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War is what happens when language fails • Zephounet

Alexis M. Abberline
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Zephÿr & Alexis

War is what happens when language fails
Les temps étaient sombres, trop. J’avais l’impression de revenir en arrière à l’époque où Poudlard était sous la domination de la fratrie Carrow. Je me souviens de la facilité avec laquelle je sursautais au moindre courant d’air. Les nerfs tendus, en permanence sur mes gardes, je n’avais pas la sensation de trouver de répit à quelque moment que ce soit. Je vivais avec l’angoisse au ventre. Elle nous touchait tous. J’avais peur que mon statut de sang ne me mette en danger un de ces jours. J’avais peur de finir par n’être qu’un nom de plus sur la liste de ceux disparus dont on n’a pas la moindre idée de ce qui leur est arrivé. Mais à l’époque, ce qui me faisait trembler de colère et de rage était que les victimes de cette satanée guerre n’étaient nuls autres que ces enfants. Aujourd’hui, à nouveau, le danger planait sur nos têtes. Aucun de nous n’était à l’abri de ce mal qui rodait, pernicieux, prêt à nous affubler de ses maux. Mais si nous pouvions nous armer de courage, lever le poing ou plutôt notre baguette pour pouvoir combattre l’ennemi. Mais dans ce cas présent, cela s’avérait parfaitement inutile. Aucun de nous n’avait la moindre idée de comment lutter contre cette maladie qui nous gangrénait comme un cancer. Nous étions des petites souris prises au piège dans un labyrinthe géant. Nous n’avions pas la moindre d’où aller pour être à l’abri. Nous ne savions pas qui serait la prochaine victime. Les plus forts semblaient terriblement faibles face au fléau. Je tremblais de peur à l’idée même que je ne finisse par être envoyée à mon tour dans cette foutue zone de quarantaine. Je serais alors traitée comme un vulgaire animal, mise dans une sorte de prison. On nous vantait ses mérites prétendant que c’était pour notre protection à tous mais j’avais tout bonnement envie de hurler. Je voulais faire taire ceux qui véhiculaient ces messages. C’était une insulte à notre bon sens, à notre humanité. Je voulais ruer dans les brancards mais je finissais par me taire comme tous les autres. Je me convainquais moi-même que j’avais une plus grande utilité en restant en fonction au sein même de cette école, en protégeant mon poste. Je guettais le bon moment où enfin je pourrais agir. Je me tenais prête mais je n’entrevoyais aucune porte de sortie pour fuir ce carnage actuellement. J’intériorisais donc toutes mes angoisses qui me rongeaient intérieurement. Je m’efforçais de m’apaiser, de calmer mes angoisses. Je les enfouissais au plus profond de moi me raccrochant à l’espoir que ce soit rapidement derrière nous. Je voulais croire qu’une solution plus acceptable ne tarderait pas à être trouvée.

Je regarde le jeune garçon assis dans mon bureau. Je lui souris doucement. Je l’écoute me parler sans songer une seule seconde à l’interrompre. Je ne suis pas dupe de son trouble mais il semble réagir avec un courage plus que manifeste. Je l’admire pour la force dont il témoigne pour faire face aux aléas de la vie. J’ai toujours eu un intérêt tout particulier. Je ne saurais décrire mon besoin de m’assurer qu’il ne manque de rien. Je m’en étais faite un devoir depuis que celui qui en avait la charge était détenu en quarantaine. Je m’en faisais un devoir alors que je savais quel lien lie le garde-chasse et cet enfant. J’avais conscience que j’aurais dû aller donner des nouvelles à celui qui pourtant ne m’inspirait que dégoût. Mais il méritait de savoir que le garçon n’était pas livré à lui-même et je ne pense pas que nous sayons nombreux à connaître son secret. Je le regarde s’éloigner dans les couloirs avant de prendre la direction de l’endroit que j’ai en horreur. J’ai le cœur battant. Je suis terriblement mal à l’aise en cet endroit et encore plus de devoir faire face à ce déchet de la nature. Ma colère ne s’est pas apaisée. Je lui en veux car par la faute de ses insinuations, mon cœur a saigné pendant de longs mois. Mais s’accrocher à ces sentiments négatifs ne m’apportera rien, je lui suis supérieure en cela. J’attends patiemment que celui que je viens voir se décide finalement à pointer le bout de son nez. J’inspire profondément tentant de rester calme au possible. Je finis par le voir venir et son allure me percute de plein fouet. Je me sens soudain compatissante et je ne songe pas un instant à faire preuve de la moindre hargne. « Bonjour Zephÿr. » Je me passe une main nerveuse dans les cheveux incapable de soutenir son regard alors que le souvenir de notre dernière rencontre me tord les tripes. J’ai le souffle un peu court. Mais je finis par m’armer de courage me forçant à respirer calmement. « Je… je ne suis pas venue en ennemie. Je ne veux pas me montrer hostile. Je me suis simplement dit que… » Mais je ne sais pas très bien comment finir cette phrase. Je joue nerveusement avec mes doigts comme si je craignais qu’il puisse me faire quelque chose. C’est totalement ridicule mais des mois à me tenir sur mes gardes en sa présence semblent avoir laissé une trace indélébile sur mon âme. Je croise lentement les bras sur ma poitrine. « On est pas amis mais je ne me réjouis pas de ton sort puis on pourrait un jour être de la même... Enfin... Juste j’espère qu’ils trouvent une autre solution car c’est inadmissible. » Je ne peux pas lui dire que je le soutiens mais j’ose espérer qu’il puisse prendre ces mots pour ce qu’ils sont. Je regarde un peu autour de moi mais je déteste cette sensation de surveillance constante comme si des yeux surveillaient nos moindres mouvements. « Je voulais te donner de ses nouvelles, te dire qu’il va bien. Je voulais que tu saches que je veille sur lui comme je peux. Je ne savais pas si tu avais une autre personne au courant pour venir te donner des informations sur lui. »
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Zephÿr Rosenberg
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WAR IS WHAT HAPPENS WHEN LANGUAGE FAILS alexis & zephÿr

Zephÿr est dans un état pitoyable, c’est un fait indéniable. Son don ne peut même plus être considéré comme tel à ses yeux, tant il est altéré par l’épidémie. Ses cheveux restent blancs depuis un bon moment, et c’est à peine s’ils réagissent face à ses émotions. Puis, ces tâches qui, elles, qui sont toujours là. Leurs couleurs changent, se nuancent de temps à autres. Toute cette situation est complètement dingue. C’est le karma qui lui joue un mauvais tour, c’est ça ? Il le mérite peut-être au fond. Le karma s’amuse visiblement bien, il lui donne envie de tout abandonner, il lui a retiré toute motivation pour continuer. C’est à peine s’il fait l’effort de ne serait-ce que survivre. Il a changé. Dans son comportement, dans sa manière de faire, de penser. Son physique est également marqué par la captivité, il a maigri, ça se voit. Sur son visage notamment, mais les vêtements qu’on lui donne sont bien grands désormais. Le garde-chasse ne se rend peut-être pas compte que son état est alarmant. Il fait de moins en moins attention à ce qui l’entoure. Il dort mieux qu’au début ceci étant dit, mais c’est plus par périodes, désormais. Il est totalement déréglé, et les cernes sous ses yeux en sont la preuve irréfutable. La journée vient de se terminer, dieu merci, il en a vu la fin. C’était l’un de ces après-midis réservés à la réactivité des potions, et encore une fois, il s’est très vite senti malade mais n’a rien dit. Il ne se plaint plus, c’est terminé. De toute façon, il n’y a plus aucun doute : il est malade, touché par l’épidémie. Il le sait. S’il a pu en douter au début, les deux premiers mois qu’il a passé en quarantaine, ce n’est plus le cas. Il faudrait vraiment être dans le déni le plus total pour penser qu’il ne l’est pas. Alors que Zephÿr rebrousse chemin vers les cachots, accompagné par deux Aurors, il soupire. Toujours dégoûté par les potions, il sait qu’il ne dinera pas le soir. Il doit être aux alentours de dix-sept heures, voir un peu plus, et il a déjà décidé que ce soir, il resterait dans son cachot. Quand ils se dirigent vers son cachot attribué quelques mois plus tôt, il aperçoit une silhouette qui lui dit vaguement quelque chose, il semble la reconnaître. Il s’approche, confirmant ainsi qu’il savait bien qui s’était. Les Aurors empêchent tout contact avec la jeune femme et le font entrer dans le cachot. Le métamorphomage retient un sursaut quand la porte de verre de claque, puis regarde la femme devant lui. Bon sang, mais qu’est-ce qu’elle fout là ? « Bonjour Zephÿr. » Il ne comprend pas. Il ne comprend pas sa venue ici, ni sa nervosité palpable. Il n’avait pas compris quand son frère est venu le voir, là, il comprend encore moins pour elle est là. Elle ne lui doit rien. Lui, lui doit sûrement les excuses les plus plates. Il le sait, mais il sait aussi que cela va être affreusement compliqué pour lui. Quarantaine ou pas quarantaine, changement ou non, il n’a jamais pu la supporter, c’est comme ça. « Je… je ne suis pas venue en ennemie. Je ne veux pas me montrer hostile. Je me suis simplement dit que… Zephÿr ne cille pas. Il se montre patient, tous ces mois en quarantaine ayant bien calmé ses nerfs et son impatience incontrôlable. « On est pas amis mais je ne me réjouis pas de ton sort puis on pourrait un jour être de la même... Enfin... Juste j’espère qu’ils trouvent une autre solution car c’est inadmissible. » Le garde-chasse hausse un sourcil, étonné. Il s’imaginait que toutes les personnes qui ne le portaient pas dans leurs cœurs se réjouissaient de sa mise en quarantaine, elle la première sur sa liste bien trop longue. Elle pourrait aller voir son frère mais non, elle vient le voir lui. « Je voulais te donner de ses nouvelles, te dire qu’il va bien. Je voulais que tu saches que je veille sur lui comme je peux. Je ne savais pas si tu avais une autre personne au courant pour venir te donner des informations sur lui. » Personne ne lui a donné de nouvelles, non. Il n’a pas demandé non plus, même si au fond, il s’inquiète. L’enfant est venu le voir peut-être une à deux fois depuis qu’il est ici. Il a beau dire ce qu’il veut, Zephÿr est attaché à lui. Presque comme un père avec son fils.

Être son tuteur, c’est loin d’être simple tous les jours. Puis, il se sait très mauvais en père de substitution, même si en vérité, il a toujours fait de son mieux. « Merci. » Elle veille sur lui malgré tout ce qu’il a pu se passer entre eux, alors oui, il la remercie. Soudainement, il frissonne. Il lâche alors le téléphone pour aller chercher son gilet sur le lit. Il l’enfile, puis reprend le combiné. « Est-ce qu’il s’en sort au moins, au niveau de ses cours ? » Oui, ça l’intéresse. Il sait que ses notes ont un peu flanché depuis qu’il est arrivé à Poudlard, alors il veut s’assurer que tout se passe bien, même s’il n’a jamais rien montré de son inquiétude. « Pour ce qu’il s’est passé en juin, je sais que j’ai abusé, que j’ai été beaucoup trop loin. J’ai entendu dire que ça allait mieux entre vous. C’est le principal. » S’il est froid quand il parle, il l’est moins que d’habitude. C’est en disant cela qu’il se rend compte de la différence entre son comportement avec elle et celui qu’il a avec son frère. Il a su s’excuser avec ce dernier, mais pas avec elle. Cela s’avère beaucoup plus compliqué pour lui d’assumer ses torts. Il a beau avoir totalement changé de comportement, il reste de marbre devant elle. Alors, il ne s’excusera pas, du moins, pour l’instant.

EXORDIUM.




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Alexis M. Abberline
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Zephÿr & Alexis

War is what happens when language fails
Si je m’attendais à de l’hostilité, à de l’indifférence, je ne m’étais pas préparée à l’entendre simplement me remercier. Je pensais qu’il m’enverrait me faire foutre et je me demande ce qui cause ce changement d’attitude chez lui. Serait-ce sa relation avec son frère qui semble s’améliorer ? A moins que l’enfermement ne soit responsable ? Beaucoup d’interrogations mais dans le fond, la réponse n’a aucune importance. Je ne suis pas encore assez concernée par le destin de l’allemand pour m’inquiéter de ce qu’il peut cogiter, de comment il peut murir. Je suis simplement reconnaissante que ce ne soit pas une opposition sans nom qui nous force à nous affronter une fois de plus ce jour. Ma voix n’est chargée d’aucune forme d’hostilité quand je reprends la parole. « De rien, c’est normal. » Je lui offre un pâle sourire. Il n’est pas amical, pas vraiment chaleureux mais au moins il est présent. Je ne suis pas réellement surprise de me rendre compte que le garde-chasse se soucie réellement de savoir ce qui arrive à l’enfant. Il semble réellement concerné. Je ne dirais pas que je comprends pourquoi mais il semble étrangement sincère. Je me rends compte que je l’ai sans doute jugé bien trop durement. Je ne m’en veux pas, pas encore car il l’a cherché. Il a délibérément provoqué ce conflit entre nous, alimenté cette haine. « Je dirais que c’est pas toujours évident mais il essaie de s’accrocher. Avec tout ce qui s’est passé, c’est un peu normal d’avoir du mal à se concentrer mais c’est un garçon intelligent. Il a du potentiel donc il saura l’employer pour rattraper le retard qu’il a pu prendre. Tu n’as pas à t’inquiéter à ce niveau. » Je le rassure. Cela me semble étrange d’entendre ces mots entre mes propres lèvres. Je soupire légèrement. Je voudrais savoir le détester mais je ne peux pas. Je ne le peux plus parce que j’aime Johannes et que peu importe ce qu’il pourra en prétendre, il se soucie de l’autre. Je dois penser à l’homme que j’aime, à combien son bonheur m’importe plus que le mien. Il est le seul qui mérite que je fasse tous les efforts alors il me semble normal de prendre sur moi. Je ne crois pas pouvoir un jour réellement supporter Zephÿr mais je peux au moins faire semblant. Je peux jouer la comédie et l’accueillir non pas comme un indésirable mais comme une personne qu’on apprendre à apprécier. Il fait partie de ces compromis que l’amour nous impose.

Je ne m’attendais pas du tout à ce qu’il mentionne les événements de juin et je me tends instantanément. Je ne peux pas oublier. Je ne peux pas chasser la colère, la peine, la fêlure que cela a créé en moi. Je suis heureusement d’un tempérament calme sinon j’aurais pu exiger des excuses. Mais je n’en ai pas besoin. « Oui ça va mieux mais… Tu t’es comporté comme un connard. Je t’en ai voulu. Je t’en veux encore mais je lui en ai voulu tout autant. Alors je suppose que si ça a pu aller mieux avec lui, si un jour, ça doit se replacer entre nous, ça le fera. » Je n’en reviens pas de laisser la porte ouverte à une réconciliation. L’ambiance qui règne dans le château semble avoir laissé son empreinte sur moi. Je ne désire plus de conflit car ceux-ci me brisent le cœur. Chaque lutte, chaque instant où ceux auxquels je tiens souffrent, chaque rebondissement, c’est comme un coup au cœur supplémentaire alors je suis fatiguée de tout cela. Je n’ai pas d’énergie inutile à dépenser à me forcer à le haïr. Mais de là à m’entendre lui avouer le fond de mes pensées, je ne m’y attendais pas. C’est venu spontanément. « Zephÿr, je suis fatiguée de devoir toujours être sur mes gardes avec toi. Je suis lasse de ce petit jeu. On ne peut peut-être pas s’entendre mais au moins s’ignorer. Je me sens concernée par l’éducation du petit, comment il s’en sort alors si on pouvait faire une trêve pour juste ce qui le concerne et le reste… Avec tout ce qui se passe, j’ai bien assez à penser et m’inquiéter que de devoir surveiller mes arrières. » Je me demande s’il saura se saisir de la main que je lui tends. Je suis prise d’un doute. Je ne sais pas pourquoi mais il semble ne pas savoir me supporter. Il me tolère à peine pourtant je ne me souviens pas lui avoir fait quoique ce soit. Je pourrais lui demander mais ce serait avouer que je m’en soucie, que je n’aime pas l’idée d’être détestée sans avoir la moindre idée du pourquoi. Je me demande si Johannes et lui ont finalement su régler ce qui les oppose. Je l’espère pour eux car s’ils ne se l’avouent pas, ils ont probablement besoin l’un de l’autre. Mon cœur se serre en pensant à l’homme que j’aime. Je sens une certaine tristesse me serrer le cœur en l’imaginant lui aussi prisonnier de cet endroit. Un simple aveu vient donner un indice à celui à qui je ne me confierai jamais sur la profondeur de mes sentiments pour son frère. Mais je le laisse imaginer le manque qui me ronge. Ce manque qui me laisse sans envie alors que la seule source d’apaisement que j’envisage me laisse éternellement inaccessible. « Je préfèrerais être là, de ton côté. » Il n’a pas besoin que je lui dise pourquoi. Il doit s’en douter. Je me rends compte qu’outre Sarah, je n’avais jamais avoué mon amour pour le concierge à aucun autre collègue. Il est étrange que celui à qui je m’ouvre sur le sujet soit ce qui s’approche le plus d’un ennemi à mes yeux. Je me racle la gorge chassant la mélancolie qui est venue se coller à mon être. Je dois me reprendre. Je ne veux pas laisser entrevoir combien je suis fragile sous les apparences. Je porte un masque, celui d’une combattante que je ne suis pas toujours mais ce n’est pas à lui de le découvrir.
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Zephÿr Rosenberg
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WAR IS WHAT HAPPENS WHEN LANGUAGE FAILS alexis & zephÿr

Zephÿr a du mal à voir Alexis, ici, devant lui. Ça le confronte à ce qu’il s’est passé en juin, et c’est loin d’être agréable, bien qu’il ait admis ses torts – plus à son frère qu’à elle, ceci étant dit. Il ne peut s’empêcher d’avoir cette froideur avec elle, c’est physique. Atteint par l’épidémie ou non, il n’y a vraisemblablement rien qui le fera changer d’avis sur la professeure. Il doute même que son frère y arrive un jour, c’est dit. « De rien, c’est normal. » Elle sourit, un sourire léger, qui ne montre rien de particulier. Le garde-chasse, lui, ne bronche pas. Il ne fera pas semblant que tout est rose juste pour elle, mais il ne se plaindra pas non plus. Il est totalement neutre, impénétrable, impassible, en apparence. Pour lui, c’est un peu la laisser gagner, que de lui montrer ses faiblesses. Gagner quoi ? Il n’en sait rien, bon sang. Il se trouve stupide, sur le coup, et fronce les sourcils. Non, il ne pourra pas l’apprécier. C’est trop compliqué, trop surfait. Même le temps n’y changera rien, qu’importe ce qu’elle fait ou ce qu’elle dit. Bien que la colère envers son frère ait été plus forte que tout, la colère et l’amertume qu’il ressent pour Alexis sont également bien présentes, et il a un mal fou à s’en débarrasser. « Je dirais que c’est pas toujours évident mais il essaie de s’accrocher. Avec tout ce qui s’est passé, c’est un peu normal d’avoir du mal à se concentrer mais c’est un garçon intelligent. Il a du potentiel donc il saura l’employer pour rattraper le retard qu’il a pu prendre. Tu n’as pas à t’inquiéter à ce niveau. » Ça ne l’étonne pas. Ça n’a jamais été évident. Qu’il tente de s’accrocher, c’est déjà une bonne chose. Il se mord la lèvre inférieure, tout en fixant le sol, quand il se rend compte que oui, ce foutu gosse lui manque. Il s’est toujours inquiété pour lui, bien les débuts étaient loin d’être simples. Il n’a jamais montré grande affection pour cet enfant, pourtant, mais ce n’est qu’une façade. Il a risqué beaucoup de choses pour lui, et ne regrette rien. Même si les disputes sont régulières, il a besoin de le voir. « Oui ça va mieux mais… Tu t’es comporté comme un connard. Je t’en ai voulu. Je t’en veux encore mais je lui en ai voulu tout autant. Alors je suppose que si ça a pu aller mieux avec lui, si un jour, ça doit se replacer entre nous, ça le fera. » Un connard. Zephÿr grimace un peu en entendant l’insulte, mais ne préfère rien dire. Que dire ? Il le mérite, il ne peut pas le nier. Il a agi comme un trou du cul. Il s’est rendu compte de l’histoire entre elle et son frère, et son premier réflexe a été de tout foutre en l’air. Pour se venger. L’intelligence ne brillait pas ce jour-là, dans les cuisines du château. Il n’a été qu’un égoïste. Il a osé rire de la situation alors qu’il avait des putains de pommeaux de placard dans le dos, qu’il était à la merci de Ludwig qui le tenait fermement contre les placards. Il a fallu qu’on lui foute un poing dans la gueule pour qu’il comprenne. Qu’elle en veuille à son frère, il peut comprendre la chose, bien que ce soit entièrement de sa faute. Il aurait pu démentir ce Ludwig croyait aveuglément, en voyant la femme qu’il aime et son frère l’un sur l’autre mais non, il a empiré les choses.

Le métamorphomage s’étonne d’entendre qu’elle croit à une éventuelle réconciliation entre lui et sa personne. Il ne sait pas quoi penser, sur le coup. « Zephÿr, je suis fatiguée de devoir toujours être sur mes gardes avec toi. Je suis lasse de ce petit jeu. On ne peut peut-être pas s’entendre mais au moins s’ignorer. Je me sens concernée par l’éducation du petit, comment il s’en sort alors si on pouvait faire une trêve pour juste ce qui le concerne et le reste… Avec tout ce qui se passe, j’ai bien assez à penser et m’inquiéter que de devoir surveiller mes arrières. » Il ne peut empêcher de lever les yeux au ciel en l’entendant parler, mais il sait qu’elle n’a pas tort. Zephÿr soupire. S’ignorer. Il n’est pas vraiment certain de réussir à le faire. De toute façon, là, il est enfermé et il ne l’avait pas vue depuis perpette avant qu’elle vienne volontairement lui rendre visite. Il ne sait même pas si elle a déjà été rendre visite à son frère, il n’a pas du tout fait attention aux allées et venues ces derniers temps. « Je préférerais être là, de ton côté. » Sans qu’il puisse empêcher quoi que ce soit, il se crispe. Ses traits se déforment immédiatement. Bon sang, elle est sérieuse ? Il oublie tout ce qui a été dit précédemment, et souffle du nez. Le garde-chasse se rapproche trop soudainement de la porte vitrée. « Tu préférerais être là ? En quarantaine ? Tu te fous de moi, j’espère, Alexis ? Dis-moi que tu te fous de ma gueule. » Même avec toute la bonne volonté du monde, il n’arrive pas à contenir sa colère. Comment peut-elle oser préférer être enfermée ? Il veut bien qu’elle ne soit pas forcément dans un super état vu que son frère est enfermé lui aussi, mais qu’elle en arrive à l’envier d’être en quarantaine, il trouve cela abusé. « Tu ignores mon - notre quotidien mais t’es là à limite m’envier et à vouloir être enfermée ! Mais t'es pas bien, bordel ! Et tu veux que les choses s’améliorent entre nous ? Ce n’est pas en me balançant ça que j’ferais des efforts putain ! C'est tellement facile de dire ça quand t'es libre. Putain, mais prends ma place, vas-y ! » Il a haussé le ton et il sent qu’on les observe. Il n’a pas pu s’empêcher d’être vulgaire tellement sa remarque l’a énervé. Zephÿr passe ses mains sur son visage, pendant quelques minutes. Va vraiment falloir qu’il se calme. Il se sent vachement nauséeux, d’un coup. Se mettre en colère, ça ne le réussit plus. Le poing contre la vitre qui entoure son cachot, il garde la tête baissée un moment, pour voir si les nausées passent. Pourvu qu’elles passent.

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