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A ripple of the waves that rises to a hurricane - Tomadona

Thomas de La Rivière
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Élève de Serpentard
Maison/Métier : Serpentard
Célébrité : Herman Tømmeraas
Pseudo : Carotte/Aguarà Âge : 24 Parchemins : 298 Gallions : 469 Date d'inscription : 09/04/2017
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A ripple of the waves that rises to a hurricane
 Tomadona

 

14 Septembre 2000 - La bibliothèque

Les chiffres et les formules se floutaient devant les yeux du serpent. Il avait à nouveau échoué. Un simple accio pour s’emparer d’un rouleau de parchemin; un échec. Thomas tentait tant bien que mal de garder son calme. Mais lorsqu’il se pencha sur la table pour se saisir du parchemin, sa main tremblait. La magie déconnait à Poudlard. Tout déconnait à Poudlard, ce n’était pas lui. Ça ne pouvait pas être lui. Il jeta un regard aux alentours pour vérifier qu’aucun des élèves présents dans la bibliothèque n’avait saisi son trouble. Tout le monde semblait concentré sur ses cours. Alors Thomas posa ses mains à plat sur la table, inspira profondément et se replongea résolument dans  son cours de statistique. Il n’y avait rien d’autre à faire. La seule personne à qui il aurait confié ses angoisses était retournée à Beauxbâtons. Elle détestait Poudlard, elle avait estimé qu’il était assez grand pour se débrouiller tout seul ici. Puis Constance avait plus besoin d’elle que lui. En cet instant, le serpent n’en était plus si sûr. Il n’avait jamais été séparé de sa jumelle et maintenant que ses sortilèges semblaient totalement lui échapper, c’était plus terrifiant que jamais.

« T’es cours ont l’air géniaux, ouah. Trop déçue de pas avoir pris économie magique ! »
Le serpent releva la tête face à la voix sarcastique qui venait de s’asseoir à ses côtés. Brooke lui offrait un sourire flamboyant. « Avec un peu de chance tu peux toujours demander à changer d’option. » Thomas déporta son regard sur l’horreur des graphiques qui parsemaient son parchemin, essayant de rester concentré. « À l’aise, j’y penserai. » Un silence. Le serpent n'était pas d'humeur à la conversation.
« Tu le connais un peu l’albinos de Beauxbâtons ? J’aurais besoin… d’infos à son sujet. » Thomas releva la tête vers la vipère, plus lentement cette fois-ci. Il lui offrit un regard suspicieux. « D’infos ? » « Pour une raison que j’ignore il ne m’aime pas trop et j’aimerais pouvoir avoir de quoi lui faire fermer sa gueule. C’est un petit con qui croit pouvoir me terrifier avec sa magie vaudoue. » « Mmmh. Il vient d’Afrique du Sud. Ils ne pratiquent pas le vaudou dans cette région, je suis pas sûr qu’il sache de quoi il parle, ni qu’il soit très dangereux. » « C’est pas ça le problème, j’ai pas peur de lui. Je veux juste qu’il apprenne un minimum à me respecter. » « Qu’est-ce que t’as fait pour qu’il ne t’aime pas ? » « Mais j’en sais rien, je te dis. Juste le fait que je suis une sang-pure, je suppose. » Le serpent grimaça. « Ça m’étonne pas, apparemment la mère de Bella est pareille. Ils doivent être frustrés de ne pas être nous, alors ils nous détestent.» « Évidemment qu’ils sont frustrés. Imagine tu aurais pu appartenir à une grande famille, être au sommet de la société, mais tu te retrouves au même niveau que les moldus à te sentir méprisé.  » « Nan, j’imagine pas… » Thomas ne se rendait même pas compte qu’il mordillait sa plume avec nervosité, essayant de ne pas penser à ses propres défaillances magiques. « Mais les cracmols sont des êtres à plaindre, pas à mépriser. » « Ah ouais, c’est ce que tu penses ? Il parait que t’as fait semblant d’être le meilleur ami de l’albinos pendant pratiquement un an pour récolter ses secrets et les raconter à tout le monde. C’est plutôt méprisant comme attitude.» « Qui t’a dit ça ? » « Tous les élèves de Beauxbâtons à qui j’ai demandé des infos sur l’albinos. Alors, c’est vrai ou pas ? C’est toi qui a été raconter à tout le monde que ses parents sont des cracmols, nan ? » « Ouais. » « T’es vraiment un bâtard. » Elle avait un sourire dans la voix quand elle disait ça. Thomas, lui, ne souriait pas. « Quoiqu’il en soit j’ai rien d’autre à t’apprendre sur lui. Tout le monde sait déjà que ses parents sont des cracmols et qu’il en meurt de honte. » « Et c’est certainement pas lié au fait que tu aies dit à toute l’école qu’il devrait en avoir honte… » Thomas eu un petit rictus. « Bien sûr que si. C'est bon, j’avais onze ans et je venais d’une famille qui pense que les sangs-purs sont supérieurs aux autres. Une famille dans laquelle, si tu n’es pas capable de pratiquer la magie, tu es répudié.» En prononçant ses mots, Thomas sentait son pouls s’accélérer et le sang lui monter à la figure. Il essayait de ne pas penser au manque de réaction de sa baguette, ces derniers temps. Mais au fond de lui, il se demandait si, en imaginant qu’ils auraient eu le droit de parler de l’épidémie à leurs familles, il aurait osé le mentionner à ses parents. « T’as pas besoin de te justifier, Thomas. J’aurais fait comme toi, peut-être même que je ferais toujours comme toi aujourd’hui. » « Tu penses que les cracmols sont méprisables ? » « En tout cas qu’ils sont inférieurs. Toi pas ? » Le serpent sentait sa gorge se nouer. « Je sais pas, c’est pas vraiment une opinion très avouable… » Brooke rigola un peu. « Et évidemment Thomas de La Rivière ne dit pas tout haut ses opinions peu avouables. Thomas de La Rivière est ouvert et gentil. Malgré ses amis exclusivement de sangs-purs. » Elle lui lança un clin d’œil. « T’as pas besoin de me cacher quoique ce soit, Thomas. » « Je ne te cache rien. » Le serpent sentait l’énervement poindre. Le sujet de la perte de pouvoir le rendait plus tendu que jamais. « Je ne sais simplement pas quoi en penser. » Il marqua un petit silence durant lequel il cherchait à peser ses mots.  « J’ai toujours pensé que les personnes qui n’avaient pas de magie étaient inférieurs, que les sangs de bourbes profitaient de notre société. » Thomas s’enfonça les ongles dans la paume de sa main en repensant à ses ancêtres morts sur les bûchers des moldus, à la mise sous silence de la puissante société sorcière, à la création d’un monde secret grâce aux taxes et à l’argent de générations de sangs-purs. Pour ensuite accepter sans rien en retour d’éduquer les enfants de ceux qui avaient tués les sorciers, de ceux qui les avaient forcés à tout reconstruire et s’exiler de la scène politique international. « Durmstrang est débile de n’accepter que les sangs-purs mais Poudlard et Beauxbâtons ne devraient pas accepter les sangs de bourbes aussi facilement. » « C’est clair.»  « Bref, du coup je ne te cache pas que j’ai toujours pensé que les personnes sans pouvoirs étaient méprisables. Mais maintenant… maintenant je ne pense pas que ce soit le bon mot. On ne méprise pas quelqu’un pour quelque chose qu’il n’a pas choisi. » « C’est quoi le bon mot, alors ? » « Je sais pas. Je les trouve… faibles. Ça me fait plus pitié qu’autre chose, en fait. » « Pourquoi tu sors avec Bella, alors ? Si t’as pitié d’elle. » « J’ai pas pitié, c’est sa mère qui est cracmole, pas elle... » «Si elle était cracmole, par contre, tu sortirais pas avec ? » « Nan, bien sûr que non. » Il grimaça. Son cerveau s’échauffait à chaque fois que le mot cracmol était prononcé, comme s’il se sentait personnellement visé. Comme si du coup, il voulait s’en distancer. « Surtout avec l’épidémie… » « Si ce sont les cracmols qui nous contaminent, Bella reste quand même dangereuse. Tu devrais peut-être pas rester autant avec elle. Surtout que vous allez tellement pas ensemble.  » Le serpent dévisagea Brooke d’un air glacé. « C’est drôle parce que j’ai l’impression que les deux seules personnes qui peuvent juger de si on va ensemble, c’est elle et moi. » « T’énerve pas. C’est juste bizarre, vous ne vous ressemblez pas. Et si ça se trouve elle est dangereuse pour toi. » « N’importe quoi, elle n’est pas contaminée. » « Elle est peut-être plus résistante, vu qu’elle a vécu sa vie avec une cracmole. Peut-être qu’elle va te contaminer toi. » Thomas la fusilla du regard. Si quelqu’un l’avait contaminé, c’était Zoya avec son baiser dégueulasse, là, juste avant de partir en quarantaine. « Brooke, je suis pas un putain de cracmol en devenir, alors t’es gentille mais parle autrement de Bella. » « J’vois pas pourquoi. C’est pas comme si tu la respectais, toi. T’es devenu ami avec seulement quand je t’ai dit qu’elle avait participé à la Bataille de Poudlard. Alors je sais pas ce que tu mijote, mais n'essaye pas de me faire croire que tu sors avec parce qu’elle te plaît. » « Bien sûr qu’elle me plait. » Le ton du serpent était aussi coupant qu’un rasoir. « Et la raison pour laquelle je me suis rapproché d’elle ne te regarde pas. » « C’est pas parce que ça ne me regarde pas que ça ne m’étonne pas. Vous n’avez rien en commun. » « Non, on a rien de commun et ça n’a pas été facile de devenir son ami. J’ai dû un peu forcer les choses. Mais maintenant c’est le cas, alors arrête d’essayer de me provoquer. » « J’essaye pas de te provoquer, Thomas, je m’en fous de pourquoi tu joues avec elle. » Il grimaça au terme jouer et referma ses cours, prêt à quitter la bibliothèque. Mais Brooke posa une main sur son cours de statistiques, comme pour le retenir. « De toute façon, on sait tous que tu as pris le cursus d’économie magique pour pouvoir gérer au mieux la fortune familiale. Tu ne choisiras jamais ta Bella, tu vas finir avec Oktavia. Alors autant que tu t’amuses bien avec ta petite lionne avant de te faire chier avec ta fiancée. » « Ferme ta gueule, Brooke, au moins je suis pas fiancé à un sang-mêlé. Amuse-toi bien à souiller ton sang mais lâche-moi. » Thomas se releva et partit sans plus la regarder, le cœur battant. Il n’y a que la vérité qui blesse, apparemment. Et il était fort blessé.

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A ripple of the waves that rises to a hurricane. Tomadona;
Apparemment, la mère de Bella est pareille. Premier tressaillement remplaçant la surprise. Ce sentiment qui lui avait fait lever les sourcils lorsque ses yeux ensuqués s’étaient posés sur la petite enveloppe rouge fané. Ses première pensées avaient été pour sa mère, se demandant ce qu’elle avait bien pu faire pour recevoir une lettre carmin. Ce n’aurait pas été la première fois que la voix de Rosa Rosebury se serait réverbérée contre la pierre de Poudlard, mais généralement Bella savait pertinemment ce qui motivait une telle envolée lyrique. En ce dimanche matin, ses motivations supposées lui étaient restées totalement étrangères. Le soleil était déjà haut dans le ciel pour une journée de fin d’été et quelques cris d’élèves excités entraient par la fenêtre entrebâillée. Bella était la dernière à être sortie de sous ses draps. Endormie tard, la tête sous les draps à lire un quelconque livre sur Uric le Follingue, sorcier moyenâgeux qu’elle trouvait assez fascinant de par son excentricité, elle avait rattrapé son temps de sommeil durant la matinée.

Et puis, cette beuglante, posée sur son lit. Elle ne l’avait pas tout de suite remarquée, sa couleur pâle l’ayant induite en erreur. Celles que sa mère lui envoyait étaient généralement rouge sang, tempétueuse, comme sa colère. Celle-ci semblait si douce. Son nom avait été tracé sur son recto, d’une plume inconnue mais élégante. Elle n’avait pas tardé à décrocher la cire refroidie du papier, profitant de ces heures de solitudes. Surprise, curieuse.

Ses sentiments avaient bien vite changé. Une voix féminine avait emplit l’espace, moqueuse. Bella la reconnaissait comme celle d’une serpentard, comme celle de la fiancée de Rowan. Ses sourcils s’étaient froncés, dubitative. Et puis, il y avait eu la sienne, plus grave, qu’elle aurait reconnue entre milles. Il avait suffit d’un mot pour qu’elle sache à qui appartenait cette voix masculine ; cette voix qui s’exprimait pourtant sur un ton qu’elle ne connaissait pas. Thomas se moquait d’elle, parfois. Bon, souvent. Mais cela ne ressemblait en rien aux intentions qui transpiraient de sa voix retranscrite.

Au début, la gryffondor ne comprenait pas pourquoi. Pourquoi lui envoyer une conversation aussi… insipide. Ils parlaient de Makho, clairement. Pas particulièrement en bien, rien de pire que ce que l’albinos pouvait dire à leur propos. Et puis, Thomas avait parlé de sa mère. Disant qu’elle devait être si frustrée de ne pas lui ressembler. Bella était restée immobile, spectatrice de cet échange qui ressemblait fort à une mauvaise blague. Pourtant c’était sa voix, c’était lui. Qui ne prenait pas la peine de démentir les accusations amusées de la serpentard, qui parlait de pitié. De honte.

Belladona n’avait jamais eu honte de sa mère. Jamais. Elle avait été en colère contre elle, souvent. Elle l’avait aimé, elle l’avait détesté, elle ne l’avait pas comprise ; mais avoir honte, ça jamais. Sa mère était différente de ses ami(e)s, différent de son père, mais elle n’était en rien inférieure. Et Thomas confirmait à demi-mot qu’il partageait les opinions de ses parents alors que son interlocutrice riait devant sa réserve, devant ses mensonges visiblement assumés. C’était comme voir pour la première fois la seconde facette d’une pièce, comme si Bella, jusqu’ici, n’avait fait qu’observé le joli un sur le pile de son gallion, avant d’en découvrir l’horrible face dont tout le monde lui avait toujours parlé.

Sang de bourbes. La gorge de Bell s’était serrée. Devant elle, il n’avait jamais utilisé ce mot qui sortait à présent si facilement d’entre ses lèvres ; S’était-il retenu ? Mais sa réflexion n’avait pas été plus loin, très vite interrompue par son propre prénom surgissant dans la conversation. Forcément, ce n’était pas comme si les enfants de cracmols courraient les rues. Bella ne s’en était jamais cachée, il était évident que cela soit mis sur le tapis. Si t’as pitié d’elle. Elle avait senti la chaleur lui monter aux joues alors que ses doigts avaient commencé à jouer rageusement avec ses draps. C’était si frustrant de n’être que spectatrice. Nan, bien sûr que non. La jeune fille n’avait pu s’empêcher de laisser un rire surpris et blesser passer ses lèvres. Elle, si Thomas avait été un moldu, elle serait quand même sortie avec lui. Sans même y penser. Sans que cela compte. Pour le français, cela représentait visiblement un argument de taille. Plus la voix de Thomas tapait contre ses oreilles et plus la gryffondor avait l’impression de planer en plein délires. En bons petits clichés, ils en venaient même à accuser les nés moldus, les cracmols d’être à l’origine de l’épidémie. Abasourdie par ce qu’elle entendait, la jeune fille n’avait même pas relevé le fait que le français prenait sa défense, juste un peu. Elle n’avait pas remarqué la défiance dans sa voix, sa colère contenue. Cela ne comptait plus, face à tout le reste.

Face à tout ce qui avait suivi.

C’est pas comme si tu la respectais. N’essaye pas de me faire croire que tu sors avec elle parce qu’elle te plaît. Ça n’a pas été facile de devenir son amis. J’ai dû un peu forcer les choses. Je m’en fous de pourquoi tu joues avec elle. Tu ne choisiras jamais ta Bella. Amuse-toi bien à souiller ton sang.

Ses poings avaient froissé si fort ses draps, à ce moment précis. À souiller son sang, avec Rowan. Si Bella n’avait pas d’ores et déjà été en colère, cela l’aurait probablement déclenchée. Si Rowan, presque sang-pur, la souillait, qu’est-ce qu’elle, elle ferait au sang de Thomas ? Ah oui, c’était vrai ; Elle ne risquait pas de le souiller son sang, à lui. Le jeu avait assez duré, ses propos la dégoutaient. Son unique larme de colère avait dévalé sa joue alors que la beuglante s’était désagrégée, ne laissant qu’une douce fumée au goût âcre dans l’air.


Elle avait mis deux jours avant de le croiser. Deux jours durant lesquels elle n’avait pas cherché à le contacter, ou à le voir ; deux jours à digérer sa colère tumultueuse qui avait fini par se transformer en un sentiment sourd et ardent.
Ses yeux se posent sur son sourire alors qu’il tente de voir au travers des rayons du soleil ; alors, Némésis gronde à nouveau. Telle une bête féroce réveillée de son hibernation, Bella sent ses petits poings se serrer alors qu’elle n’arrive plus à détacher son regard laser du visage reprenant peu à peu sa teinte d’albâtre lorsque l’été reprend ses couleurs en s’enfuyant. Ses camarades parlent, à côté, mais aucun son ne brise ses tympans, aucune parole ne pénètre son esprits. Seuls ses souvenirs sont audibles, lui martelant les mots encore frais de l’avant veille. Pitié. Sang de bourbe. Forcer les choses. Souiller son sang. D’un coup d’épaule, elle bouscule un ami, s’excusant du bout des lèvres, alors que ses pas s’accélèrent pour la mener jusqu’à Thomas, entouré comme d’habitude de ses amis. Sang-purs, effectivement. Elle n’y avait jamais prêté attention elle.

Quelques regards se tournent vers elle mais elle n’y prend pas gare, elle s’en fiche, elle n’a d’yeux que pour Thomas. Des yeux revolvers. Sa baguette, elle n’y pense pas lorsque son poing s’envole vers sa machoire, lorsqu’elle l’attaque comme elle l’a si bien appris auprès de ces gens qu’il méprise, pour qui il n’éprouve que de la pitié. Elle sent ses phalanges s’écraser contre sa peau, contre son os, elle les sent craquer, elle sent Thomas reculer. Bella ne se fait pas d’illusion, elle n’est pas Katarina, elle n’est pas Rowan, elle n’est pas Skye, ses poings ne sont pas destructeurs. Pas physiquement, en tous cas. Et elle s’en fiche. Ses potes, eux, se sont tus, observant la scène sans trop savoir s’ils doivent s’en amuser. Quelques secondes s’installent avant que la voix de Bella ne s’impose, clair et calme. Froide comme la glace. « Tu ferais mieux d’aller te laver la face, faudrait pas que la fille de cracmole t’ait contaminé en te touchant un peu trop. » Petit temps d’arrêt, amusement polaire dans le ton. « Oh… à moins que ce soit trop tard ? J’espère que tu t’es bien rincé la bouche, à chaque fois. »

Un dernier regard, glacial, avant qu’elle ne se détourne en faisant voler sa cape de sorcier derrière elle, ses pas la ramenant vers le château.
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Thomas de La Rivière
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A ripple of the waves that rises to a hurricane
 Tomadona

 

Avec l’été qui s’éloignait, les arbres se paraient de leurs manteaux d’or et de pourpre. L’Ecosse régalait ses habitants de ses habituels couverts de nuages sombres qui semblaient absorber le moindre rayon de soleil, plongeant Poudlard dans le noir au beau milieu de la journée. La pluie tapait sur les carreaux dans une vaine tentative d’assourdir les accents chantants des élèves qui déambulaient dans le château. Parfois, le miracle opérait et l’été réussissait à franchir la couche de nuage pour faire preuve de sa présence. Thomas était le premier à pousser ses amis dans le parc lors de ces éclaircies.

L’herbe était encore un peu spongieuse à cause de la pluie mais le soleil brillait haut dans le ciel. Seuls quelques nuages blancs s’y promenaient, promesse d’une des dernières journées chaudes. Le serpent marchait la tête levée vers le soleil, ne participant aux conversations de ses amis que pour glisser quelques blagues ou moqueries. Un fois de plus, il avait revêtu le masque de la personne heureuse et insouciante. Même à ses meilleurs amis, il n’aurait pas pu montrer le visage qui se cachait derrière ce déguisement taillé sur mesure. Un visage crispé par l’angoisse et triste du manque.
Lorsqu’il cessait d’écouter les traits d’esprits plutôt moyens de ses amis pour se concentrer sur les oiseaux qui chantaient et le soleil qui lui renvoyait sa chaleur, il aurait pu se croire chez lui. Il aurait pu sentir la présence de Moïra à ses côtés et voir les Pyrénées se dessiner devant ses yeux, Beauxbâtons blottit dans une vallée verte où chaque buisson était taillé avec soin. Lorsqu’il rouvrait les yeux, un lac noir s’étendait sur des galets mousseux, les arbres poussaient n’importe comment et l’herbe trop haute battait au vent. Il aurait dû suivre Moïra. Qu’est-ce qui l’avait retenu, il n’en était plus vraiment certain. Le cursus d’économie qui semblait meilleur ici qu’à Beauxbâtons, l’espoir de plus en plus mince d’en apprendre plus sur cette fameuse nuit où Alexandre avait décidé que la pureté du sang valait la peine de tuer et d’être tué. Bella, aussi, l’avait retenu. Il avait beau se plaindre de la noirceur de l’Ecosse, même les jours de pluie Bella rayonnait assez pour lui faire comprendre que rester à Poudlard ne serait pas si terrible que ça. Mais ça, ça c’était avant l’annonce de cette épidémie. L’interdiction d’en parler aux personnes extérieures, la constatation de ses propres difficultés à prononcer des sortilèges complexes. Thomas s’était persuadé pendant plusieurs jours que le manque de réactivité de sa baguette était lié à une sorte d’effet placebo, nocebo plutôt. Surement qu’il paniquait tellement à l’idée de perdre sa magique qu’il faisait n’importe quoi. Ça ne voulait pas dire qu’il était malade. Mais Thomas de La Rivière, s’il possédait de nombreux défauts, avait pour qualité d’être lucide et pragmatique. Il s’était exercé en secret à pratiquer certains sortilèges, avait noté le nombre de réussites et d’échecs. En quelques jours seulement, il arrivait déjà à la conclusion que ses capacités diminuaient.  Il mourait à petit feu, gardant le silence sur la panique qui l’abritait. Il présentait au monde son plus beau visage. Car rien ne serait pire, rien ne serait plus humiliant, que de se retrouver en quarantaine.

Le petit groupe d’amis avait fini par se retrouver sur les galets humides au bord de l’eau. Thomas plaisantait à propos des sirènes qui peuplaient le lac, évitant de regarder dans la direction du ponton où il avait vu Sören se faire emporter par les sirènes, quelques années plus tôt. Ce n’est que lorsqu’il entendit les conversations s’éteindre que le serpent remarqua l’arrivée de Bella. Le sourire qu'il lui réservait mourut sur ses lèvres lorsqu’il constata le regard assassin qu’elle lui lançait. Il n’eut pas le temps de réfléchir à ce qu’il avait pu faire de mal que le poing de la griffonne s’abattait sur sa mâchoire. Le coup était partit comme une flèche. Il n’était pas aussi douloureux que ce qu’il avait déjà pu recevoir. Pourtant, souffle coupé, il recula de quelques pas. Le fait que Bella le frappe ainsi, ça, ça faisait plus mal que n’importe qu’elle raclée qu’il avait pu se prendre avant. Immobile, il la dévisagea sidéré. Il ne la reconnaissait pas. La violence dont elle faisait preuve, la haine qui déformait ses traits. Elle était méconnaissable. Lentement, il porta sa main à son visage pour toucher le point d’impact, comme pour vérifier que cela avait vraiment eu lieu. Il s’était mordu la langue et le goût du sang commençait à lui emplir la bouche. Thomas avait l’impression que son cerveau avait cessé de fonctionner, figé qu’il était à tenter d’additionner deux et deux pour comprendre les éclairs que lui renvoyait le regard de la griffonne. « Tu ferais mieux d’aller te laver la face, faudrait pas que la fille de cracmole t’ait contaminé en te touchant un peu trop. » Thomas sentit son cœur manquer un battement en entendant le mot contaminé. Il ne comprenait rien à ce qu’elle disait mais ce mot là le terrifiait. Est-ce qu’ils savaient ? Est-ce que tout le monde savait qu’il était contaminé ? L’adrénaline lui brouillait la vue. « Oh… à moins que ce soit trop tard ? J’espère que tu t’es bien rincé la bouche, à chaque fois. » Enfin le cerveau du serpent réussit à connecter deux bouts, à saisir le sens de la phrase précédente. Thomas ouvrit la bouche et articula un « quoi ? » muet, incapable de comprendre ce qui poussait la jeune fille à tenir de tels propos. Elle s’éloigna sans attendre de réponse.
Alors qu’il fixait d’un air interdit la cape de la griffonne voler furieusement au rythme de ses pas, le reste du monde apparaissait à nouveau peu à peu dans son champ de vision. Il sentit une main, qui se voulait probablement réconfortante, se poser sur son épaule. Thomas se dégagea avec rage, prenant soudain conscience de l’humiliation qu’il venait de subir devant ses amis. Il leur jeta un rapide regard. Si certains avaient l’air désolés, d’autres avaient de petits sourires en coin qu’ils n’essayaient pas vraiment de cacher. Voir Thomas se prendre une raclée de la part de la sang-mêlée qu’ils avaient toujours méprisé était une forme de victoire. Avec les regards amusés de ses camarades, Thomas sentit la colère s’ajouter à l’incompréhension. Le serpent lança un regard de défi aux quelques malins qui semblaient trouver la situation comique et tenta de ne pas montrer qu'en même temps que sa mâchoire, sa fierté s'était également prit un coup. Furieux, il s’élança à la poursuite de la griffonne.

Il la rattrapa au milieu des herbes folles qui parsemaient le parc de Poudlard. Il la stoppa d’une main sur l’épaule et se planta devant elle, le cœur battant. Il resta un instant silencieux, sans savoir quoi dire ou quoi faire. Le sang imprégnait toujours sa bouche. Les yeux de Bella l’assassinaient toujours. Le serpent soutint le regard de la griffonne avec des yeux glacés. Comment avait-elle osé l’humilier ainsi devant ses amis ? Et pour quel motif ? Pensait-elle vraiment qu'il la croyait capable de le contaminer ? « Qu’est-ce qui se passe ?» Thomas avait du mal à se contenir. Il parlait les dents serrées, d’une voix basse tendue par la rage. Elle avait utilisé la violence contre lui. Elle n’était pas différente de ses amis. Jamais il n’aurait cru ça d’elle. « De quoi tu parles, me rincer la bouche ?! Va falloir que tu m’expliques et que tu apprennes à dialoguer plutôt qu’à taper parce que… putain, c’est quoi le problème ? »

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Ses pieds sur le sol malléable manquent de déraper. À moins que ce ne soit son corps tout entier, tout son être, prêt à s’étaler sous les derniers rayons de l’été. Sa cape bat contre ses jambes nues profitant de la douceur de septembre alors qu’elle fixe la grande porte de bois. Bien sûr que Thomas va la rattraper, qu’il va vouloir comprendre, faire l’innocent ; mentir, sûrement. Mais Bella n’y pense pas. Elle ne fait que sentir la douleur irradier dans ses phalanges, remonter jusqu’à son coude. Elle ne fait qu’entendre en boucle ces quelques mots prononcés par cette voix qu’elle aimait tant entendre. Cette voix gâchée par les préjugés, par le mépris, par la pitié.

Et, une main se pose sur son épaule, l’arrête, la tire légèrement, même. L’un de ses pieds glisse et son corps est déstabilisé, pour un instant. Son corps, mais pas son esprit. Les pieds bien ancrés dans l’herbe mouillée, elle se dégage d’un mouvement d’épaule discret, calculé juste ce qu’il faut pour que la main du serpentard quitte son corps. Et lui, il la regarde, il la fixe avec son regard furieux. Bien sûr qu’il l’est, après le coup de poing qu’elle vient de lui envoyer. Elle en aurait presque ri si elle n’était pas autant en colère. Il laisse un petit temps passer, visiblement dépassé par les évènements ; Et ça la fait sourire, la gryffondor. Un sourire pas si amusé que ça. Plutôt rageur, légèrement narquois. Elle se passe la langue dans l’intérieur de la joue en retenant ses commissures qui se redressent pour les mauvaises raisons. Son regard, lui, ne ment pas. Elle s’apprête à prendre les devants, à lui envoyer un « quoi » un peu trop agressif lorsqu’enfin il ouvre la bouche. « Qu’est-ce qui se passe ? » Un ricanement passe ses lèvres pleines, bien loin des rires auxquels elle l’a habitué. Ce qu’il se passe, vraiment ? Thomas continue sur sa lancée, enchainant les questions alors que la gryffonne prend appuie sur l’une de ses jambes en croisant les bras sur sa poitrine, attendant qu’il ait terminé son numéro.

Oui, son numéro. Parce que la vérité était bien là : comment pouvait-elle encore lui faire confiance ? Comment pourrait-elle ignorer les « je te l’avais dit » bien trop véridiques ? Alors elle le laisse la fusiller du regard, elle le laisse poser ses questions en ayant visiblement beaucoup de mal à ne pas hurler. Peut-être allait-elle enfin découvrir qui était le vrai Thomas, finalement ; Ce français méprisant dont elle avait tant entendu parler.

Jamais elle ne le quitte du regard depuis qu’il lui fait face. Ses yeux se plissent lorsque un rayon de soleil vient s’y échouer, mais ils restent bien fixés sur son visage. Jouant au jeu des sept erreurs, cherchant où est la faille, où est la vérité. Elle aussi elle laisse passer quelques secondes, un silence à peine cassé par quelques oiseaux trop heureux pour la situation. Lorsqu’elle s’exprime, sa voix est calme, froide ; sa voix n’est pas la sienne. « Vas-y Thomas, énerve toi. Peut-être que pour une putain de fois tu seras honnête. » Ça l’amuse presque, Bella, cette incompréhension dans son regard, que le jeune homme cache sous sa fierté blessée. Ça l’amuserait si elle n’était pas si blessée. « Tu sais, quand on ne veut pas que les choses se sachent, on parle pas de sa pitié pour les cracmols frustrés et envieux dans la bibliothèque. » Elle n’est même pas sûre du lieu, mais ça n’a aucune importance. Elle se passe la main dans les cheveux dans un geste familier, avant de continuer. « C’est con quand même, hein ? Que tu te sois forcé à m’apprécier pour qu’au final la fille de cracmole que je suis soit une menace. C’était quoi l’idée de base d’ailleurs ? Tu t’es dit qu’en fait, tes petits jeux de manipulation te manquaient ? Que t’allais me foutre la honte avec ma mère ? » Un rire glacial passe ses lèvres ; bref et désabusé. « Putain dégage de mon chemin Thomas, parce que ma mère j’en aurais jamais honte, j’aurais jamais pitié d’elle pour ça. Toi en revanche, c’est une autre histoire. » Les yeux plantés dans les siens, elle ne cille pas. « Retourne voir ta fiancée bien pure qui te pondra des petits sorciers parfaits, respirer le même air que moi ça pourrait te souiller. » Tout ce qu’elle veut, c’est qu’il se casse, qu’il la laisse tranquille avant que ses baskets ne prennent l’humidité de la grande étendue herbeuse. Elle a bien cru à ses mensonges, après tout ; se mentir à elle même ne semble pas si difficile.
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Thomas de La Rivière
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Élève de Serpentard
Maison/Métier : Serpentard
Célébrité : Herman Tømmeraas
Pseudo : Carotte/Aguarà Âge : 24 Parchemins : 298 Gallions : 469 Date d'inscription : 09/04/2017
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A ripple of the waves that rises to a hurricane
 Tomadona

 


Elle a presque l’air de trouver ça drôle, la griffonne. Souriant froidement à propos d’une blague qu’il ne comprend pas. Ricanant avec agressivité à ses interrogations. Le comique de la situation échappe complètement au serpent dont le visage se ferme de plus en plus. Il ne sait pas encore ce qu’il a pu faire de mal. Mais il sait déjà que ça a dû être terrible pour qu’elle se comporte ainsi. Elle laisse passer quelques secondes pendant lesquelles Thomas a l’impression d’être passé au scanner. Elle semble voir des choses qu’elle n’avait jamais vues, son regard sur lui a changé. C’est à ce moment-là qu’il se rend compte que la peur s’ajoute à l’incompréhension et la colère. Un mélange de sentiments dont il ne sait quoi faire. Alors il reste immobile, à la défier du regard, espérant que tout ça prendrait bientôt en sens. Espérant qu’il pourrait faire quelque chose pour l’apaiser. Doutant fortement qu’il en serait capable.
Elle finit par briser le silence d’une voix coupante. D’une voix étrangère. « Vas-y Thomas, énerve toi. Peut-être que pour une putain de fois tu seras honnête. » Il la regarde sans comprendre. Honnête. Il ne l’est avec personne, même à sa propre jumelle il ne dit pas tout. Que Bella finisse par se rendre compte qu’il ne lui montre qu’une facette infime de qui il est, une facette dessinée sur mesure pour lui plaire au maximum, ce n’était pas réellement surprenant. La question était de savoir quelle autre face avait été dévoilée ; il en présentait tant au monde. « Tu sais, quand on ne veut pas que les choses se sachent, on parle pas de sa pitié pour les cracmols frustrés et envieux dans la bibliothèque. » Le serpent fronce des sourcils, confus. De quoi parlait-elle ? Puis, soudain, un étaux semble l’agripper aux tripes. Avec le début de la compréhension s’efface la colère et grandit la peur. Il se souvient désormais. Une conversation avec Brooke, il y a quelques jours, qui lui remonte à l’esprit. Qu’avait-il dit au juste ? Il ne se souvient plus des détails. Bella continue sur sa lancée, évoquant des manipulations, la honte des cracmols. Le visage de Thomas s’est figé dans une expression horrifiée qu’il ne prend pas la peine de cacher. Il sursaute presque lorsque la griffonne éclate d’un rire glacial avant de lui dire de dégager, lui dire qu’elle a honte de lui, qu’elle a pitié. Elle le fixe, droit dans les yeux, de ce regard si dur. Le regard d’une étrangère. Thomas réussit tant bien que mal à ne pas baisser les yeux. Si son visage s’est fermé dans une expression indéchiffrable, ses yeux reflètent la peur de celui qui vient de comprendre qu’il a perdu. Perdu le pari de pouvoir manipuler cette jeune fille, perdu l’amour qu’elle lui portait. Ce n’est que lorsqu’elle évoque Oktavia qu’il les ferme, ces yeux. Seulement quelques secondes, pour accuser le coup. Il se souvient désormais avec précision avoir vanté le sang pur de sa fiancée par rapport au sang souillé de Rowan. Il sait que rien que ça, Bella ne le lui pardonnerait pas. Pourtant, son cerveau tourne à toute vitesse pour essayer de trouver une porte de sortie. Il essaye de se souvenir au mieux de cette conversation, de trouver un moyen de justifier ces paroles. Mais il s'est enfermé lui-même dans ce piège. Il n’y en a pas, de porte de sorties. Et Bella a déjà le même regard que tout ceux qu’il avait déçu auparavant, le regard de ceux qui ne le pardonnent pas. En cet instant, il aurait juré qu’elle avait un air de famille avec ce satané albinos ; les mêmes yeux.

« Je… je suis désolé, je …  je ne sais pas quoi te dire ; je peux lire dans ton regard que quoique je dise tu ne me croiras plus. » Il ne la regarde plus dans les yeux. Il a l’air d’un enfant perdu, qui ne sait pas quoi faire de ses mains, qui regarde le sol comme pour y trouver une solution. Lui-même ne sait pas s’il mime le désarroi pour une ultime tentative de garder Bella à ses côtés ou si la situation le dépasse réellement. Il a pourtant vécu plusieurs fois ce moment où ses victimes se rendent compte de la manipulation. Il a appris à ne plus s’en faire, à les laisser partir car, une fois le masque tombé, elles ne pouvaient plus supporter le visage qu’il leur renvoyait. Le visage de leur propre crédulité. « Je ne sais même plus exactement ce que j’ai dit ce jour-là. J’étais énervé, je… je suis sans cesse stressé depuis la rentrée. Ça ne justifie rien, je sais mais… » Mais, bordel, il n'avait pas envie de la perdre. Et il savait que c’était déjà trop tard. Il venait de se tirer une balle dans le pied ; il perdait la fille dont il était entrain de tomber amoureux. Par sa propre faute. Le serpent reporta son regard sur le visage de la griffonne. Ce visage qu’il aimait tant. Elle était belle, Bella, et elle l’ignorait, persuadée qu’il préférait le visage de poupée un peu faux de sa fiancée. Pourtant, il ne voyait qu'elle. Pourtant, dans la balance qui avait pesé le pour et le contre de retourner à Beauxbâtons, c'était elle qui avait pesé le plus lourd pour qu'il reste à Poudlard. « Mais je ne pense pas que tu sois une menace ou que tu devrais avoir honte de ta mère. » Il avait ce ton précipité de ceux qui croient que s'ils ne parlent pas assez vite, leur interlocuteur allait leur échapper. Il secouait doucement la tête, désemparé, ne sachant pas quoi dire pour qu’elle le croie. Ne sachant pas lui-même s’il croyait en ce qu’il affirmait. « Je sais que j’ai eu une éducation pourrie que tu méprises et que je méprise de plus en plus aussi. Quand je suis stressé parfois ce Thomas-là ressort et…» Il relève la tête avec défi et plante son regard dans celui de la griffonne. Sa voix est plus triste, mais plus ferme aussi. « Mais, merde, je ne regrette pas de t’avoir caché cette pire version de moi, car jamais je n’aurais pu devenir ton ami sinon. Or, tu es la meilleure chose qui me soit arrivée depuis que je suis à Poudlard. Je regrette seulement que tu sois blessée et que tu croies que l'autre version de moi est plus sincère que celle que je t'ai montré. Je… »  Il finit par baisser les bras, regarder à l’horizon, ne supportant plus de voir le regard furieux de la griffonne. Il ne mentait pas vraiment. Ce qu'il disait, c'était sa vérité à lui. « Je suis tellement désolé d'avoir dit ces choses… »

©️ BLACK PUMPKIN


† Didn't know how lost I was until I found you. I was beat. Incomplete. I'd been had, I was sad and blue
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A ripple of the waves that rises to a hurricane. Tomadona;
Sa langue se délie alors que ses yeux s’horrifient. Elle aurait aimé pouvoir dire que ça lui faisait plaisir de le voir se tendre sous l’horreur, de le voir regretter, paniquer. Elle aurait aimé se sentir forte devant ces sentiments clairement affichés, pouvoir en rire, se moquer, le piétiner. Mais non, pour cela encore aurait-il fallu qu’elle soit sûre de ce qu’elle voyait, qu’elle n’ait pas envie de lui crier d’arrêter de jouer la comédie, de faire comme si. Encore aurait-il fallu que cela ne l’enfonce pas encore plus dans cette forêt noire dont elle ne connaissait rien, que cela ne lui fasse pas si mal.

Dans un dernier coup porté, Thomas ferme finalement les yeux. De honte, de peur, peut-être pour ne pas être transparent. La gryffondor n’en sait rien, elle se tient devant un inconnu. Tout en elle transpire ce constat : elle ne le connait pas, elle ne sait pas qui il est. Elle ne le lâche pas du regard, cherchant à découvrir ce visage qu’elle pensait connaître par cœur. C’est Thomas, sans être lui.
Pour la première fois, elle l’entend s’excuser. Elle l’écoute alors qu’il détourne le regard, qu’il est incapable d’affronter son reflet dans les yeux de la belle. Des mots sortent de sa bouche, mais n’ont aucun sens, aucun poids. Des excuses marmonnées par un enfant pris en flagrant délit. Il fait marche arrière, revient sur ses paroles en prononçant les mots à toute allure. Il sait déjà qu’elle est sur le point de partir.

Alors qu’il évoque son éducation, il ose enfin la confronter. Elle ne dit rien et pourtant les mots qu’ils prononcent ne cessent de l’étonner et de la perdre encore plus. Bella sait que Thomas a été éduqué selon certains principes strictes, elle sait qu’ils ne viennent pas du même monde. Pourtant, jamais il n’a suggéré que ses parents pouvaient se râlier à des idées pro sang-pur. Même si cela prend aujourd’hui tout son sens. Elle sent de la tristesse dans son ton, alors qu’il gagne en assurance. Les mots semblent couler tout seul et le cœur de Bella s’accélère. Elle aimerait tant croire dans ce qu’il dit, elle aimerait pouvoir se mettre à pleurer devant lui en se serrant contre son torse pour qu’il la console, comme il y avait si longtemps dans la salle du Risèd. Mais comme cette fois là, les choses ne pouvaient pas bien se terminer.

Sa gorge se serre alors qu’elle n’arrive pas à détourner le regard. Elle sent sa colère diminuer et ça lui fait peur. Sans elle, elle sait qu’elle peut s’effondrer à tout moment. Mais les mots de Thomas sont comme du baume qu’il appliquerait sur ses blessures. Comme dans cette grande roue, les paroles qu’il offre ne sont jamais celles qu’elle aimerait recevoir ; Pourtant, ils visent juste, à chaque fois. Il porte ses yeux vers l’horizon et s’excuse, encore. La gryffondor sent sa main bouger, légèrement, prête à se poser sur sa joue pour lui dire que tout va bien, qu’elle lui pardonne, qu’elle préfère quand ils rient, ensembles.

Pitié, sang souillé, inférieurs, sang de bourbe, bien sûr que non je ne sortirais pas avec elle, j’ai dû forcer les choses.

Sa main meurtrie retombe le long de son corps et ses sourcils se froncent à nouveau. Mensonges. Peut-être devrait-elle simplement le frapper, encore. La jeune fille se sent juste encore plus bête. Bête d’être presque tombée dans le panneau, bête de vouloir y croire, à ses mots. Elle sent l’étau de sa gorge se resserrer, encore un peu alors que la tristesse dévore sa colère. Il faut qu’elle parte, maintenant, rapidement, avant de fondre en larmes devant lui ; ou pire, de croire à son baratin.

« Le problème, Thomas, c’est pas tant que tu les aies dites, mais que tu les penses. » Elle avance d’un pas, se collant presque à lui, le visage levé pour ne pas le quitter du regard. « On est pas ami ; On peut pas l’être quand une des deux personne joue un rôle et manipule l’autre. » Son visage se durcit et ses yeux se font légèrement brillant. « Je suis pas une putain de poupée avec laquelle tu peux t’amuser. » Elle recule, en secouant la tête, clairement déçue de lui. « Laisse moi tranquille, va jouer avec quelqu’un d’autre. » Bella reste silencieuse quelques instants, détaillant son visage marqué par une flopée de sentiments qu’elle n’avait jamais vus sur ses traits. Elle lui aurait décerné un prix, pour sa performance. Elle mémorise une dernière fois son nez à la retrousse qu’elle aimait caresser de l’index, ces lèvres qu’il humidifiait si souvent lorsqu’il réfléchissait. Un dernier regard appuyé, puis elle détourne les yeux, bien décidée à ne plus jamais porter un seul regard sur lui. Le regard braqué sur la porte de Poudlard, elle le contourne sans un mot alors que sa vision se brouille au fur et à mesure que le château grandit.
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