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The things you own end up owning you • Piros

Brooke L. Slughorn
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Élève de Serpentard
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Pseudo : Aurore Âge : 29 Parchemins : 76 Gallions : 568 Date d'inscription : 04/06/2017

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Piros & Brooke
The things you own end up owning you
Je grogne un peu alors que mon poing se fracasse contre le mur. La douleur irradie dans mon bras alors que je dois me faire violence pour ne pas cogner à nouveau. Je suis ivre de rage, tellement en colère. J'ai tout simplement envie de tout éclater autour de moi. Je prends conscience que je dois me calmer. Mon souffle est sifflant dans ma poitrine. Je ne contrôle plus rien de mes émotions. Je suis une petite fille capricieuse et colérique qui vient de craquer. Je finis par m'asseoir sur mon lit fixant l'objet détruit persuadée que c'est un acte volontaire. Je suis tendue alors que je ne peux me retenir de trembler de rage. Je prends ma tête entre mes mains fermant les yeux et respirant le plus calmement possible. Je reste ainsi de longues minutes avant de finalement rouvrir les yeux. Je suis toujours aussi furieuse mais c'est une fureur froide et réfléchie. Je fixe ma main à la couleur bleutée. Je pose délicatement mes doigts dessus pour tâter avant de déglutir retenant limite un cri plaintif. Je vais devoir aller à l'infirmerie pour soigner cela. Je prends une douche rapide, glacée et régénératrice. Ça me fait du bien. Je finis par finalement sortir des dortoirs pour rejoindre l'infirmerie. Je dois patienter un long moment avant que finalement l'on s'occupe de moi. Je ne peux retenir ma mauvaise humeur. Je la rabroue assez vivement en lui faisant part de mon avis non censuré sur son incompétence. Finalement je sors avec une main remise à neuve. J'erre un peu comme une âme en peine, la tête vide. Je pourrais partir à la recherche de Xander pour passer un peu de temps avec lui mais il doit profiter de Keir qui vient à peine de sortir de quarantaine. Je pourrais aller les ennuyer et provoquer un peu le meilleur ami de mon frère mais je leur laisse leur moment. Après, on me dira encore que je suis une garce ? Je prouve bien que je suis dotée d'un cœur capable de s'émouvoir et de faire preuve d’humanité. Je dois donc trouver de quoi m'occuper alors surtout que je me sens profondément frustrée. Je ne peux pas aller voir Dimka car il a bien d'autres choses à penser alors il ne me reste qu'à fuir ce climat oppressant. Les seules idées qui me viennent nécessitent que je m'évade du château.

Un petit sourire en coin finit par naître sur mes lèvres. J'emprunte certains passages secrets avant de me retrouver dans l'air frais. Je soupire déjà le cœur plus allégé. Ma démarche est rapide alors que je me faufile le plus discrètement possible pour rejoindre le village au silence pesant. Je resserre ma veste autour de moi alors que je me sens glacée. L'ambiance est oppressante, la peur plane dans l'air mais... je trouve que cela m'apporte un sentiment de vie. Je sais exactement où je vais. J'ai besoin de m'y rendre rapidement. Je n'ai rien à faire ici mais celui que je vais trouver ne me dénoncera jamais. Il a une dette envers moi. Il me doit bien cela peu importe les risques qu'il encourt. Je ne m'annonce pas. Je ne préviens pas. Je ne redoute aucunement ce que je pourrais trouver. Je ne suis pas farouche et il en faudrait énormément pour me choquer. Je n'ai jamais éprouvé le besoin quelconque de me faire annoncer. Je n'ai jamais ressenti la moindre gêne. Je dégage cette assurance de celle qui n'a pas vraiment peur pour sa vie, pour ce qui lui arrivera. Je ne suis pas infaillible mais je ne me sens pas sans défense. « Toc toc toc... J'ai pas pris la peine de prévenir que je viendrais. » Je ne m'encombre pas de futilités comme lui demander comment il va ou même si je le dérange. Il m'est redevable donc il se doit d’être disponible tout simplement. Je suis une petite princesse trop gâtée mais je l'assume totalement. Je lui laisse néanmoins quelques faibles instants pour expédier ce dont il pouvait bien s'occuper si besoin. Finalement allant droit au but, je prends une profonde inspiration avant de dire sèchement. « J'ai besoin que cette lettre parvienne à mes parents malgré la censure. Tu me dois un service donc je ne m'attends pas à trop de discussion. » J'ai également une autre demande en réserve mais la plus urgente est bien celle-ci. Je veux qu'ils interviennent pour exiger que nous rentrions et ainsi être sauf des risques de contamination. Je refuse tout bonnement l'éventualité même de perdre mes pouvoirs.
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Thou art more lovely and more temperate. Rough winds do shake the darling buds of May [...]
When in eternal lines to time thou grow'st, So long as men can breathe, or eyes can see, So long lives this, and this gives life to thee — .
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O. Piros Fortescue
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The things you own end up owning you
piros & brooke
You've got no place to hide and I'm feeling like a villain, got a hunger inside. One look in my eyes, and you're running because I'm coming going to eat you alive. Your heart hits like a drum. The chase has just begun.

Piros essaie de se concentrer sur les papiers qui s’étalent devant lui. Il a l’impression que tout tourne autour de lui, comme si il était sur un bateau. Le décor tangue. Il balance. Ou bien est-ce le maître des cauchemars qui n’a plus les idées très claires ? Il lève malgré lui les yeux vers le mur, celui auquel est accroché un miroir. Il voit à travers le reflet d’un visage d’homme. Un visage pâle, les cheveux ébouriffés, la barbe sale. Depuis combien de temps ne s’est-il pas rasé ? Piros essaie de ne pas trop se regarder, mais malgré lui, il voit le regard désespéré, perdu de son alter ego. Qu’a-t-il bien pu faire pour en arriver là ? Les papiers ne se remplissent pas. Le cirque est en faillite, et Piros ne sait pas comment l’annoncer. La coupe du monde aurait du les remettre d’aplomb, et finalement, il a trop joué, il a succombé à ses vieux démons. Il a joué avec l’argent qui ne lui appartenait pas, et maintenant il doit annoncer à ses employés qu’ils ne pourront pas offrir de cadeaux à leur famille. Piros sourit. Aucun membre du cirque n’a de famille. Ils sont tous des monstres, des exclus, des rejetés. Peut-être qu’ils lui pardonneront ? Il en doute. Mais dans tous les cas, ils ont d’autres chats à fouetter. On ne parle plus que de ça, en silence, dans les coins sombres. L’épidémie. Piros sait qu’il a eu de la chance de ne pas se faire contrôler lors de la descente des Aurors à Pré-au-Lard. Il aurait du fuir, mais il n’a pas pu. Mahra était là, il ne pouvait pas partir sans elle. Lui, le lâche de toujours, avait voulu sauter à la rescousse de la belle maudite. Il n’avait rien fait de plus que de risquer sa liberté, c’est tout ce qui lui restait aujourd’hui. Mais au moins, il était présent quand elle a été annoncée. L’épidémie. Il s’agit bien de cela. Une maladie qui sévit dans le monde sorcier. Piros se demande si lui aussi, il n’est pas atteint. Qui ? Quand ? Les soupçons se forment dans les esprits. Il entend les gens murmurer, et il se demande si il ne devient pas parano. Il soupire et relie pour la cinquième fois la ligne devant ses yeux.

Puis il entend frapper. « Toc toc toc... J'ai pas pris la peine de prévenir que je viendrais. » Piros ne lève pas les yeux de sa table, il imagine que c’est une personne du cirque. Mais non. Qui donc ? Avant qu’elle ne ferme la porte, Piros entend le souffle du vent dehors. L’hiver arrive à grands pas. Le deuxième hiver qu’il vivra à Halloweentown. « J'ai besoin que cette lettre parvienne à mes parents malgré la censure. Tu me dois un service donc je ne m'attends pas à trop de discussion. » Ce n’est pas une membre du cirque. Piros lève enfin les yeux de ses feuilles. Il se trouve nez à nez avec un visage qui lui est familier. Une élève de Poudlard. Il l’a rencontré lors de la coupe du monde, et il aurait aimé ne jamais la revoir. Son air sûre d’elle, sa persévérance, lui avait sauvé la vie. Mais aujourd’hui, Piros aurait aimé être seul. Cependant, il écoute ce qu’elle a à dire. Elle le fait sourire. Elle est exigeante la petite. Piros secoue la tête. « Bonsoir. » Il déteste l’impolitesse… Enfin, il a toujours été impoli dans sa jeunesse, comment pourrait-il le reprocher aux autres ? Il continue cependant sur sa lancée, en restant calme, même si à l’intérieur de lui, tout se brise seconde après seconde. « Tu tombes mal. » Elle doit sans douter. Mais elle s’en fiche probablement. Après tout, elle pense être en position de réclamer n’importe quoi. Mais Piros ne se laissera pas faire. « Tu penses que c’est comme cela qu’on doit demander un service ? » Il se lève de sa chaise et avance habilement vers l’étudiante. Elle est plutôt jolie, il l’avait remarqué la première fois. Elle a le visage rosit par le froid, et sans doute aussi par la colère. « Même si je le pouvais, je ne le ferai pas. » Il n’était pas obligé de rajouter la deuxième partie de sa phrase, mais il le fait quand même. Il rééquilibre le pouvoir dans ce dialogue. « Tu débarques comme ça, et tu crois que je suis capable de répondre à tes désirs ? Tu te trompes ma petite. » Mais il comprend. Elle aimerait pouvoir raconter à ses parents ce qu’il se passe. La censure est mise en place depuis plusieurs mois maintenant, et personne ne sait pourquoi. Enfin, Piros le sait maintenant, l’épidémie. Il n’imagine pas ce que doivent subir les élèves de Poudlard à cause de cette annonce. Mais il imagine qu’ils sont plus en sécurité au château. « Je ne peux pas t’aider. »






Made by Neon Demon

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wicked, wicked to the core
The smoke is part of circus legend: once upon a time, we were burned to the ground. But we did not die. Instead we kept burning, kept moving, kept growing. The smoke surrounds us, even if we no longer burn.  

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Brooke L. Slughorn
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Piros & Brooke
The things you own end up owning you
Je me sens comme une actrice. Je joue en permanence un rôle. Je ne suis jamais authentique. Cette assurance que je dégage face à cet homme n’est en réalité que poudre aux yeux. Je ne pense même pas qu’il puisse s’en rendre compte. Je le toise me sentant supérieure à lui. Je pourrais faire preuve de respect même si j’estime qu’il me doit ce service. Je pourrais quand même prendre la peine de demander au lieu d’exiger de lui. Je pourrais le traiter comme un humain et non un vulgaire serviteur mais ce serait admettre que je n’ai pas autant d’assurance que ce que je veux démontrer. J’aime ce sentiment de supériorité qui m’amène à moins douter de ce qui fait ma particularité. Depuis que l’épidémie me volait le temps de mon frère, je me sentais bien plus inférieure. Je n’étais plus si certaine de compter réellement. Je rêvais de plus en plus d’un nouveau départ ailleurs mais je savais que toutes mes tentatives seraient soldées par un vulgaire échec tant et aussi longtemps que je resterai piégée à Poudlard. Je me sentais comme la souris prise au piège, comme un lion en cage, un papillon dans son bocal. Je manquais d’air. Je me sens étouffée comme si on venait de m’arracher les ailes. J’étais en train de sombrer lentement et sûrement vers mes pires travers. Je détestais cette sensation que tout m’écrasait. J’avais besoin de pouvoir m’élever au-dessus de ce monde, me sentir transcendée. Je voulais renaître. J’avais désespérément besoin de donner un sens à mon existence car elle en manquait cruellement. Je ne savais pas à quoi je servais. Je cherchais une lumière dans l’obscurité mais en attendant de la trouver, je continuerais à me comporter comme une garce. Mon regard s’attarde sur le monceau de papiers qui reposent sur le bureau avant que je pousse un profond soupir. Il semblait totalement désorganisé. Tout était dans un tel bordel que ça en devenait accablant et désespérant. J’avais presque envie de faire preuve de magnitude et de lui offrir un coup de main. J’aurais pu si j’avais eu une once de simple gentillesse en moi ce qui était loin d’être le cas. Je n’étais pas généreuse même s’il faisait un peu pitié. Je me demandais s’il n’aurait pas quelques soucis à régler.

Il me rappelle assez subtilement les règles de politesse et je rigole légèrement. Cela m’indiffère totalement. Je hausse un sourcil légèrement à ces mots me demandant pourquoi je tombe mal. Il est pourtant seul donc je ne vois pas ce qui l’empêche de se mettre à ma disposition et d’accéder à ma demande. Je fronce les sourcils un peu contrariée mais je suis toujours d’un calme olympien. Je suis simplement frustrée. Je ne pense pas qu’il puisse comprendre ce que l’on éprouve dans l’enceinte de l’école. Tout est devenu oppressant alors que la peur de finir en quarantaine nous terrorise tout un chacun. Je ricane à ses mots le trouvant amusant pour le coup. Il doit avoir besoin que je lui rafraichisse la mémoire sur ce qu’il me doit. Je l’ai dépanné alors il n’a pas vraiment grand-chose à dire. « Tu crois sincèrement être en mesure de refuser de payer ta dette ? De m’imposer le moment où exiger que tu tiennes ton engagement ? » Je laisse quelques instants s’écouler. Je m’efforce de respirer profondément pour ne pas simplement perdre patience. Je ne veux pas m’énerver. Je risquerais de me sentir complètement frustrée par la suite avec un trop plein d’énergie que je ne pourrais trouver comment dépenser. « Un service ? Ce n’est pas un service. Je ne suis pas Mère Theresa alors non je n’ai pas agi par générosité. Tu n’as donc pas vraiment ton mot à dire. Je veux remboursement et maintenant. » Je ne suis plus aussi tempérée dans mon ton. Je ne suis pas encore en colère mais je ne suis plus aussi calme que lors de mon arrivée. Je ne suis plus seulement une petite fille capricieuse mais une femme qui n’aime pas qu’on la contrarie. Je ne supporte pas l’idée qu’il me voie comme une enfant. Je n’en suis plus une et je déteste qu’on ne le voie pas. « Je me trompe ? Petite ? Tu ne disais pas cela quand je t’ai offert mon argent. Tu sais que j’attends un paiement. Donc que proposes-tu ? » Je croise les bras sur ma poitrine tout en le toisant de haut. Je fais une petite moue qui exprime clairement que je ne compte pas quitter les lieux sans avoir au moins obtenu une forme de compensation. Il peut me proposer une alternative peu importe laquelle et je choisirai si elle me convient ou non. Je ressens néanmoins le besoin d’ajouter sur un ton à la fois défensif et agressif. « Au passage, pour information, je ne suis pas ta petite. Je ne suis plus une enfant. »
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