-il pu dépenser dans les chocogrenouilles ? Le né moldu était un garçon assez simple, il n’avait rien de valeur. A ses yeux, ses cartes valaient déjà beaucoup, surtout celles qu’il avait échangé avec ses meilleurs amis. Flynn était lui aussi un grand collectionneur. Mais la légèreté dans l’air ne dura pas longtemps.

Des mauvais souvenirs refaisaient surface et surpassaient les bons. Le brun se leva pour s’éloigner du mur glacial et tendit la main vers Mila. Cette dernière la saisit immédiatement. Il la serra contre elle une nouvelle fois. Depuis l’année dernière, Maddox avait appris à être plus tactile qu’avant, à apprécier ces gestes de tendresse. Le Serdaigle s’excusa d’être égoïste et de ne parler que de lui. Il demanda à Mila comment elle se sentait car c’était tout de même sa demi-sœur en quarantaine, même s’il y avait des ressentiments entre elles. « Pour être tout à fait honnête avec toi, je ne sais pas. » Maddox écoutait Mila attentivement. Elle ne savait pas comment se sentir par rapport à cette histoire. Il ne fut pas tellement surpris. Avec tout ce qu’il se passait, il était difficile de s’y retrouver. Mila reprit : « J'ai l'impression de vivre en décalé, entre ceux qui sont rongés par l'angoisse et ceux qui ferment les yeux. » Parmi ceux rongés par l’angoisse, il y avait Maddox en tête de file. Mais d’un autre côté, il n’y avait aucun mal à être entre les deux, à ressentir d’autres choses. Il essayait de comprendre à quel point elle se sentait en décalage. Il sentait au fond de lui qu’il la comprenait, elle était inquiète, elle avait peur de ce qu’il pourrait arriver. Il comprenait. « J'ai peur. J'ai tout le temps peur. J'arrête pas de penser à ceux qui sont enfermés en quarantaine et à ce qu'il va se passer ensuite, mais en même temps on ne nous dit rien. On nous garde tellement dans le noir que j'ai parfois l'impression que tout ça c'est un mauvais rêve dont je n'arrive pas à me réveiller. » Mila avait raison d’avoir peur. C’est vrai qu’ils ne leur disaient rien. Ceux qui étaient en quarantaine ne sortaient pas. De nouveaux y entraient. Ils n’avaient pas de nouvelles d’eux en dehors des visites. Le directeur n’était pas venu leur faire un autre discours. Les professeurs ne parlaient pas et n’étaient pas à l’abri d’y être envoyé aussi. Il y avait de quoi s’inquiéter. C’était un très mauvais rêve éveillé. Et il s’y connaissait bien en mauvais rêves. « Je ne suis même pas capable de réagir quand tu m'annonces que ma demi-sœur a été emmenée à son tour et qu'elle est peut-être malade. » Maddox comprenait que Mila puisse se sentir mal de ne pas savoir réagir à la nouvelle. Mais il ne s’attendait pas à une autre réaction de sa part. Il savait qu’elle n’allait pas se mettre à pleurer d’un coup, qu’elle n’allait pas s’indigner, qu’elle n’allait pas piquer une crise. Tout cela, ce n’était pas Mila. Elle avait toujours des réactions discrètes et mesurées. « Je ne sais même pas quel genre de personne ça fait de moi. » Murmura-t-elle, brisée. « Oh… Mila… » Souffla Maddox à voix basse tout en serrant un peu plus sa meilleure amie dans ses bras. Il avait de la peine pour elle. Il n’aimait pas la voir souffrir et il comprenait un peu mieux ce qu’elle ressentait quand c’était lui qui souffrait. « Tu veux que je te dire quel genre de personne tu es ? Tu es le genre de personne qui s’inquiète toujours pour les autres, qui aime sans retenue, qui prend soin des autres, avant même de penser à toi-même. Tu es douce, tu donnes sans compter. Tu es une préfète que tout le monde adore. Tu es le genre de personne que j’aimerais être. » Dit-il en le pensant du plus profond de son cœur. Il y avait encore tellement de compliments qu’il pourrait faire à Mila, mais comme il n’avait pas l’habitude de s’exprimer dessus, il avait du mal à les sortir. Il avait beaucoup d’admiration pour sa meilleure amie.

« Chacun réagit à sa façon, Mila. Ta réaction te ressemble. Je sais que ce n’est pas parce que tu ne pleures pas que tu n’es pas triste. Ce n’est pas parce que tu ne fonces pas en quarantaine que tu n’es pas inquiète. Ce n’est pas parce que tu n’angoisses pas comme moi que tu n’as pas peur. Je le sais. Je ne suis pas ton meilleur ami pour rien. » Mila n’avait pas besoin de s’exprimer pour qu’elle sache ce qu’elle ressentait. Elle n’avait pas besoin de le montrer non plus. Il lisait en elle, plus qu’à n’importe quel autre moment de leur vie. Aujourd’hui encore, il réalisait qu’ils se complétaient. Il avait besoin de Mila pour balancer sa vie. Il avait besoin elle et elle, elle avait besoin de lui. « Alors laisse-moi les réactions dramatiques, d’accord ? » Ajouta le sorcier avec un sourire tout en caressant la joue de sa meilleure amie en espérant voir un sourire s’étirer sur ses lèvres à son tour. « Personne ne t’en voudra de ne pas paniquer. Au contraire, tu gardes ton sang-froid, tu montres aux autres le bon exemple. Tu n’ignores pas la quarantaine non plus, tu rends visite à tes amis. Je trouve que tu as une réaction à la fois forte et humaine. Je t’envie. J’aimerais pouvoir soutenir les autres comme tu le fais. » Hors de question de laisser Mila avoir une opinion diminuée d’elle-même.
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