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Without you, i'm no one, i'm nothing at all (Johannes)

Zephÿr Rosenberg
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Without you, i'm no one, i'm nothing at all

Le temps se fait long. Trop long, beaucoup trop long au goût de Zephÿr qui s’imagine rester ici jusqu’à la fin de ses jours. Cela fait plus d’un mois qu’il est là, à attendre que son sort soit scellé. Il a bien compris que les choses ne vont pas bien pour lui. Il est fatigué, et ce n’est pas seulement dû au fait qu’il ne dort que rarement d’un sommeil réparateur. Le métamorphomage se sent seul. Il a l’impression que tout s’écroule au fil des jours. Lui, ses espoirs et sa foi. Un mois qu’il se dit que c’est une erreur, qu’il va s’en sortir mais les signes ne trompent pas. Cette dernière semaine, ses cheveux sont restés blancs, d’un blanc parsemé de noir. C’est inhabituel, c’est étrange. Il est malade, il le sait, il l’a compris. Sa baguette ne répond quasiment plus. Lors des tests, il n’arrive plus à utiliser la magie informulée et impossible de se souvenir de certaines choses. Il ne passe pas un jour sans qu’il vomisse ses tripes au moins une fois, la plupart du temps après les tests de réactivité aux potions. Cela n’arrange en rien sa faim qui est quasi inexistante. Clairement, il a perdu du poids et ses joues qui commencent tout juste à se creuser en sont la preuve. Ses vêtements sont amples, cela ne se voit pas vraiment au niveau de son corps mais son visage montre bien le mois difficile qu’il vient de passer. Il a le visage livide, qui n’a pas vu la lumière du soleil depuis trop de temps. Ses cheveux blancs sont en bataille et les cernes sous ses yeux témoignent des nuits bien trop courtes. Les tâches sur son corps sont toujours là. Il se sent tellement mal. Cette situation le blase complètement. Il se demande ce qu’il a pu bien faire pour en arriver là aujourd’hui. Est-ce un moyen de lui faire payer le mal qu’il a pu faire dans le passé ? Est-ce que c’est un moyen de lui faire comprendre à quel point, au final, il est seul ? Il ne sait plus. Le week-end, lorsque les tests prennent enfin fin, Zephÿr tente de se reposer, histoire de supporter les journées remplies de la semaine. Alors, vers neuf heures du matin, il tente de continuer la nuit qu'il a entamé précédemment, pendant une ou deux heures. Il ferme les yeux, son corps enroulé dans la couverture. Il frissonne. Les cachots ont toujours été froids, et l’autonome qui s’installe n’arrange pas les choses. Le garde-chasse sent les regards de certains Aurors se poser sur lui, mais il ne dit rien. Il a arrêté la bataille depuis bien longtemps, il arrêté de hurler sur eux quand il a enfin compris qu’il ne sortirait jamais comme ça. Après avoir lutté pendant bien dix minutes, Zephÿr tombe enfin dans les bras de Morphée. Il est silencieux, apaisé d’avoir enfin gagné un combat, au moins. Son sommeil est loin d’être profond, il sait qu’il va être réveillé au moindre bruit, soucieux de louper des choses importantes qui se dérouleraient autour de lui. Il a peur de ce qu’il pourrait se passer s’il n’est pas réveillé. C’est sans doute l’une des raisons de pourquoi il ne dort pas vraiment, finalement. Quand, une heure plus tard, il ouvre les yeux, un soupire sort de sa bouche. Il se redresse sur son lit, péniblement, de nouveau enroulé dans la couverture. Il se colle au mur et grimace en entendant son ventre qui crie famine. Il sent la faim mais n’a pas envie de manger, alors il ne le fait pas. Il se contente de boire de l’eau et de manger un peu de viande quand il le sent, ce qui équivaut à trop peu pour n'importe qui.

Trente-cinq ans. Il a passé son anniversaire en quarantaine, seul. Bien sûr, il ne fête plus son anniversaire depuis bien longtemps, cela fait donc un moment qu’il est seul ce jour-là. Pourtant, passer ce jour précis, enfermé en quarantaine, en étant potentiellement malade, l’a foutu dans une déprime passagère qui a rendu la journée difficile. Quand on est venu, anonymement, lui apporter un gâteau d’anniversaire, il n’a pas compris. On l’a posé devant lui lors du déjeuner mais il n’y a pas touché. Même si, de base, il mange peu, là ne pas savoir de qui le gâteau vient l’a poussé à ne pas le manger. Frustré, il a quitté la table, laissant le gâteau là, invitant ceux qui le souhaitaient à en prendre un bout. Zephÿr n’avait pas la tête à fêter quoi que ce soit, même de la manière la plus simple possible. Il n’arrivait pas à être heureux de ce geste, parce qu’il ne comprend pas qui ferait cet effort là pour lui, et qui penserait à lui envoyer un gâteau alors qu’il est en quarantaine, supposément malade et surtout, vis-à-vis de son comportement quotidien. Dans tous les cas, il n’a pas cherché à savoir et ne le fera pas. C’est le cas de ces soucis, cette journée n’est que du passé. Il se souviendra de cet anniversaire plus que d’autres, c’est indéniable, mais il ne peut pas rester bloqué sur ça. Zephÿr, toujours adossé contre le mur, s’est assoupi sans s’en rendre compte, dans une position vraiment inconfortable. « Rosenberg ! » Il bouge à peine, entendant pourtant la voix qui l’appelle, qui l’incite à regarder ce qu’il se passe. Il se demande ce qu’il a pu bien faire. « Rosenberg, debout. Visite. » Vi-quoi ? Une visite ? Sérieusement ? Il n'a eu que celle de Sabal en presque un mois ici. Finalement, le métamorphomage se redresse complètement, passe ses mains sur son visage avant de regarder vers l’entrée. Quand il aperçoit son frère à travers la vitre, il a l’impression que c’est une blague, une blague de très mauvais goût. Il traîne à se lever, bien trop étonné de sa présence ici. Il ne montre rien, son visage reste impassible. Quand il arrive devant la vitre, il ne peut pas s’empêcher de se sentir angoissé. Ils n’ont pas parlé depuis trop de temps, depuis la dernière fois où Zephÿr avait fini sur le sol, poing dans la figure. Après ça, le garde-chasse l’a évité tout l’été. Il attrape le téléphone mis à sa disposition. Il ne regarde pas les instructions, il sait très bien comment cela fonctionne. Il l’approche de son oreille, et il ne dit rien. Qu’est-t-il censé lui dire, exactement ? Qu’il est désolé ? Qu’il est désolé d’avoir foutu la merde dès que l’occasion se présentait ? Il n’ose pas. Zephÿr lance un regard aux Aurors, puis regarde Ludwig dans les yeux. « Pourquoi ? » Sa voix est calme, un peu enrouée. Ce n'est pas une agression, du tout, il ne crie pas. Il pourrait parler Anglais, il pourrait, mais il se refuse à laisser les Aurors comprendre. Alors, il parle Allemand, renouant avec cette langue qu'il a seulement réutilisée la dernière fois pour blesser son frère.

Les dialogues en italique sont en Allemand.
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Johannes L. Rosenberg
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Without you, i'm no one, i'm nothing at all

ft. zephÿr rosenberg


Il lui a fallu longtemps, pour parvenir à enfin descendre les marches qui le mènent aux cachots, sans avoir les tripes qui se serrent. Il a essayé une fois, deux fois. Plus que ça, même, il ne parvient pas à se rappeler le nombre exact. Mais à chacune d'elle, sans que ça change le moins du monde, il a fait marche arrière. Il n'y arrivait pas. Les jours sont devenus des semaines. Un mois s'est écoulé. Au final, il aura fallu qu'un anniversaire approche. Celui de son frère. Des années qu'ils sont séparés, des années qu'ils n'ont rien partagé, et pourtant cette date est gravée dans sa mémoire comme au fer rouge. Il a cherché quoi faire, quoi dire, tout contact rompu depuis Juin. Puis il s'est tourné vers les elfes de maison, pour tenter un geste qu'il n'est pas bien sûr de comprendre lui-même. La raison pour laquelle il lui a fait transmettre un gâteau, elle lui échappe. Il ne sait pas si c'est une tentative de paix, ou quelque chose d'autre. Il sait juste que c'est ce qui lui a paru être le mieux, la meilleure chose à faire. Il n'a pas demandé comment ça s'est passé, quelle a été sa réaction. Par peur, peut-être. Il ne sait rien, face à tout ça. Il n'est pas sûr de vouloir savoir. Il est perdu, et ne sait pas s'il est censé chercher.

Le bruit de ses pas trouve son écho dans les couloirs pavés. Il est déjà passé voir James, il sait comment ça va se passer, comment les visites sont gérées. Il sait à quoi s'attendre, il connait le chemin. Il sait qu'il doit garder la tête haute, droite, ne regarder que devant lui, sans quoi la colère se loge dans son torse, une colère due à toute cette mascarade, à ce traitement qu'on impose à des malades. La quarantaine, il peut la comprendre. En cas de contamination, c'est sûrement la meilleure chose à faire. Ce qui dérange l'Allemand, ce n'est pas la quarantaine en elle-même, mais la manière dont elle a été gérée depuis le début, de son annonce au banquet de la rentrée à cette absence de nouvelles totales un mois plus tard. Ils sont tous dans le noir le plus complet, et ça, ça fait partie des nombreuses choses à ce sujet qu'il trouve ça inadmissibles. Mais il sait aussi que se rebeller ne mènera à rien, en tout cas rien d'autre qu'à la perte de son emploi. En soi, rien qui puisse être utile à quiconque. Martell, encore ? La question n'a rien d'agressif, contrairement à ce que sa formulation pourrait laisser penser. C'est une simple vérification. Zephÿr Rosenberg. L'Auror marque un moment d'arrêt, d'hésitation. Il sait bien ce que pensent les Aurors de son frère, ici. Il connait ses crises de colère, ses tentatives pour sortir de là, ses cris. Il n'a pas été étonné, pas une seconde. L'homme finit par faire un bref signe de tête, puis lui fait vaguement signe de le suivre jusqu'au dernier cachot. Tête haute, droite, le regard fixé devant lui.

Ce qu'il ressent quand il voit son frère derrière cette énorme porte vitrée, il n'est pas certain de l'avoir ressenti auparavant. De l'inquiétude, réelle, complète, sans rien derrière. Aucune envie, aucune jalousie, aucune colère. Peut-être quand ils étaient petits, quand ce poison n'était pas encore dilué dans ses veines. Le garde-chasse ne va pas bien, il n'a pas besoin de plus d'une seconde pour le remarquer. Son visage émacié, ces taches sur sa peau, ses cheveux trahissant immédiatement son état. Ses yeux sont presque vitreux, et Johannes se demande à quand remonte la dernière fois qu'il a mangé en quantité convenable, la dernière fois qu'il a eu un sommeil réparateur. Bien trop longtemps, c'est évident. Merci. L'Auror lui refait un signe de tête, s'éloigne de quelques pas. Pas assez au goût du concierge, mais il n'a pas son mot à dire. Les deux hommes restent un long moment à se fixer, combiné contre l'oreille, en silence. Par où commencer ? Comment débuter une conversation quand la dernière fois qu'ils se sont vus, l'un a fini avec les phalanges de l'autre contre son visage ? Pourquoi ? Johan inspire un bon coup. Définir le pourquoi, c'est compliqué. Il n'est pas certain. Pas certain de ce qui le pousse à venir ici. Il fallait qu'il le voit. Qu'il voit par lui-même dans quel état il est. Mais il n'est pas sûr que Zephÿr ne prenne pas mal la chose, comme une bête sauvage en cage qu'on vient voir par curiosité maladive. Parce que tu es mon frère. Peut-être pas au sens biologique du terme. Et étant donnée leur relation, il n'est même pas sûr qu'il y ait une réelle fraternité entre eux. Mais c'est ce qu'il ressent, parce que c'est ce qu'il a toujours pensé, depuis tout petit. Même s'il l'a envié, haï. Peut-être que ça n'est que dans un sens. Ça l'est surement, même. Est-ce que tu... Tu as eu ton gâteau ? Et le voilà qui se retrouve à poser la question, alors qu'il s'était dit qu'il ne voulait pas savoir. Il ne sait pas ce que ça pourrait lui apporter, du tout. Rien.
... Je suis désolé, pour la dernière fois. J'aurais dû être plus malin. J'aurais dû réfléchir. Je me suis emporté sans même chercher à comprendre, et c'était une énorme erreur. Je n'aurais jamais dû te frapper. Peu importe à quel point le cadet a pu provoquer, il aurait dû avoir davantage de contrôle sur lui-même. Il est en tort, il le sait. Et il est temps qu'il assume.


En allemand dans le texte.





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Zephÿr Rosenberg
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Without you, i'm no one, i'm nothing at all

Zephÿr ne comprend pas. Il ne comprend pas pourquoi son frère est là, c’est bien pour cela qui lui a demandé des explications. Certes, pas forcément de la manière la plus explicite qui soi, mais il veut comprendre. Depuis qu’il est ici, il a eu le temps de réfléchir, de beaucoup réfléchir. Le métamorphomage a passé des heures à ruminer, à penser au passé, aux choses qui ont été faites et aux choses qui ont été dites. Des crasses, il en a fait. Depuis qu’il est arrivé à Poudlard, il n’a fait aucun effort. Il n’a pas fait l’effort de se contrôler, de réfléchir, et de prendre sur lui, afin d’éviter de passer ses nerfs sur tout ce qui bouge, dont Ludwig. Il s’est souvenu de ce qu’il a pu dire, de ce qu’il aurait pu faire autrement. Il aurait pu tout faire autrement. Sa rancœur est toujours là, il lui en veut toujours mais il n’a simplement plus le courage de se battre contre quoi que ce soit, contre qui que ce soit. Il sait les erreurs qu’il a commises, il sait, qu’en fin de compte, il a mérité ce poing dans la figure. Poussé par sa colère, par son envie de blesser, il a provoqué son frère de la pire des manières qui soit et c’est seulement maintenant qu’il en arrive à cette conclusion. On ne récolte que ce que l’on sème. Il a fallu qu’il soit enfermé pour qu’il comprenne qu’il a été trop loin, qu’il n’est plus lui-même, qu’il a perdu le fil. Ce fil qui faisait de lui une personne avec un minimum de bon sens et de logique. Une personne raisonnable, qui sait gérer ses émotions. Ce qu’il n’est plus, ce qu’il doute avoir été ne serait-ce qu’une fois dans sa vie. Dès lors qu’il est entré en quarantaine, il a l’impression d’avoir tout perdu. Ses repères, en plus de sa liberté. Combiné dans la main, Zephÿr tremble presque. La situation le dérange, terriblement. En plus de ne pas la comprendre, il se sent vulnérable. « Parce que tu es mon frère. » Le garde-chasse le fixe, avant de détourner le regard vers le sol. Il fronce les sourcils, intrigué. Il comprend encore moins. Est-ce qu’il est sérieux ? Est-ce qu’après tout ça, il peut prétendre s’être comporté comme un frère ? Non. Pas après ce qu’il s’est passé dans la Forêt Interdite, pas après ce qu’il s’est passé avec Alexis. Il n’a aucun mérite, aucun. Lui-même ignore s’il arrive à considérer Ludwig comme son frère, depuis qu’il sait qu’il ne l’est pas réellement. Il y arrive, quand la colère de son départ ne prend pas le dessus, quand il arrive à oublier le fait qu’il l’a longtemps considéré comme un lâche. Quand il arrive à oublier le fait qu’il l’a abandonné qu'il l'a laissé seul. « Je… » Non, il vaut mieux ne rien dire. Il ne sait pas comment réagir, comment répondre à ce qu’il vient de dire. Il a mal, au fond, de l’entendre dire cela, parce qu’il ne se souvient pas de la dernière fois où ils ont vraiment été frères, de la dernière fois où ils ont montré ne serait-ce que des mots agréables, des gestes affectueux.

« Est-ce que tu... Tu as eu ton gâteau ? Le gâteau… C’était donc lui ?  Zephÿr relève la tête et regarde son frère, hébété, serrant le combiné avec force. L’idée que ce soit lui l’expéditeur le choque un peu. Il ne s’était pas imaginé une seconde qu’il se souvenait de la date de son anniversaire – même si lui-même se souvenait de celle du concierge. La liste des choses qu’il ne comprend pas s’allonge, peu à peu. Rien n’a de sens, à ses yeux. Il reste bouche bée, complètement pris au dépourvu par les dires de son frère. Sérieusement, il était loin de s’attendre à ça en le voyant. Qu’est-ce qu’il aurait fait, lui, si les rôles avaient été inversés ? Si c’était Ludwig en quarantaine et lui dehors ? Il ne sait pas. Sans doute serait-il venu le voir, au bout d’un moment, mais il pense que les choses auraient été différentes. « ... Je suis désolé, pour la dernière fois. J'aurais dû être plus malin. J'aurais dû réfléchir. Je me suis emporté sans même chercher à comprendre, et c'était une énorme erreur. Je n'aurais jamais dû te frapper. » Zephÿr recule un peu. Trop de choses à comprendre d’un coup. Il s’excuse. Il n’a pas à s’excuser, n’importe qui aurait réagi comme lui vu comment le métamorphomage s’amusait à le provoquer, à lui faire croire des mensonges, à sous-entendre le pire. Tout ça, parce qu’il trouvait que la situation était appropriée, parce que c’était comique. Tout ça, parce qu’il trouvait que c’était un peu, le moyen de se venger, de le blesser, de lui faire mal. Il a continué, alors que son frère l’avait déjà plaqué contre les placards, alors qu’il avait déjà montré des signes que Zephÿr avait été trop loin. Ce dernier soupire. « Oui, je l’ai eu... J'y ai pas vraiment touché mais... » Il pourrait le remercier, mais il ne le fait pas. Le fait qu’il ne comprenne pas le geste n’aide pas. C’est trop dur pour lui de balancer un simple « merci » après tout ce temps. Le garde-chasse fixe de nouveau le concierge, se demandant comment il a pu en arriver à s’excuser alors que c’est loin d’être lui le connard dans l’histoire. « Ce n’est pas à toi de t’excuser. » Sa voix est un peu tremblante. Il a cette sensation de vide en lui qui le pousse à tenter de recoller les morceaux. Morceaux qu’il a brisé de nombreuses fois. « C’est moi de le faire. Si tu n’as pas réfléchi, moi encore moins. Alors arrête de te sentir coupable alors que j’ai tout fait pour finir avec un poing dans la gueule... » Zephÿr fronce les sourcils. Il a un peu de mal à balancer ce genre de choses mais à sa place, il aurait sans doute fini par faire la même chose, beaucoup plus tôt. « Il ne s’est rien passé avec Alexis et il se passera jamais rien. » Il se pousse à confirmer ce qu’il, il l’espère, sait déjà. Il a fait beaucoup de dégâts ce soir-là, ignorant complètement la relation entre Alexis et son frère. Il n’a jamais été attirée par elle, et jamais il ne le sera, encore moins depuis qu’il est au courant. Zephÿr sait qu’il doit même des excuses à Alexis, mais là, c’est différent. C’est plus difficile de s’excuser envers quelqu’un que l’on n’apprécie pas, plutôt qu’envers quelqu’un que l’on aime, au fond.

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Oui, je l’ai eu... J'y ai pas vraiment touché mais... Bien, il l'a eu. C'est tout ce qui compte. Qu'il n'y ait pas touché, en soi, ça ne le surprend pas vraiment. Ou peut-être que si. Il ne sait pas, ils n'ont jamais réellement fêté les anniversaires, rien qui ressemble à une réelle célébration, et ils n'en ont fait aucun ensemble depuis dix-huit ans. Pour ce qu'il en sait, Zephÿr pourrait très bien ne jamais le fêter, ou faire ça avec une bouteille de whisky à la place d'un gâteau. Alors oui, tout ce qui importe, c'est qu'il l'ait eu, qu'il y ait eu l'intention. Il acquiesce sans un mot, fronçant les sourcils quand son frère se contente de le fixer. Il retient un « quoi ? » un brin impatient. Le garde-chasse n'a pas besoin de ça dans sa situation. Il est là pour lui, aujourd'hui, pour échanger, pas pour le brusquer, pas pour lancer une nouvelle bataille. Ce n’est pas à toi de t’excuser. Johan a comme l'impression qu'ils ne vont pas être d'accord. Mais pour une fois, leur source de désaccord ne semble pas être à l'origine d'une dispute. Au contraire, même, s'il se fie à ce tremblement dans la voix de son cadet. C’est à moi de le faire. Si tu n’as pas réfléchi, moi encore moins. Il faut l'admettre, ils ont tous les deux été peu intelligents sur le coup. Ils ont réagit à l'instinct et à la stupidité, se laissant guider comme deux ados qui se contentent de rajouter de l'huile sur le feu d'une manière ou d'une autre, sans se soucier deux minutes de comment les choses peuvent tourner, d'à quel point les blessures pourront être profondes. Et ils ne se sont pas contentés de se blesser mutuellement, ils ont aussi blessé une troisième personne, dans tout ça. Ils n'ont pas réfléchi. Alors arrête de te sentir coupable alors que j’ai tout fait pour finir avec un poing dans la gueule... Il est venu avec des excuses, et il n'arrive pourtant pas à nier le fait que oui, Zephÿr l'a cherché, largement. Mais il refuse de le dire à voix haute, de le confirmer par un geste, par un regard. Il refuse de reporter la faute sur un autre quand il a ses propres torts. Tu l'as dit. On l'a tous les deux cherché. Je suis aussi coupable que toi. Il ne s’est rien passé avec Alexis et il se passera jamais rien. Il sent ses muscles se tendre. Il sent son souffle se couper. Il a beau le savoir, aborder le sujet le dérange. Et pourtant, il s'y attendait. C'était inévitable, en soi. Il ne cille quasiment pas, fixant son frère qui semble mal à l'aise avec tout ça, et un soupir lui échappe. Il aurait voulu pouvoir le dissimuler, mais il est évident que le garde-chasse l'a entendu à travers le combiné. Je sais. Son ton est totalement neutre. Je le sais parfaitement. Je la connais, je sais comment elle est. Je sais qu'elle n'aurait jamais fait ça. J'ignore comment j'ai bien pu me laisser avoir par ma propre tête, sur ce coup. Et je comprends sa colère. Parce que j'aurais dû être plus malin, et me douter que je faisais fausse route. Encore une fois, Johan soupire. Plus le temps passe, moins il comprend, moins il arrive à saisir sa colère de ce soir-là. Même ses craintes de l'époque n'arrivent pas à justifier quoi que ce soit à ses yeux. Pas que ça t'intéresse, mais nous en avons discuté, elle et moi. Les choses vont mieux. Il n'en a même très certainement rien à faire. Autant d'intérêt que sa première paire de chaussettes.

J'aimerais pouvoir dire que je le sais aussi parce que je te connais, mais toi comme moi savons que c'est loin de la vérité, n'est-ce pas ? Cette fois, il y a de la tristesse lacée à ses mots. Elle vient de quelque part au fond de son torse. J'ai des questions, Zephÿr. Tu as le droit de ne pas y répondre, je ne t'en tiendrai pas rigueur. Il l'observe. Il observe ses cheveux, sa peau. Il pourrait lui demander s'il est vraiment malade, mais la question est inutile. Depuis combien de temps es-tu malade ? Est-ce que c'était déjà le cas, quand il y a eu ce feu dans la forêt ? Même en allemand, pas besoin de dire clairement que l'incendie venait de lui, ce serait s'attirer trop de problèmes. Mais les Aurors savent qu'ils étaient tous les deux présents, en faire simplement mention n'est pas dérangeant. Comment vous êtes vous réellement connus, toi et Alexis ? Ça, elle ne le lui a pas dit. Il n'aura certainement pas la réponse par quelqu'un d'autre que lui. Mais cette fois, plus d'accusation dans sa voix, simplement de la curiosité. Je suis tombé sur une lettre, quand je t'ai ramené chez toi il y a quelques mois, après t'avoir croisé à Pré-au-Lard. Il passe du coq à l'âne, laissant ses questions sortir sans ordre précis, comme elles lui viennent. Il doute que Zephÿr réponde à toutes. Il aura déjà de la chance s'il répond à l'une d'entre elles. Pourquoi est-ce que tu ne m'as jamais dit que Mère est morte ? Il s'attendait à de la peine, à avoir la gorge nouée, le torse compressé. Parce que même s'il a souffert -bien que certainement moins que son cadet-, elle était sa mère. Mais rien. Pas de larmes qui grimpent, pas de souffle court. Rien.


En allemand dans le texte.





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La culpabilité. « Tu l'as dit. On l'a tous les deux cherché. Je suis aussi coupable que toi. » Zephÿr ne réagit pas. Pour lui, il est largement plus coupable que son frère. Il aurait pu s’abstenir, fermer sa bouche et il ne l’a pas fait. Il a agi comme un véritable connard, il le sait. Tout ce que dira son frère contre ça rentrera dans une oreille et ressortira par l’autre. Il se contente de confirmer que rien ne s’est passé avec Alexis, au cas où il en douterait encore. Putain, quelles insinuations de merde il a pu faire. Lui, et elle. Jamais. Il ne peut pas. Même s’imaginer, c’est dur. Ce n’est même pas qu’une question de physique, il la trouve quelconque, moralement, puis oui, physiquement. Il a vu mieux. En même temps, là, tout de suite, il a plutôt Sabal en tête. Le soupire lâché par son frère lui fait comprendre que le sujet est délicat. Hé bien, tant pis. Il se devait de le dire, de le confirmer pour de bon, de sa bouche. Histoire qu’on ne lui reproche pas. Juste ça. « Je sais. » Au moins. Les choses ont été faites, c’est trop tard, mais au moins, il sait. « Je le sais parfaitement. Je la connais, je sais comment elle est. Je sais qu'elle n'aurait jamais fait ça. J'ignore comment j'ai bien pu me laisser avoir par ma propre tête, sur ce coup. Et je comprends sa colère. Parce que j'aurais dû être plus malin, et me douter que je faisais fausse route. » Zephÿr soupire à son tour puis se frotte les yeux. Pas étonnant qu’il ait fait fausse route avec tout ce qu’il a pu balancer. Ça aussi, il en est la cause. Il a profité, il a blessé. Amusé au début, il s’est vite repris quand il a fini au sol, un poing dans sa figure. C’était trop tard. Il a commis beaucoup trop d’erreurs ce soir-là, juste pour assouvir cette envie de vengeance complètement ridicule. « Pas que ça t'intéresse, mais nous en avons discuté, elle et moi. Les choses vont mieux. » Ludwig marque un demi-point. Non pas que ça ne l’intéresse pas du tout, mais il a encore et toujours beaucoup trop de mal à supporter Abberline, même de loin. Il ne l’a pas vue depuis le banquet, et il ne l’imagine pas venir le voir, du tout. Il a encore du mal à assimiler le fait que son frère et elle aient une éventuelle relation. « Bien. » Le garde-chasse ne voit pas quoi dire d’autre. Tant mieux pour eux. Il ne se mêlera plus de leurs histoires. De toute façon, il faudrait déjà qu’il sorte d’ici pour ça. Étant donné qu’il est encore là un mois plus tard, il doute que cela arrive. Qu’il aille les emmerder dans leur couple et qu’il sorte de quarantaine. « J'aimerais pouvoir dire que je le sais aussi parce que je te connais, mais toi comme moi savons que c'est loin de la vérité, n'est-ce pas ? » Zephÿr serre le combiné, et baisse la tête. Outch. Il ne sait pas pourquoi, mais il se serait bien passé de la remarque. Bien sûr que c’est loin de la vérité. Il ne se connaissent pas. Ils ont passé presque vingt ans sans se voir. Les retrouvailles ont été violentes. Ils n’ont pas pris le temps. Le métamorphomage n’a pas pris le temps de le connaître avant de lui balancer sa haine à la figure. Il voyait encore son frère adolescent, il se voyait encore se réveiller le lendemain de son départ, ne trouvant personne dans sa chambre. Jamais cette douleur-là n’est passée, encore aujourd’hui. Il aurait préféré que tout cela n’arrive pas.

« J'ai des questions, Zephÿr. Tu as le droit de ne pas y répondre, je ne t'en tiendrai pas rigueur. » Des questions ? Quel genre de questions ? Le métamorphomage relève la tête, sentant le regard de son frère sur lui. Il a un peu peur des quesitons qu’il risque de lui poser, comme si c’était un piège. Il sait qu’il lui a dit qu’il n’était pas obligé de répondre, mais il va se sentir obligé de le faire. Il le lui doit bien, au fond. « Depuis combien de temps es-tu malade ? Est-ce que c'était déjà le cas, quand il y a eu ce feu dans la forêt ? L’entendre évoquer le fait qu’il est sûrement atteint par l’épidémie arrache une grimace à Zephÿr. Non pas qu’il ne le pense pas. Tous les signes sont là, cela ne peut pas être uniquement dû à son enfermement. Il y a trop de choses qui se passent dans son corps pour qu’il le nie. Il attend le reste des questions, il prendra le temps d’y répondre quand elles lui seront toutes posées. « Comment vous êtes vous réellement connus, toi et Alexis ? » Ah ? Il n’est pas au courant ? Elle ne lui a visiblement pas dit. Est-ce que c’est vraiment important ? Il en a d’autres des questions de ce type ? Ses questions viennent sur le tas n’ayant aucun rapport les unes avec les autres. « Je suis tombé sur une lettre, quand je t'ai ramené chez toi il y a quelques mois, après t'avoir croisé à Pré-au-Lard. » Zephÿr hausse un sourcil. Il l’a ramené chez lui ? Quand ? Il n’a aucun souvenir de l’avoir croisé à Pré-Au-Lard. Aucun. C’est étrange. Généralement, quand il ne se souvient de rien, c’est qu’il a bu, et pas qu’un peu. Merde. « Pourquoi est-ce que tu ne m'as jamais dit que Mère est morte ? » Zephÿr, dans une panique soudaine, lâche le combiné, regardant son frère avec une stupéfaction palpable, presque de la terreur, reculant. Il sait. Il a lu la lettre. Tout, tout sauf évoquer ça. Il a du mal avec le sujet, il a du mal à gérer son deuil et il a du mal à se rendre compte que son frère est au courant. Il comptait lui dire… un jour, quand une situation se serait présentée. Là, il tombe de haut. Bon sang, il l'a appris comme ça.

Un poil tremblant, Zephÿr se rapproche de nouveau de la porte en verre, pour reprendre le combiné. Il reste un long moment comme ça, avant de lâcher un long soupire, pour se calmer. Chaque chose en son temps. Il prend deux minutes pour se souvenir de toutes les questions, la dernière l’ayant complètement chamboulé. « Je.. je ne sais pas si j’étais malade, si c’était déjà le cas dans la forêt. Ma magie déconnait, comme pour tout le monde. Tout s’est dégradé quand on m’a emmené ici. Les vomissements, les tâches bizarres, mon don qui semble complètement détraqué… Je ne sais pas… J’foire un bon nombre des tests qu’ils nous font passer ici. » Il a l’air complètement meurtri. En en parlant, il se rend compte que oui, il y a une grande chance, très grande, qu’il soit malade. Cela le rend encore plus souffrant de savoir qu’il y a autant de chances. « Pour Alexis, on s’est rencontrés dans l’Ordre. Du coup, oui… ça fait un petit moment qu’on se connait. » S’il doutait de la fois où il lui a brièvement raconté pour son rôle d’agent-double, Zephÿr espère que ça lui prouvera au moins qu’il n’a pas menti. Il a très peu envie que son frère le voit comme un mangemort toute sa vie, juste à cause de cette foutue marque. Celle-ci, apparente, ne semble pas avoir attiré les regards pour l’instant. « Pour Mère… Je… » Bon sang, que c’est dur. Il a tellement de mal à en parler. Il ne l’a jamais fait encore, depuis le temps. Il aurait pu l’évoquer avec Sabal cet été, mais il a préféré éviter le sujet. Il fronce les sourcils, tentant d’empêcher les larmes qui menacent de couler. Il n’a jamais été proche d’elle, surtout la dernière année où il est resté. Il l’a détestée, de nombreuses fois, mais entre elle et son père, son choix était vite fait. « Je ne savais pas comment aborder ça avec toi… Vu comment étaient…, il se reprend assez vite, sont nos relations, je n’ai pas vraiment osé venir te voir. J’aurais sans doute dû le faire... » Est-ce qu’il doit s’excuser pour ça aussi ? Sa voix est tremblante, il ne contrôle absolument pas ce qu’il peut ressentir à évoquer le décès de leur mère. C’est la première fois, à voix haute, qu’il le fait, et ça lui fait vraiment mal. Parce que oui, c’est réel, et c’est vraiment arrivé. Zephÿr n’a jamais répondu à la lettre au sceau de la famille, il ne savait pas quoi répondre. Il a pleuré, un bon coup, puis il n’a rien dit. Le plus dur a été le fait de ne pas pouvoir se rendre en Allemagne. D’une part, par ses obligations et de l’autre parce qu’il ne pouvait pas y aller. Pas comme ça. Pas après tant d’années. Pas tout seul. Le garde-chasse baisse le regard, une énième fois. Il a l’impression de ne plus être lui-même – enfin, l’homme qu’il est depuis quelques années – depuis qu’il est ici. Il n’y a plus de colère. Juste une immense tristesse, caractérisée par une envie de rien et d’une déprime plus qu’apparente. Il est perdu. « Je suis désolé que tu l’aies appris comme ça… Ce n’est pas ce que je voulais. » Jamais Zephÿr ne s’est autant excusé en une seule et même journée. Tout est de sa faute, il doit s’excuser, un point c’est tout. Puis là… Le sujet est trop sensible pour qu’il ne s’excuse pas. Il aurait dû lui dire, dès qu’il a reçu la lettre. Aller vers lui était trop compliqué, à ses yeux. Il ne se voyait pas arriver comme une fleur pour lui annoncer la nouvelle. Puis, toujours en colère, il ne lui aurait pas dit de la meilleure des façons qui soit. La liste de ses erreurs s’allonge. Il le vit mal, bon sang.

Les dialogues en italique sont en Allemand.
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Johannes L. Rosenberg
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ft. zephÿr rosenberg


La réaction de son frère à sa dernière question est terriblement honnête, son corps réagissant avant tout le reste face au choc, là où lui le fixe sans presque ciller, le souffle posé, avec toute la patience du monde. Ils sont encore une fois en contraste total. Mais là, il se demande ce qui fait le plus réagir son cadet, dans tout ça : l'évocation du décès de leur mère, le fait qu'il sache, ou le fait qu'il le confronte à propos de cette histoire. Il n'en est pas certain, et préfère ne pas chercher à savoir avant que Zephÿr ne lui réponde. Il ne veut pas interpréter, ne veut plus. Il attend, simplement. Il attend tandis que l'autre Allemand se rapproche encore une fois de la porte. Il attend quand il reprend le combiné, le portant de nouveau à son oreille. Il attend quand le garde-chasse prend un moment pour souffler. Je.. je ne sais pas si j’étais malade, si c’était déjà le cas dans la forêt. Johan n'est même pas surpris de l'entendre commencer par là. Il va surement répondre dans l'ordre des questions qu'il a posées, et il ne sait pas si c'est pour se laisser le temps de trouver une justification ou si c'est pour pouvoir se préparer à aborder le sujet. Mais non, ça ne le surprend pas. Ma magie déconnait, comme pour tout le monde. Tout s’est dégradé quand on m’a emmené ici. Les vomissements, les tâches bizarres, mon don qui semble complètement détraqué… Je ne sais pas… J’foire un bon nombre des tests qu’ils nous font passer ici. Il ne trompe personne. Ou en tout cas, il ne trompe pas son aîné qui le connait tout de même bien plus qu'ils ne sont prêts à l'admettre, malgré le fait qu'ils ont tous les deux changés avec les années. Il y a des choses qui ne changeront jamais. Son don ne changera jamais. Et lui-même le sait, qu'il est malade. Ou s'il ne le sait pas, il se voile la face. Mais pour le coup, le concierge ne sera pas celui qui lui mettra la vérité en face des yeux. S'il a besoin de ça, s'il a besoin de temps pour réaliser ou de se mentir sur sa propre condition, alors il le laissera faire, tant qu'il tient un minimum le coup. Un minimum.

Pour Alexis, on s’est rencontrés dans l’Ordre. Du coup, oui… ça fait un petit moment qu’on se connait. Il acquiesce doucement. Ça sera surement la seule information qu'il aura sur tout ça, et il devra faire avec. Mais désormais, il n'y a plus de chances qu'il écoute sa tête lorsque celle-ci laisse des pensées sombres et sournoises s’insinuer. Il a compris son erreur, il a appris d'elle. Une fois, ça suffit. Il ne recommencera pas la même bêtise. Pour Mère… Je… Son inspiration est brève mais discrète. Il s'attend presque à ce que Zephÿr s'arrête là, à ce qu'il laisse tomber le sujet. Après tout, il lui a bien dit qu'il n'était pas obligé de répondre et s'il le souhaite, il peut faire comme si rien n'avait été abordé, jamais. Il ne lui en voudrait pas. Si le sujet est trop sensible, trop douloureux. Il l'est d'ailleurs clairement plus pour le plus jeune des deux, lui qui semble avoir besoin d'un moment à l'instant même où il parle d'elle. Alors que Johannes se sent à peine remué, vaguement bougé par tout ça. Quelque part, dans le fond, quelque chose ne va pas, quelque chose se noue. Mais il est presque sûr que c'est davantage lié à l'état de son frère face à tout ça qu'à la mort de leur mère. Je ne savais pas comment aborder ça avec toi… Vu comment étaient… Sont nos relations, je n’ai pas vraiment osé venir te voir. J’aurais sans doute dû le faire... Oui, il aurait dû le faire. Il y a une pointe de colère envers son cadet qui naît dans son torse, au creux de son ventre, en entendant ses mots. Peu importent leurs relations, l'état dans lequel elles sont, le fait qu'ils se soient crié leurs quatre vérités à la figure comme des adolescents, le fait qu'ils se soient battus, encore. Il aurait dû. Il aurait dû le lui dire dès qu'il l'a appris, parce que c'est la moindre des choses. Mais il ne l'a pas fait. Il semble n'y avoir songé qu'une poignée de minutes, avant de décider que non. Mais sa colère n'a que peu d'importance face au regard coupable et profondément blessé du garde-chasse. Sa colère, là, elle n'a aucune valeur. Pas face à ce qui semble être de la détresse. Un court instant, il a l'impression d'avoir un enfant, face à lui. Un enfant perdu, dont les repères ont été supprimés. Je suis désolé que tu l’aies appris comme ça… Ce n’est pas ce que je voulais. Peut-être aurait-il souhaité qu'il ne l'apprenne jamais. Non, ça, c'est sa colère, qui parle. Là, il ne lui ment pas. Il ne le trompe pas. Ce qui importe, c'est que je le sais, désormais. La façon dont ça s'est fait... C'était loin d'être idéal, clairement, mais ça aurait pu être pire, et ça aurait pu ne pas être. Malgré ce qu'il ressent, il n'y a pas de reproche dans sa voix. Parce qu'il n'a pas besoin de ça, pas maintenant. Il y a des moments, des lieux bien plus adaptés aux reproches. Les cachots lors d'une Quarantaine, c'est déjà suffisamment prenant à la gorge pour ne pas avoir à en rajouter une couche. Au final, tout ce qu'il cherche là, c'est à assouvir sa curiosité, comprendre un peu mieux les choses. Il n'est pas là pour l'accuser. Merci. Pour ton honnêteté. J'apprécie, et sache que je m'en souviendrai. Ça a quelque chose d'étrange, cette promesse à demi-mots. Mais il s'y tiendra. Il lui rendra la pareille, un jour, s'il le souhaite. Est-ce que tu as besoin que je fasse quoi que ce soit, pendant que tu es là ? Quelque chose que j'aurais pu oublier ? Est-ce que tu as besoin que je te rapporte quelque chose ? C'est le moins que je puisse faire, alors qu'ils te gardent ici... Je suis navré de ne pas... Ne pas pouvoir t'être plus utile que ça. Et d'avoir mis aussi longtemps à passer. Peut-être qu'il n'a même pas envie de le voir, qu'il s'impose, là, comme ça. A cette pensée, il pince les lèvres, son regard rivé sur le sol sous ses pieds. Je vais être honnête avec toi, Zephÿr... Je ne sais pas... Comment agir, avec toi.


En allemand dans le texte.





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Zephÿr Rosenberg
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Il aurait dû lui dire. Il aurait dû, mais il ne l’a pas fait. Et finalement, qu’il le mette devant le fait accompli, ça lui fait mal. Zephÿr n’était pas vraiment prêt à ce que son frère lui pose une telle question. Depuis qu’il est en quarantaine, il a eu le temps de penser à tout ça, au décès, mais le fait qu’il ne l’avait toujours pas dit à son frère lui était sorti de la tête. Alors là, oui, il a du mal à encaisser le choc. Il sait, bon sang. Au fond, le métamorphomage peine à comprendre. Il n’a aucun souvenir d’avoir ne serait-ce qu’avoir invité son frère chez lui. Est-ce que c’est la fois où il s’est réveillé un matin, découvrant son chez-lui rangé d’une différente manière que la sienne – encore faut-il qu’il sache ranger - ? Tout est un peu flou. Il s’en veut. Pour une fois, il ne s’en veut pas d’avoir mal rangé ses papiers ou autre chose qui lui aurait permis d’éviter cette situation, il s’en veut réellement de ne pas lui avoir dit. Il aurait dû le faire, ne serait-ce que parce que c’était leur mère. Leur, pas la sienne uniquement. Putain d’égoïste. Les excuses sont de rigueur, et encore, ce n’est même pas suffisant. Il aurait pu faire l’effort, aller vers lui, surtout avec une telle nouvelle. Peut-être même qu’il aurait mieux vécu la chose en lui ayant dit. C’est trop tard. « Ce qui importe, c'est que je le sais, désormais. La façon dont ça s'est fait... C'était loin d'être idéal, clairement, mais ça aurait pu être pire, et ça aurait pu ne pas être. » Bien sûr que c’était loin d’être idéal. Qui voudrait apprendre une nouvelle de cette importance de cette façon ? Personne. Personne de censé, du moins. Certes, il aurait pu l’apprendre d’une manière bien pire ou ne pas l’apprendre du tout – bien que Zephÿr lui aurait dit à un moment ou un autre, mais sans doute trop longtemps après pour que ce soit bien pris. Discrètement, le garde-chasse soupire. « Merci. Pour ton honnêteté. J'apprécie, et sache que je m'en souviendrai. » L’honnêteté. Qu’il le veuille ou non, s’excuser, dire les choses, ça lui enlève un poids sur ses épaules. Il ne sait pas s’il peut se considérer honnête, s’il en a même le droit. Il ignore comment son frère lui revaudra sa prétendue honnêteté, mais soit. Dans tout ça, il y a un problème de taille. Ce problème, c’est qu’il a fallu qu’on l’enferme contre son gré pour qu’il comprenne qu’il a été trop loin, dans le passé, qu’il a maintes fois dépassé les bornes. Pour qu’il comprenne que tout le monde n’est pas contre lui, à tenter de lui mettre des bâtons dans les roues. Il va sans doute falloir beaucoup de temps pour qu’il arrive à entièrement assimiler les choses, mais il commence peu à peu à voir les choses autrement. C’est compliqué là, tout de suite, de ne pas s’imaginer complètement seul. Il se laisse aller, Zephÿr. Il a abandonné l’espoir de sortir un jour de quarantaine. Alors, il attend. Il ne sait pas quoi mais il ne peut pas faire autre chose. Sur le coup, il préfère se taire. « Est-ce que tu as besoin que je fasse quoi que ce soit, pendant que tu es là ? Quelque chose que j'aurais pu oublier ? Est-ce que tu as besoin que je te rapporte quelque chose ? C'est le moins que je puisse faire, alors qu'ils te gardent ici... Je suis navré de ne pas... Ne pas pouvoir t'être plus utile que ça. Et d'avoir mis aussi longtemps à passer. » Le métamorphomage relève la tête, un peu surpris. Comment en sont-ils arrivés là, à parler, à se dire les choses calmement ? Il parle plus pour lui-même, en vérité. Tout cela lui semble… bizarre. Bizarre parce qu’il y a bien longtemps qu’ils n’ont pas parlé ainsi, posément, et même, cela n’a pas dû arriver beaucoup de fois quand ils étaient plus jeunes.

Zephÿr se mord la lèvre inférieure. Il ne peut pas lui demander, si ? Hésitant, il regarde son frère, qui fixe le sol. Il ne faut pas qu’il s’excuse de pas être passé plus tôt. Le garde-chasse n’a pas imaginé une seconde qu’il allait venir le voir, pas après ce qu’il a pu faire du moins. « Je vais être honnête avec toi, Zephÿr... Je ne sais pas... Comment agir, avec toi. » Le garde-chasse lâche un long et fort soupir. Il ne sait pas s’il se sent blessé par la remarque en elle-même ou parce qu’il sait que lui-même qu’il est ingérable. Peu de gens savent comment agir avec lui. La colère, c’est plus simple, parce que ça éloigne – le plus souvent – les gens et les situations à gérer diminuent. Puis, quand ça ne fonctionne pas, ça permet de lâcher ses nerfs. C’est quand il s’est heurté à l’impasse de la quarantaine que tout a volé en éclats. Il regarde toujours Ludwig, pensif. L’honnêteté, ça a l’air de fonctionner. « Je ne sais pas non plus comment agir, avec toi, avec les autres… Je ne suis pas étonné. Je crois que la liste des gens qui savent agir en ma présence est limitée. » En dehors de Sabal, il ne sait pas qui a vraiment su le gérer, lui parler, le calmer. Le comprendre. « Désolé pour ça, puis pour toutes les fois où j’ai hurlé, pour ma violence. Ça fait bien longtemps que je ne contrôle plus rien. » Ce n’est même pas être honnête, c’est une évidence. Il ne peut pas le nier, il le sait, encore plus depuis qu’il est enfermé ici. « En tout cas… Merci d’être venu. Je pensais que tu ne viendrais pas. » Cela lui manquait, la sincérité. La vraie. Celle qui est dite avec calme, patience, réflexion. Ça lui prend, comme ça. Zephÿr réfléchit un moment. Est-ce qu’il peut vraiment se permettre de lui demander ? Il hésite, baissant le regard vers le bas de la porte, puis il regarde une nouvelle fois son frère. « J’ignore qui s’occupe de mes tâches et qui a les clefs de chez moi, on ne m’a rien dit à ce sujet donc je ne sais pas si c’est possible qu’on me le ramène, mais… Mon violon. T’es pas obligé, mais là, tout de suite, c’est la seule chose à laquelle je pense. Sinon, je n’ai besoin de rien, merci d’avoir demandé. » Il fronce les sourcils, en baissant la tête, un instant. Il lui aurait bien demandé de lui apporter un paquet de cigarettes, mais il n’est pas con, il sait très bien que ça ne va jamais passer. Puis soudainement, Zephÿr se redresse. « Tant que j’y pense… Si tu acceptes d’y aller, si tu peux surtout… Va vers la pensine, au fond de la pièce. Au sol, sous l’une des planches du parquet, tu trouveras un petit coffre, tu le reconnaîtras sûrement, il t'appartient. J’ai trimballé les choses qu’il contient depuis tout ce temps. Tu peux récupérer le tout. C’est ce que j’ai emmené quand je suis parti, pensant pouvoir te le rendre. Il serait temps. » Oui, il était temps qu’il lui rende ses affaires. De base, il les a emmenées avec lui en pensant pouvoir lui rendre au plus vite. Il ignorait s’il était parti avec de l’argent, ou autre chose, alors il s’était dit que ça pourrait lui servir. Zephÿr ne sait pas vraiment ce qu’il va pouvoir en faire aujourd’hui, mais il est vraiment temps qu’il s’en débarrasse. Il aurait pu les vendre, mais il n’a jamais eu le courage pour. Peut-être qu’au final, il a bien fait.

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Je ne sais pas non plus comment agir, avec toi, avec les autres… Je ne suis pas étonné. Je crois que la liste des gens qui savent agir en ma présence est limitée. Est-il égoïste, s'il avoue se moquer un peu des autres sur l'instant ? Tout ce qu'il aimerait, là, c'est savoir quoi faire, savoir quoi dire. Il ne sait pas pourquoi, ne sait pas ce qui le motive à faire des efforts comme ça, alors que tout serait largement plus simple s'il laissait le temps et les épreuves les éloigner encore un peu plus qu'ils l'ont déjà fait. Ils ont beau être au même endroit, se voir régulièrement, rien, absolument rien, ne les force à se fréquenter pour de vrai. Et chaque dispute, chaque échange houleux, le conforte dans cette idée. Mais il est là. Il essaye, maladroit comme il l'est rarement. Et avec toute l'honnêteté du monde, c'est loin d'être un sentiment agréable, surtout quand il ne comprend pas ce qui le pousse à faire ça. Désolé pour ça, puis pour toutes les fois où j’ai hurlé, pour ma violence. Ça fait bien longtemps que je ne contrôle plus rien. L'aîné n'a pas franchement aidé non plus. Mais là, Zephÿr semble se confronter à son propre comportement, semble vouloir assumer les choses à voix haute, et il n'a pas le courage de lui dire qu'il n'est jamais complètement responsable. Il n'en pense pas moins, mais pour l'instant, il le garde pour lui. S'il le veut, s'il a besoin de tout exprimer comme ça, alors qu'il le fasse. En tout cas… Merci d’être venu. Je pensais que tu ne viendrais pas. Lui aussi, le pensait. Sa raison d'être ici, elle est bien trop floue. Il aurait été plus facile de ne pas se donner une telle peine. Mais non. Il est venu. Et des remerciements pour être venu, il n'en attendait pas. Il ne les comprend pas vraiment. Peut-être qu'au final, tout n'est pas perdu, entre eux. Peut-être qu'il reste quelque chose à sauver, quelque chose qui aura survécu à ces trente dernières années, qui remonte certainement à leur enfance, avant que tout ne tourne au désastre. Quelque chose qu'il ne sait pas comment exploiter. Faire grandir. Traiter.

J’ignore qui s’occupe de mes tâches et qui a les clefs de chez moi, on ne m’a rien dit à ce sujet donc je ne sais pas si c’est possible qu’on me le ramène, mais… Mon violon. T’es pas obligé, mais là, tout de suite, c’est la seule chose à laquelle je pense. Sinon, je n’ai besoin de rien, merci d’avoir demandé. Son violon. C'est vrai qu'il joue. Johan a pu remarquer l'instrument la dernière -et unique- fois qu'il est passé chez le garde-chasse. Bon sang, son cadet est musicien, et il n'a pas la moindre idée de son niveau. Il n'imaginait même pas une minute que ce genre de chose puisse lui apporter du réconfort. Mais visiblement, c'est le cas, puisque c'est tout ce qu'il lui demande pour pouvoir rendre sa période en quarantaine un peu plus vivable. J'ai les clés, je te rapporterai ça. Il ne lui indique pas le fait que la personne s'occupant du travail de celui derrière la vitre n'est nul autre que lui-même, parce qu'avec cette simple affirmation, ça lui semble évident. Il a les clés, parce que c'est lui qui endosse ce rôle pour l'instant. C'est aussi simple que ça. Tant que j’y pense… L'Allemand est tout ouïe, prêt à ajouter à sa liste mentale un élément qu'il ne faut surtout pas oublier. S'il commence à augmenter le nombre de choses qu'il doit rapporter, il va falloir qu'il soit certain de bien tout enregistrer. Peut-être qu'il aurait dû en limiter le nombre, puisque de toute façon, les Aurors ne le laisseront certainement pas lui rapporter l'intégralité de sa cabane. Mais il ne l'a pas fait quand il a posé la question, alors tant pis. Si tu acceptes d’y aller, si tu peux surtout… Va vers la pensine, au fond de la pièce. Un bref instant, ça le laisse perplexe, et il fronce les sourcils. Au sol, sous l’une des planches du parquet, tu trouveras un petit coffre, tu le reconnaîtras sûrement, il t'appartient. La surprise se lit avec une facilité incroyable sur ses traits. Un coffre qui lui appartient ? Lui appartenait ? Comment ? Pourquoi ? Qu'est-ce que ça fait là ? Il se pose déjà des questions, certaines trouvant immédiatement réponse dans les mots du plus jeune. J’ai trimballé les choses qu’il contient depuis tout ce temps. Tu peux récupérer le tout. C’est ce que j’ai emmené quand je suis parti, pensant pouvoir te le rendre. Il serait temps. Un long, très long moment, il ne sait pas comment réagir. Il n'est même pas certain de ce qu'il ressent. Il se tient là, sur toute sa hauteur, le combiné à l'oreille, les doigts l'entourant blanchissant aux jointures. Sa respiration est calme, mesurée, et ses yeux scrutent avec presque trop d'intensité le garde-chasse. Il a gardé certaines de ses affaires. Il comptait les lui rendre un jour. Johannes sait depuis quelques temps maintenant qu'il l'a cherché après son départ. Qu'il voulait le retrouver. Mais ça, subitement, ça rend la chose bien plus tangible, bien plus réelle. Il voulait le retrouver. Bon sang. Un peu abasourdi, il acquiesce doucement, avec hésitation. J'irai... J'irai le récupérer. Merci. Il ne sait pas pour quoi il le remercie. Peut-être pour l'avoir gardé. Ou parce qu'il le lui dit, le lui rend. Il n'a pas la moindre idée de ce qu'il peut y avoir dedans. Tout ça remonte à il y a longtemps, si longtemps. Presque vingt ans. Mais s'il l'a pris avec lui, s'il se l'est trimballé toutes ces années, c'est parce qu'à ses yeux, c'était important. Suffisamment important pour s'encombrer de ça. Ça doit avoir une certaine valeur quelle qu'elle soit. Surement émotionnelle, à vrai dire, même si ça lui semble absurde. Il y a un peu d'anxiété, et un peu d'excitation, face à tout ça. Il se demande ce qu'il va y trouver, et il sait que plus il va s'avancer dans la cabane, plus il va s'en approcher, pire sera le nœud dans sa gorge. Il commence déjà à se faire ici-même, c'est dire. Des choses qui étaient à lui, à l'époque où il était celui qu'il haïssait peut-être même plus qu'il haïssait son frère.

Tiens le coup, Zephÿr. Le « s'il te plait » censé terminer cette phrase, il ne vient pas, il ne franchit pas ses lèvres. Ce n'est pas un ordre. Ce n'est pas non plus tout à fait une requête. Il ne sait pas ce que c'est. J'imagine bien que je suis la dernière personne qui te vient à l'esprit en cas de nécessité mais... Si jamais tu as besoin de quoi que ce soit, n'hésite pas. Je serais certainement d'une aide très limitée avec toute cette histoire, mais ça ne m'empêchera pas d'essayer. Parce qu'il est largement temps d'enterrer la hache de guerre. Parce qu'il est plus que nécessaire que ce venin qu'ils connaissent si bien disparaisse enfin de leurs veines. Je peux... Essayer de passer un peu plus fréquemment, si tu le souhaites. Je ne veux rien t'imposer.


En allemand dans le texte.





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Zephÿr Rosenberg
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« J'ai les clés, je te rapporterai ça. » Il a clés ? Très bien. Enfin, il vaut mieux que ce soit lui plutôt que quelqu’un d’autre. Ça lui semble être une bonne chose, comme ça. Qu’il fouille ou pas ça lui importe peu. Puis, dans tous les cas, Ludwig a accepté pour le violon et c’est juste ce qui l’importe, là, tout de suite. Il lui lance un regard rempli de gratitude. Il y a bien longtemps qu’ils n’ont pas parlé ainsi. Est-ce qu’ils se sont déjà parlé ainsi ? Pas vraiment. Zephÿr n’a pas le souvenir que cela soit déjà arrivé, mais cela lui fait beaucoup de bien, bien que l’admettre, le dire, est bien plus compliqué qu’il ne le pensait. Il a remercié Johannes d’être venu, mais en dehors… Pourtant, il y a tant de choses à dire. Ludwig et lui, c’est loin d’être l’histoire banale de deux frères qui se font la tête pour des broutilles. C’est plus compliqué que ça.

Le garde-chasse ne sait pas vraiment pourquoi il a emmené ce coffre avec lui quand il est parti. Pour lui rendre, c’est une évidence, mais il y a autre chose. Peut-être qu’il y tient, à ce coffre. Il l’a longtemps considéré comme un souvenir. Après tout, il a bien cru son frère mort pendant des années. C’est tout ce qui lui restait de lui. Pouvoir lui donner l’opportunité de récupérer ce qui lui est dû, c’est une façon d’enterrer la hache de guerre, à sa façon, même si le chemin risque d’être long, pour lui et pour Ludwig. Il sent et voit l’étonnement de son frère quand il évoque le coffret. « J'irai... J'irai le récupérer. Merci. » Le remercier c’est peut-être un peu gros, mais soit, Zephÿr ne dit rien. Il est vrai qu’il aurait pu se débarrasser du coffret depuis longtemps, mais il ne l’a pas fait. Il l’a gardé précieusement, toujours rangé dans ses affaires avant qu’il se pose à Poudlard et puisse lui trouver une cachette, disons, appropriée. Le métamorphomage ne voulait pas qu’on lui pose des questions, ou même attiser le regard avec le coffret rangé à la vue de tous. Alors, le cacher sous l’une des planches du parquet de sa cabane lui semblait être une bonne idée. Comme ça, il n’y penserait plus et personne ne le trouverait. Puis, il a fallu qu’il découvre que son frère était à Poudlard lui aussi. Dès lors, il a pensé à ce coffret et à ce qu’il devait en faire. Zephÿr a profité de sa situation pour pouvoir le lui redonner. Au moins, ce sera fait. Il a attendu trop longtemps déjà. Il aimerait pouvoir dire qu’il a le courage de tourner la page de toutes ces années passées à chercher Ludwig, de toutes ces années à le croire finalement mort, à ressentir un vide, quelque chose qui manque. C’est compliqué, disons, de se faire à l’idée que oui, il est là, que oui, ils ont la chance de pouvoir se voir quasiment tous les jours, bien que là, Zephÿr soit enfermé depuis un bon moment. Que oui, il faudrait peut-être qu’ils tentent de renouer des liens. Pourtant, le métamorphomage passe son temps à tout briser autour de lui, à en arriver au point de blesser celui qu’il a longtemps considéré comme son frère. « Tiens le coup, Zephÿr. » Il soupire. C’est sa seule réaction. Tenir le coup… Il se demande combien de temps il va pouvoir tenir sans craquer un minimum. Trop de choses lui manque. Sa liberté, sa cabane, et même son travail. En quarantaine, la seule chose qu’il peut faire c’est suivre son emploi du temps sans broncher, puis retourner dans son cachot, inlassablement. Il se doute bien qu’il ne peut pas comparer avec Azkaban, mais parfois, ça le démange. Pourtant, il ne sait que peu de choses sur les conditions de captivité – et il ne veut pas savoir le reste. Zephÿr regarde le sol, la tête baissée. « J'imagine bien que je suis la dernière personne qui te vient à l'esprit en cas de nécessité mais... Si jamais tu as besoin de quoi que ce soit, n'hésite pas. Je serais certainement d'une aide très limitée avec toute cette histoire, mais ça ne m'empêchera pas d'essayer. » Il relève la tête. Il arrive encore à être étonné qu’il propose de l’aider en cas de besoin alors qu’il lui a demandé s’il avait besoin de quelque chose un peu plus tôt. C’est juste tellement inhabituel que le garde-chasse n’arrive pas à assimiler les choses, le pourquoi du comment. « Je peux... Essayer de passer un peu plus fréquemment, si tu le souhaites. Je ne veux rien t'imposer. » « Oui, s’il-te-plait. » La réponse est automatique, spontanée, immédiate. Un peu trop, d'ailleurs. Il a réagi sans vraiment y réfléchir, le fixant, les yeux brillants. Au moins, il ne pouvait pas faire plus sincère que ça comme réaction. Il lève les yeux au ciel quand il se rend compte de ce qu’il vient de lui balancer.

« Enfin… C’est toi qui voit. Je n’impose rien non plus. Et, hm, merci pour le violon. » C’est quand même la moindre des choses de le remercier. Il ne sait pas quand il l’aura mais qu’importe, il est heureux de savoir qu’il va pouvoir rejouer un peu, faire autre chose que regarder les murs froids autour de lui, changer ce quotidien qui devient pesant, à force. Il aimerait pouvoir parler, là, tout de suite, mais rien ne sort de sa bouche. Il inspire, expire, puis regarde son frère sans baisser une seule fois le regard. « Je suis désolé, encore une fois. Non pas que les excuses servent à quelque chose maintenant, mais… J’aurais dû tenter de comprendre la raison de ton départ au lieu de me renfermer dans l’idée que tu es parti par ma faute, ou que tu m’as volontairement abandonné, même quand tu m’as expliqué. Même après avoir su le pourquoi du comment, je n’ai pas su me comporter comme il le fallait. Ma seule réaction a été de te hurler dessus, de passer mes nerfs sur toi et de lâcher tout ce que je n’avais pas pu lâcher toutes ces dernières années… D’en arriver à te blesser physiquement… J’étais aussi en colère parce qu’ils ne m’ont jamais rien dit quant à ton adoption, et j’ai eu juste l’impression qu’on m’enlevait quelque chose, encore une fois, quand tu me l’as appris. J’avais la raison en tête, mais c’était dur pour moi de mettre tout ça à plat, d’arriver à calmer ma colère quand je t’ai revu ici... Je t’ai bien cru mort, quand j’ai abandonné mes recherches pour te retrouver… Mais ça n’excuse en rien la manière dont j’ai agi, mes mots et ma violence. Peut-être qu’être enfermé ici n’est pas une si mauvaise chose, finalement… J’ai eu du temps pour réfléchir. » Tu ne penses pas ce que tu dis, Zephÿr, arrête. Il jette un regard vers l’Auror, qui se trouve non loin d’eux. « Je ne sais pas si je tiendrais le coup, comme tu dis. J’ignore combien de temps il me reste à passer ici. Je dois t’avouer que plus les journées passent, plus les choses deviennent compliquées, pour tout le monde, pas que pour moi. J’essayerai. » Zephÿr ne peut pas promettre sans se mentir à lui-même. Il détourne le regard, regardant de nouveau vers le sol, pensif. Il ignore combien de temps il tiendra encore comme ça. Lui habitué à un quotidien qui bouge tout le temps dans le passé, même son travail de garde-chasse a toujours eu quelque chose de lassant pour lui. Là, c’est encore pire parce que c’est vraiment répétitif, et sa santé est altérée. Il acceptera bien le fait d’être malade, un jour, mais être enfermé ici empire son état. Son mental ne suit plus.

Les dialogues en italique sont en Allemand.
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Oui, s’il-te-plait. La vitesse avec laquelle la réponse vient le surprend, parce que ça signifie qu’elle n’a rien de réfléchi. Elle vient de ses tripes. Il n’a pas hésité un seul instant avant de prononcer ses mots, et il semble s’être pris de court lui-même, à en croire la façon dont il lève les yeux au ciel, ses yeux presque suppliants. Enfin… C’est toi qui voit. Je n’impose rien non plus. Et, hm, merci pour le violon. Il a beau tenter d’avoir l’air détaché, son comportement a parlé pour lui. Sa réponse immédiate l’a trahi. Et en soi, ce n’est pas une mauvaise chose. Il a été honnête, terriblement honnête, avec simplement quelques mots. Il a envie qu’il passe. Ce n’est pas une chose que Johan attendait de sa part, mais il viendra. Plus fréquemment. Parce que c’est ce que son frère souhaite.

Ils restent silencieux un moment, tous les deux. Ils n’échangent rien d’autre qu’un regard pendant des secondes qui lui semblent bien longues. Puis Zephÿr reprend la parole, laissant son coeur s’exprimer. Je suis désolé, encore une fois. Non pas que les excuses servent à quelque chose maintenant, mais… J’aurais dû tenter de comprendre la raison de ton départ au lieu de me renfermer dans l’idée que tu es parti par ma faute, ou que tu m’as volontairement abandonné, même quand tu m’as expliqué. Le concierge se rappelle parfaitement comment ses explications ont tourné, en Mars. Il en garde encore une trace qui ne partira jamais, cette cicatrice sur ses côtes qu’il peut sentir sans le moindre mal à travers sa chemise quand il passe les doigts dessus. Celle qui a failli lui coûter la vie. Il n’ira pas dire qu’il n’a pas à s’excuser pour ça, parce qu’il ne le pense pas. Mais il ne laisse rien paraître. Tout ça, c’est du passé, il faut faire avec désormais. Même après avoir su le pourquoi du comment, je n’ai pas su me comporter comme il le fallait. Ma seule réaction a été de te hurler dessus, de passer mes nerfs sur toi et de lâcher tout ce que je n’avais pas pu lâcher toutes ces dernières années… D’en arriver à te blesser physiquement… Bien, lui aussi semble s’en souvenir sans le moindre mal. En un sens, c’est le genre de chose qu’il ne faut pas oublier, pour ne pas les reproduire. C’est en laissant ce genre de souvenirs s’échapper qu’on est condamnés à répéter nos actes. Il espère bien, ne serait-ce que pour sa santé à lui, que ça ne se reproduira plus. Que rien ne poussera plus son cadet à se comporter ainsi, peu importe s’il a le sang chaud. J’étais aussi en colère parce qu’ils ne m’ont jamais rien dit quant à ton adoption, et j’ai eu juste l’impression qu’on m’enlevait quelque chose, encore une fois, quand tu me l’as appris. Ce moment où il a appris que son frère n’est pas réellement son frère, pas au sens biologique. Des années après son départ, et plus de trente ans après sa naissance. Il imagine bien le choc que ça a dû être, mais il fallait qu’il l’apprenne un jour ou l’autre. Sans même parler du fait qu’il le blâmait, encore et encore pour son départ, sans même en connaître les raisons et qu’il ne pouvait plus le supporter, Johan lui devait des explications, tout simplement. J’avais la raison en tête, mais c’était dur pour moi de mettre tout ça à plat, d’arriver à calmer ma colère quand je t’ai revu ici... Je t’ai bien cru mort, quand j’ai abandonné mes recherches pour te retrouver… Mort… Il l’est, en quelques sortes. Le Ludwig que Zephÿr connaissait est mort, en tout cas. Il le souhaite, il l’espère. Il ne veut plus le revoir. Il ne veut plus ressentir tout ce qui faisait de lui ce qu’il était. Il ne veut plus penser comme il a pensé. Bon sang, qu’il a évolué avec les années. Mais tout ça, ce n’est pas le moment de le dire. Ce serait sûrement déplacé. Mais ça n’excuse en rien la manière dont j’ai agi, mes mots et ma violence. Peut-être qu’être enfermé ici n’est pas une si mauvaise chose, finalement… J’ai eu du temps pour réfléchir. Ça, ça lui serre le torse, ça le fait froncer les sourcils. Il n’aime pas cette remarque. Parce que si, le fait qu’il soit enfermé là, c’est une mauvaise chose. Il ne devrait pas y être. Aucun d’eux ne le devrait. Peu importe qu’il lui faille réfléchir. Johan serre les dents, reste muet, mais n’en pense pas moins. Il n’est pas certain que ce qu’ils gagnent tous les deux là, à la suite de cette discussion, vaille ce que le garde-chasse perd en restant ici durant des mois. Sa santé, son esprit, et même sa hargne. Je ne sais pas si je tiendrais le coup, comme tu dis. Le visage de l’aîné se fait sombre. Ces mots-là non plus, il ne les aime pas. Il faut qu’il tienne le coup. Il n’a pas le choix. Il ne sait pas ce qu’il fera, s’il n’y arrive pas. Il préfère penser que ce n’est pas une possibilité. J’ignore combien de temps il me reste à passer ici. Je dois t’avouer que plus les journées passent, plus les choses deviennent compliquées, pour tout le monde, pas que pour moi. Bien sûr qu’il n’est pas le seul à mal vivre les choses ici, il voit bien comme chacun peine, à des niveaux différents. Mais là, maintenant, il ne se préoccupe pas des autres. Il aura tout le temps de s’inquiéter pour eux plus tard. Là, il s’en fait pour son frère, uniquement. J’essayerai. C’est toujours mieux que rien. Alors l’Allemand acquiesce doucement, se laissant convaincre un minimum même si son cadet semble loin d’y croire. Il faut bien que quelqu’un ait confiance en lui, alors s’il ne s’agit pas de lui-même, il veut bien le faire à sa place. Il faut qu’il le fasse à sa place. Et il le lui rappellera à chaque fois qu’il reviendra, parce qu’il ne faut pas qu’il oublie. Qu’il oublie d’essayer. Ce serait le début de la fin.

Je viendrai aussi souvent que cela te semble nécessaire, ou aussi souvent que tu le souhaites. C’est la moindre des choses. Son ton est tellement calme. Bien plus calme qu’il ne l’a jamais été face à Zephÿr, et il en perdrait presque sa contenance. Mais pour la première fois depuis… Depuis des années, leur courte beuverie improvisée mise à part, il a l’impression d’échanger avec lui, réellement. Ce qu’il ressent face à tout ça, c’est nouveau. Il ne sait pas si c’est agréable ou pas. Mais il l’accepte. Il l’accueille volontier. Parce qu’il est plus que temps que les temps, que les choses changent. Je vais devoir te laisser, l’heure tourne et je doute qu’ils me laissent encore davantage de temps ici. Mais je repasse bientôt, et je te ferai parvenir ton instrument si je tarde trop à remettre les pieds ici, pour une raison ou une autre. En attendant, tiens bon. Ça ressemble à un ordre, il le sait, mais il n’y peut rien. Il ne sait pas quoi ajouter d’autre. Il n’a aucun mot tendre à adresser à son frère. Alors, d’un simple signe de tête, il le salue de manière un peu trop formelle à son goût, avant de lever une main pour rendre ça un peu plus normal, mais il ne se sent que plus stupide. Avant que les rougeurs ne gagnent ses joues, il baisse doucement la tête et se retourne, saluant l’Auror lorsqu’il passe devant lui pour quitter les cachots. Les clés du garde-chasse tintent dans la poche de son pantalon et semblent peser un quintal, et il sait immédiatement ce qu’il va faire à l’instant où il met le pied dehors. Le violon. Ça lui paraît être le plus urgent.


En allemand dans le texte.





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