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It's gonna take a lot to drag me awayyy from youuu • Jolex

Alexis M. Abberline
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Lexis & Johan

It's gonna take a lot to drag me awayyy from youuu
Je frissonne dans l'air froid qui entre par la fenêtre. Il y a un petit courant d'air mais je pense que la sensation qui me gagne vient essentiellement de ce sentiment de vide qui m'habite. Je regarde le ciel un petit moment avant de finalement refermer la fenêtre, ce n'est pas le moment de prendre froid. Je finis par ranger la salle de classe avant de quitter la pièce. Je me sens épuisée, fatiguée. Je songe un instant à aller me coucher directement mais je dois d'abord manger. Je trouve mes journées longues depuis que je les fais sans envie. Je n'aime pas l'ambiance négative qui s'est abattue sur l'école de Poudlard. Depuis deux semaines, le manque de Johannes est plus cruel que jamais cet été. J'ai besoin de lui. Je le sais de tout mon être mais à chaque instant où je suis proche de craquer et d'aller le rejoindre, je me ravise. Je finis par me rappeler qu'il a cru que je serais assez horrible pour coucher avec son propre frère. J'ai encore mal. Je sais que la douleur ne disparaîtra qu'à la seconde même où je serai dans ses bras. En attendant, je la supporte. Elle est une compagne fidèle qui rompt ma solitude. Je me sens égarée dans les couloirs de l'école alors que mes pensées vagabondent me ramenant au souvenir de ma première rencontre avec Johannes. Je me souviens de comment il avait su conquérir mon cœur en un rien de temps, y laissant son empreinte. Je n'avais jamais rien ressenti de si fort pour nul autre que lui. J'avais tenté de l'oublier dans d'autres bras mais il était le seul avec qui je me sens vivante. J'étais dépendante de notre correspondance comme droguée, il était l'essence même source de toutes mes addictions. Comment avais-je pu le laisser filer une première fois ? Etais-je en train de reproduire la même chose ? Je ne pouvais pas le perdre pour quelque chose de si idiot. Mais ce n'était pas à moi de faire le premier pas. Mais je réalise que ce principe débile risquait de causer mon malheur. Perdue dans mes pensées, je ne prends pas garde là où me mènent mes pas. Je me retrouve devant son bureau sans même savoir comment j'y suis parvenue sans me perdre dans les méandres des couloirs et des escaliers qui deviennent fous. Mon esprit tente-t-il de me faire passer un message ? Je songe à faire demi-tour rapidement mais je reste figée sur place. Je ne peux m'y résoudre. Je ne pouvais pas repartir. Je le sentais si proche que l'idée de m'éloigner sans avoir pu l'apercevoir une seconde, de pouvoir sentir que cette connexion entre nous existe toujours me semblait inhumaine. Je pose lentement ma main sur le bois de la porte sans frapper. Je sais que si l'on devait me voir ainsi, on se demanderait si je ne suis pas moi-même infectée.  Je paraîtrais folle. Mais cela ne me décide pas.

Je reste encore de longues minutes dans cette position tandis qu'une lutte se joue dans mon esprit. J'entends un bruit à l'intérieur et la crainte que la porte ne s'ouvre alors que je suis toujours ainsi me donne le courage de finalement venir heurter le bois de mon poing serré. Je croise les bras sur ma poitrine en attendant. Je sursaute quand la porte s'ouvre. « Johannes. » Mon regard se rive sur le sol sous mes pieds avant même que mes yeux ne puissent se perdre dans les siens. J'ai le souffle court regrettant soudainement mon initiative. Je n'aurais jamais dû frapper à sa porte. C'était une terrible erreur. Je ne sais pas quoi lui dire. Je voudrais parvenir à être naturelle mais je ne suis pas confiante. Je me dandine d'un pied sur l'autre, nerveuse comme une adolescente à son premier rendez-vous. Sauf que l'ado ne s'est pas préparée pendant des heures avant de se lancer. Je ne suis même pas certaine d'avoir un air présentable. J'avais pris énormément de temps lors de notre premier rendez-vous officiel. Je voulais l'impressionner, le captiver. J'avais envie de lui plaire mais pourtant, quand je l'avais rejoint, ma coiffure ne ressemblait plus à rien. J'avais alors opté pour une simplicité qui me ressemblait bien plus. Mais entre simplicité et laisser aller, il y a un monde de différence et son regard sur moi compte pour moi sincèrement. Je prends une profonde inspiration alors que je prends finalement la parole sans le regarder pour autant. « Je n'aurais pas du venir. Je ne sais pas ce qui m'a pris mais ce n'était pas une bonne idée. Je ne voulais pas te déranger, t'imposer ma présence. Pardonne-moi. » Je ne me sens pas le droit d'être là. Je n'ai aucune confiance en moi en ce moment. Je ne me sens pas prête à prendre le risque d'être déçue. Je garde la tête baissée fixant le sol un long moment. J'ai l'impression que mon cœur va sortir de ma poitrine. Je finis par croiser son regard et soudain mon monde retrouve tout son sens. Tout en moi semble se remettre en place. Je n'arrive plus à me résigner à retourner dans mes appartements même si ce serait sans doute plus raisonnable. Je m'avance lentement d'un pas pour rompre la distance puis tends la main pour caresser sa joue du bout des doigts frôlant ses lèvres avant de retomber. Avais-je pris trop de temps pour répondre ? J'ai besoin de savoir. « Pourquoi ne pas avoir répondu à ma lettre ? Ou ne pas être venu ? Tu n'en avais plus envie ? » J'avais pris tout autant de temps, voire plus, à lui offrir une réponse. Comment pouvais-je alors lui demander des comptes mais j'avais besoin de savoir que ce n'est pas parce qu'il avait simplement changé d'avis. Je n'étais toujours pas certaine à l'idée qu'il ne s'évapore pas en l'espace d'un instant. J'ai besoin que lui fasse un pas vers moi. J'ai besoin qu'il me retienne et me rassure. Je m'éloigne d'un pas puis d'un second comme en suspend.
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Johannes L. Rosenberg
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It's gonna take a lot to drag me away from you

ft. alexis m. abberline


Il n'arrive pas à le sortir de sa tête. Malgré tout ce qui a pu se passer, malgré tout ce qui a pu être dit, malgré la peine mentale et physique, Johan ne peut s'empêcher de penser à son frère, enfermé depuis deux semaines déjà, dans les cachots. Ses doigts tapent le bois de son bureau en suivant un rythme qui n'est que dans sa tête alors qu'il est dans la paperasse, et il a beau relire encore et encore les mêmes phrases, rien ne rentre. Il n'arrive pas à se concentrer. Il hésite, encore et toujours. Il a hésité, le jour de la rentrée. Il a hésité, ce matin. Il hésite, là, maintenant. Il est passé voir James une fois, il aurait pu s'arrêter pour lui, mais ne l'a pas fait. Il y a toujours cette honte, cette honte de son propre comportement, qui le ronge et qui le pousse à angoisser de croiser le regard de celui qu'il a frappé il y a quelques mois. Pourtant, il va bien falloir qu'il y aille, un jour. Enfin, « il faut »... Rien ne l'oblige, mais il sait bien qu'il n'arrivera pas à faire comme si de rien n'était, et comme s'il n'avait pas l'envie d'aller le voir, d'aller vérifier qu'il va un minimum bien, qu'il tient le coup. Ils ne sont pas proches. Il doute qu'ils le soient un jour. Mais dans une situation comme celle-là, au diable les querelles, non ? Du courage, c'est ce qu'il lui faut. Mais du courage, il semble en manquer, ces derniers temps. Sinon, il serait allé la voir, elle.

Il n'est pas allé la voir. Il ne lui a pas répondu, non plus. Quand il a reçu sa lettre, quand il a vu cette écriture qui lui a semblé sur le coup aussi familière qu'étrangère, il n'a pas su quoi faire, le torse serré. Il ne s'attendait pas au moindre retour, n'imaginait pas deux secondes qu'elle prendrait le temps de coucher tout ça sur parchemin. Pourtant, à sa grande surprise, il s'est retrouvé début Août avec une lettre à son attention, signée de son nom, une lettre qui lui a serré la gorge, qui lui a emballé le cœur, qui l'a laissé si indécis, si impatient, si effrayé. Une lettre qu'il a toujours dans ses appartements, qui n'attend qu'une énième relecture. L'Allemand passe une main dans ses cheveux, nie doucement de la tête. Voilà ce qui l'obsède. Deux choses. Deux personnes. Encore. Il a l'impression que rien ne bouge, que rien ne change, que rien n'évolue. Il a l'impression d'en être au même point que quelques mois auparavant. Sa chaise racle contre le sol quand il la repousse en arrière et se lève, s'étirant sur toute sa hauteur. Il faut qu'il trouve quelque chose, n'importe quoi, pour lui changer les idées. Les livres ne fonctionnent pas. Son travail non plus. Il hésite un instant à aller attraper la bouteille qui repose depuis un bon moment sur une des étagères de son armoire, et finit par décider que non, ce n'est pas le moment, pas alors que quelqu'un frappe contre sa porte.

Johannes. Son cœur fait un bond dans sa poitrine à l'instant même où son regard se pose sur Alexis, qu'il n'attendait pas davantage que sa lettre. Elle est sobre, cette fois. Il l'observe, incapable du moindre mot, du moindre geste. Il se sent bête, là, comme ça, devant elle. Elle est venue jusqu'à lui et il ne réagit pas, complètement bloqué. Je n'aurais pas du venir. Voilà qu'elle le regrette déjà. Ses sourcils se froncent, ses lèvres se pincent, et c'est de la peine qui se peint sur son visage, mais elle ne le regarde pas davantage qu'avant. Je ne sais pas ce qui m'a pris mais ce n'était pas une bonne idée. Malgré ces lettres, ils ont laissé-- non, il a laissé les choses dans un état désastreux. « Triste et en colère ». « Perdue et effrayée ». Il se rappelle chacun des mots employés à force de les avoir lus et relus, et tout lui semble d'autant plus tangible maintenant qu'elle se tient devant lui, prête à partir à peine quelques secondes après être arrivée. Je ne voulais pas te déranger, t'imposer ma présence. Pardonne-moi. C'est vraiment ce qu'elle pense ? Qu'elle s'impose à lui ? Il voudrait lui dire que non, elle n'impose rien du tout, mais aucun son ne grimpe sa gorge. Il sent son cœur y battre, ainsi que dans ses tempes, et a peur de ce qui peut bien franchir ses lèvres s'il les ouvre.

Croiser son regard lui fait manquer un battement. Elle se rapproche, lève la main vers son visage et il se crispe inconsciemment. La dernière fois qu'elle a fait ce geste dans sa direction, elle a laissé une trace rouge et chaude sur sa joue, accompagnée d'une vague de honte -la revoilà donc-. Elle ne le gifle pas, pas cette fois, ses doigts venant caresser sa peau, le coin de ses lèvres, pour disparaître tout aussi rapidement. Il a à peine eu le temps de fermer les yeux pour profiter de son contact. Pourquoi ne pas avoir répondu à ma lettre ? Ou ne pas être venu ? Tu n'en avais plus envie ? Bon sang qu'il pouvait avoir envie de la voir, elle n'a pas idée. Mais encore une fois, le courage n'est pas la plus grande de ses qualités, pas quand il se retrouve juge de ses propres actions, clairement coupable. Prendre sa part des responsabilités, il en est capable, largement. Mais avec elle, il a peur des conséquences, alors il lui faut le temps de parvenir à faire ce geste vers elle, pour elle, pour lui, pour eux.

Elle commence à s'éloigner avant qu'il soit parvenu à trouver les mots justes, et son corps réagit avant sa tête, ses doigts venant s'enrouler autour du poignet de l'Anglaise, la tirant vers lui, un pas, puis deux en arrière, jusqu'à ce qu'ils soient tout les deux dans son bureau, porte repoussée jusqu'à ce qu'elle soit fermée. Il n'a pas réussi à aller la voir, mais il ne peut pas faire la bêtise de la laisser partir. Il ne peut plus. Reste. Ça ressemble à une supplique un peu rauque, prise par l'émotion. Les bras du concierge viennent entourer la professeure, avec peut-être un peu de force, un soupir profond lui échappant alors qu'il se laisse un instant pour enregistrer son corps contre le sien, sa chaleur. Il est temps de faire preuve d'un peu d'honnêteté. Je n'attendais pas de réponse de ta part, et j'ai eu peur qu'en t'en renvoyant une autre... J'ai eu peur que rien ne revienne en retour. Il ne doute pas d'elle, mais de lui. Il a peur de reproduire les mêmes erreurs que par le passé, en plus des nouvelles qu'il a pu faire. Il ne sait toujours pas ce qu'il a pu faire, exactement, mais il a peur de le refaire, d'une façon ou d'une autre. Je cherchais le bon moment pour venir te voir, celui où je parviendrais à trouver les mots voulus et le courage qui va avec, mais l'un ou l'autre ne cessait de me faire défaut. Pardonne-moi, Lex. Pardonne moi pour ma stupidité, pour tout ce que j'ai pu dire, pour tout ce que j'ai pu faire. Il a besoin de son pardon. Il ne sait pas ce qu'il fera dans le cas où elle le lui refuse. Je n'ai jamais... Je n'ai pas... Je sais que tu n'aurais jamais fait ça. J'ai été idiot, j'ai été dingue, je l'ai laissé m'atteindre à tes dépens. Pardonne-moi.


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Alexis M. Abberline
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Lexis & Johan

It's gonna take a lot to drag me awayyy from youuu
J'ai la sensation de ne pas l'avoir vu depuis une éternité, un temps bien trop long. Mon cœur se gonfle d'un sentiment indescriptible à la seconde où il entre en collision avec mon monde. Le retrouver c'est comme une explosion de sensations. Sentir sa peau chaude sous mes doigts c'est comme une décharge électrisante qui parcourt tout mon corps. Il suffit que je partage le même air que lui pour que chaque seconde semble apporter une douce chaleur dans mon cœur Il reprend vigueur alors que je prends conscience combien il était ridicule de rester loin l'un de l'autre. Il m'est vitale, je ne peux pas le nier. Ma colère, ma déception, ma peur, tout cela me semble bien dérisoire et ridicule alors qu'il est juste devant moi. L'idée de le fuir me semble encore plus idiote alors que tout mon être n'aspire qu'à venir se blottir dans le confort de ses bras. J'ai besoin qu'il me serre contre lui à m'en étouffer. J'ai besoin que le malaise s'évapore pour ne pas broyer du noir. Je suis incapable d'exprimer tout ce que je ressens alors que je n'affiche qu'un regret d'être venue. Je regrette oui parce que je suis terrorisée par l'éventualité d'un rejet. Je n'ai pas le moindre souvenir d'être venue à lui en pleine nuit, ivre. J'ai un énorme trou noir sur cette soirée chaotique où mon manque de lui avait pris le pas sur ma raison. Merci l'alcool distillé dans mes veines à profusion. Pour moi, je n'avais pu que l'effleurer du regard depuis la rentrée l'apercevant au moment des repas ou au détour d'un couloir. Pour moi, je n'avais pas eu la chance d'entendre sa voix qui me chavire et me bouleverse. Que le vide laissé par son absence depuis juin. C'était tout ce qu'il m'avait laissé alors que mon monde devenait plus sombre privé de son soleil. Il vient illuminer mon monde mais cela ne dure qu'un bref instant. Je devrais avoir l'habitude à ses silences sous l'effet de la surprise. Je devrais m'y attendre qu'en débarquant à l'improviste, il resterait comme bloqué. Pourtant, le voir aussi figé me fait douter de moi, d'avoir eu raison à prendre les devants.

J'ai la sensation de le bousculer, de le forcer à faire ce dont il n'est pas prêt. Je lui rentre dedans de manière métaphorique, je viens chambouler son monde. Je fais des pas de géants mais j'ai la sensation de lui imposer mon rythme. Je perds confiance en moi. Je devrais veiller à le respecter davantage. Suis-je donc devenue si horrible au point de ne pas faire gaffe à ses sentiments. Je pense agir pour le mieux, pour lui, pour moi, pour nous mais si je m'étais plantée depuis le début sautant des étapes cruciales. J'aurais dû lui laisser plus de temps, respecter ses besoins. Je veux réparer mon intrusion trop violente dans son univers. Je veux partir avant de l'avoir contraint à m'écouter, à me répondre. Je peux très bien attendre qu'il ne vienne à moi alors que je l'ai fait attendre des années pour une réponse sur notre rupture. La confusion me gagne de le voir se crisper quand je veux simplement caresser sa joue. J'ai laissé une trace dans son esprit lorsque je l'ai giflé. Je voudrais m'excuser. Je le devrais car j'ai commis une telle erreur. Le voir fermer les yeux me laisse indécise. Veut-il savourer ce contact ou me cacher le dégoût que ça lui inspire. J'ai tellement honte. J'ai laissé les choses dans un état désastreux. Heureusement, je n'ai pas vu la peine se peindre sur son visage, elle m'aurait tué le cœur Lui faire du mal c'est comme me faire du mal à moi-même. Il est une part de moi. Avant de lui en faire à nouveau, je m'éloigne de lui pour son propre bien. Un seul mot et je sais que je changerai d'avis. Mais cette fois, lui seul a le contrôle de nos vies. Je lui donne tout pouvoir sur moi, je m’abandonne totalement. Il est si silencieux et je me demande si j'ai brisé ce qu'il y a entre nous avec mes mots trop accusateurs. Son geste me surprend et je dois me retenir de ne pas fondre en larmes. Il me retient et mon cœur se gonfle d'un bonheur et d'un soulagement sans nom. Il me tire vers son bureau et je ne songe même pas à opposer la moindre résistance. Je le suis fermant les yeux une seconde quand la porte se referme. Sa voix me bouleverse alors que l'émotion qui y perce me donne un espoir fou que j'ai pu lui manquer un peu. « Tu n'as qu'à demander et je ferai tout ce que tu veux. » Je ne compte pas partir sauf s'il le veut. Je ne compte pas abandonner sauf s'il me le demande. Je ne compte pas parler sauf s'il le veut. Je ne compte pas le laisser partir sauf s'il m'en supplie. Je ne compte pas cesser de l'aimer même s'il me l'ordonne.

A la seconde où ses bras se referment sur moi, je me sens de retour à la maison. Il me serre avec force. Il pourrait me faire mal mais je m'en fous. Tout ce qui compte c'est qu'il me tienne contre lui.  Son soupir me fait sourire. Je reste pourtant figée incapable du moindre geste. Mon esprit se remet en marche quand sa voix me parvient comme une caresse. Mes bras viennent lentement l'entourer pour le serrer. Je veux le retenir. J'ai besoin de l'empêcher de se détacher. J'ai besoin de lui et l'avoir tout contre moi, prendre conscience de cette proximité retrouvée, c'est comme atteindre l'extase. Il peut me transporter au septième ciel d'une simple étreinte. Ma voix est timide, fragile quand j'arrive finalement à articuler le moindre mot. « Je te pardonne. Je t'ai pardonné il y a longtemps même si ça m'a fait mal que tu aies pu imaginer que... » Un frisson me parcourt rien qu'à cette éventualité. Mais j'ai eu le temps d'y penser et je me suis rendue compte de combien j'ai ma part de responsabilité dans tout cela. Je ne peux plus me voiler la face. « Johan, je ne peux pas t'en vouloir. J'en serais incapable. J'ai commis des erreurs mais je sais que je ne peux pas vivre sans toi. Je ne peux plus envisager un instant que l'on soit éloigné l'un de l'autre, c'est comme mourir à petit feu. Tu es mon idiot à moi. » Il y a une fragilité à peine voilée lorsque mon regard rencontre le sien. Je n'ai pas la force de faire semblant que tout va bien. Rien ne va depuis que l'on s'est disputé. Je me sens comme privée d'oxygène, dans une obscurité sans fin depuis bien trop longtemps maintenant. Ces trois mois m'ont semblé une éternité et même si je ne l'ai pas prouvé, il a été dans mes pensées à chaque instant. J'ai revécu notre histoire depuis la première seconde maintes fois. « Ta peur, elle vient du fait que... que j'ai arrêté de t'écrire quand on était ensemble ? Et que je ne t'ai pas expliqué pourquoi ? » Cela fait sans doute bien trop longtemps que je repousse le moment de lever le voile. Je le serre plus fort venant enfouir mon visage dans son cou. Je hume l'odeur de sa peau. Mes doigts se serrent sur son pull. Je m'y accroche comme une désespérée à sa planche de salut. Je le regarde un sourire tellement désolé sur les lèvres. J'ai besoin de le retrouver pleinement et de ne plus jamais le quitter.
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Johannes L. Rosenberg
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ft. alexis m. abberline


Je te pardonne. Je t'ai pardonné il y a longtemps même si ça m'a fait mal que tu aies pu imaginer que... Bon sang, il s'en veut encore tellement, même des mois après, même après lui avoir présenté ses excuses par écrit. Il n'est pas impulsif, il n'est pas censé l'être. Il est censé être capable de jauger la chose, de réfléchir à la situation qui se présente à lui. Il est censé pouvoir comprendre ce qui se déroule sous ses yeux sans se jeter sur la première conclusion possible. Il n'a pas la moindre excuse, il le sait. Quel con. Johan, je ne peux pas t'en vouloir. Si, elle le peut. Elle en a tous les droits. J'en serais incapable. J'ai commis des erreurs mais je sais que je ne peux pas vivre sans toi. Des erreurs ? Sur le coup, Johan ne voit que les siennes, et il a du mal à comprendre pour quoi elle se sent responsable, exactement. Il ouvre la bouche pour intervenir mais se retient quand elle reprend la parole, ne souhaitant pas l'interrompre. Je ne peux plus envisager un instant que l'on soit éloigné l'un de l'autre, c'est comme mourir à petit feu. De manière un peu égoïste, ça lui fait du bien de savoir qu'elle a autant souffert de cet éloignement que lui, qu'elle a autant détesté ça que lui. L'avoir loin de lui, c'est quelque chose de terrible. C'est trop arrivé, pour trop longtemps. C'est de plus en plus pénible avec le temps, comme si chaque mois passant rendait le tout un peu plus insupportable. Tu es mon idiot à moi. Encore ces mots. Son idiot à elle. Il a bien trop conscience de sa propre stupidité estivale pour s'offusquer d'un tel sobriquet, appréciant simplement la chaleur qui se propage dans son torse quand elle lui indique qu'il est à elle. La question ne se pose même pas, pour lui. C'est une évidence totale.

Plonger son regard dans celui de l'Anglaise quand il s'éloigne suffisamment pour voir son visage lui serre le torse, touché par ce qu'il peut y voir. Ils sont fragilisés, tous les deux. Les événements de Juin ont été une rafale contre un château de carte, laissant le tout étalé sur la table avec une envie certaine de ne pas vouloir abandonner, mais une peur de ce que la suite peut bien réserver s'ils tentent de le reconstruire. Et si ça recommence ? Et si tout s'effondre à nouveau ? Ils étaient en train de tout reconstruire à deux, ce doute toujours au fond de leur tête, pour se retrouver face à une nouvelle tempête. Et ils ont l'envie, ils ont ce besoin, l'un de l'autre, mais ils ont ces craintes, aussi. Partagées. Ta peur, elle vient du fait que... que j'ai arrêté de t'écrire quand on était ensemble ? Et que je ne t'ai pas expliqué pourquoi ? Qu'est-ce qu'il est censé dire ? Est-ce que la vérité est une option envisageable ? Lui expliquer que, pour le coup, oui ? Que c'est... De sa faute, en soi ? Il se voit mal lui dire une telle chose, et en même temps... En même temps, il n'y a pas d'autre explication en ce qui concerne cette peur-là. Il est dans le noir, encore, toujours. Des années après que ce soit arrivé. Des mois après l'avoir retrouvée. Il ne sait toujours rien, n'a toujours pas la moindre idée des raisons de leur séparation. Alors il a peur, oui. Alexis resserre son étreinte, vient caler son visage contre son cou, ses doigts agrippés à ses vêtements, et il s'autorise à la serrer un peu plus fort à son tour. J'ai attendu, Lex. J'attends toujours. Je... Ne veux pas te forcer à quoi que ce soit, parce que je n'ai pas la moindre idée de ce que tu peux avoir à me dire, et que je sais que certaines choses demandent du temps. Que tout n'est pas facile à dire, à avouer, à admettre. Si Zephÿr ne l'avait pas confronté en Mars, est-ce qu'il lui aurait un jour avoué son adoption ? Il est loin d'en être sûr. Parfois, dire les choses à voix haute les fait sembler tellement différentes... Mais... Justement... Je n'ai pas la moindre idée de ce que tu peux avoir à me dire. Et je n'ai de cesse de me poser la question, encore et encore. Sur ce qui a pu se passer. Ce que j'ai pu faire. Ce qui a pu t'arriver. Je ne comprends pas. J'ai beau chercher, j'ai beau réfléchir, je ne comprends pas. Je ne trouve pas. C'est aussi pour ça qu'il a cédé si facilement à ses peurs quelques mois plus tôt. Parce qu'il ne comprenait pas et que, peu importe à quel point elle pouvait sembler absurde et irrationnelle, on lui offrait enfin une sorte d'explication. Je devrais attendre sagement, que tu m'expliques, que tu finisses par me dire. Mais tu me connais, tu sais comment ma tête fonctionne. Ça ne justifie rien.

L'Allemand vient glisser une main contre la nuque d'Alexis, la laissant reposer là alors qu'il reprend la parole. Quand je t'ai écrit cet été, j'étais persuadé que tu ne répondrais pas. Parce que tu étais fâchée, et que tu avais raison de l'être. Mais aussi parce que, oui, mes dernières lettres à ton attention n'ont jamais motivé le moindre retour de ta part. Quand j'ai reçu ton parchemin, j'ai préféré ne pas pousser ma chance, ne pas tenter une nouvelle fois et prendre le risque que ça recommence. J'ai envoyé la première en sachant à quoi m'attendre. J'aurais envoyé la seconde avec beaucoup trop d'espoir, pour pouvoir supporter un nouveau silence de cette façon.


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La boule au ventre. Ma question, je l'ai prononcée avec cette peur panique qu'il me confirme que tout ce mal, toute cette douleur c'est uniquement ma faute. Je suis responsable d'une douleur bien trop vive pour que son cœur puisse l'oublier. J'ai marqué le manque dans sa peau. J'ai insufflé le doute dans son esprit. Naïvement, j'ai cru que lui prouver que maintenant j'étais là, pleinement à lui suffirait à chasser ces vilaines craintes. J'ai voulu me bercer d'illusions pour ne pas me rappeler que je suis celle qui lui a fait un mal de chien. J'étais tellement égoïste et je me demande si un jour, j'arriverai à me pardonner pour ce silence que je lui ai imposé. J'ai été tellement lâche. Je voudrais pouvoir me rattraper mais la seule manière de réparer mon erreur c'est maintenant de m'ouvrir. J'ai tant de fois cherché au plus profond de mon cœur les bons mots, ceux qui pourraient l'aider à comprendre mais aucun ne me semble réellement valable. Son incompréhension me bouleverse et me fait monter les larmes aux yeux. Je fuis mes propres responsabilités car je crains qu'il ne me repousse. J'ai peur qu'il me juge terriblement gamine et qu'il ne me reproche de ne pas avoir su gérer tout cela comme une adulte. Il aurait terriblement raison mais c'est ce qui me terrorise. Je sais qu'il ne tente pas de me mettre face à ma propre faute en m'avouant combien ça peut le hanter mais je ressens l'accusation cachée. Nous ne nous serions pas quitté si froidement en juin s'il avait eu la moindre idée des raisons de ma fuite il y a des années. Ma voix est rauque et chargée d'émotions quand je trouve le courage de reprendre la parole. « Ça justifie tout au contraire Johan. Que tu aies pu pensé une telle chose, même si ça me blesse, je sais que c'est uniquement parce que je te refuse encore et encore le droit de comprendre ce qui a bien pu se passer. » Il y a tellement de peine rien que d'y repenser. Je souffre de cette histoire au même titre que lui mais je n'ai pas le droit de me lamenter sur moi-même. Je n'ai que moi-même à blâmer dans cette histoire et je refuse qu'il se torture plus longuement car il ne le mérite pas. Il a le droit de savoir la vérité surtout qu'il doit l'imaginer terriblement pire que ce qu'elle n'est en réalité à savoir que je ne suis qu'une fille qui n'a pas une once de courage en elle. J'ai flanché et j'ai craqué au lieu de me battre pour nous. J'ai peur qu'il voie en moi une facette dont il ignorait l'existence et qui viendra ternir son amour pour moi. « Tu n'as aucune raison de te blâmer pour mes erreurs mon amour. » Les mots sont soufflés dans un murmure contre sa peau. Je laisse errer mes lèvres sur la peau de son cou une seconde avant de me détacher légèrement pour lui faire face venant plonger mon regard dans le sien.

Ce que je lis dans son regard me bouleverse. Je viens poser une main tremblante sur sa joue alors qu'un faible sourire se dessine sur mes lèvres. J'imagine le désespoir qui grandit de jour en jour. Je peux le voir attendre en vain une réponse qui jamais n'est venue. Je peux tellement sentir le désespoir au moment de s'endormir sur une journée supplémentaire emplie de ce silence. Je sais combien l'espérance est fragile et se brise avec une telle facilité. Je me demande combien de temps, il s'est accroché à la faible croyance qu'un jour, je finirais par revenir vers lui. Cela me fend le cœur rien que de l'imaginer. « Je n'avais pas le droit de t'imposer tout cela aussi longtemps. Je suis terriblement désolée et j'espère que tu sauras me pardonner tout cela. Je t'aime et je t'ai toujours aimé. Cela n'a jamais été de ta faute, juste de la mienne. Je regrette que tu aies cru si longtemps avoir fait quelque chose de mal. » Je viens poser mon front contre sa poitrine fermant les yeux un instant. Je n'ai pas le courage de le regarder droit dans les yeux. Il n'exige rien mais je ne peux pas fuir plus longtemps. « J'ai cessé de répondre à nos lettres car tu me manquais trop. Enfin, pas que pour cette raison mais j'avais du mal à te savoir si loin. Quand j'ai pris mes fonctions ici, je me sentais dépassée. J'avais peur de pas y arriver. Je me sentais pas organisée. C'était prenant. J'arrivais à peine à gérer et je doutais de moi. » Je marque une légère pause pour reprendre mon souffle. Mon cœur bat la chamade et je continue de me retenir à lui par crainte qu'il ne s'éloigne. « Mon père est tombé malade, assez gravement. Ma mère est ma mère... tu sais... enfin tu ne la connais pas mais je t'ai déjà parlé d'elle. Elle était tellement perdue. Elle semblait minuscule. Elle n'arrivait à rien gérer. Tu sais que la famille c'est important pour moi. J'avais l'impression de toujours être à bout de souffle, de courir d'un bout à l'autre du pays. Je n'avais pas une seconde de répit entre les cours, aider ma mère, être au chevet de mon père. J'ai pas vu ma vie filer. J'ai pas vu notre histoire filer. J'étais épuisée. Je me sentais seule. J'avais besoin de m'accrocher mais je ne trouvais pas. J'ai voulu plus d'un soir venir te retrouver mais je ne savais pas même précisément où tu étais puis ton métier, c'était important. J'avais pas la force d'écrire et quand j'ai trouvé l'énergie, trop de temps s'était écoulé. Je t'avais abandonné pendant trois mois. Je m'en voulais. Je ne savais pas comment revenir sans paraître égoïste ou te donner la sensation que tu n'étais pas ma priorité. Ça aurait été tellement plus facile si tu avais été à mes côtés mais c'est ma faute. J'aurais dû t'expliquer... » Une larme silencieuse coule sur ma joue alors que je termine ma phrase. Je me rends compte à quel point j'ai mal agi et je me sens coupable. J'ai mal à la tête tellement mon sang pulse dans mes tempes.
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Johannes L. Rosenberg
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ft. alexis m. abberline


Tu n'as aucune raison de te blâmer pour mes erreurs mon amour. Elle a beau dire ça, il n'arrive pas à faire autrement. Parce qu'il n'a pas oublié le fait qu'elle lui ai reproché l'avoir faite passer au second plan, après son travail. Parce qu'il n'a certainement pas oublié à quel point il a pu déraper cet été. Ses erreurs à elle, il ne les voit pas. Il ne remarque que les siennes, que celles qu'il a lui même commises.

Il a un peu de mal à la laisser faire quand elle s'éloigne doucement. Il a du mal à ne pas l'empêcher de bouger pour la garder contre lui, tout contre lui. Qu'elle ne puisse pas s'en aller. Qu'ils ne soient plus séparés. Pas encore. Il a besoin de l'avoir contre sa peau, là, tout de suite, et le moindre geste, même minime, est déjà de trop. Mais il ne force pas, ne la bloque pas. Peu importe à quel point sa peau peut sembler subitement froide sans son contact, sans son souffle. Quand elle lève une main à son visage, cette fois, il ne flanche pas. Au contraire, même, il vient appuyer contre sa paume, les yeux une nouvelle fois fermés. C'est avec ces simples gestes qu'il réalise à quel point il peut être perdu quand elle n'est pas là. Je n'avais pas le droit de t'imposer tout cela aussi longtemps. Je suis terriblement désolée et j'espère que tu sauras me pardonner tout cela. Je t'aime et je t'ai toujours aimé. Cela n'a jamais été de ta faute, juste de la mienne. Je regrette que tu aies cru si longtemps avoir fait quelque chose de mal. Son cœur s'emballe, parce qu'il sait ce qui arrive. Au ton de sa voix, au rythme de ses mots. Johan rouvre les yeux mais automatiquement, Alexis vient reposer sa tête contre son torse, et il en est sûr. Il en est certain. Ce qui arrive, ce sont des explications. Il déglutit avec un peu de peine. Après les avoir tant souhaitées, tant attendues, tant demandées que ce soit silencieusement ou non, il va enfin connaître les raisons qui ont poussé l'Anglaise à cesser de lui écrire, à se séparer de lui dans le silence le plus complet. Et, étrangement, il pensait être prêt, mais il ne se sent pas prêt. Il a envie de lui demander deux minutes, le temps de se préparer mentalement, mais il n'en fait rien.

J'ai cessé de répondre à nos lettres car tu me manquais trop. L'Allemand fronce les sourcils. La distance a été difficile pour eux deux, ce n'est pas une surprise. Enfin, pas que pour cette raison mais j'avais du mal à te savoir si loin. Quand j'ai pris mes fonctions ici, je me sentais dépassée. Et il aurait dû être là pour l'aider, pour la soutenir, pour lui prêter main forte dans tout ça. Il ne l'a pas été. J'avais peur de pas y arriver. Il aurait dû être là pour lui dire que si, elle allait y arriver. Parce qu'il n'a jamais eu le moindre doute sur ses capacités, et qu'il était certain qu'elle s'en sortirait. Il ne l'a pas été. Je me sentais pas organisée. C'était prenant. J'arrivais à peine à gérer et je doutais de moi. Il aurait dû être là pour effacer ses doutes, pour lui changer les idées, pour l'aider à gérer les choses, à mettre de l'ordre dans ses plans et dans sa tête. Il ne l'a pas été. Qu'est-ce qu'elle lui a dit, déjà ? Qu'il ne devait pas se sentir responsable ? Chaque mot qui franchit ses lèvres ne fait qu'appuyer sur sa culpabilité grandissante, et s'il sait qu'elle ne lui raconte pas tout ça pour ça, le résultat est le même. Il la serre un peu plus contre lui, dans une demande de pardon silencieux, la laissant prendre un moment pour respirer, pour s'agripper un peu plus. Ce n'est pas fini.

Mon père est tombé malade, assez gravement. La nouvelle tombe subitement, sans la moindre introduction, et elle lui coupe momentanément la respiration, davantage atteint par la chose qu'il ne pouvait s'y attendre, lui qui n'a jamais eu la chance de rencontrer ses parents. Ma mère est ma mère... tu sais... enfin tu ne la connais pas mais je t'ai déjà parlé d'elle. Il acquiesce doucement mais il doute qu'elle puisse réellement sentir le geste. Elle lui en a parlé, oui. Elle était tellement perdue. Elle semblait minuscule. Elle n'arrivait à rien gérer. Tu sais que la famille c'est important pour moi. Il sait. Sa main passe de sa nuque à son omoplate qu'il caresse dans un geste de soutien, de réconfort. J'avais l'impression de toujours être à bout de souffle, de courir d'un bout à l'autre du pays. Je n'avais pas une seconde de répit entre les cours, aider ma mère, être au chevet de mon père. J'ai pas vu ma vie filer. J'ai pas vu notre histoire filer. J'étais épuisée. Je me sentais seule. J'avais besoin de m'accrocher mais je ne trouvais pas. Plus elle parle et plus cette boule dans sa gorge grossit. Sa solitude à lui n'était rien, absolument rien, comparé à celle d'Alexis. Il a complètement échoué. Il aurait dû être présent chaque jour, chaque nuit. Il aurait dû pouvoir l'aider à porter tout ça, ne pas la laisser tout prendre sur ses épaules. Il aurait dû être un refuge. Il n'a été qu'une source de tristesse, de mal en plus. Et elle, elle continue de lui dire que ce n'est pas sa faute. Comment est-il censé penser deux minutes que ce n'est pas le cas ? Surtout maintenant qu'il apprend ça. J'ai voulu plus d'un soir venir te retrouver mais je ne savais pas même précisément où tu étais puis ton métier, c'était important. Elle était plus importante. Elle est plus importante. S'il avait su, il n'aurait pas hésité une seule minute. Mais dans le fond, il n'aurait jamais dû repartir. Et s'il n'était pas reparti, il aurait été là, à ses côtés. J'avais pas la force d'écrire et quand j'ai trouvé l'énergie, trop de temps s'était écoulé. Je t'avais abandonné pendant trois mois. Je m'en voulais. Je ne savais pas comment revenir sans paraître égoïste ou te donner la sensation que tu n'étais pas ma priorité. Il aurait compris. Il n'aurait pas eu la moindre difficulté à saisir les raisons de son silence, si seulement elle les lui avait données plus tôt. Et dire qu'il lui en a voulu. Bon sang. Ça aurait été tellement plus facile si tu avais été à mes côtés, il en a déjà conscience, il s'en veut déjà, mais c'est ma faute. J'aurais dû t'expliquer... Il a le cœur lourd, tellement, tellement lourd. Quand le silence tombe pour de bon, il vient poser un baiser sur le haut de sa tête, resserrant de nouveau son étreinte, ses lèvres restant là de longues secondes avant qu'il finisse par prendre la parole. Ses premières syllabes sont rauques d'émotion et il se racle la gorge avant de reprendre.

Ce n'est pas de ta faute, Lexis. J'aurai dû être présent pour toi, et pas seulement quand c'est arrivé. Ce qui s'est passé, c'est... Il ne trouve pas le mot juste. Tant de choses ont reposé sur tes épaules, il y avait tellement d'attentes envers toi... Je suis vraiment désolé. J'aurai dû être à tes côtés, t'aider à porter tout ça, t'aider à gérer les choses quand elles devenaient étouffantes. Tu n'as pas idée d'à quel point je peux m'en vouloir. Tu avais besoin de moi, et je n'étais pas là. Repartir était une erreur, surement la plus grosse que j'ai pu faire à ce jour. Il hésite, pince les lèvres. Rajoute mon comportement de cet été à la liste des compétiteurs pour la place. Il ne sait pas si c'est une tentative d'humour ou une constatation, peut-être un peu des deux. Pour ce que ça peut valoir, je te promets que ça ne se reproduira plus. Je serai à tes côtés, et je serai disponible pour toi à chaque fois que tu auras besoin de moi. Il te suffira de venir me chercher, d'un simple mot, d'un simple signe, d'un simple regard. Je ne te lâche plus. Je ne repars plus. Je ne te quitte plus. Et lui fera attention au moindre changement qui pourrait le laisser comprendre qu'il peut aider, qu'il doit aider. ... Tu sais que je serais revenu, si tu m'en avais parlé, n'est-ce pas ? Je n'aurais... Je ne t'aurais jamais laissée seule avec tout ça. Il a besoin qu'elle sache. Il a été idiot, avec ses priorités dans le mauvais ordre. Plus jamais. Comment... Comment est-ce qu'il va, ton père ? Il a peur de demander, peur de la réponse.


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Alexis M. Abberline
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Lexis & Johan

It's gonna take a lot to drag me awayyy from youuu
Johannes m’est essentiel. Je me rends compte que mon monde ne peut pas tourner rond sans lui. Je me sens terriblement perdue comme si plus rien n’avait le moindre sens. Je ne me suis pas sentie bien un seul jour depuis ce qui s’est passé. Je me sens malade envahie par des sentiments tous plus sombres les uns que les autres. Je suis terriblement en manque de lui. J’aurais même pu y perdre la tête tout bonnement si j’avais dû voir le temps sans lui s’éterniser encore et encore. Je ne pourrais pas faire face à une nouvelle séparation. Je préfèrerais tout simplement me laisser dépérir que de devoir le perdre. J’avais su survivre une première fois grâce à l’espoir qu’un jour, la vie ne nous réunisse. Là j’en serais pas capable et cela m’effraie car ça me fait prendre conscience à quel point je suis dépendante de cet homme qui m’a volé mon cœur à l’aube de l’âge adulte. Je n’avais jamais réussi à ressentir quelque chose d’aussi fort pour aucun autre homme. J’ai tout bonnement été incapable de sentir mon cœur tremblé à l’unisson avec celui de nul autre que lui, mon corps vibré en symbiose avec quiconque. Je ne le pourrais pas. A mes yeux, Johannes est mon âme sœur. Il me complète d’une manière unique et merveilleuse qui me fait tourner la tête rien que d’y penser. Quand il calle sa joue dans ma main, je me sens terriblement bien. Il me rassure et chasse ma peur de le voir s’évaporer. Ma peur de le voir disparaître s’apaise légèrement mais c’est tellement bref car la peur de ce que je vais lui raconter, que ça puisse le faire fuir me broie le cœur. J’ai envie de fuir mais j’ai besoin de lui ouvrir mon cœur et de lui offrir ces réponses auxquelles il aspire en signe de ma confiance en la force de notre couple. Je veux croire que cela ne fera que nous rapprocher davantage. J’ai besoin de me bercer de cette certitude sinon le manque de lui va me faire m’effondrer tout simplement. J’ai peur de le voir me repousser. J’en suis malade par avance mais cela ne m’empêche pas de m’armer de courage pour lui offrir cette vérité qu’il mérite du plus profond de son être. Je ne pense pas une seule seconde que finalement, il puisse ne plus vraiment vouloir de ces explications ou ne pas être prêt à les entendre. Je ne peux pas y songer sans risquer de tout bonnement me dégonfler. Dire ces mots a un côté apaisant. Plus ils sortent et plus je me sens calme et sereine. Je ne sais pas pourquoi j’ai tenu à les garder pour moi si longtemps alors que partagés, ils sont tellement moins difficiles à prononcer.

Mais plus je m’exprime et plus je réalise ce que ces aveux produisent en lui. Il a pu me blâmer pour ce qui est arrivé pendant si longtemps. Il a dû imaginer que c’était la faute d’un autre. Il a pu se faire tellement de films. Mais cette vérité, même si je ne le voulais pas, doit faire naître une profonde culpabilité en lui. Je m’en veux instantanément. Je regrette déjà d’avoir parlé care je n’ai pas les mots pour apaiser la tempête en lui. Je ne voulais pas qu’il s’imagine coupable d’une quelconque manière. Je ne voulais pas produire un tel sentiment en lui quand à mes yeux, il est la perfection incarnée. Je me refuse à le laisser se blâmer pour mes propres choix. J’aurais pu, non j’aurais dû lui faire savoir que j’avais besoin de lui. J’avais gardé pour moi ce qui se passait en moi, pour moi. J’étais donc la seule à blâmer. Je ne voulais pas fuir mes propres responsabilités. Raviver tout ce passé me serre le cœur, il s’affole dans ma poitrine. Je dois lutter contre les larmes qui menacent de m’échapper. J’ai envie de laisse ma peine de cette époque s’échapper enfin. Je veux exorciser toute cette douleur qui m’a étreint le cœur et que je n’ai jamais réellement pu laisser s’en aller. J’aurais pu craquer mais j’avais besoin de continuer. Je voulais qu’il ne reste plus le moindre secret entre nous. J’ai la gorge serrée mais quand je termine, je sais que si je tiens debout c’est uniquement grâce à ses bras autour de moi. Je trouve cela tellement éprouvant. J’en suis chavirée. Je ne m’attendais pas à me sentir à la fois libérée et épuisée. Cela m’a vraiment prise de court car je me sens soudain si faible et vulnérable dans ses bras. Je m’en veux tellement de ne pas avoir été assez forte à l’époque pour réussir à tout gérer. J’aurais dû prendre mon courage pour lui ouvrir le cœur. J’avais tout gâché. Jamais je ne me pardonnerais réellement pour ces années perdues. Mais cette culpabilité nous liait à sa manière car nous partagions la même. Chacun se sentait responsable et au final, aucun de nous ne l’était totalement. Ce qui comptait réellement était comment nous saurions tirer des conclusions de ce qui s’était produit pour que plus jamais rien ne puisse nous séparer. Je voulais croire qu’aujourd’hui, notre couple ne pourrait qu’en être plus solide. Je me devais de croire en nous pour ressentir cette aura de bonheur qui me gagne rien qu’en l’imaginant à mes côtés jusqu’à mon dernier souffle. Je voulais penser que cette séparation nous rendait aujourd’hui beaucoup plus fort, beaucoup plus proche l’un de l’autre. On avait expérimentés le manque. On ne le voulait plus jamais alors rien ne pourrait plus nous séparer.

Je ferme sous la pression de ses lèvres sur mon front. Je sais qu’il est bouleversé. Je l’imagine se sentir coupable. Sa voix me fait frissonner alors que son émotion semble me gagner toute entière. Je secoue la tête de gauche à droite à ses mots alors qu’ils me confirment ce que je redoutais. Je ne veux pas qu’il se blâme. Trouver un responsable n’apportera rien, cela ne changera rien à ce qui s’est passé. Je sens ma voix se briser un peu sous l’émotion quand j’arrive finalement à trouver les mots pour exprimer ce que j’éprouve. « Johan… je ne veux pas que tu te sentes responsable. Oui c’était énormément à gérer. Je crois que je t’en ai voulu un temps d’être reparti mais ta passion… c’est ce qui m’a fasciné chez toi tout au début. Je ne peux pas te la reprocher. Je ne t’en aie jamais blâmé mais parfois j’avais trop mal parce que tu me manquais à un point inimaginable. » Je suis obligée de prendre une pause alors que ma voix me semble trop fragile pour poursuivre. Je redresse lentement la tête pour le regarder au plus profond de ses yeux lui offrant une vision sur mon âme, sur tout l’amour qui m’habite. J’espère qu’à travers ce regard, il comprenne combien je suis folle de lui. « Si tu es responsable alors tu n’es pas le seul. J’aurais dû t’écrire ou même venir. J’aurais dû te demander de rentrer car tu ne pouvais pas deviner combien j’avais besoin de toi. Je préfère me dire qu’aucun de nous n’est responsable. J’ai vécu avec l’espoir d’un jour pouvoir te retrouver et t’ouvrir mon cœur. J’avais besoin que tu saches que rien ne pourra jamais changer cet amour pour toi que j’éprouve. Tu es toute ma vie Johannes Ludwig Rosenberg. » Je le regarde avec tout mon amour. Je souris doucement avant de rire faiblement à sa tentative d’humour. Je me mords la lèvre. Je crois en sa promesse. Je sais que je peux compter sur lui. J’ai confiance pleinement en cet homme à qui je confierais ma vie sans la moindre hésitation. « Je ne te laisserai plus jamais me quitter Johan. Jamais plus loin l’un de l’autre. Si tu as envie de repartir, je te suivrai. Je te suivrais au bout du monde tant que tu es à mes côtés. J’ai besoin de toi. Ce ne sont pas des mots en l’air, j’ai été incomplète pendant toutes ces années. » J’étouffe un vague sanglot que je n’autorise pas à s’exprimer néanmoins. Je suis bouleversée mais surtout je me sens heureuse de savoir que l’on ne va plus se quitter. J’espère sincèrement que rien ne vienne nous éloigner à nouveau. Je reste surprise par sa question et le fixe de longues secondes sans trouver les mots. Je finis par hocher simplement la tête. « Oui je le sais. Je n’avais pas la force de bouleverser ta vie. Je n’aurais pas pu supporter un non. Je n’aurais pas pu supporter la culpabilité de t’avoir privé de ce métier que tu aimes. Je savais que tu aurais tout abandonné pour moi-même si ce n’était pas juste. » J’ai besoin qu’il comprenne que je n’ai jamais voulu le mettre à l’écart. Je n’ai jamais douté de lui non plus. Je n’ai jamais pensé qu’à son rêve à lui. Je ne voulais pas qu’un jour il finisse par regretter, ça aurait été trop douloureux. Je reste surprise par sa question avant de dire doucement. « Il s’en est remis. Il n’est plus aussi vaillant mais il va bien. Je veux te les présenter. » Je me hisse lentement sur la pointe des pieds pour poser un simple baiser sur ses lèvres.
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ft. alexis m. abberline


Leur voix qui se brise, leurs émotions qui les gagnent tout entiers, cette nécessité de ne pas se lâcher de peur de ne pas réussir à tenir debout sans l'autre : ils sont tous les deux dans le même état, incapables d'imaginer ne serait-ce qu'un instant s'éloigner des bras de l'autre. Les mots semblent sortir avec difficulté, la gorge nouée, mais ils essayent, ils tentent, ils communiquent comme ils auraient dû le faire bien plus tôt. Il ose espérer, se dire que pour ça, il n'est jamais trop tard. Que ce qu'ils font là, c'est se donner la possibilité de tout mieux reconstruire, même si ça aura pris des années. Est-ce qu'il est dingue, d'espérer ainsi ? Peut-être que certains lui diraient que oui, mais il a déjà admis auprès d'elle une certaine folie, ça ne serait pas totalement éloigné de ce qu'il est. Johan… je ne veux pas que tu te sentes responsable. Oui c’était énormément à gérer. Je crois que je t’en ai voulu un temps d’être reparti mais ta passion… c’est ce qui m’a fasciné chez toi tout au début. Son rapport à la Magizoologie a toujours été quelque chose qu'il peine un peu à définir. Parce que s'il n'irait pas parler de passion -sinon, il y serait certainement encore-, ça l'a toujours fasciné, et ça a été son ancre pendant de nombreuses années. Quelque chose dont il ne pouvait pas se passer, quelque chose qui lui appartenait, à lui, pour lui. Quelque chose qui venait de lui-même, qui n'avait aucun rapport avec ce qu'il avait, ce qu'il était avant. Un nouveau monde, une nouvelle chance, une nouvelle opportunité. Mais pas une passion. Et ça lui fait encore plus mal, là, maintenant. Je ne peux pas te la reprocher. Je ne t’en aie jamais blâmé mais parfois j’avais trop mal parce que tu me manquais à un point inimaginable. Il l'entend bien, quand elle lui dit de ne pas se sentir responsable. Ces mots, il les comprend. Mais c'est plus fort que lui, il ne peut pas faire autrement quand elle enchaîne avec ce genre de propos. Parce que ce manque, ce manque d'elle, il l'a connu, il le connait, et il sait à quel point ça a été dur pour lui. Alors elle, avec ce qui se passait en plus dans sa vie, elle a dû en souffrir bien davantage. Comment ne pas se sentir responsable dans ce cas-là ? Elle lève le regard vers lui et un instant, son souffle se coupe. La force de ce qu'il peut y lire le prend de court et il ne peut s'empêcher d'inconsciemment la serrer un peu plus contre lui. Si tu es responsable alors tu n’es pas le seul. J’aurais dû t’écrire ou même venir. J’aurais dû te demander de rentrer car tu ne pouvais pas deviner combien j’avais besoin de toi. Je préfère me dire qu’aucun de nous n’est responsable. Lui faire accepter une telle chose va être compliqué, mais si elle est prête à laisser ça derrière eux, si elle est prête à penser ainsi, alors peut-être qu'il peut en faire de même, même si ça mettra un moment. Même s'il devra se reprendre à plus d'une occasion. Aucun d'eux n'est responsable. C'est se voiler la face, mais peut-être que c'est nécessaire, que c'est comme ça qu'ils avanceront le mieux. Ou peut-être qu'il gardera toujours ça en tête, mais qu'il en tirera des enseignements comme il a déjà pu le faire. Qu'il ne le remettra simplement plus sur le tapis. Oui, ça lui semble être plus adapté. J’ai vécu avec l’espoir d’un jour pouvoir te retrouver et t’ouvrir mon cœur. J’avais besoin que tu saches que rien ne pourra jamais changer cet amour pour toi que j’éprouve. Tu es toute ma vie Johannes Ludwig Rosenberg. Il l'aime. Bon sang qu'il l'aime. Il est à peu près certain que son regard reflète tout ce qu'il ressent pour elle, comme une réponse silencieuse à ces mots qui lui serrent le torse d'émotion. S'il est toute sa vie, elle est définitivement toute la sienne, sans le moindre doute. Je ne te laisserai plus jamais me quitter Johan. Jamais plus loin l’un de l’autre. Si tu as envie de repartir, je te suivrai. Je te suivrais au bout du monde tant que tu es à mes côtés. Voilà qu'il va se plaire à imaginer ce que peut donner une vie sur les routes avec elle à ses côtés. Ce que sa vie aurait dû être, toutes ces années. Il n'a -pour l'instant- par l'intention de repartir, n'est d'ailleurs pas certain de le pouvoir avec tout ce qui se passe ici ces derniers temps, mais savoir qu'elle l'accompagnerait, ça lui fait chaud au cœur. Mais il ne pourrait pas se résoudre à lui demander de quitter ses élèves, pas alors qu'elle y tient tant. La suite des événements semble déjà tracée, même s'il n'en parle pas, même s'il ne dira certainement pas un mot à ce sujet, jamais. J’ai besoin de toi. Ce ne sont pas des mots en l’air, j’ai été incomplète pendant toutes ces années. De nouveau, il vient déposer un baiser sur son front, avant de replonger son regard dans celui de l'Anglaise. Il la laisse parler sans l'interrompre, comme elle l'a fait. Il n'est de toute façon pas certain que ses mots sortiraient normalement s'il tentait de prendre la parole, sa gorge trop nouée pour laisser le moindre son s'échapper correctement sans s'éclaircir la voix.

Oui je le sais. Je n’avais pas la force de bouleverser ta vie. Je n’aurais pas pu supporter un non. Comme s'il pouvait lui dire non, surtout pour quelque chose de la sorte. Mais il comprend. Ne pas demander, c'est écraser tous les doutes possibles. Aucune chance de faire face à un refus si on ne pose pas la question. Je n’aurais pas pu supporter la culpabilité de t’avoir privé de ce métier que tu aimes. Je savais que tu aurais tout abandonné pour moi-même si ce n’était pas juste. Oui, il aurait tout abandonné pour elle, sans la moindre hésitation. Dans le battement de cœur qui aurait suivi, il aurait fait ses valises pour revenir au Royaume Uni, pour elle. Que ce soit juste ou non, là n'est pas la question. Enfin, pour elle, si, ça semblait être le cas. Mais il aurait aimé avoir son mot à dire là-dedans, un peu égoïstement. Il s’en est remis. Il n’est plus aussi vaillant mais il va bien. Je veux te les présenter. Son cœur s'emballe tant pour le baiser que pour ce qu'elle vient de dire, et il se sent comme un jeune adulte encore une fois. Rencontrer ses parents, c'est une étape à franchir. Et il a un peu peur de ce qu'ils savent, de ce qu'ils peuvent penser vis à vis du fait qu'il est parti toutes ces années, qu'il a laissé leur fille ici, loin de lui. Qu'il n'a pas été là pour elle. Il les a certainement déçus sans même les avoir vus une seule fois, et c'est loin d'être ce qu'il souhaite. Mais il acquiesce, doucement, n'ayant aucune confiance en sa voix sur l'instant, avant de se racler la gorge. Alors nous organiserons ça. Même si je doute que s'éclipser d'ici soit évident, ce doit être faisable le temps d'un soir, j'imagine. Oui, il est en train d'évoquer la possibilité de passer outre le règlement qui leur est imposé, simplement pour rencontrer ses beaux-parents. Mais si c'est ce qu'elle souhaite, il est prêt à ça. Mais prenons le temps de nous retrouver, d'abord. Pour de vrai. Sans ces questions bloquées à l'arrière de ma tête. Sans cette peur de s'éloigner de nouveau. Juste toi et moi, comme au début, à s'apprendre, à se réapprendre. Johan vient caler son visage contre son cou, ignorant la position peu agréable pour sa nuque. Un instant, il se contente de la sensation de l'avoir juste là. Tu m'as manqué. Tu me manques. Oui, ils se sont retrouvés quelques mois plus tôt, hésitants, maladroits comme des enfants, mais quelque chose aujourd'hui est différent. Il n'est plus sur ses gardes, même pas une seconde. Il laisse tomber les murs. Tout ce qui importe, c'est elle, eux. Oui, c'est différent. Et quand il redresse la tête pour finalement venir l'embrasser dans un baiser qui n'est pas aussi mesuré qu'il aimerait le croire, il y transmet tout ce besoin, ce désir d'elle. Ce besoin tant physique que psychologique. Maintenant, plus qu'en Avril, il a l'impression de vraiment l'avoir retrouvée. Reste avec moi. Là. Ce soir. S'il te plait. Il sait qu'ils doivent être discrets, que c'est ce qu'ils avaient prévus, mais là, il se fiche de qui peut bien savoir. Tant qu'elle est là, ça n'a pas d'importance.


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Alexis M. Abberline
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Le véritable amour n’a pas besoin de mots. Ils sont superflus et inutiles alors que l’intimité d’un regard peut suffire à lever le voile, évincer tous les doutes qui pourraient subsister. Ce genre de regard n’est pas un simple échange, il est bien plus profond alors qu’il vient prendre l’âme en otage pour lui transmettre la promesse de surmonter tous les obstacles comme un tout. Ce n’est pas qu’un regard que nous échangeons mais comme un serment de ne plus jamais se quitter. Je ne sais pas s’il ressent la même chose que moi mais c’est ainsi que je vis le regard que nous échangeons après que je lui ai avoué ne pas pouvoir envisager ma vie sans lui. Je ne le pourrai plus sans que cela ne me tue. Il n’a pas la moindre idée de ce que ça représente pour moi mais ça suffit à balayer toutes mes peurs, toutes mes craintes de finir le cœur en lambeaux après un autre abandon. J’ai eu terriblement peur d’une nouvelle séparation que je n’osais pas lui faire face mais j’acquiers une sérénité, une certitude tandis que je me sens connectée à lui. Je peux lire dans son regard et dans son âme en plongeant mes yeux dans le sien. Mais plus que tout, je lui offre une vue sur mes rêves, mes aspirations et mon besoin de n’être qu’un à l’avenir. Je ne veux plus de la peur qui me force à me réveiller en sursaut la nuit. Je ne veux pas le chercher pendant des nuits solitaires en regrettant que son corps collé au mien n’ait existé que dans mes rêves. Combien de nuits ai-je fondu en larmes en réalisant que notre séparation n’était pas un cauchemar mais une cruelle réalité. Combien de nuits ai-je ressenti un froid si profond qu’aucune forme de chaleur ne pouvait venir chasser ? Combien de jours je me suis levée avec la certitude d’être incomplète ? Combien de jours j’ai essayé de m’échapper dans le monde illusoire de mes souvenirs pour me rappeler de la sensation de sa main dans la mien ? Je ne les ai jamais comptés mais ils ont été mon quotidien. J’ai essayé de noyer ma douleur dans de nombreux substituts et j’ai cru vaguement y être parvenue. Mais je me mentais à moi-même. Non rien n’aurait jamais pu combler le trou béant dans mon cœur né de son absence. Je voulais croire que ma vie avait un sens mais ce n’était qu’illusion car maintenant que je suis dans ses bras, je sais que je n’ai jamais été complète à nouveau depuis qu’il n’a plus été là. Je prends conscience qu’il est mon phare dans la tempête et que ma maison ne sera jamais que ses bras qui se referment autour de moi. Je rentre à la maison après un voyage interminable, pénible. Je suis enfin là où je devais être. Il est le monde auquel j’appartiens et je ne veux plus jamais l’oublier.

Je ne dois plus l’oublier car je ne dois plus jamais le laisser s’éloigner. La vérité est une libération qui m’ouvre les portes du Paradis. Je ne pensais pas que lui avouer ce qui m’avait amené à mettre fin à notre correspondance puisse réellement m’enlever un poids des épaules. Je n’avais pas conscience combien ça pesait sur ma conscience. J’ai eu tellement peur qu’il ne me rejette. Je croyais qu’il me reprocherait de ne pas m’être battue pour nous. J’avais peur qu’il ne me renvoie à ma culpabilité, à cette sensation d’avoir baissé mes bras trop vite. Je le redoutais mais je me leurrais et c’était une erreur de laisser ma peur l’emporter. J’avais cru que ce serait la fin de tout mais ça semblait au contraire signifier la renaissance de notre histoire libérée du poids du passé. J’avais l’impression de planer sur un petit nuage. Je devais avoir une bonne étoile car c’était inattendu. J’avais l’envie de pleurer. Non pas de tristesse comme tant de fois par le passé mais des larmes de joie. J’avais trop souvent pleuré quand le désespoir me gagnait. Mais je ne voulais pas accroitre cette culpabilité que je ressens sur lui alors je le serre plus fort. Je veux me noyer en lui. Je veux m’y raccrocher comme si le fait de le lâcher pouvait simplement me faire m’effondrer. Je ne crois pas que je pourrais tenir debout sans ses bras autour de moi. Je ne veux plus le lâcher. Je ne le peux tout simplement pas car j’aurais trop peur que mes bras ne se referment ensuite sur du vide. J’ai besoin de plus de temps pour réaliser que tout cela est bel et bien réel. Mon cœur bat tellement vite dans ma poitrine qu’il me fait mal. Je souris à en avoir mal aux joues mais je ne peux lutter contre cette euphorie qui me gagne de plus en plus. Mais quand il parle de s’échapper, je le regarde sous le coup d’une surprise sans nom. Ma voix tremble sous l’émotion alors que je murmure pour m’assurer que j’ai bien compris. « Tu voudrais les rencontrer ? Rencontrer mes parents ? Pour de vrai ? Ils seraient tellement heureux. Je leur ai si souvent parlé de toi. Je leur ai parlé combien tu étais un homme exceptionnel. Ils seraient si heureux de te connaître. » J’ai toujours été d’un tempérament secrète avec mes parents. Je les aime mais leurs années d’absence quand j’étais une enfant m’ont aidé à ne pas dépendre d’eux. Je n’ai pas besoin de leur approbation sur le chemin que je suis. Ils avaient leurs faiblesses et je les acceptais. Mais quand ça s’était fini, je n’étais pas entrée dans les détails. Je ne les avais pas laissé le blâmer. J’avais continué à le défendre comme si je nourrissais l’espoir au fond de moi que je puisse un jour le leur présenter comme l’homme avec lequel je voulais passer le restant de mes jours. Je n’avais jamais donné de raison et ils ne lui en avaient jamais voulu. Mon instinct de protection l’avait emporté.

Mon regard brille d’un nouvel éclat alors que je réalise combien tout cela prend une dimension tellement réaliste. Ça devient de plus en plus vrai et concret. Il veut rencontrer mes parents donc ça ne peut que vouloir dire qu’il nous voit rester ensemble pour au moins cette vie et toutes les suivantes si elles existent. C’est une forme d’engagement qui me gonfle le cœur d’un bonheur indescriptible. Mais d’abord, je veux profiter de mon temps avec lui. J’ai besoin de me le garder à moi seul. Je veux le découvrir. Je veux connaître chaque détail de son existence. Je veux savoir ce qui a fait battre son cœur. Je veux découvrir ses coups de cœur et ses coups de gueule. Je veux rattraper le temps perdu. J’ai aussi besoin de ce temps pour le laisser découvrir les cicatrices que je porte autant sur mon corps que sur mon cœur. J’ai besoin de le laisser entrevoir que je suis faible. Je veux qu’il sache qui je suis devenue. Je suis à la fois la même et terriblement différente. Je me laisse toujours atteindre par les mêmes injustices. Je rêve toujours du même avenir. Mais j’ai aussi découvert que malgré toute notre énergie, on est parfois terriblement impuissants. J’ai connu des désillusions qui m’ont changée. Son souffle dans mon cœur me donne la chair de poule alors que lentement mes doigts glissent dans ses cheveux pour les caresser en un geste apaisant et rassurant. Je suis là et je ne vais nulle part. « Prenons le temps dont nous avons besoin. Je ne veux pas te partager, pas encore. Je veux te garder tout à moi-même si c’est égoïste. Nous deux dans notre bulle sans le monde autour. C’est tout ce que je désire pour l’instant. » Son baiser me coupe le souffle. Il me transporte toute entière. Il me prend au cœur. Il me chavire et me renverse. Il est inattendu. Je peux ressentir son besoin et je lui transmets le mien. Ce baiser trahir mon désespoir et mon désir de m’offrir toute entière à lui. Il est plus exigent alors que mon besoin de lui me transporte toute entière. Chaque particule de mon corps aspire à entre en collision avec le sien. Je surfe sur la vague d’un désir inassouvi depuis trop longtemps alors qu’enfin je n’ai plus peur que notre temps ensemble ne soit compté, en sursis. « Tu m’as manqué aussi. Tu me manques encore. J’ai besoin de nous. » Sa demande me prend de court et je regarde autour de nous. Je n’hésite pas une seule seconde. Je ne songe même pas à être prudente car je ne le veux pas, pas en ce moment. Si l’on doit le découvrir, je m’en fous car je refuse de me cacher. Je sais que c’était moi qui voulait rester discrète mais là je ne le peux tout simplement pas tant il continue de me manquer malgré ses bras autour de moi. « Je reste. Je veux rester avec toi. Nous deux. Ici. Cette nuit. »
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ft. alexis m. abberline


Tu voudrais les rencontrer ? Rencontrer mes parents ? Pour de vrai ? Ils seraient tellement heureux. Je leur ai si souvent parlé de toi. Je leur ai parlé combien tu étais un homme exceptionnel. Ils seraient si heureux de te connaître. Il ignore pourquoi elle semble si surprise, alors qu’elle lui a dit vouloir qu’ils se rencontrent, tous les trois. Si c’est ce qu’elle souhaite, bien sûr qu’il le veut, bien sûr qu’il le pense pour de vrai. Et de ce qu’il comprend, ils n’ont pas l’air de vraiment lui en vouloir, mais il a quand même ce doute, là, quelque part. Ce qui ressemble étrangement à de l’anticipation mêlée à de l’angoisse. Il n’a rien d’exceptionnel, mais il fera ce qu’il faut pour être à la hauteur. Il le lui doit. Il se le doit. Il faut qu’il se rattrape, auprès d’elle, auprès d’eux. C’est important, c’est essentiel. Alors il acquiesce sans hésiter, sans louper un battement. Qu’elle sache qu’il en est sûr. Qu’il ne reviendra pas sur ses mots.

La main dans ses cheveux lui arracherait presque un gémissement de bien-être mais il se retient, se contentant d’un soupir contre sa peau. Prenons le temps dont nous avons besoin. Je ne veux pas te partager, pas encore. Je veux te garder tout à moi-même si c’est égoïste. Bon sang, mais il n’attend que ça, désormais. Qu’ils soient égoïstes, tous les deux. Qu’ils ne pensent qu’à eux deux, qu’ils ignorent le reste du monde et ses besoins, parce que tout ce qui importe désormais, tout ce qui importe pour l’instant, c’est ce qu’ils sont, ce qu’ils ont. Il ne veut pas qu’elle se le reproche, parce qu’il ne le fera pas. Il a envie d’être égoïste aussi, avec elle. Ils ont le droit, n’est-ce pas ? Ils s’en sont privés pendant si longtemps. Ils ont laissé tellement d’années s’écouler. Ils ont laissés ces derniers mois disparaitre en pensant d’abord au reste du monde avant de réellement penser à eux, en intégralité. Alors là, personne ne peut le leur interdire. Personne n’a cette capacité. Il ne laissera personne leur dicter la conduite à avoir, pas là, pas maintenant, pas à cet instant. Il est à elle, rien qu’à elle. Et elle est à lui. Rien qu’à lui. Nous deux dans notre bulle sans le monde autour. C’est tout ce que je désire pour l’instant. S’il le pouvait, il s'enfermait avec elle, nuit et jour, aussi longtemps que possible. Mais il ne le peut pas, parce qu’ils ont tous les deux des devoirs. Parfois, il maudit ce qui l’entoure, pour l’empêcher d’agir comme son cœur, comme son corps le désirent. Alors il se contente de lui transmettre ce qui ressemble à de l’urgence à travers un baiser qu’elle lui rend sans la moindre hésitation, avec la même force, cette force qui lui fait oublier le reste, qui lui ferait presque tourner la tête. Tu m’as manqué aussi. Tu me manques encore. J’ai besoin de nous. Sa voix, il souhaiterait l’entendre à jamais. Alexis, elle lui est indispensable, et chaque petite chose qui la fait elle lui semble valoir tout l’or du monde. Alors bien sûr qu’il a besoin d’elle, besoin d’eux. Ils savent exactement ce qu’ils se disent, avec ces mots. Ils savent ce qu’ils communiquent : cette nécessité d’être entrelacés comme si le monde s’écroulait le lendemain, ce besoin de sentir l’autre contre sa peau, de mêler leur souffle, leurs corps, sans même chercher à savoir ce qui serait raisonnable, ce qui serait prudent. Je reste. Je veux rester avec toi. Nous deux. Au diable la prudence. Ici. Au diable le raisonnable. Cette nuit. Rien n’a plus d’importance sur le moment que la femme dans ses bras et le désir qu’il a pour elle. Ses paumes viennent caresser la peau de ses bras avec une lenteur qui le surprendrait presque. Il savoure chaque seconde de contact, il prend le temps de sentir la chaleur de son corps. Elles viennent se glisser contre son cou, sa nuque. Ses doigts viennent délicatement dessiner les traits de son visage, comme s’il les gravait dans sa mémoire. Inutile, il l’a déjà fait il y a bien longtemps, il y a des années de ça, et il n’a jamais oublié. Avec ces gestes, il se sent simplement chez lui, bien plus que ces derniers mois, bien plus que ces dernières années. Parce que c’est avec elle, qu’il est chez lui. Et ce, peu importe où ils se trouvent.

La simple idée de devoir te lâcher le temps de finir mon travail m’insupporte... Il ne veut pas. Tout son propre corps lutte contre une telle chose tandis qu’il la serre encore et toujours contre lui. Si elle reste ici, maintenant, avec lui, il n’empêche que cette journée n’est pas finie et que peu importe à quel point il le souhaite, il ne peut pas tout envoyer valser sans plus de cérémonie. Et bon sang, que ce soir lui semble lointain. Sa hâte se fait naissante et il sait qu’une telle perspective va l’obséder tout du long. Il sait que son travail risque d’en pâtir. Tant pis. Je m’arrangerai pour échanger ma ronde ce soir avec quelqu’un, nous pourrons ainsi nous éclipser une fois le dîner passé, si ça te convient. La discrétion reste tout de même de mise, mais elle semble relayée au dernier plan. Parce que s’ils se font prendre, ce n’est pas grave. Par rapport à tout ce qui passe là, ça n’a pas d’importance. Ils feront face aux conséquences plus tard, à deux.


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Alexis M. Abberline
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Alors ne me lâche pas. Mon corps me hurle cette réponse. Je peux lire dans son regard qu’il n’attend qu’un signe pour tout envoyer valser. Mais nous ne sommes plus des adolescents. Nous sommes des adultes avec des responsabilités. Nous devons faire face que l’idée nous plaisir ou non. Nous devons… J’ai beau me répéter tout ce qui nous empêche de rester ainsi éternellement, je dois lutter pour m’en convaincre. Ce n’est pas ce que je veux. Je ne désire pas me montrer raisonnable mais au contraire tout envoyer valser pour simplement suivre mon désir profond. C’est ce à quoi j’aspire de tout mon être car je suis à bout de souffle depuis une éternité et ça me tue à petit feu. Je ne veux pas cesser de me consumer sous l’effet de ce manque pire que celui causé par toute autre drogue. Combien de temps encore devrons-nous faire semblant de ne pas être ensemble ? Je n’en ai pas la moindre idée mais je sens que cela ne durera pas. Mon corps s’enflamme à la seconde où il se pose sur lui. Mon cœur bat frénétiquement comme pour sortir de ma poitrine à chaque fois que j’entre dans la même pièce que lui. Un sourire vient étirer mes lèvres dès que je pense à lui peu importe le moment. C’est ce que j’ai toujours ressenti mais ces trouvailles rendent tout plus intense que jamais et c’est un bouleversement. Ma voix est plus fragile que jamais alors que l’émotion me submerge. « Je ne serai jamais bien loin et le feu ardent de l’impatience de te retrouver ne me quittera pas. Mais un seul mot et je viendrai… j’enverrai tout le reste valser… Je te le promets. » Quand étais-ce la dernière fois que l’idée d’envoyer mon travail valser avait été envisageable ? Je crois que ce n’était tout bonnement jamais été arrivé. J’étais toujours impliquée dans mon travail. J’allais donner mes cours avec gaieté. Je passais mes nuits à corriger en tirant une profonde satisfaction. Mais aujourd’hui, les runes me semblaient fades et ennuyantes. Je n’avais qu’une envie : les fuir. Je ne voulais pas travailler, me plier à mes obligations. Ça m’apparaissait comme un fardeau car ça m’éloignait du seul endroit où je veuille me trouver : ses bras. Je frissonne rien qu’en me rendant compte que je l’ai dans la peau et que sans lui, c’est comme une mort lente. Je me demande comment j’ai fait pendant tout l’été alors que la peur noyait mon regard de larmes de désespoir. J’ai tellement redouté d’à nouveau le perdre que maintenant je suis plus que jamais dépendant de lui. Je crois que je ne m’étais pas préparée à ressentir quelque chose d’aussi profond et fort en le retrouvant. Il m’a fallu du courage pour oser venir à lui mais ça me semble soudain comme la chose la plus logique du monde. Nous avons perdu trop de temps.

Ce temps loin de l’autre… nous l’avons gaspillé. Je ne suis pas certaine que malgré tous nos efforts, nous ne puissions un jour le rattraper mais cela n’empêche pas qu’il nous a appris une bonne leçon. Il m’a appris que jamais plus je ne veux m’éloigner de lui. Il m’a appris à chérir chacun de ses souffles. Sentir l’air qu’il véhicule en expirant toucher ma peau me bouleverse. J’ai la sensation que l’amour nous enveloppe dans une douce couverture qui apporte son réconfort sur nos êtres épuisés d’être privés de leur essence. Ses mots me font sourire car je sais qu’il partage mes sentiments. Je le regarde venant doucement embrasser sa mâchoire. « Si tu ne sais pas échanger ta ronde, je pourrais prendre la place de l’autre personne mais je refuse que nous ne nous retrouvions pas ensuite. Après le repas, juste toi et moi. C’est ce que je veux. Je ne veux pas avoir à m’éloigner de toi. Je ne veux pas avoir à me passer de tes bras. Le dîner… ça semble trop loin mais je prendrai patience car après ce sera un temps pour nous. » Et si on nous surprend ? L’idée m’effleure l’esprit mais je la chasse rapidement. Peu importe ce qui pourrait arriver, je sais que j’aurai sa main dans la mienne. Ensemble, nous ne nous laisserons pas faire et nous saurons faire face. Je ne crains rien d’autre que de le voir s’éloigner de nouveau alors tout le reste me semble dérisoire. La douleur du sort réservé à ceux qui sont un peu mes enfants me semblent supportables. La perspective de devoir affronter la peur et les mines lugubres ne me terrifient plus. Mais une peur grandit de plus en plus au fond de mon être : et si lui, lui l’homme que j’aime, venait à être atteint de cette maladie qui étend sa toile sur nous ? Je l’aimerai peu importe qu’il soit sorcier, moldu, loup garou… Rien ne changera l’amour que je lui porte mais je ne supporte pas l’idée qu’il soit atteint de cette saloperie. « Rien ne peut nous séparer à partir de maintenant, promets-le moi Johannes. Promets-moi que même si c’est difficile, on ne laissera plus rien se mettre entre nous. Même si je tombais malade… Même si tu tombais malade… on restera un seul et même cœur luttant pour se retrouver. J’ai besoin de savoir que rien ne peut plus se mettre entre nous. Par pitié… » Ma voix est une supplique. Elle traduit ma détresse. Elle traduit ma peur. Elle traduit mon amour. Elle porte en elle tout le poids des erreurs du passé. Elle porte en elle toutes les incertitudes du futur. Mais elle témoigne aussi de combien j’ai confiance en notre capacité de nous relever de toutes les épreuves. Si on le décide alors rien ne peut plus nous arriver, détruire notre amour. Je viens doucement poser ma main dans ses cheveux repoussant une mèche. Je le croirai tant qu’il me le promet. Je n’ai besoin de rien de plus que sa promesse pour m’apaiser.
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