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It's gonna take a lot to drag me awayyy from youuu • Jolex

Alexis M. Abberline
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Lexis & Johan

It's gonna take a lot to drag me awayyy from youuu
Je frissonne dans l'air froid qui entre par la fenêtre. Il y a un petit courant d'air mais je pense que la sensation qui me gagne vient essentiellement de ce sentiment de vide qui m'habite. Je regarde le ciel un petit moment avant de finalement refermer la fenêtre, ce n'est pas le moment de prendre froid. Je finis par ranger la salle de classe avant de quitter la pièce. Je me sens épuisée, fatiguée. Je songe un instant à aller me coucher directement mais je dois d'abord manger. Je trouve mes journées longues depuis que je les fais sans envie. Je n'aime pas l'ambiance négative qui s'est abattue sur l'école de Poudlard. Depuis deux semaines, le manque de Johannes est plus cruel que jamais cet été. J'ai besoin de lui. Je le sais de tout mon être mais à chaque instant où je suis proche de craquer et d'aller le rejoindre, je me ravise. Je finis par me rappeler qu'il a cru que je serais assez horrible pour coucher avec son propre frère. J'ai encore mal. Je sais que la douleur ne disparaîtra qu'à la seconde même où je serai dans ses bras. En attendant, je la supporte. Elle est une compagne fidèle qui rompt ma solitude. Je me sens égarée dans les couloirs de l'école alors que mes pensées vagabondent me ramenant au souvenir de ma première rencontre avec Johannes. Je me souviens de comment il avait su conquérir mon cœur en un rien de temps, y laissant son empreinte. Je n'avais jamais rien ressenti de si fort pour nul autre que lui. J'avais tenté de l'oublier dans d'autres bras mais il était le seul avec qui je me sens vivante. J'étais dépendante de notre correspondance comme droguée, il était l'essence même source de toutes mes addictions. Comment avais-je pu le laisser filer une première fois ? Etais-je en train de reproduire la même chose ? Je ne pouvais pas le perdre pour quelque chose de si idiot. Mais ce n'était pas à moi de faire le premier pas. Mais je réalise que ce principe débile risquait de causer mon malheur. Perdue dans mes pensées, je ne prends pas garde là où me mènent mes pas. Je me retrouve devant son bureau sans même savoir comment j'y suis parvenue sans me perdre dans les méandres des couloirs et des escaliers qui deviennent fous. Mon esprit tente-t-il de me faire passer un message ? Je songe à faire demi-tour rapidement mais je reste figée sur place. Je ne peux m'y résoudre. Je ne pouvais pas repartir. Je le sentais si proche que l'idée de m'éloigner sans avoir pu l'apercevoir une seconde, de pouvoir sentir que cette connexion entre nous existe toujours me semblait inhumaine. Je pose lentement ma main sur le bois de la porte sans frapper. Je sais que si l'on devait me voir ainsi, on se demanderait si je ne suis pas moi-même infectée.  Je paraîtrais folle. Mais cela ne me décide pas.

Je reste encore de longues minutes dans cette position tandis qu'une lutte se joue dans mon esprit. J'entends un bruit à l'intérieur et la crainte que la porte ne s'ouvre alors que je suis toujours ainsi me donne le courage de finalement venir heurter le bois de mon poing serré. Je croise les bras sur ma poitrine en attendant. Je sursaute quand la porte s'ouvre. « Johannes. » Mon regard se rive sur le sol sous mes pieds avant même que mes yeux ne puissent se perdre dans les siens. J'ai le souffle court regrettant soudainement mon initiative. Je n'aurais jamais dû frapper à sa porte. C'était une terrible erreur. Je ne sais pas quoi lui dire. Je voudrais parvenir à être naturelle mais je ne suis pas confiante. Je me dandine d'un pied sur l'autre, nerveuse comme une adolescente à son premier rendez-vous. Sauf que l'ado ne s'est pas préparée pendant des heures avant de se lancer. Je ne suis même pas certaine d'avoir un air présentable. J'avais pris énormément de temps lors de notre premier rendez-vous officiel. Je voulais l'impressionner, le captiver. J'avais envie de lui plaire mais pourtant, quand je l'avais rejoint, ma coiffure ne ressemblait plus à rien. J'avais alors opté pour une simplicité qui me ressemblait bien plus. Mais entre simplicité et laisser aller, il y a un monde de différence et son regard sur moi compte pour moi sincèrement. Je prends une profonde inspiration alors que je prends finalement la parole sans le regarder pour autant. « Je n'aurais pas du venir. Je ne sais pas ce qui m'a pris mais ce n'était pas une bonne idée. Je ne voulais pas te déranger, t'imposer ma présence. Pardonne-moi. » Je ne me sens pas le droit d'être là. Je n'ai aucune confiance en moi en ce moment. Je ne me sens pas prête à prendre le risque d'être déçue. Je garde la tête baissée fixant le sol un long moment. J'ai l'impression que mon cœur va sortir de ma poitrine. Je finis par croiser son regard et soudain mon monde retrouve tout son sens. Tout en moi semble se remettre en place. Je n'arrive plus à me résigner à retourner dans mes appartements même si ce serait sans doute plus raisonnable. Je m'avance lentement d'un pas pour rompre la distance puis tends la main pour caresser sa joue du bout des doigts frôlant ses lèvres avant de retomber. Avais-je pris trop de temps pour répondre ? J'ai besoin de savoir. « Pourquoi ne pas avoir répondu à ma lettre ? Ou ne pas être venu ? Tu n'en avais plus envie ? » J'avais pris tout autant de temps, voire plus, à lui offrir une réponse. Comment pouvais-je alors lui demander des comptes mais j'avais besoin de savoir que ce n'est pas parce qu'il avait simplement changé d'avis. Je n'étais toujours pas certaine à l'idée qu'il ne s'évapore pas en l'espace d'un instant. J'ai besoin que lui fasse un pas vers moi. J'ai besoin qu'il me retienne et me rassure. Je m'éloigne d'un pas puis d'un second comme en suspend.
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Johannes L. Rosenberg
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It's gonna take a lot to drag me away from you

ft. alexis m. abberline


Il n'arrive pas à le sortir de sa tête. Malgré tout ce qui a pu se passer, malgré tout ce qui a pu être dit, malgré la peine mentale et physique, Johan ne peut s'empêcher de penser à son frère, enfermé depuis deux semaines déjà, dans les cachots. Ses doigts tapent le bois de son bureau en suivant un rythme qui n'est que dans sa tête alors qu'il est dans la paperasse, et il a beau relire encore et encore les mêmes phrases, rien ne rentre. Il n'arrive pas à se concentrer. Il hésite, encore et toujours. Il a hésité, le jour de la rentrée. Il a hésité, ce matin. Il hésite, là, maintenant. Il est passé voir James une fois, il aurait pu s'arrêter pour lui, mais ne l'a pas fait. Il y a toujours cette honte, cette honte de son propre comportement, qui le ronge et qui le pousse à angoisser de croiser le regard de celui qu'il a frappé il y a quelques mois. Pourtant, il va bien falloir qu'il y aille, un jour. Enfin, « il faut »... Rien ne l'oblige, mais il sait bien qu'il n'arrivera pas à faire comme si de rien n'était, et comme s'il n'avait pas l'envie d'aller le voir, d'aller vérifier qu'il va un minimum bien, qu'il tient le coup. Ils ne sont pas proches. Il doute qu'ils le soient un jour. Mais dans une situation comme celle-là, au diable les querelles, non ? Du courage, c'est ce qu'il lui faut. Mais du courage, il semble en manquer, ces derniers temps. Sinon, il serait allé la voir, elle.

Il n'est pas allé la voir. Il ne lui a pas répondu, non plus. Quand il a reçu sa lettre, quand il a vu cette écriture qui lui a semblé sur le coup aussi familière qu'étrangère, il n'a pas su quoi faire, le torse serré. Il ne s'attendait pas au moindre retour, n'imaginait pas deux secondes qu'elle prendrait le temps de coucher tout ça sur parchemin. Pourtant, à sa grande surprise, il s'est retrouvé début Août avec une lettre à son attention, signée de son nom, une lettre qui lui a serré la gorge, qui lui a emballé le cœur, qui l'a laissé si indécis, si impatient, si effrayé. Une lettre qu'il a toujours dans ses appartements, qui n'attend qu'une énième relecture. L'Allemand passe une main dans ses cheveux, nie doucement de la tête. Voilà ce qui l'obsède. Deux choses. Deux personnes. Encore. Il a l'impression que rien ne bouge, que rien ne change, que rien n'évolue. Il a l'impression d'en être au même point que quelques mois auparavant. Sa chaise racle contre le sol quand il la repousse en arrière et se lève, s'étirant sur toute sa hauteur. Il faut qu'il trouve quelque chose, n'importe quoi, pour lui changer les idées. Les livres ne fonctionnent pas. Son travail non plus. Il hésite un instant à aller attraper la bouteille qui repose depuis un bon moment sur une des étagères de son armoire, et finit par décider que non, ce n'est pas le moment, pas alors que quelqu'un frappe contre sa porte.

Johannes. Son cœur fait un bond dans sa poitrine à l'instant même où son regard se pose sur Alexis, qu'il n'attendait pas davantage que sa lettre. Elle est sobre, cette fois. Il l'observe, incapable du moindre mot, du moindre geste. Il se sent bête, là, comme ça, devant elle. Elle est venue jusqu'à lui et il ne réagit pas, complètement bloqué. Je n'aurais pas du venir. Voilà qu'elle le regrette déjà. Ses sourcils se froncent, ses lèvres se pincent, et c'est de la peine qui se peint sur son visage, mais elle ne le regarde pas davantage qu'avant. Je ne sais pas ce qui m'a pris mais ce n'était pas une bonne idée. Malgré ces lettres, ils ont laissé-- non, il a laissé les choses dans un état désastreux. « Triste et en colère ». « Perdue et effrayée ». Il se rappelle chacun des mots employés à force de les avoir lus et relus, et tout lui semble d'autant plus tangible maintenant qu'elle se tient devant lui, prête à partir à peine quelques secondes après être arrivée. Je ne voulais pas te déranger, t'imposer ma présence. Pardonne-moi. C'est vraiment ce qu'elle pense ? Qu'elle s'impose à lui ? Il voudrait lui dire que non, elle n'impose rien du tout, mais aucun son ne grimpe sa gorge. Il sent son cœur y battre, ainsi que dans ses tempes, et a peur de ce qui peut bien franchir ses lèvres s'il les ouvre.

Croiser son regard lui fait manquer un battement. Elle se rapproche, lève la main vers son visage et il se crispe inconsciemment. La dernière fois qu'elle a fait ce geste dans sa direction, elle a laissé une trace rouge et chaude sur sa joue, accompagnée d'une vague de honte -la revoilà donc-. Elle ne le gifle pas, pas cette fois, ses doigts venant caresser sa peau, le coin de ses lèvres, pour disparaître tout aussi rapidement. Il a à peine eu le temps de fermer les yeux pour profiter de son contact. Pourquoi ne pas avoir répondu à ma lettre ? Ou ne pas être venu ? Tu n'en avais plus envie ? Bon sang qu'il pouvait avoir envie de la voir, elle n'a pas idée. Mais encore une fois, le courage n'est pas la plus grande de ses qualités, pas quand il se retrouve juge de ses propres actions, clairement coupable. Prendre sa part des responsabilités, il en est capable, largement. Mais avec elle, il a peur des conséquences, alors il lui faut le temps de parvenir à faire ce geste vers elle, pour elle, pour lui, pour eux.

Elle commence à s'éloigner avant qu'il soit parvenu à trouver les mots justes, et son corps réagit avant sa tête, ses doigts venant s'enrouler autour du poignet de l'Anglaise, la tirant vers lui, un pas, puis deux en arrière, jusqu'à ce qu'ils soient tout les deux dans son bureau, porte repoussée jusqu'à ce qu'elle soit fermée. Il n'a pas réussi à aller la voir, mais il ne peut pas faire la bêtise de la laisser partir. Il ne peut plus. Reste. Ça ressemble à une supplique un peu rauque, prise par l'émotion. Les bras du concierge viennent entourer la professeure, avec peut-être un peu de force, un soupir profond lui échappant alors qu'il se laisse un instant pour enregistrer son corps contre le sien, sa chaleur. Il est temps de faire preuve d'un peu d'honnêteté. Je n'attendais pas de réponse de ta part, et j'ai eu peur qu'en t'en renvoyant une autre... J'ai eu peur que rien ne revienne en retour. Il ne doute pas d'elle, mais de lui. Il a peur de reproduire les mêmes erreurs que par le passé, en plus des nouvelles qu'il a pu faire. Il ne sait toujours pas ce qu'il a pu faire, exactement, mais il a peur de le refaire, d'une façon ou d'une autre. Je cherchais le bon moment pour venir te voir, celui où je parviendrais à trouver les mots voulus et le courage qui va avec, mais l'un ou l'autre ne cessait de me faire défaut. Pardonne-moi, Lex. Pardonne moi pour ma stupidité, pour tout ce que j'ai pu dire, pour tout ce que j'ai pu faire. Il a besoin de son pardon. Il ne sait pas ce qu'il fera dans le cas où elle le lui refuse. Je n'ai jamais... Je n'ai pas... Je sais que tu n'aurais jamais fait ça. J'ai été idiot, j'ai été dingue, je l'ai laissé m'atteindre à tes dépens. Pardonne-moi.


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Alexis M. Abberline
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Lexis & Johan

It's gonna take a lot to drag me awayyy from youuu
J'ai la sensation de ne pas l'avoir vu depuis une éternité, un temps bien trop long. Mon cœur se gonfle d'un sentiment indescriptible à la seconde où il entre en collision avec mon monde. Le retrouver c'est comme une explosion de sensations. Sentir sa peau chaude sous mes doigts c'est comme une décharge électrisante qui parcourt tout mon corps. Il suffit que je partage le même air que lui pour que chaque seconde semble apporter une douce chaleur dans mon cœur Il reprend vigueur alors que je prends conscience combien il était ridicule de rester loin l'un de l'autre. Il m'est vitale, je ne peux pas le nier. Ma colère, ma déception, ma peur, tout cela me semble bien dérisoire et ridicule alors qu'il est juste devant moi. L'idée de le fuir me semble encore plus idiote alors que tout mon être n'aspire qu'à venir se blottir dans le confort de ses bras. J'ai besoin qu'il me serre contre lui à m'en étouffer. J'ai besoin que le malaise s'évapore pour ne pas broyer du noir. Je suis incapable d'exprimer tout ce que je ressens alors que je n'affiche qu'un regret d'être venue. Je regrette oui parce que je suis terrorisée par l'éventualité d'un rejet. Je n'ai pas le moindre souvenir d'être venue à lui en pleine nuit, ivre. J'ai un énorme trou noir sur cette soirée chaotique où mon manque de lui avait pris le pas sur ma raison. Merci l'alcool distillé dans mes veines à profusion. Pour moi, je n'avais pu que l'effleurer du regard depuis la rentrée l'apercevant au moment des repas ou au détour d'un couloir. Pour moi, je n'avais pas eu la chance d'entendre sa voix qui me chavire et me bouleverse. Que le vide laissé par son absence depuis juin. C'était tout ce qu'il m'avait laissé alors que mon monde devenait plus sombre privé de son soleil. Il vient illuminer mon monde mais cela ne dure qu'un bref instant. Je devrais avoir l'habitude à ses silences sous l'effet de la surprise. Je devrais m'y attendre qu'en débarquant à l'improviste, il resterait comme bloqué. Pourtant, le voir aussi figé me fait douter de moi, d'avoir eu raison à prendre les devants.

J'ai la sensation de le bousculer, de le forcer à faire ce dont il n'est pas prêt. Je lui rentre dedans de manière métaphorique, je viens chambouler son monde. Je fais des pas de géants mais j'ai la sensation de lui imposer mon rythme. Je perds confiance en moi. Je devrais veiller à le respecter davantage. Suis-je donc devenue si horrible au point de ne pas faire gaffe à ses sentiments. Je pense agir pour le mieux, pour lui, pour moi, pour nous mais si je m'étais plantée depuis le début sautant des étapes cruciales. J'aurais dû lui laisser plus de temps, respecter ses besoins. Je veux réparer mon intrusion trop violente dans son univers. Je veux partir avant de l'avoir contraint à m'écouter, à me répondre. Je peux très bien attendre qu'il ne vienne à moi alors que je l'ai fait attendre des années pour une réponse sur notre rupture. La confusion me gagne de le voir se crisper quand je veux simplement caresser sa joue. J'ai laissé une trace dans son esprit lorsque je l'ai giflé. Je voudrais m'excuser. Je le devrais car j'ai commis une telle erreur. Le voir fermer les yeux me laisse indécise. Veut-il savourer ce contact ou me cacher le dégoût que ça lui inspire. J'ai tellement honte. J'ai laissé les choses dans un état désastreux. Heureusement, je n'ai pas vu la peine se peindre sur son visage, elle m'aurait tué le cœur Lui faire du mal c'est comme me faire du mal à moi-même. Il est une part de moi. Avant de lui en faire à nouveau, je m'éloigne de lui pour son propre bien. Un seul mot et je sais que je changerai d'avis. Mais cette fois, lui seul a le contrôle de nos vies. Je lui donne tout pouvoir sur moi, je m’abandonne totalement. Il est si silencieux et je me demande si j'ai brisé ce qu'il y a entre nous avec mes mots trop accusateurs. Son geste me surprend et je dois me retenir de ne pas fondre en larmes. Il me retient et mon cœur se gonfle d'un bonheur et d'un soulagement sans nom. Il me tire vers son bureau et je ne songe même pas à opposer la moindre résistance. Je le suis fermant les yeux une seconde quand la porte se referme. Sa voix me bouleverse alors que l'émotion qui y perce me donne un espoir fou que j'ai pu lui manquer un peu. « Tu n'as qu'à demander et je ferai tout ce que tu veux. » Je ne compte pas partir sauf s'il le veut. Je ne compte pas abandonner sauf s'il me le demande. Je ne compte pas parler sauf s'il le veut. Je ne compte pas le laisser partir sauf s'il m'en supplie. Je ne compte pas cesser de l'aimer même s'il me l'ordonne.

A la seconde où ses bras se referment sur moi, je me sens de retour à la maison. Il me serre avec force. Il pourrait me faire mal mais je m'en fous. Tout ce qui compte c'est qu'il me tienne contre lui.  Son soupir me fait sourire. Je reste pourtant figée incapable du moindre geste. Mon esprit se remet en marche quand sa voix me parvient comme une caresse. Mes bras viennent lentement l'entourer pour le serrer. Je veux le retenir. J'ai besoin de l'empêcher de se détacher. J'ai besoin de lui et l'avoir tout contre moi, prendre conscience de cette proximité retrouvée, c'est comme atteindre l'extase. Il peut me transporter au septième ciel d'une simple étreinte. Ma voix est timide, fragile quand j'arrive finalement à articuler le moindre mot. « Je te pardonne. Je t'ai pardonné il y a longtemps même si ça m'a fait mal que tu aies pu imaginer que... » Un frisson me parcourt rien qu'à cette éventualité. Mais j'ai eu le temps d'y penser et je me suis rendue compte de combien j'ai ma part de responsabilité dans tout cela. Je ne peux plus me voiler la face. « Johan, je ne peux pas t'en vouloir. J'en serais incapable. J'ai commis des erreurs mais je sais que je ne peux pas vivre sans toi. Je ne peux plus envisager un instant que l'on soit éloigné l'un de l'autre, c'est comme mourir à petit feu. Tu es mon idiot à moi. » Il y a une fragilité à peine voilée lorsque mon regard rencontre le sien. Je n'ai pas la force de faire semblant que tout va bien. Rien ne va depuis que l'on s'est disputé. Je me sens comme privée d'oxygène, dans une obscurité sans fin depuis bien trop longtemps maintenant. Ces trois mois m'ont semblé une éternité et même si je ne l'ai pas prouvé, il a été dans mes pensées à chaque instant. J'ai revécu notre histoire depuis la première seconde maintes fois. « Ta peur, elle vient du fait que... que j'ai arrêté de t'écrire quand on était ensemble ? Et que je ne t'ai pas expliqué pourquoi ? » Cela fait sans doute bien trop longtemps que je repousse le moment de lever le voile. Je le serre plus fort venant enfouir mon visage dans son cou. Je hume l'odeur de sa peau. Mes doigts se serrent sur son pull. Je m'y accroche comme une désespérée à sa planche de salut. Je le regarde un sourire tellement désolé sur les lèvres. J'ai besoin de le retrouver pleinement et de ne plus jamais le quitter.
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Johannes L. Rosenberg
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ft. alexis m. abberline


Je te pardonne. Je t'ai pardonné il y a longtemps même si ça m'a fait mal que tu aies pu imaginer que... Bon sang, il s'en veut encore tellement, même des mois après, même après lui avoir présenté ses excuses par écrit. Il n'est pas impulsif, il n'est pas censé l'être. Il est censé être capable de jauger la chose, de réfléchir à la situation qui se présente à lui. Il est censé pouvoir comprendre ce qui se déroule sous ses yeux sans se jeter sur la première conclusion possible. Il n'a pas la moindre excuse, il le sait. Quel con. Johan, je ne peux pas t'en vouloir. Si, elle le peut. Elle en a tous les droits. J'en serais incapable. J'ai commis des erreurs mais je sais que je ne peux pas vivre sans toi. Des erreurs ? Sur le coup, Johan ne voit que les siennes, et il a du mal à comprendre pour quoi elle se sent responsable, exactement. Il ouvre la bouche pour intervenir mais se retient quand elle reprend la parole, ne souhaitant pas l'interrompre. Je ne peux plus envisager un instant que l'on soit éloigné l'un de l'autre, c'est comme mourir à petit feu. De manière un peu égoïste, ça lui fait du bien de savoir qu'elle a autant souffert de cet éloignement que lui, qu'elle a autant détesté ça que lui. L'avoir loin de lui, c'est quelque chose de terrible. C'est trop arrivé, pour trop longtemps. C'est de plus en plus pénible avec le temps, comme si chaque mois passant rendait le tout un peu plus insupportable. Tu es mon idiot à moi. Encore ces mots. Son idiot à elle. Il a bien trop conscience de sa propre stupidité estivale pour s'offusquer d'un tel sobriquet, appréciant simplement la chaleur qui se propage dans son torse quand elle lui indique qu'il est à elle. La question ne se pose même pas, pour lui. C'est une évidence totale.

Plonger son regard dans celui de l'Anglaise quand il s'éloigne suffisamment pour voir son visage lui serre le torse, touché par ce qu'il peut y voir. Ils sont fragilisés, tous les deux. Les événements de Juin ont été une rafale contre un château de carte, laissant le tout étalé sur la table avec une envie certaine de ne pas vouloir abandonner, mais une peur de ce que la suite peut bien réserver s'ils tentent de le reconstruire. Et si ça recommence ? Et si tout s'effondre à nouveau ? Ils étaient en train de tout reconstruire à deux, ce doute toujours au fond de leur tête, pour se retrouver face à une nouvelle tempête. Et ils ont l'envie, ils ont ce besoin, l'un de l'autre, mais ils ont ces craintes, aussi. Partagées. Ta peur, elle vient du fait que... que j'ai arrêté de t'écrire quand on était ensemble ? Et que je ne t'ai pas expliqué pourquoi ? Qu'est-ce qu'il est censé dire ? Est-ce que la vérité est une option envisageable ? Lui expliquer que, pour le coup, oui ? Que c'est... De sa faute, en soi ? Il se voit mal lui dire une telle chose, et en même temps... En même temps, il n'y a pas d'autre explication en ce qui concerne cette peur-là. Il est dans le noir, encore, toujours. Des années après que ce soit arrivé. Des mois après l'avoir retrouvée. Il ne sait toujours rien, n'a toujours pas la moindre idée des raisons de leur séparation. Alors il a peur, oui. Alexis resserre son étreinte, vient caler son visage contre son cou, ses doigts agrippés à ses vêtements, et il s'autorise à la serrer un peu plus fort à son tour. J'ai attendu, Lex. J'attends toujours. Je... Ne veux pas te forcer à quoi que ce soit, parce que je n'ai pas la moindre idée de ce que tu peux avoir à me dire, et que je sais que certaines choses demandent du temps. Que tout n'est pas facile à dire, à avouer, à admettre. Si Zephÿr ne l'avait pas confronté en Mars, est-ce qu'il lui aurait un jour avoué son adoption ? Il est loin d'en être sûr. Parfois, dire les choses à voix haute les fait sembler tellement différentes... Mais... Justement... Je n'ai pas la moindre idée de ce que tu peux avoir à me dire. Et je n'ai de cesse de me poser la question, encore et encore. Sur ce qui a pu se passer. Ce que j'ai pu faire. Ce qui a pu t'arriver. Je ne comprends pas. J'ai beau chercher, j'ai beau réfléchir, je ne comprends pas. Je ne trouve pas. C'est aussi pour ça qu'il a cédé si facilement à ses peurs quelques mois plus tôt. Parce qu'il ne comprenait pas et que, peu importe à quel point elle pouvait sembler absurde et irrationnelle, on lui offrait enfin une sorte d'explication. Je devrais attendre sagement, que tu m'expliques, que tu finisses par me dire. Mais tu me connais, tu sais comment ma tête fonctionne. Ça ne justifie rien.

L'Allemand vient glisser une main contre la nuque d'Alexis, la laissant reposer là alors qu'il reprend la parole. Quand je t'ai écrit cet été, j'étais persuadé que tu ne répondrais pas. Parce que tu étais fâchée, et que tu avais raison de l'être. Mais aussi parce que, oui, mes dernières lettres à ton attention n'ont jamais motivé le moindre retour de ta part. Quand j'ai reçu ton parchemin, j'ai préféré ne pas pousser ma chance, ne pas tenter une nouvelle fois et prendre le risque que ça recommence. J'ai envoyé la première en sachant à quoi m'attendre. J'aurais envoyé la seconde avec beaucoup trop d'espoir, pour pouvoir supporter un nouveau silence de cette façon.


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Lexis & Johan

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La boule au ventre. Ma question, je l'ai prononcée avec cette peur panique qu'il me confirme que tout ce mal, toute cette douleur c'est uniquement ma faute. Je suis responsable d'une douleur bien trop vive pour que son cœur puisse l'oublier. J'ai marqué le manque dans sa peau. J'ai insufflé le doute dans son esprit. Naïvement, j'ai cru que lui prouver que maintenant j'étais là, pleinement à lui suffirait à chasser ces vilaines craintes. J'ai voulu me bercer d'illusions pour ne pas me rappeler que je suis celle qui lui a fait un mal de chien. J'étais tellement égoïste et je me demande si un jour, j'arriverai à me pardonner pour ce silence que je lui ai imposé. J'ai été tellement lâche. Je voudrais pouvoir me rattraper mais la seule manière de réparer mon erreur c'est maintenant de m'ouvrir. J'ai tant de fois cherché au plus profond de mon cœur les bons mots, ceux qui pourraient l'aider à comprendre mais aucun ne me semble réellement valable. Son incompréhension me bouleverse et me fait monter les larmes aux yeux. Je fuis mes propres responsabilités car je crains qu'il ne me repousse. J'ai peur qu'il me juge terriblement gamine et qu'il ne me reproche de ne pas avoir su gérer tout cela comme une adulte. Il aurait terriblement raison mais c'est ce qui me terrorise. Je sais qu'il ne tente pas de me mettre face à ma propre faute en m'avouant combien ça peut le hanter mais je ressens l'accusation cachée. Nous ne nous serions pas quitté si froidement en juin s'il avait eu la moindre idée des raisons de ma fuite il y a des années. Ma voix est rauque et chargée d'émotions quand je trouve le courage de reprendre la parole. « Ça justifie tout au contraire Johan. Que tu aies pu pensé une telle chose, même si ça me blesse, je sais que c'est uniquement parce que je te refuse encore et encore le droit de comprendre ce qui a bien pu se passer. » Il y a tellement de peine rien que d'y repenser. Je souffre de cette histoire au même titre que lui mais je n'ai pas le droit de me lamenter sur moi-même. Je n'ai que moi-même à blâmer dans cette histoire et je refuse qu'il se torture plus longuement car il ne le mérite pas. Il a le droit de savoir la vérité surtout qu'il doit l'imaginer terriblement pire que ce qu'elle n'est en réalité à savoir que je ne suis qu'une fille qui n'a pas une once de courage en elle. J'ai flanché et j'ai craqué au lieu de me battre pour nous. J'ai peur qu'il voie en moi une facette dont il ignorait l'existence et qui viendra ternir son amour pour moi. « Tu n'as aucune raison de te blâmer pour mes erreurs mon amour. » Les mots sont soufflés dans un murmure contre sa peau. Je laisse errer mes lèvres sur la peau de son cou une seconde avant de me détacher légèrement pour lui faire face venant plonger mon regard dans le sien.

Ce que je lis dans son regard me bouleverse. Je viens poser une main tremblante sur sa joue alors qu'un faible sourire se dessine sur mes lèvres. J'imagine le désespoir qui grandit de jour en jour. Je peux le voir attendre en vain une réponse qui jamais n'est venue. Je peux tellement sentir le désespoir au moment de s'endormir sur une journée supplémentaire emplie de ce silence. Je sais combien l'espérance est fragile et se brise avec une telle facilité. Je me demande combien de temps, il s'est accroché à la faible croyance qu'un jour, je finirais par revenir vers lui. Cela me fend le cœur rien que de l'imaginer. « Je n'avais pas le droit de t'imposer tout cela aussi longtemps. Je suis terriblement désolée et j'espère que tu sauras me pardonner tout cela. Je t'aime et je t'ai toujours aimé. Cela n'a jamais été de ta faute, juste de la mienne. Je regrette que tu aies cru si longtemps avoir fait quelque chose de mal. » Je viens poser mon front contre sa poitrine fermant les yeux un instant. Je n'ai pas le courage de le regarder droit dans les yeux. Il n'exige rien mais je ne peux pas fuir plus longtemps. « J'ai cessé de répondre à nos lettres car tu me manquais trop. Enfin, pas que pour cette raison mais j'avais du mal à te savoir si loin. Quand j'ai pris mes fonctions ici, je me sentais dépassée. J'avais peur de pas y arriver. Je me sentais pas organisée. C'était prenant. J'arrivais à peine à gérer et je doutais de moi. » Je marque une légère pause pour reprendre mon souffle. Mon cœur bat la chamade et je continue de me retenir à lui par crainte qu'il ne s'éloigne. « Mon père est tombé malade, assez gravement. Ma mère est ma mère... tu sais... enfin tu ne la connais pas mais je t'ai déjà parlé d'elle. Elle était tellement perdue. Elle semblait minuscule. Elle n'arrivait à rien gérer. Tu sais que la famille c'est important pour moi. J'avais l'impression de toujours être à bout de souffle, de courir d'un bout à l'autre du pays. Je n'avais pas une seconde de répit entre les cours, aider ma mère, être au chevet de mon père. J'ai pas vu ma vie filer. J'ai pas vu notre histoire filer. J'étais épuisée. Je me sentais seule. J'avais besoin de m'accrocher mais je ne trouvais pas. J'ai voulu plus d'un soir venir te retrouver mais je ne savais pas même précisément où tu étais puis ton métier, c'était important. J'avais pas la force d'écrire et quand j'ai trouvé l'énergie, trop de temps s'était écoulé. Je t'avais abandonné pendant trois mois. Je m'en voulais. Je ne savais pas comment revenir sans paraître égoïste ou te donner la sensation que tu n'étais pas ma priorité. Ça aurait été tellement plus facile si tu avais été à mes côtés mais c'est ma faute. J'aurais dû t'expliquer... » Une larme silencieuse coule sur ma joue alors que je termine ma phrase. Je me rends compte à quel point j'ai mal agi et je me sens coupable. J'ai mal à la tête tellement mon sang pulse dans mes tempes.
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