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Version 7
La version sept est enfin arrivée ! Centrée sur l'épidémie, les problèmes politiques,
de nouveaux clans se forment, venez voir de quoi il en retourne.
Découvre tout ici
L'épidémie dévoilée !
Le Ministre parle de l'épidémie en conférence de presse,
les Médicomages sortent leur premier rapport, les premières conclusions sur l'épidémie !
Jette un oeil au nouvel épisode !
Besoin d'adultes !
Nous manquons d'Aurors à Poudlard et à Pré-au-Lard, de Professeurs et d'habitants de Pré-au-Lard
nous en attendons avec impatience !
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the demons are made of gold ☆ Eliya

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♛ The demons are made of gold
I want to hide the truth. I want to shelter you. But with the beast inside. There’s nowhere we can hide. No matter what we breed. We still are made of greed. This is my kingdom come. When you feel my heat. Look into my eyes. It’s where my demons hide

▼▲▼

Libre. Libre. Elle répétait le mot en va-et-vient tandis qu’elle passait un membre après l’autre hors de sa cage. Elle aurait voulu crier mais rien ne sortait tant sa gorge était sèche. Des mois de peur, de doute. Des mois à n’être qu’une vulgaire bête. Elle voulait regarder Kamen, mais elle savait que ses yeux ne trahiraient aucun bonheur, aucun soulagement et lui enlèveraient tout l’espoir que le garçon avait peut-être fini par nourrir en entendant les aurors annoncer leur libération. Pas un regard pour James non plus qui avait sans doute plus souffert que tous les autres derrière les barreaux, transformé à jamais, devenu moitié-bête, moitié-homme. Zirwya se fit raccompagner jusque dans le hall. Les murs de ce château semblaient tanguer à ses yeux. Quatre mois et demi qu’elle n’avait pas vu le soleil et ses rayons avaient l’air bien trop agressifs pour sa rétine. Tant pis. Elle ne pouvait pas rester là, dans cette enceinte de torture. Elle n’aurait jamais dû venir à Poudlard, jamais. Cette opportunité qu’elle croyait avoir saisi s’était avérée être un piège sanglant. Il fallait qu’elle s’en allât, au moins jusqu’à demain. Elle ne pouvait passez une nouvelle nuit ici, dans son ancien lit, à prétendre que ces mois de torture n’avaient été qu’un cauchemar qui venait de se dissiper. Le ministère ne se rendait pas compte, le ministère finirait par payer. Alors Zirwya courut.

Elle portait encore les vêtements sales qu’on lui avait donnés en quarantaine, ces vêtements trop fins pour affronter cet hiver rude. Elle avait froid. Au dehors, pas de neige, elle se demanda si elle en verrait, cet hiver, elle en avait sans doute loupé certaines des tempêtes. Dans un élan de nostalgie, elle se trouva à regretter les longues périodes hiémales de Saint Pétersbourg, la neige parcourant la Russie, ce froid qui vous prend aux tripes et vous glace le sang. Voilà bien longtemps qu’elle n’avait pas voulu retourner dans ses terres natales. En Estonie à la limite, elle regrettait un peu ces années stables et sans histoire qu’elle y avait connues. Pré-au-lard semblait loin quand le vent vous fouettait le visage, mais Zirwya ne s’arrêta pas, si elle le faisait, elle finirait par se transformer en glaçon. Elle finit par arriver à l’entrée du village. Inconsciemment, elle savait où elle se dirigeait. Elle savait où il vivait. Ils avaient à peine pu discuter depuis sa libération à lui, d’Askaban. Si Zirwya avait eu peur de lui offrir sa sortie, aujourd’hui elle comprenait qu’elle avait fait le bon choix, elle le comprenait parce qu’il avait dû vivre pire que ce qu’elle avait vécu au cours de ces derniers mois, et déjà ça, Zirwya avait eu du mal à le supporter. Elle frappa timidement à la porte, et quand Eliael lui ouvrit, elle n’attendit pas son approbation et se faufila à l’intérieur, le poussant presque de l’entrebâillement de la porte, et se précipita auprès du feu de cheminée qui crépitait. Ses mains vinrent recouvrir ses bras gelés, elle frissonnait.

Quand elle eut enfin retrouvé un peu de chaleur, elle se tourna vers celui qui lui offrait, contre son gré, un toit pour quelques minutes, voire quelques heures. « Je n’avais nul part où aller. » Toutes ses connaissances se trouvaient encore au château au moment où elle parlait. Sûrement se dirigeaient-elles vers l’infirmerie pour récupérer leur carnet de santé. Comme les autres, elle avait entendu le discours du Ministre de la magie, ou du moins leur avait-on expliqué brièvement les changements qui étaient en train de s’opérer. Sans réfléchir, elle avait préféré accourir chez son ancien bourreau plutôt que de se précipiter vers son nouveau. Zirwya ne pouvait plus faire confiance à personne, elle était seule, plus seule qu’elle ne l’avait jamais été. Et dans les yeux du jeune homme, elle se rappelait encore ces bribes de souvenirs, ce mangemort avéré qui lui avait fait elle ne savait trop quoi. Elle n’était pas en sécurité ici, mais elle ne l’était plus nul part. « J’ai juste besoin… Pour quelques heures. Je ne resterai pas. » Elle avait du mal à articuler. Non seulement la quarantaine l’avait détruite mentalement, mais la maladie continuait à faire des ravages dans ses veines et dans son corps. Elle ne pourrait plus vivre comme avant, plus jamais. Elle avait tenu bon pendant un an et le coup de grâce qui lui avait été apporté l’avait réellement anéantie. Malgré tout, Zirwya avait continué ses recherches, à sa manière, avec Kamen. Elle avait continué à se battre, malgré les chaînes invisibles qu’on lui avait infligées. Désormais, le combat semblait vain et futile. Elle en avait tant à mener des combats, et le premier était contre elle-même.

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Eliael Xanielov
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The demons are made of gold
"I WANT TO HIDE THE TRUTH. I WANT TO SHELTER YOU. BUT WITH THE BEAST INSIDE. THERE’S NOWHERE WE CAN HIDE. NO MATTER WHAT WE BREED. WE STILL ARE MADE OF GREED. THIS IS MY KINGDOM COME. WHEN YOU FEEL MY HEAT. LOOK INTO MY EYES. IT’S WHERE MY DEMONS HIDE"
Janvier 2001
~ Eliya ~


U
ne nouvelle année, celle-ci il pourrait la vivre à l'air libre ce qu'il n'avait pas connu depuis deux ans et qu'il ne pensait pas revivre avant très longtemps, peut-être même jamais... Quand il avait été enfermé, il avait été certains que ce serait pour toujours qu'on ne pourrait pas lui pardonner ses fautes passées, même si aujourd'hui il n'aspirait plus qu'à une chose, se racheter... Etre lui-même et pas quelque chose qu'on a façonné depuis sa plus tendre enfance... Se battre contre ses anciens démons tous les jours... Oublier le mal qu'il a pu commettre, même si malheureusement les cauchemars le lui rappel sans arrêt... Pas une nuit ne se passe sans qu'il ne revoit un visage meurtris ou les actes qu'il a commis. Mais il ne dit rien, ne montre rien, il encaisse, car c'est son châtiment pour avoir fait autant mal sans jamais avoir payé... Deux ans à Azkaban ce n’était rien en comparaison et il en était bien conscience... Aujourd'hui il avait le droit à une seconde chance, à une seconde naissance et cela il le devait à Zirwya, à Iverna aussi un peu d'ailleurs, mais la seconde femme n'aurait sans doute rien pu faire sans la première... D'ailleurs il n'est pas bête, voilà des mois qu'il n'a aucune nouvelle, malgré ses hiboux, il avait été même jusqu'aux grilles de Poudlard mais impossible d'y entrer, il avait même l'impression que ce n'était pas plus facile d'en sortir... Aucune explication, ce n'était pas son genre de s'inquiéter pour qui que ce soit, cependant il n'aimait pas les choses sans réponses... Il se passait quelque chose de pas net et depuis tout ce temps, il cherche, il fouille de son côté...

Et puis la vérité avait éclaté... Une épidémie, une fuite venant de Poudlard, il n'avait pas vraiment tous les éléments de ce qui s'était passé dans cette école, mais Eliael était persuadé qu'il y avait un lien. Ils parlaient aussi de disparition et alors l'Hongrois avait une mauvaise impression... Il était plongé en plein dans ses recherches lorsqu'on frappait à sa porte, tasse de café à la main, il avait relevé la tête d'un coup... Il n'attendait personne et si Siegfried avait envie de revenir le menacer, il avait déjà prouvé qu'il n'avait pas besoin de simplement frappé à la porte. Cela l'étonnerait que d'un coup il soit devenus plus agréable. Il ouvre alors la porte et tandis qu'il la pensait perdue, voilà qu'elle débarque sous ses yeux. Elle se faufile à l'intérieur et il n'essaie même pas de l'y en empêcher. Pendant un moment, avant de croire qu'elle aurait pu disparaitre, il pensait qu'elle avait retrouvé la mémoire et qu'elle ne voulait simplement plus avoir à faire à lui. Un simple regard vers elle lui prouvait tout le contraire... En revanche... Son regard perdu, sa façon de ne pas rester en place, en regardant ses bras se frictionner pour lui apporter un peu de chaleur, il eut envie de la prendre contre lui... Il ne le faisait pas, il y avait quelque chose de bien trop similaire à lui dans son regard... Eliael était un fin observateur, il ne lui fallait que quelques secondes pour comprendre une chose, elle aussi avait été enfermée... Il ne savait cependant pas réellement pourquoi, ni ce qu'on avait pu lui faire, alors il reste à l'écart, il respecte son espace, parce qu'il savait qu'il n'aurait pas supporté qu'on l'étouffe.

" Je n’avais nul part où aller. " Il s'étonne tout de même que ce soit sa maison qu'elle est choisi pour se réfugier et en même temps quelque part en lui, il en est content, soulagé aussi un peu. Doucement, avec une lenteur calculée, il s'approchait de son canapé sur lequel il récupérait un plaid, il venait ensuite vers elle avant de le lui tendre tandis qu'elle lui expliquait qu'elle n'avait besoin que de quelques heures et qu'elle ne comptait pas rester... C'était mal connaître Eliael si elle pensait pouvoir apparaître ainsi et disparaître aussi simplement. Il n’a la forcerait pas à raconter quoique ce soit si elle ne le voulait pas en revanche, il était hors de question qu'elle s'en aille, pas dans cet état. "Tu restes." Disait-il alors simplement d'un ton sans appel. "Aussi longtemps qu'il le faudra." Son regard était rempli de détermination. Sa maison n'était pas la plus cocooning qui puisse exister mais, elle était confortable. Il lui laisserait sa chambre, il se ferait très bien au canapé. Il lui faisait signe de s'asseoir près de la cheminée si elle le souhaitait avant de finalement lui demander la question qui lui brûlait les lèvres...

"Que s’est-il passé ?"
En espérant qu'elle veuille bien le lui raconter, encore une fois, il n'insisterait pas. Cependant il avait besoin de lui demander, car s'il y avait une chance qu'elle lui parle, il avait besoin de savoir...

(c) Emi.
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Les choses s’étaient passées si vite, Zirwya, tremblante devant le feu, se rendait seulement compte qu’elle pouvait souffler. Elle n’avait même pas profité de la lueur du soleil qui perçait à travers les nuages, dehors. Elle n’avait même pas profité de pouvoir faire un détour dans la grande salle ou la salle des professeurs, ou même sa chambre, pour reprendre à nouveau ses repères, ou simplement trouver quelque chose à grappiller. Elle n’avait pensé qu’à fuir le lieu de sa torture, fuir ce maudit château. La victoire semblait futile et temporaire, bientôt, on la ferait revenir à la réalité. Rien ne servait de se réjouir d’une liberté qu’elle n’avait pas encore tout à fait gagnée. Elle sentit quelque chose de doux venir se poser sur ses épaules, et s’aperçut qu’Eliael venait de lui donner un plaid. Son corps en était tout en entier reconnaissant tandis qu’il tentait de remonter la température de son organisme. Son regard se tourna, inquisiteur, vers son hôte. Et de continuer de la surprendre, il lui intima de rester. Elle ne pouvait pas, on finirait par la chercher au château, sauf si une cracmolle en devenir ne les intéressait guère, ce qui était fort probable. Leur seul intérêt désormais à la garder était qu’elle avait certaines compétences, mais cela valait-il encore son caractère de contaminée, ne dominait-il pas devant tout autre trait de sa personnalité ? Ils étaient même maintenant fichés, définis par le simple fait qu’ils perdaient leur magie. Rien. Ils n’étaient plus rien.

Elle avait l’impression de se réchauffer peu à peu, mais ses jambes étaient toujours aussi faibles, surtout après la course glacée qu’elle venait de faire. Aussi, Zirwya écouta la question qu’Eliael venait de lui poser ex abrupto, sans pour autant réfléchir tout de suite à une quelconque réponse. La demoiselle était occupée à se trouver une place sur une chaise ou un canapé, et elle préféra le canapé qui lui semblait plus près. Installée, elle repensa alors aux mots qu’elle venait d’enregistrer sans vraiment chercher à les comprendre. Ainsi la quarantaine n’avait pas été rendue publique ? Cela l’étonnait. N’avait-elle pas été avertie que le Ministre avait fait une annonce ? Ou peut-être était-ce qu’Eliael vivait sans le moindre intérêt quant au ministère, ce que Zirwya ne put s’empêcher de trouver admirable. Elle vouait désormais une haine aigüe au ministère, sans même chercher à comprendre où s’était trouvé leur intérêt dans cette quarantaine, ni les progrès qu’elle avait pu amener. « Ils nous ont enfermés, moi et les autres malades. » S’il y avait bien une chose de positif dans ces quatre mois, c’était qu’elle avait pris conscience de son état et ne se voilait plus la face. Elle était malade. Il n’y avait plus aucune ambigüité à avoir, plus aucune possibilité de nier. Elle avait aussi pu remarquer qu’elle n’était pas la seule à désespérer, ses congénères ne se portaient pas mieux qu’elle. « Quatre mois. Dans les cachots de Poudlard. Et aujourd’hui on dirait qu’ils ont finalement changé d’avis. » Sa sortie était si soudaine et inattendue. Elle se demandait ce qui avait bien pu faire céder le ministère, les pousser à mettre fin à la quarantaine. On disait que c’était à cause des contestations, et de la fuite qu’il y avait eue. Certains avaient réussi à surmonter leur cage et à faire un pied de nez au ministère. Elle les enviait, et espérait qu’ils réussiraient à rester cachés. « Je ne peux pas rester là-bas, pas tout de suite en tout cas. Ce château me hanterait. » Mais elle avait beau envier ceux qui étaient partis, elle se savait, elle, liée à cette école plus que quiconque. Elle avait des gens à y protéger. Des gens à secourir. Il fallait qu’elle le fasse avant qu’il ne soit trop tard. Sa magie semblait à son point le plus faible. Bientôt on découvrirait ce qui adviendrait d’eux lorsque la maladie aura pénétré chacun de leurs membres, chacun de leurs tissus, chacune de leurs cellules. Cette finalité l’effrayait, était-ce la mort qui les attendait ? Le statut de moldu ? Etait-ce la folie ? L’inconnu la motivait à trouver un remède avant d’atteindre ce paroxysme. « Je ne peux pas rester ici non plus, à Pré-au-lard. Il faudra que j’y retourne. Ils comptent sur moi, là-bas. » Sa gorge se nouait. Ces mots, elle devait y croire, mais tout son être aurait voulu rester ici, pour l’éternité si elle avait pu. Ses yeux ne voyaient plus le danger. En Eliael, elle ne voyait plus le mal. Pour le moment, il représentait simplement son émancipation, sa retraite loin de ses maux. Un apaisement qu’elle n’avait plus connu depuis longtemps.

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Eliael Xanielov
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Janvier 2001
~ Eliya ~


I
l suivait chacun de ses gestes avec attention, était à l'écoute de ses paroles, mais de son corps aussi. Le plaid sur les épaules, elle décidait de choisir le canapé, Eliael quant à lui prit alors un fauteuil qui ne se trouvait pas loin. Le canapé aurait été mieux, mais il ne voulait pas l'étouffer, lui laisser l'espace dont elle avait besoin était le plus adéquat, il préférait la laisser venir à lui plutôt que le contraire. Il ne savait pas si elle lui parlerait. Il avait besoin de savoir, qu'elle mette des mots sur ce qu'elle a pu vivre même s'il s'en doutait. Quelque part au fond de lui il avait besoin de l'entendre de vive voix. Elle avait déjà tellement souffert à cause de lui, elle était la dernière personne à mériter que le sort s'acharne sur elle alors qu'il avait été clément avec lui... Patient, il lui laisse du temps, il la sent perdu tout de même et se demande si sa maison n'était pas le premier endroit où elle s'est réfugier sans même réfléchir à quoique ce soit d'autre... Pourquoi ? Il n'a pas le temps de se poser plus de question, elle prend la parole et il met du temps à réaliser... Oui elle a été enfermée, mais il y a une autre information dans cette phrase... Elle est malade, elle est atteinte de cette épidémie.

Eliael se contrôle, seul un clignement de paupière pourrait laisser entrevoir sa surprise pour quelqu'un qui le connaîtrait bien, mais personne en vie n'en était capable... Il cherchait, il fouillait, est-ce que cela changeait quelque chose ? Est-ce qu'il voyait la jeune femme qu'il avait devant lui différemment ? Il n'en savait rien... Cependant il se rappelait avoir lu quelque chose par rapport à une quarantaine, certaines personnes s'étaient enfuis... Il avait pensée à pas mal de chose, mais pas à cela, elle le prenait de court il devait bien l'avouer ce qui était rare avec le sorcier. Quatre mois... Dans un sens ce n'était rien, il avait bien été enfermé deux ans... Mais Eliael savait qu'il ne suffisait pas de grand-chose, un enfermement en était un, peu importe le temps qu'on y passe, cela reste gravé en vous à jamais. Cela ne vous laisse pas tranquille la nuit... Il n'en parle pas, il ne le montre pas, mais Eliael ne pourrait même pas compter le nombre de cauchemars qu'il continu d'avoir depuis sa sortie d'Azkaban, ce n'était peut-être pas toutes les nuits, mais presque. Eliael ne pouvait s'empêcher de trouver cela étrange qu'ils soient libérés comme ça d'un coup, même si dans l'article, ils disaient que la chose n'était pas contagieuse... Comment est-ce qu'il réagirait s'il était atteint lui aussi ? Pourtant il ne prenait pas peur, il ne la regardait pas différemment, même si à une époque il l'aurait simplement mise dehors parce qu'elle n'était rien de plus qu'une cracmolle... Lorsqu'elle lui avoue ne pas pouvoir rester là-bas, il répond presque aussitôt afin de la rassurer.

"Tu peux rester ici, comme je te l'ai dit, autant de temps qu'il le faudra." Répétait-il alors afin que les mots soient bien ancrés dans la jeune femme. Il ne pouvait que comprendre ce qu'elle ressent. C'était comme s'il avait été libre, mais qu'il devait continuer de vivre dans Azkaban, il n'osait même pas y songer. Il n'y avait pas grand-chose que le Hongrois pouvait craindre, mais cette prison et les détraqueurs en faisaient partis. "Crois-moi, je comprends ce que tu ressens." Assurait-il, il était quand même bien placé, lui qui avait été enfermé pendant tout ce temps, même elle pouvait maintenant comprendre ce que lui avait pu endurer, d'une certaine manière cela pouvait les rapprocher davantage. Lorsqu'elle annonce qu'elle ne pourrait pas rester ici non plus. Il fronce les sourcils, oh non, ça part contre, qu'elle ne lui demande pas de comprendre... Ils l'ont enfermé et elle veut y retourner ? Il la regarde intensément, ses yeux on l'air de la transpercée tandis qu'il tente de lire en elle. "Tu veux y retourner après ce qu’ils t’ont fait ?" Il n'y avait pas grand-chose qui pouvait surprendre le sorcier au point de laisser les pauvres émotions qu'il pouvait ressentir passer sur son visage. Il en restait presque la bouche ouverte, presque... "Tu ne leur doit rien." Ajoutait-il, il se lève, il avance dans la pièce et tourne comme un lion en cage tandis qu'il réfléchit. Il passe une main sur sa nuque avant de revenir vers le canapé, cette fois il s'approche d'elle, cette fois il ose. Se trouvant derrière le canapé, il vient poser sa main sur la joue de la jeune femme. Eliael peut paraitre froid, distant, complètement associable, mais lorsqu'on le connaissait réellement, il était une autre personne, beaucoup plus tactile qu'on pourrait le croire... Ces personnes sont juste très rares à connaître cet aspect-là de lui. Ses doigts glissent sur la nuque de Zirwya tandis que son pouce lui reste sur sa joue.

"Reste."
Lâchait-il finalement avant de continuer. "Cette nuit au moins. Ne t'en fais pas il y a de la place. Prend le temps de te ressourcer, si tu as encore envie d'y retourner demain... Alors soit." disait-il dans un soupire tandis que ses yeux se perdaient dans les siens un instant. Sans qu'il ne s'en rende compte ses doigts caressent sa nuque... Quelques instants, quelques secondes avant qu'il n'enlève sa main et attende de savoir ce qu'elle allait décider même si au final il ne lui laissait pas beaucoup le choix. Il ne voulait pas qu'elle parte, pas après qu'elle est disparu pendant quatre mois... Il avait l'impression que si elle passait encore une fois sa porte elle lui échapperait. Il ne pouvait pas expliquer ce qui se passait, pourquoi ce qu'elle pensait de lui était si important. Il n'y avait pas grand monde qui comptait dans sa vie, mais malgré tout elle en faisait partie, même s'il avait conscience que ce qui les liaient était basé sur un mensonge et que c'était sa faute plus qu'autre chose... Mais il n'a pas le courage de lui avouer la vérité, il ne veut pas voir la déception, la colère dans son regard lorsqu'elle poserait ses prunelles sur lui... Il était égoïste, il le savait, mais ne pouvait lutter contre... Sa douleur de l'enfermement était déjà assez difficile à tolérer...

(c) Emi.


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Les mots étaient sortis si facilement de sa bouche parce qu'elle avait besoin de se délier la langue, de parler. Sa gorge semblait sèche d'avoir réduit son débit de parole pendant tant de temps. Elle s'était enfermée dans une sorte de mutisme qui allait de paire avec un certain traumatisme qu'ils lui avaient infligé en la barricadant ainsi. Elle ne voulait pas qu'on la plaignît, elle n'était pas venue là pour ça. Pour autant, la non-réaction d'Eliael la surprenait. Etait-il si torturé qu'enfermer des malades ne l'atteignait pas ? Dans l'esprit de Zirwya, ce genre de choses se faisaient au Moyen Âge, quand on enfermait les lépreux, quand on avait plus de solution. Oui, cette décision du ministère ressemblait à un acte désespéré, l'acte de la dernière chance. Eliael était pourtant compréhensif, et aux yeux de la médicomage, il apparaissait comme désireux qu'elle restât. Elle ne savait trop comment le prendre. De l'hospitalité ? Un danger ? Elle était en terre inconnue ici, il avait tout pouvoir, parce qu'elle était en position de faiblesse : pleurante, désespérée. Et lui, il connaissait tous ses secrets, toute son histoire, même une part d'histoire que Zirwya elle-même ignorait. C'était comme s'il tenait son âme en bocal, et sans autre solution, Zirwya allait presque céder à lui laisser son corps en plus, en acceptant sa proposition. Elle voyait sans doute le mal partout, mais on ne pouvait jamais être trop prudent. Il était pourtant celui qui pouvait le mieux la comprendre, et c'était une chance qu'elle ne pouvait pas laisser passer. Elle avait besoin de se reconstruire, et sur le moment, sans réfléchir d'avantage, elle croyait que lui seul pouvait l'aider. Elle se leurrait bien sûr, à Poudlard, Sabal aurait très bien pu jouer ce rôle rassurant auprès d'elle, mais voilà, il était précisément à Poudlard, endroit qu'elle fuyait actuellement comme la peste. Alors il n'y avait plus que lui, Eliael, un homme en qui elle ne pouvait placer une confiance aveugle, un homme dont elle se méfiait.

Il n'avait de cesse de tourner dans la pièce, le regard de Zirwya, las de suivre cette danse intellectuelle, finit par se poser sur un objet quelconque de la pièce sans en décrocher ses yeux pendant de longues minutes. Ce temps-là, Eliael l'utilisa pour continuer son discours, insistant encore pour qu'elle restât. Sans qu'elle s'en soit rendu compte, il avait fini par s'arrêter derrière elle, et d'une main baladeuse, il venait épouser la courbe de sa mâchoire, de sa joue, de sa nuque. Le corps de Zirwya se crispa un instant, voilà bien longtemps qu'on ne l'avait pas touchée ainsi. Elle savait au plus profond d'elle-même que cette main n'avait rien de rassurant, elle se voulait séduisante, agréable. Un instant, elle ferma les yeux, s'imagina avec un homme dans cette pièce, un homme qu'elle aimerait, un homme qui s'était inquiété de son absence, un homme heureux de la retrouver. Elle s'imagina amoureuse et aimée, comblée par l'attention de quelqu'un qui n'avait d'yeux que pour elle et qui lui ferait vite oublier ces mois d'isolement. Mais en ouvrant à nouveau les paupières, c'était toujours cette main, rêche des nombreuses épreuves qu'elle avait subies, qui se promenait doucement sur sa peau. Zirwya hésitait à la retirer elle-même. Elle n'était pas habituée à tant de proximité, à des caresses. Avec plus de discernement, elle aurait sans doute trouvé ça déplacé, de profiter de ce qu'elle était déboussolée pour se rapprocher d'elle ainsi. Mais Eliael la retira sans qu'elle n'eût dit quoi que ce soit, et l'atmosphère se remplit alors d'un vide et d'un silence oppressant qui ne pouvait être rompu que par elle : il attendait une réponse. « Je ne leur dois rien, mais il n'y a que là-bas que j'ai une chance de guérir. » C'était la vérité, c'était l'unique raison pour laquelle elle devait y retourner. Elle n'avait pas d'autres arguments, rien qui ne pût faire pencher la balance et prouver à Eliael qu'elle n'avait pas d'autres choix. Elle ignorait pourquoi il était si insistant, ne parvenait pas à prendre ça pour de la bienveillance, ni même pour de l'hostilité. La situation était juste... étrange. D'une façon qu'elle n'aurait pu décrire.

Zirwya plaça ses deux mains sur ses omoplates, se renfermant sur elle-même, comme si elle se protégeait d'une nouvelle main qui viendrait caresser sa peau. « Juste pour cette nuit alors. » Elle cédait, malgré sa peur naissante. Elle ne pouvait pas y retourner tout de suite, et elle n'avait nul part où aller. Une nuit. Elle en avait passé des centaines dans une cage, ici elle avait plus de liberté que tout ce qu'elle avait pu avoir ces derniers temps. Ça ne pouvait pas être si terrible. Peut-être même pourrait-elle commencer son voyage dans la mémoire, lui poser quelques questions, reconstruire les fragments de son passé. Il lui fallait quelque chose pour s'occuper l'esprit, ne plus penser à ce qu'on lui avait fait endurer, retrouver un but, un objectif, quelque chose à quoi elle pouvait se raccrocher pour survivre. Il y avait ses parents aussi, Chrephrën était à Pré-au-lard, il fallait qu'elle le trouvât, qu'elle reprît ses recherches. Un monde vaste de possibilités s'ouvrait finalement pour lui vider la tête. Ce soir, il n'y avait pas non plus qu'elle qui était obligée de parler. Tant de mois s'étaient écoulés, Eliael aussi devait bien avoir des choses à raconter. Il fallait aussi qu'elle vérifiât qu'il se tenait dans les rangs, il était sa responsabilité, c'était à cause d'elle qu'un criminel était dehors, libre. « Et toi alors, ces premiers mois de liberté ? » Elle n'aimait pas le tutoyer, instaurer cette proximité qu'elle voulait repousser tant qu'elle n'était pas sûre de ses intentions, mais ne pas le faire aurait été comme un avantage pour lui, une sorte de domination. On ne vouvoyait que les gens que l'on respectait, qui était plus haut hiérarchiquement, c'était généralement comme ça que ça fonctionnait. Elle ne pouvait pas lui laisser ce plaisir. « C'est incroyable comme les rôles ont été si vite échangés. » C'en était risible. Zirwya se leva, laissant tomber le plaid sur le canapé. Elle n'en pouvait plus d'être assise, elle était réchauffée maintenant, et elle avait besoin de se mettre en action. Elle fit quelques pas dans la pièce et finit par s'avancer vers lui. La première chose qu'elle voulait faire, c'était de ne lui laisser aucun avantage. Elle voulait reprendre le contrôle de la situation, le contrôle d'elle-même. Elle se sentait vulnérable et voulait assurer ses arrières. Elle était épuisée, harassée, mais elle se devait de rester vigilante, surtout en sa compagnie. Elle était loin de ses amis, de sa famille, s'il lui arrivait quoi que ce soit, personne ne s'en rendrait compte avant quelques temps. Zirwya avait peur, mais elle s'avança encore, jusqu'à ce que leur corps ne fassent presque plus qu'un, elle le toisa. Elle manquait de crédibilité, avec ses yeux éteints, son visage hâve et sa petite taille qui faisait pâle figure. Elle voulait lui montrer qu'il ne l'intimidait pas, qu'elle avait beau avoir accepté de rester ici, ça ne lui donnait absolument aucun droit sur elle. « Et ne crois pas, à tort, que parce que j'ai perdu ma magie, j'ai perdu ma force. Tu es là parce que j'ai besoin de toi, ni plus ni moins. Askaban n'est jamais très loin. »  De si grandes menaces après qu'il avait été si doux, Zirwya ne savait pas si elle utilisait les bonnes stratégies. Elle ne cherchait qu'à se protéger.

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Janvier 2001
~ Eliya ~


U
ne part d'Eliael était plongé dans l'incompréhension... Il semblait que ce qu'elle avait vécu l'ai marqué, tout comme lui lors de son séjour à Azkaban et il n'y avait rien de plus normal. Il l'avait senti perdue, affolée lorsqu'elle était arrivée, mais à présent ? C'était autre chose, de la peur ? De la méfiance envers lui ? Mais pourquoi était-elle venue ici si elle n'avait pas la moindre confiance envers lui ? Observateur il avait vu le changement dans son comportement, il avait vu les interrogations se multiplier dans sa tête, mais il n'avait aucune idée de ce à quoi elle pensait. Il faisait de son mieux pour lui laisser de l'espace, pour la rassurer pour lui montrer qu'elle ne serait pas seule. Lui le type sans émotion, le type sans chaleur humaine, lui qui n'y connaissait rien... Pourtant il essayait pour elle, mais elle n'avait pas l'air de le comprendre. Pouvait-il réellement lui en vouloir ? Sans doute s'y prenait-il comme un pied au final... Il hochait la tête à sa réponse, sur ce point il ne pouvait rien dire, il ne connaissait pas l'avancer des recherches. Mais si elle avait une chance de trouver un remède c'était sans doute là-bas ? Il n'était pas médicomage et même s'il savait pas mal de chose car quand on apprend la torture on apprend où et comment afin que la personne ne meurt pas en quelques secondes à peine, on apprend à soigner également, pour pouvoir mieux recommencer par la suite.

Mais une épidémie ? C'était loin d'être dans ses compétences, c'était plutôt les siennes à elle... Elle se renferme, se recroqueville telle une huître, pourtant elle accepte de rester, son comportement est tellement contradictoire, qu'il doit avouer avoir un peu de mal à suivre. Lui en revanche sans savoir d'où cela venait il se sentait rassuré qu'elle accepte de rester. Rassuré d'avoir sa présence jusqu’au lendemain, lui qui pourtant n'avait jamais besoin de personne... Le silence retombait quelques instants jusqu'à ce que la discussion se tourne vers lui, tandis qu'elle lui demande comment se passe ces premiers mois depuis sa sortie d'Azkaban... Sous-entendus, est-ce qu'il se tenait à carreau ? Il ne montrait rien, mais venant d'elle, cette question le gênait, parce qu'il voulait qu'elle arrête de le voir comme un monstre. Mais pouvait-il réellement lui en vouloir ? Tous ses faits et gestes avaient été écrit dans les journaux et elle avait dû lire ces derniers sans compter ce qu'il lui avait fait personnellement même si elle ne s'en souvenait pas... Mais c'était grâce à elle qu'il était ce qu'il était aujourd'hui. Grâce à elle qu'il avait retourné sa veste, qu'il s'était retourné contre les mangemorts et pourtant elle ne semblait pas vouloir voir qu'il avait changé... S'il pouvait réellement ressentir des émotions, il serait sans doute blessé, mais rien ne pouvait réellement l'atteindre... Il hausse finalement les épaules.

"Métro, boulot, dodo, ou presque." Répondait-il simplement. Il faisait ce qu'on lui demandait, il n'avait jamais oublié une seule fois d'aller pointer, il se faisait toujours pointer du doigt ou presque par les habitants de Pré-au-Lard. Du moins ils évitaient de réellement pointer leurs doigts car il leur faisait trop peur. Les seules bonnes notes pouvaient être le fait d'avoir retrouvé Mahra, mais il n'était pas certains que les deux jeunes femmes se connaissent et son amitié avec Iverna, celle qui avait aidé Zirwya à le sortir de prison. Mais cela lui allait Eliael n'aimait la foule de toute façon, il préférait la solitude, sauf quand il s'agissait de la médicomage devant lui... "Je n'ai pas fait de vague, si c'est cela ta réelle question." Répondait-il plus froidement, parce qu'il se doutait rien qu'il n'y avait rien d'autre derrière cette question et qu'il en était agacé. Mais il se déridait lorsqu'elle reprit la parole et pris une mine plus grave. "Je suis désolé que tu es eu à subir ce genre de chose." Répondait-il, il savait ce que faisait l'enfermement, il en sortait, bien entendu il savait qu'il existait bien pire, mais pour une personne comme elle... Cela avait dû être dur, surtout qu'il imaginait bien qu'ils n'avaient pas dû se contenter de les mettre dans une cellule... La jolie russe se leva et comme à son habitude Eliael la suivait du regard, il se demandait ce qu'elle allait faire et fût surpris de la voir s'avancer vers lui. Malgré son aspect faiblard, elle remontait la tête, se montrait fière devant lui et Eliael ne bronchait pas d'un pouce alors qu'il lui aurait fallu d'un seul regard pour inverser les rôles et la faire se sentir aussi petite qu'une souris...

"Tu sors d'une cellule, tu connais ce que ça fait d'être enfermé ? Et c'est là que tu as envie de m'envoyer ?" Demandait-il sans rien laisser paraître sur son visage. "Tu es la, devant moi, tu m'annonce que tu as perdu ta magie, que tu es atteinte de cette épidémie. As-tu déceler le moindre changement dans mon comportement ? Et pourtant d'après les sangs purs j'aurais mille et une raison de te mettre dehors..." Pour certains à présent ils ne valaient pas mieux que les cracmols, plein de personnes avaient tournés le dos à leurs amis, à leur famille, Eliael savait ce qui se racontait. "Je n'attends pas de gratitude de ta part, je ne compte pas profiter de ta faiblesse. En revanche, je voudrais que tu m'épargne ce genre d'insulte. J'y ai le droit tous les jours en dehors de ses murs, ici c'est chez moi, mon havre de paix et je voudrais qu'il le reste." Expliquait-il en la regardant droit dans les yeux. Son ton était autoritaire sans même qu'il est besoin ne serait-ce qu'une seule fois d'hausser le ton. Ce n'était pas parce qu'il était dehors grâce à elle qu'il allait simplement lui dire oui comme un bon petit toutou, c'était mal le connaître, il ne comptait pas lui faire le moindre mal en retour il ne la laisserait pas le traiter de la sorte. Il avait son passé, elle avait le sien, lui tentait d'avancer malgré ses erreurs...

"Je ne te juge pas, j'aurais aimé que tu sois capable de faire pareil."
Lâchait-il finalement avant de soupirer malgré lui. Il n'était pas déçu, pour cela encore une fois il aurait fallu que cela puisse le toucher, mais de toutes les personnes qui existaient, il aurait aimé qu'elle soit capable de voir ce qu'il était à l'intérieur... A un moment il avait cru qu'elle saurait le faire, à présent, il avait quelques doutes. "Est-ce que tu as faim ?" Demandait-il finalement, il était loin d'être en colère, pour lui ce n'était qu'un échange de point de vue, une façon de mettre les choses à plat entre eux, mais sa proposition tenait toujours et il ne comptait pas la mettre à la porte loin de là. Il ne savait pas ce qu'elle avait mangé durant tous ses mois et il avait bien des petites choses qu'elle pourrait grignoter, ou se préparer à manger. "Tu fais comme chez toi, tu te sers." Finissait-il par dire, il ne voulait pas qu'elle se sente gênée ou quoi et il ne connaissait pas encore ses goûts. "Et si tu as envie de te changer les idées je dois bien avoir une bonne vieille bouteille de vodka qui traîne." Mais ce n'était sans doute pas son style ? Mais c'était quelque chose de chez eux, les pays de l'est et il savait que se sentir près de chez soi parfois était l'un des meilleurs remèdes, mais peut-être aurait-elle peur qu'il la saoule pour profiter d'elle ?

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▼▲▼

Elle s'en voulait d'être si cruelle, mais comment aurait-elle pu ne pas l'être ? Elle n'avait jamais aimé passer pour la petite fille fragile, n'avait jamais supporté être à la merci de quelqu'un. Elle avait la sensation de se réfugier chez mère-grand en sachant que le grand méchant loup l'y attendait peut-être. Elle s'y rendait en connaissance de cause. C'était peut-être ça, le plus terrifiant dans l'histoire. Elle avait tiré la chevillette, la bobinette avait chu. Trop tard pour faire marche arrière, trop tard pour penser une deuxième fois. Il semble désolé pour elle, il semble être un homme calme et bienveillant. N'avait pas eu à faire à la justice pendant qu'elle n'était pas là. Avait changé du tout au tout. Etait devenu le bon citoyen agréable et tranquille du village. Comment expliquer un tel revirement de situation ? Cet homme semblait si complexe qu'elle n'arrivait pas à déceler une once de vérité chez lui. Parfois, elle arrivait à lire dans les gens comme dans un livre ouvert. Prenez Kamen, par exemple, une simple analyse quand il s'était présenté devant elle à l'infirmerie la première fois lui avait appris qu'il était drogué et paumé. Pour Eliael, en revanche, elle ne savait toujours pas dans quel camp il pouvait bien être. Il y avait son passé factuel, celui des journaux, et il y avait ce visage dans sa tête, pas un visage de tortionnaire non, un visage doux. Elle brûlait de commencer les questions mais était-elle réellement prête à découvrir les réponses qu'on allait lui donner ? Pour le moment, elle était seulement satisfaite d'apprendre que sa libération n'avait pas été une catastrophe, qu'elle n'avait pas à le regretter. Il se comportait bien.

Zirwya ne s'excuserait pas, elle ne le pouvait pas, elle n'avait pas d'excuses pour ce qu'elle avait dit. Elle se contenta d'un signe de tête. C'était entendu, elle avait bien compris ce qu'il lui demandait et c'était dans ses cordes, elle allait mettre de côté son statut d'ancien prisonnier, oublier ce qu'il avait fait. Tout effacer. Repartir à zéro. Apprendre à connaître cet homme, du début à la fin, connaître son passé, son présent, son avenir. Tout savoir de sa famille, de ses amis, de ses amours. Comprendre. Parce qu'après tout, la clé de son histoire à elle reposait dans son histoire à lui, elle en était plus que consciente. Elle n'avait aucun intérêt à jouer les commissaires, à le torturer pour obtenir des réponses, au contraire, si elle se montrait docile, tout lui serait apporté sur un plateau d'argent. Hors ça n'avait jamais été dans sa manière de faire, il fallait qu'elle découvrît ce que c'était que cette nouvelle pratique, elle qui ne passait jamais par quatre chemins pour obtenir ce qu'elle voulait, elle qui perdait patience, elle qui était plus renard qu'agneau. Zirwya ne répondit alors rien, attendit qu'il passât à un autre sujet. « J'ai l'impression de n'avoir rien mangé depuis des jours. » C'était faux bien sûr. On les nourrissait, en bas, mais seulement comme des bêtes de somme, juste de quoi les faire tenir pour qu'ils fussent capables de passer les tests et de durer toute la journée. Elle rêvait d'un bon plat chaud, de quelque chose de consistant. L'odeur des plats d'Olga lui chatouillait les narines. Olga. C'était la seule personne qu'elle eût voulu voir en sortant de ces cachots, la seule qu'elle eût voulu serrer dans ses bras. Elle était comme sa mère. Celle qui s'était occupée d'elle tout ce temps. Celle qui l'avait élevée, qui lui avait tout appris. Celle qui l'avait protégée, coûte que coûte, peu importait le sang qui les séparait. Oui, Olga était sa mère. « Là tout de suite, j'ai plutôt envie de manger je l'avoue. Pendant les grands froids, en Russie, on avait l'habitude de manger un potage en entrée et ensuite un koulibiac qui nous tenait au corps pour la nuit. » Elle se rappelait encore des traditions russes. Ça, même si elle avait voulu l'enlever de sa mémoire, elle n'y était pas arrivée. Les souvenirs étaient une science trop complexe, ceux qu'elle aurait voulu avoir étaient partis, ceux qu'elle détestait restaient ancrés comme un roc. « Enfin, je mangerai ce que tu as, je ne suis pas difficile. Et un verre de vodka ne me fera sans doute pas de mal, tu as raison. » Laisser aller ses pensées au gré de l'inconnu, arrêter de penser le temps que le liquide passât à travers ses veines, le temps qu'il quittât son corps. C'était une perspective de fin de soirée qui lui plaisait tout à fait.

Ϟ Ϟ Ϟ

Elle venait déjà de vider trois petits verres d'un trait. Pour l'instant, la boisson ne faisait pourtant aucun effet. Il fallait attendre, et souffrir encore un peu. Rien qu'après ce repas, Zirwya avait l'impression d'avoir repris des forces. Elle n'était toujours pas tout à fait elle-même, mais ça s'y rapprochait. C'était le cerveau qu'il fallait guérir surtout. Elle se demandait bien comment Eliael avait pu être l'homme qui se tenait devant lui, sans presque aucune cicatrice, sans presque aucune blessure, après avoir subi Azkaban, le pire emprisonnement qui soit. A moins que ce ne soit Nurmengard. Enfin, les deux se valaient. Doucement, l'alcool prenait place dans son corps frêle. Elle sentait ses membres se détendre, se dégourdir. Son esprit était léger, il voguait dans les limbes de son encéphale sans plus être un fardeau à porter. Et surtout, sa langue se déliait peu à peu. La dernière fois qu'elle avait été ainsi, c'était en arrivant à Poudlard, la première fois où ce lieu avait été une terre inconnue pour elle. Là encore, elle avait pris un homme et l'alcool comme pilier pour surmonter cette épreuve. Le schéma, doucement, se répétait. Manquait plus qu'elle invitât Eliael à danser, et tout y serait. Non, elle avait encore assez de jugeote pour se l'interdire. « Eliael ? » Il lui semblait qu'elle était restée muette pendant un certain temps, elle voulait capter de nouveau l'attention du hongrois. « Eliael, est-ce qu'on s'est connus, durant la guerre ? » Après tout, la question n'était pas idiote. Ce pouvait-il qu'il ait été un visage lambda durant l'une des nombreuses batailles qui s'étaient déroulées sur le sol slave ? Au contraire, travaillaient-ils ensemble ? Elle n'avait jamais vraiment songé à cela, mais ce soir, ça apparaissait comme une évidence. Pouvait-il réellement l'aider ? Zirwya se sentait si démunie qu'elle n'aurait pas été étonnée que tous ses efforts eussent été vains, que sa mémoire lui eût encore joué des tours, la poussant sur un chemin qui n'était pas le bon. « Etions-nous amis ? Etions-nous ennemis ? » Etait-il de ces mangemorts qui eux non plus n'avaient pas eu le choix, ou même de ceux qui rendaient son quotidien moins pénible ; ou bien avait-il été le chef d'orchestre de la manipulation dont elle avait été l'objet ? Dans tous les cas, elle était prête à entendre la vérité, peut-être même l'aurait-elle oubliée demain.

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E
lle hoche la tête et c'est tout ce dont Eliael a besoin, rien de plus. Juste une promesse informulée. Qu'ils se comprennent, qu'ils connaissent les attentes de l'un et de l'autre semblait primordial. L'Hongrois ne lui en tenait pas rigueur, d'ailleurs, il n'attendait pas pour changer de sujet. Il avait dit ce qu'il avait eu à dire point. Il n'était pas un homme qui revenait sans cesse sur les faits. De plus il était persuadé qu'elle avait faim. Pourquoi ? Parce que lorsqu'on avait été enfermé dans un endroit quel qu'il soit, la bouffe en générale n'était pas ce qu'il y avait de plus idéal, à croire que c'était un critère. Dès qu'on enfermait quelqu'un la nourriture devait être mauvaise. A moins que ce soit parce que nous étions enfermés que tout nous paraissait fade ? Quoiqu'il en soit, Eliael était bien placé pour savoir de quoi elle aurait besoin. D'ailleurs elle ne tardait pas à confirmer ce qu'il pensait. Il hoche alors la tête et l'écoute tandis qu'elle lui parlait de ce qui se faisait en Russie. Plus elle parle et plus il se rend compte qu'il n'a pas envie qu'elle se serve simplement, il voulait lui préparer quelque chose. Ce dont elle aurait besoin pour se restauré, il lui restait des petites choses de la veille, il pourrait probablement trouver de quoi accompagner tout cela... Il se lève alors et lui fait signe de le suivre vers la cuisine. Pendant qu’il sort les plats, il prend le soin de lui expliquer où les choses se trouvaient. Il ne savait pas combien de temps elle resterait, il s'en fichait, quelque part au fond de lui, il avait besoin qu'elle sache, sans comprendre pourquoi. Il lui préparait quelque chose rapidement. Ce n'était pas le plat dont elle lui avait parlé, mais quelque chose qui venait de chez lui et qui lui tiendrait au corps et il savait que là, c'était tout ce dont elle aurait besoin. Une fois que tout était prêt, il prenait une bouteille de vodka pour accompagner tout cela. Lui n'avait pas faim, il se contentait seulement de la regarder et de l'accompagner pour boire un peu. Il ne lui posait que très peu de question, se contentant de lui laisser l'espace dont elle avait besoin...

Ϟ Ϟ Ϟ

Ils avaient fini plusieurs verres finalement depuis qu'elle avait fini de manger. Ils ne parlaient pas beaucoup, mais la conversation était plutôt posée. Le silence ne dérangeait pas vraiment l'homme qu'il était. Il y avait été habitué depuis tellement d'année. Il pouvait voir des couleurs lui revenir sur le visage, signe qu'elle se réchauffait mais qu'aussi la nourriture faisait peu à son œuvre lui redonnant doucement des forces, même si cela serait sans doute rien comparé à une bonne nuit de sommeil, elle allait en avoir besoin... Mais elle n'allait probablement pas dormir sur ses deux oreilles avant un bon moment. Eliael savait, il était passé par là lui aussi, même s'il ne laissait rien voir. Parfois cela le hantait encore parfois quelques nuits, mais il ne laissait jamais rien l'atteindre. Il savait comment couper ses émotions et il ne laissait jamais la peur ou la douleur l'atteindre. Quant au reste, cela dépendait... Lorsqu'il l'entendit l'appeler, Eliael redressait doucement la tête s'en s'être rendu compte qu'il s'était éloigné dans ses pensées. "Hum ?" Demandait-il alors afin qu'elle poursuivre, lui indiquant qu'elle avait toute son attention. Elle pose alors sa question, sans doute celle qui l'intéresse réellement depuis qu'elle a mis les pieds dans sa maison. Eliael la détail alors un moment, son regard plonge dans le sien avant de descendre doucement un instant au fur et à mesure qu'il réfléchit à la réponse qu'il allait pouvoir lui donner... Elle ne se rappelait donc réellement de rien ? Redressant la tête, il fronçait un instant les sourcils se demandant pourquoi il était là au juste si elle n'était même pas certaine de certains faits... Pourquoi l'avait-elle libérée ? Aurait-elle risquer de faire libérer un dangereux criminel sans être sûr de rien ?

"Tu... Tu te souviens de quoi exactement ?" Demandait-il en répondant à sa question par une autre question, mais il avait besoin de comprendre. De savoir sur quoi est-ce qu'elle s'était basée. Sauf que vint alors une seconde question et Eliael se lève. Il se passe une main derrière sa nuque puis sur ses yeux. Il ne s'était pas attendu à cette question, à cette discussion... Pourquoi maintenant ? Il savait bien que ça arrivait mais... Il aurait aimé profiter du calme avant la tempête encore un peu avant de devoir parler de tout ça, même s'il savait bien qu'elle ne l'avait fait délivrer que pour cela. Il s'arrête finalement devant l'une de ses fenêtres du salon, son regard se perd un instant sur la neige qui tombe en cet instant même. "Et si je te disais que nous n’étions ni l'un, ni l'autre et à la fois nous étions l'un et l'autre ?" Disait-il en reprenant la parole avant de lâcher un soupire et de se retourner vers elle. "Les réponses ne sont pas simple Zirwya, ce n'est pas forcément ou tout noir ou tout blanc..." Il se rapproche, il revient vers elle, vers la table, prend son verre et bois une nouvelle gorgée. Il prend sa chaise la retourne afin de s'asseoir face à elle, mais en ayant le dossier devant lui, croisant ses bras sur le sommet de celui-ci.

"Tu connais mon passé, en partit. Pourtant tu n'arrives à pas à répondre toi-même à cette question n'est-ce pas ?" Demandait-il en haussant un sourcil. "Dis-moi alors, de quoi te souviens-tu ?" Et à partir de là, peut-être qu'il pourrait répondre à ses questions, oserait-il lui apprendre toute la vérité ? Il n'avait pas eu de mal à se livrer à Iverna, pourtant tout semble différent avec la médicomage... Pourquoi ? Parce que qu'elle était l'origine de tout ? Celle qui avait su le réveiller de cette réalité dans laquelle il était piégé ? Et si elle se rendait compte du monstre qu'il était en réalité ? Le fuirait-elle ? Lui enlèverait-elle la chance d'apprendre à la connaître ? Il ne comprend pas, il ne sait pas pourquoi... Mais il n'aime pas l'idée de la voir fuir, elle l'a déjà fait une fois et cette image le hante encore aujourd'hui...

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Le trou noir, le vide, le néant. Voilà de quoi elle se souvenait. Cette réalité qu'elle ne pouvait faire savoir à Eliael. Elle était partagée entre l'honnêteté, la franchise et le mensonge. N'allait-il pas utiliser son ignorance pour lui faire avaler un passé factice ? Elle fabulait. Seulement, elle n'arrivait pas à lui faire une confiance absolue, une confiance aveugle. Elle n'était pourtant plus en état de faire la distinction entre ce qu'elle avait envie de dire et ce qu'elle pouvait dire. Elle parvint à se taire seulement. Lorsqu'elle aurait décidé de parler, elle ne contrôlerait cependant plus rien. Elle écoutait. Elle attendait. Elle voulait entendre une réponse claire et précise, elle voulait connaître la vérité, enfin, de ce visage mystérieux présent dans ses songes.

Ami ou ennemi, question simple. L'un ou l'autre. Pas les deux. Pas des inconnus. Elle le savait, elle le sentait, qu'ils s'étaient connus, qu'il n'était pas qu'un visage de passage, croisé à la volée. Elle y croyait, à cet indice, à ce chemin qu'elle devait emprunter pour retrouver tout le reste. Question simple. Une réponse qui devrait la satisfaire, une réponse qui devrait la guider pour la suite de son parcours. Et s'ils avaient été amis, alors, l'alcool l'obligerait à se faire pardonner tout de suite pour les mots qu'elle avait prononcé précédemment, pour les menaces qu'elle lui avait lancées. Question simple. Et Eliael n'était même pas fichu de répondre simplement. Elle fronça d'abord les sourcils, croyant à une mauvaise blague. Comment auraient-ils pu être les deux et rien du tout, et ceci en même temps ? Son esprit embrumé ne lui permettait pas de comprendre par elle-même, elle n'avait plus ni l'envie ni la capacité de réfléchir. Sa patience elle aussi avait fait une chute libre, mieux valait donc pour le slave qu'il ne l'eût pas trop menée en bateau.

Zirwya était quelqu'un de sentimental, mais aussi de très catégorique. Elle arrivait toujours à tout cliver en deux. Oui ou non. Bien ou mal. Guerre ou paix. Noir ou blanc. Ami ou ennemi. Elle était bien curieuse de savoir quelle était cette étrangeté qu'on ne pouvait diviser. Elle se demandait bien aussi pourquoi il mettait tant de temps à trouver ses mots, pourquoi cette mise en scène, se rapprocher d'elle, se positionner ainsi. Il faisait un pas vers elle mais laissait tout de même le dossier de cette chaise comme sorte de barrière entre eux. C'était à n'y rien comprendre. Zirwya eût voulu se lever et le secouer comme un prunier, qu'il les sortît ces mots qui semblaient se bloquer dans sa gorge, qu'il se clarifiât son esprit qui semblait si confus lui aussi. Les grands yeux de la médicomage restaient fixés sur le jeune homme, attendant de boire ses paroles, comme un enfant qui attendrait la suite d'une histoire. Elle attendait son histoire du soir, l'histoire de sa vie à elle. Tout ce qu'elle savait de lui c'étaient des faits, ce qu'elle avait trouvé dans des journaux, les informations qu'elle avait récupérées avec Iverna. Des rumeurs, rien de concret. Maintenant qu'il avait la possibilité de lui raconter qui il était vraiment, sans artifice, sans fausses informations, voilà qu'il était muet, s'assurant d'abord de ce qu'elle allait lui dire pour se caler sur son récit.

Mais elle, par où pouvait-elle commencer ? Son aventure serait bien laconique. Il n'y avait pour ainsi dire rien à rapporter. Tout s'évapora alors de sa bouche le plus simplement du monde. « J'ai été appelée pour prêter main forte à l'hôpital de St Pétersbourg. J'ai croisé mes parents qui trouvaient impensables que leur fille puisse se battre contre eux. Bien que j'eusse toujours été contre eux, en soit. » A quoi Aleksandr pouvait-il bien s'attendre ? A ce qu'elle se range soigneusement dans leur rang après une enfance épouvantable et inexistante ? Après il n'y avait plus rien. Rien avant ce jour où elle s'était réveillée, étalée sur le sol du salon, chez elle, en Estonie. Svetlana penchée sur elle, la baguette à la main, lui demandant si elle allait bien. Elle allait bien, elle était juste complètement déséquilibrée, complètement paumée. Parce que sa soeur avait effacé un an de sa vie. Parfois la douleur valait mieux que le silence, l'oubli, l'ignorance. Mais Lana était trop jeune pour le comprendre, mais déjà assez vieille pour faire des prouesses avec sa baguette. Le mal avait été fait, plus question de revenir en arrière. C'était pourtant à ça que s'était évertuée Zirwya, à faire en sorte de réparer l'erreur, de se souvenir.

« Je ne sais plus rien de la guerre, rien. Nichego. » Ça faisait maintenant un moment qu'elle n'avait plus prononcé un seul mot de russe. Elle associait cette langue à toute cette sombre période, elle faisait partie elle aussi, de ce monde oublié de sa mémoire. « Tout ce que j'ai, c'est un visage. Un visage neutre, sans sourire ni haine. Juste un visage, le tien. » Un visage qui l'avait entrainée à libérer un potentiel criminel de prison, un visage qui l'avait menée à prendre tous les risques possibles pour qu'il retrouvât sa liberté. Eliael pouvait-il prier sa bonne étoile ? Probablement. Elle s'était toujours demandée pourquoi c'était resté, pourquoi la magie de Lana n'avait pas réussi à l'effacer aussi. Elle avait toujours pris ça pour un signe, le signe qu'une nouvelle vie commencerait pour elle lorsqu'elle aurait achevé cette tâche, celle de se remémorer, celle de reconstruire le puzzle. Il était la pièce clé, celle qui débloquait tout. Zirwya se laissa glisser au bout du canapé, au plus près d'Eliael. Ces traits, ces rictus. Ils n'étaient pas exactement les mêmes que ceux qu'elle avait dans la tête, parce qu'il avait dû souffrir aussi, après, et en prison bien sûr. Celui qu'elle voyait dans son esprit était moins torturé. « Alors, je voudrais comprendre, pourquoi toi ? » Son ton était grave, presque au bord des larmes. L'alcool lui décuplait toujours ses émotions. Elle aurait tout donné pour ne pas avoir bu autant, pour être de nouveau elle-même, pour sentir réellement cette vérité qui semblait plus proche qu'elle ne l'avait jamais été.

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Janvier 2001
~ Eliya ~


L
e sorcier est tiraillé entre cette envie d'être honnête de tout lui raconter comme il a pu le faire lors de son interrogatoire avec Iverna... Et la peur qu'en sachant tout ce qu'il lui a fait faire, elle s'en aille en courant... Refuse de lui adresser la parole. Pourquoi cette peur ? Lui qui ne s'attache à rien, ni à personne. Et si elle savait la vérité et s'enfuit ? Qu'est-ce qui changerait dans sa vie à lui ? Il ne peut répondre à cette question... Alors son regard se pose sur Zirwya et c'est comme si les choses devenaient clairs, comme si de par sa présence elle lui ouvrait le chemin, lui montrait celui qu'il fallait suivre. Elle était sa lumière au bout du tunnel, celle qui l'avait sorti de cette vie infernale... Qu'est-ce qu'il perdrait si elle quittait sa vie ? Sa seule chance de devenir meilleur ? Même si tout ne reposait pas uniquement sur elle, tout s'était déclenché face à elle... Pour lui se serait comme faillir au nouveau but qu'il s'était fixé.  Du moins pour le moment c'était tout ce dont il était capable d'admettre et n'était pas capable non plus de voir au-delà. Il cherchait donc à savoir ce dont elle se souvenait. Pour mieux pouvoir modifier l'histoire à son bon vouloir ? Il ne le savait pas lui-même, mais il avait besoin de savoir pour pouvoir lui raconter, à quoi cela lui servirait s'il lui disait des choses qu'elle savait déjà ? Ou s'il voulait garder pour lui certaines informations... Oui il n'était pas très fair-play sur ce coup-là, il détenait le savoir, il détenait le pouvoir et en cet instant il en prenait bel et bien conscience. La question était... Allait-il en jouer ou simplement lui raconter la vérité ? Un mensonge en était-il un si on omettait simplement quelques faits ? Où est-ce que s'arrêtait cette barrière entre le bien et le mal qu'Eliael commençait à peine à connaître ?

Elle prend alors enfin la parole, il sent bien qu'elle se questionne, que la patience n'est pas sa plus grande qualité... Eliael écoutes alors avec attention le récit du peu de souvenir qu'elle pouvait avoir et peu était un euphémisme... Eliael se souvenait de ce jour... Lorsqu'il l'avait mise sous impero et qu'alors elle était devenue plus qu'une marionnette entre ses doigts... S'il lui disait qu'il ne faisait qu'obéir aux ordres qu'il n'avait rien décidés lui-même, lui pardonnerait-elle ? En tout cas elle confirme alors ne rien savoir... Un sentiment de soulagement et un voile de... Tristesse ? Eliael n'arrive pas vraiment à comprendre cette émotion, s'empare alors de lui. Il réfléchit à ce qu'il peut lui dire, se rendant à peine compte qu'elle continue de parler, il relève alors le visage lorsqu'elle parle de lui, plisse les yeux... Pourquoi son visage à lui ? Pourquoi s'en souvenait-elle ? Mais les pièces du puzzle se mettait en place, il comprenait enfin pourquoi il était là, libre, dehors, face à elle... Il ressent quelque chose dans sa poitrine, son cœur émet un battement plus fort que les autres sans qu'il n'en comprenne la raison, cela le trouble, ses yeux se ferment pendant quelques secondes. Avait-elle seulement parié sur un coup de poker ? Elle aurait pu totalement se tromper... Il rouvre les yeux lorsqu'elle reprend la parole, il découvre alors qu'elle s'est rapprocher et pendant un moment, il ne dit rien, il l'observe sans bouger... Il peut alors découvrir ses yeux brillants comme si elle n'était plus très loin de pleurer et cette image à raison de lui... Il n'y a pas grand-chose qui le touche Eliael et pourtant CETTE femme y arrive de toutes les manières possibles... Elle le touche, réveille en lui des choses qu'il pensait mort à jamais, elle le ramène à la vie tout simplement...

"Et si les réponses ne te plaisaient pas ?"
Demandait-il dans un murmure à peine audible. "Tu... Tu as lu ce journal, tu sais qui je suis..." Son regard cherche le sien et s'y accroche. "Tu sais de quoi je suis capable et pourtant... Tu m'as fait sortir d'Azkaban pour un simple visage ? Mon but aurait pu être de te tuer, tu te rends compte des risques que tu as pris ?" Demandait-il en se demandant quel genre de femme prenait ce genre de risque, celles qui étaient désespérée ? Pourtant elle était loin de l'être. Elle était une battante Zirwya, il en avait eu la preuve sous les yeux en la voyant se battre contre le sortilège jour après jour... "Je ne sais pas pourquoi tu as perdu la mémoire... Mais certains souvenirs peuvent être dur à encaisser." Il la mettait en garde, c'était bien beau de vouloir tout savoir, mais cela pouvait vous détruire également, peut-être y avait-il une raison pour qu'elle ne se souvienne de rien ? Mais elle voulait savoir n'est-ce pas ? Et il ne pouvait pas rester simplement silencieux. Il se lève alors et va la rejoindre sur le canapé, pas très loin d'elle. "Pendant la guerre, tu étais sous l'emprise d'un mangemort qui avait reçu l'ordre de te mettre sous impero..." Laissait-il alors entendre sans dire évidemment que c'était lui. Il jaugeait chacune de ses réactions ne sachant pas s'il en disait trop d'un coup ou non. "Cela a duré quelques mois, je te laisse deviner facilement pourquoi aux premiers abords nous n'étions pas amis." Lâchait-il dans un soupir, avant de doucement relever l'une de ses manches afin de lui dévoiler sa marque sur son avant-bras. Elle connaissait son passé de mangemort. Elle pouvait facilement comprendre qu'ils étaient dans deux camps séparés. Il n'ajoutait rien d'autre. Cette marque, il savait qu'elle la portait aussi, il avait été là le jour où elle lui avait été imposée... Mais le jugerait-elle ... ?

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Elle y avait longuement rêvé, Zirwya, au moment des révélations. Elle s'était dit que le jour où on lui raconterait toute la vérité, le cadenas qui semblait s'être apposé sur son cerveau se déverrouillerait automatiquement, permettant à sa mémoire de reprendre le contrôle de son passé. Elle avait, sans doute, déjà imaginé de nombreuses fois ce qu'il s'était passé, les possibilités étaient infinies et pourtant, elle avait l'impression de les avoir déjà toutes passées en boucle. Trois ans s'étaient écoulés depuis la guerre. Ce visage dont elle se souvenait, elle l'avait d'abord pris comme un ami, une aide, comme celui qui l'avait sortie de cette misère. Puis, il était devenu un inconnu, une victime peut-être, une victime qu'elle avait dû soigner avant d'être enrôlée, ou l'une de ses victimes à elle, victime de sa barbarie. C'était de là qu'était née sa compassion. Elle avait fait ses recherches, la médicomage, et en voyant son passé, d'autres idées lui étaient venues en tête. Il était l'un de ses collègues mangemort, croisé sur un champ de bataille, ou bien un espion, à la fois auror et mangemort, qui n'était pas celui qu'on croyait et qui ne méritait pas sa sentence. Enfin, elle avait songé qu'il aurait pu être son supérieur, celui qui lui donnait ses ordres. Elle n'avait plus peur maintenant d'entendre la vérité, car toutes les vérités étaient présentes dans son esprit. Il suffisait qu'elle choisît la bonne, qu'elle se l'appropriât. Elle avait beau connaître l'identité d'Eliael, un fragment de son passé, son statut durant la guerre, un mangemort, ça ne changeait rien à ses yeux, il pouvait être une aide, il pouvait lui donner la pièce qu'il lui manquait, qui comblerait ses morceaux vides. L'homme ne comprenait pas comment elle avait pu courir tant de risques, à vrai dire, ses intérêts personnels étaient passés avant toute considération morale. Relâcher un criminel ? Pourquoi pas, si c'était sa dernière et unique solution. Ce n'était pas comme si elle avait relâché Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom, il y avait un trou béant entre les deux, ce n'était pas un acte immoral ou un inconscient, ça ne lui apparaissait pas comme tel. Maintenant que le Lord n'était plus, les mangemorts n'étaient qu'une poussière dans un tas de sable : seuls, ils n'avaient plus aucun moyen de pression. Aucun serait de taille à reproduire le passé, il fallait être fou, complètement fou, et de ce qu'elle voyait d'Eliael, elle voyait un homme qui avait cru en un idéal mais qui gardait les pieds sur terre. Tout le monde se battait pour ses convictions, mais il fallait pour ça un effet de masse, il était enfermé dans ce petit village qu'était Pré-au-lard, constamment surveillé : les habitants ne craignaient rien. « Je préfère être morte que vivre ainsi, alors si tel est ton but, fais-le et qu'on en parle plus. Je suis malade et amnésique. Et peut-être bien une criminelle au même titre que toi. Je me fiche des risques, je ne peux pas vivre sans mon passé. » Du moins, elle n'avait plus l'impression de le pouvoir, c'était bien trop lourd à porter, bien trop lourd d'affronter le regard de tous ces gens, à Poudlard : des aurors, des gens qui s'étaient battus pour faire revenir la lumière, pendant qu'elle se battait de l'autre côté, pendant qu'elle les ralentissait. Ils avaient tous soufferts d'une guerre qu'ils ne voulaient pas, elle faisait partie de ceux qui l'avaient provoquée. Elle se rappelait du récit de Sabal, de cet instant où, mal à l'aise, elle n'avait su comment parler sans se trahir, sans lui montrer qu'elle-même faisait partie de ses pires cauchemars. Il y avait aussi la marque, cette odieuse marque qu'elle ne pouvait et ne pourrait jamais effacer. Elle devait apprendre à vivre avec, mais pas sans savoir réellement ce qu'elle signifiait pour elle, pas sans connaître les messages cachés qu'elle renfermait sans doute. Meurtrière. Tyran. Bourreau.

Zirwya assumait, elle assumait les actes qu'elle avait bien pu commettre. Pour quelle raison l'avait-elle fait ? Ça restait un mystère. Elle avait du mal à croire que ses parents auraient pu avoir une telle influence sur elle, qu'elle aurait accepté de se soumettre au Lord. Un chantage ? La vie de sa petite soeur avait-elle été menacée pour qu'elle cédât ainsi à ceux à qui elle ne devait rien ? Elle se doutait qu'Eliael n'avait peut-être pas ces réponses-là, mais il en avait, et c'était déjà le début de beaucoup de choses. « Accouche Xanielov, je te demanderais pas ça si j'étais pas capable d'entendre ce que t'as à me dire. » L'alcool la rendait des plus impatientes, surtout en voyant que toutes ces choses étaient au bord des lèvres du hongrois. Les aventures de la journée étaient loin derrière elle. Elle avait l'impression d'entamer un nouveau chapitre, d'attendre la suite d'un roman qui n'était pas encore sorti. Et l'attente était insoutenable.

Elle observait les mouvements d'Eliael, qui se leva soudain. Zirwya restait stoïque, ne sachant pas très bien ce qu'il avait en tête. Il vint alors se mettre à ses côtés. On y était. Elle le sentait. Les révélations étaient toutes proches, il voulait le faire avec des pincettes, le faire tendrement, pour lui faire le moins de mal possible. Ça ne collait pas avec l'image de ce meurtrier, celui dont elle avait tant entendu parler, dans les journaux. Elle ne se fiait de toute façon pas à la presse, tout ce qui comptait, c'était son avis propre. Il avait l'air si patient, si calme, si posé. Elle se l'imaginait mal avec toute la rudesse et la brutalité dont on le chargeait. Il reprit la parole, elle l'écouta avec attention. Un sortilège. Elle avait été sous impero. Le coeur de la russe sembla se détendre d'une façon que nul n'aurait pu imaginer. Alors, elle n'avait rien fait ? Les sortilèges étaient partis de sa baguette, pas de son esprit, elle était contre, avait toujours été contre, n'avait jamais cédé à qui que ce soit. On l'avait prise au piège. Elle avait cette horrible sensation de n'avoir été qu'une marionnette, elle ignorait si ça améliorait quoi que ce soit. Un pion. Elle était faible, avait été utilisée contre son gré, si facilement. Manipulable. Il n'avait pas fini le hongrois. Il lui apprenait que ça avait duré quelques mois. Bien étrange, quand on savait qu'il y avait un an complet qui s'était envolé de son esprit, il y avait donc eu un temps de latence durant lequel elle n'était plus sous l'emprise de quelqu'un, mais un temps dont elle ne se rappelait pas non plus. Elle se demandait bien ce qui avait pu se passer durant cette période, mais cette fois-ci, elle ne pouvait pas en demander plus à Eliael, ce n'était sûrement pas de son ressort. « J'étais le pantin des mangemorts, et tu étais l'un des leurs. » C'était fluide maintenant, elle combattait pour eux mais restait du camp de l'ennemi. Les cicatrices qui lui restaient sur le corps n'étaient sans doute pas le fruit d'aurors, alors, mais peut-être celui de ses ravisseurs, plutôt.

Tout prenait un sens différent, et les histoires qu'elle avait pu se raconter n'avaient jamais, ô grand jamais, prévu ce scénario-ci. Il ponctua ses affirmations d'un geste, lui montrant sa marque. Le regard de Zirwya s'accrocha à la marque, elle paniqua. Celle d'Eliael ne signifiait donc pas du tout la même chose que la sienne, elle, on la lui avait imposée. Lui, il l'avait choisie. Quelque chose avait soudain changé dans l'ambiance de la maisonnée, comme un calme malsain. Il n'y avait donc plus aucun doute, il avait commis des atrocités durant cette période trouble, mais Zirwya avait toujours de la peine à comprendre comment il avait pu changer aussi radicalement, lui parler calmement en lui avouant qui il était et cette haine qu'ils avaient dû se vouer pendant un temps. « Aux premiers abords... Qu'est-ce qui a changé, après ? » Il y avait plus, il y avait forcément plus. Sinon, il n'aurait pas employé ces termes. La russe entreprit alors, elle aussi, de soulever sa manche, révélant la marque qu'elle avait toujours voulu cacher, qui faisait qu'elle détestait son propre corps. D'un doigt, elle parcourut les traits de la tête de mort, du serpent. La marque des ténèbres n'étaient plus aussi vivaces qu'avant, ses traits s'effaçaient, un peu, comme usés par le temps, comme vestige d'une période révolue. Des pensées vinrent la terrifier, l'idée qu'elle était peut-être dans la maison de l'un de ceux qui l'avaient utilisée comme une poupée de chiffon, l'avaient battue pour faire passer le temps, il y avait de ces suppositions qui ne voulaient pas s'en aller, et la médicomage décida qu'il était bien tard, et qu'elle ne voulait plus poser de questions. Eliael avait raison, elle allait finir par ne plus pouvoir encaisser. Chaque chose en son temps, elle aurait bien le temps de se remettre et d'en apprendre davantage plus tard. Curieusement, ces nouvelles informations n'avaient rien débloqué dans sa mémoire. Curieusement, ça n'avait presque rien changé, elle ne sentait ni plus légère, ni moins coupable, et encore moins rassurée.
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~ Eliya ~


P
rendre des chemins détournés, tourner autour du pot... Tout cela ne ressemblait pas au Xanielov, en général il allait droit au but, camoufler des choses cela pouvait y arriver évidemment surtout par le passé, mais en dehors des ordres qu'il recevait... Eliael était quelqu'un de franc et quand il avait quelque chose à dire, il le disait. Il n'avait rien caché à Iverna, il avait répondu à chacune de ses questions, lui avait raconté toutes les horreurs qu'il avait faite sans même baisser le regard, comme si c'était quelque chose de banal pour lui et ça l'était... Mais dire la vérité à Zirwya ? Lui raconter ce qui s'était passé pendant cette période où elle avait perdu la mémoire ? Il y avait quelque chose qui le retenait, lui qui n'avait jamais eu peur de quoique ce soit depuis très longtemps, aujourd'hui il avait une crainte... Celle qu'elle le juge, qu'elle lui tourne le dos, qu'elle le renvoi également de là d'où il vient, même si finalement cette peur-là qui devrait être en tête de liste, se retrouvait que bien après tout ça... Il y avait quelque chose avec la médicomage, quelque chose sur laquelle il n'arrivait pas à mettre de mot. Il cherche alors, il fouille, il tente de comprendre pourquoi cela lui tient tant à cœur, pourquoi est-ce qu'elle a pris autant de risque, pourquoi faire confiance aveuglement à son seul instinct ? Il tente de lui ouvrir les yeux et au passage de voir jusqu'où elle irait, il en profitait pour la mettre à l'épreuve, parce qu'il était ainsi Eliael, il avait besoin de savoir, il avait besoin de l'entendre le lui dire, d'avoir la preuve sous les yeux qu'elle était toujours cette femme qui se battait contre ses convictions même lorsqu'elle était sous l'emprise d'un tel sort que l'impero... Un mince sourire étire alors ses lippes un instant en entendant sa réponse...

"Peu importe ce que tu as pu faire... Il y aura toujours un monde entre toi et moi Zirwya, tes actes n'atteindront pas les miens." Jamais. Tout simplement parce que lui avait toujours été conscient de ce qu'il faisait et n'avait pas été forcé, même s'il avait été formaté... Elle, elle n'avait jamais abandonné, elle n'avait pas arrêté de lutté et c'était ainsi qu'elle avait gagné son admiration et son estime. Il la mettait une dernière fois en garde avant de lui dévoiler une partie de ses souvenirs volés. Mais évidemment son choix était fait, très certainement depuis longtemps et elle était du genre têtu, ça il l'avait deviné et si elle n'était pas obstinée à ce point, elle ne se serait pas battu contre le sort à l'époque, c'était l'une des qualités qu'il aimait chez elle, mais aujourd'hui, c'était à cause d'elle qu'il était obligé de lui dévoiler certaines choses... Certaines, oui parce qu'il ne pouvait s'empêcher de garder une partie de l'histoire pour lui. Comment lui dire que c'était lui qui l'avait contrôlé ? Que c'était lui qui lui avait fait faire ce qu'on lui avait demandé ? Elle ne comprendrait sans doute pas ? Elle fuirait sans doute cette maison ? Plus il parlait, plus il découvrait une émotion sur son visage à laquelle il ne s'attendait pas... Le soulagement, lui qui aurait pensé que ça lui ferait du mal d'entendre tout cela, ça avait apparemment l'effet inverse sur elle et semblait lui ôter un poids des épaules... Du moins sans doute parce qu'il lui cachait une autre partie sans doute toute aussi importante que celle-ci. Lorsqu'elle reprit la parole, le regard d'Eliael tombait dans le sien, c'était exactement ça, il était l'un des leurs et pire encore puisqu'elle s'était retrouvée sous son emprise à lui. Il finissait par redresser sa manche et découvrir sa marque des ténèbres, pourquoi ? Il ne savait pas, peut-être le besoin que les choses soient plus ou moins clairs entre eux ? Une mise en garde ? Qu'elle n'oublie jamais qui il est dans le fond ? Que même s'il tente de se racheter, il y aura toujours son passé, quelque part en lui et qu'il y avait des choses qu'il ne pourrait pas changer... Même si elle ne part pas en courant, il peut la voir, la lueur de panique dans son regard... Il se demandait alors à quoi elle s'attendait, c'était comme si jusqu'ici elle n'avait pas cru qu'elle avait affaire à un ancien mangemort... Pourtant elle ne fuit pas, malgré le silence qui retombe, elle reste là et finalement, une question s'échappait d'entre ses lèvres. A son tour elle dévoilait alors sa marque des ténèbres, le regard d'Eliael suivait un instant son doigt sans rien dire et puis lâchait finalement dans un murmure...

"Toi..." Evidemment il se doutait que cette simple réponse n'allait pas suffire au contraire, cela allait sans doute la perdre un peu plus. "Je n'ai jamais vue... Une aussi grande force d'esprit chez quelqu'un... Il est rare de voir des personnes résister à l'impero tu sais ? Et même si tu n'étais pas maîtresse de tes mouvements, pourtant... Tu n'as jamais abandonné, tu t'es toujours accrochée à ce que tu étais, au fond de toi." Expliquait-il alors tandis que dans son regard elle pourrait probablement y lire l'admiration qu'il avait pour elle, une sorte d'émerveillement lorsqu'il posait son regard sur elle... "Tu m'as mis la vérité sous les yeux, montré ce que j'aurais réellement dû faire au lieu de... De les laisser gagner..." Il n'était pas certains qu'elle sache tout, qu'elle sache pourquoi il était un mangemort, ce qui s'était passé et sans doute que pour elle tout cela ne voulait pas dire grand-chose, mais s'il pouvait lui dire certaines choses, il y en avait d'autres pour lesquelles il n'était absolument pas prêt, pas avec elle... "J’ai compris ce qui était vraiment important, j'ai trouvé... L'homme que je voulais être... Mais c'est trop tard pour effacer tout le mal que j'ai pu faire." De ça, il en était bien conscient. Il se tait, il ne veut pas trop en dévoiler, d'ailleurs il finit par le lui faire comprendre. "Je pense que tout ça c'est bien assez pour aujourd'hui !" Lançait-il pour finir. Il le voyait bien de toute façon, elle se montrait forte, comme si rien ne pouvait l'atteindre, mais avec ce qu'elle venait de traverser, plus les révélations qu'il venait de lui faire, son esprit allait avoir sans doute plus de mal à tout digérée que ce qu'elle pense réellement...

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