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Version 7
La version sept est enfin arrivée ! Centrée sur l'épidémie, les problèmes politiques,
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une impression de déjà-vu ♦ Nathaniel

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A
oût 1999. L’été arrivait à sa fin, et la rentrée se préparait doucement à Poudlard. L’atmosphère n’était pas des meilleures, et j’avais bien du mal à croire que j’étais de retour en ces lieux. En tant qu’enseignante, j’avais dû déménager en avance pour peaufiner les quelques préparatifs et assister à nombre de réunions. Aujourd’hui était une journée libre, une journée chaude qui touchait à sa fin. Une journée dont j’allais profiter pour aller à Pré-au-Lard ; un endroit que je n’avais pas visité depuis des années. Un choix certes pratique, mais un choix réfléchi. J’avais grand espoir de retrouver là-bas une vieille connaissance. Une personne que j’avais longuement appelée partenaire.

Les ruelles du village étaient identiques, et pourtant si différentes. Il y planait une sensation lourde, que l’on aurait pu prendre pour la chaleur estivale. Pourtant, chacun souriait, chacun allait à leurs occupations comme si de rien était, une façon comme une autre de surmonter le traumatisme. Je me surpris à soupirer. Etais-je nerveuse ? Sans doute un peu. Je n’étais très certainement pas prête à le revoir. Pourtant, lorsque j’avais entendu son nom quelques jours auparavant, je n’avais pu m’empêcher de m’enquérir de quelques nouvelles. J’aurais pu lui envoyer un mot, comme nous le faisions autrefois. Toutefois, je n’avais pu m’y résoudre. Il avait toujours été un parfait gentleman, mais, je craignais un retour cuisant… ou alors, craignais-je d’être moi-même mauvaise à son égard ? Je n’en savais rien. Perdue dans mes pensées, j’avançais d’un pas sûr en direction du fabuleux salon de thé de Madame Pieddodu. J’avais entendu dire qu’il y allait de temps à autre. Un lieu bien romantique pour le personnage.

Arrivant enfin devant l’entrée, je pris une grande inspiration, déplissai d’un geste doux ma jupe parfaitement repassée et poussai la porte. Le tintement d’une clochette se fit entendre, je parcourais d’un mouvement rapide du regard la salle et, par un certain miracle, le trouvais. Il était installé un peu à l’écart, non loin d’une table où trois jeunes étudiants semblaient parler d’une voix forte du prochain déroulement d’un match de Quidditch. Je souriais à la propriétaire, indiquant que quelqu’un m’attendait et que je ne prendrais qu’un simple thé à la violette. Sa silhouette n’avait guère changée, et il semblait plongé dans une lecture. Je me retins de sourire, tant l’image qu’il dégageait était similaire à nos tendres années. J’ignorais totalement la nervosité qui prenait place dans mon ventre, je gardais un visage placide et délaissé de toute expression autre que ma douceur habituelle, mes lèvres très légèrement étirées en un sourire. Je tirai très silencieusement la chaise se trouvant face à lui, et m’y installais avec grâce. Son regard quittait les pages de l’ouvrage, et au même instant je prenais parole :

« Vous n’êtes pas bien difficile à trouver, Monsieur Avery. »

J’esquissai un sourire en coin, observant sa réaction. Je me délectais bien plus que je ne l’aurais espéré. Bien vite, mon thé me fût servi, ce qui empêcha l’amertume de trop s’installer dans mon esprit. Le regard fixé sur sa personne, je portai la tasse de porcelaine à mes lèvres. Le liquide fumant ne me brûla pas les lèvres. J’en bus à peine une gorgée avant de reposer la tasse sur sa soucoupe. Je posai un coude sur la table, glissant mon menton sur la paume de ma main pour m’avancer un peu. Ma main s’avança doucement jusqu’à une de ses mèches de cheveux, que j’effleurai du bout des doigts avant de m’écarter.

« J’espère ne pas t’avoir trop manqué. »

Je me redressai, ma voix avait été un murmure un peu moqueur. Il m’avait manqué, mais nous ne nous étions jamais aimés. La douleur de son départ n’avait été qu’une infime partie de tout ce que j’avais pu ressentir ensuite. Je posais mes mains autour de la porcelaine tiède, attendant ses mots.
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Nathaniel C. Avery
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Une impression de déjà-vu
Nathaniel & Cynthia

« There's so many things I want to tell you after all this time. »
Après tant d'années, il allait enfin revoir son doux visage. Celui de cette jolie jeune femme qu'il avait nommé autrefois fiancée. Celle qui avait porté son alliance, avec qui il avait finalement accepté l'idée de vivre une existence à ses côtés pour le restant de ses jours, tous les deux responsables de l'héritage de leurs familles respectives. Pourtant, l'amour n'avait jamais éclos entre eux et ce, même après huit ans à se côtoyer. A s'habituer à la présence de l'autre. Peut-être que leur jeunesse, la pression de leurs parents avaient tout gâché à l'époque, et que le temps leur aurait été favorable ? Si seulement. L'assassinat des deux Avery avait balayé tout espoir, en même temps que leurs fiançailles. Nathaniel avait trouvé préférable de rompre, sans rentrer dans les détails concernant son choix. Un égoïste. Voilà comment Cynthia devait le voir à présent, et il ne lui en tiendrait pas rigueur. Punir de ses mains le responsable de ce massacre en devenant Auror devait se faire au prix de sacrifices dont celui de ne jamais pouvoir revenir auprès des siens;

Quelques jours plus tôt, il avait envoyé un hibou à la jeune femme avec la volonté de la revoir pour lui annoncer quelque chose d'important. Un rendez-vous dans le Salon de Madame Pieddodu à Pré-au-Lard, où travaillait l'un de ses meilleurs amis, Rhys. Et Eleonore, cette amie en qui le brun avait lu une profonde déception à son égard la dernière fois qu'ils se sont vus. La culpabilité le rongeait à présent, et la rencontre d'aujourd'hui risquait de ne rien arranger si la Selwyn demeurait présente. C'est néanmoins aussi confiant et serein que d'habitude qu'il entra dans le fameux établissement, où un agréablemélange d'épices enivrait ses narines. Hormis une bibliothèque, c'était dans ce genre d'endroit que Nathaniel aimait se détendre, avec un bon café ou un thé et un bon livre. S'il y avait bien une seule chose qu'il admettait aimer avoir hérité de son paternel, c'était cet aspect intellectuel qui lui donnait un certain charisme naturel. Il s'avança donc, et ne voyant pas Cynthia présente dans la salle, il vint s’asseoir à une table au fond près de la fenêtre. Nathaniel était un observateur né. La curiosité sans doute l'amenait à le faire, mais il avait appris avec le temps à analyser le comportement des gens. Leurs gestes, leurs mimiques, qui étaient le reflet d'une personnalité. Tout du moins, en semaient des indices comme le faisait le Petit Poucet.

Après avoir passé commande d'un thé aux agrumes, l'Auror attendait patiemment en lisant la Gazette du jour où il en omettait volontairement de prendre des notes si une information importante lui sautait aux yeux. Il n'était pas là qu'en tant qu'enquêteur aujourd'hui, seulement en sa qualité de client. C'est tout.

Lorsqu'on posa la tasse fumante devant lui, il souffla doucement et la porta à ses lèvres, prenant une gorgée de ce fabuleux liquide que ses papilles appréciaient toujours autant. Puis, il reporta son attention au journal qu'il avait entre les doigts malgré le tapage que faisaient des jeunes sorciers à côté de lui, en parlant plus fort qu'ils ne le devraient. De quoi rappeler ses années à Poudlard, qui mine de rien manquaient un peu à l'Avery. Sa trentaine n'était pas loin et la nostalgie risquait sûrement de le frapper de plein fouet à plusieurs reprises; la belle finit par apparaître, toute sourire, avec une douceur déconcertante. Cela serait mentir que de dire que Nathaniel ne l'avait jamais trouvé attirante, autant dans son physique que sa personnalité. Une complicité les liait, c'était indéniable. Et pourtant, seul un profond respect et une affection marquée subsistaient. Il leva le nez suite à sa taquinerie, le léger sourire aux lèvres, plus que ravi de l'avoir en face « Ah, vraiment ? » Plaisanter était un jeu récurrent entre eux. Un domaine où le duo se débrouillait particulièrement bien, chacun à sa manière. Le journal plié dans un coin de la table, les deux sorciers restèrent quelques instants à s'observer dans le silence. Leurs regards parlaient pour eux : la joie des retrouvailles était belle et bien présente. Ses lèvres s'étirèrent lorsqu'elle vint gentiment balayer une mèche brune de devant ses yeux. Elle avait toujours eu ce côté maternel et apaisant qui arrivait à le mettre en confiance. C'était d'ailleurs la seule à en être capable, à vrai dire.

« Bien sûr que tu m'as manqué. A tel point que je ne sais même pas par où commencer. » La sincérité se sentait dans ses mots. Seulement, il s'efforça ensuite à chercher un début de conversation malgré tout, parmi le flot de choses qu'il avait envie d'échanger avec elle. « Peut-être te féliciter pour ta mutation à Poudlard ? Ça fait du bien d'entendre une aussi bonne nouvelle avec ce qu'il se passe en ce moment. » Sa main vint s'enrouler fermement autour de la porcelaine, chaude par le thé à l'intérieur. Mais ses traits du visage durcirent l'espace d'un instant du fait d'effleurer le sujet de l'épidémie. Personne ne savait vraiment d’où venait ce fléau. Mais tout le monde savait que la paix n'était déjà qu'une histoire ancienne.
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C
’était presque comme si rien n’avait changé, ce que, au fond, je regrettais terriblement. J’aurais préféré que mon amertume à son égard grandisse en le voyant. J’aurais aimé ressentir un mélange de sentiments négatifs pour pouvoir assouvir une quelconque revanche qui avait toutes les raisons d’être. Pourtant, il n’en était rien. Plus de deux ans c’était écoulé, et il demeurait le même malgré les quelques traits tirés par la fatigue qui se laissaient voir çà et là sur son visage. J’en vins alors à me demander s’il en était de même pour lui. Etait-il également en train de m’analyser dans son esprit ? Non, certainement pas. Il était celui qui était parti, sans presque un mot, ou du moins… sans véritable explication. Alors, il devait bien se moquer de savoir si j’avais changé, si mon regard était le même, si mes lèvres étaient toujours aussi douces contre les siennes ou non. Je me punissais intérieurement d’en venir à penser à ce genre de chose, et portait la porcelaine chaude à ma bouche pour boire du thé, pensant alors que j’aurais dû choisir une boisson plus forte.

« Bien sûr que tu m’as manqué. A tel point que je ne sais même pas par où commencer. » J’esquissai un sourire en coin à l’entente de ces mots, reposant doucement la tasse sur son socle en un très léger bruit. Je laissai échapper un rire cristallin à la suite de ses paroles ; félicitations concernant ma nomination à Poudlard.

« Que veux-tu, le temps pluvieux écossais me manquait terriblement. »

J’ajoutai un rapide clin d’œil à la fin de ma phrase. C’était là rempli d’ironie, sans être tout à fait faux. Le sud de la France avait ses tempêtes, mais l’été était bien trop chaud à mon goût. L’avantage de l’Ecosse était que la canicule n’était pas, et mon humeur en était toujours redevable. Puis, j’esquissai un sourire un peu triste rapidement dissimulé par un autre, plus clair et chaleureux.

« En toute honnêteté, quelle n’était pas ma déception de ne pas te voir dans les couloirs de Poudlard. Le Ministère n’en a-t-il donc toujours pas assez de ton caractère ? »

Ajoutai-je, posant mes mains autour de la douce porcelaine de ma tasse, jouant avec mes doigts sur l’anse de celle-ci. J’avais bien une petite idée sur la raison soudaine de son changement de voie professionnelle. Nous en avions très vaguement parlé. Cependant, je savais également que Nathaniel n’était pas toujours le plus discipliné. Il n’avait pas rejoint les rangs pour faire plaisir au gouvernement magique d’Angleterre.

« J’ai remarqué que Jezebel et Ezechiel allaient revenir à Poudlard à la rentrée. Comment vont-ils ? »

Je goutai à nouveau à mon thé, posant cette question tout à fait innocente. Une raison, peut-être, pour repousser l’inévitable. Mon humeur était encore calme, je voulais qu’elle demeure ainsi encore quelques minutes. Certes, je n’avais pas été extrêmement proche des cadets Avery, mais, je les avais vus grandir. Je portais à leurs égards une attention non dissimulée, même si le temps avait très certainement effacé le peu de lien que nous avions. Je n’avais aucune idée de ce qu’ils étaient devenus, bien que le départ violent et prématuré de leurs parents avaient dû être traumatisant. Et, cela me permettrait également de me préparer à ma prochaine rencontre avec leurs petites personnes…
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Nathaniel C. Avery
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Une impression de déjà-vu
Nathaniel & Cynthia

« There's so many things I want to tell you after all this time. »
Parfois, Nathaniel en venait à se demander s'il n'avait pas fait une erreur en rompant ses fiançailles. D'avoir fuis lâchement ses engagements et avoir laissé la jeune femme pour compte. Cynthia était restée forte malgré tout, d'après ce qu'il pouvait constater. Il ne sentait ni haine ni mépris à son égard. Au contraire, elle paraissait même plus confiante qu'auparavant et force est de constater que la de Boissieu n'avait pas non plus perdu de son sens de l'humour. Nathaniel la trouvait tout simplement fabuleuse sur tous les plans : leurs esprits étaient naturellement en symbiose, facilitant cette proximité qu'ils devaient avoir à l'époque de Poudlard, à s'habituer au contact ainsi qu'à la présence de l'autre.

« Que la pluie, vraiment ? » Il répondit sur le même ton ironique, ses yeux sombres pleins de malice. Se taquiner de la sorte était un jeu qu'ils avaient entre eux qui était toujours intact apparemment. Leurs rires firent écho; et mécaniquement, son regard se posa sur cette bague manquante à son annulaire. Preuve qu'elle n'était promise à plus personne pour l'instant. Ni à lui, ni à un autre homme. Pourtant la question lui brûlait les lèvres;

« Hé bien, tu vas être ravie. » L'Avery mit volontairement en suspens la suite, le temps d'avaler une autre gorgée de son thé et la faire miroiter un peu. La tasse posée, il continua avec un sourire félin. « Le Bureau m'a assigné à Poudlard pour la rentrée prochaine, ce qui fait que tu vas devoir me supporter plus longtemps. Pas trop déçue ? » C'était de cette surprise dont il parlait dans son ultime lettre, l'une des révélations qu'il voulait faire à la jeune femme. Puis vint le sujet concernant ses deux cadets et là, son expression se figea un instant sur ce faciès pourtant pas encore marqué par l'âge. Du haut de ses vingt-six ans, il avait depuis un bon moment quitté ses traits juvéniles pour ceux d'un homme où apparaissait une barbe de quelques jours dissimulant brièvement sa fossette au menton, et cadrait son visage. Le brun inspira et expira lourdement, annonçant d'emblée sans n'avoir fourni de réponse que parler de son frère et de sa soeur était quelque chose de délicat à aborder. « Ils sont bien portants, je dirais. Ezechiel prend ses études au sérieux et comme il est majeur maintenant, il a souhaité prendre son indépendance en retournant vivre seul avec Jezebel dans la maison familial. Mais je le sens...Je ne sais pas. Détaché. Et Jezebel... » il passa une main sur son visage et lâcha un rire nerveux avant de regarder de nouveau Cynthia « Bon courage, parce qu’elle va mettre ta patience à rude épreuve. » et encore, il mesurait ses mots. Lui qui était la définition même de la sérénité, il se retenait bien souvent de ne pas montrer une de ses facettes de sa personnalité que la jeune serpentard risquerait de graver dans sa mémoire.

Ce n’était pas que pour cette nouvelle que Nathaniel s’était déplacé aujourd’hui. Il avait en tête autre chose, un dû qu’il considérait devoir à son ex-fiancée. S’ils n’étaient plus ensemble, elle faisait parti des femmes les plus importantes de sa vie, mine de rien. La main qui tenait la tasse vint se poser gentiment sur celle de Cynthia, à la fois chaleureuse et hésitante, alors que son regard vint se planter dans le sien. « En parlant de rude épreuve...Je crois que je te dois des excuses et des explications par rapport à la décision que j’ai prise. Ce n’est pas juste de t’avoir laissée ainsi dans le flou pendant toutes ces années, Cynthia, sachant que tu comptes beaucoup pour moi. J’imagine que toi et tes parents devaient penser que je suis un égoïste, n’est-ce pas ? Ce que je suis sans aucun doute pour avoir tourné le dos à mes responsabilités et honnêtement, je n’ai pas le droit de vous le reprocher. Jamais. Je regrette de ne pas avoir été le futur mari que tu espérais tant, et crois-moi, j’aurais aimé que l’avenir puisse nous être plus favorable mais malheureusement, les vieux démons de ma famille me rattrapent. » une sincérité frappante découlaient de ses paroles. Il aurait beau essayer de se débattre autant que possible, la fatalité le tenait entre ses griffes : les conséquences des actes passés de ses ancêtres n’avaient pas fini de tâcher leur descendance.
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J
’avais laissé échapper un rire cristallin à sa remarque sur la météo des lieux. La conversation était naturelle. J’en étais ravie, et pourtant, au plus profond de moi-même j’aurais presque préféré que les choses fussent différentes. Il était parti. Nous nous étions quittés, en bon terme certes, mais le fait était là. S’il avait été plus distant, alors, j’aurais moi-même pu l’être… Une excuse bien faible que je me donnais alors que mon regard avait toute la difficulté du monde à ne pas lire ses traits.

« Je suis effondrée par la nouvelle, évidemment. Mais, il me faut avouer que ta présence aidera très certainement à reprendre mes marques par ici. »

J’esquissai un léger sourire. J’étais menteuse, mais, avec Nathaniel cela avait toujours été plus compliqué. Je m’étais pourtant préparée à nos retrouvailles à la réception de sa dernière lettre. Je voulais lui montrer que je n’étais plus la jeune fille de nos fiançailles, mais, j’échouais misérablement. Alors, pour diriger la conversation sur un autre thème, je m’enquis de nouvelles au sujet des cadets Avery. Je ne savais pas réellement quel effet aurait la question sur mon bel interlocuteur, mais ne pouvait m’empêcher de vouloir en savoir un peu plus. Nous avions été une famille, à une époque lointaine. Je ne fus pas déçue de sa réaction. Portant la porcelaine toujours tiède à mes lèvres, je patientai d’un regard pour sa réponse. Je me doutais bien que tout n’était pas tendre, cela n’avait jamais vraiment été le cas… J’écoutai sa réponse avec attention, reposant doucement la tasse sur sa soucoupe après avoir bu quelques gorgées.

« Je garderai un œil sur eux. Jezebel a toujours eu un fort caractère, la situation n’a pas dû amener à une amélioration. Je tâcherai de faire mon possible. »

Je ne savais pas qui de l’ancienne belle-sœur ou de la professeure parlait à présent. C’était là très certainement un mélange des deux. Dans tous les cas, mes mots étaient sincères. Je doutais de m’incruster dans leurs vies, car ma place n’y était plus depuis longtemps. Toutefois, cela ne changeait en rien mon intérêt à leurs égards.
Sa main fila doucement vers la mienne, et je ne pus retenir mon étonnement face à ce geste. Mon regard regarda un court instant cette main que j’avais eu plaisir à tenir entre la mienne durant de longues années, avant de porter mon attention sur lui ; nos regards entremêlés, à l’écoute de ses mots. Je mordais l’intérieur de ma lèvre inférieure alors que ses paroles frappaient mon esprit. J’avais longtemps souhaité entendre ce qu’il me disait là. Cependant, maintenant que c’était le cas, j’aurais préféré qu’il se taise. Une douleur chaude s’insinuait dans ma poitrine, et il me fallut tout l’effort du monde pour la réprimer. Mon regard se refroidit, pour empêcher les larmes de se montrer. Mon corps se raidit, et ma main libre se crispa sur la porcelaine claire de la tasse.

« Si cela peut te rassurer, mes parents t’ont maudit sur plusieurs générations. Prononcer ici les mots d’oiseaux dont ils t’ont nommé ne serait pas digne d’une dame. »

J’esquissai un nouveau sourire, essayant tant bien que mal d’alléger l’humeur sombre qui prenait place en mon corps. Puis, mon regard quitta le sien. Un court instant mes paupières se fermèrent, et je laissai échapper un soupire ; certes léger, mais qui en disait long.

« Je ne t’aimais pas d’un amour romantique, mais je t’aimais Nathaniel. »

Telles furent mes premières paroles, alors que j’avais laissé un silence se suspendre entre nous quelques secondes. Puis, un regard sans doute plus meurtri que je n’aurais voulu le laisser paraître se plongea à nouveau dans le sien.

« Tu as été un lâche, et, j’aurais aimé pouvoir te détester. Tu m’as brisée, à un point que tu ne saurais imaginer… Toutefois… Toutefois, je crois que je dois te remercier. Tu m’as ouvert les yeux. Aussi douloureux que cela ait pu avoir été, aussi longue puisse être ma reconstruction encore inachevée, j’ai pu faire face à des démons dont je n’avais naïvement aucune connaissance… »

Je parlais là de mes parents et de leurs sombres secrets. Je parlais là de leurs manipulations sans fin. Je parlais là de ma remise en question. Ma voix n’avait été qu’un souffle murmure. Je craignais que si j’élevais un peu trop la voix, j’allais m’effondrer. Ma respiration elle-même s’était tendue, et j’avais l’impression que le temps s’était arrêté… La douleur était là, et même si j’aurais préféré lui faire part de cela avec une violence sans pareille, je devais me faire une raison ; cela m’était impossible. Peut-être n’avais-je pas tant changé finalement.
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Nathaniel C. Avery
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Une impression de déjà-vu
Nathaniel & Cynthia

« There's so many things I want to tell you after all this time. »
Cynthia était ce caméléon qui savait s'adapter. Son ex-fiancé en avait eu la preuve par le passé et il était confiant pour le reste. La jeune femme extirpa à Nathaniel un fin sourire, disparu par cette tasse qu'il porta à ses lèvres. Le thé provoquait en lui une certaine nostalgie. Non loin des clichés anglais que l'on avait l'habitude d'associer, mais plutôt l'image paisible deses parents buvant tranquillement leur boisson. Du café, mélangé à une odeur d'agrumes. Parfois de fruits rouges lorsque sa mère avait cette envie. Il se demandait naïvement, parfois, ce que ses géniteurs devaient penser de lui à présent. Sans doute seraient-ils déçus eux aussi.

« Te connaissant, tu n'auras probablement même pas besoin de moi. » ajouta-t-il. L'Avery savait que la jeune femme disait tout haut le contraire de ce qu'elle pensait. Le ton de sa voix et ses mimiques la trahissaient. Mais il n'y avait pas de quoi dramatiser. Tous deux savaient qu'ils étaient encore dans ce petit jeu de chat et de la souris. Seulement, la suite de la conversation prit en tournant beaucoup plus sérieux. « Je sais que tu arriveras à tenir tête à ma sœur, et peut-être qu'elle sera plus enclin à t'écouter que moi. » Les raisons auxquelles il pensait ? Lui était ce frère que Jezebel ne portait pas dans son cœur. Et Cynthia, une figure féminine plus douce qui refléterait une attention maternelle à son égard. Avec un peu de chance, la cadette de la fratrie pourrait entendre ne serait-ce qu'un peu raison.

Puis quelque chose se brisa, lorsqu'il eût dérivé sur ce fameux sujet sensible. Nathaniel ne s'était jamais attendu à ce qu'on lui lance des fleurs pour ses actes passés. Ce silence pesant appuyait sur sa culpabilité et n'avait fait que se taire dans son mutisme une fois encore, mais on voyait bien sur son visage que l'aveu de Cynthia l'avait touché. Des paroles prononcées dans un calme déconcertant, pourtant si virulentes ! Imaginer qu'on aurait pu l'insulter derrière son dos aurait pu presque lui arracher un sourire désintéressé, si ce n'était pas de ses anciens beaux-parents dont il était question. Il se moquait bien de ce qui a pu être dit, les faits et les résultats étaient là. Aussi "lâche" que le sang-pur avait été, celui-ci n'avait pas fui son regard. Nathaniel le soutenait. N'avait pas non plus enlevé sa main qui recouvrait celle de la de Boissieu. Et alors qu'il écoutait ses remontrances sans en perdre une miette elle en vint à...Le remercier. De choses que lui-même avait vécues au sein de sa propre famille. Sans le réaliser immédiatement, son choix de la quitter avait offert à son ex-fiancée une porte de sortie vers l'émancipation. Une ouverture vers un nouvel horizon jusque-là inconnu, et qui l'avait été pour Nathaniel jusqu'à ce que son chemin croise celui des deux Selwyn. Après un long silence de sa part, il se décida enfin à parler « Moi je t'aime toujours. De la même manière que tu m'as aimé. Je m'étais réellement préparé à devenir le mari et à bâtir cette famille dont tu avais toujours rêvé. » d'une parole franche, le brun balaya toute ambiguïté, avant de poursuivre. « C'est bien pour cela que je me suis séparé de toi. Pour te protéger de ceux qui s'en prendrait à toi pour me toucher. Tu ignores un monde dans lequel j'ai grandi. Celui du mépris, de la haine, du chaos. Mes parents étaient des gens respectables sur le papier, mais ils nourrissaient des ambitions similaires au Seigneur des Ténèbres depuis la nuit des temps. Mon sang est maudit Cynthia. Quoique je fasse, le Mal me poursuivra toujours. » La terrible réputation de son grand-père le hantait encore aujourd'hui. Cet homme, qu'on disait être l'un des premiers fidèles serviteurs de Voldemort. Même mort il continuait à salir sa descendance, malgré eux pour certains. « Je ne voulais pas non plus que si je venais à subitement disparaître, que tu te retrouves avec le fardeau de ma mort sur tes épaules. » Ce n'était qu'à ce moment précis que Nathaniel détourna son regard, brièvement, puis coupa ce seul contact physique qu'ils avaient avant de reporter son attention sur la demoiselle. « Je suis conscient de ce que j'ai fais. Et je ne cherche ni à me faire pardonner, ni à me faire comprendre. Toutefois, si j'ai pu t'aider ne serai-ce qu'un peu alors... » Ses lèvres s'étirèrent légèrement, quoiqu'avec bienveillance. « J'en suis ravi. »
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J
e me contentais de croire ses mots concernant la cadette Avery. Peut-être que l’image féminine que je dégageais l’aiderait à calmer ses ardeurs, sa témérité. Toutefois, elle n’était plus la fillette que j’avais connu plus d’une décennie plus tôt. Elle avait changé, et je ne doutais pas que la disparition tragique et violente de ses parents ait eu un impact dévastateur sur elle. Malgré tout, je ressentais une certaine hâte à l’idée de la revoir. J’étais curieuse. Nous avions été une famille, et il était encore bien naturel pour moi de me soucier de leur bien-être à chacun.

« Si cela se révèle être le cas, je ferais mon possible pour jouer les médiateurs entre vous deux. »

Dis-je alors simplement. D’un côté, c’était également mon rôle en tant qu’enseignante de faire quelques rapports au tuteur légal. Il n’y avait donc rien d’exceptionnel à cela. Cela conclut une phase de notre discussion pour en ouvrir un autre, plus sombre, plus douloureuse. Je m’étais raidie, mon regard s’était légèrement refroidi. Le sujet était inévitable, et j’avais longuement espéré comme redouté le moment où nous viendrions à en parler. J’avais réussi à dire, avec une forte douleur dans la poitrine, quelques mots sur mon ressenti. Ils n’étaient qu’une infime partie de tout ce dont mon être était empli, mais, cela avait été un début. Nathaniel avait écouté, de cette façon qu’il savait si bien faire, de cette façon que j’appréciais toujours autant. Le silence meubla mes derniers mots. J’en vins à me demander si je respirais encore. J’avais mal au cœur, mes mains étaient glacées. Je gardais mon regard dans le sien, et cela me demandait beaucoup de courage et d’énergie. J’aurais aimé me lever, partir, quitter la pièce sans me retourner mais je n’en fis rien. Il fallait avancer dans cette conversation. Nous en avions besoin.

« Moi je t’aime toujours. De la même manière que tu m’as aimé. Je m’étais réellement préparé à devenir le mari et à bâtir cette famille dont tu avais toujours rêvé. » Je mordis l’intérieur de ma lèvre pour ne pas craquer. Le goût ferreux du sang emplit alors ma bouche, et je déglutis pour l’effacer. Je savais bien qu’il disait là la vérité, et, c’était sans doute la raison pour laquelle cela faisait si mal à entendre. Nous aurions pu être la parfaite famille, nous aurions peut-être déjà un enfant, peut-être deux à présent. Tout aurait été différent… Alors, il poursuivit, et les prochains mots me firent culpabiliser, autant qu’ils m’agaçaient. Je ne lui coupais cependant pas la parole. Je le laissais finir, bien consciente des efforts que cela lui demandait de me dire tout cela. Sa main quitta finalement la mienne, qui resta au même endroit sans bouger. Une larme roula le long de ma joue alors qu’il terminait son discours, et je ne pris même pas la peine de la dissimuler.

« Nos parents étaient pareils, Nathaniel. J’avais une si haute estime d’eux que je n’avais même pas connaissance de leur manège. Quand tu… Quand, nous nous sommes séparés, j’ai découvert un passé tout aussi dégoûtant entre les murs de ma propre maison. »

Cette découverte avait été un choc. Aujourd’hui encore elle provoquait en moi de nombreux frissons. Les ouvrages. Les listes. Les écrits, officieux et officiels, certains datant de générations antérieures. La mémoire d’une nausée me revenait doucement, et je repris parole pour ne pas la laisser me submerger.

« C’est sans doute cette même malédiction qui nous unissait, sans le savoir… Pourquoi nos parents auraient voulu que nous soyons unis si leurs idéaux n’étaient pas communs ? »

Ajoutai-je alors. Je ressentais une terrible culpabilité à son égard, et j’avais grand mal à la justifier. Je baissais les yeux, essuyant de mes deux mains les quelques larmes qui s’étaient échappées sans aucun sanglot.

« Même séparés, nous avons toujours ce risque de disparaître un jour, que ce soit par les mains de ce Mal ou par un fait plus naturel… Je n’ai plus besoin de protection à présent, alors, laisse-moi être là et t’apporter mon soutien.»

Je doutais qu’il me voit autrement que la jeune femme avec qui il s’était vu être fiancé douze ans auparavant. Pourtant, je n’étais plus cette personne. Je ne savais pas encore comment lui démontrer, mais, j’y arriverai d’une façon ou d’une autre.
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Nathaniel C. Avery
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Une impression de déjà-vu
Nathaniel & Cynthia

« There's so many things I want to tell you after all this time. »
L'Avery pouvait partir l'esprit tranquille et les yeux fermés : il savait que Cynthia saurait veiller au bien être de celle qui devait devenir sa belle-sœur mais que par une décision prise par égoïste du grand frère, cela n'était désormais qu'un lointain souvenir que le brun tenait tout de même à garder absolument dans sa mémoire. La jeune femme faisait parti des personnes qu'il chérissait, quand bien on avait du mal à le cerner. Comme toujours, pour être exact. Cet homme était une énigme à lui tout seul et quelque part, il se protégeait des potentielles menaces extérieures pour limiter la souffrance qu'on pourrait causer sur sa personne. Elle n'est que destruction et chaos, poussant parfois les plus faibles à succomber à la douce folie à laquelle nulle être n'était imperméable; le brun gratifia son ex-fiancée d'un sourire reconnaissant, suivi d'un remerciant pour ce service rendu. Pourtant, la française était libre de refuser mais ne l'avait pas fait. Et sa réponse marqua la fin du moment agréable que le duo partageaient, pour laisser place à un aveu féroce et mordant dans les deux camps. Celle d'une fatalité à laquelle les deux avaient été soumis, ayant pour seul tort d'être les rejetons de familles aux idéaux extrémistes et qui avaient soif de gloire. Contrairement à Cynthia, Nathaniel était conscient de ses racines, de ce qui se profilait devant ses yeux : la corruption était monnaie courante. Ses parents ô fiers d'appartenir à des lignées "nobles", d'avoir des métiers plus qu'en haute estime, n'étaient pas moins pourris jusqu'à la moelle à suivre comme des chiens dans l'ombre le Seigneur des Ténèbres. Pour combattre un "idéal", d'après eux. Le pire était son père. Un homme, au regard aussi sombre et perçant que le sien, voire intimidant avec ses traits sévères. Le seul fois où on le voyait sourire, c'était lorsqu'il affichait son masque hypocrite envers les autres du milieu, quelques fois en discutant avec son épouse autour d'un thé ou d'un café, sinon quand Arès étalait fièrement sous son nez ses "exploits du jour". Et quoique faisait le second des Avery, il avait l'impression de récolter que de l'insatisfaction de sa part, pourtant fils brillant et obéissant ! Le plus effrayant pour lui dans cette histoire, était ce que lui avait confié sa tante un jour :selon cette dernière, Nathaniel était semblerait-il, le portrait craché de cet odieux géniteur. Il n'en avait pas dormi de la nuit. Aujourd'hui encore, cette pensée vint quelques fois lui parasiter l'esprit. Etre comme son père ? Jamais.

Il écoutait attentivement la jeune femme faire part de son récit, sentant presque sa voix se craqueler, lourde d'émotions. Nouée. Des deux, elle était sûrement celle qui avait traversé le plus d'épreuves. Encaisser ne devait pas être facile pour elle, mais dans le fond, l'Auror était certain qu'elle finirait pas y arriver. « Nos parents ne nous voyaient que des pions à faire prospérer nos famille. Et cela risque de te paraître surprenant, mais je comprends pourquoi ils agissaient ainsi. Nos ancêtres stigmatisés par les moldus n'ont fait que déverser la haine et une soif de reconnaissance sur leur descendance. Au point que lorsque j'ai appris que mon propre grand-père faisait parti des premiers laqués de Voldemort, je n'étais même pas plus étonné que ça. » Papi qui devait se retourner dans sa tombe. Qu'importe, à présent. Il eut un petit rictus s'afficher sur son visage lorsque Cynthia disait vouloir se débrouiller par ses propres moyen et le soutenir. Elle avait raison, mourir n'était qu'une fin en soi que tout être normalement constitué aimerait avoir la plus paisible possible. Une utopie à laquelle Nathaniel aimerait adhérer, mais qui était encore difficile à visualiser dans son esprit. Comment alors, pouvait-on persuader quelqu'un d'une chose dont on ne croyait pas ? « Toutes les cartes sont entre tes mains, Cynthia. Il n'est pas encore trop tard pour tracer ton propre chemin et mieux appréhender le monde qui t'entoure. Tu serais surprise de ce qu'on pourrait découvrir, et dans le bon sens du terme j'entends. Par exemple, tu savais que les moldus avaient des sortes de boites noires pour se divertir ? Tu verrais ça, c'est juste fascinant ! » Le brun se mit à rire que de se l'imaginer, loin de cet air sérieux qu'il arborait précédemment. Ces gens étaient surprenants, décidément. Dire qu'il n'aurait jamais pensé ainsi avant d'avoir rencontré Rhys, Eleonore et Sarah qui lui ont ouvert les yeux sur ce qu'on tendait de noyer depuis sa plus tendre enfance. Le monde change, et les mentalités aussi. Cependant, même en faisant preuve de tolérance, l'Avery ne voyait pas d'égalité avec cet autre monde, sans non plus affirmer une supériorité sur l'autre comme bon nombre de ses paires. Il en venait alors à naturellement se demander ce que son ex-fiancée pensait de son quotidien qu'on lui avait imposé avant de découvrir le pot-aux-roses. Ayant vécu un cheminement similaire, la réponse lui paraissait évidente mais préférait l'entendre de ses propres oreilles. Calmement, l'anglais demanda alors un peu sortit de nulle part : « Dis-moi...Est-ce que tu as déjà été heureuse ? » De son côté s'il devait se souvenir de son enfance cela se résumerait par un non. Au point d'avoir risqué de ne jamais être capable de créer un patronus, et qui aujourd'hui n'était plus un problème car il avait passé à Poudlard les meilleurs instants de sa vie.
(c) DΛNDELION


† this world is made in black and white. I'm just a shadow passing through the night waiting for your light.
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J
’écoutais ses paroles sur nos parents, nos familles, leurs noires convictions avec un lourd silence. La vérité trouvait ses mots, et, bien que mes découvertes datent, j’avais parfois du mal à y croire. Apprendre les détails de ce passé caché avait été tel un cauchemar éveillé, dont il m’arrivait encore avoir le vain espoir qu’il prendrait fin. Il en avait été de même sur la réalisation du but véritable de nos fiançailles… J’étais persuadée qu’elles avaient une fin purement politique, protection de cette image polie et pure de nos noms. Pourtant, nos familles se retrouvaient liées par des desseins bien plus sombres, et c’était dégoûtant.

Je plongeais mon regard dans mon thé, dont le liquide disparaissait peu à peu, tâchant la porcelaine blanche sur son passage. Je l’écoutai poursuivre sans ajouter mot, puis, fronçai les sourcils. Je n’étais pas certaine de comprendre ses paroles soudainement, alors, je relevai le regard pour chercher le sien. Quelle était soudainement cette relation entre la culture moldue et mon soutien face à sa situation ? Me disait-il là simplement de continuer ma vie sans me soucier de la sienne ? Mon visage se détendit à son rire, et j’esquissai un léger sourire en réponse à celui-ci.

« Je tâcherai de faire un effort concernant la culture moldue. Je ne doute pas de sa richesse, la découvrir prend simplement… du temps. »

Ajoutai-je alors, un sourire poli sur les lèvres qui furent bientôt cachées par ma tasse dont je terminais lentement le contenu. J’étais moins fermée que la dernière fois que nous nous étions vus. Toutefois, les préjugés mourraient lentement et me retenir de lever les yeux au ciel lorsqu’une personne parlait avec enthousiasme d’une création de ces individus demandait un grand effort. Effort que je prenais le temps de faire malgré tout.

« J’ai déjà commencé à fouler mon chemin, tu sais. Je ne vois pas mon retour ici comme un échec, comme un abandon de cette nouvelle vie qui m’est offerte. C’est une nouvelle étape, comme il y en aura beaucoup d’autres. »

Dis-je alors, en reposant la porcelaine sur son socle en un bruit certainement plus sec que je ne l’aurais souhaité. Je craignais qu’il n’y ait à présent un quiproquo entre nous. Pensait-il que je vivais un retour à la case départ en revenant à Poudlard ? Ce n’était pourtant pas le cas. Les questions filaient dans mon esprit, et je laissais le silence s’installer jusqu’à ce qu’une question quelque peu surprenante fit surface. Je ne cachais pas mon étonnement, ni mon besoin de réflexion sur le sujet. M’adossant un peu plus sur mon siège, je croisais les bras sous ma poitrine, pesant mes mots.

« Je vivais un bonheur illusoire. Je pense avoir été heureuse… Toutefois, pouvons-nous réellement appeler cela du bonheur lorsqu’il est basé sur des mensonges et des non-dits ? J’étais heureuse à cause d’une naïveté aveugle… donc… pour répondre à ta question, j’en doute fortement. »

Je me souvenais de mes souvenirs heureux. De mon rire. Du sourire de mes parents. Des embrassades. Des rougeurs sur mes joues, par amour, par doux embarras. De la chaleur d’un foyer. Puis, tout cela s’évaporait soudainement et n’était plus, laissant derrière un sentiment morne, vide. Une frustration, et cette impression d’avoir été bernée plus que mesure.
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