Lumos


Les gobelins de Mumblemumps
Le staff à votre service
Version 7
La version sept est enfin arrivée ! Centrée sur l'épidémie, les problèmes politiques,
de nouveaux clans se forment, venez voir de quoi il en retourne.
Découvre tout ici
L'épidémie dévoilée !
Le Ministre parle de l'épidémie en conférence de presse,
les Médicomages sortent leur premier rapport, les premières conclusions sur l'épidémie !
Jette un oeil au nouvel épisode !
Besoin d'adultes !
Nous manquons d'Aurors à Poudlard et à Pré-au-Lard, de Professeurs et d'habitants de Pré-au-Lard
nous en attendons avec impatience !
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mila + merry christmas

Iverna Donnelly
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Aurors
Maison/Métier : auror + ancienne gryffondor
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Pseudo : MONAZ•HOPE Âge : 26 Parchemins : 932 Gallions : 563 Date d'inscription : 25/10/2017
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merry christmas

   
Doucement les premiers flocons tombaient sur Pré-au-Lard, tu détestais l’hiver, cette période te rendait plus morose que tu l’étais déjà. Trop de choses te rappelant ta vie d’avant, celle que tu passais à Dublin avec ta petite sœur Siobhan et tes enfoirés de parents. Y repenser était une chose assez désagréable pour toi, alors tu cherchais bien souvent une échappatoire, oublier, trouver comment ne plus y penser. Tu passais donc autant de temps que tu pouvais loin de chez toi, loin de ton appartement vide. Passer du temps seule te faisait du bien, mais être enfermée entre quatre mur te torturait, presque autant que tes parents avaient pu le faire, que les mangemorts avaient pu le faire, que les détraqueurs avaient enlevé tout espoir de ressortir d’Azkaban indemne. Tu commençais à saturer d’entendre les gens se plaindre des diverses disparitions, du temps du à la saison hivernale. Entendre les habitant parler de ce qu’il se passait te rendait folle, tu voulais éviter ce genre de situation, entre le fait de surveiller la Coupe du monde de Quidditch et entendre les sorciers râler, tu n’avais qu’une envie, leur faire comprendre qu’ils n’étaient pas le centre de l’univers.  Il n’y avaient pas qu’eux dans la vie, d’autres étaient aussi ennuyés qu’eux et pourtant ils ne se plaignaient pas aussi facilement. Tu avais tendance à vouloir frapper ceux qui penser mériter mieux et encore tu étais bien heureuse de ne pas te retrouver à surveiller les gamins enfermés en quarantaine à Poudlard. Ils devaient être encore plus barbant que les habitants du village à se plaindre d’être enfermé. Tu pouvais comprendre que ce n’était certainement pas la meilleure des situations pour chacun d’entre eux, mais tant que les autorités ne comprenaient pas comment cette épidémie se propageait. Il faudrait qu’une partie de la population soit en partie sacrifiée, pour protéger le plus grand nombre. Certains diraient que tu es peut-être un peu trop fermée sur cette idée, mais tu ne voyais pas d’autre solution. Un confinement étant la meilleure solution pour les sorciers, afin de s’assurer que ce virus ne pourrait pas répandre, mais pour cela il ne faudrait enfermer que les véritables malades. Un test plus concluant devrait être fait à tout sorcier se trouvant à Poudlard, permettant de déceler plus rapidement les symptômes et le virus. C’était certainement les années passée à supporter les tests que tes parents pouvaient te faire subir qui parlaient, mais tu t’en fichais bien. Chaque sorcier avait le droit de penser ce qu’il voulait de la situation, de toute manière ce n’était pas comme si tu chérissais énormément de sorciers. Tu risquais d’être réellement atteinte que si Mila se retrouvait enfermée et même si tu avais appris qu’une partie de son cercle d’amis avaient été enfermés, tu espérais qu’il ne lui arriverait rien.

Tu marchais donc dans le village de Pré-au-Lard ne pensant à rien de spécifiques, ne surveillant pas ce que faisaient les passants comme tu étais censée le faire. Tes envies se perdaient, tes capacités aussi, faire de la surveillance n’était pas ton fort, pourtant tu faisais avec, tu avais tout de même de la chance de ne pas à avoir supporter le gamin que l’on t’avait refilé pour binôme. De cette manière, tu n’avais pas besoin de le former tous les jours et à chaque moment que le chef des aurors le souhaitait. Certes tu te devais de faire attention à ses conneries, il était bien trop fougueux pour l’instant, incapable de se retenir dans certaines situations ce qui a tendance à te rendre folle à vrai dire. Mais tu restes à faire des pas tranquillement dans le village te rapprochant doucement de ton appartement. Tu évitais d’y rester longtemps, même si tu y avais trouvé un havre de paix. Un endroit où tu pouvais profiter de ta solitude enfin loin de la plupart du chahut du village. C’était quelque chose que tu trouvais naïf au final, mais tu souriais rien que d’y penser. Cela te changeait de ton premier appartement miteux que tu avais pu trouver au coeur de Londres, la capitale ne te manquais pas. Pré-au-Lard étant beaucoup plus tranquille, cela te rassurait, il y avait moins de monde à surveiller et tant mieux. Surtout que les parents inquiets de ne pas recevoir de véritables nouvelles de leurs enfants devait certainement affluer au ministère. Tu étais bien contente de ne pas être enfermée dans un bureau pour le coup et de devoir entendre des dépositions stupides qui faisaient perdre un temps fou aux enquêteurs.

Tu te retrouvais donc enfin devant ton appartement, quelque chose te semblait louche cependant. Comme si tu sentais qu’il se passait quelque chose, tu entendais de légers mouvement à l’intérieur. Tu attrapes donc ta baguette dans la poche de ta veste. Puis ouvrant la porte, la gardant ta manche sait-on jamais peut-être que tu entendais simplement des voix. Tu restes silencieuse en regardant autour de toi, ton appartement avait été décoré pour les fêtes de fin d’années. Et la personne qui s’était amusée à cela n’avait pas fait dans la dentelle, tu trouvais des guirlandes, boules, branches partout. Tu avances doucement vers le salon, tu pensais savoir qui avait pu avoir cette idée tout à fait saugrenue de transformer cet appartement en décoration de Noël, un léger sourire se dépose sur tes lippes à cette idée. Mila, tu t’approches doucement et tu la vois tu secoues la tête instinctivement, certaines fois cette enfant pouvait être très -trop- créative. Chose qui te faisait sourire en partie, tu ne t’attendais pas à ce genre d’attention, surtout que ce n’était pas vraiment ton genre de décorer ton appartement. Elle le savait bien pourtant, oui tu les aidais elle et sa mère lors des préparations de Noël, lorsque ta cousine était encore en vie, mais tu ne cherchais pas à en avoir chez toi. « Tu me surprendras toujours, je peux savoir ce qui me vaut cet honneur ? » Tu te poses sur ton canapé qui avait apparemment eu de la chance puisque aucune décoration ne se trouvait dessus. Rangeant ta baguette dans une de tes poches.
   
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Mila V. Silaïeva
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Élève de Serdaigle
Maison/Métier : Serdaigle, deuxième année de GISIS en Zoomagie, préfète & membre des clubs d'astronomie et du 2ACM
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Merry Christmas
Iverna
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Mila


 

 



 

 

Δ It begins to look a lot like Christmas



Le nez plongé dans son écharpe aux couleurs bleu et bronze, Mila observait en frissonnant la rue principale de Pré-au-Lard. Les passants se faisaient rares alors que la neige tombait de plus en plus abondamment sur la chaussée, les quelques sorciers qui osaient sortir par ce temps le faisaient en se hâtant, les mains enfoncées dans leurs poches et le visage presque invisible sous les épaisseurs d'écharpes et de bonnets. Mais Mila ne bougeait pas, abritée sous le porche d'un petit immeuble, elle attendait avec une impatience grandissante un commerçant du village à qui elle avait envoyé un hibou plus tôt dans la semaine pour lui donner rendez-vous. Elle commençait à sérieusement craindre les engelures quand la silhouette du sorcier se découpa enfin dans la ruelle. Mila sentit un sourire naître sur ses lèvres en apercevant le sapin qui, d'un sort, le suivait comme son ombre. Un gros sac à dos accroché à son épaule, la Serdaigle alla à sa rencontre avant de lui indiquer un petit bâtiment dans la rue adjacente. C'était là que sa marraine, Iverna, vivait. Elle n'était pas là pour le moment, Mila savait qu'elle devait travailler toute la journée et elle comptait bien profiter de cette absence pour installer la surprise qu'elle avait en tête depuis le week end dernier. Après avoir fouiné un moment pour retrouver le double des clés de l'appartement qu'Ivy lui avait confié plusieurs mois auparavant, elle indiqua au sorcier de déposer le sapin dans un coin du salon avant de le payer. Elle le remercia chaleureusement, lui souhaita de bonnes fêtes et referma soigneusement la porte derrière lui. Elle se sentait un peu mal à l'aise d'entrer ainsi dans l'appartement vide de sa marraine, et d'y rester comme une voyeuse, mais elle comptait bien agir avec tout le respect que la sorcière lui inspirait. Et puis, elle faisait ça pour la bonne cause, du moins elle espérait qu'Ivy serait du même avis une fois rentrée chez elle. Avec un soupir, la préfète laissa tomber le sac à dos qu'elle transportait. De nombreux tintements de verre se firent entendre, un petit sourire apparu sur les lèvres de l'anglaise à l'idée de toutes les décorations de Noël que son sac contenait.

Noël approchait à grand pas, mais cette année, la fête n'apportait dans son sillage aucune promesse de joie et de soirées au coin du feu passées à rire avec ses amis. L'épidémie et la quarantaine s'étaient chargées de faire disparaître toute trace de joie du château. Malgré les décorations installées un peu plus tôt au début décembre, l'ambiance était particulièrement morose et déprimée à Poudlard. Le directeur n'avait rien prévu de spécial pour les fêtes de Noël, pas de bal, pas de banquet festif, rien pour changer les idées de ses élèves rongés par l'inquiétude. Mila n'avait pas pu s'imaginer fêter Noël sans Maddox et Hope à ses côtés, mais elle regrettait tout de même que personne ne puisse profiter de cette soirée habituellement magique. Peut-être même que fêter Noël aurait pu lui changer les idées. Merlin savait qu'elle avait bien besoin de penser à autre chose. Voir Maddox être emmené en quarantaine avait été un coup dur pour la Serdaigle. Son moral avait flanché et la peine s'était succédé à la colère sourde. On lui avait arraché son meilleur ami, la dernière fois que ça lui était arrivé, c'était la guerre, alors dire que Mila avait mal vécu l'enfermement de Maddox était un euphémisme. L'angoisse avait déferlé, plus forte que jamais depuis ce jour, et même si elle faisait de son mieux, la bleue ne pouvait affirmer qu'elle allait bien. C'était pour ça qu'elle avait décidé de profiter d'une sortie à Pré-au-Lard pour se rendre chez Ivy aujourd'hui. Au dernier moment, elle avait hésité, mais sa dernière visite à Hope et Maddox l'avait conforté dans son choix, ils l'avaient tout deux poussés à se changer les idées. Elle avait besoin de s'éloigner du château, de mettre l'angoisse derrière elle, même si c'était seulement pour quelques heures. Alors elle avait décidé d'aller chez la personne la plus chère à son cœur, sa dernière vraie famille : Iverna, la cousine de sa mère, mais surtout sa marraine. Mila voulait oublier ses inquiétudes, et ça tombait bien, c'était la saison parfaite pour ça. Sur un coup de tête, elle avait contacté un marchand de Pré-au-Lard pour lui acheter un sapin et, avec un gros coup de main des elfes de maison de l'école, elle avait regroupé toutes les décorations de Noël qu'elle avait pu trouver. Avant son entrée à Poudlard, Mila, sa mère et sa marraine avaient pour habitude de décorer l'appartement des deux Pierce ensemble. Il en résultait une explosion de décorations plus vives les unes que les autres, mais surtout des souvenirs chaleureux que la jeune sorcière chérissait plus que tout. C'était ça que Mila voulait retrouver, même si sans sa mère tout était différent. Elle voulait remplacer l'inquiétude glacée par des souvenirs rayonnants de joie. Aujourd'hui, elle allait revenir à une époque plus simple.

Avec une application qui ne laissait aucun doute quant à la maison dans laquelle elle avait été répartie, Mila entreprit de mettre son plan à exécution. Une part d'elle craignait qu'Iverna n'apprécie pas sa surprise, l'auror était bien plus modérée que Mila et sa mère ne pouvaient l'être. Mais, si elle râlait toujours un peu quand l'après-midi de décoration arrivait, elle avait toujours répondu présent au rendez-vous et Mila était intimement persuadée qu'elle appréciait ces moments en famille. Elle se disait que si Ivy traînait des pieds, c'était pour la forme, pour conserver son image de sorcière forte et inaccessible. Au fond, Mila ne faisait pas ça que pour elle, elle savait qu'Ivy était plus renfermée depuis la guerre, plus amère. Elle avait vécu l'horreur elle aussi, et même si ce temps était révolu, se changer les idées lui ferait certainement le plus grand bien aussi. C'était ce que Mila se répétait pour faire taire les questions qui tournaient dans son esprit. Tout en s'efforçant d'oublier ses doutes et l'inquiétude constante dans laquelle elle vivait, la Serdaigle entreprit de décorer l'appartement de sa marraine. Elle commença par l'entrée avant de se frayer un chemin vers le salon. Elle accrocha des guirlandes pailletées à chaque cadre ou étagère qui était sur son passage. Elle installait des boules aux couleurs vives à tous les endroits où elle pouvait en accrocher. Elle savait qu'elle en faisait trop, qu'elle n'avait peut-être plus l'âge de se comporter ainsi, mais elle décida bien vite de ne pas y prêter attention. Elle n'utilisa même pas la magie, d'ailleurs, elle avait rapidement abandonné sa baguette sur la table basse du salon, elle voulait s'occuper les mains et c'était bien plus agréable qu'avec la magie. Mila avait besoin de ça. Après de longues minutes de travail, l'anglaise arriva devant le sapin qu'elle avait trouvé pour l'occasion. Elle avait volontairement choisi un arbre plus petit qu'elle, même si elle avait transformé l'appartement de sa marraine en paradis de Noël, elle ne voulait pas non plus trop la gêner en occupant tout l'espace de son salon avec un sapin gigantesque. Elle s'était attaquée à la décoration du sapin quand un bruit de clés attira son attention. Iverna rentrait plus tôt que Mila ne l'avait pensé. Les mains encore emmêlées dans une guirlande rouge, la Serdaigle se retourna, redoutant un peu la réaction de la sorcière à sa présence, et surtout à ses décorations. Elle savait qu'Ivy ne partageait pas vraiment son enthousiasme débordant pour les fêtes de fin d'années. Le petit sourire que sa marraine arborait alors qu'elle s'asseyait sur son canapé la rassura. Mila sentit son cœur se gonfler, sa marraine lui avait manqué. Elles étaient souvent en contact, surtout par hibou, mais il leur était parfois difficile de trouver le temps de se voir. Mila avait l'impression que ça faisait une éternité qu'elle n'avait pas vu Iverna, mais avec tout ce qu'il s'était passé ces derniers mois à Poudlard une semaine paraissait une éternité. « Tu me surprendras toujours, je peux savoir ce qui me vaut cet honneur ? » Un léger sourire coupable vient prendre place sur les traits doux de la Serdaigle. Elle se mordit les lèvres un instant, elle avait l'impression d'être une enfant prise en flagrant délit de bêtise. Et dans un sens, c'était un peu le cas. « Joyeux Noël ? » Lança Mila tout à trac, hésitant entre l'exclamation et l'interrogation. Elle adressa un grand regard innocent à sa marraine tout en désignant d'une main libre le sapin qui trônait derrière elle.

L'arrivée imprévue d'Iverna l'avait complètement prise au dépourvu et la Serdaigle ne savait plus comment réagir. Elle pensait l'attendre une fois les décorations terminées, pas être prise la main dans le sac -enfin, plutôt dans les guirlandes. Machinalement, elle commença à jouer avec la décoration qu'elle avait dans les mains, l'enroulant autour de ses doigts dans un sens puis dans l'autre. Elle avait beau aimer Iverna de tout son cœur, elle avait toujours un peu de mal à interpréter ou prévoir ses réactions et elle avait peur que cette surprise ne soit pas à son goût. La dernière chose qu'elle voulait, c'était de faire quelque chose qui déplairait à la sorcière. Depuis la mort de sa mère, c'était Iverna que Mila voulait rendre fière. La décevoir d’une quelconque manière lui briserait le cœur. « Avec tout ce qu'il se passe en ce moment à Poudlard, il n'y a rien de prévu pour Noël et j'avais vraiment besoin de me changer les idées... » Commença-t-elle d'une voix un peu nerveuse. Brusquement tous les doutes qu'elle s'était appliquée à repousser jusqu'à maintenant lui revenaient en mémoire. Et si Iverna trouvait tout ça ridicule ? Et si elle lui en voulait de s'être introduite chez elle sans y être invité ? Et si elle ne voulait simplement pas de sa présence chez elle ? Les yeux agrandis par l'incertitude, la préfète tenta brièvement de croiser les prunelles de l'auror. « Et puis je me suis rappelée de toutes ces années où tu venais chez nous pour nous aider à décorer le sapin et l'appartement. On en faisait toujours beaucoup trop, mais c'était ça le plus drôle, ça faisait partie du jeu. Tu te souviens comme on pouvait s'amuser ? » Elle sourit doucement à l'évocation de ces moments passés ensembles. Tout était plus facile à cette époque, sa mère était encore là, elle portait toujours le nom de Pierce et surtout la guerre n'avait pas encore laissé ses stigmates sur Iverna et elle. La dernière fois qu'elles avaient pu profiter de cette tradition ensemble remontait déjà à plusieurs années, mais les souvenirs étaient encore vifs et synonymes de joie dans la mémoire de la Serdaigle. Comme Iverna n'était pas sa tutrice légale, la direction de Poudlard ne l'avait jamais autorisé à aller passer les vacances de Noël chez elle. Mila avait adressé un nombre incalculable de demandes à Dumbledore, mais elle s'était toujours heurtée à des refus. Elle pouvait voir la peine dans le regard du sorcier à chaque fois qu'il devait lui dire non, ça ne lui plaisait pas de refuser ce genre de faveur à une de ses élèves. C'était là que Mila avait commencé à se douter qu'Ivan Silaïev devait être derrière toutes ces réponses négatives. Iverna avait réclamé la garde de Mila après la mort de sa mère, à travers le brouillard de douleur dans lequel la jeune sorcière avait vécu ce moment elle avait pu voir que sa marraine s'était battue bec et ongles pour qu'elle puisse venir vivre avec elle. Mais son père biologique avait gagné et ces refus étaient certainement sa manière à lui de se venger d'Iverna. Ivan Silaïev n'aimait pas un homme à qui l'on tenait tête impunément. « Je me suis dit que toi aussi, tu pourrais avoir envie de te changer les idées. » Entre son travail d'auror et les complications innombrables causées par la révélation de l'épidémie et la mise en place de la quarantaine, Iverna devait certainement avoir beaucoup de choses en tête elle aussi. Elle ne devait pas vivre les choses pareilles que Mila, mais elle ne pouvait pas y être complètement insensible. Aussi cynique et distante qu'elle pouvait se montrer, elle restait humaine et si le monde sorcier ne tournait plus rond, elle devait aussi en ressentir les effets. Mila s'était dit que ces décorations lui changeraient les idées et lui rappelleraient des temps meilleurs. Maintenant elle n'était plus aussi sûre d'elle. « Je suis désolée, je veux pas te forcer la main, ou te déranger ou... Je peux tout retirer si tu veux. » Proposa-t-elle précipitamment, saisie par la peur d'avoir froissé sa marraine. Ses mains jouaient toujours mécaniquement avec la guirlande rouge et elle se rendit compte que des filaments pailletés jonchaient maintenant le sol et ses pieds. À force d'utiliser l'ornement pour apaiser ses nerfs, elle était en train de le réduire en miettes. Rougissant, elle laissa tomber maladroitement la guirlande sur la table la plus proche.
Gasmask





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Iverna Donnelly
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merry christmas

   
Le mois de décembre te rendait déjà lasse, le fait de voir autant de personnes apprécier les fêtes de Noël te rappelait en partie que tu n’avais personne pour les passer. Certes ce n’étais pas totalement dérangeant, même si tu apprécierais que pour une fois Mila puisse venir. S’il y avait bien une chose dont ta filleule était capable, c’était bien de te faire oublier tes tracas. Tu connaissais le plan du directeur de Poudlard cette année, aucun élève n’aura le droit de quitter l’école pendant les vacances. Tant pis, tu les passerais à nouveau seule, à moins peut-être qu’Eliael le fasse avec toi, mais rien que d’imaginer le sorcier avec un bonnet rouge te fit sourire. Tant mieux, cela te faisait le plus grand bien, pour une fois d’oublier la morosité de ta vie. Tu t’avançais donc vers ton appartement une fois ta ronde terminée, pas besoin de passer par la case quartier général, cela ne te serait d’aucune utilité. Tu pouvais très bien faire toute ta paperasse chez toi, après tout tu emportais assez de dossier en général afin de pouvoir le faire. Cependant, une fois dans ton appartement tu te rendis vite compte que tu n’étais pas seule à l’intérieur. Chose qui te fit sourire en trouvant la serdaigle guirlandes en main. Tu t’installes donc dans ton canapé sans rien dire, seul sourire aux lèvres, la laissant se faire autant de film qu’elle pouvait le faire dans sa tête la connaissant que trop bien. Mais tu n’arrives pas à le rester trop longtemps ta curiosité prenant le dessus. Tu oses demander pour quelle raison tu avais le droit à tout ceci. Tout en attendant sa réponse tu regardais autour de toi le travail que le petit elfe qu’elle était avait fait. « Joyeux Noël ? » Tu te mets à rire à cette réponse bien trop peu sûr d’elle. Bon d’accord tu préférais que ton appartement ne soit pas décoré, mais que pouvait tu y faire à présent ? Elle s’était amusée. Tant mieux, surtout si cela lui faisait du bien. Tu ne cherchais pas beaucoup d’excuses, tu connaissais une partie de la raison pour laquelle elle avait pris cette option. Peut-être que te remémorer à ses côtés ta vie passée ne serait pas si mal. Au contraire, cela pourrait te faire autant de bien qu’à ta filleule.

« Avec tout ce qu'il se passe en ce moment à Poudlard, il n'y a rien de prévu pour Noël et j'avais vraiment besoin de me changer les idées... » Tu aquiesces d’un mouvement de tête, tu comprennais, c’était sa thérapie, même si tu n’aimais pas en faire partie. Tu avais promis à Annabeth de faire attention à elle et même si cette enfoiré de Silaïev avait réussi grâce à son portefeuille à avoir la garde de cette fille dont il n’avait jamais voulu, tu ne pouvais pas te permettre de pas continuer ton rôle. Tu as perdu beaucoup de confiance pendant ses années, mais celle que tu accordais à Mila ne changerait certainement jamais. Elle savait ce qui t’étais arrivé pendant la guerre, même si tu avais tout fait pour éviter tout contact avec elle, sait-on jamais. Tu t’étais permise d’espérer que son géniteur se décide à la rapatrier en Russie afin de la protéger. Apparemment, il n’avait pas la même présent d’esprit que toi, chose qui t’avait déçu, mais que pouvais-tu y faire après tout ? « Et puis je me suis rappelée de toutes ces années où tu venais chez nous pour nous aider à décorer le sapin et l'appartement. On en faisait toujours beaucoup trop, mais c'était ça le plus drôle, ça faisait partie du jeu. Tu te souviens comme on pouvait s'amuser ? » Mila te fit sortir de tes pensées en parlant de ces journées que tu avais pu passer chez elle à décorer leur appartement. Elle avait raison, ces journées était bien souvent remplies de joies et de fous-rires. « Je me suis dit que toi aussi, tu pourrais avoir envie de te changer les idées. » Tu savais très bien qu’elle était en train de paniquer parce que tu ne réagissait pas vraiment à la situation. Mis à part t’installer sur ton canapé tu n’avais pas vraiment été loquasse depuis que tu étais arrivée. C’était en général l’un de tes plus grands défaut d’être incapable de parler lorsque l’on te le demandait. Ou lorsque le l’on attendait ne serait-ce qu’une réaction de ta part. Bien souvent tu pensais cela inutile, mais il fallait que tu rassures Mila, elle le valait bien. « Je suis désolée, je veux pas te forcer la main, ou te déranger ou... Je peux tout retirer si tu veux. » Tu secoues la tête machinalement  pour lui montrer que tu pouvais réagir pour une fois. Un petit sourire en coin et tu te lèves enfin de ton canapé. Tu bouges commence à faire un tour dans ton appartement. Tu ne parles toujours pas, laissant planer le doute un instant encore, après avoir croisé le regard inquiet de ta filleule.

Tu t’approches enfin d’elle, la prend doucement dans tes bras. Reste comme cela le temps de quelques minutes silencieuses le menton posé sur sa tête. Un soupir et tu t’écartes de la jeune sorcière. Tu t’éloignes un petit peu d’elle reprenant ton espace vital, tu ne l’avais pas habitué à ce genre de débordement affectueux, pas depuis la mort d’Annabeth parce que tu savais très bien qu’elle en avait besoin. Encore moins depuis la guerre, mais cette fois-ci tu avais ressentit le besoin de ce contact, comme si cela avait pu rassurer ne serait-ce que le temps d’un instant ton âme. « Qu’est-ce que tu veux que je fasse ? » Tu ne pouvais rien de mal après tout, tu regardes les affaires qu’elle avait apporté afin de décorer ton appartement.  Tu attrapes une guirlande afin de l’aider dans cette décoration, après tout qu’avais-tu à perdre ? Un petit sourire. « Je comprend très bien et je ne t’en veux pas... » Tu ne le montrais peut-être pas mais c’était vrai et puis au moins tu commençait à faire l’effort de t’y mettre aussi, elle ne pouvait pas le contredire. Tu restes donc amusée par la situation. « Tu veux boire quelque chose, je dois avoir quelques petits trucs intéressants ? » Tu cherches à savoir de quoi elle a envie, parce que c’est assez important tu avais. Que ce soit du lait de poule ou du chocolat chaud, comme elle voulait.
   
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Mila V. Silaïeva
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Δ It begins to look a lot like Christmas



S’imposer n’avait jamais été le genre de Mila. Elle était bien trop respectueuse de l’espace vital des autres pour ça et, surtout, elle avait bien trop peur de déranger. Elle avait toujours peur d’être de trop, de gêner par sa présence et de finir par être considérée comme indésirable. Alors elle ne s’imposait jamais et s’excusait certainement un peu trop. Mais avec Iverna les choses avaient toujours été différentes. Elle était sa marraine, la seule vraie famille qu’il lui restait. Elle était la seule qui s’était battue comme une lionne pour obtenir sa garde lorsque sa mère était décédée. Et elle était une des rares avec qui la Serdaigle osait agir comme elle venait de le faire en entrant chez elle pendant son absence pour recréer dans son appartement un univers de Noël. Parce que Iverna, si distante et amère qu’elle pouvait être, était bien la dernière personne à lui avoir fait se sentir de trop. Depuis le temps qu’elle la côtoyait, Mila avait appris à se faire à la personnalité de sa marraine et à l’accepter sans conditions, elles paraissaient parfois avoir un millier de différences mais ça n’avait jamais importé ni pour l’une ni pour l’autre. Là où Ivy était sarcastique, méfiante et froide, Mila se montrait enthousiaste, généreuse et pleine de vie. Quand la marraine se révélait pessimiste, sa filleule redoublait d’optimisme, pour elles deux. Parce que si elle ne le faisait pas, Mila craignait que personne ne le fasse pour Ivy. Et elle ne supportait pas l’idée que sa marraine qui avait tant fait pour elle et qui représentait tant à ses yeux, se laisse aller à ses idées sombres sans personne pour lui tendre la main et lui montrer que le monde n’était pas tout noir. Que tout n’avait pas besoin d’être tout noir en permanence. Elle connaissait la tendance à la morosité de la sorcière et ses difficultés à accorder sa confiance où même à trouver de la beauté dans son existence, l’anglaise les avait vus se développer depuis la fin de la guerre. Elle la comprenait, après tout ce qu’Iverna avait vécu pendant l’année de pouvoir de Voldemort, elle ne pouvait pas faire autrement, sûrement ce serait-elle montrée cynique elle aussi si elle avait été à sa place. Alors elle s’était donnée pour mission de la faire sourire, de rendre sa vie un peu plus supportable, un peu plus douce si elle en avait le pouvoir. Quelques jours plus tôt Mila avait été persuadée d’avoir l’idée parfaite pour ça. Venir décorer l’appartement de sa marraine pour Noël lui avait paru être exactement ce qu’il lui fallait. Ça avait été une tradition chez les Pierce pendant des années, et dès que la mère de Mila avait retrouvé sa cousine elle n’avait pas manqué de l’inviter à les rejoindre pour cette occasion. Quand les deux cousines avaient finalement été réunies Mila était encore toute petite, ses souvenirs des après-midi passés à décorer leur appartement de Londres comprenaient donc tous Iverna. Pour elle, sa marraine avait son propre rôle dans leur tradition et pour rien au monde elle ne changerait ça. Mila se souvenaient des rires qui avaient peuplés ces journées, des plaisanteries qui fusaient et des paillettes détachées des guirlandes qui volaient partout dans leur salon. Elle voulait lui offrir ça de nouveau, un instant de paix dans le désordre qu’était devenu le monde magique.

Ça lui avait paru une bonne idée quand elle se trouvait dans la sécurité du château, mais maintenant qu’elle faisait face à sa marraine, Mila n’était plus si sûre d’elle. Le sourire et le rire d’Iverna l’avaient réconforté pendant un temps, mais maintenant la sorcière semblait murée dans le silence et son manque de silence faisaient maintenant paniquer la Serdaigle. Toutes les excuses qu’elle s’était trouvée pour se persuader qu’Ivy ne se fâcherait pas de trouver son appartement transformé en paradis de Noël, s’effritaient peu à peu et la bleue perdait ses moyens. Alors elle parlait, s’expliquant sans faire de pause pour combler le silence, pour s’empêcher de penser que, peut-être, ça n’avait pas été une si bonne idée que ça et que Iverna pouvait très bien ne pas apprécier de voir sa filleule s’imposer comme ça chez elle. Chaque seconde paraissait épaissir le silence, devenant presque une vraie torture pour la Serdaigle. Pourtant, à aucun moment elle ne poussa la sorcière à lui révéler le fond de sa pensée ou à agir enfin. Elle connaissait Ivy et sa manière de réagir, ou plutôt de ne pas pouvoir réagir par moment et elle ne voulait pas la pousser à adopter un comportement qui ne lui ressemblait pas. Mais ce n’était pas pour autant que le silence de sa marraine ne l’alarmait pas. Iverna n’avait pas l’air de désapprouver ouvertement la surprise que Mila lui avait réservée, mais elle ne s’extasiait pas non plus sur tout ce que sa filleule avait fait. Et si elle avait eu tort ? Et si Iverna détestait se voir forcée de faire face à tous les souvenirs qu’une telle décoration lui rappelait ? Et si elle en voulait à Mila de lui rappeler brutalement un temps qu’elles avaient perdues toutes les deux ? Tant de questions tournoyaient dans l’esprit de la Serdaigle qu’elle redoutait de finir par perdre ses moyens. Elle avait commencé à se tordre les doigts quand Iverna fini par se lever en silence de son canapé. Mila l’observa avec une appréhension s’approcher d’elle, elle ne parvenait pas à lire l’expression de son visage et ça la rendait encore plus nerveuse, si c’était possible. Mais alors qu’elle s’y attendait le moins, Iverna passa ses bras autour d’elle pour la serrer dans ses bras. Le soulagement qui envahi la bleue fut si fort qu’il faillit lui mettre les larmes aux yeux. Elle ferma les paupières et referma ses bras autour de sa marraine pour l’attirer un peu plus contre elle. Le visage enfoui dans l’épaule d’Ivy, Mila profita de l’étreinte qu’elle lui offrait, de sa présence chaleureuse et de l’impression furtive, mais délicieuse, que tout irait bien. Elle ne s’était pas rendu compte qu’elle avait tant manqué d’affection ces derniers mois et elle dû prendre sur elle pour ne pas se laisser aller à ses émotions. Iverna lui avait tant manqué. Quand Ivy s’éloigna finalement de sa filleule, Mila ne lui tint pas rigueur de la brièveté de cet instant, elle savait que les élans d’affection n’étaient pas dans les habitudes de la sorcière et elle était déjà heureuse d’avoir pu la serrer contre elle.

« Qu’est-ce que tu veux que je fasse ? » L’espace d’une seconde, Mila se demanda si la sorcière était en train de lui affirmer qu’il était de toute façon trop tard pour changer quoi que ce soit à l’appartement. Elle fut cependant vite rassurée en la voyant attraper une guirlande colorée. Un sourire vint s’épanouir sur les lèvres de l’anglaise, Iverna était prête à jouer le jeu et cette idée lui réchauffa le cœur. « Tu peux arrêter de me faire peur comme ça pour commencer. » Lui lança-t-elle avec un regard faussement vexé. Elle avait réellement eut peur qu’Iverna ne prenne mal son intrusion dans son lieu de vie, mais maintenant elle était rassurée. Sa marraine n’était pas le genre de sorcière à se taire quand quelque chose lui déplaisait et elle n’aurait pas proposé de participer si tout ça n’était pas à son goût. Du moins Mila l’espérait, elle ne voulait pas qu’elle se sente obligé de faire quoi que ce soit juste parce qu’elle se trouvait face à sa filleule. « Je comprends très bien et je ne t’en veux pas... » Ces paroles tranquillisèrent Mila qui parvint enfin à se détendre complètement. Elle reprit la guirlande rouge qu’elle avait reposée un peu plus tôt mais s’arrêta dans son geste. Quelques minutes, elle observa Ivy garnir le sapin des guirlandes et des décorations qu’elle avait amené. Le sourire de la bleue se fit plus nostalgique, voir sa marraine déposer des décorations de Noël dans son appartement fit remonter tous les souvenirs qu’elle avait de leurs après-midi ensemble à faire la même chose dans l’appartement qu’elle partageait avec Annabeth. Si seulement sa mère avait pu être là. Mila prit une profonde inspiration, ce n’était pas le moment de se laisser aller à la mélancolie, elle voulait que ces moments soient joyeux. Elle vint prendre place aux côtés d’Iverna pour parfaire la décoration du sapin. « Je t’ai gardé ça. » Annonça-t-elle finalement à sa marraine en se penchant sur son sac posé au sol. Elle fouilla un instant dedans avant d’en sortir une dernière décoration qu’elle avait soigneusement emballé dans du papier. Il s’agissait d’un ornement composé de plusieurs branches formant une étoile. Le tout avait été maladroitement recouvert de peinture à paillettes argentés. Même si elle n’en gardait pas de souvenir, Mila savait que c’était elle qui avait fabriqué cette étoile avec l’aide de sa mère quand elle était bien plus jeune, elle ignorait cependant si Iverna s’était déjà trouvé avec elles ce jour-là. « Je me suis dit que tu pourrais mettre la touche finale. » Expliqua-t-elle en tendant l’objet à sa marraine avec un léger sourire. L’étoile du sapin, parmi les objets les plus chargés de souvenirs qu’elle pouvait posséder. Un de ses biens les plus précieux.

Mila aurait pu facilement passer toute l’après-midi à continuer la décoration de l’appartement. Elle avait l’impression de remonter le temps, elle retrouvait l’allégresse qu’elle éprouvait à ces moments-là, quand tout était bien plus simple et plus joyeux. Il lui était impossible de ne pas penser au vide laissé par la perte de sa mère mais elle était heureuse de pouvoir de nouveau partager de tels instants avec sa marraine. Avec la guerre, son année passée à Moscou puis l’annonce de l’épidémie elle avait parfois l’impression que les petits instants de joie étaient encore plus difficiles à saisir que dans le passé. Alors elle voulait profiter à fond des quelques heures qu’elle pouvait passer en compagnie d’Iverna. « Tu veux boire quelque chose, je dois avoir quelques petits trucs intéressants ? » Les mains enroulées autour d’une guirlande argentée, Mila repoussa une branche du sapin qui lui bouchait la vue pour adresser un sourire à Iverna. L'invitation était simple, mais pour Mila elle voulait dire que la sorcière acceptait sa présence chez elle, mieux qu'elle souhaitait qu'elle reste. Après la décoration de leur appartement londonien, les trois Pierce prenaient toujours le temps de boire une boisson chaude ensemble et de discuter tout en contemplant l’œuvre -explosive et colorée- qu’elles venaient de créer. « Je sais que c’est le moment parfait pour boire un chocolat chaud, mais j’avoue que je ne dirais pas non à une bièraubeurre. » Mila n’était plus la gamine qu’elle était lors de ces séances de décoration intensive, elle aimait toujours le chocolat chaud qui lui rappelait invariablement le réconfort et la chaleur des fêtes de fin d'année mais ses goûts avaient fini par évoluer. Aujourd’hui elle appréciait la bièraubeurre et les souvenirs des journées passées à Pré-au-Lard avec ses amis qui y étaient liés. Elle se souvenait encore de la première fois qu’elle avait enfin pu découvrir cette boisson dont tous les élèves de Poudlard ne cessaient de parler. Peut-être que maintenant ce breuvage pourrait lui rappeler le temps passé avec sa marraine. Elle arrangea sa dernière guirlande dans les branches du sapin et fit un pas en arrière pour admirer le rendu final. Elle aurait aimé que cet instant ne prenne pas fin, elle ne voulait pas retourner à la réalité. Rentrer au château et se rappeler que ses amis étaient enfermés en quarantaine alors que l’épidémie se balançait au-dessus de leurs têtes comme une épée de Damoclès. Elle soupira doucement. « Tu n’es pas obligée de garder tout ça, tu sais. » Finit-elle par lancer en désignant d’un geste flou l’ensemble de l’appartement dont chaque surface semblait avoir été décorée avec soin. Elle savait que tout ça ne ressemblait pas à Iverna, elle était beaucoup plus mesurée faisait preuve de plus de retenue. Sans son intervention, la bleue savait que sa marraine n’aurait apporté aucune décoration de Noël à son appartement. Elle ne pouvait s’empêcher de se sentir un peu triste à cette idée, elle espérait qu’elle aurait quelqu’un avec qui passer le soir du réveillon, elle aurait aimé pouvoir la rejoindre mais la direction de l’école avait été claire, personne ne pouvait quitter le château pour les fêtes. Si elle se faisait un peu de soucis pour Ivy, Mila n’en dit rien, elle ne voulait pas que ses préoccupations ne la rendent triste. Il y avait des choses qu’il valait mieux taire. « J’en ai sûrement trop fait de toute façon. » Reprit-elle avec un léger haussement d’épaule comme si ce n’était pas l’euphémisme du siècle. Mila ne voulait surtout pas qu’Ivy se sente comme une étrangère dans son propre foyer, elle s’était bien amusée à en orner toutes les surfaces de décorations de Noël, mais elle ne lui en voudrait pas de rendre le tout moins… surchargé. Plus supportable pour elle. Les sacs que Mila avaient apportés avec elles étaient vides désormais et elle observa sa marraine apporter les dernières touches à l’ensemble.  « Comment.. Comment tu vas ? » Demanda-t-elle finalement en venant s’appuyer contre la table du salon. Elle posa sur Iverna un regard interrogatif et préoccupé. Elle se demandait comment se passaient les choses en dehors de Poudlard, ils avaient peu de nouvelles de l’extérieur mais Mila n’était pas assez naïve pour croire que la vie y était plus simple que dans l’école. Sa marraine était une battante, un modèle pour elle, mais personne ne pouvait être fort éternellement.
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Iverna Donnelly
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merry christmas

   
C’est fou comment l’esprit de Noël n’était pas une chose qui t’affectait, comme cela pouvait le faire avec beaucoup de personnes. Tu t’en fichais bien la plupart du temps, peut-être à cause du fait que ta vie avait passé une tournant que tu ne souhaitais oublier, tu ne voulais plus entendre parler de ces fêtes, parce que tu avais perdu beaucoup trop de choses. Pourtant, voir ta filleule chez toi en train de décorer ton appartement ne te rendait pas aussi furieuse que tu l’aurais pensé. Bien au contraire, aucune colère ne t’envahissait, seulement un désespoir que tu lui cachais bien évidemment. Mila n’avait pas à connaître ton anxiété chronique, principalement afin de ne pas l’inquiéter, mais aussi parce que cela avait tendance à se propager en fonction des personnes que tu connaissais. Certains étaient plus empathiques que d’autres et tu savais très bien que ta filleule l’était, chose qui t’inquiétait. Même si tu la voyais paniquer au fur et à mesure que tu restais silencieuse, alors qu’elle essayait de te ou plutôt se convaincre que c’était une bonne chose qu’elle ait décidé de décorer ton appartement. Ton logement n’était plus du tout ce à quoi tu étais habituée, mais tant pis, tu l’enlèverais après les fêtes, c’était quoi de passer un mois avec des guirlandes et compagnie ? Tu survivrais, tout du moins tu l’espérais. Alors tu te décides d’approcher ta filleule pour la prendre dans tes bras le temps d’un instant, rapprochement loin d’être habituel pour vous deux. Tu n’avais jamais été une personne très tactile, faute à tes moldus de parents sans aucun doute et Mila était certainement la seule qui y avait le droit. Elle t’y avais habituée depuis qu’elle était enfant, c’était sans aucun doute pour cela qu’elle ne te dérangeait pas, en grandissant elle t’avait en quelque sorte imprégnée.

Puis tu te décides enfin de mettre les mains dans la potée, afin d’aider la jeune sorcière dans son laborieux travail. « Tu peux arrêter de me faire peur comme ça pour commencer. » Tu souris en roulant des yeux, elle pouvait bien comprendre que ce n’était pas si grave pour toi après tout. Surtout si cela pouvait lui faire plaisir, tu pouvais te permettre d’avoir un appartement décoré pour Noël. Tu te décidais donc de faire ce qu’elle voulait en accrochant les décorations restantes au niveau du sapin. Tu repoussais tes souvenirs des fêtes bien loin, lorsqu’ils s’approchaient en compagne des Ténèbres. Préférant regarder autour de toi et retrouver le regard rassuré de la serdaigle. Tu te tournes en la voyant s’approcher. « Je t’ai gardé ça. » Tu la regardes faire en train de fouiller dans son sac pour trouver ce qu’elle cherchait. Tu t’inquiétais sur le coup, mais gardait cela pour toi comme toujours, bien trop incapable de montrer complètement tes sentiments. Tu la laisses attraper l’une des étoiles qu’elles avaient fait avec sa mère, tu n’étais pas arrivée à temps pour les aider ce jour-là, mais tu avais au moins profité ne serait-ce que d’un petit moment toutes les trois. « Je me suis dit que tu pourrais mettre la touche finale. » Tu secoues la tête un instant en regardant les mains de Mila et l’étoile qu’elle avait confectionnée en compagnie de sa mère. Tu prends l’objet qu’elle te tend en respirant assez fort, tu ne voulait pas qu’elle puisse t’en vouloir bien au contraire. « J’en reviens pas que tu possèdes encore cette étoile... » Tu te souvenais à quel point elle était fière de te la montrer le jour où elle l’avait faite avec ta cousine, tu possèdes un rictus faible pour le coup.   Regardant le sapin, puis toi, il était vrai qu’en général tu étais celle qui mettait l’étoile sur le sapin vis-à-vis de ta taille, mais tu ignorais pourquoi tu sentais que ce n’était pas à toi de le faire. Alors lui tend à nouveau l’étoile. « Je pense que c’est à celle qui a initié ce projet de le faire, sans toi rien de tout cela ne serait présent alors, je t’en prie. » Tu ne cherchais rien de précis à ce moment-là, mais pour toi cela semblait bien plus logique que ce soit à elle le faire et non à toi.

Une fois l’installation des décorations enfin terminée tu te décides de proposer à ta filleule de boire quelque chose. Attendant cependant sa réponse avant d’aller en direction de ta cuisine.  « Je sais que c’est le moment parfait pour boire un chocolat chaud, mais j’avoue que je ne dirais pas non à une bièraubeurre. » Tu la regardes étonnée, mais tu hausses les épaules, va pour une bièreaubeurre si c’était ce que mademoiselle souhaitait. Tu ne la contredirais pas et ce n’était pas ton genre de dire à quelqu’un ce qu’il devait boire ou non, surtout que tu n’étais pas un très bon exemple en général. « Très bien, il fallait bien que tu passes aux boissons plus énergiques un jour. » Tu souris en allant dans ta cuisine chercher ce dont tu avais besoin revenant avec deux pintes de bièreaubeurre. Tu lui tends la sienne en t’installant à nouveau sur ton canapé pour regarder le travail que vous aviez effectué toutes les deux au final. Même si Mila avait fait la plus grande partie du boulot. « Tu n’es pas obligée de garder tout ça, tu sais. » Si il le fallait, tu n’enlèverais rien, parce que c’était son œuvre, tu ne pouvais enlever aussi facilement ce qu’elle avait créé. Tout comme Annabeth le faisait lorsque Mila lui offrait les cadeaux horribles que les enfants moldus créent à l’école. Au moins, cette fois tu ne pouvais pas dire que ce qu’elle avait n’était pas beau bien au contraire, cela avait même un certain style. « J’en ai sûrement trop fait de toute façon. » « Ça oui je suis d’accord. » Mais ton trop et son trop était bien différent, il t’aurait suffit d’un tout petit sapin à décorer, mais bon tu ne dis rien de plus, ne cherchant pas à l’énerver ou bien à la faire culpabiliser. « Mais c’est parfait. » Tu voulais qu’elle comprenne que tu ne changerais rien à ses choix malgré ce que l’on pouvait penser.

Tu la regardes s’installer sur le bord de ta table basse.  « Comment.. Comment tu vas ? » C’était une question pleine de sens tu le remarquais bien, alors tu soupires en prenant une nouvelle gorgée de ta bièreaubeurre. Tu ne pouvais lui dire qu’elle faisait était mal, non c’était impossible. Après tout elle ne cherchait qu’à savoir comment tu allais, même si cette question était bien plus délicate qu’elle le pensait. « Tout vas bien. » Enfin, pour ce que l’on pouvait dire, bien sûr, tu vivais comme tu le sentais et tu préférais éviter tout contact avec beaucoup de sorciers. Surtout que bon le fait d’être auror à Pré-au-Lard n’était pas réellement bien vu, ni à Poudlard d’ailleurs, mais que pouvais-tu y faire ? Rien. Alors tu vivais comme il le fallait, en évitant la plupart des sorciers. « Tu imagines bien que les habitants de Pré-au-Lard ne sont pas ravis de se retrouver avec autant d’aurors dans les parages, je suppose que je vous non plus à Poudlard. Surtout avec ce qui se passe au château, j’ai appris pour ta demi-sœur, elle est malade ? » Elle devait bien se douter qu’en tant qu’auror tu étais au courant de l’épidémie, même si on ne vous en disait pas beaucoup plus qu’aux élèves. Alors, tu cherchais à savoir si la fille du paternel de ta filleule était bien malade et sans le vouloir cela te rendait un peu heureuse étant donné ce qu’elle avait fait subir à Mila.    
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Mila V. Silaïeva
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Δ It begins to look a lot like Christmas


Pour une fois, Mila avait eu peur d’en avoir trop fait. La Serdaigle ne se laissait que rarement aller à l’excès, mais aujourd’hui elle avait conscience d’avoir dépassé toutes les limites qu’elle se fixait habituellement. Elle faisait toujours attention à ne pas être une gêne pour les autres, à rester discrète quand elle était en public et à respecter l’espace vital de chacun. Aujourd’hui, elle avait sciemment ignoré tout ça pour écouter son instinct. Elle avait eu besoin de faire ça, de repousser un peu les limites qu’elle s’était elle-même posée, de se montrer un peu plus spontanée et exubérante qu’habituellement. Parce que sans cette petite idée de folie qui avait germé dans son esprit un peu plus tôt dans la semaine elle savait que les fêtes de Noël auraient été particulièrement difficiles à vivre pour elle. Cette année Poudlard était rongée par l’épidémie, le château manquait de chaleur malgré les efforts des professeurs et personne n’avait réellement le cœur à faire la fête. Il n’y avait aucune promesse de joie cette année, certainement aucun rire qui retentirait dans la salle commune des aigles jusqu’aux petites heures du matin la nuit de Noël. Alors Mila avait eu besoin de se créer ses propres couleurs, de balayer même pour un instant le monde gris dans lequel son école était plongée depuis la rentrée. Elle voulait se changer les idées, arrêter de tout voir en noir et blanc, et elle avait voulu partager ça avec sa marraine, le dernier lien familial qui lui restait et qu’elle chérissait plus que tout. Malgré tout elle avait craint d’en avoir trop fait, elle savait qu’il y avait beaucoup de choses qu’elle pouvait se permettre face à Iverna mais elle n’avait jamais fait preuve d’autant d’audace auparavant. S’introduire dans son appartement sans y être invité pour le décorer aux couleurs de Noël n’était certainement pas dans ses habitudes. La Serdaigle écoutait rarement son impulsivité naturelle, mais cette fois-ci elle avait décidé qu’il en serait autrement. Depuis la rentrée, elle vivait dans l’angoisse, elle avait l’impression de marcher sur des œufs, que le moindre geste ou paroles de travers pouvait la mener directement en quarantaine. Elle avait eu besoin de cette légèreté, de ce caprice frivole et enfantin, juste pour oublier un peu qu’autour d’elle la magie était en train de mourir. Ça avait presque été vital, une envie irrépressible qu’elle n’avait pas cherché à réfréner. Pour une fois elle ne s’était pas montrée raisonnable, elle s’était écoutée. Et rien que pour les souvenirs heureux que cela faisait remonter en elle, Mila savait qu’elle avait fait le bon choix. Quand un sourire c’était affiché sur les lèvres de sa marraine et qu’elle lui avait assuré que tout allait bien, elle avait compris qu’elle avait eu peur pour rien. Parce que c’était Iverna et qu’elle la comprenait sûrement mieux que quiconque.

Mila s’était beaucoup amusée à décorer l’appartement de sa marraine, mais elle avait été encore plus heureuse en voyant la sorcière y participer de son plein gré. Ces geste, pourtant si simples, valaient encore plus que des mots. Un sourire nostalgique s’afficha sur les lèvres de l’anglaise quand sa marraine attrapa l’étoile dépareillée qu’elle lui tendait. « J’en reviens pas que tu possèdes encore cette étoile... » Mila observa l’objet avec un regard ému. C’était son œuvre d’enfant, les branches étaient de travers et la peinture pailletée n’avait pas été répartie partout de la même manière mais c’était elle qui l’avait fait avec sa mère et à ses yeux ça voulait dire beaucoup. L’étoile, aussi imparfaite soit-elle, avait surplombé tous ses sapins de Noël. Sa mère n’avait jamais voulu la remplacer, même quand Mila lui avait assuré que ça ne la dérangerait pas, alors maintenant ce simple objet occupait une place un peu spéciale dans son cœur. « En fait j'ai presque tout gardé, mais c'est un des seuls objets que j'ai ramené à Poudlard. » Répondit-elle en haussant doucement les épaules. A sa mort, sa mère lui avait tout légué, dont son appartement de Londres et tous les objets et meubles qu’il contenait. Tout avait été terriblement vite et Mila n’avait pas eu le temps d’aller y faire du tri, elle n’en aurait de tout manière pas eu la force, mais elle avait pu récupérer quelques objets qui lui tenaient à cœur. Elle savait qu’elle allait devoir s’en occuper dès sa sortie de Poudlard si elle voulait avoir un toit au-dessus de la tête, mais pour le moment elle s’efforçait d’éloigner cette idée trop éprouvante à ses yeux. Elle se contentait des quelques objets qu’elle avait pu ramener au château. Les trois bagues en argent de sa mère qu’elle portait en permanence, une vieille édition de l’Histoire de Poudlard, usée jusqu’à la corde à force d’être lue, un jeu de taros vintage avec lequel elle s’amusait encore à prétendre prédire l’avenir de ses amis et bien-sûr cette étoile qui lui rappelait à la fois sa mère et sa marraine. « Je pense que c’est à celle qui a initié ce projet de le faire, sans toi rien de tout cela ne serait présent alors, je t’en prie. » Mila porta un regard surprit sur Iverna, elle ne s’était pas attendue à se voir rendre la décoration. D’un geste un peu hésitant, elle reprit l’étoile et alla se placer devant l’arbre qu’elle avait choisi. Habituellement le sapin était toujours trop grand pour elle, mais cette année elle avait fait exprès d’en choisir un plus petit pour ne pas remplir tout l’appartement d’Iverna, elle atteignait donc sa cime sans même avoir besoin de se mettre sur la pointe des pieds. Une fois l’étoile accrochée tout en haut, la Serdaigle fit quelques pas en arrière pour admirer le résultat. L’ornement fait à la main dénotait un peu avec les décorations qu’elle avait pu récupérer au château, mais ça donnait à l’ensemble un aspect plus authentique. Elle jeta un coup d’œil à sa marraine, un sourire aux lèvres. Elle était triste que sa mère ne soit plus là pour partager ces traditions mais elle était heureuse qu’Iverna soit toujours à ses côté. Même si, elle le savait bien, l’auror se serait sûrement bien passée d’une telle explosion de couleurs et de paillettes dans son appartement.

La décoration des lieux avait touchée à sa fin. Il n’y avait, de toute manière, plus un seul espace dans l’appartement qui n’avait été agrément de paillettes ou de guirlandes colorées. Mais Mila n’avait pas envie de retourner au château tout de suite, elle voulait repousser au maximum le moment où elle retrouverait la vie morne qui s’était emparée de l’école. L’anglaise ne voyait pas assez sa marraine à son goût, ce n’était de la faute ni de l’une ni de l’autre, mais elle lui manquait et elle comptait bien profiter de ces instants passés avec elle. Alors quand Iverna l’interrogea sur ce qu’elle pouvait lui offrir, Mila ne laissa pas passer cette occasion et lui demanda une bièraubeurre. « Très bien, il fallait bien que tu passes aux boissons plus énergiques un jour. » Un rire s’échappa des lèvres de la Serdaigle. Elle saisit la bouteille en verre qu’Ivy lui rapporta de sa cuisine -qui n’avait d’ailleurs pas été épargnée par l’opération décoration- et porta le goulot à ses lèvres. Elle savait que pour les fêtes de fin d’année Les trois balais proposait une version avec de la cannelle, mais la bièraubeurre classique était trop chargée de bons souvenirs aux yeux de Mila. « La prochaine fois je te demanderai du whisky pur feu alors. » Lança-t-elle avec un regard complice tout en sachant que ce jour n’était pourtant pas près d’arriver. Si l’anglaise pouvait boire quelques gorgées de cette boisson quand elle se trouvait avec ses amis, elle était bien incapable d’en ingérer un verre entier sans craindre de finir par rouler sous les tables. Elle n’avait jamais particulièrement bien tenu l’alcool, Mila, et elle doutait de s’y habituer un jour. Mais ça, Iverna n’avait pas besoin de le savoir, et encore moins besoin de s’en apercevoir par elle-même. Ce n’était pas vraiment un secret, mais cela faisait partie de ces choses qu’il valait mieux garder pour soi. Surtout qu’elle ignorait si l’auror choisirait de privilégier son rôle de marraine et de lui faire la morale ou de simplement se moquer de son incapacité à tenir l’alcool. « Ça oui je suis d’accord. » Les paroles de la sorcière sortirent Mila de ses pensées. Son sourire s’étira quand elle réalisa qu’Ivy confirmait ses paroles. Elle en avait vraiment trop fait avec la décoration. Mila haussa les épaules, prête à lui redire qu’elle pouvait enlever les ornements de son choix dès son départ, ou qu’elle pouvait même commencer à aérer l’espace dès maintenant et rendre les décorations aux elfes de maison de Poudlard. Elle avait voulu s’amuser, mettre un peu de couleur dans l’existence d’Ivy, lui rappeler que tout n’avait pas à être sombre tout le temps, mais elle ne voulait pas que ça gêne sa marraine. Elle était toujours chez elle après tout, et Mila ne voulait rien lui imposer. « Mais c’est parfait. » La Serdaigle releva la tête, touchée par les paroles de sa marraine. Son avis comptait plus que tout aux yeux de l’anglaise. Non, ce n’était pas parfait, Mila le savait, elle était consciente que sans son intervention l’appartement d’Ivy n’aurait pas été décoré pour les fêtes. Mais si elle affirmait vouloir garder les décorations, cela voulait dire qu’elle le faisait pour sa filleule. Mila sentit son cœur se gonfler à cette conclusion.

Mila fini par demander à sa marraine comment elle allait. Sa question était simple en apparence, mais vu le contexte actuel elle doutait que tout soit aussi facile. « Tout vas bien. » Alors la réponse d’Ivy lui fit hausser un sourcil perplexe. L’anglaise ne dit rien, mais elle avait du mal à croire la sorcière. Depuis la fin de la guerre, Mila savait que les choses allaient rarement bien pour sa marraine, alors la voir affirmer que tout allait bien lui paraissait un peu exagéré. Mais Mila garda le silence, elle ne pouvait pas forcer Iverna à lui en dire plus, mais elle espérait qu’elle ne se taisait pas pour la protéger. La Serdaigle avait passé l’âge d’être protégée, ce privilège avait pris fin le jour où Voldemort avait pris le pouvoir et où les Carrow avaient posés les yeux sur son sang souillé. Ces épreuves l’avaient rendues plus forte au final et elle était tout à fait capable d’entendre sa marraine lui dire que, non, tout n’allait pas si bien que ça. Mais Mila savait comment Ivy fonctionnait, quelles réserves elle avait dès que le sujet de conversation la concernait, et la bleue le respectait. Alors elle n’insista pas, laissant sa marraine choisir ses mots. « Tu imagines bien que les habitants de Pré-au-Lard ne sont pas ravis de se retrouver avec autant d’aurors dans les parages, je suppose que je vous non plus à Poudlard. Surtout avec ce qui se passe au château, j’ai appris pour ta demi-sœur, elle est malade ? » Une expression exaspérée s’échappa des lèvres de Mila. Iverna visait juste en supposant que les élèves de Poudlard n’étaient pas ravis de voir leur école pleine d’aurors. En fait, c’était même un euphémisme. Personne ne le disait vraiment à haute voix mais nul n’appréciait la présence des agents du Ministère et l’ambiance du château s’en ressentait. La Serdaigle était peinée de voir que la vie de sa marraine n’était pas facilitée au sein de Pré-au-Lard, mais elle pouvait également comprendre le point de vue des habitants. Si le Ministère se décidait à leur donner enfin un peu plus d’information sûrement que la situation serait moins tendue. « C'est vrai que le château grouille un peu trop d'aurors à mon goût. J'ai passé l'âge d'avoir besoin d'un chaperon à chaque fois que je mets un pied dans un couloir. » Expliqua-t-elle avec une petite grimace. Mila n’avait jamais eu de problème avec l’autorité, elle respectait ses professeurs et l’administration de l’école sans problème. Mais avec les agents du Ministère c’était différents. Elle ne pouvait pas s’ôter de la tête le banquet de rentrée où les élèves avaient été drogués et les aurors avaient assistés à la scène sans lever le petit doigt. Ils avaient été complices de cette mascarade répugnante et la Serdaigle ne l’oublierait pas. L’idée qu’elle devait désormais s’en remettre à eux pour circuler dans son école lui était insupportable. La confiance qu’elle avait envers les aurors avait été salement amochée lors du banquet, depuis elle faisait son maximum pour les éviter. Elle était rancunière et l’angoisse de la quarantaine jouait avec ses nerfs, elle savait qu’au moindre mot de trop de la part d’un des sorciers elle serait capable de craquer et de leur exposer tout le mépris qu’ils pouvaient lui inspirer. Il était plus prudent qu’elle garde ses distances, Mila. Si Iverna lui manquait, la Serdaigle était soulagée qu’elle n’ait pas été affectée à la surveillance de Poudlard, ou pire, des sorciers en quarantaine, au moins sa marraine n’était pas complice de tout ça.

Doucement, Mila soupira. Elle quitta le bord de la table contre laquelle elle s’appuyait pour venir rejoindre Ivy sur son canapé, bien plus confortable. D’un geste, elle ôta ses chaussures et ramena ses pieds sous elle. Chez sa marraine, elle était un peu chez elle, ces lieux, même si elle les connaissait peu avaient quelque chose de rassurant. Sa famille vivait là. Pensive, elle prit une gorgée de bièraubeurre. Elle n’avait pas tiqué quand Ivy avait mentionné à demi-mots l’épidémie, même si Mila ignorait jusqu’où exactement l’information c’était répandue, elle travaillait pour le Ministère à Pré-au-Lard, elle ne pouvait pas l’ignorer. En revanche, les derniers mots de la sorcière retenaient plus son attention. Elle l’interrogeait sur Oktavia, lui révélant par la même occasion qu’elle savait qu’elle avait été menée en quarantaine. Sûrement avait-elle accès à ce genre d’information de l’extérieur. Un instant Mila se demanda si Iverna guettait toutes les nouvelles du château, craignant le moment où elle verrait le nom de sa filleule apparaitre sur une des listes des médicomages. Cette idée lui serra le cœur. Elle n’était certainement pas la seule à vivre dans la crainte constante d’entendre des aurors prononcer son nom pour l’emmener dans les cachots. Elle secoua la tête, elle ne voulait pas penser à ça aujourd’hui. « Je crois... Les médicomages ne nous disent rien et des élèves ont été enfermés à tort, alors on ne peut pas vraiment être sûrs. Mais ça fait plusieurs semaines qu'elle y est alors je suppose qu'elle est touchée. » Répondit-elle lentement. Elle n’ajouta pas qu’à la demande de Maddox elle avait été rendre visite à sa demi-sœur, ni que la nouvelle de son enfermement l’avait plus secouée qu’elle ne l’avait cru. Quand il s’agissait des Silaïev, Iverna se montrait féroce. Mila regrettait aussi amèrement qu’Ivy qu’elle n’ait pu obtenir sa garde, mais, là où Mila était résignée, Iverna était virulente. Peut-être qu’elle se réjouirait de savoir que celle qui avait été si longtemps son bourreau était désormais enfermée et malade. Alors, l’anglaise n’était pas sûre qu’elle la comprenne, d’ailleurs elle n’était pas sûre de comprendre elle-même la direction que sa relation avec Oktavia prenait. Elle voulait y voir plus clair avant d’en parler à sa marraine. Mila soupira de nouveau. « J'imagine que tu n'en sais pas beaucoup plus que nous ? » C’était à la fois une question et une affirmation. Elle n’avait pas beaucoup d’espoirs sur ce point, c’était certainement les médicomages du Ministère qui en savaient le plus, mais si la sorcière avait la moindre information alors ça l’intéressait. Elle voulait croire qu’Iverna l’aurait tenue au courant si elle en savait plus, mais puisque les hiboux étaient surveillés elle avait peut-être simplement jugé plus prudent d’attendre qu’elles se voient enfin. « Ils ont emmenés Maddox. » Souffla-t-elle finalement, les yeux fixés sur sa bouteille de bièraubeurre. Elle faisait de son mieux pour ne pas laisser ses doigts déchirer nerveusement l’étiquette de la boisson alors à la place elle se mordit l’intérieur de la joue. Puisqu’Iverna savait pour Oktavia, elle était aussi sûrement au courant pour Maddox, mais Mila avait eu besoin de le lui dire. Même si ces mots lui faisaient mal.
Gasmask





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Iverna Donnelly
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merry christmas

   
Ta filleule était douée pour te surprendre, elle le faisait bien plus souvent que tu ne l’aurais imaginé. Surtout que ce coup-là n’était réellement dans tes esprits de Noël, tu n’avais jamais décoré ton appartement pour Noël, parce que cela ne semblait pas logique pour toi. Tu n’étais pas fan de cette fête qui te rappelait bien trop de choses que tu avais perdu. Des fois, tu oubliais que tu étais une sorcière, réfléchissant à ce que ta vie aurait pu être si tu n’avais jamais connu cette vie. Tu n’aurais certainement vécue aucune de ses horreurs conte lesquelles tu t’étais battue. Que ce soit par tes parents ou par cette guerre qui te pétrifiait parfois encore. Néanmoins, il y avait une chose certaine, tu n’aurais jamais connu ta filleule, tu n’aurais pas retrouvé Annabeth et elle ne t’aurait jamais fait rencontré sa progéniture. Mila était certainement le seul être que tu ne voulais pas perdre, parce qu’elle représentait bien trop de chose, tu ne pouvais pas te permettre de fuir pour elle. Certes, tu l’avais fait pendant la guerre, en ne lui ayant donné aucune nouvelle, parce que cela semblait bien plus simple pour toi. C’était ta façon de la protéger. De t’assurer que tout irait bien pour elle par la suite, surtout s’il t’arrivait quelque chose. Tu ne voulais pas qu’elle puisse être reliée à toi assez facilement, alors que son paternel n’avait fait aucun effort, il aurait dû la faire rentrer en Russie, pour la protéger. Mais rien, tu tenais bien souvent le géniteur de Mila responsable de cette erreur, l’une des pires choses qu’il avait pu laisser vivre à sa fille. Au moins, une chose était certaine, elle ne t’en voulait pas d’avoir disparu pendant cette période, elle était comme toi, ressentant ce besoin d’oublier son mal-être. Si tu avais choisi une voie plus obscure grâce à l’alcool, elle avait besoin d’être proche des siens, chose logique au final. Mila était bien plus saine que toi. « En fait j'ai presque tout gardé, mais c'est un des seuls objets que j'ai ramené à Poudlard. » Tu comprenais, enfin pas vraiment, tu n’avais rien gardé de tes parents, mais eux n’étaient pas décédés, tu les avais juste évincés de ta vie. Parce qu’il le fallait, il fallait que tu te protèges de cette manière.

Une fois que l’étoile que Mila avait crée avec sa mère était placée, elle t’avait demandé quelque chose à boire. Tu t’amusais sur le fait qu’elle ait voulu une bièreaubeurre, tu doutais que sa mère apprécierait que tu le fasses. Au moins, c’était un avantage de ne pas l’être, tu étais seulement sa marraine, alors tu pouvais te permettre de jouer sur ce genre de choses avec ta jolie  filleule. « La prochaine fois je te demanderai du whisky pur feu alors. » Tu te mets à rire en la regardant, doutant franchement de sa capacité à tenir le choc face à du whisky pur feu. « Tu devrais t’en tenir à la bière au beurre, c’est assez pour toi… il faut pas être aussi frêle qu’une brindille pour le whisky. » Tu souris en la regardant, au moins elle savait à quoi s’attendre, surtout que n’avait pas réellement pu t’empêcher de la taquiner sur ce point, elle était loin d’être capable de supporter cette boisson. C’était assez traître, tu le savais bien.

Elle avait décidé de partir sur un sujet assez complexe pour toi, elle le savait pourtant que tu n’aimais pas lui parler de ta santé mentale. Chose qui était bien loin d’aller aussi bien que tu voulais le montrer, mais l’inquiéter ne servait à rien, surtout que tu arrivais à vivre de cette manière alors, il n’y avait aucune raison de s’inquiéter au final, elle devait bien le savoir Mila. Tu préfères rapidement bifurquer sur le sujet de la quarantaine, tu avais entendu quelque uns des noms qui avaient été envoyé. Dont ceux de sa demi-sœur et de son meilleur ami, si pour la Silaïeva tu en étais assez ravie au final, cela ferait un peu de bien à cette peste. Surtout que cela ferait certainement un peu d’inquiétude pour son paternel et cela te ravissait au final. Quant au jeune anglais tu préférais voir si elle t’en parlerait d’elle même., afin de ne pas provoquer une certaine douleur en elle. « C'est vrai que le château grouille un peu trop d'aurors à mon goût. J'ai passé l'âge d'avoir besoin d'un chaperon à chaque fois que je mets un pied dans un couloir. » Tu te mets à rire, tu n’avais pas voulu finir à Poudlard on te l’avait proposé pourtant. Surveiller des gamins très peu pour toi, déjà que tu devais les supporter lorsqu’il faisaient un tour à Pré-au-Lard. Tu semblais amusée par la réaction de ta filleule qui était loin d’être heureuse de cette histoire, chose assez compréhensible au final. Surtout que c’était pour les protéger en quelque sorte. « Je crois... Les médicomages ne nous disent rien et des élèves ont été enfermés à tort, alors on ne peut pas vraiment être sûrs. Mais ça fait plusieurs semaines qu'elle y est alors je suppose qu'elle est touchée. » Tu hausses les épaules, un instant, comprenant la situation dans laquelle se trouvait sa demi-sœur au final, tu avais entendu quelques petits trucs que les médicomages faisaient vivre aux malades. Franchement, tu étais bien heureuse de ne pas être à sa place, mais tu ne la plaignais pas pour autant. « J'imagine que tu n'en sais pas beaucoup plus que nous ? » Tu bois une nouvelle gorgée de ta bouteille en soupirant. Tu cherches un moyen de lui expliquer que personne ne savait quoi que ce soit. Ni les aurors, ni les autorités magiques elles-même. « Ils ont emmenés Maddox. » Tu la regardes en silence sans rien dire, parce que tu comprends que trop bien ce qu’elle sous entend. Pourtant, tu ne voyais pas de quelle manière la faire sourire au final. Tu n’étais pas douée pour ce genre de chose, ce n’était pas dans ton caractère, même si tu te devais de faire un effort pour elle. « Il ne lui arrivera rien, dit toi qu’il a vécu bien pire à Azkaban, la quarantaine pour lui c’est une colonie de vacance. » Malgré les tests que les médicomages leur faisaient vivre. Alors, tu souris doucement, pour essayer de lui faire comprendre que ce n’est pas si mal de se retrouver dans les cachots de Poudlard, tu ne voulais pas lui faire peur. Bien au contraire, alors tu souriais. « On ne sait pas grand-chose, tu sais, ce n’est pas dans leur volonté de nous en parler, on sait jamais on pourrait révéler des secrets. Il faudrait que quelqu’un le fasse au final, cela ferait du bien au monde d’être au courant de cette histoire. Surtout les familles des infectés. » Tu parles assez professionnellement au final, tu le sais, elle doit le remarquer, mais tu t’en fichais un peu, c’était ta manière d’agir, de présenter des faits. Tu continues donc de boire ta bièreaubeurre, alors que ta filleule semblait bien trop inquiète. Il fallait qu’elle oublie cette histoire de quarantaine. Alors, tu partais sur d’autres sujets plus légers, tentant tant bien que mal d’oublier que cela pouvait être une horreur de vivre en Angleterre ses dernières années. Merci au monde magique. Tu passais une après-midi agréable au final en compagnie de ta filleule, malgré toutes ces décorations qu’elle avait apporté à ton appartement.
   
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