Lumos


Les gobelins de Mumblemumps
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Version 7
La version sept est enfin arrivée ! Centrée sur l'épidémie, les problèmes politiques,
de nouveaux clans se forment, venez voir de quoi il en retourne.
Découvre tout ici
L'épidémie dévoilée !
Le Ministre parle de l'épidémie en conférence de presse,
les Médicomages sortent leur premier rapport, les premières conclusions sur l'épidémie !
Jette un oeil au nouvel épisode !
Besoin d'adultes !
Nous manquons d'Aurors à Poudlard et à Pré-au-Lard, de Professeurs et d'habitants de Pré-au-Lard
nous en attendons avec impatience !
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all is well and always will be ♦ james

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L
a clarté du brouillard transparaissait à peine au travers des larges fenêtres de la salle de cours. Le temps était froid, humide et je m’étais vue forcée d’allumer plusieurs bougies çà et là pour pouvoir éclairer l’espace. Nous venions à peine de passer la barre des dix heures, et mon cours avec les premières années venait de prendre fin. Entreprendre de leur enseigner les bases du sortilège de réparation avait été un désastre, mais, j’avais bon espoir que certains d’entre eux réussissent au prochain cours. D’un mouvement large du poignet, j’actionnais ma baguette pour ramener la porcelaine éméchée à son état initial et à la faire léviter jusqu’à l’un des nombreux placards qui ornaient le fond de la salle.

Je n’avais aucun cours avant seize heures, et l’idée me contentait parfaitement. J’attendais une visite avec un mélange d’émotions, que j’avais bien du mal à dissimuler… Sans doute la raison pour laquelle j’avais été plutôt acerbe avec un pauvre Serdaigle une heure auparavant. Ma foi. Tant pis. Je ramassais mes notes, les remettais en ordre pour la énième fois. J’étais impatiente. Je n’avais pas revu James depuis de longs jours. Je n’avais pas voulu imposer ma présence à sa sortie de la quarantaine, même si je mourrais d’envie de passer du temps en sa compagnie. J’étais anxieuse. Anxieuse car inquiète de l’état dans lequel j’allais le voir passer la porte de mon bureau. Je ne doutais pas de le trouver épuisé, et craignais de le découvrir dans une situation bien pire. Je poussais un nouveau soupir, fermant les yeux pour me reprendre.  Me laisser ainsi aller ne me ressemblait pas, et c’en était agaçant. Plus je passais du temps entre les murs de Poudlard, et plus je me retrouvais noyée dans des sentiments trop longtemps ignorés. J’en vins à me demander si cela en valait réellement la peine. N’était-ce tout simplement pas plus simple de les réprimer ?

Le bois de mon bureau immaculé de tout parchemin, je vins y déposer à la main deux tasses d’une fine porcelaine aux motifs clair et floral alors qu’un sort rapide faisait chauffer l’eau d’une théière non loin. L’accueillir avec un thé relevait plus de l’habitude que d’une réelle réflexion. Une vieille routine que j’avais vu ma mère accomplir un nombre incalculable de fois. J’allais vers une des larges fenêtres, regardant au travers alors que le paysage était encore blanchi par le brouillard. Il était impossible de distinguer quoi que ce soit, même l’ombre naturelle de la Forêt Interdite semblait disparaître en une tâche grisâtre sur l’horizon. La théière cria mais, perdue dans mes pensées, les bras croisés et le regard vide, je ne l’entendis pas. Son bruit aigu et désagréable couvrit même l’arrivée de mon invité que je ne remarquai pas.
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James Martell
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All is well and always will be
"True friends never leave you during hard times."
Janvier 2001
~ Cynthia & James ~


L
e retour à la vie normale est difficile... C'est dur de marcher dans ces couloirs où il s'était souvent senti chez lui... Sauf qu'aujourd'hui on l'avait trahi. On l'avait enfermé, séquestré, on, lui avait fait subir de nombreux tests et même si James avait fait de son mieux pour coopérer, pour faire tout ce qu'on lui demandait, il n'oubliait pas. Pourquoi est-ce qu'il restait ici ? Parce que même si on l'avait libéré on ne le laisserait sans doute pas prendre ses clics et ses clacs et simplement se barrer. Parce que Poudlard restait sa maison et que pour le moment il ne savait pas où aller même si la demeure familiale des Martell se trouvait à Londres. Pour ses élèves, pour tous ses gosses atteints eux aussi par cette épidémie, pour sa fille, pour Sarah et aussi pour Tamara... Il avait envoyé un hiboux le matin même au professeur de sortilège. Il n'avait pas beaucoup vue Cynthia ces derniers temps et il était désireux de prendre de ses nouvelles. James n'était pas du genre à s'ouvrir facilement, mais avec elle il l'avait fait. Il avait pris son aile cette jeune femme et d'un coup il avait été enfermé ne pouvant plus garder un œil sur elle... Il s'était souvent inquiéter pour elle, même si une part de lui s'était répété qu'elle était assez grande pour s'occuper d'elle-même, sans qu'il ne le veuille vraiment il s'était attaché à la jeune femme et l'inverse lui avait presque parut tout aussi vrai. Il arrive à son bureau, il toque mais n'obtient pas de réponse. Il entend le bruit de la théière et se permet alors d'entrer. Cette dernière sifflait peut-être depuis un moment ? Sa collègue et amie semblait perdu dans ses pensées. Il s'approche alors et s'occupe de faire taire la théière. Plongeant alors le bureau dans le silence.

"Tu me semble totalement ailleurs..." Disait-il alors en regardant la jeune femme, malgré sa fatigue, un sourire s'étire sur ses lèvres. Il sert une tasse, puis la seconde avant de les prendre toutes les deux et de venir en donner une à la jeune femme. "Tu vas bien ?" Demandait-il alors avant d'ajouter... "Est-ce que tu veux me raconter ce qui te travail ?" Il lui laissait le choix, elle n'était pas obligée. A vrai dire James préférait parler des problèmes des autres plutôt que des siens en ce moment. Il en avait assez de devoir rassurer tout le monde en disant qu'il allait bien alors qu'au final ce n'était pas vrai. Ça n'allait pas. Il était atteint de l'épidémie, sa fille aussi... Ils avaient été enfermés et tout ce qu'on lui avait fait subir, il savait que son enfant y avait eu le droit aussi... Il n'avait pas eu voix au chapitre. Il lui faudrait du temps et même avec ça... Il ne savait pas s'il s'en remettrait totalement un jour. Fort heureusement il avait Sarah, elle l'aidait à surmonter tout ça. Dire qu'elle l'avait attendu tous ces mois... Parfois il se demandait s'il le méritait... De sombres pensées... Voilà pourquoi il voulait se concentrer sur tout et n'importe quoi mais surtout pas sur lui-même...

(c) Emi.



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L
e chant strident de la théière cessa soudainement, me tirant de mes pensées. Une voix s’éleva bientôt derrière moi, et je quittai du regard le paysage morne et pâle. Son visage aux traits tirés piqua vivement mon inquiétude, mais son sourire me ravisa à trop en montrer. Je lui rendis donc, étirant mes lèvres d’un sourire chaleureux tout en saisissant la porcelaine chaude du thé servi. Une main sous la soucoupe, une autre sur l’anse, je portai mon attention sur le liquide brun. « Est-ce que tu veux me raconter ce qui te travaille ? » Je meublai le silence avec un léger rire, un peu gênée.

« Je suis une bien piètre menteuse en ta compagnie. »

Dis-je simplement en détachant mon regard de ma boisson, pour le regarder. C’était là une belle vérité. Plus le temps passait, et plus je me rendais compte qu’il m’était difficile de mentir sur mes sentiments, quels qu’ils fussent… C’était décontenançant, et épuisant. Je m’éloignai de la fenêtre pour me rapprocher de lui, m’asseyant à moitié contre le bois brut de mon bureau. Doucement, je portai la porcelaine à mes lèvres, pour boire quelques gorgées. Le thé était trop chaud. C’était une sensation bien désagréable, mais, presque nécessaire.

« Je me demande sincèrement où tout cela nous mènera-t-il… J’en viens presque à me demander si je n’étais pas mieux dans ma petite bulle de confort, à ne rien savoir, non… à ne rien vouloir savoir des atrocités qui nous entourent. C’en est ridicule… »

La fatigue transparaissait dans mes mots. Ces mots que je n’avais pas osé dire à haute voix pendant de longues semaines, de peur de les rendre encore plus réels qui ne l’étaient, de peur de renforcer leur sens en les prononçant ainsi. J’avais bien du mal à m’autoriser un tel discours. Laissant échapper un soupire, je posai la tasse sur le bureau. Ma main sur posa sur son avant-bras, mes doigts pressant légèrement le tissu de son vêtement.

« Je suis sincèrement navrée, James. J’ai l’impression que je te dois des excuses, je voulais que nos retrouvailles soient plus joviales après toute cette histoire. »

J’esquissai un nouveau sourire, légèrement peinée par mes propos. Je n’étais pas là pour remuer le couteau dans la plaie, ou pour forcer une quelconque conversation sur un sujet non désiré. Toutefois, j’avouais qu’il aurait été préférable que tout se passe autrement. Peut-être aurais-je dû choisir un autre lieu ?

« Et toi, comment vas-tu ? »

J’étais obligée de poser la question. C’était un réflexe naturel. Parler de moi me faisait sentir ridiculement fragile.

« Il est évident que tu n’es en aucun cas obligé de répondre. »

Ajoutai-je rapidement, d’une voix douce à ma question. Nous pourrions parler du temps, aussi déprimant puisse-t-il être. Toutefois, nous savions l’un comme l’autre, que nous ne pourrions éviter de parler de sujets fâcheux pendant trop longtemps…
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James Martell
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J
ames était un fin observateur, les détails ne lui échappait pas ou alors très rarement. En quatre mois, il avait eu le temps d'observer, c'était tout ce qu'il avait pu faire... Alors deviner que quelque chose travaillait la jeune femme qu'il avait pris sous son aile quelques mois plus tôt avait été un jeu d'enfant pour lui. Il se demandait ce qui pouvait se passer, quels ennuis elle pouvait avoir. Oui c'était lui qui avait été enfermé et c'était lui qui s'inquiétait. Mais en réalité il donnerait n'importe quoi pour se concentrer sur autre chose que ses propres problèmes. Il sourit, presque d'un air désolé lorsqu'il l'entend. Il était de toute façon très difficile de mentir au Zoomage et James ne tenait pas à ce qu'elle lui mente, bien au contraire. Il voulait qu'elle sache qu'elle pouvait compter sur lui, il était un ami, il était là pour l'écouter si elle avait besoin. Oui il était là à présent contrairement aux quatre derniers mois. Elle s'approche, il la suit du regard tout en prenant également une gorgée de thé. Cela lui faisait un bien fou. Ils n'étaient pas privés de nourriture en quarantaine, mais rien n'avait plus du tout la même saveur lorsqu'on se retrouvait enfermé. Patiemment, il lui laissait du temps pour se confier, pour parler, dire ce qu'elle avait sur le cœur. Et puis elle prend la parole, elle se livre, James comprend, il reste silencieux et reprend une gorgée avant de poser une main réconfortante sur l'épaule de la jeune femme.

"Il vaut mieux se confronter à la réalité, même si elle n'est pas toujours facile à accepter." Répondait-il avec conviction. James savait que dans tous les cas, il n'aurait pas aimé être ignorant de tout cela et vivre dans sa bulle... Bien entendu dernièrement il y avait pas mal de choses dont il se serait bien passé il devait l'avouer... Mais mieux valait vivre sa vie en ayant vécu pas vrai ? Elle s'excuse alors et avant même qu'elle n'ait fini sa phrase, James était déjà en train de tourner sa tête de façon négative. "Ne soit pas désolée voyons." Il comprenait comment elle se sentait, c'était normal, c'était une période dure pour chacun d'entre eux et James préférait qu'elle lui parle avant de simplement craquer. "Tout le monde est pas mal secoué, c'est normal..." Il se demandait d'ailleurs si cela pourrait aller mieux un jour, il se demandait comment est-ce qu'ils allaient finir... Eux les infectés. Il en était à la troisième phase et pourtant parfois il se sentait mieux qu'il ne le devrait, mais cela était loin d'être parfait... Lorsqu'elle lui demanda comment il allait, il baissait la tête vers sa tasse, reprenant une nouvelle gorgée. Pouvait-il vraiment répondre à cette question Etait-il prêt ? Lorsqu'elle ajouta qu'il n'était pas obligé de répondre, un léger sourire apparaissait alors sur les lèvres du Zoomage, il lui en était reconnaissant. Il finissait par venir à ses côtés s'appuyant également sur le bureau.

"Tu me reposes la question dans quelques mois ?"
Demandait-il avec un fin sourire. "Pour dire vrai... Je ne le sais pas moi-même." C'était dur de se retrouver après tout ça. De pouvoir dire, oui je vais bien, alors que ce n'était vraiment pas le cas. Il ne tenait pas à lui mentir. Et lui raconter ce qui n'allait pas ? La liste était tellement longue... A commencé par son enferment, il en faisait des cauchemars presque toutes les nuits... Son statut de loup-garou... C'était la première fois qu'il devait vivre avec en dehors des cachots et il sentait la bête parfois se réveiller en lui... Sa fille Mathilde malade elle aussi... Sarah... Tamara pour qui il s'inquiétait vraiment... Oui la liste était longue, bien trop longue pour être expliquée maintenant cela lui demanderait bien trop de force que ce dont il était capable... "Alors ?" Finissait-il par demander. "L'enseignement te plait toujours autant ?"demandait-il afin de partir sur un sujet bien plus léger, ils en avaient besoin, tous les deux. James pensait alors à tous ses sortilèges, il avait toujours été doué pour ces derniers... Qu'adviendrait-il de lui s’il ne récupérait jamais ses pouvoirs

(c) Emi.




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J
’écoutais ses sages paroles, un sourire mélancolique étirant timidement mes lèvres. Il avait raison. C’était évident et j’en étais parfaitement consciente. Je rêvais d’un monde différent, mais ne pouvais me laisser submerger par mes caprices. La réalité était à prendre, qu’importe le lot de douleur et de supplice qu’elle pouvait amener avec elle. J’essayais tant bien que mal de ne pas me noyer dans ma contradiction. Je faisais des efforts, j’y arrivais légèrement mieux… mais, j’avais encore beaucoup de chemin à parcourir, la sagesse ne faisait pas encore parti de mes traits de caractère.

« Oui… A moi de faire l’effort d’acceptation. »

Puis, je m’étais excusée de mon comportement. Je m’en voulais d’avoir une humeur si morne pour nos retrouvailles. Je cherchais tant bien que mal une idée pour éloigner le sujet de ce thème douloureux, mais, l’atmosphère qui planait sur l’école et s’insinuait dans chaque salle de classe ne rendait pas la tâche facile. « Ne soit pas désolée voyons. Tout le monde est pas mal secoué, c’est normal… » J’acquiesçai d’un léger signe de tête à sa phrase remplie de compréhension, puis, je retournai à ma tasse. Ma main survola le liquide brunâtre qui se réchauffa. Je portai la porcelaine à mes lèvres, soufflant discrètement à sa surface, attendant une réponse à ma question sans en attendre une. Il était évident que je voulais savoir comment il allait. Je m’inquiétais de son état, et les traits tirés de son visage ne faisait qu’accentuer mon désarroi. Cependant, je n’étais pas en mesure de le forcer à me dire quoi que ce soit, et sa réponse me satisfaisait pour le moment. Je bus une gorgée de mon thé.

« Je comprends. »

Je lui fis un sourire, douceur et compassion. Je n’étais pas là pour dramatiser la situation, qui l’était déjà bien assez par elle-même. Mais, j’étais là. Je voulais simplement le lui faire comprendre. Le sujet fila sur un nouveau thème, plus léger cette fois-ci et je lui en étais bien reconnaissante. Je reposai ma tasse sur le bureau, retenant un rire.

« Je crains que cela ne relève de la folie, mais oui. Ces enfants m’exaspèrent souvent, mais, je dois avouer qu’il est bien difficile de ne pas s’attacher à eux. »

Nous vivions tous sous le même toit. Nous nous croisions souvent. D’une semaine à l’autre, d’un semestre à l’autre, d’une année à l’autre… Il était si intéressant de voir ces enfants grandir dans leurs apprentissages

« Je crois même que certains apprécient mon sarcasme… Je n’aurais jamais cru cela possible. »

Ajoutai-je avec un rire. Je jouais des mots avec mes élèves, et cela se révélait être bien utile face aux plus récalcitrants. Certains appelleraient cela de la manipulation, mais, je préférais poser cela sous l’étiquette du sarcasme ; cela avait quelque chose de bien plus poétique et moral. Cela choquait toujours quelques premières années, mais, au final, chacun finissait par s’y faire. Mon image de jeune étudiante inexpérimentée n’était pas à m’imposer par une autorité naturelle, alors, il fallait jouer d’autres artifices.

« Avant que tu n’arrives j’étais avec des premières années, et ils étaient bien trop dissipés pour l’art des sortilèges… Je les préfère tellement la première semaine de la rentrée, quand ils n’osent dire un mot. »

Dis-je alors, avec un sourire en coin. Je savais qu’il pouvait comprendre ce à quoi je faisais référence, chaque enseignant avait plus ou moins le même ressenti sur cette évolution de l’enfant de onze ans dans ses premiers mois. Je me surprenais toujours à apprécier parler de l’enseignement avec une telle légèreté, mais, c’était si agréable.
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James Martell
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~ Cynthia & James ~


I
l fut un temps ou James savait toujours quoi dire, quoi faire... Aujourd'hui, remonter le moral d'une autre personne lui semblait plus difficile qu'auparavant. Mais il essayait, il tentait, parce qu'il avait toujours été ainsi, il préfère se pencher sur les problèmes des autres plutôt que les siens. Il sourit doucement à Cynthia d'un regard emplis de compréhension, oui elle devrait faire un effort, mais il savait que ce n'était pas toujours simple. Il n'ajoute rien cependant tandis qu'elle s'excuse, mais James ne voit pas pourquoi elle s'excuse, il comprend, il n'est pas le seul à aller mal et même si lui avait été enfermé, même s'il avait été mordu et était aujourd'hui un loup-garou... D'autres personnes avaient souffert et pas que ceux qui se trouvaient dans la quarantaine... Il pensait alors à Sarah ou encore à Tamara, toutes les deux avaient souffert de son absence à lui. A présent il les avait toutes les deux retrouvé et c'était le plus important. Il avait pu laisser libre court à ce qu'il ressentait avec la première et arranger les choses avec la seconde, se pardonner réellement, devenir de vrais amis sans aucune rancœur. Buvant une gorgée du thé qu'elle avait préparée, il s'attendait à sa question, il aurait préféré qu'elle ne la pose pas, mais bien entendu elle n'avait pas sur se retenir. Parce que c'était humain que de vouloir savoir si l'autre va bien. James ne joue pas de double jeu, il joue la carte de la vérité, il ne cache rien et lui demande simplement de lui redemander plus tard, lorsque les choses auront évolué où empirer... Mais là pour le moment il ne pouvait pas répondre... Il préférait alors se concentrer sur elle, il en avait loupé des choses en étant enfermé, elle qui commençait tout juste comparé à lui à enseigner, il voulait savoir comment cela se passait. Il sourit de nouveau en entendant sa réponse.

"Avec les années on apprend à moins s'attacher." Enfin ce n'était pas cela réellement qu'il voulait dire, mais les départs étaient moins difficiles et c'était plus facile avec de la sagesse de garder une bonne distance avec ses élèves. Il laisse même un rire s'échapper quand elle reprend la parole, riant avec elle, c'était rare de l'entendre rire ces derniers temps et le cœur n'y était pas vraiment, alors il savourait ces petits instants lorsque cela lui arrivait comme aujourd'hui. "Les élèves savent nous surprendre parfois." Répondait-il simplement une fois qu'il s'était reprit, elle reprend alors la parole et James hoche alors la tête. "A la première semaine oui c'est magique." reconnaissait-il volontiers, après James n'avait jamais eu vraiment de soucis, il avait une autorité naturelle, en générale il était rare que dans sa classe il ait réellement des élèves récalcitrants. Déjà parce qu'avant il enseignait une option que les élèves avaient choisi donc ils n'étaient pas forcés de venir à son cours, cela avait été un choix de leur part. Et c'était toujours aussi vrai depuis qu'il s'occupait du cursus de Zoomagie. Il n'y avait que des passionnées ou des ambitieux qui s'inscrivaient dans son cours, il était rare qu'il tombe sur quelqu'un qui s'est tout simplement trompé de voie. "Avec l'expérience, tu verras, ils seront de moins en moins dissipé face à toi." Lâchait-il alors afin de lui donner un peu d'espoir. "A quelle heure est ton prochain cours ?" Demandait-il car il ne voulait pas la déranger non plus même si c'était prévu qu'il passe. Il porte de nouveau la tasse fumante à ses lèvres buvant une nouvelle gorgée de thé.

(c) Emi.



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J
Discuter ainsi de l’enseignement, des cours et des élèves avait allégé l’atmosphère. Je lui en étais reconnaissante, et souriais doucement et sincèrement à mes explications comme à ses réponses. J’étais encore novice dans le domaine, je le savais parfaitement. Toutefois, j’avais confiance en mes capacités. Cela me rappelait avec une certaine mélancolie les discussions que j’avais durant mes années à Poudlard avec Nathaniel, mon fiancé d’alors, sur nos potentielles carrières en tant que professeurs. Je retenais un soupire pour ne pas me laisser emporter par l’émotion.

« Tu as certainement raison. Je pense que pour nombre d’entre eux j’ai la carrure d’une étudiante, et cela les met en confiance face à de futurs méfaits. »

Ajoutai-je avec un sourire. Je me retenais d’ajouter que cela permettait aussi d’attirer l’attention de certains élèves dissipés dont les hormones auraient été un peu trop réveillées le temps d’un cours. « A quelle heure est ton prochain cours ? » A la question, je levai les yeux vers l’horloge silencieuse au balancement étrange apposé au fond de la classe. Celle-ci indiquait onze heures treize. Nous avions bien parlé, le temps avait avancé.

« Seize heures… pour les troisièmes années, qui j’espère ne seront pas trop dissipés par leurs cours sur les loups garous ! »

Dis-je alors, en portant mon attention sur ma tasse de thé vide dont le liquide avait légèrement bruni la porcelaine claire. La lycanthropie était toujours un sujet houleux. Les élèves étaient passionnés par le sujet, terrorisés et toujours aptes à créer des rumeurs farfelues pour effrayés les plus timides. Ajoutez à cela un cours sur le Sortilège d’Allégresse, et vous aviez une classe intenable jusqu’au dîner. Je restai silencieuse un instant, avant de reporter mon attention sur James dont l’expression me semblait être soudainement assombrie. Je me refrénai de lui proposer à nouveau du thé, comme j’avais pensé faire aux premiers abords.

« Qu’y a-t-il ? »

Je ne trouvais pas d’autres mots pour m’exprimer. L’ambiance semblait avoir pris un nouveau tournant, alors que nous avions souri à nos histoires d’enseignement. Avais-je dit quelque chose ? Non, pas particulièrement. Je fronçai légèrement les sourcils, confuse, à l’attention de mon ami. Je ne voulais pas me montrer insistante, mais, quelque chose clochait et il me faudrait trouver quoi.
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James Martell
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J
ames sourit en entendant la jeune femme. Certes oui l'apparence comptait dans leur métier, lorsque vous étiez trop jeune, les élèves avaient parfois tendance à vous prendre pour leur ami... Il fallait savoir poser des bases... James avait commencé avant même sa trentaine à enseigner, mais il n'avait jamais vraiment eu ce problème. Il avait toujours su se faire entendre et imposer le respect que des élèves devaient à leur professeur, c'était inné chez lui. "L'apparence ne fait pas tout. A toi de simplement leur faire comprendre qui est le professeur et qui sont les élèves, il ne faut pas les laisser te marcher sur les pieds, sinon effectivement, ils ne feront qu'une bouchée de toi." Assurait-il en souriant légèrement. Il continuait de boire doucement son thé avant de se renseigner sur l'heure de son prochain cours ne voulant pas abuser de son temps si elle n'en avait pas. Elle le rassurait alors sur ce sujet. James ne put s'empêcher de se tendre légèrement lorsqu'il l'entendit parler de Loups garous, un sujet si banal pour un professeur en Zoomagie et pourtant à présent il se sentait forcément concerné... Les choses avaient tellement changé pour lui dans ces cachots, il n'était plus le même homme... Sa question le surprend, il la dévisage un instant, il ne comprenait pas et fronçait un instant des sourcils...Se pouvait-il qu'elle ait réussi à lire en lui ? Il était rare que le Zoomage laisse quoique ce soit apparaitre sur son visage, il était donc surpris.

"Rien je..." Il laisse sa phrase en suspend un instant tandis qu'il réfléchit. Il était si différent en un sens à présent... Ce qu'il était, n'était pas un secret dans ce château, mais il ne savait pas si tout le monde était au courant dans le château ou s'il n'y avait que les médicomages, le directeur, le ministère et le peu de personne à qui il en avait parlé. "Les loups garous ?" Demande-t-il alors intrigué un instant. Pourquoi avait-elle choisit ce sujet ? Pourquoi maintenant ? Pourquoi pile le jour où il vient lui parler ? A croire que c'était un signe... "Tu sais, il s'est passé pas mal de choses dans ces cachots..." En vrai il se demandait s'il allait vraiment réussir à lui dire quoique ce soit... Sa mâchoire se crispe, se verrouille, les mots ont tellement du mal à sortir... Finalement il soupire, il n'y a pas grand-chose à dire, il préfère soulever la partie de sa chemise qui cache sa morsure découvrant alors sa cicatrice aux yeux de Cynthia... Cette morsure était reconnaissable, si elle connaissait un minimum le sujet elle n'aurait pas de mal à comprendre... Le regard de James s'assombrit alors, il fuit le sien, se pose sur le sol... Qu'allait-elle pensée de lui à présent ? Allait-elle le fuir ? Allait-elle prendre conscience du monstre qui sommeillait en lui ? Il ne desserre pas la mâchoire, toujours incapable de parler tant qu'elle n'aurait pas descellé ses propres lèvres...


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