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jamais l'une sans l'autre, toujours l'une pour l'autre (PERSÉIS)

Perséphone Rosier
Consumed by the shadows
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Élève de Serpentard
Maison/Métier : deuxième année de GISIS en sécurité magique, chez les Serpentard.
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Âge : 20 Parchemins : 258 Gallions : 513 Date d'inscription : 22/05/2017

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jamais l'une sans l'autre,
toujours l'une pour l'autre
Athéna & Perséphone
Si la reconnaissance est la mémoire du cœur, la haine l'est aussi, surtout chez les femmes. Elles ne pardonnent jamais les blessures faites à leurs affections, à leurs prétentions, à leur amour-propre. Toute haine fondée sur des antipathies est facile à détruire chez elles, mais il n'en est plus ainsi quand elle se tourne en inimitié - P-C-V Boiste

Tout tournait dans ta tête. Des milliers d’idées incohérentes. Des milliers de pensées incompréhensibles. Tu avais l’impression de vivre en apesanteur, en microgravité, juste au-dessus de ton corps. Comme si tu n’étais qu’un spectre, tu étais morte à un moment ou à un autre. Pourtant, tu continuais de vivre. Mais tu n’étais que simple spectatrice. Tu admirais de loin le gâchis qu’une simple décision pouvait faire. Un véritable foutoir. Un merdier ambulant. Le mois de septembre t’a paru interminable. Tout s’est bien trop vite enchaîné sous tes yeux ébahis. À commencer par tes fiançailles. Tu le savais. Tu espérais gagner encore un peu de temps. Tu en avais gagné, grâce à Rowan. Mais pas assez apparemment. Ton plan n’était pas assez ingénieux pour faire croire à tes parents que tu n’avais pas besoin d’être fiancé de force. Non, ils ont tout fait dans ton dos. Encore une fois. Encore une fois, tu te retrouvais à être une marionnette entre leurs doigts. Pâle poupée de cire, tu te fissures à chaque utilisation, mais tu tiens le coup. Ta force de caractère ne te permet pas de baisser les bras une deuxième fois. Tu te tiens au rôle que tu joues, ce rôle qui glisse sur ta peau blanche, seconde peau bien trop parfaite. Mais tu fais une bien piètre actrice.

Doucement, tu sens tes yeux se fermer. Doucement, tu sens une ombre s’insinuer en toi. Tu as trop peu dormi, la nuit dernière. Encore une nuit à passer en compagnie des étoiles et de la lune. Enfermée dans la petite salle abandonnée du deuxième. La potion commence à prendre forme. Petit à petit. Chaque nuit, seule l’image de Kamen hante tes pensées. Le libérer. Tenir ta putain de promesse. Tu ne sais même pas par où commencer. Qentrys a eu une idée de génie. Pour les génies de potions. Tu as vite revu tes ambitions à la baisse. Cette potion t’échappait. Elle était là, pourtant. Juste devant toi. La recette juste sous tes yeux. Pourtant, c’était comme si tu retournais en première année. Et que tu devais passer tes ASPICs. La demande était trop difficile. Pourtant, tu n’as pas le choix. Alors, tu y plonges corps et âme. Tu n’en dors plus. À la recherche de ce qui ne va pas. Pourquoi tu n’y arrives pas ? Pourquoi es-tu incapable d’aider ton allié ? Pourquoi es-tu jamais capable de sauver ceux qui te sont proches ? Tu te redresses. La bibliothèque n’était pas l’endroit propice à un somme. Tu n’en as pas le droit. Tant que Kamen sera enfermée dans les cachots. Tant que Qentrys ne sera pas satisfait, tu ne t’offriras aucun répit. Tu reprends ta lecture. Du coin de l’œil, tu surveilles la bibliothécaire. Elle est là, présente à chaque pas que n’importe qui fait dans cette salle. Paradis de livre, elle en est la matriarche, la gérante suprême. Absolue même. Elle épie ceux que parlent trop fort. Tu n’es pas de ceux-là. Ces moments de silence à la bibliothèque sont de véritable havre de paix, dans le vacarme de tes pensées confuses. Ton dessein n’est pas de discuter avec les autres. Tu es seule de toute façon. Tes plans sont bien plus sombres. Tu fais mine de lire un livre sur les contre-poisons, mais ce n’est pas un contre-poison que tu cherches. Le livre que tu cherches est plus sombre. Par-dessus tout, il est interdit. Caché quelque part dans la réserve, il n’attend que toi pour être lu.

Et c’est là que tu comptes bien aller.

Toujours en faisant semblant de lire ton livre, tu vois la bibliothécaire te tourner le dos afin de réprimander un groupe de Poufsouffle faisant trop de bruit. Un fin sourire se trace sur tes lèvres. La vieille femme est certes occupée, mais tu dois déjouer son attention. Cachée sous ta table, ta baguette est prête. Un tour, la formule prononcée dans ta tête, et le bruit fracassant de plusieurs livres s’écrasant à terre résonne jusqu’à tes oreilles. La réaction ne se fait pas attendre. La bibliothécaire se redresse soudainement, sourcils froncés. L’air mécontente, elle se dirige à grand pas à l’autre bout de la salle. Alors, soudainement, tu te lèves à ton tour. Tu diriges tes pas vers la réserve. Ton chemin est tout tracé. Il n’y a plus aucun obstacle sur ton trajet. Tu t’approches toujours plus de cette porte, de cet endroit interdit. Tu cherches son obscurité, son silence encore plus profond que la partie autorisée de la bibliothèque.

C’est à ce moment-là qu’elle apparaît devant toi. Elle.

Tu la reconnaîtrais les yeux fermés. Tu la reconnaîtrais les yeux bandés, de dos, dans une foule de dix mille personnes. Tes pas s’arrêtent brusquement. Tu en oublies la réserve. Tu en oublies Kamen et ton plan pour le libérer. Tu oublies le livre tant convoité de l’autre côté de la porte. Tu oublies tout pour te prendre une dernière fois dans les yeux d’Athénaïs. De cette fille qui était comme ta sœur. La sœur que tu n’as jamais eue. La sœur que tu devais avoir. La sœur qui tu avais. Avant. Avant que tout dérape

Avant que la vie ne vous sépare.

Tu ne t’attendais pas à la voir apparaître ainsi devant toi. Tu ne t’attendais pas à voir quelqu’un tout court. Encore moins Athéna. Tu essayais de t’en persuader. Que moins tu voyais Athéna, mieux tu te portais. Sa trahison est encore trop profondément ancrée dans ton cœur. Tu te rappelles. Cette sensation écoeurante de perdre tout contrôle. C’était avant la guerre. Quand Rogue venait d’être promu directeur. Tu perdais tout contrôle dans ta vie. Oryon était parti. Volant avec lui une partie de ton cœur. Tu avais senti un vide immense à tes pieds quand il est parti. Tu pensais qu’Athéna allait comprendre. Elle devait comprendre. Pourquoi a-t-il fallu que tu la perdes toi aussi ? Tu le regardes, en ce moment. Cela ne dure que quelques secondes. Mais ces quelques secondes te semblent durer aussi longtemps qu’un millénaire. En une seconde, c’est toute ton enfance qui défile dans tes pensées. Vos jeux ensemble, vos rires se mêlant aux cris de vos parents. Vos regards qui voulaient tout dire, à vous qui en connaissiez le langage. Vos secrets, vos peurs, vos joies, vos tristesses. Vous avez tout partager. Votre promesse. Soudainement, la féerie de l’instant explose en mille éclats, qui viennent se ficher brutalement dans ton cœur. C’était à en oublier que la trahison d’Athéna. Oh, Perséphone, combien tu lui en voulus. Tu l’as haï même. Tu l’as haï de t’avoir abandonné. Tu as haï son cœur qui battait à présent si différemment du tien. Tu as détesté voir son regard se détourner de toi. Tu as perdu sa flamme. Tu as perdu ta meilleure amie. « Bonjour, Athénaïs ». Ta voix est terne. Sans sentiment. Presque glaciale. Comme une brise d’hiver, qui te fait frissonner jusqu’à l’os. Ta fatigue reprend le dessus. Tu as las. Las de détester tout le monde. Las de te détester toi-même. Devant Athénaïs, tu es incapable de tenir ton rôle plus longtemps. Athénaïs. « Non, pardon… Athéna. ». Elle ne se faisait plus appeler Athénaïs. Maintenant, c’est Athéna. La déesse de la sagesse et la déesse des enfers. Cela vous correspond bien. Athéna. Ton regard s’assombrit. Ce n’est parce qu’elle a enlevé une petite particule à son prénom que cela allait tout changer. Ce n’est pas parce qu’il n’y a plus de haine dans son prénom qu’il n’y a plus de haine envers elle. Tu aimerais l’insulter. Tu aimerais lui faire mal. Comme elle t’a fait mal. Mais tu en es incapable. Ah bon ? En es-tu si sûre ? Pourtant, c’est toi qui as porté le premier coup. Physique. C’est toi qui as été incapable de te contrôler. Tu t'es transformée en animal sauvage. Cherchant un prétexte pour la détester, tu avais fini par la frapper. Au visage. À son doux et si joli visage. D’une claque. Une claque, qui a résonner de ta main, jusqu’à ton cœur. Le brisant en mille morceaux. Encore une fois. « Je… ». Tu voudrais dire quelque chose. Mais tu ne sais pas quoi. Tu ne sais plus quoi lui dire. Cela fait deux ans. Le fossé entre vous est bien trop grand, bien trop profond pour être comblé. Ta bouche s’ouvre, se referme. Inlassablement. Sans qu’aucun son ne franchisse la barrière de tes lèvres. Tu baisses les yeux. Tu ne supportes plus de la regarder. De voir celle que tu considérais comme ton âme sœur. Comme ton double. Tu sais qu’Athénaïs Borgin, ta meilleure amie, n’est plus là. À la place, se tient Athéna. Même apparence, mais qui vit derrière ce personnage ? Alors, tu te détournes, faisant face à l’étagère remplie de livre. Tu fais semblant de déposer ton livre. Ce n’est pas à la bonne place. Tant pis. C’est juste pour te donner un peu de contenance. Tu voudrais partir. Tes pieds sont visés au sol. Tu aimerais lui crier dessus. Lui dire que tu la détestes. Lui crier de s’en aller.

Tu aimerais tant lui dire à quel point tu voudrais qu’elle revienne. Mais tu ne peux pas.

Made by Neon Demon

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Je me dis que ça peut pas être comme ça qu'il doit y avoir autre chose. Jusqu'ici j'ai pas trouvé des tas de raisons d'exister, mais j'ai besoin de croire en quelque chose de profond, de solide. J'ai besoin d'être porté par un espoir — .
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