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all my demons (Helssen III)

Helge Petterson
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Pseudo : ELLY Âge : 22 Parchemins : 1603 Gallions : 403 Date d'inscription : 17/03/2017

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all my demons
helssen
Lover, hunter, friend and enemy, you will always be every one of these. Nothing's fair in love and war. In life, in love, this time I can't afford to lose for one, for all, I'll do what I have to do. You can't understand, it's all part of the plan.
first night. first meeting.

La subtile douleur de la sobriété l’élançait un peu, mais Helge était exceptionnellement calme, en cette froide soirée de décembre. Un grand vide s’était emparé de lui, glaçant ses organes un par un. Peut était-ce à cause de l’endroit où il avait choisi de passer la nuit ; peut-être était-ce les souvenirs qui l’assaillaient. Il n’arrivait même plus à compter le nombre de fois où il était venu ici auparavant ; les pierres de ce mur avaient épousé la forme de son corps plus d’une fois, et elles s’étaient même étendues jusqu’à pouvoir accueillir la silhouette élancée de Yassen également. Là, entrelacés au creux de ce mur, ils se sentaient plus forts, ils se sentaient ensembles. Helge avait amené Yassen une seule fois dans ce cachot, il pensait qu’il serait idéal pour reprendre leur club. Mais Yassen avait été catégorique. Il avait fait une croix sur le club, et sur lui maintenant.

Ce soir là, au calme, il réalisait qu’il n’avait pas prononcé un mot de la journée. C’était un dimanche brumeux, et il avait été à l’extérieur la majorité du temps. Et personne ne lui avait adressé la parole. Pour la première fois depuis le début de l’année, il réalisait à quel point exactement il était seul, à quel point il faisait fuir les gens. Il le savait déjà, de toute évidence, mais ce soir là, il le ressentait, et il le regrettait. Il regrettait Kamen, l’inquiétude qu’il lui causait. Il regrettait Zoya, et l’amitié qu’il était en train de jeter aux orties. Il regrettait même Perséphone, la chieuse d’anglaise sur qui il criait dessus constamment. Il regrettait Lou. Il regrettait Zahari, et il regrettait Vervein.

Le changement avait commencé avec Lionem, s’il était complètement honnête. Lionel, qui avait tout commencé, qui avait tout détruit. Parce qu’il ne savait pas gérer ses émotions, et parce qu’au fond, il n’aurait pas été capable de faire du mal, malgré sa rage, malgré son désir de vengeance. Le chemin vers la guérison serait long, et semé d’embûches, de rechutes, mais il voulait essayer. Il était prêt à faire des efforts. Il n’était plus question que de lui, à présent.

Comme pour sceller ce pacte avec lui-même, il ferma les yeux et respira le parfum envoûtant de l’humidité. Quelques secondes plus tard, il réalisa qu’une autre odeur bien particulière venait se mêler à celle des pierres, plus délicate, plus pure. Il l’aurait reconnue entre mille ; Yasen. Que faisait-il là ? Quand il ouvrit les yeux, le Serpentard comprit que son ami n’était pas là. Un mirage. C’était tout ce qu’il restait de leur amitié, de leur force. Et pourtant, l’odeur persistait. C’est dans ta tête. Mais sa tête allait exploser. Il avait besoin d’en avoir le cœur net, de le voir une dernière fois avant de véritablement tirer un trait sur lui.

Les temps de visite n’étaient pas encore terminés. C’était devenu la routine du dimanche soir, beaucoup de ses camarades se rendaient dans les sous-sols pour aller soutenir leur proches. Helge était venu plusieurs fois pour voir Kamen, discuter avec lui sans jamais parler de son jumeau et en l’ayant toujours à l’esprit. Mais cette fois, Helge n’irait pas voir le jumeau n°2, il voulait apercevoir son n°1. Il entra dans la pièce.

Un moment de silence passa, durant lequel Helge croisa puis décroisa les bras nerveusement. Mais il ne partait pas. Yassen était là. Alors il inspira une grande goûlée d’air, et murmura, calmement : « La première fois que je t’ai vue, t’étais en train de te battre. Tu ressemblais à un oiseau. Tu m’as foncé dessus quand tu as vu que j’allais lancer un sort sur Lou, et tu m’as envoyé valser, je me suis cassé un bras en tombant. Et c’est comme ça que ça a commencé. » Helge sourit. A l’époque, il avait déjà le cœur noirci par la disparition de son frère, mais soudainement Yassen lui était rentré dedans et tout avait changé. Il était plein de conviction, il était sauvage, et il en était instantanément tombé amoureux. Il ne l’avait pas prévu, il ne l’avait même pas accepté tout de suite, mais c’était arrivé.



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Yassen Yordanov
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Maison/Métier : l'ancien dragon a trouvé le chemin des serpents, il est maintenant en septième année.
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L’évidence de l’ivresse cesse de l’élancer, alors que vient le temps des fêtes, des célébrations. Pour une raison inconnue, Noël, cette année, ne sonne pas comme une naissance ; il carillonne comme la mort de quelque chose que l’on ne connaît pas et que l’on n’a jamais appris à connaître, il tinte comme la pelle qui creuse un trou dans le plus profond de son être. La soirée de décembre est froide. Tout le monde est enroulé dans des couvertures pendant que les cadeaux commencent à se faire distribuer ainsi que les souhaits pour la prochaine année. Habituellement, Yassen se faisait toujours un tatouage ; la sensation de la permanence était ce qu’il trouvait de plus beau dans chacun des dessins qui lui marquaient la peau.

Les premiers mois de quarantaine, il les avait mal vécus, mais maintenant, les choses allaient mieux. Doucement, il se faisait à l’absence de substance et il apprenait à vivre sans elles. Il réfléchissait mieux. C’était con à dire, mais il n’avait plus besoin de se donner des airs ou de manifester son assurance à la première personne qu’il croisait ; même l’envie de faire des blagues douteuses l’avait quittée. C’était comme si la fumée avait toujours nourri sa vulgarité, comme s’il essayait de se prouver quelque chose, de montrer à tout le monde qu’il décevrait le monde, l’univers entier avant d’être déçu par qui que ce soit. Tomber, laisser tomber, c’était bien mieux de tomber quand on se laissait soi-même tomber. C’était peut-être pour cela qu’il avait autant aimé les flocons, le tapis blanc qui recouvrait le sol comme le cercueil des jours de printemps.

Allongé sur son matelas, le jeune homme regarde le plafond. C’était comme s’il comprenait mieux. Jamais il ne l’admettrait à Ilia, mais il comprenait maintenant comment son point de vue, sa perspective, la façon dont elle parvenait à se concentrer et prendre son destin en main. Il l’avait toujours enviée, mais au final, il n’avait toujours fait que nourrir ses propres démons.

Le soir arrive, mais les heures de visites ne sont pas terminées. Yassen regardait souvent les gens aller et venir dans les corridors. Il en reconnaissait plusieurs, peu venaient le voir à l’exception d’Oxana qui venait pester contre les Aurors et contre tous ceux qui avaient eu le malheur de l’énerver, et qui se réjouissait de le voir enfin sortir de sa dépendance. Elle n’avait jamais aimé le voir tomber dans la débauche, mais comme Ilia, elle n’avait jamais compris les raisons qui l’avaient poussé dans les bras des femmes et des plaisirs qui ne duraient que jusqu’au matin. Mérope aussi était venue, jusqu’à temps qu’elle ne se fasse emmener en quarantaine aussi. Ça le rendait plus en colère qu’autre chose, même si une partie de lui espérait qu’il ne lui arrive rien.

Yassen se rappelle les lèvres de la jeune femme contre les siennes. Douces, comme une caresse, elles étaient chastes, pures, sans le goût de l’alcool et de la fumée auquel le jeune homme avait été habituée de la part de nombreuses conquêtes. Par contre, le baiser avait avivé des images dans son esprit. Il avait vu une personne avec une chevelure brune l’embrasser, avec passion, avec désespoir, aussi, mais tout ce qui lui restait de cette image était une chevalière autour du pouce et des questionnements qui venaient le chercher jusque dans les profondeurs de la nuit.

Une ombre entre dans la pièce, quand le jeune homme lève la tête, il voit le voleur de la dernière fois, mais il ne se jette pas sur le criminel, sur le vandale, il le regarde, il se demande qui il vient retrouver, mais la sueur sur son cou, tout témoigne de sa nervosité, et Yassen, pour une raison inconnue, inéprouvée, ressent le besoin de plonger sa tête dans l’épaule pour recueillir toute cette douleur, toute cette inquiétude sur sa langue, pour lui montrer le bonheur, la sérénité, dans toutes les formes de langage, et c’est à grand-peine qu’il se retient. Il avait quitté les herbes, les boissons, il devait encore apprendre le contrôle, s’il ne pouvait se faire à l’abstinence.  

« La dernière fois que je t’ai vu, tu étais en train de me caresser les cheveux. Tu ressemblais à un aigle. Tes serres se sont refermées sur moi. Tes bras se sont serrés autour de moi. C’était dans mes rêves. » Maintenant qu’il avait commencé à se faire à la sobriété, il parvenait de nouveau à dormir. Il ne se reposait jamais complètement. À chaque nuit, il avait un rendez-vous à la fontaine des morts en compagnie d’un bel étrange étranger qui a les traits de son visiteur improvisé. Yassen continue, d’un ton détaché, mais serein, étonnamment, bien loin de ses tonitruements, de ses habituels rires retentissants.  

« Ils me disent que je devienne fou. Ils me disent que tu es une création de mon esprit pour composer avec le deuil et la maladie, que je ne t’ai pas vraiment vu pendant les vacances parce que personne ne t’a vu. » Personne n’avait jamais vraiment cru qu’il avait croisé un voleur lors de la Coupe du Monde ; tous ceux à qui il l’avait raconté avaient ri sous cape en lui disant que c’était impossible. Quand il avait montré sa blessure au cou, la pointe de l’épée enfoncée dans sa gorge, on lui avait demandé de cesser de crier au loup, d’inventer des histoires, car c’était encore une fois tout ce qu’il était, le jumeau en éternelle quête d’attention.

« Pourtant, quand j’ai vu mon frère, il avait ton visage. » Ce ne serait pas la période de sa vie dont il serait le plus fier. Il avait halluciné comme un pauvre con, voyant en Kamen l’image de ce criminel qui ne cessait de le hanter, et le petit prince, il se rendait maintenant compte qu’il était en probation, que la vie le testait de nouveau, que sa liberté serait à jamais conditionnelle s’il ne savait pas à qui il avait affaire. « Qui es-tu ? »

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( So show me some remorse, show me a little guilt. Don't tell me we're just animals awaiting our next kill. )



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Helge Petterson
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Yassen resta silencieux un moment. Au fond, Helge ne savait même pas s’il attendait une réponse. Que pouvait-il dire ? Il lui parlait de souvenirs qu’il était incapable de se remémorer, il était obligé de le croire sur parole pour tout ce qu’il disait, et il n’osait imaginer ce que cela devait être, de n’être plus sûre de rien, de devoir se fier aux autres lorsqu’ils disent vous connaître, et en plus, vous connaître mieux que vous-même. Il s’efforcait de comprendre, de trouver les circonstances atténuantes, de faire en sorte d’accepter que les choses avaient changé. Mais il était près de lui, derrière ces putains de barreaux, et il n’arrivait tout simplement pas à écarter l’idée qu’être loin de lui était la chose la moins naturelle du monde. Il devrait avoir la main posée sur son torse, il devrait l’embrasser comme il l’avait fait une fois, en lui tenant le menton parce qu’il avait aimé ça, ou en caressant ses cheveux dans un moment tendre, juste avant de les empoigner pour l’écraser contre lui. Si Yassen n’avait plus de souvenirs, lui, il en avait trop. Et ça faisait terriblement mal. « La dernière fois que je t’ai vu, tu étais en train de me caresser les cheveux. Tu ressemblais à un aigle. Tes serres se sont refermées sur moi. Tes bras se sont serrés autour de moi. C’était dans mes rêves. » La démence, étrangement, lui faisait à la fois plaisir et le frappait en plein cœur. L’aigle, c’était Yassen, libre et volant dans le vent à son gré. Helge n’avait toujours fait que le suivre. C’était eux deux contre les autres. Helge sentait l’incompréhension dans la voix de son meilleur ami, mais il n’arrivait pas à se sentir coupable. S’il ne voulait pas le froisser, il était aussi hors de question qu’il le traite comme un malade. Le Yassen d’avant, celui qu’il aimait, ne lui aurait jamais pardonné. Le voir si calme, ça le rend fou Helge. Yassen semble apaisé, alors que Helge lui devient totalement incontrôlable. Il se saoule avec toutes sortes de substances, espère l’overdose, mais même ça il n’arrive pas à le faire correctement. Helge a attrapé les tics de son homologue. Il devient aussi drogué que lui, alors qu’il a toujours détesté ça. Mais ça comble le manque.

« Ils me disent que je devienne fou. Ils me disent que tu es une création de mon esprit pour composer avec le deuil et la maladie, que je ne t’ai pas vraiment vu pendant les vacances parce que personne ne t’a vu. » C’est moi qui devient fou sans toi. Le Serpentard déglutit douloureusement. La saveur amère de leur échange aujourd’hui rendait la tristesse de l’évènement très clair. Et soudainement, la culpabilité prit tout de même place au sein du cœur de Helge, malgré ses efforts. Il le torturait avec ses souvenirs, lui parlait comme si il était sensé magiquement ressentir tout ce qu’il ressentait avant, comme si il devait comprendre instantanément de quoi il parlait, et s’amuser de la situation avec lui. Concrètement, ça n’avait rien de drôle. C’était même plutôt un gros bordel monstrueux, et il se trouvait soudainement très injuste envers Yassen. Il ne pouvait rien attendre de lui. Peut-être qu’il aurait été plus facile de compartimenter et de tourner la page, en admettant tout simplement qu’il ne s’agissait pas de la même personne, et que son frère d’arme était parti définitivement. Mais il le fixait. « Pourtant, quand j’ai vu mon frère, il avait ton visage. »  Un mirage. Comme lorsque Helge avait cru voir Zoya dans le parc de Poudlard juste avant Halloween. Comme dans ses rêves. « Qui es-tu ? » Helge inspira une grande goulée d’air ; il ne le provoquerait pas, ne hurlerait pas. Lui crier dessus était loin d’être le meilleur moyen de l’atteindre, et il était déjà assez perdu comme ça. Yassen était là, et il n’esquivait pas sa compagnie. Il le regardait droit dans les yeux, cherchait son regard, il venait creuser et gratter sous la surface comme il le faisait avant. Parce qu’il voulait savoir, il avait besoin de savoir. Mais ça faisait tellement mal.

Le norvégien se sentait étrangement déboussolé, incapable de véritablement tirer un trait sur le passé, mais sans vouloir absolument aller de l’avant. A ce stade là, il se raccrochait aux branches. Gardait-il en mémoire, enfoui quelque part, le souvenir de ces innombrables soirées passées à se battre ? Y avait-elle une partie de lui qui continuait de vivre pour eux, même si il ne pouvait consciemment l’admettre ? Peut-être était-ce une sorte de mémoire physique, une mémoire des sens ; après tout, il rêvait de lui. Alors, à ce moment-là, Helge leva les yeux vers lui pour croiser son regard brûlant. « Je suis un fantôme de ton passé. Mais je ne veux plus être celui que j’étais avant, pour toi. » Yassenétait imprimé en lui, vissé, enterré, jusque dans chaque pore de sa peau et chaque globule de son sang. Avant lui, Helge n’avait jamais réellement compris le sens réel du terme – avoir quelqu’un dans la peau – et c’était ce que Yassen avait fait ; il avait donné du sens à tout un tas d’expressions idiotes, donné de la lumière à tout ce putain de château, à sa putain de vie. C’était un soleil, et tout ce qu’ils traversaient actuellement n’était qu’une éclipse temporaire, il fallait le croire. Il ne pouvait pas en être autrement ; Helge avait déjà connu trop bien les terres arides. Si le soleil venait à arrêter de brûler, c’était l’humanité entière qui serait bouleversée. « Je suis Helge. » Le voleur laissa la fermeture de sa veste glisser et dévoila un tee shirt noir très simple. Il pose le combiné du téléphone et glisse une main dans sa poche. Il en sort une gomme à mâcher. Les gommémoires peuvent accueillir un souvenir choisi par le sorcier. Lorsque le sorcier souhaite se remémorer le souvenir, il n'a qu'à mâcher la gomme. Plus la gomme est mâchée, plus le souvenir se déforme et devient incompréhensible, mais cela n’ira pas jusque là. Helge fait glisser la gomme par la petite fente qui se tient entre la vitre et son ami. Il a obtenu l’autorisation des Aurors, et même si il ne l’avait pas eu, il se serait débrouillé. « Ceci te rafraîchira la mémoire. »

La gomme contient un souvenir précieux, celui du jour où les deux amis s’étaient promis de se rendre à Poudlard pour la Bataille aux côtés de Voldemort. Un souvenir qui pourrait paraître anodin, mais qui ne l’est pas aux yeux de Helge. Le voleur aimerait tout donner à Yassen, mais l’appel d’un renouveau est plus fort. Dire au revoir au passé pour se construire un présent. Et si il la laissait se montrer ?  




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Yassen Yordanov
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Il y a des questions que nous posons sans attendre la moindre réponse. Il arrive que ce soit parce que nous connaissons les justifications avant même de les avoir entendues. Il arrive aussi que les interrogations ne soient pas véritables. Comme des toiles, elles sont là pour illustrer, soutenir, mais il y a de ces questionnements qui font naître des réactions plus différentes que nous aurions pu le penser.

Le jeune homme semble chercher son souffle. Yassen fixe le brun de son regard glacial. Même malade, il sait encore reconnaître les jeux du monde ; il a grandi dans une famille respectable, pas la meilleure, pas la plus riche, mais il connaissait les jeux de pouvoir et de manipulation, même s’il se plaçait souvent comme le soldat dans ces simulations de guerre. Tout le monde doutait de son intelligence, mais à force de servir les puissants, son frère, ses sœurs, son père, il connaît les semblants et les faux semblants. Il connaît les jeux du monde, peut-être parce que dans une autre vie, un autre univers, le jeune homme avait été son monde. En cet instant, son regard est comme un mirage. Les prunelles de son regard le transpercent, viennent gratter la glace de ses propres iris, viennent faire fondre toutes les barrières qu’il a placés, comme pour le ramener à la terre, pour l’empêcher de perdre pied dans les ténèbres de son propre esprit, où tout le submergeait, où tout menaçait de le faire tomber, de lui faire perdre son souffle. Pourtant, comme une douloureuse agonie, tout est lent. Ça semble hors de place pour eux, mais pour la première fois, ils apprennent à ralentir. Leur gravité est dangereuse. Si auparavant, c’était l’instinct, le combat qui les unissait, maintenant, ils devaient apprendre à se poser, à communiquer, à voir si leur amitié était aussi forte qu’ils ne le disaient.

Yassen hoche la tête en entendant la réponse, comme quoi le jeune homme est un fantôme de son passé. C’est étrange d’entendre de telles paroles quand on n’a aucun souvenir de la personne qui se tient devant soi ; il ne sait même plus qui il était, quelques mois auparavant. C’est comme une goutte d’eau qui coule sur la peau, sans jamais véritablement aller au-delà de l’épiderme, qui reste sur la surface, mais qui n’est que le prémisse d’un changement.

Il apprend alors le prénom : c’est comme une révélation, Helge, le prénom lui dit quelque chose. Le cambrioleur fait glisser la fermeture de sa veste, sous le regard attentif de Yassen qui ne semble rien vouloir manquer du spectacle. Il remarque le torse, le ventre plat, il tente de se souvenir de ce corps à défaut de se souvenir du reste, mais peine perdue. À sa grande déception, son camarade ne sort que des gommes à mâcher, en lui assurant que cela lui rafraîchirait la mémoire.

DÉBUT DU FLASHBACK
Ils se trouvent devant le manoir Yordanov. Ce sont les vacances de printemps, mais ils ne comptent pas rester les bras croisés. À leurs pieds, des armes de toutes sortes qui forment une petite montagne de métal, dans lesquels se reflètent les lueurs solaires de temps à autre. Yassen porte les vêtements de son clan. S’essuyant le front de son bras, il éclate de rire en faisant basculer sa tête vers l’arrière, appréciant le vent frais qui vient s’écraser contre lui, qui rafraîchit sa sueur. « Le Seigneur des Ténèbres sera plus fort avec nous. » Il se laisse tomber sur le sol. Couché dans l’herbe, il attrape une arme différente des autres. La prenant dans sa main, il tend le bras vers le ciel pour l’inspecter, faisant tourner son poignet pour apprécier les changements métalliques. « Qu’est-ce que c’est ? » demande-t-il, se tournant vers son camarade, allongé à ses côtés. Celui-ci passe sa main sur le canon, doucement, langoureusement, avant de descendre le long de la poignée. Ses doigts se mêlent à ceux de Yassen alors qu’il lui murmure que c’est une arme à feu, qu’il pourrait lui apprendre à tirer.

Alors, ils sont debout. Yassen a les bras tendus vers le tronc d’un arbre. Il regarde droit devant lui. Helge place le bout de sa baguette contre sa tempe, pour lui jeter un sortilège d’assourdissement, pour protéger son audition, parce la vibration acoustique était trop forte pour lui. Alors, les mains de son ami glissent le long de ses bras. Yassen tire. La balle fend l’arbre. Yassen est choqué.

Quand il comprend l’effet de la balle, il change de cible. Il vise un animal au loin et tire. La biche ne tarde pas à tomber au sol. De cette distance, il voit le sang ; il y a quelque chose de terriblement fascinant dans le carmin qui coule, dans cette arme à feu qui ne fait pas la moindre flamme. Yassen se tourne vers Helge. Il caresse la joue de son meilleur ami du bout des doigts, dépose un peu de poudre à canon sur celle-ci. « Promets-moi que tu vas rester. » Ce sont des gestes interdits à la vue du clan du dragon. Son front se pose contre celui du garçon. « Toi et moi pour le Seigneur des Ténèbres. »

Toi et moi contre l’univers.
FIN DU FLASHBACK

Yassen revient à la réalité. Il n’y a pas d’arme à feu, mais il sent encore le chien de l’arme dans sa main, la poudre à canon, l’herbe dans le jardin de sa famille, la fumée de cigarette. « Je ne sais pas qui est ce type. » Il lui ressemblait, mais il n’était pas lui. Il pose son front contre la vitrine de verre qui les séparait. « Je te l’ai dit, la dernière fois. Je ne suis personne. »  Là, il ne tire aucune force de ses propos, il y a juste de la tristesse. « Mais merci pour les souvenirs. » Il est décontenancé. Il ne sait pas quoi en faire.

Alors, il décide de faire un pas vers son camarade.

« Ça ne doit pas être facile pour toi aussi. »

À défaut de se reconnaître.

Apprendre à se re-connaître.

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Helge a l’impression que l’instant dure éternellement. Elle voit Yassen porter à sa bouche la gomme à mâcher, le regard méfiant et déçu en même temps. A quoi s’attendait-il ? Espérait-il qu’il sorte de sa poche une baguette magique ? Il ne pourrait même pas s’en servir… C’est tout ce qu’il a, tout ce qu’il peut faire pour son ami, pour lui apporter un peu d’espoir, et pour se convaincre de garder espoir. A plusieurs moments, Helge a voulu tourner la page, depuis ce baiser, le voleur veut oublier. Il a jeté le mauvais sort à la mauvaise personne, il aurait dû s’oublietter lui-même. Parce que ce baiser est inoubliable, il fait mal. Continuer d’être ami avec Yassen après ça était impensable, alors il s’est éloigné. Mais c’est Yassen qui l’a oublié.

Quand il pense à leur amitié, à ce qu’ils ont pu accomplir ensemble, Helge sent la nostalgie couler dans ses veines, le manque le démange. Si tout avait été différent, si Helge avait été un vrai garçon, rien n’aurait changé entre eux. Yassen mâche la gomme et Helge voit les souvenirs dans le reflet de ses yeux. Il voit ce souvenir si fort que Helge a gardé au creux de sa poitrine depuis le début. Helge ignore ce qu’il espère de ce bonbon, un miracle ? Il n’y croit pas. Mais pourtant, un sourire se dessine sur ses lèvres quand il voit les sourcils de Yassen se froncer, il vit la scène comme si il y était.

Yassen ouvre à nouveau les yeux, le voilà de retour dans la réalité, dans leur réalité. Le dragon n’a pas meilleure mine. Le dragon ne crache pas de feu. Le dragon est toujours aussi vide. « Je ne sais pas qui est ce type. » Paf. Helge encaisse ce premier coup, il ne dit rien. « Je te l’ai dit, la dernière fois. Je ne suis personne. » Yassen se tire une balle dans le pied. Il le rejette encore une fois. Il n’essaie même pas de reprendre espoir, d’y croire, d’ouvrir ses putains de paupières pour voir la lumière. Helge sent la colère monter, il sert des poings. « Mais merci pour les souvenirs. » Il prononce cette phrase comme on pourrait dire : merci pour la balade à un cocher, merci pour le pain à un boulanger. Est-ce donc si insignifiant ? Que lui faut-il de plus pour exister ? « Ça ne doit pas être facile pour toi aussi. » C’en est trop pour Helge, il se lève et envoie son poing contre la vitre. Ses phalanges craquent, peut être qu’il s’est encore une fois cassé quelque chose, ce ne serait pas la première fois, et à vrai dire il s’en fiche. Il a essayé d’ouvrir son cœur, de montrer à Yassen qu’il était prêt à tout pour lui, mais le dragon est une tête de mule, il n’en fait qu’à sa tête, ne pense qu’à lui, comme il l’a toujours fait. C’en est trop pour Helge. « J’ai essayé Yassen, je te jure. » Helge pose ses deux mains contre la vitre et baisse la tête, il ne veut pas regarder le serpent dans les yeux, à quoi bon si c’est pour y voir un pantin. « Tu tournes le dos à ceux qui t’aiment, ceux qui sont là pour toi, qui essaient de t’aider dans cette merde. Tu dis ne plus avoir de souvenirs, avoir perdu la mémoire, mais quand je t’apporte des preuves, quand je t’apporte le passé, tu le jettes à la poubelle. Non, ce n’est pas facile pour moi, et tu n’imagines pas ce que je vis. Tu ne te souviens pas de moi, alors que tu te rappelles de ta fiancé ? Merde, j’ai donc jamais rien signifié pour toi ? Eh ben tu sais quoi ? Je ne veux plus essayer, j’abandonne. Traite moi de lâche si tu veux, après tout c’est toi qui l’a été le premier en refusant de reformer le club de combat. C’est toi qui l’a été le premier en te voilant la face vis-à-vis de nous. Alors maintenant, je te souhaite une belle vie, j’espère que tu sortiras un jour de cet enfer, mais je ne serai pas là pour te tendre la main. Adieu mon ami. » Helge lève la tête, le regard vide. Il se sent vide à son tour. Il a tout dit, tout sorti, et maintenant il n’a plus qu’à brûler la page.

Helge sort de la salle de visite, il ne regarde pas en arrière, il marche lentement, assumant chaque pas, pesant chaque respiration. Le duo de choc est brisé. Une fois passé devant les Aurors, il se laisse aller et s’appuie contre un mur de pierre. Le froid est un électrochoc, les larmes coulent. Silencieux, le chagrin l’emporte.





(c) chaotic evil


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φ Sometimes I feel like throwing my hands up in the air I know I can count on you ▬ Sometimes it seems that the going is just too rough and things go wrong no matter what I do.


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