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The things you own end up owning you • Piros

Brooke L. Slughorn
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Élève de Serpentard
Maison/Métier : Serpentard
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Pseudo : Aurore Âge : 29 Parchemins : 83 Gallions : 630 Date d'inscription : 04/06/2017

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Piros & Brooke
The things you own end up owning you
Je grogne un peu alors que mon poing se fracasse contre le mur. La douleur irradie dans mon bras alors que je dois me faire violence pour ne pas cogner à nouveau. Je suis ivre de rage, tellement en colère. J'ai tout simplement envie de tout éclater autour de moi. Je prends conscience que je dois me calmer. Mon souffle est sifflant dans ma poitrine. Je ne contrôle plus rien de mes émotions. Je suis une petite fille capricieuse et colérique qui vient de craquer. Je finis par m'asseoir sur mon lit fixant l'objet détruit persuadée que c'est un acte volontaire. Je suis tendue alors que je ne peux me retenir de trembler de rage. Je prends ma tête entre mes mains fermant les yeux et respirant le plus calmement possible. Je reste ainsi de longues minutes avant de finalement rouvrir les yeux. Je suis toujours aussi furieuse mais c'est une fureur froide et réfléchie. Je fixe ma main à la couleur bleutée. Je pose délicatement mes doigts dessus pour tâter avant de déglutir retenant limite un cri plaintif. Je vais devoir aller à l'infirmerie pour soigner cela. Je prends une douche rapide, glacée et régénératrice. Ça me fait du bien. Je finis par finalement sortir des dortoirs pour rejoindre l'infirmerie. Je dois patienter un long moment avant que finalement l'on s'occupe de moi. Je ne peux retenir ma mauvaise humeur. Je la rabroue assez vivement en lui faisant part de mon avis non censuré sur son incompétence. Finalement je sors avec une main remise à neuve. J'erre un peu comme une âme en peine, la tête vide. Je pourrais partir à la recherche de Xander pour passer un peu de temps avec lui mais il doit profiter de Keir qui vient à peine de sortir de quarantaine. Je pourrais aller les ennuyer et provoquer un peu le meilleur ami de mon frère mais je leur laisse leur moment. Après, on me dira encore que je suis une garce ? Je prouve bien que je suis dotée d'un cœur capable de s'émouvoir et de faire preuve d’humanité. Je dois donc trouver de quoi m'occuper alors surtout que je me sens profondément frustrée. Je ne peux pas aller voir Dimka car il a bien d'autres choses à penser alors il ne me reste qu'à fuir ce climat oppressant. Les seules idées qui me viennent nécessitent que je m'évade du château.

Un petit sourire en coin finit par naître sur mes lèvres. J'emprunte certains passages secrets avant de me retrouver dans l'air frais. Je soupire déjà le cœur plus allégé. Ma démarche est rapide alors que je me faufile le plus discrètement possible pour rejoindre le village au silence pesant. Je resserre ma veste autour de moi alors que je me sens glacée. L'ambiance est oppressante, la peur plane dans l'air mais... je trouve que cela m'apporte un sentiment de vie. Je sais exactement où je vais. J'ai besoin de m'y rendre rapidement. Je n'ai rien à faire ici mais celui que je vais trouver ne me dénoncera jamais. Il a une dette envers moi. Il me doit bien cela peu importe les risques qu'il encourt. Je ne m'annonce pas. Je ne préviens pas. Je ne redoute aucunement ce que je pourrais trouver. Je ne suis pas farouche et il en faudrait énormément pour me choquer. Je n'ai jamais éprouvé le besoin quelconque de me faire annoncer. Je n'ai jamais ressenti la moindre gêne. Je dégage cette assurance de celle qui n'a pas vraiment peur pour sa vie, pour ce qui lui arrivera. Je ne suis pas infaillible mais je ne me sens pas sans défense. « Toc toc toc... J'ai pas pris la peine de prévenir que je viendrais. » Je ne m'encombre pas de futilités comme lui demander comment il va ou même si je le dérange. Il m'est redevable donc il se doit d’être disponible tout simplement. Je suis une petite princesse trop gâtée mais je l'assume totalement. Je lui laisse néanmoins quelques faibles instants pour expédier ce dont il pouvait bien s'occuper si besoin. Finalement allant droit au but, je prends une profonde inspiration avant de dire sèchement. « J'ai besoin que cette lettre parvienne à mes parents malgré la censure. Tu me dois un service donc je ne m'attends pas à trop de discussion. » J'ai également une autre demande en réserve mais la plus urgente est bien celle-ci. Je veux qu'ils interviennent pour exiger que nous rentrions et ainsi être sauf des risques de contamination. Je refuse tout bonnement l'éventualité même de perdre mes pouvoirs.
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Thou art more lovely and more temperate. Rough winds do shake the darling buds of May [...]
When in eternal lines to time thou grow'st, So long as men can breathe, or eyes can see, So long lives this, and this gives life to thee — .
Shakespeare
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O. Piros Fortescue
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Maison/Métier : ancien gryffondor, choixpeau flou qui n'avait pas l'étoffe d'un lion, il est désormais directeur d'un cirque, maître des cauchemars.
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The things you own end up owning you
piros & brooke
You've got no place to hide and I'm feeling like a villain, got a hunger inside. One look in my eyes, and you're running because I'm coming going to eat you alive. Your heart hits like a drum. The chase has just begun.

Piros essaie de se concentrer sur les papiers qui s’étalent devant lui. Il a l’impression que tout tourne autour de lui, comme si il était sur un bateau. Le décor tangue. Il balance. Ou bien est-ce le maître des cauchemars qui n’a plus les idées très claires ? Il lève malgré lui les yeux vers le mur, celui auquel est accroché un miroir. Il voit à travers le reflet d’un visage d’homme. Un visage pâle, les cheveux ébouriffés, la barbe sale. Depuis combien de temps ne s’est-il pas rasé ? Piros essaie de ne pas trop se regarder, mais malgré lui, il voit le regard désespéré, perdu de son alter ego. Qu’a-t-il bien pu faire pour en arriver là ? Les papiers ne se remplissent pas. Le cirque est en faillite, et Piros ne sait pas comment l’annoncer. La coupe du monde aurait du les remettre d’aplomb, et finalement, il a trop joué, il a succombé à ses vieux démons. Il a joué avec l’argent qui ne lui appartenait pas, et maintenant il doit annoncer à ses employés qu’ils ne pourront pas offrir de cadeaux à leur famille. Piros sourit. Aucun membre du cirque n’a de famille. Ils sont tous des monstres, des exclus, des rejetés. Peut-être qu’ils lui pardonneront ? Il en doute. Mais dans tous les cas, ils ont d’autres chats à fouetter. On ne parle plus que de ça, en silence, dans les coins sombres. L’épidémie. Piros sait qu’il a eu de la chance de ne pas se faire contrôler lors de la descente des Aurors à Pré-au-Lard. Il aurait du fuir, mais il n’a pas pu. Mahra était là, il ne pouvait pas partir sans elle. Lui, le lâche de toujours, avait voulu sauter à la rescousse de la belle maudite. Il n’avait rien fait de plus que de risquer sa liberté, c’est tout ce qui lui restait aujourd’hui. Mais au moins, il était présent quand elle a été annoncée. L’épidémie. Il s’agit bien de cela. Une maladie qui sévit dans le monde sorcier. Piros se demande si lui aussi, il n’est pas atteint. Qui ? Quand ? Les soupçons se forment dans les esprits. Il entend les gens murmurer, et il se demande si il ne devient pas parano. Il soupire et relie pour la cinquième fois la ligne devant ses yeux.

Puis il entend frapper. « Toc toc toc... J'ai pas pris la peine de prévenir que je viendrais. » Piros ne lève pas les yeux de sa table, il imagine que c’est une personne du cirque. Mais non. Qui donc ? Avant qu’elle ne ferme la porte, Piros entend le souffle du vent dehors. L’hiver arrive à grands pas. Le deuxième hiver qu’il vivra à Halloweentown. « J'ai besoin que cette lettre parvienne à mes parents malgré la censure. Tu me dois un service donc je ne m'attends pas à trop de discussion. » Ce n’est pas une membre du cirque. Piros lève enfin les yeux de ses feuilles. Il se trouve nez à nez avec un visage qui lui est familier. Une élève de Poudlard. Il l’a rencontré lors de la coupe du monde, et il aurait aimé ne jamais la revoir. Son air sûre d’elle, sa persévérance, lui avait sauvé la vie. Mais aujourd’hui, Piros aurait aimé être seul. Cependant, il écoute ce qu’elle a à dire. Elle le fait sourire. Elle est exigeante la petite. Piros secoue la tête. « Bonsoir. » Il déteste l’impolitesse… Enfin, il a toujours été impoli dans sa jeunesse, comment pourrait-il le reprocher aux autres ? Il continue cependant sur sa lancée, en restant calme, même si à l’intérieur de lui, tout se brise seconde après seconde. « Tu tombes mal. » Elle doit sans douter. Mais elle s’en fiche probablement. Après tout, elle pense être en position de réclamer n’importe quoi. Mais Piros ne se laissera pas faire. « Tu penses que c’est comme cela qu’on doit demander un service ? » Il se lève de sa chaise et avance habilement vers l’étudiante. Elle est plutôt jolie, il l’avait remarqué la première fois. Elle a le visage rosit par le froid, et sans doute aussi par la colère. « Même si je le pouvais, je ne le ferai pas. » Il n’était pas obligé de rajouter la deuxième partie de sa phrase, mais il le fait quand même. Il rééquilibre le pouvoir dans ce dialogue. « Tu débarques comme ça, et tu crois que je suis capable de répondre à tes désirs ? Tu te trompes ma petite. » Mais il comprend. Elle aimerait pouvoir raconter à ses parents ce qu’il se passe. La censure est mise en place depuis plusieurs mois maintenant, et personne ne sait pourquoi. Enfin, Piros le sait maintenant, l’épidémie. Il n’imagine pas ce que doivent subir les élèves de Poudlard à cause de cette annonce. Mais il imagine qu’ils sont plus en sécurité au château. « Je ne peux pas t’aider. »






Made by Neon Demon


wicked, wicked to the core
The smoke is part of circus legend: once upon a time, we were burned to the ground. But we did not die. Instead we kept burning, kept moving, kept growing. The smoke surrounds us, even if we no longer burn.  

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Piros & Brooke
The things you own end up owning you
Je me sens comme une actrice. Je joue en permanence un rôle. Je ne suis jamais authentique. Cette assurance que je dégage face à cet homme n’est en réalité que poudre aux yeux. Je ne pense même pas qu’il puisse s’en rendre compte. Je le toise me sentant supérieure à lui. Je pourrais faire preuve de respect même si j’estime qu’il me doit ce service. Je pourrais quand même prendre la peine de demander au lieu d’exiger de lui. Je pourrais le traiter comme un humain et non un vulgaire serviteur mais ce serait admettre que je n’ai pas autant d’assurance que ce que je veux démontrer. J’aime ce sentiment de supériorité qui m’amène à moins douter de ce qui fait ma particularité. Depuis que l’épidémie me volait le temps de mon frère, je me sentais bien plus inférieure. Je n’étais plus si certaine de compter réellement. Je rêvais de plus en plus d’un nouveau départ ailleurs mais je savais que toutes mes tentatives seraient soldées par un vulgaire échec tant et aussi longtemps que je resterai piégée à Poudlard. Je me sentais comme la souris prise au piège, comme un lion en cage, un papillon dans son bocal. Je manquais d’air. Je me sens étouffée comme si on venait de m’arracher les ailes. J’étais en train de sombrer lentement et sûrement vers mes pires travers. Je détestais cette sensation que tout m’écrasait. J’avais besoin de pouvoir m’élever au-dessus de ce monde, me sentir transcendée. Je voulais renaître. J’avais désespérément besoin de donner un sens à mon existence car elle en manquait cruellement. Je ne savais pas à quoi je servais. Je cherchais une lumière dans l’obscurité mais en attendant de la trouver, je continuerais à me comporter comme une garce. Mon regard s’attarde sur le monceau de papiers qui reposent sur le bureau avant que je pousse un profond soupir. Il semblait totalement désorganisé. Tout était dans un tel bordel que ça en devenait accablant et désespérant. J’avais presque envie de faire preuve de magnitude et de lui offrir un coup de main. J’aurais pu si j’avais eu une once de simple gentillesse en moi ce qui était loin d’être le cas. Je n’étais pas généreuse même s’il faisait un peu pitié. Je me demandais s’il n’aurait pas quelques soucis à régler.

Il me rappelle assez subtilement les règles de politesse et je rigole légèrement. Cela m’indiffère totalement. Je hausse un sourcil légèrement à ces mots me demandant pourquoi je tombe mal. Il est pourtant seul donc je ne vois pas ce qui l’empêche de se mettre à ma disposition et d’accéder à ma demande. Je fronce les sourcils un peu contrariée mais je suis toujours d’un calme olympien. Je suis simplement frustrée. Je ne pense pas qu’il puisse comprendre ce que l’on éprouve dans l’enceinte de l’école. Tout est devenu oppressant alors que la peur de finir en quarantaine nous terrorise tout un chacun. Je ricane à ses mots le trouvant amusant pour le coup. Il doit avoir besoin que je lui rafraichisse la mémoire sur ce qu’il me doit. Je l’ai dépanné alors il n’a pas vraiment grand-chose à dire. « Tu crois sincèrement être en mesure de refuser de payer ta dette ? De m’imposer le moment où exiger que tu tiennes ton engagement ? » Je laisse quelques instants s’écouler. Je m’efforce de respirer profondément pour ne pas simplement perdre patience. Je ne veux pas m’énerver. Je risquerais de me sentir complètement frustrée par la suite avec un trop plein d’énergie que je ne pourrais trouver comment dépenser. « Un service ? Ce n’est pas un service. Je ne suis pas Mère Theresa alors non je n’ai pas agi par générosité. Tu n’as donc pas vraiment ton mot à dire. Je veux remboursement et maintenant. » Je ne suis plus aussi tempérée dans mon ton. Je ne suis pas encore en colère mais je ne suis plus aussi calme que lors de mon arrivée. Je ne suis plus seulement une petite fille capricieuse mais une femme qui n’aime pas qu’on la contrarie. Je ne supporte pas l’idée qu’il me voie comme une enfant. Je n’en suis plus une et je déteste qu’on ne le voie pas. « Je me trompe ? Petite ? Tu ne disais pas cela quand je t’ai offert mon argent. Tu sais que j’attends un paiement. Donc que proposes-tu ? » Je croise les bras sur ma poitrine tout en le toisant de haut. Je fais une petite moue qui exprime clairement que je ne compte pas quitter les lieux sans avoir au moins obtenu une forme de compensation. Il peut me proposer une alternative peu importe laquelle et je choisirai si elle me convient ou non. Je ressens néanmoins le besoin d’ajouter sur un ton à la fois défensif et agressif. « Au passage, pour information, je ne suis pas ta petite. Je ne suis plus une enfant. »
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O. Piros Fortescue
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piros & brooke
Lover, hunter, friend and enemy, you will always be every one of these. Nothing's fair in love and war. In life, in love, this time I can't afford to lose for one, for all, I'll do what I have to do. You can't understand, it's all part of the plan.

Le vent tambourine et malmène les volets qui claquent contre la roulotte. Piros sent la tempête arriver et il ne pense qu’aux animaux qu’il n’a pas eu le temps de voir avant la fermeture de la Ménagerie. Il fait confiance à ses employés pour en prendre soin, mais le lien qu’il entretient avec eux est si fort que le criminel a du mal à être loin d’eux trop longtemps. Il sait qu’il a fait du mal autour de lui, et les animaux en font partie, mais depuis qu’il est libre, il essaie de se racheter chaque jour. La contrebande, c’est terminé. Mais il a toujours des dettes, et la petite sorcière est là pour le lui rappeler. Elle se tient droite, fière, et en la voyant il a l’impression de la connaître depuis toujours. Elle ressemble à une femme dans ses souvenirs, mais il ignore qui. Le directeur du cirque secoue la tête, il n’a pas envie de se perdre dans ses songes, il veut plutôt se débarrasser d’elle le plus vite possible. Mais elle est collante, comme une sangsue, elle n’a pas l’intention de le laisser avant d’avoir sucer tout son sang. Ils ne sont pas du même monde, et n’ont certainement pas grandi dans les mêmes conditions. Elle a les ongles soignés alors que Piros avait souvent des habits déchirés. Mais en observant son attitude, Piros devine qu’elle n’a pas eu l’amour, le même amour de la part de ses parents que lui de son père. L’argent ne donne pas tout. Elle le toise et jette un regard presque dégoûté à sa roulotte, à ses papiers, à son bureau. Ce n’est pas le grand luxe, mais Piros s’en contente. Quand le cirque était encore itinérant, cette roulotte contenait toute sa vie. Il n’y vit plus, mais c’est toujours son domaine, son repaire. Il n’espère pas que l’adolescente comprenne, elle ne pourrait pas. Elle n’a pas été obligée de fuir son pays elle, elle n’a pas été prise à tord pour une criminelle, elle n’a pas eu à faire des actes qui l’auraient changé pour toujours. Piros n’est pas fier de ce qu’il a accompli, il le regrette chaque jour de sa misérable vie, mais aujourd’hui il espère trouver une rédemption avec le cirque. Si seulement il n’avait pas encore sombré.

« Tu crois sincèrement être en mesure de refuser de payer ta dette ? De m’imposer le moment où exiger que tu tiennes ton engagement ? » Des dettes, l’ancien Gryffondor en a eu des tas dans sa vie. Il a toujours trouvé le moyen de les rembourser ou de se faire oublier. Mais la sangsue n’est pas prête de lui faire un cadeau. Pourtant, ce qu’elle demande ne serait pas compliqué à réaliser, mais Piros ne peut pas se permettre de prendre des risques. Si il envoie cette lettre, il pourrait être contrôler. Et de toute façon, le hibou de la demoiselle serait aussitôt intercepté. A moins qu’il ne trouve un hibou clandestin, mais ce serait très dangereux. Piros secoue la tête, il ne devrait même pas envisager aider cette petite insolente. Elle le traite comme un serviteur, comme un moins que rien, il ne peut pas accepter cela. Cela lui rappelle quand il était encore adolescent lui aussi, à l’école. Ses amis le protégeaient toujours des moqueries des autres, de ceux qui étaient plus forts que lui. Mais maintenant, Piros est seul. Il ne se laissera pas marcher dessus. Le petit lâche a bien changé, et même si au fond, il est toujours autant faible, il ne le montre plus. Il effraie. « Un service ? Ce n’est pas un service. Je ne suis pas Mère Theresa alors non je n’ai pas agi par générosité. Tu n’as donc pas vraiment ton mot à dire. Je veux remboursement et maintenant. » Piros est certain que la peste n’a même pas besoin de son argent. Le jeune homme se dit qu’il n’aurait pas du lui faire confiance, qu’il aurait du se débrouiller. Il a parié grâce à elle, mais elle ne l’a même pas fait gagner. Quel idiot ! « Je me trompe ? Petite ? Tu ne disais pas cela quand je t’ai offert mon argent. Tu sais que j’attends un paiement. Donc que proposes-tu ? » Elle perd patience et elle n’a visiblement pas l’habitude qu’on lui refuse quelque chose. Mais Piros n’est pas facile à atteindre. Elle veut jouer à la grande, elle verra ce qu’elle récoltera. « Au passage, pour information, je ne suis pas ta petite. Je ne suis plus une enfant. » Elle ne veut plus qu’on la prenne pour une enfant, et bien il va la traiter comme une adulte.

Piros s’approche doucement d’elle et il vient frôler sa hanche d’une de ses mains. Il peut faire pression lui aussi. « Tu veux que je te montre comment je traite les femmes ? » Il soupire et se penche le long de l’oreille pour lui murmurer cette phrase. « Tu es ici sur un territoire hors des lois des sorciers, à ta place je me méfierai. » Il la prévient, l’avertit. Après tout, il pourrait lui faire du mal, profiter d’elle. Il l’a déjà fait par le passé avec des femmes de joie, des putains, quand le cirque était itinérant. Quand il était un monstre. « Je ne te dois rien, tu n’as pas besoin d’argent et si tu veux qu’on te traite comme une femme, agis comme telle et cesse de te rendre intéressante. Tu sais très bien que si j’ai pris ton argent, c’est parce que tu m’as charmé. Tu l’as voulu. » A trop jouer, la petite s’est brûlé les ailes.



(c) chaotic evil


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Piros & Brooke
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Le danger ne m’effraie pas, plus depuis longtemps. Je ressens au contraire une décharge d’adrénaline lorsque je m’en approche. J’ai souvent failli m’y brûler les ailes mais au pire je m’y suis brûlée juste le bout des plumes. Ma vie me semblait parfois terriblement morne alors que je rêvais de partir à la découverte du monde. Je voulais voyager et apprendre des cultures de tous les pays que recelait le monde. Je voulais leur voler leurs secrets les plus précieux dans l’unique but d’assouvir mon propre désir de pouvoir. J’avais besoin de dominer le monde, dominer mon univers. Je recherchais l’être unique en son genre qui ferait de moi la reine de ses jours et de ses nuits. J’étais à la fois froidement terre à terre et romanesque rêveuse. Doux paradoxe qui semblait me coller à la peau comme de la glue extra forte. Il était difficile de savoir dans quel extrême je me trouvais tant je me plaisais à les entretenir. Je ne voulais pas que l’on cerne aisément ma personnalité. Mais s’il y a bien un trait de caractère dont je ne me cachais néanmoins pas était mon impatience couplée à mon refuse de m’entendre opposer un non. Il me donnait la sensation de perdre mon temps à être venu jusqu’ici pour demander qu’il me rende un service. Il n’avait donc aucun sens de l’honneur ? Il avait pris un engagement, il se devait d’en respecter les termes ou au moins d’accepter essayer. Or il prétendait ne rien me devoir et son ingratitude m’irritait au plus haut point. Nous n’étions définitivement pas du même monde. Dans le mien, les pires monstres se cachaient derrière des apparences aimables et gracieuses. Le vice gangrenait les âmes et rongeait les cœurs mais tout se faisait avec une certaine discrétion. Mais cet homme avec son cirque des horreurs, il semblait prendre un malin plaisir à afficher la laideur de ses démons au monde entier. Il n’en éprouvait aucune honte et si une part de moi pouvait l’admirer, une autre n’éprouvait que dégoût. Je n’avais pas peur de lui mais de le voir s’accrocher aussi fermement à son non me faisait frissonner. Je n’avais plus la même assurance. Je ne le démontrais pas mais dans le fond de mon cœur, je doutais de moi. Je n’étais pas certaine que venir seule ait été une bonne idée mais qui aurait pu m’accompagner ? Je n’avais suffisamment confiance en personne, pas pour ce genre de choses en tout cas. Mais je l’avais dit quelques instants plus tôt. Je n’étais plus une enfant. J’en avais marre d’avoir l’impression que tout le monde me sous-estimait. Je n’avais pas l’expérience de mes aînés. Je n’avais pas non plus leur vécu. Mais là où ils avaient perdu cette petite flamme qui fait toute la différence, j’avais encore toute ma fougue. Je ne me donnais jamais à moitié quand je désirais réellement quelque chose. Il pensait pouvoir m’impressionner avec ses années en plus mais il lui en faudrait bien plus que cela.

Je ne frissonne même pas quand il s’approche. Un pli de contrariété vient barre mon front. Non pas que son geste me gêne mais plutôt qu’il se le soit permis sans aucune gêne. Un sourire en coin ne peut que naître sur mes lèvres. Il pense me mettre mal à l’aise ? Il croit qu’une main qui s’égare peut suffire à me faire plier en retraire ? Sa menace me laisse totalement de glace alors que je ricane même légèrement quand il me dit de me comporter comme une femme. Je suis jeune, je tâtonne encore un peu mais jamais je ne me serais faite avoir à emprunter de l’argent à la première fille venue. Je n’aurais jamais été trop conne pour accepter un deal tel que celui d’offrir un service dont je ne connaîtrais la nature que le moment venu. C’était un attrape couillon et il s’était fait avoir comme un bleu alors il pouvait bien éviter de se la ramener. « Et si toi tu veux être traité comme un homme et non un sous-fifre, il serait bien que tu agisses comme tel au lieu d’essayer de cacher sous tes airs ta lâcheté. » Il transpirait la couillardise malgré ses airs. Il se voulait fort. Il aboyait comme pour ne pas se faire écraser mais il lui manquait un petit truc qui puisse le rendre réellement crédible. Il n'aurait pas eu besoin de me dire qu’il pourrait me montrer comment il traitait les femmes, il m’en aurait donné un aperçu tout simplement. Il parlait trop et surtout il se cherchait trop d’excuses. Il voulait me duper mais j’avais trop souvent dissimulé mes propres failles sous le même genre d’attitudes pour ne pas les reconnaître quand je me trouvais face. « T’as pris mon argent de ton propre chef, assume-le. Tu n’as pas assez de couilles pour le reconnaître ? Admettre que tu as une dette ? Je t’ai charmé ? Ah ah ah, elle est tellement drôle celle-là. Tu aurais dû être clown, un vrai bouffon avec un humour comme celui-là. » Je lui offre un rire forcé en le fixant. Je l’applaudis même un peu alors qu’il perd le peu d’estime que je pouvais avoir pour lui. Je pensais pas qu’il refuserait de respecter sa part du contrat mais qu’il n’accède pas à ma demande était une chose mais en prime m’accuser d’être responsable. Je ne l’ai pas supplié non plus de prendre mon argent. Il a agi de son propre chef alors il pourrait l’assumer. Je suis une peste et il réveille en moi le désir de me comporter comme une garce. Je suis arrivée avec mes grands airs mais je ne le prenais pas comme un ennemi. Je n’avais pas envie de l’humilier outre mesure mais là c’est devenu bien différent. « La vérité c’est que tu es juste trop faible pour résister à l’appât du jeu et pas besoin de te charmer pour que tu craques. Tu parles de me montrer comment tu traites les femmes, pour ça, faudrait seulement que tu aies des couilles. »
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Pseudo : elly Âge : 22 Parchemins : 2878 Gallions : 794 Date d'inscription : 14/11/2016

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The things you own end up owning you
piros & brooke
Lover, hunter, friend and enemy, you will always be every one of these. Nothing's fair in love and war. In life, in love, this time I can't afford to lose for one, for all, I'll do what I have to do. You can't understand, it's all part of the plan.

Elle est pleine de ressources. Piros n’a jamais eu la prétention de penser qu’il savait se faire respecter. Certes il inspirait la peur, mais pas par ce qu’il était, simplement à cause de rumeurs à son sujet. Ces rumeurs n’étaient pas totalement fausses, mais elles n’étaient pas toutes vraies, et cette petite vipère l’avait bien compris. Même si il voulait lui faire peur, elle n’avait pas froid aux yeux. Elle le regardait comme une reine regarde un sujet. Elle a prévu de remporter cette bataille, mais Piros n’a pas les moyens de lui rendre ce qu’il lui doit. Elle ne semble pas le comprendre, pas vouloir l’entendre, alors elle surenchérit. « Et si toi tu veux être traité comme un homme et non un sous-fifre, il serait bien que tu agisses comme tel au lieu d’essayer de cacher sous tes airs ta lâcheté. » On ne lui a jamais parlé comme cela. Ça lui rappelle une autre époque, à Poudlard, avant qu’il ne rencontre les membres de sa bande. On se moquait de lui en première année, parce qu’il n’était pas de taille à être chez les gryffondor. Les serpentards lui répétaient sans cesse qu’il aurait dû aller chez les blaireaux. Mais ses amis l’avaient défendu. Aujourd’hui, Piros avait appris à être seul, mais cela faisait des années qu’il n’avait pas eu besoin de se défendre. Même contre les gros bras, il réussissait à s’en sortir. Seulement cette fille avait un pouvoir malsain sur lui, et ça le répugnait. Elle semblait voir clair en lui, et ça l’inquiétait. « T’as pris mon argent de ton propre chef, assume-le. Tu n’as pas assez de couilles pour le reconnaître ? Admettre que tu as une dette ? Je t’ai charmé ? Ah ah ah, elle est tellement drôle celle-là. Tu aurais dû être clown, un vrai bouffon avec un humour comme celui-là. » Piros se retient. Il serait prêt à lui mettre un coup, à lui faire regretter ce qu’elle vient de dire, mais on ne frappe pas les femmes. Elle est capricieuse la petite, parce qu’elle a toujours obtenu ce qu’elle voulait, mais elle comprendra vite qu’on n’a pas toujours tout dans la vie. La vie est une chienne qui fout la merde à chaque coins de rue. Piros s’en sort toujours alors il serre les dents et attend qu’elle ait terminée. « La vérité c’est que tu es juste trop faible pour résister à l’appât du jeu et pas besoin de te charmer pour que tu craques. Tu parles de me montrer comment tu traites les femmes, pour ça, faudrait seulement que tu aies des couilles. »

L’orage gronde dehors. La foudre frappe autour d’eux et Piros sent le tonnerre le remplir de colère. Il serre les poings et avant que les ténèbres le contrôlent, il attrape le bras de la fille et la conduit jusqu’à la porte. Il tire de toutes ses forces, elle ne peut pas s’échapper. Piros ouvre la porte de sa roulotte, dehors c’est le déluge mais il s’en contrefiche. Il pousse le serpend hors de son plancher. « Tu n’es qu’une garce. Tu crois pouvoir contrôler tous ceux qui t’entourent, mais ma pauvre fille, si moi je suis un lâche, toi tu es sans cœur. Personne ne pourra jamais t’aimer parce que tu as une pierre au milieu de la poitrine. Si tu crois que le pouvoir peut t’apporter tout ce que tu souhaites, tu te trompes. Maintenant fous moi la paix, tu viendras me demander de te régler ce que je te dois quand ta demande ne sera pas idiote. Parce que même si je le voulais, je ne pourrai pas répondre à tes exigences princesse ! Et la prochaine fois, sois polie au moins. Maintenant bon courage pour retrouver ton chemin par cette tempête ! » Il claque la porte au nez de la vilaine, soulagé. Elle a beau être exécrable, elle n’a pas tord. Piros est un pauvre idiot, un pauvre lâche qui a joué et qui a perdu. Elle est peut-être qu’une sale petite fille gâtée, il sait qu’elle reviendra. Et ce jour là, il sera prêt.



(c) chaotic evil


wicked, wicked to the core
The smoke is part of circus legend: once upon a time, we were burned to the ground. But we did not die. Instead we kept burning, kept moving, kept growing. The smoke surrounds us, even if we no longer burn.  

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The things you own end up owning you • Piros
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